Comité permanent du Bureau de régie interne : 12 mars 2026
Services d’interprétation
Date : 12 mars 2026, 11 h 30 à 12 h 30
Lieu : En présentiel
En présence : L’honorable Joël Lightbound, Ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement
Sur cette page
- Points généraux
- Documents pertinents
- Aperçu des services d’interprétation parlementaires
- Capacité en interprétation pour soutenir les activités parlementaires
- Processus d’approvisionnement des services d’interprétation en langues officielles et nouvelle offre à commandes
- Processus d’accréditation
- Conditions de travail des fournisseurs de services d’interprétation et santé et sécurité
- Assurance de la qualité et normes de services
- Aperçu de l’interprétation au Canada
- Gestion des risques
- Relève et engagement continu
- Services linguistiques assistés par la machine GCtraduction
- Situation financière des établissements d’enseignement postsecondaire dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire
- Autres
Points généraux
1. Déclaration préliminaire
L’honorable Joël Lightbound
Ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement
Le Bureau de Régie Interne (BOIE)
Le 12 mars 2026
11 h 30
Ottawa, ON
680 mots
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Bureau,
Je vous remercie de m’avoir invité à comparaître devant vous aujourd’hui. J’apprécie l’occasion de faire le point sur les services d’interprétation offerts à l’appui des activités parlementaires.
Avant de commencer, j’aimerais souligner que nous sommes réunis aujourd’hui sur le territoire traditionnel non cédé du peuple Algonquin Anishinaabe. J’en profite aussi pour saluer et remercier nos interprètes qui sont en cabine aujourd’hui, [LE BUREAU FOURNIRA LES NOMS].
Monsieur le Président, l’interprétation est essentielle au bon fonctionnement du Parlement et à l’exercice plein et entier des droits des parlementaires dans les deux langues officielles.
Assurer la continuité, la qualité et la fiabilité de ces services est une responsabilité que le gouvernement du Canada, par l’entremise de Services publics et Approvisionnement Canada et du Bureau de la traduction, prend très au sérieux.
La demande pour les services d’interprétation est en croissance au Canada, tant au Parlement que dans l’ensemble des institutions publiques. Parallèlement, l’interprétation simultanée à distance s’impose rapidement comme un mode de prestation important sur le marché, ici comme à l’international.
Dans ce contexte, il est essentiel que nous travaillions en collaboration étroite avec l’Administration de la Chambre des communes, l’Administration du Sénat et les parlementaires. L’adaptation des services d’interprétation à cette réalité en évolution ne peut se faire qu’en reconnaissant collectivement les réalités opérationnelles, techniques et humaines qui caractérisent ce secteur.
Au cours des dernières années, le Bureau de la traduction a mis en œuvre plusieurs mesures pour répondre à ce contexte :
- le renforcement des protections en matière de santé et de sécurité
- une gouvernance et une transparence accrues du processus d’accréditation
- des investissements dans la relève et dans la capacité future
- et la modernisation des outils d’approvisionnement
En ce qui concerne ce dernier point : le Ministère a lancé, en octobre, une nouvelle demande d’offres à commandes pour des services d’interprétation en langues officielles pour le Parlement et d’autres événements de grande envergure. Il s’agit d’une nouvelle approche, plus efficace. Nous prévoyons qu’elle simplifiera les processus et améliorera la vitesse de réaction de toutes les parties concernées.
L’un des principaux avantages de cette approche est sa capacité d’intégrer de nouveaux fournisseurs au fil du temps, grâce à des périodes de renouvellement planifiées. Cette option n’était pas offerte avec le précédent modèle de contrat axé sur les tâches.
Le Bureau de la traduction dispose aujourd’hui d’un bassin de 41 interprètes pigistes grâce aux nouvelles offres à commandes. Comme par le passé, il peut aussi utiliser d’autres moyens contractuels pour faire appel à davantage d’interprètes pigistes accrédités pour répondre aux besoins du Parlement.
Notre objectif est de répondre au besoin croissant de services d’interprétation de qualité partout au Canada, sans interruption ni compromis.
Je tiens également à réaffirmer que le Parlement demeure la priorité absolue. Le Bureau de la traduction continue d’agir pour répondre aux besoins parlementaires, en travaillant étroitement avec l’Administration de la Chambre des communes pour gérer, de manière rigoureuse et réaliste, les aspects techniques et les besoins en interprétation.
Enfin, l’accréditation des interprètes demeure la principale garantie de qualité. Oui, il y a eu des ajustements au processus d’accréditation, mais l’examen continue d’être administré conformément aux mêmes normes strictes qui font sa crédibilité depuis longtemps.
La seule nouveauté, c’est l’ajout d’un regard externe et indépendant, issu de la communauté hautement respectée des interprètes de conférence, afin de renforcer la transparence et de soutenir l’amélioration continue.
Mais laissez-moi le dire très clairement : les décisions finales concernant la réussite ou l’échec d’un candidat à l’examen demeurent exclusivement du ressort du Bureau de la traduction. Le niveau de compétence attendu reste inchangé.
Monsieur le Président, mes collègues et moi sommes ici aujourd’hui pour vous présenter la situation de façon claire, expliquer la logique qui sous-tend les changements récents et répondre à vos questions. Nous demeurons pleinement engagés à travailler en collaboration avec la Chambre des communes, le Sénat et les parlementaires pour adapter les services d’interprétation aux réalités actuelles et futures.
Je vous remercie, Monsieur le Président. Je serai heureux de répondre aux questions des membres du Bureau.
Documents pertinents
2. Aperçu des services d’interprétation parlementaires
Objet
Le Bureau de la traduction offre des services d’interprétation au Parlement afin de garantir le bon fonctionnement des travaux de la Chambre des communes, du Sénat et de leurs comités respectifs.
Faits saillants
- Le Bureau de la traduction a reçu près de 49 millions de dollars en 2025 à 2026 afin d’offrir des services en interprétation et en traduction au Parlement
- Le Bureau de la traduction peut compter sur un bassin de 99 interprètes accrédités (soit 58 employés et 41 ressources de fournisseurs de services d’interprétation en vertu d’une offre à commandes) pour servir le Parlement, et peut faire appel à d’autres interprètes dans le secteur privé lorsque nécessaire
- Le Bureau de la traduction a recours à des fournisseurs de services d’interprétation pour environ 40 % de la demande d’interprétation en langues officielles au Parlement (exceptionnellement, 24 % dans l’année en cours dû à la prorogation et aux élections fédérales)
- Au cours de l’exercice 2024 à 2025, le Bureau de la traduction a fourni 20 000 heures d’interprétation en langues officielles au Parlement
- En 2025 à 2026, le Bureau de la traduction a fourni jusqu’à présent 13 500 heures d’interprétation en langues officielle au Parlement (dû à la prorogation et aux élections)
- Dans le Budget 2024, le gouvernement a alloué au Bureau de la traduction un financement supplémentaire de 31,9 millions de dollars sur 5 ans (9,6 en 2024 à 25, 9,7 et 2025 à 26, 4,5 en 2026 à 27, 4,3 en 2027 à 28 et 3,8 en 2028 à 29) ainsi qu’un financement récurrent de 3 millions de dollars par année, qui servent à maintenir la capacité et à absorber les coûts liés aux études en audiologie, à la diminution des heures de travail des interprètes lors des rencontres virtuelles et hybrides, et à la hausse des tarifs des fournisseurs
Messages clés
- Le Bureau de la traduction de Services publics et Approvisionnement Canada est soucieux de fournir au Parlement des services d’interprétation de grande qualité qui soutiennent la dualité linguistique du Canada et répondent aux attentes des parlementaires et de la population canadienne
- C’est l’Administration de la Chambre des communes qui est responsable du soutien technique pour la prestation des services d’interprétation
Contexte
En vertu de la Loi sur le Bureau de la traduction, le Bureau de la traduction a pour mission de servir les ministères et autres organismes institués par une loi fédérale ou par un décret en conseil, ainsi que les deux Chambres du Parlement, pour tout ce qui concerne la traduction et la révision de leurs documents : notamment rapports, débats, projets de loi, lois, procès-verbaux ou comptes rendus, et correspondance, ainsi que l’interprétation, l’interprétation gestuelle et la terminologie.
Conformément au Règlement sur le Bureau des traductions, le Bureau de la traduction doit donner la priorité à la traduction des documents parlementaires et à l’interprétation des séances des deux Chambres du Parlement ainsi que de leurs comités.
Le Bureau de la traduction est le fournisseur exclusif de la Chambre des communes et du Sénat, en vertu d’ententes de partenariat quinquennales. Pour leur part, les ministères peuvent retenir les services de fournisseurs du secteur privé pour répondre à leurs besoins en matière de traduction et d’interprétation.
L’entente de partenariat entre le Bureau de la traduction et l’Administration de la Chambre des communes était en vigueur du 1er avril 2020 au 31 mars 2025. Elle a été prolongée jusqu’au 30 avril 2026, et devrait être renouvelée pour une période de 5 ans d’ici cette échéance.
L’entente prévoit que le Bureau de la traduction doit répondre aux besoins en matière d’interprétation du Parlement selon l’ordre de priorité suivant :
- Séances de la Chambre des communes
- Comités de la Chambre des communes
- Caucus nationaux
- Caucus de parti
- Affaires interparlementaires et visites de dignitaires étrangers
- conférences de presse et séances d'information données à l’Édifice national de la presse dans le cadre des fonctions d'un député
- activités de l'Administration de la Chambre des communes
L’entente couvre l’interprétation en langues officielles ainsi que dans les autres langues pour lesquelles le Bureau de la traduction a des interprètes (employés et/ou fournisseurs) accrédités. Dans le cas des langues autochtones, elle prévoit que le Bureau de la traduction s’efforce de trouver des ressources adéquates, mais qu’il peut lui être impossible d’y parvenir à l’occasion.
Aux termes de l’entente de partenariat, l’Administration de la Chambre des communes a la responsabilité de fournir le soutien technique nécessaire à l’interprétation, ce qui comprend le matériel nécessaire et la présence sur place d’un technicien en audiovisuel.
