Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires : 12 mars 2026

Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025-2026 pour Services publics et Approvisionnement Canada, le portefeuille

Date : Le 12 mars 2026, 11h00 à 13h00
Emplacement : En personne
En présence : Arianne Reza, sous-ministre Services publics et Approvisionnement Canada

Sur cette page

Points généraux

1. Déclaration préliminaire

Arianne Reza
Sous-ministre
Services publics et Approvisionnement Canada
Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO)
Budget supplémentaire des dépenses (C)
Le 12 mars 2026
Le texte prononcé fait foi
674 mots

Merci, Monsieur le Président, de nous accueillir aujourd'hui.

Tout d’abord, permettez-moi de souligner que nous sommes réunis aujourd’hui sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin Anishinaabe.

Je vous présente les personnes qui m’accompagnent :

Nous sommes heureux de comparaître devant vous pour répondre à vos questions au sujet des 43 millions de dollars demandés dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) pour Services publics et Approvisionnement Canada, appelé communément SPAC.

Monsieur le Président, alors que le Canada fait face à des défis qui évoluent rapidement par rapport à son économie et à sa sécurité, le gouvernement fédéral demeure déterminé à investir au pays tout en réduisant les dépenses consacrées aux opérations courantes.

De part son vaste mandat, SPAC soutient directement le gouvernement dans la réalisation de bon nombre de ses objectifs.

Monsieur le Président, permettez-moi avant de répondre à vos questions de donner des précisions sur le rôle de SPAC à l’égard de certaines priorités du gouvernement visées dans le Budget supplémentaire des dépenses, ainsi que de souligner un certain nombre de demandes de financement qui concernent directement SPAC.

Face à l'incertitude persistante qui plane sur l'économie et la sécurité de notre pays, le Ministère demande 17 millions de dollars afin de pouvoir soutenir les campagnes publicitaires des autres ministères et organismes.

Ces fonds sont destinés aux campagnes imprévues que les ministères et les organismes ne peuvent pas financer à même leurs fonds existants.

Monsieur le Président, le Budget supplémentaire des dépenses comprend également une demande de 13,5 millions de dollars destinés à financer les locaux des employés qui assurent les services de pension liés à la Loi sur la pension de la fonction publique, à la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes, à la Loi sur la pension de retraite de la Gendarmerie royale du Canada, ainsi qu'aux caisses de retraite des Forces canadiennes et de la Force de réserve.

Cette demande de financement se veut un ajustement administratif annuel.

De plus, Monsieur le Président, on demande dans le Budget supplémentaire des dépenses un financement de 2 millions de dollars pour mettre sur pied un bureau de transition conjoint qui sera chargé de soutenir les réformes de l'approvisionnement en matière de défense.

Les activités de ce bureau s'inscrivent dans le prolongement de l'examen du système d’acquisition de matériel de défense dont il est question dans la politique de défense du gouvernement du Canada, Notre Nord, fort et libre : Une vision renouvelée pour la défense du Canada.

Les fonds demandés aideront le gouvernement à simplifier l'approvisionnement en matière de défense, à moderniser les capacités militaires du Canada et à accroître la coopération avec nos alliés.

Plus précisément, ces fonds permettront d'examiner les lois, les règlements et les cadres stratégiques en vigueur et d'y apporter les modifications qui s'imposent en vue atteindre les objectifs stratégiques visés par les réformes de l'approvisionnement en matière de défense.

Le Budget supplémentaire des dépenses comprend par ailleurs une demande de 6,2 millions de dollars pour le Plan pour l’usage de terrains publics à des fins résidentielles. Le gouvernement réserve des terrains publics excédentaires, sous-utilisés et vacants, comme ceux de tours de bureaux vides ou d’immeubles de faible hauteur, pour la construction de logements abordables.

Les fonds demandés serviront à financer la Banque de terrains publics du Canada, en plus d’aider le centre chargé d’aliéner les terrains fédéraux excédentaires à offrir des terrains publics fédéraux pour la construction de logements à la grandeur du pays.

Monsieur le Président, le Budget supplémentaire des dépenses qui est devant vous aujourd'hui comprend un certain nombre de transferts nets entre ministères.

Mentionnons notamment les fonds inutilisés qu'Affaires mondiales Canada prévoit transférer à SPAC pour les coûts liés à la tenue du Sommet du G7 en Alberta, l'an dernier. Grâce aux transferts de fonds provenant d'Affaires mondiales Canada et de Services partagés Canada, SPAC évitera d'enregistrer un déficit à l’égard du sommet.

Enfin, Monsieur le Président, les centres de données sont actuellement regroupés par suite des efforts que le gouvernement déploie pour transformer son infrastructure de technologies de l'information, et des économies d'énergie et de locaux sont censées en résulter.

SPAC transférera 900 000 $ à Services partagés Canada pour compenser les réductions d’énergie et d’espace, entre autres transferts dans le cadre du Budget des dépenses.

Monsieur le Président, SPAC est déterminé à continuer de réaliser des économies à l'appui de la mise en œuvre du programme de politiques du gouvernement.

Nous serons heureux de répondre à vos questions.

Merci.

2. Services publics et Approvisionnement Canada et aperçu du Budget supplémentaire des dépenses (C) de 2025 à 2026 du portefeuille

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) demande une augmentation nette de 43,0 millions de dollars dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (C), ce qui ferait passer son financement disponible de 7 350,6 millions de dollars à 7 393,6 millions de dollars, déduction faite des recettes.

Tableau 1 : Financement demandé dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) de 2025 à 2026
Poste Montant
(en millions)
Crédits votes
Fonds destinés aux programmes de publicité du gouvernement (budget fédéral de 2025) (poste horizontal) 17,0 $
Fonds destinés aux coûts des locaux liés à l’administration des pensions 13,5 $
Fonds destinés au Plan pour construire des logements sur des terrains publics (budget fédéral 2024) 6,2 $
Fonds destinés à la création d’un bureau conjoint de transition pour soutenir les réformes d’approvisionnement en matière de défense (budget fédéral de 2025) 2,0 $
Fonds destinés aux augmentations de dépenses obligatoires relatives à des immeubles appartenant à l’État et à des locaux loués 0,9 $
Crédits législatifs
Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés 1,5 $
Transferts
-Transferts provenant d’autres organisations
Transfert du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement et de Services partagés Canada pour la présidence du Sommet du G7 de 2025 au Canada 5,5 $
-Transferts à d’autres organisations
Transfert au ministère des Relations Couronne‑Autochtones et des Affaires du Nord pour remplir les obligations du Canada relatives au transfert des responsabilités au Nunavut (0,2 $)
Transfert à Services partagés Canada pour le remboursement lié à une réduction des exigences en matière de locaux découlant de la fusion de centres de données (0,9 $)
Transfert au Secrétariat du Conseil du Trésor pour appuyer le Programme de la fonction de contrôleur numérique (2,5 $)
Total 43,0 $

Crédits votés : augmentation de 39,6 millions de dollarsRetour à la note de fin de document i

Fonds destinés aux programmes de publicité du gouvernement (budget fédéral de 2025) (poste horizontal)

17 000 000 $

Objet du financement

Compte tenu de l’incertitude économique actuelle, le gouvernement du Canada prévoit un besoin croissant d’efforts en matière de publicité adaptée. Le Fonds pour les besoins émergents permet à SPAC de faire de la publicité pour des dossiers prioritaires, urgents et/ou imprévus au nom d’autres ministères du gouvernement du Canada et en collaboration avec eux.

