Soins des enfants et des adolescents - Chapitre 3 - Prévention et maintien de la santé en pédiatrie

Guide de pédiatrie clinique du personnel infirmier en soins primaires de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI)
Le contenu du présent chapitre a été révisé en juin 2009.

Sur cette page :

Activités de prévention en pédiatrie

La prévention désigne un ensemble d'activités visant à diminuer le risque de maladies ou de troubles précis chez les individus, les familles et les collectivités. Elle repose sur le principe selon lequel on peut réduire la fréquence des maladies en réduisant ou en éliminant les facteurs de risque pouvant contribuer à ces maladies.

La prévention comporte trois volets : primaire, secondaire et tertiaire.

  • Prévention primaire
    Ensemble d'activités centrées sur l'intervention, avant l'apparition d'une maladie et pendant la période où elle est susceptible de survenir. La vaccination est un exemple de prévention primaire.
  • Prévention secondaire
    Ensemble d'activités axées sur le dépistage précoce et le traitement immédiat de la maladie, afin de l'enrayer dès ses premières manifestations ou de ralentir son évolution, de prévenir les complications et d'atténuer l'invalidité lorsque la guérison est impossible. Un programme de dépistage est un exemple de prévention secondaire.
  • Prévention tertiaire
    Ensemble d'activités qui visent à atténuer, dès les premières manifestations d'une maladie, ses effets et l'invalidité qu'elle entraîne, de même qu'à fournir des services de réadaptation fonctionnelle à ceux qui en ont déjà des séquelles. La maîtrise de la douleur est un exemple de prévention tertiaire.

Vaccination

Pour de plus amples renseignements sur les vaccins et l'immunisation, veuillez consulter la dernière version du  Guide canadien d'immunisation ou vous référer, pour des mises à jour plus récentes sur la vaccination, au  Comité consultatif national de l'immunisation. Suivez le calendrier de vaccination régional ou provincial.

Blessures

Une blessure est le résultat d'un traumatisme quelconque, qu'il soit intentionnel ou non.

Sur le plan des années de vie perdues, les blessures contribuent de façon significative à la mortalité générale. Elles sont les principales causes de décès et une cause importante de morbidité chez les enfants de 14 ans et moins au Canada. Par exemple, les empoisonnements sont responsables de 6 % des blessures non intentionnelles dont sont victimes les enfants canadiens de moins de 15 ansNote de bas de page 1. Les blessures sont plus susceptibles de causer la mort ou une invalidité chez les enfants ayant un statut socio-économique faible que chez les enfants dont le statut socio-économique est élevéNote de bas de page 2.

Types de blessures les plus courantes

Nourrissons, tout-petits et enfants d'âge préscolaireNote de bas de page 3

  • Chutes
  • Noyades (ou quasi-noyades)
  • Brûlures, échaudures
  • Empoisonnements
  • Maltraitance
  • Accidents de véhicule à moteur
  • Étranglement et suffocation

Enfants d'âge scolaire

  • Blessures liées à la pratique de sports
  • Accidents de véhicule tout terrain (VTT) et de motoneige
  • Accidents de véhicule à moteur
  • Noyades (ou quasi-noyades)
  • Maltraitance

Adolescents

  • Blessures liées aux armes à feu
  • Accidents de VTT et de motoneige
  • Accidents de véhicule à moteur
  • Empoisonnements (ingestion d'une ou de plusieurs substances en grande quantité, comme des produits pharmaceutiques, des drogues et/ou de l'alcool)

Stratégies de prévention des blessures

La prévention des blessures requiert un effort collectif. Elle nécessite une description détaillée des activités potentiellement dangereuses auxquelles l'enfant est exposé à la maison, à l'école et dans la collectivité. Une étape essentielle de la prévention des blessures consiste à cibler les enfants et les familles à risque. La prévention des blessures consiste en grande partie à éduquer les parents et les personnes qui prennent soin des enfants sur les dangers auxquels ceux-ci peuvent être exposés et sur les façons d'éviter les blessures. Elle consiste également à éduquer les adolescents. Il a été prouvé que l'éducation joue un rôle incontestable, notamment en matière d'empoisonnement, et la prévention devrait inclure des stratégies de sensibilisationNote de bas de page 4. C'est une tâche importante que doivent assumer les travailleurs de la santé, en particulier les infirmières, lors des visites périodiques de l'enfant bien portant ou de l'examen d'enfants malades. Enfin, l'environnement et les comportements peuvent être modifiés par des constructions (clôtures autour des plans d'eau, routes plus sécuritaires, etc.) et par des règlements (port obligatoire de ceintures de sécurité et de casques protecteurs, etc.).

Le site Web Sécurité des produits de consommation de Santé Canada renferme de nombreuses ressources sur la sécurité des enfants, notamment sur des sujets comme l'exposition au soleil, les lits d'enfant et les trampolines.

Conseils d'ordre préventif et counsellingNote de bas de page 5,Note de bas de page 6 

Il faut informer le parent ou la personne qui s'occupe de l'enfant des moyens suivants de réduire les risques de blessures.

La sécurité à la maison
  • S'assurer que la maison est dotée d'avertisseurs d'incendie, d'extincteurs et de détecteurs de monoxyde de carbone; vérifier régulièrement les piles.
  • Établir un plan d'évacuation d'urgence en cas d'incendie et en informer les membres de la famille.
  • Veiller à ce que les armes à feu et les munitions soient toujours entreposées de manière sécuritaire et en lieu sûr.
  • Régler le chauffe-eau à moins de 54 °C pour prévenir les échaudures.
  • Placer les produits chimiques dangereux et les médicaments dans un endroit qui est hors de la portée des jeunes enfants (c'est-à-dire dans des armoires situées en hauteur ou fermées à clé).
  • Laisser le numéro du centre antipoison à proximité du téléphone.

Tous les enfants

  • Ne pas tenir un enfant dans les bras si l'on fume ou consomme une boisson chaude.
  • Avant une exposition au soleil, appliquer un écran solaire sur la peau de l'enfant et veiller à ce qu'il porte un chapeau et des vêtements à manches longues.
  • Utiliser correctement un siège d'auto homologué et/ou une ceinture de sécurité afin d'assurer la sécurité de l'enfant en voiture.
  • Il faut élever les enfants dans un environnement sans fumée et sans drogue.
  • Utiliser des couvercles à l'épreuve des enfants sur les contenants de médicaments.
  • Surveiller ce que fait l'enfant, surtout lorsqu'il se trouve à proximité de la circulation automobile.
  • S'assurer que l'enfant porte un gilet de sauvetage et qu'il est sous surveillance constante lorsqu'il est à proximité d'un plan d'eau (y compris une pataugeuse).
  • Bien laver les fruits et les légumes.
  • Veiller à ce qu'il n'y ait qu'une seule personne à la fois sur le trampoline.
  • Apprendre à l'enfant à être prudent avec les inconnus (p. ex. ne pas s'approcher ni accepter quelque chose d'un inconnu ou le suivre).
  • Nettoyer les dents de l'enfant à l'aide d'une débarbouillette ou d'une brosse à dents à poils doux jusqu'à l'âge de 2 ans. À partir de 2 ans, utiliser une quantité de dentifrice de la taille d'un petit pois. On peut administrer un supplément fluoré après 6 mois, si la quantité totale de fluor ingéré par l'enfant est faibleNote de bas de page 7 (voir « Suppléments vitaminiques et minéraux » dans le chapitre « Nutrition »).

