Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires : 10 février 2026
Création et planification de l'Agence de l'investissement pour la défense
Date : 10 février 2026, 16 h 30 - 17 h 30
Lieu : En présentiel
Sur cette page
- Points généraux
- Déclaration préliminaire
- Agence de l’investissement pour la défense
- Budget de 2025 - Dépenses de défense
- Budget de 2025 - l’Agence de l’investissement pour la défense
- Président-directeur général de l'Agence de l'investissement pour la défense
- Documents constitutifs de l’Agence de l’investissement pour la défense
- Projets clés
- Documents connexes
- Politique des retombées industrielles et technologiques
- Achetez canadien
- Accroître la participation des Autochtones à l’approvisionnement
- Messages clés et considérations pour les interventions publiques du secrétaire d’État sur l’approvisionnement en matière de défense
- Dons d'assistance militaire à l'Ukraine
Points généraux
1. Déclaration préliminaire
L’honorable Stephen Fuhr,
secrétaire d’État (Approvisionnement en matière de défense)
Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires – Création et planification de l’Agence de l’investissement pour la défense
Le 10 février 2025
Le texte prononcé fait foi
825 mots
Bonjour à tous. Merci de m’avoir invité aujourd’hui.
Je tiens à souligner que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin Anishinaabe.
Merci, Monsieur le Président. Je suis heureux d'être parmi vous aujourd'hui pour discuter de l'Agence de l'investissement pour la défense.
En tant que secrétaire d'État responsable de l'approvisionnement en matière de défense, j'ai pour priorité de m’assurer que le gouvernement dote les Forces armées canadiennes des outils et de l'équipement dont elles ont besoin pour défendre le Canada et sa population.
Pendant trop longtemps, l'approvisionnement en matière de défense du Canada a été trop lent, trop compliqué et fragmenté entre plusieurs ministères. Pour remédier à cela, le gouvernement modifie sa façon de faire les choses.
Ce travail s'appuie directement sur les recommandations que le Comité permanent de la défense nationale formule dans son rapport de 2024 intitulé L’heure du changement a sonné : réforme de l’approvisionnement en matière de défense au Canada.
C’est pourquoi nous avons créé l'Agence de l'investissement pour la défense; nous voulons améliorer l’approvisionnement sur les plans de la cohérence, de la rapidité et de la responsabilisation. L'Agence nous permettra de mener les projets d'approvisionnement avec plus de rapidité et d'efficacité.
Nous donnons la priorité aux entreprises canadiennes, car nous souhaitons, dans la mesure du possible, faire nos achats au pays et renforcer la capacité industrielle du Canada.
Si des besoins urgents ou opérationnels nous obligent à nous tourner vers l'étranger, nous ferons appel à des partenaires de confiance et nous assurerons d'obtenir les droits de propriété intellectuelle nécessaires pour confier l'entretien de l'équipement aux entreprises et aux travailleurs canadiens ici même, au pays.
Le Canada dispose de capacités de calibre mondial dans les domaines de l'aérospatiale, de la construction navale, de l'espace, des systèmes terrestres, de l'intelligence artificielle et de la fabrication de pointe. En faisant appel à l'expertise canadienne pour renforcer nos forces armées, nous stimulerons notre économie tout en dotant celles-ci des capacités dont elles ont besoin.
Le gouvernement s'efforce actuellement de respecter l’engagement du Canada envers l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), c'est-à-dire consacrer 2 % de son PIB aux dépenses en défense cet exercice-ci, 5 ans plus tôt que prévu. Nous examinons également les façons dont nous pouvons faire avancer les projets d'approvisionnement à venir de sorte à pouvoir atteindre, d'ici 2035, la cible de 5 % du PIB fixée par l'OTAN.
L'Agence de l’investissement pour la défense, dont les activités vont déjà bon train, se concentre sur un certain nombre de projets d'approvisionnement prioritaires.
Plusieurs grands projets ont déjà été transférés à l'Agence, et d'autres s’y ajouteront au fur et à mesure que l'organisation prendra de l'expansion.
Nous avons pris des mesures importantes à l’égard de plusieurs de ces projets, afin de simplifier leur exécution et de créer des possibilités pour l'industrie canadienne.
En ce qui concerne le Projet de communications par satellite améliorées – Polaire, nous avons annoncé un partenariat stratégique avec Telesat et MDA Space, 2 entreprises canadiennes qui possèdent une expertise des communications par satellite sécurisées et des infrastructures spatiales, dans le but d'accélérer l'exécution du projet et de stimuler notre économie par le fait même.
Par ailleurs, nous avons simplifié l'attribution d'un contrat visant à acheter à Bombardier six avions Global 6500 destinés à remplacer notre flotte vieillissante d'avions Challenger. Nous avons également mis le Programme de sous-marins canadiens de patrouille sur une voie qui permettra de le mener à bien des années plus tôt que ce qui était prévu à l'origine.
Le PDG à la tête de l'Agence, Doug Guzman, est chargé de bâtir et de diriger l'organisation. Son expérience de l'allocation de capital, de l'exécution de projets et des opérations financières d'envergure saura s’avérer vitale alors que nous accélérons les projets d'approvisionnement et développons notre infrastructure industrielle de défense.
Dans un premier temps, l'Agence de l'investissement pour la défense a été mise sur pied à titre d'organisme de service spécial au sein de Services publics et Approvisionnement Canada afin de pouvoir tirer parti de l'expertise du Ministère et des relations de longue date que celui-ci entretient avec l'industrie.
Cette structure provisoire nous permet de mettre l'organisation sur pied rapidement pendant que nous la dotons d'un effectif complet et de capacités provenant de Services publics et Approvisionnement Canada, de la Défense nationale, des Forces armées canadiennes, de la Garde côtière canadienne et d'Innovation, Sciences et Développement économique Canada.
Cette équipe intégrée relève du PDG de l'Agence, qui travaille en collaboration avec la sous-ministre de Services publics et Approvisionnement Canada. Je bénéficie quant à moi de leur soutien dans mon rôle de secrétaire d'État responsable de cette nouvelle organisation.
En réponse à la nouvelle réalité du Canada, nous menons nos projets d'approvisionnement en matière de défense avec plus de rapidité et d'efficacité pour doter nos forces armées et notre garde côtière des choses dont elles ont besoin, quand elles en ont besoin, et ce, tout en stimulant l'innovation et la croissance économique.
Je serai maintenant heureux de répondre à vos questions.
Merci.
2. Agence de l’investissement pour la défense
Objet
Le gouvernement du Canada a créé une nouvelle Agence de l’investissement pour la défense afin de moderniser les achats en matière de défense.
Faits saillants
- Le 25 juin 2025, le Premier ministre a annoncé l’engagement du Canada envers l’Engagement industriel de défense de l’OTAN, qui prévoit des investissements de 5 % du PIB annuel d’ici 2035 dans la sécurité individuelle et collective
- Le 2 octobre 2025, le Premier ministre a annoncé la création de la nouvelle Agence de l’investissement pour la défense, qui révisera et rationalisera les achats de défense du Canada afin que les Forces armées canadiennes disposent de l’équipement de classe mondiale dont elles ont besoin
- Doug Guzman a pris ses fonctions comme chef de la direction en novembre 2025
- L’Agence de l’investissement pour la défense est une nouvelle agence d’opérations spéciales au sein de Services publics et Approvisionnement Canada
Messages clés
- Nous avons créé la nouvelle Agence de l’investissement pour la défense afin de protéger la souveraineté du Canada en dotant rapidement les Forces armées canadiennes et la Garde côtière des outils de calibre mondial dont elles ont besoin, tout en renforçant notre capacité industrielle
- L’Agence consolidera les processus d’approvisionnement, éliminera les approbations redondantes et la bureaucratie, et offrira à l’industrie plus de clarté et de certitude
- L’Agence de l’investissement pour la défense encouragera et concentrera les investissements en tirant parti de la base industrielle de défense canadienne, le cas échéant, en créant de nouvelles carrières, en faisant croître notre économie et en stimulant l’innovation dans les domaines de l’aérospatiale, de la construction navale et de la fabrication de pointe
Si l’on insiste sur les liens avec l’impact économique :
- grâce à ce processus centralisé d’examen et d’approbation, les achats progresseront plus rapidement afin que nous puissions équiper les Forces armées canadiennes des outils de calibre mondial dont elles ont besoin
- nous avons l’intention de mieux tirer parti des achats de défense grâce à cet investissement dans les travailleurs, entreprises et technologies canadiennes. L’Agence aidera les entreprises canadiennes à prendre de l’expansion, à développer des capacités de pointe et à concurrencer à l’échelle mondiale
Si l’on insiste sur les dépenses de défense :
- la création de l’Agence de l’investissement pour la défense est une pierre angulaire du plan canadien visant à augmenter les dépenses de défense à 2 % du produit intérieur brut en 2025 et à 5 % d’ici 2035
- cet effort soutient la croissance économique tout en protégeant mieux la souveraineté canadienne et renforce notre capacité à collaborer avec les Alliés
- nos objectifs sont de renforcer les chaînes d’approvisionnement en défense et la capacité industrielle entre les nations alliées, réaffirmant ainsi l’engagement du Canada envers la sécurité mondiale
Contexte
Jusqu’à présent, l’approvisionnement en matière de défense au Canada a été réparti entre plusieurs ministres et responsabilités, ainsi que des couches de surveillance provenant des agences centrales. Pour respecter l’engagement du gouvernement d’accélérer les dépenses en défense, des réformes des marchés publics en défense sont nécessaires. L’Agence de l’investissement pour la défense centralisera la responsabilité, tirera parti de pouvoirs élargis et introduira des flexibilités dans le processus d’approvisionnement pour obtenir des résultats d’approvisionnement plus rapides. L’approvisionnement en matière de défense au Canada s’harmonise désormais mieux avec nos alliés comme le Royaume-Uni. la France, et plus récemment l’Australie, qui ont des organisations d’approvisionnement en matière de défense dévouées et indépendantes.