Tout projet proposé dans le cadre du Fonds pour les besoins émergents fera l’objet du même examen que celui effectué par le Bureau du Conseil privé pour toutes les propositions de projets publicitaires. De plus, une vérification sera effectuée pour confirmer que le ministère demandeur n’est pas en mesure de financer la campagne au moyen des ressources financières internes et que la campagne était imprévue et ne pouvait donc pas avoir été incluse dans les prévisions publicitaires initiales du ministère. Tout financement inutilisé sera retourné au cadre financier.

Fonds destinés aux coûts des locaux liés à l’administration des pensions

13 532 736 $

Objet du financement

Financement pour les coûts des locaux des employés qui offrent des services de pension liés à la Loi sur la pension de la fonction publique, à la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes, à la Loi sur la pension de retraite de la Gendarmerie royale du Canada, à la Caisse de retraite des Forces canadiennes et à la Caisse de retraite de la Force de réserve. Ce financement correspond à un rajustement administratif annuel demandé dans le cadre des exercices du Budget supplémentaire des dépenses.

Le financement de 13,5 millions de dollars est réparti comme suit :

Fonds destinés au Plan pour construire des logements sur des terrains publics (budget fédéral 2024)

6 202 514 $

Objet du financement

Actuellement, les gouvernements partout au Canada disposent de terrains publics excédentaires, sous-utilisés et vacants, tels que des tours de bureaux vides ou des immeubles de faible hauteur, qui pourraient servir à construire des logements abordables pour les Canadiens. Le Budget de 2024 a annoncé du financement pour la Banque de terrains publics du Canada et pour le Centre sur l’aliénation des terrains fédéraux afin de libérer des terrains publics fédéraux à l’échelle du pays à des fins de logement.

Fonds destinés à la création d’un bureau conjoint de transition pour soutenir les réformes d’approvisionnement en matière de défense (budget fédéral de 2025)

1 994 962 $

Objet du financement

Les travaux du Bureau conjoint de transition s’inscrivent dans la continuité de l’initiative d’examen de l’approvisionnement en matière de défense, telle que présentée dans la politique de défense du gouvernement du Canada, Notre Nord, fort et libre : Une vision renouvelée pour la défense du Canada.

Crédits législatifs : augmentation de 1,5 million de dollars

1 532 931 $

Objet du financement

Les cotisations aux régimes d’avantages sociaux des employés comprennent les cotisations de contrepartie et les paiements de l’employeur versés au Régime de pension de la fonction publique, au Régime de pensions du Canada, au Régime des rentes du Québec, au Régime de prestations de décès et aux comptes d’assurance-emploi.

Transferts nets entre les ministères : augmentation nette de 1,9 million de dollarsRetour à la note de fin de document ii

Transfert du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement et de Services partagés Canada au ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux pour la présidence du Sommet du G7 de 2025 au Canada

Transfert de 5 450 842 $

Objet du financement

En juin 2025, le Canada a accueilli le Sommet du G7 dans la région de la vallée de la Bow, en Alberta. Cet événement a été la pierre angulaire de la présidence du G7 et l’événement le plus important et le plus médiatisé qui ait eu lieu au Canada en 2025. Au cours de ce sommet, une série de réunions ministérielles ont eu lieu en présence de dirigeants mondiaux. Le sommet était dirigé par Affaires mondiales Canada (AMC) en collaboration avec 12 ministères et organismes. Étant donné que le Canada assume la présidence sur une base rotative tous les sept ans, AMC et ses partenaires ne maintiennent pas d’équipe permanente ni de ressources opérationnelles continues pour ce travail.

En tant que responsable de cette initiative, AMC est chargé de consolider et d’examiner le budget global du G7 et doit, au besoin, réaffecter tout surplus provenant des ministères partenaires ou de ses propres fonds à d’autres organisations participant à la présidence du G7 et ayant des déficits à la suite de la tenue du Sommet.

SPAC a déterminé qu’il ne peut pas gérer les pressions financières liées aux coûts engagés pour le Sommet du G7 avec son financement actuel. Par conséquent, AMC et Services partagés Canada (SPC) transfèrent leurs fonds inutilisés (2 450 842 $ et 3 000 000 $, respectivement) à SPAC afin d’éviter un déficit.

Transfert du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux au ministère des Relations Couronne‑Autochtones et des Affaires du Nord pour remplir les obligations du Canada relatives au transfert des responsabilités au Nunavut

Transfert de (173 000 $)

Objet du financement

Le 18 janvier 2024, le gouvernement du Nunavut (GN), Nunavut Tunngavik Incorporated et le gouvernement du Canada (GC) ont signé l’Entente sur le transfert des responsabilités liées aux terres et aux ressources du Nunavut. Cet accord prévoit le transfert du GC vers le GN des responsabilités liées aux terres publiques, aux ressources naturelles et aux droits relatifs à l’eau du Nunavut. Dans le cadre de ce transfert, la propriété de l’immeuble Qimugjuk, situé au 969, chemin Federal à Iqaluit, au Nunavut, sera officiellement transférée au GN en date du 1er avril 2027.

Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) et SPAC collaborent afin de remplir leurs obligations respectives en vertu de l’accord, y compris celles liées à l’immeuble Qimugjuk.

Un rapport sur l’état de l’immeuble Qimugjuk, a été commandé et a énoncé une série de recommandations. Par l’intermédiaire de RCAANC, des consultations ont été tenues avec le GN afin d’examiner ces recommandations et de confirmer les obligations devant être remplies avant le transfert de l’immeuble.

Fonds destinés aux augmentations de dépenses obligatoires relatives à des immeubles appartenant à l’État et à des locaux loués, et Transfert du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux à Services partagés Canada pour le remboursement lié à une réduction des exigences en matière de locaux découlant de la fusion de centres de données

Financement de 904 487 $ et transfert de 904 487 $

Objet du financement

Services partagés Canada (SPC) a été créé en 2011 afin de transformer la façon dont le gouvernement gère son infrastructure de technologie de l’information. Conformément à son mandat, l’un des principaux objectifs de SPC est de générer des économies grâce au regroupement des TI. Dans le cadre du projet de fusion des centres de données, SPC fermera les anciens centres de données et SPAC les mettra hors service, au besoin, avant leur fusion.

Le financement et le transfert de 0,9 million de dollars représentent les économies liées à l’électricité et à l’espace pour l’exercice 2024 à 2025 découlant de la fermeture de centres de données. Ces économies sont transférées à SPC. SPAC est le seul ministère pouvant accéder au financement lié aux locaux et, par conséquent, le seul en mesure de compenser SPC pour ses économies en matière d’électricité et d’espace.

Transfert de diverses organisations au Secrétariat du Conseil du Trésor pour appuyer le Programme de la fonction de contrôleur numérique

Transfert de 2 500 000 $

Objet du financement

Le gouvernement du Canada (GC) exploite de multiples systèmes ministériels de gestion financière (SMGF), dont la plupart sont arrivés ou arrivent à la fin de leur cycle de vie. Des investissements importants seront requis au cours des cinq prochaines années afin de remplacer ces systèmes vieillissants. Le regroupement des SMGF peut réduire la dette technique et atténuer les effets, tout en modernisant l’environnement de gestion financière du GC.

Le système de gestion financière SAP, actuellement utilisé par plusieurs ministères et organismes, devrait atteindre la fin de sa période de soutien prolongé de maintenance SAP le 31 décembre 2030. Le Programme de la fonction de contrôleur numérique (PFCN) a pour mandat d’atténuer les risques liés à cette transition critique vers un nouveau système financier en élaborant une solution normalisée de gestion financière pour le GC, des processus opérationnels communs de gestion financière et des structures de données communes, qui seront fournis par l’intermédiaire d’un service d’entreprise de la fonction de contrôleur numérique et adoptés par les ministères et organismes. Le PFCN coordonnera cette transition à l’échelle du GC.