Nourrissons et tout-petits

  • Ne jamais laisser un enfant sans surveillance dans la baignoire, à l'intérieur d'une voiture, sur une table à langer ou à tout autre endroit dont il pourrait tomber.
  • Les enfants aiment porter les choses à leur bouche; il faut donc garder hors de leur portée les objets durs et petits qu'ils pourraient avaler, et éviter les jouets comportant des ficelles, des cordons ou de petites pièces pouvant couper ou se détacher lorsque l'enfant met le jouet dans sa bouche.
  • Garder des articles comme les sacs de plastique et les ballons hors de la portée des enfants, parce qu'ils peuvent obstruer le passage de l'air.
  • Mettre hors de la portée du nourrisson les petits objets, les napperons, les cordons pendants et/ou les appareils qu'il pourrait atteindre.
  • Éviter de servir des noix, du beurre d'arachide, des graines, des hot-dogs, des gommes à mâcher, du maïs soufflé, des raisins et des bonbons ronds (ils peuvent être facilement aspirés).
  • Aviser les enfants plus grands qu'ils ne doivent pas donner d'aliments ou d'objets de petite taille (gommes à mâcher, arachides, raisins, hot-dogs, pièces de monnaie, etc.) à un nourrisson ou à un petit enfant.
  • Ne pas dormir dans le même lit qu'un enfant.

Nourrissons de 0 à 6 mois

  • Lorsqu'on couche l'enfant, le mettre sur le dos (pour prévenir le syndrome de mort subite du nourrisson).
  • Soutenir la tête du bébé et le prendre ou le déplacer avec soin (surveiller également tout enfant qui joue avec un nourrisson).
  • Ne jamais secouer un nourrisson.
  • Il faudrait encourager et aider toutes les femmes à allaiter leur bébé.
  • Utiliser un matelas qui s'ajuste parfaitement aux quatre côtés du lit et qui soutient bien le corps (éviter les matelas de plumes ou trop mous); l'espace entre les barreaux doit répondre aux normes de CSA International.

Nourrissons de 6 à 12 mois

  • Installer des dispositifs de sécurité sur les prises de courant.
  • Garder les fiches et les cordons électriques hors de la portée des enfants, qui pourraient se brûler en les mâchouillant.
  • Éviter d'utiliser les marchettes; elles sont une cause importante de blessures.
  • Protéger l'accès aux marches et aux escaliers avec une barrière pour éviter les chutes.

Tout-petits et enfants d'âge préscolaire

  • Éloigner les poignées des casseroles du rebord de la cuisinière.
  • Faire preuve de prudence lorsqu'on cuisine à proximité d'enfants.
  • S'assurer que l'enfant porte un casque protecteur pour faire de la bicyclette ou de la planche à roulettes.
  • Apprendre à l'enfant à respecter les règles de sécurité lorsqu'il circule sur le trottoir ou dans la rue ainsi que les règles élémentaires de sécurité routière.
  • Éviter d'utiliser un VTT ou une motoneige pour transporter des enfants d'âge préscolaire.
  • Garder les allumettes et les briquets hors de la portée des enfants.
  • Apprendre à l'enfant à partager, de même qu'à maîtriser sa colère.
  • Apprendre à l'enfant à ne pas s'approcher des animaux qui lui sont inconnus, surtout lorsque l'animal est en train de manger.

Enfants d'âge scolaire

  • S'assurer que l'enfant porte un casque protecteur lorsqu'il fait de la bicyclette, du VTT, de la motoneige ou de la planche à roulettes.
  • Apprendre à l'enfant à éviter les blessures au terrain de jeu et à utiliser les installations qui s'y trouvent de façon sécuritaire.
  • Enseigner sécurité à bicyclette.
  • Veiller à ce que l'enfant connaisse les règles de sécurité aquatique et apprenne à nager.
  • Encourager l'enfant à être actif.
  • Renseigner l'enfant sur la sécurité incendie et les premiers soins.
  • Renseigner l'enfant sur les dangers des matières toxiques et inflammables et sur la façon de les manipuler de façon sécuritaire.

Adolescents

  • Fournir des indications claires sur les comportements à risque (en particulier en matière de consommation d'alcool et de drogues).
  • Donner des conseils concernant l'activité sexuelle, notamment comment dire non aux attouchements.
  • Créer des occasions de parler des valeurs, des peurs et des perceptions.
  • Échanger sur les besoins liés aux gestes autodestructeurs (p.ex. coupures auto-infligées ou idées de suicide) et sur la gestion de la colère.
  • Donner des consignes sur la sécurité des armes à feu.
  • Donner des consignes sur la sécurité nautique ainsi que sur la sécurité en VTT et en motoneige.
  • Ne pas permettre à un adolescent de moins de 16 ans de conduire une embarcation, un VTT ou une motoneige.
  • Encourager les adolescents à suivre un cours de conduite lorsqu'ils y seront légalement autorisés.
  • Rappeler le danger associé à la conduite d'un véhicule après avoir consommé de l'alcool ou des drogues.
  • Encourager les adolescents à être actifs.
  • S'assurer que l'adolescent porte un casque protecteur lorsqu'il fait de la bicyclette, du VTT, de la motoneige ou de la planche à roulettes.
  • Veiller à ce que l'adolescent connaisse les règles de sécurité des activités aquatiques (se faire accompagner d'un ami, vérifier la profondeur de l'eau avant de sauter ou de plonger, etc.) et apprenne à nager.
  • Enseigner les premiers soins et la réanimation cardio-respiratoire (RCR) et envisager une formation sur l'utilisation d'un défibrillateur externe automatisé (DEA)Note de bas de page 8.

Maintien d'une bonne santé

Certains hyperliens donnent accès à des sites d'organismes qui ne sont pas assujettis à la  
. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

Exigences pour le maintien d'une bonne santé

Les enfants en bonne santé devraient régulièrement passer des visites médicales, qui ont souvent lieu dans des cliniques de puériculture. Ces visites ont généralement lieu à l'âge d'une semaine et de deux semaines, ainsi qu'à 1, 2, 4, 6, 9, 12 et 18 mois, puis à des intervalles de un ou de deux ans.