La réforme de l’approvisionnement en matière de défense a fait l’objet de plusieurs rapports et études. En juin 2024, le Comité permanent de la défense nationale a déposé un rapport de grande envergure intitulé L’heure est au changement : réformer l’approvisionnement en matière de défense au Canada. Toujours en juin 2024, le directeur parlementaire du budget a déposé un rapport sur l’augmentation des coûts et les retards prolongés associés à la construction et à l’acquisition de brise-glaces polaires. En décembre 2024, le vérificateur général du Canada a déposé un rapport sur l’application des retombées industrielles et technologiques (RIT) aux approvisionnements en matière de défense, en notant les domaines nécessitant des améliorations administratives, et a déposé un rapport supplémentaire sur les futurs avions de combat du Canada en juin 2025. Dans l’ensemble, les rapports consécutifs indiquent que le processus d’approvisionnement et les spécifications trop personnalisées ont entraîné des augmentations de coûts évitables et des retards importants.
3. Budget de 2025 - dépenses de défense
Conseils au ministre
Question : Pourquoi le gouvernement consacre t’il autant d’argent à la défense alors qu’il y a d’autres problèmes qui touchent la population canadienne?
- Le Canada est confronté à un monde en évolution rapide et de plus en plus incertain et doit être prêt et apte à défendre son territoire, son peuple et ses valeurs
- Dans le budget de 2025, le gouvernement propose un financement de 81,8 milliards de dollars, selon la comptabilité de caisse, sur 5 ans en vue de réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes
- Ces investissements aideront à recruter et à maintenir en poste une force de combat robuste, tout en veillant à ce que nos forces armées disposent de l’équipement et de l’infrastructure dont elles ont besoin
- Ces fonds comprennent un financement de 6,6 milliards de dollars pour le lancement de notre Stratégie industrielle de défense, qui sera publiée bientôt
- De plus, le Canada s’engage à renforcer la sécurité transatlantique et à réitérer son engagement à défendre le territoire de l’OTAN dans le contexte actuel marqué par les agressions de la Russie
- En fait, le Canada est en voie d’atteindra cette année l’objectif de 2 % de l’OTAN pour les dépenses de défense par rapport au PIB, soit 5 ans plus tôt que prévu
- Nous sommes également en voie de respecter l’Engagement en matière d’investissement pour la défense de l’OTAN de 5 % d’ici 2035, démontrant ainsi notre engagement indéfectible envers la défense collective et la sécurité transatlantique
- Ensemble, ces investissements de portée historique fourniront à nos forces armées les outils et l’équipement nécessaires pour protéger notre souveraineté et renforcer notre sécurité
Faits en bref
- Dans le budget de 2025, le gouvernement propose un financement de 81,8 milliards de dollars sur 5 ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de 2025 à 2026 en vue de réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes. Ces fonds comprennent un financement de plus de 9 milliards de dollars en 2025 à 2026 qui a été annoncé par le premier ministre en juin 2025
- Le budget souligne des investissements visant à atteindre cette année l’objectif de 2 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et à mettre le Canada sur la voie qui lui permettra de respecter l’Engagement en matière d’investissement pour la défense de l’OTAN, soit investir 5 % du PIB dans la défense d’ici 2035
Contexte
- Le budget fédéral de 2025, Un Canada fort, a été déposé le 4 novembre 2025
- Le budget de 2025 indique que le Canada fera des investissements de portée historique totalisant plus de 280 milliards de dollars dans 4 piliers clés :
- le logement (25 milliards de dollars sur 5 ans, selon la comptabilité d'exercice)
- l’infrastructure (115 milliards de dollars sur 5 ans, selon la comptabilité d'exercice)
- la défense et la sécurité (30 milliards de dollars sur 5 ans, selon la comptabilité d'exercice)
- la productivité et la compétitivité (110 milliards de dollars sur 5 ans, selon la comptabilité d'exercice)
- Sous le thème « Défendre notre souveraineté », le « budget de 2025 présente le plan du gouvernement pour protéger le Canada, assumer ses responsabilités envers ses alliés en matière de sécurité partagée, bâtir une infrastructure industrielle de défense de calibre mondial et établir une nouvelle Agence de l’investissement pour la défense qui accélérera le processus d’approvisionnement. »
Réinvestir pour rebâtir et réarmer
- Dans le budget de 2025, le gouvernement propose un financement de 81,8 milliards de dollars sur 5 ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de 2025 à 2026 en vue de réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes (FAC). Ces fonds comprennent un financement de plus de 9 milliards de dollars en 2025 à 2026 qui a été annoncé par le premier ministre en juin 2025
- Une somme de 20,4 milliards de dollars sur 5 ans pour recruter et maintenir une force de combat robuste, y compris au moyen de hausses de salaire jamais vues depuis une génération et d’un soutien aux soins de santé offerts dans les FAC
- Une somme de 19,0 milliards de dollars sur 5 ans pour remettre en état et maintenir les capacités des FAC et investir dans l’infrastructure de défense, notamment pour accroître l’infrastructure des munitions et d’entraînement
- Une somme de 10,9 milliards de dollars sur 5 ans qui servira à moderniser les infrastructures numériques du ministère de la Défense nationale, des FAC et du Centre de la sécurité des télécommunications, notamment les installations nécessaires à la guerre moderne, comme la cyberdéfense
- Une somme de 17,9 milliards de dollars sur 5 ans pour élargir les capacités militaires du Canada. Cette somme comprend notamment des investissements dans des véhicules logistiques, des véhicules utilitaires légers et des véhicules blindés, ainsi que dans des capacités de frappes de précision à longue portée et de lutte contre les drones, et dans la fabrication de munitions canadiennes
- Une somme de 6,6 milliards de dollars sur 5 ans, à compter de 2025 à 2026, pour renforcer le secteur de la défense au Canada grâce à la Stratégie industrielle de défense
- Une somme de 6,2 milliards de dollars sur 5 ans pour élargir les partenariats de défense du Canada, notamment en vue d’accroître l’aide militaire à l’Ukraine, de renforcer la formation militaire et de bonifier les programmes de politique internationale
- Une somme de 805 millions de dollars sur 5 ans destinée à la Garde côtière canadienne, au Service canadien du renseignement de sécurité et à Services publics et Approvisionnement Canada pour des initiatives complémentaires visant à soutenir les capacités de défense du pays
Stratégie industrielle de défense
- Le budget de 2025 annonce 6,6 milliards de dollars sur 5 ans pour la prochaine Stratégie industrielle de défense, dont 4,6 milliards de dollars pour les premières mesures de la Stratégie
- Les initiatives de la Défense nationale décrites dans le budget comprennent l’établissement du Bureau de recherche, d’ingénierie et de leadership avancés en matière d’innovation et de science (BOREALIS) et un financement pour établir une capacité souveraine de lancement spatial
- Le budget s’engage à publier une Stratégie industrielle de défense complète au cours des prochains mois
Agence de l’investissement pour la défense
- L’Agence de l’investissement pour la défense (AID) mettra l’accent sur les approvisionnements en défense d’une valeur de 100 millions de dollars et plus, y compris les sous‑marins et les autres capacités essentielles dont les FAC ont besoin
- Le budget de 2025 propose d’affecter 30,8 millions de dollars sur 4 ans, à compter de 2026 à 2027, et 7,7 millions de dollars par année par la suite, à Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) pour la création de l’AID
- Le budget de 2025 propose de fournir 52,5 millions de dollars sur 5 ans, à compter de 2026 à 2027, et 12,2 millions de dollars par année par la suite à SPAC pour moderniser et accroître la capacité du Programme de sécurité industrielle afin de répondre aux besoins de l’AID et de soutenir l’industrie de la défense canadienne
Opérations
- Les opérations REASSURANCE et AMARNA sont incluses dans le budget de 2025
- Plus précisément, le budget réaffirme l’annonce faite par le premier ministre en août 2025 concernant le renouvellement de l’opération REASSURANCE (2,7 milliards de dollars sur 3 ans)
- Le budget propose également 300,1 millions de dollars sur 3 ans pour l’opération AMARNA (dont 155,8 millions de dollars seront financés par les niveaux de référence existants de la Défense nationale)
Principaux responsables : Sous‑ministre adjoint (Finances), sous‑ministre adjoint (Politiques)
5 novembre 2025
4. Budget de 2025 - l’Agence d’investissement pour la défense
Dans le budget de 2025, le gouvernement a dévoilé plus de 141,4 milliards de dollars en nouvelles dépenses (compensées par des économies prévues de 51,7 milliards de dollars) au cours des 5 prochaines années, en mettant l’accent sur les éléments suivants : bâtir une économie canadienne plus forte, passer de la dépendance à la résilience, donner plus de pouvoir aux Canadiens, préserver la souveraineté et la sécurité du Canada, rendre le gouvernement plus efficace et efficient.
Le financement de l’Agence d’investissement pour la défense (ADI) comprend :
- Le budget de 2025 propose d’affecter 30,8 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2026 à 2027, et 7,7 millions de dollars par année par la suite, à SPAC pour la création de l’AID
- l’Agence accélérera la fourniture de produits et de services pour mieux répondre aux besoins des FAC d’une manière rentable pour les Canadiens, en centralisant les processus et en améliorant la concertation et la collaboration avec l’industrie canadienne et les partenaires étrangers
- l'AID se concentrera sur les marchés d’approvisionnement d’une valeur d’au moins 100 millions de dollars, ce qui englobe les sous-marins et les autres capacités essentielles dont les FAC ont besoin
- Le budget de 2025 propose de fournir 52,5 millions de dollars sur 5 ans, à compter de 2026 à 2027, et 12,2 millions de dollars par année par la suite à SPAC pour moderniser et accroître la capacité du Programme de sécurité industrielle afin de répondre aux besoins de l’Agence de l’investissement pour la défense et de soutenir l’industrie de la défense canadienne
5. Président-directeur général de l’Agence de l’investissement pour la défense
Objet
La nomination de Doug Guzman au poste de directeur général de l'Agence de l'investissement pour la défense.