L’entente prévoit des obligations pour le Bureau de la traduction afin de garantir la qualité de l’interprétation, à savoir le recours exclusif à des interprètes professionnels accrédités, le respect des normes reconnues de la profession, et la mise en place de mesures d’assurance de la qualité à chaque étape des processus de travail.
Contrairement aux services fournis aux ministères, lesquels sont offerts à recouvrement des coûts, les services que le Bureau de la traduction offre au Parlement sont financés depuis 2008 à 2009 au moyen d’une affectation à but spécial annuelle couvrant la traduction, l’interprétation et le sous-titrage codé. Pour 2025 à 2026, ce budget s’élevait à près de 49 millions de dollars.
Ces fonds additionnels continuent d’être affectés exclusivement aux dépenses de fonctionnement, et sert à absorber les coûts liés :
- aux mesures de protection des interprètes (études en audiologie, diminution des heures d’interprétation)
- à la hausse du tarif journalier des fournisseurs (près de 70 % de 2019 à 2025)
- à la réduction de la capacité puisque tous les interprètes ont passé de 6 heures à 4 heures d’interprétation en mode hybride
- afin d’éviter les déficits dans les années à venir, le Bureau de la traduction examine des options, y compris la revue de ses ententes avec la Chambre des communes et le Sénat, ainsi que l’augmentation de sa productivité grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle
Il est important de rappeler qu’à l’exception du Parlement, les organisations fédérales sont libres de faire affaire avec le secteur privé plutôt qu’avec le Bureau de la traduction. Les Comptes publics montrent d’ailleurs une croissance du recours au secteur privé en interprétation : de 2020 à 2021 à 2024 à 2025, les dépenses des ministères à cet égard sont passées de 7,6 à 28,6 millions de dollars. Le Bureau ne peut garantir la qualité de ces services.
3. Capacité en interprétation pour soutenir les activités parlementaires
Objet
Afin de répondre aux besoins en services d’interprétation du Parlement, le Bureau de la traduction doit compter sur un important effectif d’interprètes qualifiés (employés et fournisseurs) pour composer avec les enjeux découlant d’une demande élevée, de la pénurie d’interprètes et de l’évolution technologique.
Faits saillants
- Depuis l’entrée en vigueur du nouvel outil d’approvisionnement en janvier 2026, le Bureau dispose de 41 ressources de fournisseurs de services d’interprétation (39 fournisseurs) en vertu d’une offre à commandes pour offrir le service d’interprétation au Parlement (comparativement à 75 ressources en vertu d’un contrat ouvert auparavant)
- Au-delà de son outil d’approvisionnement principal, le Bureau de la traduction a toujours utilisé d’autres moyens pour répondre aux besoins d’interprétation
- d’avril 2023 à la fin de 2025, en plus des quelque 19 millions de dollars versés à ses fournisseurs dans le cadre de l’ancien outil principal, le Bureau a dépensé plus de 3 millions de dollars en contrats ponctuels avec d’autres fournisseurs
- En 2024 à 2025, le Bureau a offert 20 000 heures d’interprétation en langues officielles au Parlement, dont 12 000 heures à la Chambre des communes
- Depuis avril 2025, le Bureau a embauché 8 nouveaux employés afin d’augmenter sa capacité interne en interprétation
- ces nouveaux employés contribuent à atténuer l’impact associé à 4 départs
Messages clés
- Le nombre d’interprètes de conférence a toujours été limité au Canada et dans le monde, et la pénurie actuelle est de nature structurelle
- Le Bureau de la traduction dispose d’une capacité suffisante pour interpréter les délibérations des deux chambres et de leurs comités permanents, comme le prévoit son mandat
- Le Bureau de la traduction travaille avec les administrations de la Chambre et du Sénat pour répartir les ressources existantes en fonction de leurs priorités et couvrir le plus grand nombre d’autres activités parlementaires
- Conformément au Règlement sur le Bureau des traductions, lorsque les ressources sont insuffisantes pour répondre à tous les besoins de l’appareil gouvernemental, le Bureau de la traduction donne la priorité aux besoins du Parlement
- Le Bureau de la traduction fait tout en son pouvoir pour accroître sa capacité, et travaille notamment en étroite collaboration avec le secteur langagier canadien pour soutenir et élargir l’enseignement de l’interprétation
Si l’on insiste sur l’interprétation à distance :
- à la demande de la Chambre des communes, le Bureau de la traduction a développé une offre de service d’interprétation à distance, qui augmente la capacité en permettant l’accès à plus de ressources, notamment celle hors de la région de la capitale nationale, et diminue les frais de déplacement
- les fournisseurs qui offrent les services à distance sont accrédités par le Bureau de la traduction et peuvent être appelés à offrir des services en personne au Parlement, conformément aux conditions de leur contrat respectif
- l’interprétation à distance est encadrée par des normes strictes afin d’assurer la qualité, la sécurité et la fluidité
- une capacité technique, qui relève de l’Administration de la Chambre des communes, est aussi requise pour que l’interprétation à distance soit offerte de manière adéquate
Si l’on insiste sur l’aide qui peut être offerte par l’intelligence artificielle pour l’interprétation :
- le Bureau de la traduction évalue comment l’intelligence artificielle peut faciliter la préparation, améliorer la qualité audio et aider les interprètes en temps réel, dans le contexte parlementaire et gouvernemental canadien
- le Bureau de la traduction reconnaît les limites de l’automatisation, cependant il demeure à l’affût des avancées technologiques dans le domaine de l’interprétation afin de comprendre son évolution et d’adapter ses services selon les besoins des clients
Contexte
Depuis de nombreuses années, une pénurie d’interprètes de conférence au Canada et partout dans le monde limite la capacité d’interprétation du Bureau de la traduction.
Les incidents de santé et sécurité au travail survenus lors du passage au virtuel occasionné par la pandémie ont également perturbé la capacité. La durée de travail des interprètes employés demeure réduite par mesure de protection lors des rencontres virtuelles et hybrides (4 heures, par rapport à 6 heures en présentiel). À leur discrétion, les fournisseurs de services d’interprétation peuvent choisir de travailler au-delà de ces limites.
Des réunions tripartites ont lieu régulièrement entre les gestionnaires du Bureau de la traduction et les administrations de la Chambre des communes et du Sénat pour discuter des enjeux communs, notamment de la capacité d’interprétation et de la répartition des ressources existantes entre le Sénat, la Chambre des communes et la Bibliothèque du Parlement en fonction de leurs priorités. Le Bureau de la traduction fait preuve d’une grande souplesse afin de répondre aux demandes de dernière minute et aux imprévus. Il dispose d’une équipe d’interprètes en attente, prêts à remplacer rapidement des collègues au besoin.
Le Bureau de la traduction poursuit son étroite collaboration avec l’Administration de la Chambre afin d’offrir un service d’interprétation à distance pour un maximum de 8 séances par semaine.
Par ailleurs, le Bureau de la traduction prend de nombreuses mesures concrètes pour renforcer sa capacité :
- partenariats avec des universités pour appuyer les programmes d’interprétation, y compris pour la création de 2 nouveaux programmes
- prêt d’interprètes employés pour enseigner aux l’universités
- offre de stages et d’occasions d’apprentissage
- création d’un programme de bourses d’études et de soutien aux universités
- organisation d’ateliers de préparation à l’examen d’accréditation à l’intention des candidats externes
- collaboration avec les acteurs de l’industrie canadienne de la langue à des initiatives visant à promouvoir la profession d’interprète
4. Processus d’approvisionnement des services d’interprétation en langues officielles et nouvelle offre à commandes
Objet
En 2025, en collaboration avec la Direction générale de l’approvisionnement, le Bureau de la traduction a modifié son outil d’approvisionnement. Les nouvelles offres à commandes sont entrées en vigueur en janvier 2026.
Faits saillants
- Le Bureau de la traduction a recours à des fournisseurs pour environ 40 % de la demande d’interprétation en langues officielles au Parlement (exceptionnellement, seulement 24 % dans l’année en cours dû à la prorogation et aux élections fédérales)
- les tarifs exigés par les fournisseurs ont connu une importante augmentation des coûts de près de 70 %, passant d’environ 800 $ pour une journée d’interprétation de 6 heures en 2019, à environ 1 353 $ pour une journée de 4 heures en 2025 à quoi s’ajoutait une prime de 25 % lorsque la rencontre est diffusée
- Dans le cadre de la demande d’offres à commandes, 39 offres ont été accordées, pour un total de 41 ressources de services d’interprétation disponibles en vertu d’une offre à commandes à partir de janvier 2026 afin de servir le Parlement, comparativement à 75 ressources disponibles en vertu d’un contrat ouvert en 2025
- Le tarif médian demandé par les fournisseurs a augmenté de 3,5 % dans le cadre du nouvel outil d’approvisionnement entré en vigueur en janvier 2026, par rapport au tarif médian de 2025
- Au-delà de son outil d’approvisionnement principal, le Bureau de la traduction a toujours utilisé d’autres moyens pour répondre aux besoins d’interprétation
- d’avril 2023 à la fin de 2025, en plus des quelques 19 millions de dollars versés à ses fournisseurs dans le cadre de l’ancien outil principal, le Bureau a dépensé plus de 3 millions de dollars en contrats ponctuels avec d’autres fournisseurs
Messages clés
- À l’automne 2025 et au début de janvier 2026, Services publics et Approvisionnement Canada a lancé une demande d’offres à commandes pour les services d’interprétation en langues officielles, suivant des processus d’acquisition bien établis
- La demande d’offre à commandes avait pour but d’offrir une plus grande flexibilité, notamment lors de la prolongation d’événements, de diminuer le fardeau administratif et de réduire les coûts tout en s’arrimant davantage aux normes de l’industrie
- La demande d’offre à commandes permet désormais aux fournisseurs d’ajouter, à tout moment, des ressources accrédités à leur offre, ce qui permet d’augmenter de façon ponctuelle la capacité
Si l’on insiste à propos des rapports du Bureau de l’ombud de l’approvisionnement :
- Services publics et Approvisionnement Canada prend très au sérieux ses responsabilités liées à la gestion des contrats de services d’interprétation et prend acte des conclusions formulées par l’ombud de l’approvisionnement
- Après que le problème a été identifié en avril 2025, Services publics et Approvisionnement Canada a mené sans tarder un examen interne. En juin 2025, il a reconnu l'existence d'une irrégularité dans l'attribution du travail
- Services publics et Approvisionnement Canada poursuit son enquête sur les circonstances et les facteurs à l'origine de cette situation
- des mesures ont déjà été mises en place pour garantir le respect des clauses contractuelles, notamment la centralisation de l'attribution du travail sous une seule autorité capable d’assurer une meilleure surveillance
- le Bureau de la traduction met par ailleurs en œuvre d'autres mesures, notamment une meilleure formation des employés, des directives internes plus claires et de meilleures pratiques de tenue des dossiers
- Services publics et Approvisionnement Canada se penche actuellement sur les prochaines étapes pour donner suite aux recommandations de l’ombud de l’approvisionnement
Si l’on insiste à propos de l’impact du choix du plus bas soumissionnaire sur la qualité de l’interprétation :
- la qualité de l’interprétation est assurée non pas par le prix demandé, mais plutôt par un processus d’accréditation obligatoire des fournisseurs, ainsi que d’autres exigences, et par un processus de gestion continue du rendement qualitatif des fournisseurs
Si l’on insiste à propos de l’impact des nouvelles offres à commandes sur la santé et la sécurité des fournisseurs :
- la santé et la sécurité au travail sont des priorités absolues pour le Bureau de la traduction
- le Bureau de la traduction applique en continu des mesures de protection fondées sur les progrès technologiques et la recherche en audiologie et en acoustique pour tous les interprètes, qu’ils soient employés ou fournisseurs
- de 2020 à 2024, le nombre d’incidents acoustiques a diminué d'environ 75 % grâce aux mesures mises en place par le Bureau de la traduction
- les offres à commandes comprennent des dispositions en matière de santé et de sécurité similaires à celles des contrats antérieurs
Contexte
En vue de remplacer les contrats qui venaient à échéance le 31 décembre 2025, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a lancé à la fin juin 2025 un processus de demande de renseignements qui s’est clôturé le 8 août 2025. Près de 50 fournisseurs ont soumis des commentaires qui ont été pris en compte dans la préparation du nouvel outil d’approvisionnement : une demande d’offres à commandes.