Postes Canada et Commission de la capitale nationale aperçu du Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025 à 2026

Postes Canada

Injection de fonds en vertu de l’article 31 de la Loi sur la Société canadienne des postes

Objectifs du financement

Le gouvernement versera à Postes Canada 1,008 milliard de dollars à titre de mesure provisoire afin de poursuivre ses activités et de maintenir sa solvabilité financière. Ce financement, qui serait fourni au besoin pour couvrir les obligations non discrétionnaires et entièrement remboursé par Postes Canada, servira de pont financier à court terme pour protéger la continuité des services. Ce financement s’ajoute au financement remboursable pouvant atteindre 1,034 milliard de dollars annoncé en janvier 2025.

Commission de la capitale nationale

Financement pour protéger les biens patrimoniaux

Objectifs du financement

Des fonds provenant de l’Énoncé économique de l’automne 2022 et de l’Énoncé économique de l’automne 2023, soit 332,6 millions de dollars en crédits supplémentaires, ont été réservés à la Commission de la capitale nationale (CCN) pour protéger les biens patrimoniaux, ainsi que pour remédier à l’entretien différé des biens de la CCN dans la région de la capitale nationale. La CCN a élaboré un plan de réhabilitation pluriannuel (de 2023-2024 à 2032-2033) qui prévoit ce financement pour l’entretien et le maintien des infrastructures historiques et culturellement importantes, y compris les biens du portefeuille des résidences officielles.

En janvier 2025, le ministre des Finances a approuvé une demande de report de 18,9 millions de dollars de l’EEF de 2022 de l’exercice 2023 à 2024 à l’exercice 2025 à 2026 pour la réhabilitation des biens patrimoniaux.

Le financement de 18,9 millions de dollars est réparti comme suit :

Sujets importants

3. Processus d’approvisionnement des services d’interprétation en langues officielles et nouvelle offre à commandes

Objet

En 2025, en collaboration avec la Direction générale de l’approvisionnement, le Bureau de la traduction a modifié son outil d’approvisionnement. Les nouvelles offres à commandes sont entrées en vigueur en janvier 2026.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste à propos des rapports du Bureau de l’ombud de l’approvisionnement :

Si l’on insiste à propos de l’impact du choix du plus bas soumissionnaire sur la qualité de l’interprétation :

Si l’on insiste à propos de l’impact des nouvelles offres à commandes sur la santé et la sécurité des fournisseurs :

Contexte

En vue de remplacer les contrats qui venaient à échéance le 31 décembre 2025, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a lancé à la fin juin 2025 un processus de demande de renseignements qui s’est clôturé le 8 août 2025. Près de 50 fournisseurs ont soumis des commentaires qui ont été pris en compte dans la préparation du nouvel outil d’approvisionnement : une demande d’offres à commandes.

La demande d’offre à commandes a été affichée le 24 octobre 2025, avec une première date de clôture fixée au 24 novembre 2025 pour les interprètes qui détiennent déjà une accréditation avec le Bureau de la traduction. Trente-quatre soumissionnaires ont été retenus, pour un total de 36 ressources de services d’interprétation disponibles. Une deuxième phase a eu lieu du 24 décembre 2025 au 16 janvier 2026 afin de permettre aux candidats ayant réussi le dernier examen d’accréditation de déposer leur offre. Cinq nouveaux soumissionnaires ont été retenus, portant le total à 41 ressources de services d’interprétation disponibles.

Entre juin et août 2025, le Bureau de l’ombud de l’approvisionnement (BOA) a reçu des plaintes écrites de 4 fournisseurs canadiens concernant l’administration de leurs contrats distincts attribués par SPAC pour la « prestation de services d’interprétation parlementaire et de conférences ». Le BOA a traité chaque plainte dans un rapport distinct. Les 4 rapports du BOA portent essentiellement sur l’attribution du travail, et l’un d’entre eux traite également des préoccupations liées au temps de déplacement. D’autres aspects ont aussi été soulevés, tels que l’utilisation de la plateforme AchatsCanada (Ariba) et la mauvaise foi du ministère quant à l’administration du contrat. Les sommaires des 4 rapports d’examen des plaintes ont été publiés dans le site Web du BOA entre le 12 janvier et le 23 février 2026. SPAC s’est engagé à communiquer les résultats de son examen des conclusions des rapports au BOA.

4. Problèmes liés au prestations de la Sécurité de la vieillesse

Objet

Les médias font état de retards et d’erreurs dans les paiements aux aînés dans le cadre versement des prestations de la Sécurité de la vieillesse du Canada

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les comparaisons avec SAAQclic :

Contexte

La modernisation du versement des prestations (MVP) est une initiative fédérale à long terme visant à remplacer les systèmes désuets utilisés pour verser les paiements aux Canadiens au titre de la Sécurité de la vieillesse (SV), de l’assurance-emploi (AE) et du Régime de pensions du Canada (RPC). Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) appuie le programme en effectuant des achats concurrentiels et en gérant les contrats au nom d’Emploi et Développement social Canada (EDSC). Les programmes de prestations individuels sont intégrés par étapes pour gérer les risques et assurer la continuité du service. SPAC continue de travailler avec EDSC pour appliquer les leçons apprises au fur et à mesure que d’autres programmes de prestations sont modernisés.

Dans le cadre d’un processus d’approvisionnement concurrentiel, SPAC a attribué 4 contrats principaux d’intégration de systèmes à 4 intégrateurs de systèmes qualifiés au printemps 2021. Les travaux de mise en œuvre de la SV ont fait l’objet d’un appel d’offres entre ces fournisseurs.

En 2021, SPAC a attribué un contrat concurrentiel pour l’acquisition du logiciel Cúram à IBM Canada, actuellement évalué à 107 millions de dollars, taxes en sus.

5. Rapport annuel sur les activités de publicité du gouvernement du Canada

Objet

Le 30 janvier 2026, Services publics et Approvisionnement Canada a publié le rapport annuel sur les activités de publicité du gouvernement du Canada pour l'exercice 2024 à 2025.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur l’allocation des dépenses publicitaires de l’exercice 2024 à 2025 :

Si l’on insiste sur l’allocation des dépenses publicitaires de l’exercice 2025 à 2026 et les exercices suivants :

Contexte

Le rôle de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) en matière de services communs en matière de publicité gouvernementale consiste à passer des contrats avec des agences de publicité, à examiner le matériel créatif et les plans médias pour s’assurer qu’ils sont conformes aux lois et aux politiques, et à gérer l’agence de coordination du gouvernement et le Fonds pour les besoins émergents. Le rapport annuel est publié sur le site Web de SPAC chaque année depuis 2002 à 2003 et n’est pas déposé au Parlement. En 2016, le ministre a approuvé une date de publication annuelle fixe fixée au dernier jour ouvrable de janvier. Depuis 2004, la limite annuelle du Fonds central pour la publicité a été fixée à 35 millions de dollars.

Le rapport comprend des renseignements communiqués par les institutions gouvernementales et l’agence de coordination du gouvernement.