Faits saillants
- Le 2 octobre 2025, le premier ministre a annoncé la création de l’Agence de l’investissement pour la défense afin de remanier et de simplifier les processus d’approvisionnement en matière de défense du Canada
- M. Doug Guzman a été nommé chef de la direction en vertu d’un décret pour un mandat de trois ans, à compter du 12 novembre 2025
- La fourchette salariale de M. Guzman est proportionnelle aux lignes directrices relatives à la rémunération des chefs de la direction des sociétés d’État « premiers dirigeants - groupe 8 »
- La rémunération de M. Guzman contribue à l’objectif de dépenses de défense du Canada au sein de l’OTAN
Messages clés
- En tant que président-directeur général de l’Agence de l’investissement pour la défense, M. Guzman supervisera les achats militaires et les décisions stratégiques touchant des dizaines de milliards de dollars d’activité économique
- La vaste expérience de M. Guzman dans le secteur privé en matière d’investissement et de gestion de patrimoine est essentielle pour diriger avec succès la centralisation de l’expertise en matière d’approvisionnement de défense de l’ensemble du gouvernement et réaliser le mandat de l’Agence de l’investissement pour la défense
- Il dirige l’Agence de l’investissement pour la défense, dont la mission est de consolider et d’accélérer les processus d’approvisionnement en matière de défense afin de fournir les biens et services requis par les Forces armées tout en améliorant l’engagement et la collaboration avec l'industrie canadienne et les partenaires internationaux
- M. Guzman fait également preuve de leadership pour veiller à ce que nos Forces armées et notre Garde côtière soient dotées des capacités de calibre mondial nécessaires pour réussir, et renforcer la base industrielle de défense du Canada en favorisant l’innovation, en créant plus d’emplois et en créant des débouchés pour les entreprises canadiennes partout au pays
Contexte
M. Guzman était un chef d’entreprise canadien qui compte 3 décennies d’expérience dans les services bancaires mondiaux, la gestion de patrimoine et les services financiers. Plus récemment, M. Guzman a occupé le poste de vice-président du conseil d’administration de la Banque Royale du Canada (RBC), où il donnait des conseils sur les priorités de l’entreprise et, avec d’autres membres de la direction du groupe, était responsable de l’établissement de l’orientation stratégique globale de RBC. Juste avant d’occuper le poste de vice-président, M. Guzman a occupé le poste de chef de groupe, Gestion de patrimoine et Assurance, RBC, pendant 9 ans.
La nomination de M. Guzman au poste de président-directeur général (PDG) de l’Agence de l’investissement pour la défense (AID) est conforme à celle qui a été faite à d’autres organismes de service spéciaux récemment créés, notamment le Bureau des grands projets et Construire des maisons Canada, où la direction de ces organismes provient du secteur privé. L’expérience de M. Guzman dans le secteur privé lui fournira des perspectives et des perspectives précieuses sur les réformes sérieuses de l’approvisionnement en matière de défense, notamment en tirant parti des pratiques exemplaires du secteur privé, en expérimentant de nouvelles approches et en introduisant un changement de culture pour s’acquitter de ce mandat essentiel.
6. Documents constitutifs de l’Agence de l’investissement pour la défense
Objet
Publication des documents directeurs de l’Agence de l’investissement pour la défense (accord-cadre et plan d’activités).
Faits saillants
- S.O.
Messages clés
- L’entente-cadre de l’Agence de l’investissement pour la défense a été élaborée en collaboration avec les ministères partenaires afin d’assurer l’harmonisation avec les normes et les pratiques exemplaires du gouvernement du Canada pour les organismes de service spéciaux
- L’entente-cadre décrit comment la direction de l’Agence sera tenue responsable des résultats et sous quelle forme l’Agence de l’investissement pour la défense rendra compte à Services publics et Approvisionnement Canada
- Le plan d’affaires de l’Agence décrit les objectifs financiers et de service, les ressources humaines et financières nécessaires et les stratégies nécessaires pour les atteindre
- L’accord-cadre et le plan d’activités sont tous deux mis à jour avec la contribution du Président-Directeur Général, en collaboration avec les parties concernées
- Dans un souci de transparence avec les Canadiens, l’accord-cadre mise à jour sera publié sur le site Web de l’Agence de l’investissement pour la défense lorsqu’il sera finalisé
Contexte
L’Agence de l’investissement pour la défense (AID) a été créée pour aider le Canada à atteindre des objectifs ambitieux en matière d’approvisionnement en matière de défense de manière plus efficace, tout en favorisant la croissance de l’industrie nationale de la défense du Canada. Il s’agit d’un organisme de service spécial de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) sous la direction du président-directeur général, Doug Guzman, qui relève du sous-ministre de SPAC pendant sa phase initiale.
Les documents constitutifs de l’AID couvrent son mandat, de sa gouvernance et de son cadre de responsabilisation. L’accord-cadre, une fois mise à jour, sera publié sur le site Web de l’AID afin que les Canadiens puissent mieux comprendre le fonctionnement de l’Agence.
Les organismes de service spéciaux sont des entités au sein d’un ministère existant qui fonctionnent conformément à une entente-cadre et à un plan d’activités approuvés par le sous-ministre, le ministre et le Conseil du Trésor.
Les principaux documents fondamentaux de l’AID – son accord-cadre et son plan d’activités – ont été élaborés en collaboration avec SPAC, le ministère de la Défense nationale, Innovation, Sciences et Développement économique, et le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada.
Bien que chaque entente-cadre contienne des éléments communs, elle est adaptée aux besoins précis de l’organisation. Au fur et à mesure que les conditions changent, l’entente-cadre sera révisée pour tenir compte de ces changements. Le plan d’activités couvre les objectifs financiers et de service, les ressources humaines et financières et les stratégies nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Projets clés
7. Investissement dans la défense (comprend les engagements envers l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord)
Conseils au ministre
Question : Comment les dépenses pour la Défense nationale profitent-elles à la population canadienne, et comment le Canada peut-il atteindre de façon réaliste une cible révisée de dépenses de la Défense de 5 % d’ici la fin de 2035?
- Nous prenons des mesures importantes pour reconstruire et réarmer les Forces armées canadiennes, ainsi que pour réinvestir dans celles‑ci
- En fait, le budget de la Défense nationale est passé à 44,3 milliards de dollars cette année financière, alors que nous effectuons des investissements fondamentaux dans nos forces
- Ces investissements visent notamment à élargir et à améliorer les capacités militaires, à renforcer les industries de défense du Canada et à diversifier nos partenariats en matière de défense
- Ces investissements porteront les dépenses de défense du Canada à 2 % du PIB au cours de l’année financière en cours
- De plus, en juin, le premier ministre a annoncé que le Canada avait convenu avec les alliés de l’OTAN d’investir 5 % de son PIB annuel dans la défense d’ici 2035
- Pour respecter cet engagement, le Canada investira 3,5 % de son PIB dans les capacités militaires de base et 1,5 % dans les infrastructures essentielles liées à la défense et à la sécurité
- Les investissements majeurs vont des aéronefs modernes aux sous-marins capables de patrouiller nos 3 côtes
- En effet, pour faire progresser l’acquisition de notre prochaine flotte de sous-marins, nous avons récemment désigné Thyssen Krupp Marine Systems et Hanwha Ocean comme fournisseurs qualifiés
- Dans l’ensemble, ces investissements reflètent l’engagement du gouvernement à consentir les investissements nécessaires pour protéger la population canadienne, défendre notre Nord et soutenir nos Alliés
Faits en bref
Dépenses de défense
- 2025 à 2026 : Les dépenses de défense du Canada devraient atteindre 2,01 % de son produit intérieur brut (PIB), dont 22,6 % seront consacrés à l’équipement majeur, contre 1,47 % du PIB et 18,3 % consacrés à l’équipement majeur au cours de l’année financière 2024 à 2025
Budget financé en commun de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord
- En plus d’investir dans leurs propres forces armées, tous les alliés de l’OTAN contribuent directement au budget de l’OTAN selon une formule convenue de partage des coûts, dérivée du revenu national brut. Le Canada se classe au sixième rang des contributeurs au budget de l’OTAN financé en commun
Contexte
- Le 25 juin 2025, le Canada et ses Alliés de l’OTAN ont convenu d’un nouvel engagement d’investissement en défense consistant à investir 5 % du PIB annuel d’ici 2035
- Dans le cadre de cet engagement de 5 %, le Canada investira 3,5 % de son PIB dans les capacités militaires de base, conformément à l’annonce faite le 9 juin 2025
- Cela comprend d’autres investissements dans les Forces armées canadiennes, en modernisant l’équipement et la technologie militaires, en renforçant les industries de défense du Canada et en diversifiant les partenariats en matière de défense
- Un autre 1,5 % du PIB sera consacré à des investissements dans les dépenses essentielles liées à la défense et à la sécurité, comme les nouveaux aéroports, les ports, les télécommunications, les systèmes de préparation aux situations d’urgence et d’autres investissements à double usage qui servent la défense ainsi qu’à l’état de préparation des civils
Notre Nord, fort et libre
- Les mesures visant à accroître et à accélérer les investissements dans la défense compléteront la politique de défense du Canada : NNFeL
- Annoncée le 8 avril 2024, la politique NNFeL comporte 6 thèmes principaux :
- soutenir notre personnel
- renforcer nos fondations
- construire une base industrielle innovante
- défendre le Canada
- défendre l’Arctique et l’Amérique du Nord
- défendre les intérêts et les valeurs du Canada dans le monde
- De plus, la politique NNFeL comprenait des investissements de :
- 8,1 milliards de dollars sur 5 années (de 2024 à 2025 à 2028 à 2029);
- 73 milliards de dollars sur 20 ans (2024 à 2025 à 2043 à 2044)
Analyse du directeur parlementaire du budget
- Le 30 octobre 2024, le DPB a publié un rapport intitulé Les répercussions financières de l’atteinte de la cible de dépenses militaires fixée par l’OTAN en réponse à sa mise à jour de juillet 2024
- le rapport indiquait que des dépenses supplémentaires seraient nécessaires pour respecter notre engagement de 2 % envers l’OTAN; toutefois, il a conclu que de telles dépenses sont possibles sans qu’elles aient une incidence trop importante sur le ratio du déficit au PIB du Canada
- il a néanmoins réitéré une position adoptée par le DPB à l’été 2024, selon laquelle la politique NNFeL sous-estime la croissance du PIB et que, par conséquent, le budget de la défense du Canada devrait augmenter considérablement pour atteindre l’objectif de 2 % de l’OTAN
- le DPB a qualifié les prévisions de PIB de la politique NNFeL d’ « erronées », car elles reposaient sur un taux de croissance nominal du PIB de 1,7 %, qui « ne suit même pas le rythme de l’inflation et suppose donc une récession économique de quatre ans, soit près de deux fois la durée de la plus longue récession qu’ait connue le pays au cours des 40 dernières années »
- Le DPB utilise sa propre méthode pour calculer le PIB, laquelle est, selon lui, sensiblement la même que celle du ministère des Finances
- La Défense nationale utilise les chiffres du PIB canadien fournis par l’OTAN, qui utilise plusieurs sources de données, dont l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui constitue une pratique courante pour les Alliés de l’OTAN
- Bien que l’échéancier pour l’atteinte des 2 % par le Canada se soit accéléré, les critiques du DPB à l’égard des projections de dépenses de la Défense nationale devraient se maintenir tant que les différences méthodologiques persisteront
- Le DPB prépare un rapport mis à jour sur les dépenses de défense du Canada, qui devrait être publié à l’automne 2025
Principal responsable : Sous-ministre adjoint (Finances)
Le 5 septembre 2025
8. Acquisition d’avions de chasse F-35 canadiens
Objet
En décembre 2017, le gouvernement du Canada a lancé un processus concurrentiel ouvert et transparent en vue de remplacer de façon permanente la flotte d’avions chasseurs du Canada par 88 chasseurs de pointe, dans le cadre du Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs.