Visite périodique

Le relevé postnatal Rourke (en anglais) est un guide de maintien de la santé des nourrissons/enfants, fondé sur des données probantes, qui s'adresse aux praticiens des soins de santé primaires. On y trouve un excellent outil pour le maintien de la santé et les visites périodiques des enfants de 5 ans et moins (en anglais).

Voir également « Évaluation préscolaire » plus loin.

Le  relevé médical Greig est un guide probant de promotion de la santé à l'intention des cliniciens qui s'occupent d'enfants et d'adolescents de six à 17 ans.

But de chaque visiteNote de bas de page 5 

  • Vaccination
  • Dépistage des problèmes de croissance ou de développement ou des troubles physiques
  • Dépistage de la maltraitance (voir le chapitre « Violence à l'égard des enfants »).
  • Préoccupations exprimées par les parents
  • Aide et éducation des parents
  • Conseils d'ordre préventif et counselling sur la nutrition pendant l'enfance (p. ex. prévention du rachitisme), consignes de sécurité (p. ex. éviter d'exposer les enfants à la fumée secondaire; voir « Conseils d'ordre préventif »), événements prévus en matière de comportement et de développement, et accompagnement affectif

Composantes de la visite

Les composantes primordiales qu'il faut évaluer à chaque visite de maintien d'une bonne santé sont illustrées au tableau 1.

Tableau 1 : Composantes des visites périodiques pendant l'enfance, selon l'âge
Paramètres de la santé Âges les plus importants pour l'évaluation

Notes de bas de page du Tableau 1

Tableau 1 note de bas de page 1

L'évaluation officielle du développement n'est effectuée que si des inquiétudes de la part des parents, de la personne qui s'occupe de l'enfant ou du professionnel de la santé le motivent. Veuillez consulter le fournisseur de soins primaires compétent (p. ex. : orthophoniste, médecin, psychologue) pour une évaluation.

Retour à la référence de la note de bas de page du tableau 1

Taille, poids Chaque visite, de la naissance à l'âge de 16 ans
Périmètre crânien Chaque visite, durant les deux premières années de vie
Courbe de croissance Chaque visite
Tension artérielle Une fois pendant les deux premières années, puis chaque année à partir de l'âge de 3 ansNote de bas de page 9
Examen de la vue Chaque visite pendant la première année de vie, puis à chaque visite périodique
Dépistage du strabisme Chaque visite pendant la première année de vie, puis à chaque visite périodique
Test de l'acuité visuelle Dépistage initial (p. ex. tableau de Snellen) à l'âge de 3-5 ans; tous les deux ans entre l'âge de 6 et 10 ans, puis tous les trois ans jusqu'à l'âge de 18 ans
Examen dentaire Chaque visite
Évaluation du langage Chaque visite
Évaluation du développementTableau 1 note de bas de page Chaque visite
Développement sexuel Chaque visite
Adaptation scolaire Chaque visite une fois que l'enfant atteint l'âge scolaire
Abus de substances chimiques Envisagée pendant les évaluations d'enfants de plus de 8 ans
Vaccins Selon le calendrier provincial : souvent à 2, 4, 6, 12 et 18 mois, ainsi qu'entre 4 et 6 ans et entre 14 et 16 ans
Hémoglobine Évaluée entre 6 et 12 mois
Conseils de sécurité Chaque visite
Conseils nutritionnels Chaque visite
Conseils sur le rôle parental Chaque visite
Interactions parent/soignant-enfant Chaque visiteNote de bas de page 10
Avant la visite

Examinez le dossier médical de l'enfant et les données concernant la famille de façon à connaître les raisons des consultations précédentes. Examinez le dossier de vaccination de l'enfant. Assurez-vous qu'il contient un formulaire de consentement. À partir de ces informations, établissez un plan d'intervention pour la visite.

Antécédents médicaux

Discutez de la santé de l'enfant et de ses progrès avec ses parents ou la personne qui s'en occupe et abordez les points suivants :

  • Toute préoccupation parentale
  • État de santé général
  • Stades de développement (voir « Etapes importantes du developement » dans le chapitre « Évaluation de la santé des enfants »)
  • Habitudes alimentaires, suppléments vitaminiques (voir « Suppléments vitaminiques et minéraux » dans le chapitre « Nutrition »)
  • Habitudes de sommeil
  • Comportement, y compris dans le jeu et en matière de sécurité
  • Bien-être affectif, mental et social
  • Vitalité
  • Soins dentaires
  • Relations avec les membres de la famille
Examen physique

Procédez à un examen physique. Voir « Examen physique du nourrisson et de l'enfant » dans le chapitre « Évaluation de la santé des enfants » pour plus de renseignements sur les techniques d'examen. Évaluez les aspects suivants :

  • État nutritionnel
  • Caractéristiques des pleurs (chez les nourrissons de moins de 6 mois)
  • Vitalité
  • Réactions au réconfort offert par les parents
  • Qualité des soins physiques, de l'accompagnement affectif et de la stimulation que l'enfant reçoit
  • Tout autre aspect pertinent, selon les antécédents de l'enfant
  • Peau, particulièrement le teint et l'humidité
  • Cheveux et cuir chevelu
  • Fontanelles
  • Yeux, oreilles, nez, bouche (y compris les dents) et gorge (voir « Dépistage des troubles de la vue »)
  • Ouïe (voir « Dépistage de la surdité »)
  • Poumons, coeur
  • Abdomen, organes génitaux
  • Membres, plus précisément le tonus musculaire, la préhension, la symétrie, la démarche et les hanches (pour déceler une dysplasie congénitale de la hanche; au cours de chaque visite, jusqu'à l'âge de 15 mois)
  • Colonne vertébrale
  • Réflexes (à toutes le visites, jusqu'à ce que le réflexe disparaisse) (voir « Réflexes » sous « Examen physique du nourrisson et de l'enfant », dans le chapitre « Évaluation de la santé des enfants »)Note de bas de page 11
  • Mesure de la croissance (voir « Mesure de la croissance »)
  • Stades de développement (voir « Etapes importantes du developement » dans le chapitre « Évaluation de la santé des enfants »)
  • Signes vitaux, y compris la tension artérielle après l'âge de 2 ans
  • Hémoglobine (chez les nourrissons de 6 à 24 mois) (voir « Dépistage des hémoglobinopathies »)
  • Phénylcétonurie et hypothyroïdie congénitale (lorsque l'enfant est né à l'hôpital, vérifiez si le test de dépistage a été effectué) (voir « <Phénylcétonurie » et « Hypothyroïdie congénitale »)

Il faut être à l'affût de différents problèmes : strabisme, troubles de la vue (comme une amblyopie), carie dentaire ou signe évocateur d'un enfant victime de maltraitance. Tout enfant présentant des problèmes de croissance ou de développement devrait être dirigé vers un médecinNote de bas de page 5.