Au cours de l'exercice 2024 à 2025, SPAC, en tant que ministère, a dépensé 210 925 $ en publicité. Les 3 principales institutions en termes de dépenses publicitaires étaient les suivantes :

Rôles des intervenants dans la publicité
Bureau du Conseil privé
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Services publics et Approvisionnement Canada
Institutions

Transformation du gouvernement

6. Mesures de réduction du fardeau administratif

Objet

En réponse au processus de réduction du fardeau administratif lancé par le président du Conseil du Trésor, Services publics et Approvisionnement Canada et la Commission de la capitale nationale ont examiné leurs règlements afin de réduire le fardeau administratif, de moderniser les processus et d’éliminer les règlements désuets.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le 9 juillet 2025, le président du Conseil du Trésor a demandé à tous les ministres ayant des responsabilités en matière de réglementation d’entreprendre un examen de 60 jours de leur portefeuille de règlements afin de réduire les formalités administratives et de soutenir une économie canadienne plus forte et plus inclusive.

Les ministres ont été invités à publier des rapports d’étape décrivant les mesures immédiates prises, ainsi que les plans à court, moyen et long terme pour simplifier la réglementation.

Pour Services publics et Approvisionnement Canada, la liste des mesures décrites dans le rapport d’étape comprend :

Pour la Commission de la capitale nationale, la liste des mesures décrites dans le rapport d’étape comprend :

7. Transformation de Postes Canada

Objet

Le gouvernement a demandé à Postes Canada de prendre des mesures pour transformer ses opérations et s’efforcer de devenir financièrement autonome.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les mises à jour apportées aux normes de livraison des lettres :

Si l’on insiste sur la conversion des boîtes postales communautaires :

Si l’on insiste sur la fin du moratoire rural :

Si l’on insiste sur le processus réglementaire du tarif des timbres :

Contexte

En mai 2025, William Kaplan a été nommé à la tête d’une commission d’enquête sur les relations de travail chargée d’examiner les difficultés financières de Postes Canada dans le contexte du conflit lié aux négociations collectives, en accordant une attention particulière aux causes sous-jacentes du conflit.

Le rapport de la Commission d’enquête sur les relations de travail, présenté le 15 mai 2025, décrivait les défis structurels et financiers auxquels Postes Canada état confronté et formulait des recommandations à l’intention du gouvernement et de la négociation collective, afin de ramener Postes Canada à un certain degré de viabilité financière afin qu’elle puisse continuer ses opérations, mais d’une manière qui reflète les réalités de 2025.

Le 25 septembre 2025, le gouvernement a annoncé qu’il acceptait les recommandations de la Commission d’enquête sur les relations de travail et a demandé à Postes Canada d’élaborer un plan de transformation complet, étant donné que des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour rétablir la solvabilité financière de la Société.

Le 7 novembre 2025, Postes Canada a présenté son plan de transformation complet (« Livrer l’avenir ») au ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec. Le plan présente une stratégie de mise en œuvre pour la conversion aux boîtes postales communautaires, la modernisation de son réseau de bureaux de poste (à la suite de la levée du moratoire rural, tout en assurant le maintien du service aux communautés rurales, éloignées et autochtones), la modification des normes de livraison des lettres et la réduction de ses frais de gestion et de ses frais généraux.

Le 28 janvier 2026, Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, ont annoncé que des projets de conventions collectives pour les deux unités de négociation, avaient été finalisées et seront ratifiées par les membres d’ici la fin mai 2026. Aucune grève ni lock-out ne surviendra durant ce process. Si ces ententes sont ratifiées, cela mettra fin à une période de 2 ans d'incertitude sur le plan des relations de travail qui a profondément nui aux résultats financiers de Postes Canada, ce qui signifie que la population canadienne devrait pouvoir compter sur une période prolongée de fiabilité du service – jusqu'au 31 janvier 2029 – qui permettra à Postes Canada d'entamer sa transformation.

8. Stabilité financière de Postes Canada

Objet

Postes Canada fait face à des défis financiers existentiels en raison de la baisse des revenus découlant du déclin des volumes de courrier et du marché de plus en plus concurrentiel des colis. Pour relever ces défis, Postes Canada a présenté au ministre son plan de transformation complet visant à rétablir l’autonomie financière de la société d’État.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur la capacité de rembourser les injections de fonds remboursables :

Si l’on insiste sur la situation de la main-d’œuvre :

Contexte

Au cours des 20 dernières années, la quantité de courrier reçu par les ménages a diminué de 70 %, tandis que le nombre d’adresses a augmenté de plus de 3 millions. Cela a entraîné une baisse des revenus et une augmentation des coûts pour Postes Canada. Le mandat législatif de Postes Canada exige que Postes Canada soit financièrement autonome, mais Postes Canada a déclaré des pertes d’exploitation de plus de 5,5 milliards de dollars depuis 2018, dont plus d'un milliard de dollars pour les 3 premiers trimestres de 2025 seulement. Ces pressions ont été aggravées par l'incertitude causée par 2 années de négociations pour les nouvelles conventions collectives et les diverses actions de grève menées par le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes en 2024 et 2025.

En décembre 2024, William Kaplan a été nommé à la tête d’une commission d’enquête sur les relations de travail chargée d’examiner les difficultés financières de Postes Canada dans le contexte du conflit lié à la renégociation des conventions collectives. Le rapport de la commission, présenté le 15 mai 2025, décrivait les défis structurels et financiers auxquels Postes Canada était confrontée et formulait des recommandations.

Le 25 septembre 2025, le gouvernement a annoncé qu’il acceptait les recommandations de la Commission d’enquête sur les relations de travail et a demandé à Postes Canada d’élaborer un plan de transformation complet, étant donné que des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour rétablir la solvabilité financière de la société.

Le 7 novembre 2025, Postes Canada a présenté son plan de transformation complet au ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec. Le plan présente une stratégie de mise en œuvre pour la conversion aux boîtes postales communautaires, la modernisation de son réseau de bureaux de poste (à la suite de la levée du moratoire rural, tout en assurant le maintien du service aux communautés rurales, éloignées et autochtones), la modification des normes de livraison du courrier et la réduction de ses frais de gestion et de ses frais généraux.

Le 28 janvier 2026, après plus de 2 ans de négociations, Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes ont annoncé qu'ils avaient finalisé des ententes de principe qui expireront le 31 janvier 2029. Le libellé devrait être finalisé prochainement, et la ratification est attendue peu après. Cela mettra fin à 2 années d'incertitude sur le plan social qui ont profondément nui aux résultats financiers de Postes Canada. Bien que les ententes doivent être ratifiés par les membres du syndicat, aucune grève ni aucun lock-out n'aura lieu pendant ce processus, ce qui signifie que les Canadiens peuvent s'attendre à une longue période de paix sociale - jusqu'au 31 janvier 2029 - qui permettra à Postes Canada d'entamer sa transformation.

Le 5 février 2026, le gouvernement a annoncé son intention de mettre à la disposition de Postes Canada un financement remboursable pouvant atteindre 1,01 milliard de dollars au cours de l’exercice 2025 à 2026. Ce financement, qui serait accordé au besoin pour couvrir les obligations non discrétionnaires et qui sera entièrement remboursé par Postes Canada, constitue une mesure de transition financière à court terme pour protéger la continuité des services. Cette mesure s’ajoute au financement remboursable pouvant atteindre 1,034 milliard de dollars annoncé en janvier 2025. Des questions sur la capacité de rembourser les injections de fonds ont été soulevées par les députés de l’opposition au comité et à la Chambre.

Dans le cadre du budget de 2025, le gouvernement propose également des modifications à la Loi sur la Société canadienne des postes afin de déréglementer le processus d’établissement des tarifs des timbres et de permettre à Postes Canada de fixer les tarifs des timbres, sans l’approbation du gouverneur en conseil, conformément à la recommandation #7 de la Commission d’enquête sur les relations de travail.