Remarques :
- toutes les questions liées à la capacité, aux enjeux techniques, aux livraisons et aux exigences, aux coûts de soutien en service, y compris les coûts complets du cycle de vie, au rapport du Bureau du vérificateur général à propos de l’entrée en service du F-35, ainsi qu’à l’examen en cours de l’acquisition du F-35 doivent être adressées au ministre de la Défense nationale
- toutes les questions relatives à la Politique des retombées industrielles et technologiques et à la participation de l’industrie canadienne au Programme des avions de combat interarmées doivent être adressées à la ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec
- toutes les questions relatives à des enjeux commerciaux doivent être adressées à la ministre des Affaires étrangères ou aux ministres responsables du Commerce Canada-États-Unis étant donné que Services publics et Approvisionnement Canada n’y participe pas
Faits saillants
- Le projet est évalué à 27,7 milliards de dollars, incluant l’équipement associé, les armes et munitions initiales, la préparation du soutien en service, ainsi que la construction des installations de l’escadron de chasse (Cold Lake (Alberta) et Bagotville (Québec))
Messages clés
- Le gouvernement est déterminé à faire en sorte que les membres des Forces armées canadiennes disposent de l’équipement dont ils ont besoin pour effectuer leur travail et protéger la population canadienne, tout en s’assurant d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour la population canadienne
- Le gouvernement examine actuellement l'achat des F-35 pour s'assurer qu'ils représentent la meilleure capacité d’avions de chasse pour notre pays et qu’ils offrent une solution optimale en termes de capacité, de prix, et de retombées économiques pour les Canadiens, et que cette acquisition entraînera du travails importants pour l’industrie canadienne sur une période de 25 ans
- On s’attend à ce que l’industrie canadienne ait d’importantes possibilités de contribuer au maintien en service des chasseurs dans des domaines tels que les dépôts d’entretien pour les cellules et les moteurs, la formation, l’entretien des composantes et la gestion de la chaîne d’approvisionnement pendant la durée de vie de la flotte
Contexte
Dans le cadre de sa politique de défense, Notre Nord, fort et libre, le gouvernement du Canada a renouvelé son engagement à acquérir 88 avions de chasse de pointe pour l’Aviation royale canadienne.
Un surveillant de l’équité indépendant a supervisé l’ensemble du processus concurrentiel afin d’assurer l’égalité des chances pour tous les soumissionnaires. Un examinateur tiers indépendant a également été mandaté pour évaluer la qualité et l’efficacité de la méthode d’approvisionnement.
Le 9 janvier 2023, le gouvernement du Canada a annoncé qu’à la suite d’un processus concurrentiel ouvert, équitable et transparent, le Canada avait finalisé une entente avec le gouvernement des États-Unis ainsi qu’avec Lockheed Martin et Pratt & Whitney pour l’acquisition d’avions chasseurs F-35 pour l’Aviation royale canadienne.
Le 25 novembre 2024, le gouvernement du Canada a annoncé que le Canada avait désigné L3Harris MAS, de Mirabel (QC) comme partenaire stratégique. L'entreprise collaborera avec le gouvernement canadien, le bureau de programme interarmées du F-35 et Lockheed Martin pour étudier le besoin d'un dépôt de véhicules aériens.
Le 14 mars 2025, le premier ministre a demandé au ministre de la Défense nationale (MDN) d’examiner le projet d’acquisition des F-35. L’examen est dirigé par le ministère de la Défense nationale avec la participation des principaux intervenants du projet. La Commission indépendante d’examen des acquisitions de la Défense fournira également des conseils distincts au MDN.
Le Bureau du vérificateur général du Canada a terminé son audit du rendement du Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs du Canada et a déposé un rapport au Parlement le 10 juin 2025. Les principales conclusions incluent : des augmentations importantes des coûts, des retards dans l’infrastructure, des pénuries de pilotes de l’Aviation royale canadienne et des lacunes en matière de gestion de projet.
9. Projet de sous-marins canadiens de patrouille
Objet
Le gouvernement du Canada a déterminé que l’entreprise allemande Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) et l’entreprise coréenne Hanwha Ocean Co., Ltd. (Hanwha) sont les 2 fournisseurs qualifiés pour le Programme de sous-marins canadiens de patrouille.
Faits saillants
- Le 26 août 2025, Canada a annoncé l’entreprise allemande Thyssenkrupp Marine Systems et l’entreprise coréenne Hanwha Ocean Co., Ltd. sont les 2 fournisseurs qualifiés pour le Projet du sous-marin de patrouille canadien
- Le 14 novembre 2025, le gouvernement du Canada est passé à la prochaine étape du processus d’approvisionnement du Programme de sous-marins canadiens de patrouille en transmettant des instructions relatives aux propositions directement aux 2 fournisseurs qualifiés, soit l’entreprise allemande Thyssen Krupp Marine Systems, appuyée par l’Allemagne et la Norvège, et l’entreprise coréenne Hanwha Ocean Co., Ltd. (Hanwha), appuyée par la République de Corée. Les propositions seront soumises au Canada en mars 2026
- Pour éviter toute lacune dans les capacités sous-marines canadiennes, le Canada prévoit l’attribution d’un contrat d’ici 2028, avec la livraison du premier sous-marin de remplacement au plus tard en 2035
Messages clés
- Le Canada possède le plus grand littoral au monde et il est essentiel que la Marine Royale Canadienne soit dotée d'une capacité de surveillance sous-marine supérieure pour maintenir la sécurité et la souveraineté de notre pays
- La flotte actuelle de sous-marins de la classe Victoria de la Marine Royale Canadienne devrait être mise hors service au milieu des années 2030, et des navires de remplacement sont nécessaires
- Le gouvernement du Canada a identifié 2 fournisseurs qualifiés pour faire progresser et accélérer leur remplacement d'ici 2035 au plus tard afin d'assurer la continuité de la capacité sous-marine canadienne
Contexte
Grâce à la politique de défense du Canada, Notre Nord, fort et libre, le gouvernement du Canada fournit aux membres de la Marine royale canadienne l'équipement dont ils ont besoin pour maintenir leur état de préparation opérationnelle actuel et futur.
Les principales exigences du Canada en matière de capacités sous-marines seront la furtivité, la létalité, la persévérance et la capacité de déploiement dans l’Arctique, ce qui signifie que le sous-marin sélectionné doit avoir une autonomie et une endurance accrues.
Grâce au Projet du sous-marin de patrouille canadien, le Canada fera l’acquisition d’une flotte de sous-marins plus grande et modernisée qui offrira une combinaison unique de ces exigences afin que le Canada puisse détecter, suivre, dissuader et, au besoin, neutraliser les menaces dans les trois océans qui bordent le Canada, tout en augmentant la contribution au côté des alliés et en permettant au gouvernement du Canada de déployer cette flotte à l’étranger pour soutenir nos partenaires et nos alliés.
Le gouvernement du Canada demeure déterminé à mobiliser l’industrie canadienne et à créer des emplois bien rémunérés au pays par l’entremise du Projet du sous-marin de patrouille canadien
- à ce titre, le Canada a l’intention de tirer parti des travaux sur les sous-marins afin de générer des retombées économiques pour l’industrie maritime et de la défense du Canada tout au long de la durée de vie opérationnelle de la flotte.
10. Stratégie nationale de construction navale
Objet
La Stratégie nationale de construction navale est un engagement à long terme visant à renouveler les flottes de navires de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne, à créer un secteur de la construction navale durable et à générer des retombées économiques pour les Canadiennes et les Canadiens.
Remarque : Les questions relatives au budget, aux besoins, aux délais, aux comparaisons internationales et à la gestion de projet doivent être adressées au ministre de la Défense nationale.
Faits saillants
- En date de décembre 2025, le gouvernement du Canada avait attribué environ 54 milliards de dollars en contrats dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale à des entreprises partout au pays, dont 1,2 milliard de dollars à des petites et moyennes entreprises comptant moins de 250 employés
- En 2025 seulement, le gouvernement du Canada a attribué environ 16 milliards de dollars en nouveaux contrats à des entreprises canadiennes dans le cadre de la Stratégie, dont environ 62 millions de dollars à des petites et moyennes entreprises
- Depuis 2012, plus de 11 milliards de dollars en possibilités de développement des fournisseurs ont été offerts aux fournisseurs canadiens
- de ce montant, plus de 2,3 milliards de dollars ont été versés aux petites et moyennes entreprises
- On estime que les contrats octroyés dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale entre 2012 et 2024 contribuent à près de 38,7 milliards de dollars (2,8 milliards de dollars par an) au produit intérieur brut du Canada et créent ou maintiennent environ 21 400 emplois par année entre 2012 et 2025
Messages clés
- La Stratégie nationale de construction navale a pour objectif de renforcer et de renouveler les flottes de la Marine royale et de la Garde côtière canadienne grâce au travail des Canadiens et des entreprises canadiennes
- Jusqu’à présent, 10 grands navires et de nombreux petits navires ont été livrés, et plusieurs autres sont en construction partout au Canada
- Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec l'industrie pour gérer les coûts et les calendriers, et veiller à ce que la population canadienne bénéficie du meilleur rapport qualité-prix pendant toute la durée de ces projets
Si l’on insiste sur le Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières :
- le 3 mars 2025, le gouvernement du Canada a attribué le contrat de mise en œuvre du Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières à Irving Shipbuilding Inc., pour la construction des trois premiers navires
- le Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières devrait créer ou maintenir plus de 5 000 emplois au cours des 15 prochaines années, dont un grand nombre à Halifax, en Nouvelle-Écosse
- la production du premier navire, le navire canadien de Sa Majesté Fraser, a commencé le 25 avril 2025
Si l'on insiste sur les brise-glaces polaires :
- la Garde côtière canadienne fait l'acquisition de deux brise-glaces polaires qui renforceront leur flotte de brise-glaces
- ils appuieront la recherche scientifique essentielle et les efforts de protection de l'environnement, et assureront la sécurité nationale dans l'Arctique
- cet investissement améliore l'infrastructure maritime du Canada et protège notre souveraineté dans l’Arctique
- la construction des deux brise-glaces polaires est en cours
- la production du futur navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Imnaryuaq a commencé en juillet 2025 au chantier naval de Seaspan à Vancouver, tandis que la découpe de l’acier du futur NGCC Arpatuuq a eu lieu en août 2025 au chantier naval Davie North Yard Finland Oy, propriété de Chantier Davie Canada Inc., marquant le début de sa phase de construction
Contexte
La Stratégie nationale de construction navale est un plan à long terme qui vise à renouveler les flottes de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne. Elle entend éliminer les cycles d’expansion et de ralentissement dans l’approvisionnement des navires qui ont ralenti la construction navale canadienne par le passé. Les chantiers navals canadiens impliqués sont Irving Shipbuilding Inc. en Nouvelle-Écosse, Vancouver Shipyards de Seaspan en Colombie-Britannique, et Chantier Davie Canada Inc. au Québec.