Mesure de la croissance

Étant donné que l'enfance se caractérise surtout par la croissance, lors de l'évaluation de la santé de l'enfant, il est primordial de mesurer son poids, sa taille et son périmètre crânien (jusqu'à l'âge de 36 mois). L'indice de masse corporelle (IMC) devrait être calculé chez les enfants de plus de 2 ans afin de déterminer quels enfants sont peut-être susceptibles de contracter des affections associées à un excès d'adiposité. Des schémas de croissance anormaux peuvent indiquer la présence de processus pathologiques.

Il est essentiel d'appliquer des méthodes de mesure adéquates et d'être précis si l'on veut utiliser ces mesures pour évaluer la croissance. Pour connaître les bonnes techniques de mesure, voir la publication de la Société canadienne de pédiatrie (2004) intitulée  Guide du professionnel de la santé pour l'usage des courbes de croissance.

En outre, il faut inscrire correctement ces mesures sur une courbe de croissance et les comparer aux courbes de croissance normales correspondant à l'âge de l'enfant, ainsi qu'à son profil de croissance antérieur. Les mesures des prématurés nés à moins de 36 semaines doivent être corrigées en fonction de l'âge avant d'être représentées sur la courbe, jusqu'à l'âge de 24 mois au moins (âge post-natal en semaines - [40 semaines - âge gestationnel]). Si les mesures de l'enfant concordent avec la courbe de croissance correspondante, son profil de croissance est considéré comme normal. Un graphique illustre clairement la croissance de l'enfant et devrait mettre en évidence tout écart anormal, si l'information a été consignée systématiquement.

La Société canadienne de pédiatrieNote de bas de page 15 recommande d'utiliser les courbes de croissance de l'OMS, propres à chaque sexe. Vous les trouverez aux l'adresses suivantes :

Graphiques de croissance pour les garçons :

Graphiques de croissance pour les filles :

Évaluation des enfants dont la croissance est anormale
  1. Vérifiez si les données sont exactes. De petites erreurs de mesure peuvent avoir une incidence significative.
  2. Si un problème de croissance est confirmé, recherchez attentivement des symptômes associés, des résultats anormaux à l'examen physique ou des signes de retard de développement.
  3. Toute anomalie du taux de croissance de l'enfant nécessite une évaluation plus approfondie. Demandez l'avis d'un médecin. Les enfants qui présentent des anomalies de croissance soupçonnées, mais qui sont, dans l'ensemble, normaux, doivent faire l'objet d'un suivi attentif visant à déterminer leur taux de croissance.
  4. Prenez toujours en considération la taille et le poids des parents.
Croissance anormale
  • On estime que la croissance est anormale :
    • si l'enfant est au-dessus du 85e percentile pour son âge;
    • si l'IMC de l'enfant chevauche des lignes de percentile : envisagez une évaluation axée sur le dépistage des comorbidités et des causes génétiques ou endocrines sous-jacentes, surtout en présence d'antécédents familiaux d'obésité ou de facteurs de risque de diabète;
    • si l'enfant a un excédent de poids ou est obèse.
  • Chez les enfants de moins de 2 ans, utilisez le ratio poids/taille : si les lignes percentiles se chevauchent pendant deux ou trois mois ou sont au-dessus du 97e percentile, envisagez un début d'embonpoint et parlez de nutrition avec les parents.
  • Si l'IMC selon l'âge est inférieur au 5e percentile : considérez que l'insuffisance pondérale est attribuable à une malnutrition récente, à la déshydratation, à un retard de croissance ou à une maladie génétique.
  • Poids au-dessus de la normale associé à une taille normale : envisagez un problème de suralimentation, des prédispositions génétiques (situation courante chez les enfants des Premières nations et les enfants inuits pendant leur première année de vie).
  • Poids au-dessus de la normale associé à une taille sous la normale : envisagez un problème d'origine génétique (p. ex. le syndrome de Down) ou des troubles endocriniens (p. ex. hypothyroïdie ou syndrome de Cushing).
  • Poids sous la normale associé à une taille et à un périmètre crânien normaux : envisagez un problème de sous-alimentation, un retard de croissance (voir le dernier point ci-dessous), une carence en fer, une carence psychosociale ou l'hypothyroïdie.
  • Poids, taille et périmètre crânien sous la normale : envisagez une cause d'origine organique (p. ex. insuffisance rénale, carence en fer, intoxication par le plomb, déficit immunitaire, erreurs innées du métabolisme ou infection par le VIH).
  • Baisse pondérale de deux lignes ou plus sur la courbe de croissance : on devrait soupçonner un retard de croissance; on considère que l'enfant est à risque élevé. Voir « Retard de croissance » dans le chapitre « Hématologie, endocrinologie, métabolisme et immunologie ». Des examens doivent être envisagés si le poids par rapport à la taille est inférieur au 3e percentile.
  • Taille au-dessus de la normale associée à un poids et à un périmètre crânien normaux : dans 90 % des cas, cette combinaison de paramètres résulte d'une prédisposition familiale; le taux de croissance est normal, même si la valeur percentile absolue est supérieure à la normale; le problème peut aussi découler d'une production excessive de l'hormone de croissance, de l'hyperthyroïdie ou du syndrome de Marfan.
  • Taille, poids et périmètre crânien au-dessus de la normale : envisagez un processus pathologique (p. ex. acromégalie) ou un trouble chromosomique (p. ex. le syndrome de Klinefelter).
  • Taille sous la normale (inférieure au 3e percentile) : tenez compte de la taille des parents; envisagez un processus pathologique (p. ex. déficience de l'hormone de croissance, hypothyroïdie, anémie chronique), un trouble chromosomique (p. ex. syndrome de Turner) ou le mauvais fonctionnement d'un appareil important (p. ex. digestif, rénal, pulmonaire ou cardiovasculaire).

Périmètre crânienNote de bas de page 13

Microcéphalie

  • Un périmètre crânien trop petit par rapport à la taille et au poids de l'enfant est souvent l'indice d'un processus pathologique.
  • Un périmètre crânien sous la normale (inférieur au 3e percentile) associé à une taille et à un poids normaux : envisagez une craniosténose, une atteinte intra-utérine (p. ex. consommation de drogues ou abus d'alcool pendant la grossesse), une infection materno-foetale, des complications lors de la grossesse ou de l'accouchement ou une anomalie chromosomique.
  • Une microcéphalie requiert une évaluation immédiate (au moment du diagnostic).

Macrocéphalie

  • Si le périmètre crânien est relativement gros par rapport à la taille et au poids de l'enfant, il faudra être particulièrement attentif lors de l'examen physique et de l'évaluation du développement. Recherchez des signes physiques révélateurs, tels qu'une fontanelle bombée ou des sutures trop larges, des anomalies neurologiques ou un retard de croissance.
  • Un périmètre crânien au-dessus de la normale (supérieur au 97e percentile) associé à une taille et à un poids normaux : envisagez une hydrocéphalie primitive ou une hydrocéphalie secondaire liée à une maladie du système nerveux central, une mégacéphalie primitive ou une mégacéphalie secondaire associée à une maladie du système nerveux central ou à une maladie liée à une surcharge métabolique (p. ex. maladie de Krabbe).