9. Le point sur le passage à Dayforce

Objet

Les progrès se poursuivent dans la transition du système Phénix vers la solution des ressources humaines et de rémunération de Dayforce.

Remarques :

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les effets du réaménagement des effectifs et de l’arriéré :

Si l’on insiste sur le rapport de L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada sur Phénix sur 10 ans :

Contexte

En 2025 à 2026 et en 2026 à 2027, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), en collaboration avec ses partenaires, se concentrera sur la finalisation de la création et de la mise à l’essai de la solution Dayforce. En parallèle, des activités essentielles de gestion du changement seront entreprises pour soutenir l’état de préparation des ministères, des opérations et de l’entreprise en vue d’un déploiement éventuel.

Le 21 août 2025, on a annoncé l’acquisition de Dayforce par Thoma Bravo, une société de capital-investissement spécialisée dans les investissements logiciels, située aux États-Unis. Le contrat entre le gouvernement du Canada et Dayforce, lequel a été modifié le 31 mars 2025, est toujours valide. La solution est hébergée au Canada et toutes les ressources faisant partie du contrat exigent directement des autorisations canadiennes ou l’équivalent. Le contrat stipule également que toutes les données doivent être entreposées au Canada. Dayforce a réitéré ses engagements envers le gouvernement du Canada et a souligné que l’acquisition n’aurait aucune incidence sur les obligations contractuelles, le partenariat ou la prestation de services existantes.

Depuis le lancement de Phénix, SPAC a mis en œuvre une série de mesures destinées à stabiliser l’administration de la paye. Nous nous sommes également penchés sur d’autres priorités opérationnelles liées à l’administration de la paye, notamment le congé parental, la gestion des invalidités, les cessations d’emploi et le recouvrement des trop-perçus. Nous avons amélioré la conformité aux normes de service tout en gérant l’augmentation soutenue des mouvements soumis au Centre des services de paye par les ministères et les organismes. SPAC se penche sur l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser davantage le traitement des cas. L’IA jouera un rôle clé dans la gestion des mouvements au Centre des services de paye et aidera à traiter les mouvements plus rapidement, avec plus d’efficacité et d’exactitude. Nous adoptons également une approche proactive en matière de transparence en partageant publiquement des mises à jour sur nos activités et nos réalisations en matière d’IA.

De plus, l’initiative d’inscription automatisée aux avantages sociaux est un projet en plusieurs étapes conçu pour simplifier et automatiser l’inscription aux avantages sociaux. En réduisant les processus manuels, cette initiative permet aux conseillers en rémunération de se concentrer sur les transactions complexes à l’échelle du gouvernement du Canada.

Dayforce

Après des recherches approfondies, des essais rigoureux et une évaluation complète de la faisabilité, le gouvernement du Canada a confirmé que Dayforce remplacera Phénix et plus de 30 systèmes de RH existants. Cette nouvelle approche est fondée sur les leçons apprises, notamment une gouvernance renforcée, une mobilisation solide des ministères et des agents négociateurs, une mise en œuvre progressive et une transparence totale.

Dans le cadre de l’approche de gestion du changement, la formation sera un facteur clé de réussite, et les efforts visant à aider les organisations à se préparer à l’intégration ont déjà commencé. Ces efforts visent à assurer une transition en douceur et reflètent l’engagement du gouvernement à l’égard de la transparence, de l’efficacité et de la rémunération des fonctionnaires à temps et avec exactitude.

Trop-payés

Depuis octobre 2021, nous avons redoublé d’efforts pour obtenir le remboursement des employés et des anciens employés qui ont reçu des paiements en trop. Au cours de l’année civile 2025, l’exactitude de la paye se situe maintenant autour de 98,4 %, et la plupart des erreurs restantes sont causées par des interventions des ressources humaines (RH) qui sont retardées ou saisies de manière incorrecte. La cause la plus fréquente d’un trop-payé est la saisie ou le traitement tardif d’un mouvement qui a une incidence sur la paye d’un employé, qui représente environ 70 % de tous les trop-payés. Une gestion et une responsabilisation solides en matière de ressources humaines sont essentielles. Les ministères et les gestionnaires doivent saisir l’information à temps et avec exactitude. Si ce n’est pas le cas, cela peut entraîner une paye incorrecte, y compris des trop-payés. Le Centre des services de paye fournit régulièrement des mises à jour où l’importance de la saisie de données exactes et en temps opportun par les RH au sein de nos ministères clients est réitérée.

De plus, dans le cadre de l’initiative Actions unifiées pour la paye, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et SPAC ont introduit de nouvelles mesures pour renforcer les pratiques en matière de RH et de paye et améliorer la fiabilité et l’uniformité des données sur les RH. Ces mesures favorisent l’amélioration de la paye des employés, l’automatisation accrue des systèmes et l’amélioration de la qualité des données dans le cadre des procédures et des normes existantes.

État de l’arriéré

Au 28 janvier 2026, le nombre total de mouvements en attente de traitement au Centre des services de paye avait diminué de 63 % par rapport au sommet atteint en janvier 2018, ce qui représente une réduction de 233 000 mouvements. De plus, il y avait 105 000 mouvements en suspens datant de plus de 1 an, soit une diminution de 6 000 par rapport au mois précédent.

Entre avril 2025 et juin 2026, SPAC estime qu’il traitera un total de 122 500 cas de l’arriéré et prioritaires dans le cadre de son engagement à l’égard de l’arriéré et en vue de l’intégration initiale à Dayforce.

Approvisionnement

10. Dépenses en services professionnels et spéciaux

Objet

Services publics et Approvisionnement Canada explore des moyens de réduire son recours à certains services professionnels et spéciaux.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Les enquêtes parlementaires, les vérifications du Bureau du vérificateur général et les examens du Bureau de l'ombud de l'approvisionnement sur les dépenses du gouvernement fédéral pour les contrats de services professionnels ont suscité une attention médiatique négative et ont soulevé des préoccupations au sujet de l'argent des contribuables qui est dépensé pour des services professionnels.

En plus de l'orientation stratégique émise par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada en octobre 2023 dans le Guide du gestionnaire : Considérations clés lors de l'approvisionnement en services professionnels; Services publics et Approvisionnement Canada a pris des mesures pour renforcer les contrôles existants et a mis en œuvre des mesures pour assurer une surveillance adéquate des fonds publics, une reddition de comptes claire et un processus décisionnel documenté.

Au cours de la dernière décennie, les dépenses gouvernementales en services professionnels et spéciaux sont demeurées constantes par rapport aux dépenses totales du gouvernement et à la masse salariale totale des fonctionnaires.

11. Amélioration continue de l’approvisionnement en services professionnels

Objet

Lorsque des ressources externes sont utilisées par les ministères, Services publics et Approvisionnement Canada veille à ce que les contrats soient structurés similairement en tenant compte de la valeur.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Les enquêtes parlementaires, les audits du Bureau de la vérificatrice générale et les rapports du Bureau de l'ombud de l'approvisionnement sur les dépenses du gouvernement fédéral pour les contrats de services professionnels ont suscité une attention médiatique négative et ont soulevé des préoccupations au sujet de l'argent des contribuables qui est dépensé pour des services professionnels.

La Directive sur la gestion de l'approvisionnement du Conseil du Trésor exige que les propriétaires fonctionnels examinent soigneusement et documentent des approches alternatives avant d'entreprendre un approvisionnement pour des services professionnels. Le Guide du gestionnaire : Principales considérations lors de l'acquisition de services professionnels a été publié en octobre 2023 pour aider les gestionnaires à s'acquitter de leurs responsabilités.