La demande d’offre à commandes a été affichée le 24 octobre 2025, avec une première date de clôture fixée au 24 novembre 2025 pour les interprètes qui détiennent déjà une accréditation avec le Bureau de la traduction. Trente-quatre soumissionnaires ont été retenus, pour un total de 36 ressources de services d’interprétation disponibles. Une deuxième phase a eu lieu du 24 décembre 2025 au 16 janvier 2026 afin de permettre aux candidats ayant réussi le dernier examen d’accréditation de déposer leur offre. Cinq nouveaux soumissionnaires ont été retenus, portant le total à 41 ressources de services d’interprétation disponibles.
Entre juin et août 2025, le Bureau de l’ombud de l’approvisionnement (BOA) a reçu des plaintes écrites de 4 fournisseurs canadiens concernant l’administration de leurs contrats distincts attribués par SPAC pour la « prestation de services d’interprétation parlementaire et de conférences ». Le BOA a traité chaque plainte dans un rapport distinct. Les 4 rapports du BOA portent essentiellement sur l’attribution du travail, et l’un d’entre eux traite également des préoccupations liées au temps de déplacement. D’autres aspects ont aussi été soulevés, tels que l’utilisation de la plateforme AchatsCanada (Ariba) et la mauvaise foi du ministère quant à l’administration du contrat. Les sommaires des 4 rapports d’examen des plaintes ont été publiés dans le site Web du BOA entre le 12 janvier et le 23 février 2026. SPAC s’est engagé à communiquer les résultats de son examen des conclusions des rapports au BOA.
5. Processus d’accréditation
Objet
Le Bureau de la traduction détient un processus d’accréditation rigoureux en place afin d'assurer des services en interprétation de haute qualité au Parlement.
Faits saillants
- Au cours des 5 dernières années, 332 candidats ont passé l’examen d’accréditation du Bureau de la traduction et 44 ont réussi
- L’examen d’accréditation de novembre 2025 a été mené selon les mêmes critères rigoureux et attendus que les années précédentes
- En moyenne, 47 candidats passent l’examen d’accréditation chaque fois qu’il y en a un. Le 7 novembre 2025, 60 interprètes ont passé l’examen d’accréditation et 10 ont réussi
- Deux experts indépendants ont été ajoutés au processus (1 externe reconnu internationalement et 1 cadre accrédité du Bureau)
Messages clés
- Seuls les fournisseurs pleinement accrédités peuvent interpréter au Parlement
- L’accréditation du Bureau de la traduction est un gage de compétence et de qualité
- Le processus d’accréditation est strict, professionnel et entièrement administré par le Bureau de la traduction
- La participation d’experts indépendants en novembre 2025 visait à renforcer l’intégrité et la transparence, dans un souci d’amélioration continue
Si l’on insiste sur l’intégrité et l’impartialité du processus :
- la décision finale sur la réussite ou l’échec à l’examen relève exclusivement du Bureau de la traduction, et ce sera toujours le cas
- les critères de notation, le fonctionnement de l’examen et les seuils de réussite n’ont pas été modifiés
- le recours à des experts externes est une pratique utilisée par des organes d’accréditation partout dans le monde pour renforcer la crédibilité et la transparence des évaluations
Si l’on insiste sur la qualité :
- le Bureau de la traduction explore activement des moyens d’améliorer son processus d’accréditation sans faire entorse aux normes ni à la qualité, qui n’est pas négociable
Contexte
Depuis plus de 30 ans, le Bureau de la traduction s’appuie sur son examen d’accréditation rigoureux, qu’il gère lui-même, afin de veiller à ce que seuls des professionnels répondant à des normes strictes soient mis au service des parlementaires du Canada.
Le Bureau de la traduction explore activement des moyens d’améliorer le processus sans faire entorse aux normes ni à la qualité, qui n’est pas négociable. Pour son examen de novembre 2025, en plus de son jury habituel, le Bureau a invité 2 experts indépendants à porter un regard extérieur sur les évaluations :
- [Caviardé]
- [Caviardé]
Le Bureau de la traduction demeure engagé à garantir son impartialité dans tous ses processus opérationnels incluant l’évaluation des interprètes, et ce, dans un souci d’amélioration continue. De nombreuses institutions de renommée mondiale font de même, et certaines ont déjà fait appel à des interprètes employés du Bureau à titre d’experts externes. Cette démarche visait à protéger la qualité, et non à l’affaiblir. L’examen n’a pas été plus facile, et le taux de réussite de novembre 2025 est comparable aux taux d’examens antérieurs : 10 candidats ont réussi sur un total de 60.
En 2024, le Bureau de la traduction a envisagé de lancer une accréditation de « niveau d’entrée » afin de conclure des contrats avec des interprètes du secteur privé qui n’ont pas réussi l’examen d’accréditation, mais qui ont démontré des aptitudes suffisantes pour les conférences à faible visibilité et non parlementaires. Le projet n’est pas allé de l’avant, mais le Bureau souhaite toujours améliorer son programme d’accréditation afin de mieux couvrir les besoins liés à ces conférences. Le Bureau a notamment consulté ses homologues internationaux qui ont élaboré différents niveaux de certification selon le degré de spécialisation approprié. Un outil d’approvisionnement distinct sera par ailleurs mis en place pour ces conférences.
6. Conditions de travail des fournisseurs de services d’interprétation et santé et sécurité
Objet
Le Bureau de la traduction joue un rôle crucial dans l’exercice de la démocratie canadienne grâce à la prestation de services d’interprétation. Depuis quelques années, la pénurie mondiale d’interprètes de conférence ainsi que les incidents de santé et sécurité liés à la qualité du son ont compromis sa capacité d’offrir des services d’interprétation au Parlement.
Faits saillants
- Le Bureau de la traduction peut compter sur un bassin de 99 interprètes accrédités (58 employés et 41 ressources de fournisseurs de services d’interprétation (39 fournisseurs) en vertu d’une offre à commandes) pour servir le Parlement, et peut faire appel à d’autres interprètes dans le secteur privé lorsque nécessaire
- De 2020 à 2024, le nombre d’incidents acoustiques a diminué d’environ de 75 % grâce à la mise en place de mesures techniques, organisationnelles et comportementales visant à protéger l’ouïe des interprètes
- Les tarifs exigés par les fournisseurs ont connu une importante augmentation des coûts de près de 70 %, passant d’environ 800 $ pour une journée d’interprétation de 6 h en 2019, à environ 1 353 $ pour une journée de 4 h en 2025
Messages clés
- Les conditions de travail des interprètes continuent de s’améliorer grâce aux efforts soutenus du Bureau de la traduction et de ses partenaires parlementaires
- Seuls des fournisseurs ayant obtenu l’accréditation du Bureau de la traduction peuvent interpréter au Parlement
- Le Bureau de la traduction met en œuvre des mesures concrètes pour limiter les incidents liés au son tout en offrant des services d’interprétation fiables au Parlement
- La hausse des tarifs reflète la pénurie mondiale de l’industrie de l’interprétation, toutefois le Bureau de la traduction veille à maintenir un équilibre entre qualité, protection des interprètes et saine gestion des fonds publics
Contexte
Le Bureau de la traduction considère la santé et la sécurité des interprètes comme un élément essentiel au maintien de la capacité d’interprétation. Depuis plusieurs années, le Bureau de la traduction améliore constamment ses mesures de prévention en matière de santé et sécurité, notamment par la mise en place de protocoles de protection acoustique et d’outils de suivi des incidents. Les risques liés au son, dont l’effet Larsen, persistent dans tout environnement comportant un équipement audio complexe, mais des protocoles précis, des mesures technologiques et une collaboration étroite avec les partenaires parlementaires ont permis de réduire les incidents de manière significative depuis 2020.
L’entente de partenariat entre le Bureau de la traduction et l’Administration de la Chambre des communes prévoit les conditions techniques requises pour garantir la santé et la sécurité des interprètes. C’est l’Administration de la Chambre des communes qui est responsable de veiller à ce que ces conditions techniques soient en place. Le Bureau de la traduction travaille de concert avec cette dernière afin d’identifier et de remédier à tout enjeu possible.