Tests de dépistage

L'idée du dépistage précoce de maladies est attrayante, mais le dépistage n'est approprié que si les principes suivants sont respectés, parmi les autres principes de l'approche populationnelle :

  • Un diagnostic fiable de la maladie peut être obtenu par un test ou un examen approprié.
  • Il existe un traitement accepté pour le patient atteint de la maladie avérée.
  • Les avantages du dépistage l'emportent sur ses coûts.
  • Les avantages (p. ex. la qualité de vie) sont supérieurs aux risques et aux coûts et sont équilibrés sur le plan économique par rapport aux dépenses pour les soins médicaux dans leur ensembleNote de bas de page 17.

On estime que les tests de dépistage chez les enfants sont utiles dans les cas qui suivent.

Phénylcétonurie
  • Avant de quitter l'hôpital, tous les nouveau-nés devraient faire l'objet d'un test de dépistage de la PCU, effectué à partir d'un échantillon de sang capillaire.
  • Tout nouveau-né qui subit ce test dans les 24 heures suivant sa naissance doit à nouveau y être soumis entre le deuxième et le septième jour après sa naissance.
  • Consultez la clinique Mayo (en anglais) pour plus d'information sur la PCU.
Hypothyroïdie congénitale
  • Au cours de la première semaine de vie, tous les nouveau-nés devraient subir un test consistant à doser la thyréostimuline (TSH) ou la thyroxine (T4) dans un échantillon de sang capillaire séché.
  • Lorsque l'enfant est né à l'hôpital, vérifiez si ce test a été effectué.
  • Consultez le service Health Link Alberta (en anglais) pour de plus amples renseignements sur l'hypothyroïdie congénitale.
Dépistage des hémoglobinopathies

La prévalence de l'anémie est élevée parmi les enfants autochtones de 6 à 24 mois. Outre l'origine ethnique, on compte d'autres facteurs de risque d'anémie : prématurité et faible poids à la naissance, allaitement maternel exclusif au-delà de l'âge de 6 mois, inaccessibilité des produits enrichis de fer ou incapacité de les consommer, régime alimentaire ne comportant que du lait de vache durant la première année de vie et statut socio-économique défavorisé.

Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs recommande que le dosage de l'hémoglobine soit réalisé entre l'âge de 6 et 12 mois ou, idéalement, à 9 mois (voir le tableau 2, « Taux d'hémoglobine normaux chez les enfants »). Il faut surveiller plus fréquemment le taux d'hémoglobine des enfants chez lesquels on a décelé une anémie et amorcé un traitement. Il est prouvé que les enfants ayant présenté des carences en fer pendant leur petite enfance obtiennent des scores plus faibles aux tests d'évaluation du fonctionnement psychomoteur.

Table 2 : Taux d'hémoglobine normaux chez les enfants
Âge Taux d'hémoglobine (g/l)
1 mois 115-180
2 mois 90-135
3 à 12 mois 100-140
1 à 5 ans 110-140
6 à 14 ans 120-160

Voir« Anémie ferriprive chez le nourrisson » dans le chapitre « Hématologie, endocrinologie, métabolisme et immunologie ».

Dépistage des troubles du comportement

Lorsqu'on surveille la santé de l'enfant, l'évaluation du développement est un élément important qui ne doit pas être négligé. Cette évaluation se fait en interrogeant les parents ou la personne qui s'occupe de l'enfant et en observant celui-ci pour voir s'il a franchi les stades principaux de développement qui correspondent à son âge. Ces stades concernent la motricité globale et la motricité fine, la parole et le langage, ainsi que le développement personnel et socialNote de bas de page 18 .

Évaluez les stades de développement franchis pour tous les enfants, chaque fois que l'occasion se présente mais à tout le moins, au moment des visites prévues à 2, 4, 6, 12 et 18 mois, entre l'âge de 4 à 5 ans, et lors de l'évaluation précédant l'entrée à l'école. Les stades généraux de développement sont décrits dans le  Relevé postnatal Rourke (en anglais) ou dans le tableau 9, «  Etapes importantes du developement», dans le chapitre « Évaluation de la santé des enfants ».

Plus la détection des retards de développement et de comportement est précoce, plus on peut intervenir tôt. Une intervention précoce limitera les répercussions à long terme de ces retards sur l'enfant. Il faut à tout prix prendre des mesures pour corriger les problèmes avant que l'enfant n'atteigne l'âge scolaire.

Les outils de dépistage des troubles du comportement (p. ex. Ages and Stages Questionnaires, Child Development Inventories, Parents' Evaluations of Developmental Status et Nipissing District Developmental Screen) doivent être utilisés au cours des visites périodiques qui ont lieu à 2, 4, 6, 12, 18 et 24 mois et lorsque l'enfant a 4 ou 5 ans, à l'occasion de l'évaluation précédant l'entrée à l'école. On doit également y avoir recours si le parent ou la personne qui s'occupe de l'enfant s'inquiète d'un retard de développement ou si le professionnel de la santé soupçonne un tel retard. Les outils de dépistage ne sont pas des outils diagnostiques, mais visent à déterminer l'opportunité d'autres examens. Un dépistage régulier et répété permettra plus probablement de constater les problèmes. Il faut orienter sans tarder vers le fournisseur adéquat de soins primaires (p. ex. : orthophoniste, médecin, psychologue) tout enfant chez qui l'on soupçonne un ou des retards de comportement, afin qu'il soit évaluéFootnote 19.

Voir « Etapes importantes du developement » dans le chapitre « Évaluation de la santé des enfants » pour de plus amples renseignements.

Dépistage de la surdité

La déficience auditive est l'une des causes les plus importantes du retard de langage, des difficultés d'apprentissage ainsi que des troubles socio-affectifs et comportementaux. L'intervention précoce peut aider à prévenir les retards de langage et d'apprentissage importants. C'est donc pendant la petite enfance qu'il importe le plus de dépister la surdité. Le fournisseur des soins doit s'informer pour savoir si dans sa province et/ou les hôpitaux de référence, les nouveau-nés sont systématiquement soumis à un dépistage de la surdité congénitale, et obtenir les rapports établis. Si ce n'est pas le cas, le dépistage doit être fait, lorsque cela est possible, avant l'âge de un mois, à l'hôpital ou par un audiologiste. Si l'enfant ne réussit pas le test auditif, il faut procéder à une évaluation exhaustive avant que l'enfant ait 3 mois. Malheureusement, c'est aussi la période où les tests d'audition sont le plus difficile à réaliserFootnote 20.