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) élabore actuellement un ensemble rationalisé et simplifié de méthodes d’approvisionnement obligatoires pour l’approvisionnement en services professionnels. Pendant que les travaux et les consultations sont en cours, des mesures ont été introduites afin de renforcer les pratiques de gestion des contrats et assurer un meilleur rapport qualité-prix.

En juillet 2025, SPAC a introduit des mesures renforcées afin d’assurer une gouvernance responsable, une responsabilisation accrue et un meilleur rapport qualité-prix dans l’approvisionnement des services professionnels au sein du gouvernement fédéral. Ces mesures répondent directement aux conclusions des enquêtes parlementaires, des audits du Bureau de la vérificatrice générale et des rapports du Bureau de l’ombud de l’approvisionnement.

Globalement, ces mesures visent à garantir que les contrats de services professionnels soient bien définis, attribués de manière concurrentielle et gérés activement, avec des attentes plus claires et des contrôles renforcés tout au long de leur cycle de vie. Elles limitent la taille, la durée et l’augmentation de contrats fondés sur des tâches; exigent une analyse plus rigoureuse des prix et des modifications; renforcent la vérification des factures et la surveillance du rendement; et introduisent des approbations supplémentaires de la haute direction et d’avantage de rapports lorsque les risques sont plus élevés. Parallèlement, elles favorisent une transition progressive vers des contrats axée sur les résultats.

Ces mesures garantissent que, lorsque des ressources externes sont utilisées, les décisions sont bien documentées, justifiables et clairement alignées au rapport qualité-prix.

En parallèle, SPAC a entrepris une vaste consultation auprès de l’industrie afin d’éclairer la prochaine phase de la transformation de l’approvisionnement en services professionnels. Cette mobilisation comprenait une demande de renseignements ainsi que des rencontres individuelles ciblées avec des fournisseurs; les résultats permettront d’orienter les initiatives futures pour l’exercice 2026 à 2027.

Le 2 septembre 2025, SPAC a mis en œuvre un nouveau cadre de gestion du rendement des fournisseurs afin d’évaluer le rendement des fournisseurs et d’utiliser les renseignements sur le rendement antérieur dans l’attribution de contrats. Ce nouveau cadre complète la politique actuelle sur les mesures correctives et le rendement des fournisseurs qui déclenche la suspension ou d’autres mesures correctives lorsqu’un contrat est résilié pour manquement. SPAC travaille actuellement à mettre en œuvre ce cadre pour les arrangements en matière d’approvisionnement pour les services professionnels.

12. Facturation frauduleuse

Objet

Le gouvernement du Canada continue d'enquêter et de décourager la facturation frauduleuse par des personnes travaillant en tant que sous-traitants dans le cadre de contrats de services professionnels fédéraux.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Depuis mars 2024, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a divulgué 9 cas de facturation frauduleuse par des personnes travaillant à titre de sous-traitants de services professionnels et qui détenaient de multiples contrats concurrents avec un certain nombre de ministères et organismes fédéraux :

Lorsqu’il est approprié, les cas sont transmis à la GRC à des fins d’enquête criminelle.

SPAC a mis en place un cadre de gestion des risques de fraude robuste pour prévenir et détecter les actes répréhensibles et y réagir afin de préserver l’intégrité du système d’approvisionnement fédéral. Cette approche comprend l’utilisation d’une variété d’outils pour détecter les activités frauduleuses, et prendre des mesures en cas d’inconduite présumée advenant que le gouvernement du Canada soit victime d’une fraude dans le cadre d’un contrat spécifique ou à plus grande échelle.

SPAC utilise des mesures actives afin de sensibiliser les agents d’approvisionnement sur la façon de cerner les cas potentiels ainsi que sur la façon d’utiliser l’analyse de données et les divulgations provenant de la population afin d’identifier les cas potentiels de fraude et d’actes répréhensibles.

Les enquêtes administratives de SPAC ont porté principalement sur les pratiques de facturation frauduleuses des sous-traitants, et non sur les entrepreneurs principaux. Cela dit, le Canada a des clauses dans ses contrats pour récupérer les paiements illégitimes et travaille avec les entrepreneurs principaux concernés pour récupérer ces fonds.

13. Bureau de l’intégrité et de la conformité des fournisseurs

Objet

Le Bureau de l’intégrité et de la conformité des fournisseurs contribue à la capacité du gouvernement à reconnaître les fournisseurs préoccupants et à agir en conséquence pour atténuer les risques qu’ils posent.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le Bureau de l’intégrité et de la conformité des fournisseurs (BICF), établi le 31 mai 2024, a remplacé le Régime d’intégrité du gouvernement du Canada qui était en place depuis 2015 en tant que système de radiation pangouvernemental fondé sur des politiques. Il vise à atténuer le risque lié à la conduite des affaires avec des fournisseurs préoccupants en les excluant de la passation de marchés, plutôt qu’être un système punitif, un rôle qui revient au système de justice pénale.

Le BICF joue un rôle important dans la protection des systèmes fédéraux d’approvisionnement et de biens immobiliers, qui représentent environ 20 milliards de dollars annuellement pour les marchés publics, les contrats immobiliers, la gestion des biens appartenant à l’État et le paiement des loyers pour des contrats de location partout au Canada.

La Politique d’inadmissibilité et de suspension (la Politique) comprend des changements qui permettent au BICF d’atténuer les risques posés par les fournisseurs préoccupants. Les événements qui déclenchent la suspension ou la radiation ont été élargis pour inclure un éventail de questions liées à l’intégrité en matière d’approvisionnement, telles que :

La Politique révisée donne la latitude nécessaire pour que le BICF puisse déterminer les périodes d’inamissibilité adéquates, jusqu’à une durée maximale de 10 ans, en prenant en considération les facteurs aggravants et les circonstances atténuantes.

Le BICF surveille activement l’actualité pour relever les allégations d’inconduite commise par des fournisseurs au moyen de recherches, de l’échange de renseignements et de l’analyse des données. Le BICF fait preuve de diligence raisonnable et d’équité procédurale lors de l’évaluation des fournisseurs, et prend des mesures de protection administratives pour assurer un processus décisionnel indépendant lorsque le déclenchement de la Politique impose la prise de mesures.

14. Achetez canadien

Objet

Le 16 décembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé l’entrée en vigueur des éléments essentiels de la Politique « Achetez canadien » visant à renforcer les industries nationales et à faire en sorte que les dépenses fédérales en matière d’approvisionnement profitent aux entreprises canadiennes.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le 5 septembre 2025, le premier ministre a annoncé une politique « Achetez canadien » élargie qui introduit une série de nouvelles mesures visant à donner la priorité aux fournisseurs, aux matériaux et à l'innovation canadiens dans l’approvisionnement et les programmes fédéraux.

Le 4 novembre 2025, le premier ministre a annoncé un nouveau financement de près de 186 millions de dollars prévu dans le budget de 2025 pour mettre pleinement en œuvre la politique « Achetez canadien » et garantir des résultats durables pour les entreprises et les travailleurs canadiens.

Le 16 décembre 2025, le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et Lieutenant du Québec a annoncé l’entrée en vigueur des éléments essentiels de la Politique « Achetez canadien », qui transforment fondamentalement la façon dont le gouvernement fédéral s’approvisionne en biens et services.

Services publics et Approvisionnement Canada a élaboré le cadre stratégique de la politique « Achetez canadien », qui englobe un certain nombre de nouvelles mesures.