Heures d’interprétation et tarifs
La durée de travail des interprètes du Bureau de la traduction assignés aux rencontres virtuelles et hybrides est en moyenne de 4 heures. À leur discrétion, les fournisseurs de services d’interprétation peuvent choisir de travailler au-delà de ces limites.
Les tarifs des fournisseurs ont connu une augmentation des coûts d’environ 70 % au cours des dernières années, en dépit de la diminution du nombre d’heures d’interprétation (de 6 h à 4 h par jour), ce qui reflète à la fois le contexte de rareté et la forte demande pour des ressources hautement spécialisées (en 2024 à 2025, en moyenne, les fournisseurs ont effectué 3,27 heures par jour en interprétation).
Attribution du travail aux fournisseurs
Le Bureau de la traduction attribue les contrats aux fournisseurs de services d’interprétation accrédités qui répondent aux critères exigés (accréditation, disponibilité, lieu de résidence, profil linguistique, indice de qualité et cote de sécurité), en choisissant le plus bas soumissionnaire, conformément aux règles en vigueur. Le Bureau de la traduction suit attentivement l’évolution de l’industrie de l’interprétation afin d’assurer une rémunération juste, de préserver la qualité des services et de maintenir un équilibre financier global.
7. Assurance de la qualité et normes de services
Objet
Le Bureau de la traduction accorde une très grande importance à l’assurance de la qualité des services d’interprétation offerts au Parlement, ainsi qu’au respect strict des normes de service les plus élevées afin de garantir le bon déroulement des activités de la plus haute institution démocratique au pays.
Faits saillants
- S.O.
Messages clés
- La qualité de l’interprétation est assurée non pas par le prix demandé, mais plutôt par un processus d’accréditation obligatoire des fournisseurs, et par un processus de gestion continue du rendement (qualité) des fournisseurs
- Le rendement des fournisseurs accrédités est évalué en fonction des normes reconnues s’appliquant à la profession d’interprète
- Le Bureau de la traduction mise sur l’amélioration continue (mesures correctives, encadrement de l’interprétation à distance, outils et données) pour garantir la prestation de services fiables et de grande qualité
Contexte
Le nouvel outil d’approvisionnement en services d’interprétation pour le Parlement énonce les attentes du Bureau de la traduction en matière de qualité, de gestion du rendement et de mise en œuvre des mesures correctives, le cas échéant. Il renforce la gestion du rendement et priorise, à qualité constante, le meilleur tarif entre fournisseurs accrédités.
La qualité de l’interprétation est assurée non pas par le prix demandé par les fournisseurs, mais par un processus d’accréditation obligatoire et par un mécanisme de gestion du rendement (qualité) des fournisseurs. Pour travailler au Parlement, le Bureau de la traduction exige que les fournisseurs de services d’interprétation aient obtenu l’accréditation du Bureau, laquelle constitue un gage de qualité. Le Bureau évalue également la qualité du travail des interprètes employés et fournisseurs en s’appuyant sur la rétroaction obtenue.
Par ailleurs, un ou des interprètes-ressources employés du Bureau sont responsables de chaque comité parlementaire afin de suivre les travaux, de s’assurer que les autres interprètes employés et fournisseurs affectés aux rencontres disposent des lexiques, de la terminologie, des documents et des renseignements pertinents, et de veiller à la qualité constante du service.
L’assurance de la qualité et les normes de services reposent ainsi sur une base de ressources qualifiées (accréditées), sur une gouvernance renforcée et sur des outils opérationnels (attribution, suivi des incidents et rétroactions). Les exigences en matière de santé et de sécurité, la capacité globale (employés et fournisseurs) et l’encadrement de l’interprétation à distance soutiennent la continuité, la qualité et la fiabilité des services au Parlement, dans une logique d’amélioration continue et de saine gestion des fonds publics.
Niveau de service au Parlement et dans les ministères
Dans un contexte de pénurie d’interprètes de conférence et d’augmentation de la demande d’interprétation, les interprètes accrédités (employés et fournisseurs) ne peuvent répondre à tous les besoins de l’appareil fédéral. Le Règlement sur le Bureau des traductions prévoit que le Bureau de la traduction doit servir le Parlement en priorité. Néanmoins, le Bureau ne ménage aucun effort pour servir les ministères dans la mesure de sa capacité.
8. Aperçu de l’interprétation au Canada
Objet
L’interprétation joue un rôle essentiel au Canada et le Bureau de la traduction de Services publics et Approvisionnement Canada est le principal fournisseur de services d’interprétation pour le gouvernement fédéral. Ces services soutiennent la dualité linguistique du Canada et maintiennent des standards professionnels élevés.
Faits saillants
- Au Canada, on estime à plus de 200 le nombre d’interprètes de conférence accrédités en langues officielles
- La forte augmentation des tarifs des fournisseurs (près de 70 % de 2019 à 2025) demeure un enjeu à gérer, tout en préservant la qualité, la santé et sécurité des interprètes ainsi que la saine gestion des fonds publics
Messages clés
- Le secteur de l’interprétation est indispensable au bon fonctionnement des activités du Parlement et des ministères et organismes fédéraux
- Le Bureau de la traduction est le principal fournisseur des services linguistiques au gouvernement fédéral et l’unique au Parlement
- Le Bureau de la traduction contribue largement au développement de la profession, notamment en appuyant les programmes universitaires et en octroyant des bourses aux étudiants en interprétation
- Il existe une pénurie mondiale d’interprètes de conférence et le Bureau de la traduction fait tout en son pouvoir pour accroître sa capacité en travaillant notamment en étroite collaboration avec le secteur langagier canadien afin de soutenir et d’élargir l’enseignement de l’interprétation
Contexte
Le secteur de l’interprétation au Canada connaît une croissance régulière et soutenue. À l’instar du secteur de la traduction, on constate une demande accrue pour des interprètes spécialisés dans certains domaines dont la santé, le droit, l’immigration, la diplomatie et les affaires gouvernementales. Dans l’ensemble du marché des services linguistiques, l’interprétation est le secteur qui connaît la croissance la plus rapide, reflétant les exigences croissantes en matière d’accès multilingue et de conformité.
L’interprétation à distance, y compris les services vidéo et téléphoniques, connaît également une croissance rapide, étant devenue un modèle de prestation permanent et évolutif dans les institutions publiques, les marchés privés et les services essentiels. Alors que la technologie et l’intelligence artificielle améliorent l’efficacité et la portée, les interprètes professionnels restent essentiels dans les contextes à haut risque et à enjeux élevés, positionnant l’interprétation comme une infrastructure de base de la fonction publique plutôt que comme un service discrétionnaire.
Au Canada, l’industrie de la langue est composée principalement de travailleurs autonomes et de petites entreprises. Le Bureau de la traduction est le principal employeur de traducteurs, terminologues et interprètes (groupe TR—dont il a l’exclusivité au sein de l’administration publique centrale) et le plus grand donneur d’ouvrage de l’industrie. Les traducteurs, terminologues et interprètes du Bureau sont représentés par l’Association canadienne des employés professionnels (l’ACEP), l’un des plus grands syndicats du secteur public fédéral. L’ACEP conteste fréquemment dans les médias et sur la place publique les conditions de travail des interprètes employés du Bureau. De 2020 à 2024, elle a été très active à dénoncer les problèmes de santé et sécurité liés aux rencontres virtuelles et hybrides. En 2025, elle s’est opposée au recours à des experts indépendants pour évaluer les résultats de l’examen d’accréditation.
L’ACEP entamera en 2026 la négociation du renouvellement de la convention collective du groupe TR. Habituellement, les membres du groupe TR optent pour l’arbitrage et non pour la grève en cas d’impasse des négociations. Cela dit, l’ACEP s’est dotée depuis quelques années d’un fonds de grève et pourrait opter pour cette mesure. Dans un tel cas, il est fort probable que les interprètes seraient désignés comme des employés essentiels et ne pourraient pas débrayer.
La principale association professionnelle représentant les interprètes de conférence est l’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC), qui regroupe plus de 3 000 membres dans plus de 100 pays. Elle défend les intérêts de ses membres, établit des normes professionnelles et soutient la formation et le développement professionnel. Au Canada, l’AIIC compte environ 120 membres. Elle ne représente donc pas la totalité des quelque 200 interprètes de conférence accrédités en langues officielles actifs au Canada. Certains employés et certains fournisseurs du Bureau de la traduction en sont membres, mais pas tous. Et bien qu’elle négocie des conventions collectives pour les interprètes de certaines organisations internationales, elle ne joue pas ce rôle syndical pour ses membres au Canada. L’AIIC est néanmoins inscrite au Registre des lobbyistes du Canada et exerce des pressions politiques pour ses membres.
Comme l’ACEP, l’AIIC est très présente dans les médias pour contester les conditions de travail des fournisseurs de services d’interprétation du Bureau de la traduction. De 2020 à 2024, elle a critiqué sévèrement les mesures prises par le Bureau pour protéger les interprètes des incidents acoustiques, et en 2025, elle a attaqué la refonte de l’approvisionnement du Bureau, incité les fournisseurs à ne pas soumissionner au nouvel outil, et appelé le ministre à annuler la refonte de l’approvisionnement ainsi que le dernier examen d’accréditation. Elle s’appuie notamment sur des sondages menés auprès de ses membres, et fait des affirmations qui ne reflètent pas toujours les faits. Elle a obtenu par le passé l’annulation d’initiatives du Bureau liées à l’approvisionnement en interprétation, et elle manifeste pour le statu quo, qui avantagerait ses membres.
9. Gestion des risques
Objet
Le Bureau de la traduction a adopté des mécanismes de gestion des risques lui permettant de garantir la continuité, la fiabilité et la qualité des services d’interprétation offerts au Parlement.