Le contrat de mise en œuvre du Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières, d’une valeur initiale de 8 milliards de dollars (taxes comprises), décrit les modalités de la construction et de l'acceptation des 3 premiers navires.
Vancouver Shipyards de Seaspan a obtenu un contrat de 3,15 milliards de dollars (taxes en sus) pour la construction d'un brise-glace polaire et Chantier Davie Canada Inc. a obtenu un contrat de 3,25 milliards de dollars (taxes en sus) pour la construction de l'autre brise-glace polaire.
Le brise-glace de Davie sera construit selon une stratégie de construction hybride nationale-internationale, le travail étant réparti entre les installations de Davie au Québec et son chantier naval finlandais, Davie North Yard Finland Oy. Compte tenu de l'évolution du contexte mondial, il est plus que jamais essentiel que le Canada livre des navires à la Garde côtière canadienne en temps opportun afin qu'elle puisse continuer de protéger la souveraineté et la sécurité du Canada.
La Stratégie nationale de construction navale continue d'évoluer et est renforcée par le Pacte de collaboration sur les brise-glaces (Pacte collaboration sur les brise-glaces (ICE)), un partenariat entre le Canada, la Finlande et les États-Unis, signé et entré en vigueur en novembre 2024. Cette collaboration vise à accélérer la production de brise-glaces polaires et de l'Arctique, à stimuler les industries maritimes des 3 nations, et à améliorer la coopération technique et l’échange d’informations pour répondre à la demande mondiale en brise-glaces.
11. Stratégie nationale de construction navale – Réalisations de janvier à novembre 2025
La Stratégie nationale de construction navale (SNCN) est le plan à long terme du Canada visant à renouveler les flottes de la Marine royale canadienne (MRC) et de la Garde côtière canadienne (GCC). La SNCN a également permis de rebâtir une industrie maritime nationale et de créer des emplois durables au Canada.
Avancement du projet
De janvier à novembre 2025, la SNCN a franchi des étapes importantes et a réalisé des progrès importants dans la livraison de l'équipement nécessaire à nos partenaires pour soutenir leur préparation opérationnelle et leurs missions quotidiennes. Voici quelques jalons clés des projets de la SNN pour cette période.
Pilier 1 : Construction de grands navires
- Le sixième navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Robert Hampton Gray, a été livré à la flotte de l'Atlantique de la MRC
- Le navire hauturier de science océanographique, le Navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Naalak Nappaaluk, a été livré à la GCC
- Le premier navire de soutien interarmées (NSI), le NCSM Protecteur, fait l'objet des derniers travaux d'armement et d'intégration
- La production à plein régime a commencé sur le premier destroyer de la classe Fleuves et rivières
- La construction du NGCC Imnaryuaq, le brise-glace polaire construit par Vancouver Shipyards de Seaspan, a commencé
- La découpe de l'acier a eu lieu pour le NGCC Imnaryuaq, le brise-glace polaire construit par Chantier Davie Canada Inc.
- La construction du deuxième NSI, le futur NCSM Preserver, progresse.
- Les travaux de conception préalables à la construction des brise-glaces polyvalents progressent
Pilier 2 : Construction de petits navires
- Le dixième et dernier bateau de recherche et de sauvetage construit par Hike Metal Products Ltd, le NGCC Mira Bay, a été livré à la GCC
- Le dixième et dernier bateau de recherche et de sauvetage construit par le Chantier naval Forillon, le NGCC Baie de Gaspé, a été livré à la GCC
- La découpe de l'acier a eu lieu pour le navire semi-hauturier de recherche halieutique, le premier navire hybride de la GCC
- L'appel d'offres pour la conception du projet de navires multimissions semi-hauturiers (MSMM) a été publié en août 2025
- le MSMM est le projet le plus important et le plus ambitieux du pilier 2 de la SNCN
- L'appel d'offres pour le projet de navires de patrouille côtière de la prochaine génération de la Gendarmerie royale du Canada a pris fin en octobre 2025, et 4 soumissions ont été reçues
- le processus d'évaluation est en cours
Pilier 3 : Projets de réparation, de radoub et d'entretien des navires
Les navires existants ont fait l'objet de l'entretien et des mises à niveau nécessaires pour assurer la continuité de leurs services.
- Travaux terminés sur le NGCC George R. Pearkes
- Travaux terminés sur le NGCC Leonard J. Cowley
- Travaux terminés sur le NGCC Martha L. Black
- Travaux terminés sur le NGCC Eckaloo
- Achèvement du projet de conversion du navire sur le NGCC Judy LaMarsh
- Progrès réalisés dans les travaux de prolongation de la durée de vie du NGCC Tanu
- Travaux terminés sur le NCSM Calgary
- Avancement des travaux réalisés pour le NGCC Terry Fox
Retombées économiques
On estime que les contrats attribués dans le cadre de la SNCN entre 2012 et 2024 ont contribué à près de 38,7 milliards de dollars (2,8 milliards de dollars par année) au produit intérieur brut (PIB) du Canada et créé ou maintenu environ 21 400 emplois par an entre 2012 et 2025.
Depuis 2012, plus de 11 milliards de dollars en possibilités de développement des fournisseurs ont été offerts aux fournisseurs canadiens. De ce montant, plus de 2,3 milliards de dollars ont été versés aux petites et moyennes entreprises.
On estime que les contrats de construction de grands navires attribués entre 2012 et 2024 dans le cadre de la SNCN contribuent à près de 23,0 milliards de dollars (1,65 milliard de dollars par année) au PIB du Canada. Ceux-ci créent ou maintiennent environ 12 890 emplois par année, grâce à l'industrie maritime et à ses fournisseurs canadiens, ainsi qu'aux dépenses de consommation des employés associés.
On estime que les contrats de construction de petits navires attribués entre 2012 et 2024 dans le cadre de la SNCN contribuent à près de 556 millions de dollars (39 millions de dollars par année) au PIB du Canada. L'argent provenant de ces contrats, ainsi que les dépenses de consommation liées à cet investissement, contribueront à créer ou à maintenir près de 295 emplois par année dans l'ensemble de l'industrie maritime et de ses fournisseurs canadiens.
Les chantiers navals de la SNCN sont en voie de respecter leurs obligations en matière de retombées économiques en vertu de la Politique des retombées industrielles et technologiques.
Innovation, Sciences et Développement économique Canada poursuit la mise en œuvre la proposition de valeur (PV) de la SNCN afin d'assurer la durabilité à long terme de l'industrie maritime canadienne.
L'objectif de la proposition de valeur (PV) de la SNCN est de profiter à l'ensemble de l'industrie maritime afin d'assurer sa durabilité à long terme. En vertu de la PV de la SNCN, les chantiers navals de construction de grands navires sont tenus d'investir un montant égal à 0,5 % de la valeur des contrats qui en découlent dans 3 domaines prioritaires : le perfectionnement des ressources humaines, l'investissement technologique et le développement industriel.
Au 31 mars 2025, les chantiers navals de la SNCN ayant des projets de grands navires comptaient plus de 69 millions de dollars en obligations combinées liées à la proposition de valeur de la SNCN et avaient identifié ou réalisé des investissements de plus de 68 millions de dollars. Ces investissements profiteront à l'ensemble de l'industrie maritime dans les domaines du développement des ressources humaines, de l'investissement technologique et du développement industriel.
Documents connexes
12. Politique des retombées industrielles et technologiques
Question : Comment le gouvernement du Canada tire‑t‑il parti de l’approvisionnement fédéral afin de générer des retombées économiques pour le Canada?