Les politiques du cadre stratégique, qui sont entrées en vigueur le 16 décembre 2025, comprennent notamment :

Les mesures prévues d’ici le printemps 2026 comprennent :

15. Système de gestion du rendement des fournisseurs

Objet

La gestion du rendement des fournisseurs est utilisée au sein de Services publics et Approvisionnement Canada et de ses ministères clients pour évaluer le rendement des fournisseurs et utiliser les renseignements antérieurs sur le rendement des fournisseurs pour attribuer des contrats.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) avait déjà amorcé le développement d’un système de gestion du rendement des fournisseurs (GRF) dans le cadre de ses efforts pour moderniser l’approvisionnement fédéral et renforcer la performance du système.

Dans son rapport de juillet 2025 sur l'approfondissement et le partage des connaissances, le Bureau de l'ombud de l'approvisionnement (OPO) propose 5 solutions clés pour répondre aux enjeux systémiques persistants dans l’approvisionnement fédéral. Parmi celles-ci figurent la mise en place d’un système de GRF. L'initiative de GRF, amorcée depuis déjà quelques années, répond aux recommandations formulées par le Bureau de l'ombud de l'approvisionnement.

La première phase de la GRF s’applique aux contrats de biens et de services de SPAC évalués à plus de 100 000 $. Les fournisseurs seront évalués sur des éléments tels que le respect des délais, les incidents liés au roulement des consultants et l’exactitude de la facturation. Les notes ne sont pas encore utilisées dans la sélection des fournisseurs. Les prochains mois seront consacrés à la mise à l’essai du système et à la collecte de commentaires. Les fournisseurs recevront un préavis de 90 jours avant que les notes ne soient prises en compte.

L'élaboration du programme a été appuyée par de vastes consultations auprès d'autres ordres de gouvernement, d'acheteurs sectoriels et régionaux, d'associations de fournisseurs et de services juridiques. Si l'on décide de l'étendre à d'autres ministères, il faudra apporter des ajustements à la solution d'achats électroniques. SPAC s'efforce actuellement d'étendre le programme à tous les contrats de plus de 100 000 $, y compris ceux gérés pour d'autres ministères dans le cadre de son rôle de fournisseur de services communs.

Défense

16. Agence de l’investissement pour la défense

Objet

Le gouvernement du Canada a créé une nouvelle Agence de l’investissement pour la défense afin de moderniser les achats en matière de défense.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les liens avec l’impact économique :

Si l’on insiste sur les dépenses de défense :

Contexte

Jusqu’à présent, l’approvisionnement en matière de défense au Canada a été réparti entre plusieurs ministres et responsabilités, ainsi que des couches de surveillance provenant des agences centrales. Pour respecter l’engagement du gouvernement d’accélérer les dépenses en défense, des réformes des marchés publics en défense sont nécessaires. L’Agence de l’investissement pour la défense centralisera la responsabilité, tirera parti de pouvoirs élargis et introduira des flexibilités dans le processus d’approvisionnement pour obtenir des résultats d’approvisionnement plus rapides. L’approvisionnement en matière de défense au Canada s’harmonise désormais mieux avec nos alliés comme le Royaume-Uni. la France, et plus récemment l’Australie, qui ont des organisations d’approvisionnement en matière de défense dévouées et indépendantes.

La réforme de l’approvisionnement en matière de défense a fait l’objet de plusieurs rapports et études. En juin 2024, le Comité permanent de la défense nationale a déposé un rapport de grande envergure intitulé L’heure est au changement : réformer l’approvisionnement en matière de défense au Canada. Toujours en juin 2024, le directeur parlementaire du budget a déposé un rapport sur l’augmentation des coûts et les retards prolongés associés à la construction et à l’acquisition de brise-glaces polaires. En décembre 2024, le vérificateur général du Canada a déposé un rapport sur l’application des retombées industrielles et technologiques (RIT) aux approvisionnements en matière de défense, en notant les domaines nécessitant des améliorations administratives, et a déposé un rapport supplémentaire sur les futurs avions de combat du Canada en juin 2025. Dans l’ensemble, les rapports consécutifs indiquent que le processus d’approvisionnement et les spécifications trop personnalisées ont entraîné des augmentations de coûts évitables et des retards importants.

17. Stratégie industrielle de défense

Objet

La Stratégie industrielle de défense a pour objectif de procurer un avantage technologique et opérationnel aux Forces armées canadiennes et à leurs partenaires en matière de sécurité dans le cadre de leur mission de défense du Canada, tout en maximisant la croissance, la création d'emplois et les retombées économiques pour tous les Canadiens.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le 17 février 2026, le gouvernement du Canada a annoncé un changement majeur dans sa politique d'approvisionnement et industrielle en matière de défense. La Stratégie industrielle de défense (SID) définit un effort générationnel visant à reconstruire la base industrielle de défense du Canada, à accroître la préparation militaire et à garantir que le Canada dispose de la capacité souveraine d'équiper ses propres forces.

Elle introduit le nouveau cadre Construire-Collaborer-Acheter, qui donne la priorité à la fabrication d'équipements au Canada dans la mesure du possible, à la formation de partenariats stratégiques avec des alliés de confiance lorsque cela est avantageux, et à l'achat à l'étranger uniquement en dernier recours. Cette orientation politique reflète l'engagement du gouvernement à renforcer l'autonomie du Canada en matière de défense, à créer des emplois au pays et à faire en sorte que les dépenses de défense apportent des avantages économiques et sécuritaires à long terme aux Canadiens.

Au cœur de cette nouvelle approche se trouve l'Agence de l'investissement pour la défense (AID), créée pour accélérer les achats, éliminer les goulots d'étranglement administratifs et veiller à ce que les investissements dans la défense correspondent aux atouts industriels et technologiques du Canada.

L’AID est chargée de mettre en œuvre le cadre Construire-Collaborer-Acheter et d'appliquer la politique « Achetez canadien » du gouvernement, qui est essentielle à l'objectif du SID d'augmenter à 70 % la part des contrats de défense attribués à des entreprises canadiennes d'ici une décennie.

En assurant la coordination entre les ministères et en travaillant directement avec l'industrie, l'AID fournit des signaux de demande plus clairs, garantit le partage du travail au niveau national et renforce les chaînes d'approvisionnement pour les intrants essentiels tels que les munitions, les minéraux et les matériaux avancés. Cette modernisation est essentielle pour garantir que le Canada puisse équiper ses forces armées de manière fiable, contribuer efficacement à ses alliés et maintenir sa résilience économique dans un environnement mondial de plus en plus contesté.

18. Stratégie nationale de construction navale

Objet

La Stratégie nationale de construction navale est un engagement à long terme visant à renouveler les flottes de navires de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne, à créer un secteur de la construction navale durable et à générer des retombées économiques pour les Canadiennes et les Canadiens.

Remarque : Les questions relatives au budget, aux besoins, aux délais, aux comparaisons internationales et à la gestion de projet doivent être adressées au ministre de la Défense nationale.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur le Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières :

Si l'on insiste sur les brise-glaces polaires :

Contexte

La Stratégie nationale de construction navale est un plan à long terme qui vise à renouveler les flottes de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne. Elle entend éliminer les cycles d’expansion et de ralentissement dans l’approvisionnement des navires qui ont ralenti la construction navale canadienne par le passé. Les chantiers navals canadiens impliqués sont Irving Shipbuilding Inc. en Nouvelle-Écosse, Vancouver Shipyards de Seaspan en Colombie-Britannique, et Chantier Davie Canada Inc. au Québec.