Faits saillants
- S.O
Messages clés
- Le Bureau de la traduction gère proactivement les risques en matière de santé et de sécurité, de capacité, de qualité et de gouvernance afin d’assurer la continuité des services d’interprétation au Parlement
- Les mesures du Bureau de la traduction reposent sur des protocoles éprouvés, l’accréditation, la surveillance du rendement et une gouvernance renforcée de l’approvisionnement
- Le Bureau de la traduction concilie la qualité, la protection des interprètes et la rigueur financière dans un contexte de hausse des tarifs et d’évolution technologique rapide
- Le Bureau de la traduction travaille en étroite collaboration avec le secteur langagier canadien, y compris les établissements d’enseignements et les associations professionnelles, pour soutenir et élargir l’enseignement de l’interprétation
Si l’on insiste sur les risques d’incidents de santé et sécurité :
- le Bureau de la traduction applique en continu des mesures de protection fondées sur les progrès technologiques et la recherche en audiologie et en acoustique pour prévenir les incidents acoustiques
- de 2020 à 2024, le nombre d’incidents acoustiques a diminué d'environ 75 % grâce aux mesures mises en place par le Bureau de la traduction en collaboration avec ses partenaires du Parlement
Si l’on insiste sur les risques liés au manque de capacité et de relève :
- le Bureau de la traduction dispose d’une capacité d’interprétation suffisante pour couvrir les réunions ordinaires du Sénat et de la Chambre des communes et la plupart des comités mixtes
- le nouvel outil contractuel facilite l’ajout de nouvelles ressources au bassin de fournisseurs de services d’interprétation, et le Bureau de la traduction peut utiliser d’autres moyens pour faire appel à d’autres interprètes du secteur privé
Si l’on insiste sur le risque que les interprètes employés ou fournisseurs refusent de travailler au Parlement :
- si le Programme du travail d’Emploi et Développement social Canada devait déterminer la présence d’un danger empêchant les interprètes de travailler, le Bureau y remédiera avec l’aide de ses partenaires parlementaires sans que cela perturbe le service d’interprétation, comme il l’a fait par le passé
- la négociation de la convention collective des interprètes employés n’a pas encore commencé, mais si le syndicat des interprètes devait exercer des moyens de pression, le Bureau veillera au maintien des services d’interprétation essentiels conformément à la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral
- le Bureau de la traduction gère sa relation avec les fournisseurs de services d’interprétation, qui ne sont pas tous représentés par une seule et même organisation, conformément aux normes et pratiques du gouvernement du Canada
Si l’on insiste sur les risques liés à la qualité et à l’accréditation :
- la qualité de l’interprétation est assurée par un processus d’accréditation rigoureux et par une surveillance continue
- l’accréditation du Bureau de la traduction est un gage de compétence et le Bureau de la traduction explore activement des moyens de l’améliorer sans faire entorse aux normes ni à la qualité, qui n’est pas négociable
Si l’on insiste sur les risques liés aux contraintes financières :
- le Bureau de la traduction a modernisé son outil d’approvisionnement par souci de rigueur financière afin d’assurer la pérennité et l’efficience de ses services, sans compromettre la qualité, ni la santé et la sécurité
- la modification de l’outil d’approvisionnement a freiné la hausse excessive des tarifs sans forcer les fournisseurs à brader leurs services
- le tarif médian demandé par les fournisseurs a augmenté de 3,5 % de 2025 à 2026, comparativement à 70 % de 2019 à 2025
- en utilisant le prix le plus bas comme dernier critère d’attribution du travail, le Bureau de la traduction s’assure maintenant de payer le meilleur prix lorsque plusieurs fournisseurs répondent aux autres critères
Contexte
Le Bureau de la traduction gère les risques liés à l’interprétation de manière intégrée, au moyen d’une série de mesures efficaces :
- santé et sécurité
- standardisation des tests de son, du matériel audio et du soutien technique
- sensibilisation des participants
- suivi systématique des incidents
- ajustements continus selon les données et la recherche
- capacité et relève
- collaboration avec les partenaires parlementaires pour la répartition des ressources disponibles
- souplesse accrue de l’outil d’approvisionnement
- diversité des moyens d’approvisionnement
- recours à l’interprétation à distance
- partenariats avec les universités
- bourses d’études
- dialogue avec les associations – à noter que les interprètes du secteur privé ne sont pas tous membres de l’Association internationale des interprètes de conférence, ce qui diminue le risque d’action coordonnée pour perturber l’approvisionnement
- qualité et accréditation
- accréditation obligatoire
- critères d’accréditation rigoureux
- prise de la décision finale sur l’accréditation par le Bureau de la traduction
- recours à des experts indépendants pour un regard externe
- suivi du rendement et de la rétroaction et prise de mesures correctives au besoin
- interprétation à distance et technologie
- normes techniques et opérationnelles
- collaboration étroite avec l’Administration de la Chambre
- évaluations régulières de la qualité
- suivi du rendement et de la rétroaction et prise de mesures correctives au besoin
- maintien de l’expertise humaine au cœur du processus
- contraintes financières
- choix du prix le plus bas
- optimisation des processus
- optimisation de l’utilisation des interprètes employés
- planification pluriannuelle
10. Relève et engagement continu
Objet
Le Bureau de la traduction travaille de concert avec les universités canadiennes afin d’assurer la relève en interprétation pour garantir la viabilité de la profession langagière.
Faits saillants
- À l’automne 2025, l’Université Laval a lancé un microprogramme en interprétation tandis que l’Université du Québec à Trois-Rivières a lancé un diplôme d’études supérieures spécialisées
- De concert avec Patrimoine canadien, le Bureau de la traduction a octroyé en 2025 à 2026, 200 000 $ en bourses d’études, et 100 000 $ en soutien aux universités
- Le Bureau de la traduction organise des examens d’accréditation afin de s’assurer que son bassin de fournisseurs de services d’interprétation et d’employés soit toujours suffisant pour répondre aux besoins du Parlement
Messages clés
- Le Bureau de la traduction détient des ententes de partenariats avec 4 universités canadiennes qui soutiennent la formation en interprétation de conférence, soit
- l’Université d’Ottawa
- l’Université York (Collège Glendon)
- l’Université Laval ainsi que
- l’Université du Québec à Trois-Rivières
- Le Bureau de la traduction travaille étroitement depuis de nombreuses années avec les établissements d’enseignement. Il est fier des progrès réalisés visant à stimuler la relève
- Le Bureau de la traduction investit activement dans la relève. Il octroie des bourses d’études, finance des initiatives universitaires et soutient la création de nouveaux programmes de formation
- Les bourses en interprétation et les ententes de partenariat avec des universités canadiennes permettront d’augmenter l’intérêt pour les programmes en interprétation, d’accroître l’offre d’interprètes et de positionner ce secteur langagier comme un domaine d’avenir
- Le Bureau de la traduction est toujours à l’écoute de l’industrie langagière canadienne, et il collabore avec ses homologues afin de trouver des moyens de s’adapter à la nouvelle réalité technologique et d’assurer la viabilité de la profession langagière
Contexte
Le Bureau de la traduction collabore depuis de nombreuses années avec le secteur langagier canadien pour appuyer et élargir l’enseignement de la traduction et de l’interprétation afin de stimuler la relève et d’assurer la viabilité de la profession langagière. Services publics et Approvisionnement Canada a reçu le mandat d’établir un programme de bourses d’études pour former la prochaine génération d’interprètes en langues officielles à même ses fonds jusqu’à concurrence de 1,1 million $ sur 5 ans, à compter de 2024 à 2025. Le Bureau de la traduction a remis des bourses de 1 000 $ à 6 étudiants de première année, et des bourses de 7 000 $ à 13 nouveaux diplômés du Collège Glendon et de l’Université d’Ottawa, pour un total de 97 000 $ en bourses (relève en interprétation).
Les enveloppes récentes ont permis de soutenir des étudiants de première année et de nouveaux diplômés, tout en appuyant l’amélioration d’équipements pédagogiques spécialisés, un levier concret pour la viabilité de la profession et l’employabilité. Il mise sur de nouveaux programmes universitaires en interprétation pour renforcer le recrutement, dont ceux lancés à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Trois-Rivières, ainsi que sur ses partenariats de longue date avec l’Université d’Ottawa et le Collège Glendon (Université York).
Le Bureau de la traduction est présent dans les universités en fournissant entre autres des interprètes employés pour enseigner aux étudiants, ou en offrant aux étudiants des ateliers de préparation à l’accréditation.
En ce qui a trait à l’Université d’Ottawa et au Collège Glendon, ce sont respectivement 8 et 5 diplômés qui pourraient être prêts à interpréter sur la colline parlementaire au printemps 2026 (suite à la réussite de l’examen d’accréditation). L’Université Laval pourrait diplômer jusqu’à 19 étudiants au printemps 2026 tandis que l’Université du Québec à Trois-Rivières pourrait en diplômer jusqu’à 19 au printemps 2027, selon les données d’admission dont le Bureau de la traduction dispose. Les nouveaux diplômés embauchés sont appuyés par des interprètes employés chevronnés pour une durée de 2 ans afin de les préparer à l’examen d’accréditation.
11. Services linguistiques assistés par la machine GCtraduction
Objet
GCtraduction est la première solution de traduction assistée par l’intelligence artificielle du Gouvernement du Canada, conçue de manière à centraliser les données linguistiques, à améliorer l’uniformité et à offrir des services de traduction plus rapides et plus sûrs dans l’ensemble du Gouvernement du Canada.
Faits saillants
- Depuis juin 2025, GCtraduction a traduit plus de 190 millions de mots, soit environ 547 000 pages
- GCtraduction est plus rentable que l’impartition de la traduction au secteur privé
- GCtraduction est mis à l’essai au sein de 7 organisations fédérales
- Le déploiement à plus grande échelle est prévu en avril 2026 et le déploiement complet de l’outil sera effectué d’ici le 31 mars 2027
Messages clés
- GCtraduction a été développé dans le cadre du projet phare de la Stratégie d’intelligence artificielle pour la fonction publique fédérale
- GCtraduction a été entraîné au moyen de données canadiennes choisies avec soin parmi le corpus de 8 milliards de mots du Bureau de la traduction, de manière à offrir un haut niveau d’uniformité, de qualité et de personnalisation en fonction des éléments propres à la culture, à l’identité et aux réalités du Canada
- GCtraduction illustre l’engagement du gouvernement à moderniser ses services grâce à des outils numériques novateurs, sécurisés, efficaces et hébergés au Canada
- En plus de favoriser l’utilisation des deux langues officielles au sein de la fonction publique, GCtraduction vise à générer des économies d’échelle en tant que solution d’IA unique pour l’ensemble du gouvernement
- L’apport des professionnels langagiers demeure indispensable afin de garantir la qualité des traductions
Contexte
L’intelligence artificielle joue un rôle central dans la modernisation des opérations de la fonction publique qui s’inscrit dans la transformation numérique du gouvernement du Canada. En améliorant l’efficacité, la productivité et la qualité des services, elle permet aux fonctionnaires de se concentrer sur le travail à valeur ajoutée qui donne de meilleurs résultats pour la population canadienne.