Messages clés (121 Mots)
- La Politique des retombées industrielles et technologiques est le principal outil dont dispose le gouvernement pour tirer parti des avantages économiques découlant des grands projets d’approvisionnement de défense et de la Garde côtière canadienne
- La Politique des retombées industrielles et technologiques soutient l’économie canadienne en appuyant des milliers d’emplois de grande qualité partout au Canada, dans des entreprises de toutes tailles, particulièrement dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale ainsi que dans le secteur maritime
- La Politique des retombées industrielles et technologiques du Canada exige que les entreprises qui obtiennent d’importants contrats de défense et de la Garde côtière canadienne entreprennent des activités commerciales au Canada d’une valeur correspondant à la valeur des contrats qui leur ont été attribués
Messages supplémentaires
- Le gouvernement du Canada s’est engagé à fournir aux Forces armées canadiennes et à la Garde côtière l’équipement dont elles ont besoin pour protéger le Canada et contribuer à la paix et à la sécurité internationales
- La Politique des retombées industrielles et technologiques (RIT) a une incidence d’un océan à l’autre. Les activités commerciales qui en découlent contribuent à l’expansion des entreprises, soutiennent les capacités industrielles clés du Canada et encouragent les exportations, l’innovation et le perfectionnement des compétences
- L’ensemble du portefeuille comprend 103 projets actifs comportant des obligations en matière de retombées industrielles et technologiques d’une valeur de plus de 64 milliards de dollars, dont plus de 35,5 milliards de dollars en activités opérationnelles réalisées, plus de 13 milliards de dollars en cours d’exécution et plus de 15 milliards de dollars en occasions de travail futures
Contexte
- La Politique des RIT s’applique à certains marchés d’approvisionnement relatifs à la défense et à la Garde côtière canadienne de plus de 100 millions de dollars qui ne sont pas visés par les accords commerciaux ou pour lesquels l’exception au titre de la sécurité nationale est invoquée. Les processus d’approvisionnement du secteur de la défense d’une valeur comprise entre 20 et 100 millions de dollars sont examinés aux fins d’une éventuelle application de la Politique
- Aux termes de la Politique des RIT, les entrepreneurs qui soumissionnent pour d’importants contrats de défense et de la Garde côtière canadienne doivent soumettre une proposition économique au Canada, appelée « proposition de valeur »
- la proposition de valeur est un élément pondéré et coté du processus de sélection des soumissions qui reçoit une note au même titre que les exigences techniques et les exigences relatives au coût. Innovation, Sciences et Développement économique Canada détermine les exigences en matière d’avantages économiques pour chaque proposition de valeur au cas par cas, au moyen d’une vaste consultation de l’industrie et d’une analyse du marché
- Les entreprises canadiennes de toutes tailles, y compris les entreprises canadiennes ayant leur siège social au Canada et les filiales canadiennes de multinationales étrangères, sont les bénéficiaires des activités commerciales motivées par les RIT
- les établissements de recherche postsecondaires et publics bénéficient également des décisions commerciales prises par les entrepreneurs principaux ayant des obligations en matière de RIT, particulièrement en ce qui a trait à la recherche et au développement, au perfectionnement des compétences et à la formation
- quel que soit le bénéficiaire, le crédit de RIT pour les activités commerciales admissibles est mesuré en termes de la valeur du contenu canadien ou en fonction de la partie de la valeur d’un produit ou d’un service qui comporte des coûts associés à des biens et services canadiens
- Les petites et moyennes entreprises (PME) représentent la majorité des entreprises de l’industrie canadienne de la défense, mais elles font face à des défis particuliers lorsqu’il s’agit de participer aux chaînes de valeur mondiales
- pour appuyer les PME, la proposition de valeur de la Politique des RIT exige généralement que les entrepreneurs principaux fassent participer les PME à l’exécution de 15 % de leur obligation globale en matière de RIT
- On estime que la Politique des RIT représente plus de 40 000 emplois et près de 5 milliards de dollars par année pour le produit intérieur brut du Canada
- plus de 720 organisations canadiennes bénéficient de projets de RIT actifs, dont plus de 460 PME et plus de 45 organismes universitaires et de recherche
Bureau des relations avec les médias
343‑291‑1777
Préparation et approbation
Personne-ressource du secteur : Demetrios Xenos, Directeur général (DG) de la DGRIT, 613‑889‑1462
Approbation du secteur (niveau de la sous-ministre adjoint (SMA)) : Mary Gregory, SMAD, 613‑762‑8602
Personne-ressource du SCSM (directeur) : Geneviève Sicard, directrice, 343‑550‑1582
Approbation du SCSM (niveau de la haute direction ou de la SMA) : Kendal Hembroff, SMA, 343‑291‑1652
13. Achetez canadien
Objet
Le 16 décembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé l’entrée en vigueur des éléments essentiels de la Politique « Achetez canadien » visant à renforcer les industries nationales et à faire en sorte que les dépenses fédérales en matière d’approvisionnement profitent aux entreprises canadiennes.
Faits saillants
- Au cours de l’exercice 2024 à 2025, Services publics et Approvisionnement Canada, à titre d’acheteur central du gouvernement du Canada, a attribué 55,6 milliards de dollars en contrats de biens, de services et de construction
- de ce montant, environ 50,9 milliards de dollars (91 %) ont été attribués à des fournisseurs exerçant leurs activités au Canada
- Entre avril et décembre 2025, Services publics et Approvisionnement Canada, en tant que fournisseur de services communs, a attribué 1 078 contrats et modifications d’une valeur approximative de 2,3 milliards de dollars à des fournisseurs situés à l’extérieur du Canada
- de ce montant, 376 contrats et modifications ont été attribués à des fins de défense, ce qui représente 88 % (2,0 milliards de dollars) de la valeur totale
Messages clés
- En date du 16 décembre 2025, le gouvernement a mis en œuvre les éléments essentiels d’Achetez canadien et les nouvelles règles d’approvisionnement qui s'appliquent à toutes les institutions fédérales
- Les nouvelles politiques contribuent à créer des chaînes d’approvisionnement canadiennes solides en accordant la priorité aux fournisseurs canadiens et aux biens et services d’origine canadienne, dans la mesure du possible, pour les approvisionnements fédéraux d’envergure
- Ces mesures appuient les secteurs canadiens clés, notamment l'acier, l'aluminium et les produits du bois, et aident les industries canadiennes à devenir plus autonomes et plus résilientes face aux fluctuations de l’économie mondiale
Contexte
Le 5 septembre 2025, le premier ministre a annoncé une politique « Achetez canadien » élargie qui introduit une série de nouvelles mesures visant à donner la priorité aux fournisseurs, aux matériaux et à l'innovation canadiens dans l’approvisionnement et les programmes fédéraux.
Le 4 novembre 2025, le premier ministre a annoncé un nouveau financement de près de 186 millions de dollars prévu dans le budget de 2025 pour mettre pleinement en œuvre la politique « Achetez canadien » et garantir des résultats durables pour les entreprises et les travailleurs canadiens.
Le 16 décembre 2025, le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et Lieutenant du Québec a annoncé l’entrée en vigueur des éléments essentiels de la Politique « Achetez canadien », qui transforment fondamentalement la façon dont le gouvernement fédéral s’approvisionne en biens et services.
Services publics et Approvisionnement Canada a élaboré le cadre stratégique de la politique « Achetez canadien », qui englobe un certain nombre de nouvelles mesures.
Les politiques du cadre stratégique, qui sont entrées en vigueur le 16 décembre 2025, comprennent notamment :
- la Politique sur la priorité accordée aux fournisseurs et au contenu canadiens dans les marchés public fédéraux stratégiques qui accorde la priorité aux entreprises et au contenu canadiens pour les principaux marchés publics fédéraux
- cette mesure s’applique immédiatement aux approvisionnements stratégiques de 25 millions de dollars ou plus, et s’appliquera aux contrats de 5 millions de dollars ou plus au printemps 2026
- la Politique sur la priorité accordée aux matériaux canadiens dans les marchés publics fédéraux qui exige que les fournisseurs travaillant sur des contrats de défense et de construction de 25 millions de dollars ou plus à utiliser de l'acier, des produits du bois et de l'aluminium canadiens lorsque ces intrants sont nécessaires
- la Politique disposera de la flexibilité nécessaire pour ajouter des matériaux additionnels le cas échéant
Les mesures prévues d’ici le printemps 2026 comprennent :
- la mise en œuvre de la Politique sur l'approvisionnement réciproque afin de restreindre davantage l'admissibilité des approvisionnements non liés à la défense aux biens et services canadiens ou à ceux de nos partenaires commerciaux de confiance
- ces nouvelles mesures s'appuient sur la Politique d'approvisionnement réciproque provisoire qui a été lancée en juillet 2025, et qui limitait les approvisionnements fédéraux non liés à la défense aux fournisseurs situés au Canada et à ceux de nos partenaires commerciaux
- le lancement d’un programme d'approvisionnement pour les petites et moyennes entreprises qui créera des volets d'approvisionnement spécifiques pour les petites et moyennes entreprises et les aidera également à naviguer plus facilement au sein du système d'approvisionnement fédéral
14. Accroître la participation des Autochtones à l’approvisionnement
Objet
Services publics et Approvisionnement Canada, en partenariat avec Services aux Autochtones Canada et le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, travaille activement à accroître la participation des entreprises autochtones aux marchés publics fédéraux.
Remarque : Toutes les questions concernant le Répertoire des entreprises autochtones, la vérification de l'identité autochtone et les cas présumés de fausse représentation autochtone doivent être adressées à Services aux Autochtones Canada.
Faits saillants
- En date du 6 janvier 2026, environ 2 750 entreprises figuraient dans le Répertoire des entreprises autochtones, dirigé par Services aux Autochtones Canada
- Tous les ministères ont comme objectif d'attribuer au moins 5 % de la valeur totale des marchés à des entreprises autochtones
- En 2023 à 2024, Services publics et Approvisionnement Canada a attribué 3,4 % (143 millions de dollars) de la valeur totale de ses marchés à des entreprises autochtones
Messages clés
- Services publics et Approvisionnement Canada s'est engagé à la réconciliation économique avec les peuples autochtones et collabore avec Services aux Autochtones Canada et le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada pour accroître la participation des Autochtones aux marchés publics fédéraux afin d'atteindre l'objectif minimal de 5 % à l'échelle du gouvernement
- Nous prenons des mesures concrètes pour accroître la participation des Autochtones à l'approvisionnement, notamment :
- appliquer des mesures pour s’assurer que la participation des Autochtones est prise en compte dans l’élaboration des processus d’approvisionnement; inclure des plans de participation des Autochtones dans les contrats afin d'offrir des possibilités de sous-traitance et d'autres avantages économiques; et
- offrir des possibilités d'approvisionnement dédiés aux entreprises autochtones
Contexte
Le 6 août 2021, le gouvernement du Canada a annoncé une exigence obligatoire pour les ministères et organismes fédéraux de veiller à ce qu'au moins 5 % de la valeur totale des contrats soit détenue par des entreprises autochtones d'ici 2024 à 2025. L'annonce comprenait l'engagement du Canada à poursuivre une collaboration significative avec nos partenaires autochtones pour élaborer une approche transformatrice à long terme de l'approvisionnement auprès des Autochtones et pour accroître la capacité des entreprises appartenant à des Autochtones à être concurrentielles et à recevoir davantage de contrats d'approvisionnement fédéraux.
Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) n'a pas atteint la cible du 5 % au cours de l'exercice 2023 à 2024. Toutefois, des mesures concrètes sont prises afin d'accroître la participation des entreprises autochtones aux marchés publics fédéraux, comme l’application par défaut de mesures visant à tenir compte de la participation Autochtone dans les approvisionnements, l’élaboration de plans de participation des Autochtones pour stimuler la sous-traitance avec les entreprises autochtones et offrir des possibilités d'emploi et de formation aux peuples autochtones, l’utilisation d’appels d’offre sélectifs auprès d’entreprises autochtones préqualifiés, la mise à jour des méthodes d'approvisionnement pour y inclure les entreprises autochtones; le fait de structurer et de dégrouper les projets afin de permettre des soumissions concurrentielles par des entreprises autochtones; et l'intégration de critères d’évaluation pondérés visant à favoriser les entreprises autochtones lors de l'évaluation des soumissions. SPAC a également continué à promouvoir les opportunités de marchés publics fédéraux grâce à ses activités de sensibilisation et de mobilisation.
À compter de 2024 à 2025, la méthode utilisée par SPAC pour calculer l'objectif de 5 % comprendra la valeur des contrats de sous-traitance attribués à des entreprises autochtones par des fournisseurs non autochtones.
15. Messages clés et considérations pour les interventions publiques du secrétaire d’État sur l’approvisionnement en matière de défense
Messages clés
Généralités :
- le gouvernement du Canada a pris et continue de prendre des mesures dans le cadre d’un plan audacieux pour renforcer le secteur stratégique de la défense au Canada. Le gouvernement investit activement et stratégiquement dans le secteur de la défense depuis de nombreuses années.
- la politique de défense du Canada, Notre Nord, fort et libre, met l’accent sur le renforcement des fondements de nos forces armées, sur la modernisation des capacités existantes et sur l’acquisition de nouvelles capacités. Elle met également l’accent sur la défense de la souveraineté dans l’Arctique et sur le renforcement de la capacité du Canada à opérer dans la région, dans un contexte d’intérêt stratégique et géopolitique croissant.
- Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) travaille en partenariat avec d’autres ministères fédéraux pour fournir des biens et des services liés à la défense, y compris ceux prévus dans la politique de défense du Canada
- récemment, des événements nous ont rappelé qu’il faut encore compter sur des capacités militaires modernes pour protéger et défendre notre souveraineté et nos valeurs, au pays comme à l’étranger
- en raison du rythme toujours plus rapide des progrès technologiques, tant chez les alliés que chez les adversaires, le Canada doit constamment relever des défis pour s’assurer que son matériel militaire demeure technologiquement capable de remplir ses missions.
- Services publics et Approvisionnement Canada s’engage à la réconciliation économique avec les peuples autochtones et travaille avec Services aux Autochtones Canada et le Secrétariat du Conseil du trésor du Canada pour augmenter la participation des Autochtones aux marchés publics fédéraux afin d’atteindre la cible minimum de 5 % à l’échelle du gouvernement.
- le gouvernement entend doter les membres des Forces armées canadiennes de l’équipement dont ils ont besoin pour faire leur travail et protéger la population canadienne, tout en garantissant le meilleur rapport qualité-prix pour la population canadienne.
- comme le gouvernement du Canada demeure engagé à soutenir l’industrie manufacturière canadienne de défense, on s’attend à ce que l’industrie aérospatiale canadienne ait de nombreuses occasions de soutenir le maintien des nouvelles flottes d’aéronefs, particulièrement dans des domaines tels que
- la maintenance
- la formation
- la gestion du cycle de vie
- le gouvernement du Canada renforce les industries stratégiques afin de bâtir une économie plus résiliente et de mieux soutenir les travailleurs et entreprises du pays grâce à la nouvelle politique « Achetez canadien »
- cette politique a été annoncée le 5 septembre 2025 et élargie par la suite avec la publication du cadre stratégique le 10 novembre 2025.
Domaines d’intérêt possibles
- Mise à jour de la politique de défense : Dans la mise à jour de la politique de défense, Notre Nord, fort et libre, publiée en avril 2024, le Canada s’engage à atteindre l’objectif de dépenses de 2 % du PIB convenu par les membres de l’OTAN en 2023. Au cœur de cet engagement, Notre Nord, fort et libre traite de l’accélération du processus d’approvisionnement et de l’avancement de la réforme des marchés publics de la défense, afin de réduire les risques opérationnels et financiers liés aux retards et aux écarts entre les capacités mises hors service et celles qui sont ajoutées. En 2023, l’industrie canadienne de la défense représentait 12,6 milliards de dollars de PIB et 78 000 emplois à l’échelle de l’économie canadienne; dans cette mise à jour, le Canada promet également de maintenir une base industrielle de défense novatrice et efficace au moyen de partenariats stratégiques durables fondés sur la transparence et la confiance
- le secrétaire d’État pourrait expliquer à quel point SPAC est ravi de l’occasion que lui offre l’exposition CANSEC d’établir un partenariat plus solide et plus cohérent avec l’industrie de la défense canadienne
- Stratégie industrielle de défense : Le ministère de la Défense nationale élabore une Stratégie industrielle de défense (SID), qui vise à apporter une cohérence stratégique à l’augmentation des investissements en défense et à s’assurer que les Forces armées canadiennes (FAC) disposent de ce dont elles ont besoin pour défendre le Canada, protéger la souveraineté du Canada et faire face aux menaces actuelles et futures
- elle favorisera également une meilleure relation entre le gouvernement et l’industrie, soutiendra l’écosystème industriel de la défense et tirera parti du réseau canadien de partenaires nationaux et internationaux
- la SID visera à renforcer les capacités du Canada dans les industries de défense traditionnelles ainsi qu’à développer des technologies à double usage avec des applications de défense dans des domaines tels que la physique quantique et l’IA, tout en tirant parti des besoins en infrastructures des FAC pour améliorer la résilience nationale grâce à des chaînes d’approvisionnement et des liaisons de transport renforcées, en particulier dans le Nord
- surtout, la SID garantira que les FAC ont un accès sécurisé, assuré et opportun aux capacités dont elles ont besoin pour défendre le Canada et soutenir nos alliés et partenaires
- le MDN mobilise régulièrement l’industrie canadienne, les groupes de réflexion et le milieu universitaire, ainsi que les parties prenantes provinciales, territoriales et autochtones
- le secrétaire d’État pourrait souhaiter mentionner la synergie entre l’Agence de l’investissement pour la défense et la SID, puisque des processus d’approvisionnement agiles et rationalisés seront nécessaires pour garantir que le Canada puisse cultiver et exploiter une base industrielle de défense solide qui procure aussi des avantages économiques aux Canadiens
- Agence de l’investissement pour la défense : Le premier ministre du Canada a annoncé le 2 octobre 2025 que le gouvernement du Canada allait de l’avant avec la création de l’Agence de l’investissement pour la défense (AID) afin de rationaliser les approvisionnements prioritaires, de collaborer avec l’industrie canadienne pour créer des emplois, de renforcer notre base industrielle de défense et de stimuler l’innovation, ainsi que d’aligner les investissements en défense sur les besoins stratégiques et opérationnels du Canada
- cette agence gérera plus de 60 milliards de dollars en investissements à venir et regroupera les processus d’approvisionnement auparavant répartis dans plusieurs ministères. L’AID sera intégrée au portefeuille de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC)
- elle est conçue pour réduire les retards bureaucratiques, permettre une coopération plus rapide entre l’industrie et les Forces armées canadiennes, et aligner l’approvisionnement sur les besoins opérationnels
- l’agence liera également les investissements en défense aux retombées industrielles nationales, soutenant l’innovation dans l’aérospatiale, la construction navale et la fabrication de pointe
- Doug Guzman, ancien président délégué de la Banque Royale du Canada (RBC), a été nommé PDG, sous la supervision du secrétaire d’État (Approvisionnement en matière de défense) Stephen Fuhr
- on s’attend à ce que l’AID aide le Canada à atteindre l’objectif de dépenses de défense de 2 % du PIB de l’OTAN et à contribuer à l’engagement en matière d’investissements de défense consistant à faire passer ce chiffre à 5 % d’ici 2035
- Maintien continu des capacités : En raison du rythme toujours plus rapide des progrès technologiques, tant chez les alliés que chez les adversaires, le Canada continue de relever le défi de s’assurer que ses parcs d’équipements militaires demeurent technologiquement capables de remplir les missions qui leur sont confiées.