Le contrat de mise en œuvre du Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières, d’une valeur initiale de 8 milliards de dollars (taxes comprises), décrit les modalités de la construction et de l'acceptation des 3 premiers navires.

Vancouver Shipyards de Seaspan a obtenu un contrat de 3,15 milliards de dollars (taxes en sus) pour la construction d'un brise-glace polaire et Chantier Davie Canada Inc. a obtenu un contrat de 3,25 milliards de dollars (taxes en sus) pour la construction de l'autre brise-glace polaire.

Le brise-glace de Davie sera construit selon une stratégie de construction hybride nationale-internationale, le travail étant réparti entre les installations de Davie au Québec et son chantier naval finlandais, Davie North Yard Finland Oy. Compte tenu de l'évolution du contexte mondial, il est plus que jamais essentiel que le Canada livre des navires à la Garde côtière canadienne en temps opportun afin qu'elle puisse continuer de protéger la souveraineté et la sécurité du Canada.

La Stratégie nationale de construction navale continue d'évoluer et est renforcée par le Pacte de collaboration sur les brise-glaces (Pacte ICE), un partenariat entre le Canada, la Finlande et les États-Unis, signé et entré en vigueur en novembre 2024. Cette collaboration vise à accélérer la production de brise-glaces polaires et de l'Arctique, à stimuler les industries maritimes des 3 nations, et à améliorer la coopération technique et l’échange d’informations pour répondre à la demande mondiale en brise-glaces.

Biens immobiliers

19. Harmonisation du portefeuille de locaux à bureaux avec les exigences de présence sur le lieu de travail

Objet

La décision du gouvernement d’accroître la présence sur place des cadres et des employés admissibles au mode de travail hybride représente un changement d’orientation qui touche le Plan de réduction du portefeuille de locaux à bureaux qui a été annoncé dans le cadre du budget de 2024, et dont les répercussions sont encore en cours d’évaluation.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur l’état des immeubles :

Si l’on insiste sur les postes de travail non attribués

Contexte

Services publics et Approvisionnement Canada est responsable de la gestion des locaux à bureaux à vocation générale, tandis que les ministères et organismes demeurent responsables des installations spécialisées comme les laboratoires et les locaux opérationnels sécurisés, et les sociétés d’État gèrent leurs propres portefeuilles immobiliers. Au cours des dernières années, la planification du milieu de travail a été guidée par un modèle de travail hybride, les employés partageant leur temps entre le travail à distance et le travail au bureau.

La version initiale du Plan de réduction du portefeuille de locaux à bureaux, utilisée pour élaborer la proposition du budget de 2024 supposait une présence moyenne au bureau de 2 à 3 jours par semaine et des postes de travail non attitrés par défaut.

Le 5 février 2026, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a annoncé son intention d’accroître la présence sur place des cadres et des employés admissibles au mode de travail hybride. Les cadres devront travailler sur place 5 jours par semaine d’ici le 4 mai 2026, et les autres employés admissibles, 4 jours par semaine à compter du 6 juillet 2006. Les discussions sur la mise en œuvre avec les agents négociateurs seront dirigées par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada.

L’annonce de février 2026 visant à accroître davantage la présence sur place devrait exercer une pression supplémentaire sur les besoins en locaux à bureaux et avoir une incidence sur la capacité de Services publics et Approvisionnement Canada à réaliser les économies prévues dans le budget de 2024. Tout rajustement des objectifs du budget de 2024 est assujetti aux autorisations de financement.

Services publics et Approvisionnement Canada demeure déterminé à explorer les possibilités de contrôle des coûts opérationnels et continuera de travailler avec les ministères et organismes locataires pour optimiser l’utilisation des locaux à bureaux compris dans le portefeuille administré par SPAC.

20. Maisons Canada

Objet

Services publics et Approvisionnement Canada collabore avec Logement, Infrastructure et Collectivités Canada et la Société immobilière du Canada à l’élaboration d’un ensemble stable et prévisible de terrains fédéraux pour Maisons Canada.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le budget de 2024 visait à tirer parti des terrains publics excédentaires et sous-utilisés pour la création de 250 000 logements partout au pays d’ici 2031.

Services publics et Approvisionnement Canada a facilité l’aliénation de terrains fédéraux en lançant le site Web de la Banque de terrains publics du Canada, le répertoire en ligne officiel des biens fédéraux excédentaires et sous-utilisés du gouvernement du Canada. À l’heure actuelle, 88 propriétés sont inscrites, ce qui représente un potentiel d’environ 42 500 unités de logement sur un total de 463 hectares de terrain au Canada.

Autre

21. Résumé des annonces du budget de 2025 propres à Services publics et Approvisionnement Canada

Dans le budget de 2025, le gouvernement a dévoilé plus de 141,4 milliards de dollars en nouvelles dépenses (compensées par des économies prévues de 51,7 milliards de dollars) au cours des 5 prochaines années, en mettant l’accent sur les éléments suivants : bâtir une économie canadienne plus forte, passer de la dépendance à la résilience, donner plus de pouvoir aux Canadiens, préserver la souveraineté et la sécurité du Canada, rendre le gouvernement plus efficace et efficient.

Le financement et les autres annonces de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) comprennent :

Devenir notre meilleur client

Réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes

Une nouvelle Agence de l’investissement pour la défense

Examen exhaustif des dépenses (spécifique à Services publics et Approvisionnement Canada)

Pour réaliser les économies visées pouvant atteindre 15 % sur 3 ans, SPAC :

Ces mesures visant à accroître l’efficacité appuieront la mise en œuvre de la politique « Achetez canadien » par SPAC, qui a été annoncée le 5 septembre 2025 par le premier ministre.

Pour permettre au Centre des pensions du gouvernement du Canada d’assumer la charge de travail accrue qu’entraînera l’administration de ce programme d’une durée limitée :

Le budget de 2025 comprenait également des décisions qui ont été communiquées à SPAC depuis l’Énoncé économique de l’automne :

Appuyer les Opérations du Cap-Breton dans la gestion des responsabilités héritées

Protection des prix et du volume pour les biens immobiliers fédéraux

Améliorer l’administration de la paye du gouvernement

D’autres décisions de financement liées aux programmes temporaires sont attendues à une date ultérieure.

Voici d’autres annonces dignes de mention qui auront probablement une incidence sur SPAC ou le mettront en cause :

Examen exhaustif des dépenses (autres considérations)

Optimisation de la productivité au gouvernement

Parallèlement, alors que des technologies émergentes, comme l’IA, continuent de se développer, le gouvernement est déterminé à encourager leur utilisation. Pour ce faire, il entend tirer profit des compétences des fonctionnaires, tout en encourageant le perfectionnement de celles-ci. Dans le budget de 2025, le gouvernement entend aller de l’avant avec ce qui suit :

Adopter l’IA pour accroître la productivité et améliorer les services

Devenir notre meilleur client

Modification de la Loi sur la Société canadienne des postes

Moderniser les limites relatives aux emprunts et aux investissements de portefeuille

Maisons Canada

Améliorer l’accès aux fonds déposés par cheque

Négociations collectives de bonne foi

Économies gouvernementales

Apporter l’expertise du secteur privé à la fonction publique

Établir l’Agence contre les crimes financiers

Fonds souverain pour les minéraux critiques

Modifications législatives à la Loi sur la réduction de la paperasse

Modification de la Loi visant à bâtir le Canada

Banque de l’infrastructure du Canada

Assurer l’unité de l’économie canadienne

Adoption d’un cadre de budgétisation des investissements en capital

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2026-06-22