On devrait profiter de chacune des visites épisodiques de l'enfant pour interroger les parents ou la personne qui s'occupe de l'enfant sur la capacité auditive de celui-ci, puisque la perte d'audition se fait progressivement. Le National Institute on Deafness and Other Communication Disorders fournit une liste intitulée  Your Child's Hearing Development(en anglais) qui renferme les questions à poser et/ou auxquelles les parents doivent répondre pour chaque groupe d'âge. 

En outre, le clinicien doit observer la façon dont l'enfant réagit aux sons et procéder aux tests qui sont indiqués. Tout sujet de préoccupation devrait amener à consulter un médecin.

Indicateurs possibles de déficience auditiveNote de bas de page 21,Note de bas de page 22 

  • Le langage ne progresse pas (p. ex. l'enfant ne dit pas un seul mot à 12 mois), il cesse de babiller ou il commence à parler plus tard qu'à l'habitude ou est difficile à comprendre.
  • Il ne prête pas attention ou ne réagit pas aux bruits forts dans la maison (comme la sonnerie du téléphone).
  • Il se plaint de maux d'oreille ou a souvent des otites.
  • Il localise difficilement la source des sons.
  • Il parle trop bas ou trop fort.
  • Il ne comprend pas des instructions simples, à moins que l'interlocuteur ne soit face à lui.
  • Il monte excessivement le volume du téléviseur.
  • Il a des problèmes de comportement ou des problèmes scolaires; on le qualifie souvent d'inattentif ou d'indiscipliné, surtout pendant les activités qui exigent d'écouter.
  • Il demande souvent « Quoi? » ou a besoin qu'on lui répète les choses.
  • Les sons qu'il emploie pour parler sont différents ou il s'exprime sans clarté.
  • Son langage se caractérise par un vocabulaire peu abondant et par des mots auxquels il manque souvent la fin.
  • L'enfant est irritable (plus que les autres enfants du même âge).

Facteurs de risque de déficience auditive :

  • Préoccupations liées à l'acuité auditive, le développement ou le langage (qui sont exprimées par la personne qui prend soin de l'enfant)
  • Antécédents familiaux de déficience auditive infantile permanente
  • Exposition à des médicaments ototoxiques (p. ex. gentamicine) ou à des diurétiques de l'anse
  • Infections intra-utérines (p. ex. cytomégalovirus, rubéole)
  • Traumatisme à la tête
  • Chimiothérapie
  • Hospitalisation aux soins intensifs néonatals de plus de cinq jours
  • Hyperbilirubinémie nécessitant une exsanguinotransfusion
  • Ventilation assistée
  • Anomalies craniofaciales ou de l'oreille externe ou moyenne
  • Syndromes associés à la perte d'audition (p. ex. neurofibromatose, syndrome d'Usher)
  • Troubles neurodégénératifs (p. ex. maladie de Hunter) ou neuropathies sensitivomotrices
  • Infections post-nasales associées à la surdité de perception (p. ex. d'origine bactérienne ou virale)
  • Infections répétées des oreilles

Le dépistage de la surdité par des méthodes comme la tympanométrie ou l'audiométrie tonale liminaire est réservé aux enfants qui présentent un risque élevé (voir la liste ci-dessus) ou qui n'ont pas franchi les étapes de développement du langageFootnote 20.

Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs ne recommande pas le dépistage systématique de la déficience auditive chez les enfants d'âge préscolaire asymptomatiques. De plus, de tels tests s'avèrent peu utiles chez les grands enfants et les adolescents asymptomatiques.

Une surdité de transmission temporaire, secondaire à une otite moyenne ou à une otite moyenne séreuse s'accompagnant d'un épanchement, est chose courante au sein des collectivités autochtones et peut persister durant de longues périodes (mois). Il importe de consulter un médecin pour une otite moyenne chronique afin d'essayer de prévenir une perte auditive à long terme.

Dépistage de la surditéNote de bas de page 23 

Lors des visites périodiques, procédez au dépistage général de la surdité chez tous les enfants. Ce type de dépistage consiste à interroger les parents ou la personne qui s'occupe de l'enfant sur l'acuité auditive de l'enfant et, chez le nourrisson, à observer la réponse à un stimulus sonore (p. ex. réagit-il lorsqu'on tape des mains?). Chez l'enfant de 2 ans et plus, on peut également réaliser un test audiométrique tonal liminaire (si des inquiétudes ont été exprimées). L'audiométrie permet de déceler une déficience auditive légère ou unilatérale

Nourrissons et enfants d'âge préscolaireFootnote 24

Tableau 3 : Dépistage de la surdité chez les nourrissons et les enfants d'âge préscolaire
Âge Aptitude Marche à suivre Réaction normale
De la naissance à 2 mois Réflexe de sursaut (réflexe de Moro) Produisez un bruit fort près de l'oreille de l'enfant (par exemple tapez dans vos mains ou sur la surface d'une table). L'enfant est surpris, sursaute en entendant le bruit, ouvre grand les yeux et pleure.
De 3 à 5 mois Capacité de l'enfant à repérer d'où vient un son Produisez un son (faites sonner une cloche, appelez l'enfant par son nom, chantez, etc.). L'enfant tourne les yeux en direction du bruit; il réagit à la voix de sa mère ou roucoule lorsqu'on lui parle de près.
De 6 à 8 mois Reconnaissance des sons Produisez un son hors du champ visuel de l'enfant (faites sonner une cloche, appelez l'enfant par son nom, chantez, etc.). L'enfant répond en tournant la tête du côté d'où provient le son; il réagit lorsqu'on prononce son nom et babille lorsqu'on lui parle.
De 8 à 12 mois Localisation des sons Appelez l'enfant par son nom ou parlez en demeurant hors du champ visuel de l'enfant. L'enfant localise le bruit en tournant la tête ou le corps en direction du bruit; il peut tenter de répéter des mots.
De 12 à 24 mois Acquisition du langage (normale à cet âge) Engagez une conversation avec l'enfant ou interrogez le parent ou la personne qui s'occupe de l'enfant au sujet du langage de l'enfant. L'enfant dit ses premiers mots entre 12 et 15 mois; il a un vocabulaire de 20 à 50 mots et 50 % de ce qu'il dit à 24 mois peut être compris par des inconnus.