- la façon de faire actuelle, qui consiste à apporter des mises à niveau technologiques au milieu du cycle de vie ou par d’autres méthodes discrètes, ne permet pas au Canada de suivre les changements technologiques et d’assurer la pertinence opérationnelle de plateformes de plus en plus numériques
- en conséquence, des consultations de l’industrie pour explorer des améliorations régulières et continues à l’avenir afin de mieux soutenir les parcs d’équipements militaires sont en cours
- Stratégie nationale de construction navale (SNCN) : La SNCN est un engagement à long terme visant à renouveler les flottes de navires de la Marine royale canadienne (MRC) et de la Garde côtière canadienne (GCC), à créer une industrie maritime durable et à générer des retombées économiques pour la population canadienne. Étant un maillon de la stratégie de défense du Canada, la SNCN a pour objectif la revitalisation des chantiers navals canadiens et la construction navale, le renforcement de la capacité de construire des navires ainsi que la protection de la souveraineté et des intérêts nationaux du Canada. Dans le cadre de la SNCN, le Canada a établi des partenariats stratégiques avec 3 chantiers navals canadiens pour la construction de grands navires, soit Seaspan’s Vancouver Shipyards Co. Ltd, Irving Shipbuilding Inc (ISI) et Chantier Davie Canada Inc (CDCI). ISI et CDCI participent également à des travaux continus visant à soutenir et à moderniser les frégates de classe Halifax afin de garantir leur maintien en service jusqu’à l’entrée en service des nouveaux destroyers de la classe Fleuves et rivières
- outre ces partenariats stratégiques, de nombreuses autres entreprises canadiennes contribuent à la réalisation des travaux de construction et de réparation de grands navires, ainsi qu’à la livraison de petits navires et à l’exécution d’autres activités de réparation, de radoub et d’entretien dans le cadre de processus concurrentiels d’approvisionnement
- en novembre 2023, CDCI a acquis Helsinki Shipyard Oy (HSO), désormais renommé Davie Nordic Yards (DNY), en Finlande, qui est l’un des principaux constructeurs mondiaux de navires de cote glace et arctiques
- le Canada a très peu d’informations sur les activités actuelles et les niveaux d’emploi de DNY
- Pacte de collaboration sur les brise-glaces : Le Pacte de collaboration sur les brise-glaces est un partenariat trilatéral entre le Canada, la Finlande et les États-Unis qui vise à assurer la paix, la coopération et la prospérité dans les régions arctique et polaire. Établi en réponse à l’importance géopolitique croissante de l’Arctique, le Pacte met l’accent sur le renforcement de la coopération sur les plans de l’économie et de la sécurité, notamment par la conception en commun des meilleurs brise-glaces arctiques et de capacités polaires connexes
- pour le Canada, le Pacte ouvre la voie à de nouvelles possibilités en matière de construction navale, car il permet de tirer parti de l’expertise et des capacités communes acquises dans le cadre de la SNCN tout en favorisant le rôle clé des chantiers navals et des chaînes d’approvisionnement canadiens
- il continue de prendre de l’ampleur depuis la réunion des coordonnateurs nationaux qui s’est tenue à Ottawa en juin 2025, avec un approfondissement de la collaboration trilatérale dans les domaines stratégiques et opérationnels
- la réunion ministérielle et des coordonnateurs de novembre 2025 s’est tenue à Washington, D.C., marquant le premier anniversaire du Pacte et mettant en valeur les succès trilatéraux
- de plus, les efforts récents menés par l’industrie, tels que l’acquisition par Chantier Davie de chantiers navals en Finlande et aux États-Unis, et le partenariat trilatéral de Seaspan Shipyards pour la livraison du navire de sécurité arctique de la Garde côtière américaine, démontrent le type d’innovation et de coopération que le Pacte vise à favoriser
- d’autres possibilités comme celles-ci continueront de se présenter à mesure que le partenariat trilatéral évoluera
- Approvisionnement auprès des Autochtones (cible minimum de 5 %) : Le 6 août 2021, la Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones mise à jour a été officiellement annoncée. La nouvelle cible obligatoire d’attribution d’au moins 5 % de la valeur totale des marchés publics fédéraux aux entreprises autochtones sera mise en place progressivement, avec une mise en œuvre complète prévue d’ici 2024 à 2025
- en mobilisant l’industrie, le Canada cherche des avis sur la meilleure façon de la mettre en œuvre avec succès
- Programme canadien de certification en cybersécurité : Le département de la Défense des États-Unis a publié la règle finale pour sa certification du modèle de maturité de la cybersécurité 2.0 le 15 octobre 2024. Tous les entrepreneurs du département de la Défense des États-Unis devront respecter de nouveaux contrôles de cybersécurité afin de soumissionner pour des contrats de défense américains. Le Canada a annoncé sa propre certification, le Programme canadien de certification en cybersécurité, qui est techniquement identique au programme américain. Le Canada travaille à faire reconnaître mutuellement les 2 certifications
- beaucoup des participants au Sommet de l’aérospatiale canadienne ont des possibilités de passation de marchés avec le département de la Défense des États-Unis ou s’y intéressent
- avec la publication de la règle finale, ils voudront savoir ce que fait le Canada et quand son propre programme de certification sera mis en place
16. Dons d'assistance militaire à l'Ukraine
- J’ai récemment eu l’honneur de participer à une rencontre du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine
- Nous avons entendu nos partenaires ukrainiens et discuté de leurs besoins les plus urgents
- J’ai réaffirmé que l’appui qu’offre le Canada à l'Ukraine est inébranlable
- Depuis février 2022, le Canada a consacré près de 22 milliards de dollars en soutien multidimensionnel à l’Ukraine, y compris plus de 6,5 milliards de dollars en aide militaire
- De ce montant, 2 milliards de dollars ont été consacrés à l’aide militaire pendant l’exercice financier en cours afin d’offrir des fournitures et de l’équipement requis de toute urgence
- Le Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine supervise également un certain nombre de coalitions axées sur les capacités, qui coordonnent et mobilisent le soutien militaire
- Le Canada contribue à plusieurs de ces coalitions, y compris en vue de renforcer les capacités de l’Ukraine en matière de drones et de cyberdéfense
- Nous sommes également fiers d’exercer un rôle de leadership au sein de la Coalition axée sur les capacités de la force aérienne
- Dans la foulée de ces efforts, nous offrons de la formation essentielle aux pilotes ukrainiens de F-16 au Canada
- Ensemble, ces investissements témoignent de notre engagement soutenu – de concert avec nos partenaires et alliés – à l’égard de la sécurité et de la souveraineté de l’Ukraine
Faits en bref
- Depuis février 2022, le Canada a consacré plus de 6,5 milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine
- Le 24 août 2025, le jour du 34e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, le premier ministre Carney a annoncé que l’enveloppe de 2 milliards de dollars en aide militaire a été entièrement attribuée pour le présent exercice, comme suit :
- environ 835 millions de dollars pour acquérir les capacités essentielles, y compris des véhicules blindés, du matériel médical, des pièces de rechange, des armes légères, des munitions, des explosifs, ainsi que des capacités de drones supplémentaires et d’autres équipements et fournitures dont l’Ukraine a besoin de toute urgence
- près de 680 millions de dollars (500 millions de dollars américains) pour acquérir un ensemble de capacités américaines dans la foulée de l’initiative relative à la liste des besoins prioritaires de l’Ukraine établie par l’OTAN, afin de renforcer les capacités de défense aérienne de l’Ukraine et de fournir d’autres formes d’aide militaire dont le pays a besoin de toute urgence
- 220 millions de dollars pour l’achat de capacités de drones, de contre-drones et de guerre électronique, y compris des investissements dans des coentreprises entre les industries de l’Ukraine et du Canada
- 165 millions de dollars en appui aux efforts déployés par le Canada au sein des coalitions axées sur les capacités du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine
- 100 millions de dollars pour l’acquisition de munitions dans le cadre de l’Initiative tchèque en matière de munitions
- Sur les 89 véhicules blindés de soutien au combat prévus à l’intention de l’Ukraine, 49 ont été livrés entre l’automne 2022 et l’automne 2024, le reste des véhicules sont actuellement en cours de livraison et le dernier véhicule devrait être livré d’ici la fin de 2025
- Le 15 octobre 2025, le ministre de la Défense nationale (MDN) a participé à la 31e rencontre du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine
- Le 21 juillet 2025, pendant la 29e rencontre du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine, le MDN a annoncé que le Canada donnerait 20 millions de dollars en appui au centre de maintenance et d’entretien courant du Leopard 2 en Pologne
- Le 6 juin 2025, le MDN a annoncé que le Canada donnerait des véhicules blindés supplémentaires provenant de l’inventaire des FAC, y compris des véhicules blindés Coyote, ainsi que 30 millions de dollars en vue d’effectuer des réparations et d’acheter de nouveaux équipements et munitions
- Ce don s’ajoute au don précédent de véhicules blindés du Canada. Par ailleurs, le MDN a annoncé que le Canada donnerait 5 millions de dollars en trousses antibrouillage de guerre électronique de l’industrie canadienne
Contexte
Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine (GCDU)
- Coprésidé par le Royaume-Uni et l’Allemagne, le GCDU réunit plus de 50 pays et fournit un mécanisme d’identification des besoins critiques de l’Ukraine en matière d’équipements, en permettant aux Alliés et aux partenaires de faciliter l’aide aux dons à l’Ukraine, et en renforçant les capacités à long terme des forces armées ukrainiennes (FAU)
- Le Canada est un membre actif des coalitions du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine axées sur les capacités des blindés, de la force aérienne, des drones et de TI
- dans la foulée du Sommet OTAN 2024, le Canada a annoncé l’octroi de jusqu’à 389 millions de dollars pour soutenir la formation des pilotes des forces armées ukrainiennes et fournir des équipements essentiels pour permettre à l’Ukraine d’utiliser les aéronefs en toute sécurité
- le Canada s’est engagé à verser jusqu’à 2 millions de dollars pour renforcer les capacités de l’Ukraine dans le domaine de la cybernétique par l’entremise de la coalition axée sur les capacités de TI, et dirige le groupe de travail sur la cybersécurité de la coalition
- le Canada a versé 5 millions de dollars pour renforcer les capacités en matière de drones de l’Ukraine par l’entremise de la coalition axée sur les capacités en matière de drones de du GCDU. Le Canada codirige également le groupe de travail des coentreprises de la coalition axée sur les capacités en matière de drones avec la Lettonie
- Les objectifs prioritaires du Canada pour le GCDU consistent à coordonner les dons d’assistance militaire et la livraison d’équipement prioritaire urgent à l’Ukraine, à faciliter le développement des capacités à long terme par les forces armées ukrainiennes, à renforcer les engagements concrets du Canada envers l’Ukraine et à présenter des mises au point sur le nouvel engagement d’assistance militaire du Canada envers l’Ukraine
- Le 16 février 2025, Bill Blair, alors ministre du ministère de la Défense nationale a réitéré l’appui du Canada à l’Ukraine dans le cadre de la 26e rencontre du GCDU et a annoncé que le Canada livrerait 2 simulateurs de vols de F-16 supplémentaires provenant de l’industrie canadienne, pour un total de 4 simulateurs
Coopération bilatérale en matière de matériel
- En décembre 2024, le Canada et l’Ukraine ont signé un accord bilatéral sur la sécurité générale de l’information. Il s’agissait de communiquer des renseignements supplémentaires et de renforcer la protection des renseignements de nature délicate sur la sécurité industrielle et la défense nationale, ce qui a permis de rehausser l’interopérabilité militaire
- En février 2025, le Canada et l’Ukraine ont signé un protocole d’entente (PE) sur la coopération en matière de défense en vue de permettre diverses activités de coopération de gouvernement à gouvernement en matière de matériel de défense, y compris des échanges de renseignements, de matériel et d’équipement, ainsi que les essais et les évaluations
- En août 2025, le Canada et l’Ukraine ont signé une lettre d’intention concernant la production conjointe de matériel de défense
- la lettre d’intention contribuera à favoriser les investissements dans les coentreprises entre l’Ukraine et l’industrie canadienne
Principaux responsables : État-major interarmées stratégique, Commandement des opérations interarmées du Canada, sous-ministre adjoint (Politiques), Armée canadienne, Sous-ministre adjoint (Matériel).
Le 11 octobre 2025