Dans le cadre des initiatives du Budget 2024 liées à l’intelligence artificielle, le Bureau de la traduction a développé un prototype d’outil de traduction automatique alimenté par l’intelligence artificielle. Le Bureau de la traduction a profité de l’entente entre Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) et Microsoft pour entraîner une version d’Azure AI Translator au moyen de son corpus de textes spécifiques à SPAC. Appelé SPACtraduction, le prototype a d’abord été mis à la disposition de tous les employés de SPAC en juin 2025. Le prototype SPACtraduction a obtenu un taux de satisfaction supérieur à 90 %. Les utilisateurs citent la facilité d’utilisation, la précision, la sécurité et la possibilité d’une révision professionnelle comme principaux avantages.
Compte tenu de son succès, l’outil a été déployé sous le nom de GCtraduction dans 6 autres organisations fédérales, soit Patrimoine canadien, la Gendarmerie royale du Canada, le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE), le ministère des Finances, le Bureau du Conseil privé et le Secrétariat du Conseil du Trésor (excluant SPAC). Les organisations participantes ont été choisies de manière à valider différents aspects du projet, comme la prise en charge d’organisations de tailles différentes, la disponibilité des données requises, le respect des exigences de sécurité propres à chaque organisation, la compatibilité entre les systèmes, etc. Un déploiement plus large au gouvernement du Canada est prévu en avril 2026 (environ une 30aine de ministères et organismes) et le déploiement complet d’ici le 31 mars 2027.
En plus de la traduction en langues officielles, le Bureau de la traduction compte explorer l’appui que peut offrir l’intelligence artificielle pour la rédaction, l’interprétation et la reconnaissance vocale. À long terme, d’autres outils s’ajouteront à GCtraduction afin d’offrir aux fonctionnaires du gouvernement fédéral un centre linguistique en libre-service alimenté par l’intelligence artificielle. Le Bureau de la traduction étudiera notamment le soutien que l’IA peut apporter à la traduction vers les langues autochtones et d’autres langues.
L’objectif de GCtraduction est de permettre aux fonctionnaires de traduire des textes de routine, de manière sécurisée et efficace, avec des résultats validés par des traducteurs professionnels, au besoin. Les fonctionnaires demeurent responsables de respecter la Loi sur les langues officielles, y compris de garantir l’égalité réelle entre le français et l’anglais dans les communications avec la population canadienne et au sein du gouvernement fédéral. GCtraduction comprend un avertissement à ce sujet, et une fonctionnalité qui facilite les demandes de révision auprès du Bureau de la traduction.
GCtraduction n’est actuellement pas disponible sur le réseau parlementaire toutefois, le Bureau de la traduction a travaillé de concert avec le Conseil national de recherches Canada pour développer des outils d’intelligence artificielle mis à la disposition des traducteurs du Bureau de la traduction pour soutenir les travaux du Parlement.
12. Situation financière des établissements d’enseignement postsecondaire dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire
Fiche pour la Période des questions
Ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles
Enjeu
Situation financière des établissements d’enseignement postsecondaire dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire
Mise à jour
13 janvier 2026
Source
S.O.
Sommaire
Les établissements postsecondaires dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire font souvent face à un financement restreint et dépendent de fonds publics (gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux), qui sont souvent jugés insuffisants.
Réponse recommandée
- La Loi sur les langues officielles modernisée prévoit l’engagement du gouvernement du Canada à renforcer les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie dans la langue officielle de son choix, ce qui inclut l’accès à une éducation postsecondaire de qualité
- Le Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 prévoit 120 millions de dollars de 2024 à 2028 pour soutenir les établissements d’enseignement postsecondaire des communautés de langue officielle en situation minoritaire
- Ces investissements encouragent la diversification de l’économie canadienne, de nos relations commerciales et contribuent à accroitre la main-d’œuvre canadienne bilingue
Toile de fond
- Les établissements postsecondaires dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire font souvent face à un financement restreint et dépendent fortement de fonds publics (gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux), qui sont souvent jugés insuffisants
- Dans sa plateforme électorale de l’élection générale fédérale du 28 avril 2025, le Parti libéral du Canada a proposé la création de bourses pour soutenir les étudiants francophones qui poursuivent leurs études postsecondaires en français dans un contexte minoritaire
- Annoncé le 17 février 2025, le Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde 2024 à 2025 à 2027 à 2028 inclut 498,5 millions de dollars en financement additionnel, dont 104 millions de dollars pour appuyer l’éducation postsecondaire dans la langue de la minorité pour la période 2024 à 2028
- Dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028, Patrimoine canadien a obtenu 120 millions de dollars sur 4 ans, à partir de 2024 à 2025, pour soutenir l’enseignement postsecondaire dans la langue de la minorité, montant qui s’ajoute aux 30,4 millions de dollars annoncés dans le budget de 2021 pour la période 2023 à 2024. De plus, le Plan d’action pour les langues officielles 2023 à 2028 inclut 8,5 millions de dollars sur 5 ans pour soutenir la création et la diffusion des savoirs scientifiques en français, partout au pays, qui comprend du financement pour appuyer la recherche et les chercheurs en milieu minoritaire
- Le 18 avril 2024, le Comité permanent des langues officielles a déposé son rapport Ouverture sur la Francophonie internationale : optimiser l’immigration francophone au Canada, dans lequel il recommande entre autres que le gouvernement du Canada augmente de façon permanente le financement des établissements d’enseignement postsecondaire de langue française en situation minoritaire afin qu’ils puissent pérenniser l’offre de programmes d’études et l’offre de services aux étudiants
- Le 8 avril 2024, l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne, qui représente 22 établissements postsecondaires, a déposé une plainte auprès du commissaire aux langues officielles pour contester la décision du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté d’imposer un plafond sur le nombre de permis d’études aux étudiants étrangers
- selon l’organisme, la décision ne tiendrait pas compte de l’impact sur les établissements francophones ni des nouvelles obligations relatives au processus menant aux décisions structurantes des institutions fédérales prévues à la partie VII de la Loi sur les langues officielles
- le commissaire aux langues officielles poursuit présentement son enquête
- Le 14 août 2024, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a annoncé la mise en place du Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire. Le programme pilote est une mesure phare de la Politique en matière d’immigration francophone et profitera aux communautés francophones en situation minoritaire en les aidant à attirer et à retenir les étudiants étrangers
- La Loi sur les langues officielles contient des dispositions qui visent à renforcer les possibilités pour les minorités francophones et anglophones de faire des apprentissages de qualité, en contexte formel, non formel ou informel, dans leur propre langue tout au long de leur vie, notamment depuis la petite enfance jusqu’aux études postsecondaires
- L’éducation est un domaine de compétence provinciale et territoriale. Les gouvernements provinciaux et territoriaux sont responsables d'établir des plans et de déterminer les objectifs et les priorités en éducation. Le gouvernement fédéral soutient l’enseignement postsecondaire dans la langue de la minorité par le biais d'ententes bilatérales et d’un Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde 2024 à 2025 à 2027 à 2028
Préparé par : Jean Marleau (613-266-3277)
Directrice générale associée – communications : Pamela O'Leary (343-576-3716)
Directrice générale : Sarah Boily (819-635-7362)
Sous-ministre adjointe : Julie Boyer (613-852-4129)
Autres
13. Questions pertinentes inscrites au feuilleton concernant les services d’interprétation
Remarque : les données ci-dessous sont en date de la question.
Q-2966 – 17 septembre 2024
La question portait sur le nombre de fois, depuis le 1er janvier 2020, où le Bureau de la traduction n’a pas été en mesure de répondre aux demandes d’interprétation pour les réunions du Cabinet ou des comités du Cabinet à l’heure initialement prévue en raison d’un manque de ressources, ventilé par année civile.
Réponse
Dans sa réponse, le Bureau de la traduction a d’abord indiqué qu’il rencontrait activement ses clients, gérait les priorités et travaillait à l’augmentation de la capacité d’interprétation, ce qui lui a permis de fournir des services à toutes les réunions avec interprétation pour les réunions du Cabinet et des comités du Cabinet. Deuxièmement, et pour répondre plus directement à la question, le Bureau de la traduction n’effectue pas réellement de suivi de l’heure initialement prévue des séances, étant donné que le calendrier des réunions du Cabinet change constamment. Il n’enregistre les affectations que lorsqu’elles sont terminées, ce qui signifie qu’il ne conserve pas les données relatives aux heures initialement proposées ou prévues. En fait, aucun chiffre précis n’a pu être fourni, car ces données n’ont jamais été recueillies.
S-314 – 29 février 2024
La question portait sur les activités d’interprétation simultanée du Bureau de la traduction pour les exercices 2018 à 2019 à 2022 à 2023 et couvrait 6 domaines : les heures d’interprétation par organe parlementaire, le nombre d’interprètes (salariés et pigistes), la répartition des services à distance et en personne, les accidents du travail, les annulations dues à des problèmes d’interprétation et les corrections apportées à une réponse antérieure (Q-535).
Réponses
Nombre d’heures d’interprétation : Les réunions des comités de la Chambre des communes sont celles qui nécessitent le plus d’heures, avec un pic de 8 544 heures en 2022 à 2023. Le nombre d’heures pour toutes les catégories a chuté en 2019 à 2020 (probablement lié à la COVID-19) avant de se redresser. Les séances du Sénat sont celles qui avaient le nombre d’heures le moins élevé.