Jeunes enfants et enfants d'âge préscolaire (de 2 à 5 ans)

  • Audiométrie tonale liminaire par le jeu

Marche à suivre

  1. Montrez à l'enfant comment s'y prendre : placez les écouteurs sur vos oreilles, faites semblant d'entendre un son et dites « Je l'entends! » et, au même moment, mettez un bloc dans une boîte ou enfilez un anneau de plastique sur un support à anneaux.
  2. Ajustez ensuite les écouteurs sur les oreilles de l'enfant.
  3. Donnez-lui un bloc ou un anneau.
  4. Produisez un son d'une intensité de 50 dB et d'une fréquence de 1 000 Hz et guidez la main de l'enfant pour l'aider à placer un bloc dans la boîte ou à enfiler un anneau.
  5. Après quelques essais, lorsque l'enfant semble avoir compris la méthode et réagit adéquatement, passez au test de dépistage.
  6. Réglez l'audiomètre à une intensité de 25 dB et à une fréquence de 1 000 Hz et dirigez le son vers l'écouteur gauche.
  7. Si l'enfant répond correctement, passez successivement aux fréquences de 2 000, 4 000 et 6 000 Hz, en maintenant l'intensité à 25 dB.
  8. Testez ensuite l'oreille droite à 25 dB et aux fréquences de 1 000, 2 000, 4 000 et 6 000 Hz.
  9. Consignez les résultats sur l'audiogramme (à 25 dB, l'enfant devrait pouvoir entendre toutes les fréquences).
  10. Plus tard au cours de la consultation, testez à nouveau les fréquences pour lesquelles vous avez obtenu des résultats « douteux ».
  11. Les enfants qui ne perçoivent pas toutes les fréquences devraient être dirigés vers un médecin pour une évaluation approfondie.

Enfant d'âge scolaire (de plus de 4 ans)

  • Audiométrie tonale liminaire
  1. Comme la méthode ci-dessus (par le jeu), sauf que l'enfant répond oralement ou en levant la main lorsqu'il entend les sons.
Dépistage des troubles de la vue

Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs recommande que toutes les visites périodiques des deux premières années de la vie comprennent un examen de la vue et des yeux, afin de dépister toute anomalie oculaire, notamment les cataractes et le rétinoblastome. Le Groupe d'étude recommande également que le premier examen d'acuité visuelle soit effectué au cours de la période préscolaire (entre l'âge de 3 et 5 ans).

Marche à suivre pour le dépistage des troubles de la vue

Le dépistage des troubles de la vue doit être fait chez tous les enfants. Ce dépistage devrait faire appel aux techniques décrites dans chacune des catégories d'âge ci-dessous. Toute anomalie de la vue devrait entraîner la consultation d'un médecin.

De la naissance à 3 moisNote de bas de page 25

  • Un examen complet des structures cutanées et des structures externes de l'oeil ainsi que de la conjonctive, de la cornée, de l'iris et des pupilles fait partie intégrante de l'examen physique de tous les nouveau-nés, nourrissons et enfants.
  • On vérifie le reflet rétinien pour déceler toute opacité du cristallin (cataractes) ou signe de lésion du fond de l'oeil (rétinoblastome). Le reflet doit être symétrique dans les deux yeux. On doit rechercher toute opacité ou toute différence de la rougeur de chaque rétine.
  • L'absence de reflet rétinien ou des anomalies de ce reflet justifient une consultation avec un ophtalmologiste.
  • On vérifie le reflet cornéen pour déceler une déviation oculaire (strabisme) ; en cas d'anomalie, une consultation avec un ophtalmologiste s'impose (voir « Tests de dépistage du strabisme » ci-dessous).

De 6 à 12 mois

  • On répète les examens précédents.
  • On vérifie de nouveau si l'alignement oculaire est normal, au moyen du test de l'écran. En cas d'anomalie (voir « Tests de dépistage du strabisme » ci-dessous); une consultation avec un ophtalmologiste s'impose.
  • On observe la fixation et la poursuite.

De 3 à 5 ans

  • On procède aux mêmes examens que pour les enfants de 6 à 12 mois.
  • On évalue l'acuité visuelle (voir « Test d'acuité visuelle » ci-dessus).

De 6 à 18 ans

  • On procède aux mêmes examens que pour les enfants de 6 à 12 mois.
  • On réévalue l'acuité visuelle tous les deux ans, jusqu'à l'âge de 10 ans et par la suite, tous les trois ans (voir « Test d'acuité visuelle » ci-dessous).
Autres techniques de dépistage suggérées

De la naissance à 4 mois (vision de près)

Observez l'enfant et assurez-vous qu'il :

  • Regarde le visage (de l'examinateur ou de sa mère) situé dans son champ visuel.
  • Suit un objet ou une lumière situés sur la ligne médiane.
  • Suit un objet ou une lumière situés au-delà de la ligne médiane.
  • Suit un objet ou une lumière sur un angle de 180 degrés
  • Agrippe un hochet ou un objet qui l'intéresse qu'on lui présente.
  • Tente d'atteindre un objet situé dans son champ visuel.
Tests de dépistage du strabisme

Marche à suivre pour le test du reflet cornéen

  1. Assoyez l'enfant de manière à ce que ses yeux soient à la hauteur des vôtres.
  2. Tenez une source lumineuse (lampe-stylo) à une distance de 13 pouces (32 cm) de l'enfant, devant votre nez.
  3. Demandez à l'enfant de fixer la lumière (s'il est en âge de comprendre) et de suivre vos instructions.
  4. Observez où la lumière se réfléchit sur l'oeil; elle devrait être au centre de la pupille ou légèrement plus près du nez par rapport au centre de la pupille.

Réponse :

  • Normale : les deux yeux sont symétriques, de même que les reflets sur les deux cornées; en général, le reflet lumineux est situé légèrement plus près du nez par rapport au centre de la pupille.
  • Anormale : les yeux ne sont pas symétriques, les reflets cornéens non plus : ils sont situés sur deux zones distinctes de la cornée; ce qui peut être l'indice d'un strabisme

Si la réponse est anormale, vérifiez s'il s'agit vraiment de strabisme au moyen du test de l'écran afin d'évaluer de façon plus approfondie le strabisme.

Marche à suivre pour le test de l'écran

Ne faites ce test que si l'enfant peut coopérer.

  1. Couvrez un oeil à l'aide d'un objet opaque (vous disposez peut-être d'un instrument de plastique en forme de cuillère conçu a cette fin; sinon, improvisez).
  2. Demandez à l'enfant de fixer une source lumineuse (placée devant lui) avec son oeil découvert ou amenez-le à le faire pendant 2 ou 3 secondes.
  3. Découvrez rapidement l'oeil et observez sa position et tout changement de position de l'oeil découvert.
  4. Répétez les étapes 1, 2 et 3 pour l'autre oeil.

Réactions :

  • Normale : les deux yeux ont une position symétrique, qui ne change pas qu'ils soient recouverts ou découverts.
  • Anormale : l'oeil recouvert va dévier et peut-être s'aligner à nouveau lorsqu'il sera découvert, et/ou l'oeil qui n'est pas recouvert se déplace vers l'intérieur ou l'extérieur pour se fixer sur la lumière; dans certains cas plus frappants, l'oeil demeure dévié ou semble toujours l'être.

Pour plus d'explications, voir « Strabisme » dans le chapitre « Ophtalmologie ».

Orientation vers d'autres ressources médicales

Les enfants dont les réponses au test du reflet cornéen et au test de l'écran sont anormales doivent être examinés par un médecin le plus tôt possible. Il peut s'avérer nécessaire de diriger l'enfant vers un ophtalmologiste.