Dotation : Les interprètes salariés étaient plus nombreux que les interprètes pigistes dans la plupart des catégories. Notamment, le recours aux pigistes pour les séances du Sénat et de la Chambre a fortement diminué en 2022 à 2023 (à seulement 4 chacun), tandis que le recours aux pigistes lors des réunions des comités a augmenté.
À distance ou en personne : Le Bureau de la traduction ne fait pas le suivi de cette distinction. Il signale qu’à l’exception des séances du Sénat (maintenant entièrement en personne), tout le travail est traité comme ayant une composante à distance par défaut.
Blessures sur le lieu de travail : Les données antérieures à 2020 à 2021 n’étaient pas accessibles. Depuis 2020 à 2021, le Bureau de la traduction enregistre des rapports de situations comportant des risques liés à l’interprétation et à la qualité du son, soit un total de 153, 91 et 119 au cours des 3 exercices consignés, respectivement. La grande majorité des situations comportant des risques n’a fait l’objet que d’un rapport (aucune blessure physique), les blessures invalidantes représentant environ un tiers de ces situations. Le plus grand nombre de blessés a été enregistré pour les réunions des comités de la Chambre des communes. Aucune donnée sur les blessures subies par les pigistes n’est conservée.
Annulations : Le Bureau de la traduction ne peut pas fournir de données fiables, car la décision d’annuler une séance relève du président de chaque séance et le Bureau de la traduction n’est pas toujours informé des raisons.
Corrections à la Q-535 (données de 2021 à 2022) : Des mises à jour mineures ont été apportées : quelques heures d’interprétation ont été ajoutées aux comités de la Chambre et du Sénat, le nombre d’employés a été révisé à la baisse de 65 à 62 pour les travaux parlementaires, les honoraires professionnels ont été corrigés à la hausse, passant de 5 142 159 $ à 5 155 624 $, et quelques rapports de blessures ont été reclassifiés.
Q-2180 – 13 décembre 2023
Cette question portait sur les activités du Bureau de la traduction ventilées par exercice depuis 2011 à 2012, notamment : le nombre total d’heures d’interprétation simultanée, le nombre d’interprètes salariés, le nombre d’interprètes pigistes et la valeur monétaire des contrats de pige – le tout réparti entre les séances de la Chambre des communes et les réunions des comités de la Chambre.
Réponses
Heures d’interprétation (partie a) : Les données pour l’ensemble de cette question ne remontent qu’à l’exercice 2017 à 2018, car le Bureau de la traduction faisait auparavant le suivi des jours-interprètes plutôt que des heures. Les réunions des comités ont toujours demandé plus d’heures que les séances de la Chambre. Le nombre d’heures de travail a considérablement diminué en 2019 à 2020 (probablement lié à la COVID‑19), puis s’est redressé pour atteindre ses plus hauts niveaux en 2022 à 2023, soit 6 370 heures pour la Chambre et 8 544 heures pour les comités.
Interprètes salariés (partie b) : Le nombre total d’interprètes salariés a légèrement augmenté au cours de la période, passant de 62 à 68. Les réunions des comités ont mobilisé beaucoup plus de personnel que les séances de la Chambre tout au long de l’année.
Interprètes pigistes (partie c) : On a eu beaucoup plus recours aux pigistes pour les réunions des comités que pour les séances de la Chambre. Notamment, le recours aux pigistes pour les séances de la Chambre a fortement chuté à seulement 4 en 2022 à 2023, contre 13 l’exercice précédent.
Valeur en dollars des contrats de pige (partie D) : Le gouvernement n’a pas été en mesure de fournir cette information, affirmant qu’elle ne fait pas l’objet d’un suivi centralisé.
Q-1434 – 21 avril 2023
Cette question visait à obtenir des renseignements sur la dotation, les ressources, les délais d’exécution et les arriérés au Bureau de la traduction.
Réponses
Dotation (question a) : Le Bureau de la traduction compte 32 traducteurs pour les documents parlementaires et les rapports des comités de la Chambre, 42 pour les débats et le Hansard, 34 pour les séances des comités et 665 pour les autres ministères fédéraux.
Délais d’exécution (question b) : La réponse renvoie à une annexe qui contient les délais de traduction des rapports et des autres documents destinés aux comités de la Chambre des communes pour les périodes du 1er avril 2015 au 31 mars 2021 et du 1er avril 2022 au 31 mars 2027.
Arriérés (questions c et g) : Le gouvernement signale qu’il n’y a pas d’arriéré de longue durée dans les opérations normales. Les grands projets exceptionnels peuvent ne pas être visés par les cadres de service normaux, mais le Bureau de la traduction travaille avec ses partenaires pour s’assurer qu’ils n’ont pas d’incidence sur les activités normales. Le sous‑ministre et le président-directeur général fournissent régulièrement des mises à jour au ministre.
Ressources supplémentaires (questions d et e) : Le Bureau ajoute à sa capacité un bassin du secteur privé pour les grands projets, et des traducteurs salariés supervisent le contrôle de la qualité lorsque le temps le permet. Les délais d’exécution des grands projets sont négociés avec les partenaires parlementaires en fonction du volume et du format des documents.
Explication des délais d’exécution (question f) : Les échéances des travaux parlementaires ordinaires sont fixées en fonction des besoins du Parlement et des exigences de qualité prévues dans les accords de service. Les délais des grands projets sont négociés individuellement.
Politique sur le télétravail (questions h et i) : Depuis 2016 à 2017, le Bureau de la traduction a adopté une approche de télétravail progressive. Depuis avril 2023, la plupart des traducteurs sont exemptés de la directive gouvernementale sur le travail hybride sur place de 40 % et peuvent travailler entièrement à distance, à l’exception de ceux qui traitent des documents classifiés ou Protégé C; ces employés travaillent sur place à tour de rôle.
14. Réponses pertinentes écrites aux comités liées aux services d'interprétation
Note : les réponses ci-dessous correspondent à la date de la réponse à la question.
Le Bureau de régie interne – le 13 juin 2024
Question
Le plan d’intégration, le guide et la stratégie de suivi détaillés du Bureau de la traduction pour les nouveaux interprètes qui font partie du nouveau projet pilote qui accorde une accréditation de niveau débutant aux candidats prometteurs qui n’ont pas réussi à obtenir l’accréditation complète.
Réponse
Le Bureau de la traduction (le Bureau) continuera de servir le Parlement en priorité, avec ses interprètes accrédités.
Le Bureau a développé un projet pilote sur l’accréditation générale en interprétation pour les conférences du gouvernement du Canada seulement (c.-à-d. les services autres que ceux fournis au Parlement). Le Bureau a également élaboré un document de travail préliminaire pour encadrer le projet pilote, ainsi qu’un guide et des outils aux encadreurs. Ce document de travail préliminaire évoluera et sera révisé à la suite de la rétroaction obtenue cet automne.
Dans le cadre de ce projet, qui s’adresse uniquement aux organismes et ministères gouvernementaux, une accréditation de niveau d’entrée serait accordée aux interprètes pigistes en langues officielles qui ont les compétences nécessaires pour travailler lors d’événements généraux et à faible visibilité, mais pas les compétences requises pour être autonomes lors d’affectations complexes et de haut niveau. Grâce au projet pilote, les ministères pourraient recourir aux services d’interprétation du Bureau pour leurs événements plutôt que de devoir engager eux‑mêmes des interprètes non accrédités. L’objectif est de fournir à ces interprètes les ressources et les possibilités nécessaires pour qu’ils obtiennent de l’expérience et éventuellement une accréditation complète. Comme il s’agit d’un projet pilote, des ajustements seraient apportés au fil du temps, à la lumière des résultats et des leçons retenues.
Le Bureau a l’habitude d’embaucher des étudiants en interprétation fraîchement diplômés et de les accompagner pendant 2 ans ou jusqu’à ce qu’ils puissent passer l’examen et obtenir une accréditation complète. Le Bureau fournit déjà de la rétroaction constructive aux candidats qui échouent de justesse à l’examen d’accréditation afin de les aider à répondre aux normes de qualité élevées en matière d’interprétation au Parlement. Le projet pilote s’appuie sur cette expérience.
Les interprètes pigistes faisant partie du projet pilote bénéficieraient d’un plan d’accompagnement afin de parfaire leurs connaissances tout en offrant des services d’interprétations pour les conférences du gouvernement. Ils seraient également encouragés à se présenter à l’examen pour obtenir l’accréditation complète lorsque le Bureau jugera qu’ils ont acquis l’expérience et les compétences nécessaires. Comme il n’y a pas de relation employeur-employé avec les interprètes pigistes, cet accompagnement diffère de celui offert aux interprètes stagiaires qui sont des employés du Bureau.
Comme tous les pigistes du Bureau, le travail des interprètes du projet pilote ferait l’objet d’une évaluation de la qualité. Ainsi, dans le cadre de sa stratégie de contrôle et de suivi de la qualité des services d’interprétation, le Bureau envisage plusieurs options, comme l’utilisation d’enregistrements, afin de fournir régulièrement de la rétroaction aux interprètes. Les interprètes du projet pilote seraient jumelés à des interprètes expérimentés qui leur donneraient de la rétroaction constructive et seraient prêts à intervenir afin de soutenir le nouvel interprète.
Le Bureau de la traduction est persuadé que ce plan lui permettrait de former des pigistes compétents, de découvrir de nouveaux talents et d’augmenter sa capacité à offrir des services d’interprétation.
Le Bureau de régie interne – le 29 septembre 2022
Question
Le plan du Bureau de la traduction pour accroître la capacité des services d’interprètes accrédités destinés à appuyer les travaux de la Chambre des communes. Par cette demande, on tient à obtenir une clarification du nombre total net de nouveaux interprètes supplémentaires et accrédités (y compris les départs) depuis le 23 juin 2022.
Réponse
Le Bureau de la traduction a embauché 7 interprètes de plus depuis le 23 juin 2022. Tous les interprètes sont affectés en priorité au Parlement (Chambre des communes et Sénat). Les affectations à l’extérieur du Parlement ont été grandement réduites afin de veiller à avoir la capacité requise pour les activités principales du Parlement. Veuillez noter que tous les nouveaux employés et les interprètes indépendants nouvellement accrédités étaient déjà inclus dans la préparation du calendrier de la Chambre des communes et du Sénat pour l’automne 2022.
Le Bureau collabore également avec l’Administration de la Chambre pour offrir une expertise quant au projet pilote de la Chambre des communes sur l’interprétation en mode dispersé. Si la Chambre décide d'aller de l'avant avec cette nouvelle façon de fournir des services, nous sommes prêts à travailler à sa mise en œuvre. Une douzaine d'interprètes pigistes accrédités ont déjà exprimé leur intérêt à participer au projet.
Question
Le plan du Bureau de la traduction pour trouver des solutions à long terme et remédier à la pénurie d’interprètes qualifiés dans l’ensemble de l’industrie, pour ce qui est d’assurer un soutien continu et adéquat à la Chambre des communes.
Réponse
Le Bureau de la traduction continue de travailler sur plusieurs initiatives pour s’attaquer à tous les aspects des problèmes de capacité. Le Bureau travaille en collaboration avec les 2 seuls établissements qui offrent un programme en interprétation de conférence au Canada – l’Université d’Ottawa et l’Université York – pour former la relève en interprétation, et embauche tous les diplômés en tant que stagiaires.
Chaque année, le Bureau tient un examen d’accréditation ouvert aux candidats qui répondent aux critères d’admissibilité. Le plus récent examen a eu lieu le 4 novembre. Plus de 70 interprètes l’ont fait. Les résultats sont attendus d’ici janvier 2023. Depuis 2021, l’examen se déroule virtuellement, ce qui permet à plus de candidats d’y participer.
Le Bureau explore également des solutions novatrices pour accroître la capacité, y compris le recrutement à l’étranger. En outre, le Bureau poursuivra ses discussions avec ses partenaires de l’industrie, au Canada et à l’étranger, afin de trouver de nouvelles façons d’accroître la capacité ainsi que d’attirer de nouvelles personnes dans la profession et de les maintenir en poste.
Le Bureau de régie interne – le 3 mars 2022
Question
Pouvez-vous différencier le nombre de blessures liées à la fonction parlementaire de celles du cabinet et du Premier ministre ? Y a-t-il un moyen de quantifier comment cela s’est déroulé ?
Réponse
Le tableau ci-dessous indique où les incidents comportant des risques se sont produits au cours des 3 dernières années, en distinguant la Chambre des communes, le Sénat, le Théâtre national de la presse, le BCP - Cabinet et les autres ministères. Un incident est une situation dans laquelle un Rapport d’enquête sur les situations comportant des risques a été déposé. Il est important de noter qu'un rapport de situation comportant des risques n'est pas synonyme de blessure.
| Client | 2020 | 2021 | 2022 à ce jour (22 mars 2022) | TOTAL |
|---|---|---|---|---|
| Chambre des communesnote * du tableau 1 | 65 | 43 | 20 | 128 |
| Sénatnote * du tableau 1 | 18 | 16 | 3 | 37 |
| Théâtre national de la presse | 13 | 13 | 9 | 35 |
| BCP – Cabinet | 13 | 5 | 0 | 18 |
| Autres ministères | 5 | 21 | 1 | 27 |
| TOTAL | 114 | 98 | 33 | 245 |
Note du tableau 1
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Le Bureau de régie interne - le 2 décembre 2021
Question
Les 124 interprètes sont-ils suffisants pour les besoins de la Chambre et de ses commissions (nous comprenons que les 124 sont en fait pour toutes les activités parlementaires que vous soutenez, HOC et Sénat)
Réponse
Le Bureau de la traduction a actuellement la capacité de continuer à servir le Parlement et le gouvernement du Canada. Pour des services d’interprétation en langues officielles, le Bureau peut faire appel à environ 65 interprètes internes et 60 interprètes pigistes qui ont obtenu un contrat ouvert en 2021 à 22 (volet parlementaire).
La demande de services pour l’'interprétation peut fluctuer considérablement. Pour mieux répondre à la demande, le Bureau de la traduction collabore avec ses clients pour planifier et prioriser leurs besoins à l'avance, et retient les services de pigistes au besoin. Les interprètes pigistes sont également sollicités par le secteur privé, c'est pourquoi le nombre de ressources dont dispose le Bureau de la traduction varie quotidiennement.
Le Bureau de la traduction sert le Parlement en priorité et travaille en étroite collaboration avec l'administration de la Chambre, qui détermine l'affectation des ressources en fonction des priorités de la Chambre. Lorsque la demande dépasse la capacité pour un créneau horaire donné, l'administration de la Chambre consulte les whips des partis afin d’obtenir des directives sur les réunions qui obtiendront les ressources requises.
La profession d'interprète de conférence est un groupe en pénurie, non seulement au Canada, mais dans le monde entier. Le Bureau de la traduction travaille depuis 30 ans sur des initiatives visant à augmenter le nombre d'interprètes – employés et pigistes – qualifiés sur lesquels il peut compter.
Question
Combien d'interprètes sont francophones / anglophones ?
Réponse
Tous les interprètes du Bureau de la traduction (employés et pigistes) sont testés et accrédités pour travailler de façon bidirectionnelle (de l'anglais vers le français et vice versa). Par conséquent, faire la distinction entre interprètes francophones et interprètes anglophones ne s’applique pas dans ce contexte. Le nombre d’interprètes disponibles varie quotidiennement. Que la réunion soit en personne, hybride ou virtuelle, les députés et les témoins peuvent s'exprimer dans la langue officielle de leur choix et les interprètes du Bureau de la traduction sont prêts à assurer une couverture complète dans les deux langues officielles.
15. Interventions des membres du comité concernant les services d’interprétation
L’honorable Steven MacKinnon
Affiliation politique : Libéral
Circonscription : Gatineau (Québec)
Depuis 2022, le ministre MacKinnon se penche, au Bureau de régie interne, sur la capacité du Bureau de la traduction à maintenir ses services tout en faisant face à des pénuries de personnel causées par le faible taux de diplomation et le départ à la retraite de spécialistes. Il a examiné la corrélation entre le travail à distance et l’augmentation des blessures auditives, cherchant à comprendre les risques pour la santé des interprètes et des parlementaires. Ses recherches ont mis en évidence les compromis techniques difficiles pour trouver un équilibre entre un son de haute qualité et les mesures de sécurité nécessaires pour éviter les chocs acoustiques.
L’honorable Arielle Kayabaga
Affiliation politique : Libéral
Circonscription : London-Ouest (Ontario)
À l’automne 2025, les questions de la leader parlementaire adjointe du gouvernement, Mme Kayabaga, au Bureau de régie interne portaient sur la viabilité opérationnelle et financière du modèle d’interprétation dans le cadre du système parlementaire hybride. Elle cherchait à connaître les effets de la participation à distance sur la concentration des interprètes et à savoir comment le Bureau de la traduction gérait la lourde charge de travail et les horaires irréguliers requis pour les séances en continu. Elle a également abordé l’augmentation de 70 % des coûts des services, et a demandé aux témoins d’indiquer si ces dépenses étaient viables et comment de nouvelles structures tarifaires pourraient atténuer ces dépenses.
Yves Perron
Affiliation politique : Bloc québécois (Québec)
Circonscription : Berthier—Maskinongé
Lors de la réunion du Bureau de régie interne du 12 février 2026, le député Yves Perron a critiqué la surveillance indépendante du nouveau processus d’approvisionnement du Bureau de la traduction. Il a soutenu que la présence d’un cadre supérieur du Bureau de la traduction nuit à l’impartialité et fait en sorte que les préoccupations concernant la qualité du service ne sont pas prises en compte. Il a souligné une baisse de 56 % de la capacité des pigistes, et a attribué la pénurie aux contrats des soumissionnaires les plus bas et aux problèmes persistants de sécurité auditive associés au travail à distance. Il a également affirmé qu’il préférait les interprètes sur place, car leur présence virtuelle aurait supposément entraîné des retards.
Les autres membres du Bureau de régie interne n’ont pas fait d’interventions importantes liées aux services d’interprétation.
Questions et inquiétudes soulevées précédemment
Depuis 2020, les membres du comité ont régulièrement exprimé leur inquiétude sur ce qu’ils qualifient de situation précaire des services d’interprétation. Ils ont notamment insisté sur la corrélation directe entre le modèle parlementaire hybride et l’augmentation des blessures chez les interprètes pendant la pandémie. Les premières inquiétudes concernaient la fréquence élevée des chocs acoustiques et des incidents « évités de justesse » causés par la mauvaise qualité audio des participants à distance. Cette situation a donné lieu à des appels en faveur d’une présence obligatoire des témoins et des présidents, ainsi que de règles strictes concernant la protection du personnel (« pas de casque d’écoute, pas de participation »). Les membres ont exprimé leur frustration face aux disparités techniques entre la Chambre et le Sénat. Ils ont soutenu que la commodité pour les membres semblait avoir préséance sur la sécurité physique des interprètes, qui souffraient de maux de tête débilitants, de fatigue et de dommages auditifs à long terme.
Depuis l’été 2023, le comité ne s’inquiète plus seulement de la sécurité physique immédiate des interprètes, mais aussi de la détérioration à long terme de la capacité de service. Les membres ont constaté un « plafonnement » des heures d’interprétation offertes, qui s’est traduit par l’annulation de réunions de comités et la perte d’heures de travail parlementaire. Ils ont étudié la pénurie de personnel qualifié et ont constaté que les départs à la retraite surpassaient le lent afflux de nouveaux diplômés issus des 2 seuls programmes canadiens menant à l’agrément. Cette situation a suscité un débat sur des solutions expérimentales, telles que la réduction de la durée des quarts de travail de 6 à 4 heures et le lancement de projets pilotes visant à faire appel à des étudiants « presque agréés » ou à des pigistes régionaux. À la fin de 2024 et au début de 2025, le débat s’est tourné vers la viabilité budgétaire : les membres ont été confrontés à une augmentation de 70 % des coûts des services et au recours éventuel de l’intelligence artificielle, tout en maintenant que les normes d’agrément élevées ne devaient pas être compromises pour répondre à la demande.