Test d'acuité visuelle

De 3 à 5 ans

Si l'enfant est en mesure de comprendre les instructions, utilisez le tableau de « E » aléatoires de Snellen ou le test de reconnaissance d'images d'Allen. Il est préférable d'administrer le test dans la langue de l'enfant. Chaque oeil doit être testé individuellement, puis ensemble. Tout enfant dont l'acuité visuelle est inférieure à 20/20 (oeil gauche ou droit) ou chez lequel un écart de vision de deux lignes entre les yeux a été constaté (même si l'acuité visuelle de chacun des yeux est satisfaisante) doit être adressé à un optométriste.

De 6 à 18 ans

Si l'enfant connaît l'alphabet, utilisez l'échelle de lettres de Snellen. Sinon, utilisez le test de reconnaissance d'images d'Allen ou le tableau de « E » aléatoires de Snellen. Chaque oeil doit être testé individuellement, puis ensemble. Après l'âge de 5 ans, tout enfant dont l'acuité visuelle est inférieure à 20/20 (oeil gauche ou droit) doit être examiné par un optométriste.

Pour plus de précisions, voir « Soins de la vue en pédiatrie ».

Cas où le dépistage est inutile

Urine

Les analyses d'urine courantes ne sont pas recommandées chez les enfants asymptomatiques.

Scoliose

On connaît peu l'histoire naturelle de la scoliose et l'efficacité des traitements reste à déterminer. Le test de dépistage n'est ni très sensible ni précis. Toute anomalie au niveau de la posture, de la symétrie ou de la courbure de la colonne vertébrale signalée par l'enfant, ses parents ou la personne qui s'occupe de l'enfant, devrait être signalée à un médecin pour qu'il procède à une évaluation.

Examinez la colonne vertébrale des enfants de plus de 8 ans qui consultent pour une autre raisonNote de bas de page 26.

Évaluation préscolaire

Il est important que tous les enfants d'âge préscolaire subissent une évaluation complète en prévision de leur entrée à l'école. Le but de cette évaluation est de s'assurer que l'enfant est bien prêt à entrer à l'école ainsi que de déceler et de corriger tout problème de santé qui pourrait nuire à son rendement scolaire.

En général, on procède à cette évaluation entre l'âge de 3 et 5 ans, avant que l'enfant n'entre à la maternelle.

Il vaut mieux organiser une ou plusieurs cliniques spéciales, au printemps de chaque année, afin de procéder à l'évaluation de tous les enfants de la collectivité qui sont en âge de commencer l'école. Cette mesure laisse du temps pour orienter l'enfant vers les services nécessaires, avant la rentrée des classes, à l'automne.

Composantes de l'évaluation préscolaire

Il importe qu'un parent ou que la personne qui s'occupe de l'enfant accompagne ce dernier lors de la consultation préscolaire.

  • - Examen des antécédents médicaux personnels de l'enfant, de même que des antécédents familiaux
  • - Examen de l'état de santé actuel

Bref examen physique

  • - Yeux, oreilles, nez, gorge et dents
  • - Appareil respiratoire
  • - Présence d'un souffle cardiaque
  • - Abdomen
  • - Organes génitaux
  • - Appareil locomoteur
  • Retard de croissance : mesurez et pesez l'enfant, calculez son IMC et inscrivez l'information sur le graphique de croissance (voir « Mesure de la croissance »)
  • Troubles de la vue : tableau de « E » aléatoires de Snellen ou tableau de reconnaissance d'images d'Allen (voir « Dépistage des troubles de la vue »)
  • Surdité (voir « Dépistage de la surdité »)
  • Troubles du langage : évaluation générale de l'articulation des mots
  • Dépistage des troubles du comportement (voir « Dépistage des troubles du comportement »)
  • Hémoglobinopathies : la mesure du taux d'hémoglobine et l'analyse d'urine devraient être réservées aux enfants dont les antécédents médicaux indiquent un problème passé ou persistant, telle une anémie ou une infection urinaire. (voir « Dépistage des hémoglobinopathies »)
  • Tension artérielle
  • Évaluation de l'état vaccinal : obtenir les consentements requis et administrer les vaccins conformément au calendrier prévu (voir « Vaccination »)
  • Déterminants de la santé (sociaux, socio-économiques, physiques et environnementaux)
  • Mode de vie sain (nutrition, activité physique, sommeil, repos, jeu et sécurité)
  • Bien-être sur le plan affectif et social (relations familiales; sentiment d'appartenance à l'école, dans la collectivité et au sein de sa propre culture; estime de soi, amitiés et adaptation à l'école)

Conseils d'ordre préventif et counsellingNote de bas de page 28,Note de bas de page 29

  • Alimentation diversifiée (p. ex. fibres provenant de céréales, fruits, légumes et eau, plutôt que des collations sucrées et riches en gras ou des boissons à teneur élevée en sucre)
  • Activité physique : encouragez les parents à être des modèles positifs
  • Soins dentaires, y compris un supplément fluoré, le cas échéant (voir « Suppléments vitaminiques et minéraux » dans le chapitre « Nutrition »).
  • Recommandez que l'on stimule les capacités intellectuelles de l'enfant (offrir des livres, susciter le goût de la lecture, etc.).
  • Donnez des conseils d'ordre préventif concernant les stades de développement (p. ex. il faut donner aux enfants l'occasion de se servir de leurs habiletés motrices fines et globales [lorsqu'ils jouent, font l'apprentissage de la propreté, mangent, s'habillent], les encourager à nommer leurs sentiments, les aider à développer leurs aptitudes sociales, respecter le rituel du coucher dont ils ont besoin). Voir « Etapes importantes du developement » dans le chapitre intitulé « Évaluation de la santé des enfants ».
  • Donnez des renseignements sur les ressources disponibles pour les enfants d'âge scolaire (soins dentaires, audiologie, optométrie, orthophonie, etc.).
  • Gardez-vous quelques minutes pour discuter des résultats de l'évaluation avec les parents ou la personne qui s'occupe de l'enfant et pour les laisser exprimer leurs inquiétudes ou poser des questions.
  • Entamez des démarches pour orienter l'enfant vers les professionnels de la santé ou les organismes pouvant répondre aux problèmes de santé détectés (avec l'approbation et le consentement des parents).
  • Informez les parents ou la personne qui s'occupe de l'enfant qu'il faut aviser l'école de tout problème de santé pouvant se répercuter sur la fréquentation et le rendement scolaire de l'enfant.

Information complémentaire

Voir « Santé des adolescents » pour des aspects précis des soins préventifs chez les adolescents.

Sources

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Livres et monographies

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Articles scientifiques et lignes directrices sur Internet

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Comité consultatif national de l'immunisation. (2009).  Déclarations.

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