Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires : 5 mai 2026

Budget principal des dépenses 2026 à 2027 pour Services publics et Approvisionnement Canada, Services partagés Canada et le portefeuille

Date : le 5 mai 2026, 15h30 à 16h30
Emplacement : En personne
En présence : L’honorable Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et Arianne Reza, sous-ministre, Services publics et Approvisionnement Canada

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Points généraux

1. Déclaration préliminaire

L’honorable Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec

Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires
Budget principal des dépenses de 2026 à 2027

Le 5 mai 2026
985 mots

Introduction

Bonjour, Monsieur le Président. Merci de m’avoir invité à discuter du Budget principal des dépenses de Services publics et Approvisionnement Canada et de Services partagés Canada pour l’exercice 2026 à 2027.

Permettez-moi tout d’abord de souligner que nous sommes réunis sur le territoire non cédé du peuple algonquin Anishinaabe.

Je suis accompagné aujourd’hui :

et sont ici pour représenter Services partagés Canada :

Monsieur le Président, Services publics et Approvisionnement Canada, ou SPAC en abrégé, présente un budget d’ouverture net total d’environ 5,9 milliards de dollars dans le Budget principal des dépenses de 2026 à 2027, ce qui représente une baisse nette de 1,3 milliard de dollars par rapport à l’exercice précédent.

Pour Services partagés Canada, ou SPC en abrégé, le Ministère demande un financement total de 2,36 milliards de dollars, ce qui représente une diminution nette de 128,6 millions de dollars par rapport à l’année précédente.

Les besoins de financement des deux ministères pourraient être ajustés au cours de l’exercice par l’intermédiaire du Budget supplémentaire des dépenses, si les approbations sont accordées.

Monsieur le Président, en cette période d’évolution rapide du contexte mondial sur le plan de l’économie et de la sécurité, le gouvernement du Canada s’engage à réduire ses dépenses afin que les Canadiennes et les Canadiens puissent investir davantage dans les gens et les entreprises qui bâtiront l’économie la plus forte du G7.

Les chiffres qui vous sont présentés aujourd’hui démontrent l’engagement de SPAC et de SPC à l’égard de la gestion responsable des ressources.

Les deux ministères ont fait de grands progrès pour améliorer l’efficacité et mettre l’accent sur les priorités essentielles dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses mené par le gouvernement.

Écarts d’une année à l’autre pour Services publics et Approvisionnement Canada

En commençant par SPAC, Monsieur le Président, le Ministère a réduit sa demande globale de financement dans le présent Budget principal des dépenses, même s’il continue de travailler sur plusieurs projets importants.

Ces projets comprennent la mise sur pied de la nouvelle Agence de l’investissement pour la défense du Canada, tout en continuant de fournir des services centraux d’approvisionnement, de traduction, de gestion immobilière et d’autres services communs du gouvernement du Canada.

Dépenses en immobilisations

En ce qui concerne les écarts d’une année à l’autre, la baisse la plus importante dans le Budget principal des dépenses de SPAC concerne le Plan d’investissement en capital à long terme et la planification préalable à l’appui des projets d’immobilisations, avec une diminution totale de 1,2 milliard de dollars.

Monsieur le Président, le gouvernement a mené à bien plusieurs projets importants d’investissement en immobilisations. Cette diminution s’explique en grande partie par l’achèvement d’initiatives d’envergure qui sont maintenant opérationnelles et qui profitent aux Canadiens, comme le projet de modernisation des services énergétiques.

Examen exhaustif des dépenses

En ce qui concerne l’écart lié à l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement, SPAC peut y attribuer une baisse de 97,5 millions de dollars de ses fonds de fonctionnement.

Parmi les mesures importantes, mentionnons la réduction de la lourdeur administrative des processus internes au Ministère et le rajustement de la taille de son effectif.

Paye et Ressources humaines

Monsieur le Président, en tant qu’administrateur de la paye pour le gouvernement du Canada, SPAC est responsable du versement de la paye de plus de 430 000 fonctionnaires actuels ou anciens qui proviennent de plus de 100 ministères et organismes.

Dans le présent Budget des dépenses, nous constatons une diminution de 57,3 millions de dollars par rapport à l’exercice précédent en ce qui concerne le programme actuel d’administration de la paye. Parallèlement, nous demandons une augmentation de 67,6 millions de dollars pour poursuivre les mises à l’essai rigoureuses et le développement de notre système de paye et de Ressources humaines (RH) de prochaine génération.

Éléments supplémentaires

Parmi les autres écarts constatés dans le Budget principal des dépenses de SPAC figure notamment une baisse de 24,8 millions de dollars à la suite de la fin du financement du projet pour la solution infonuagique d’achats électroniques, désormais mise en place.

Cette plateforme infonuagique est un élément important des efforts de modernisation de l’approvisionnement menés par le Ministère et a permis d’améliorer le processus d’achat tant pour les acheteurs que pour les fournisseurs du gouvernement.

De plus, vous constaterez peut-être une augmentation de 20,7 millions de dollars du financement pour les dépenses non discrétionnaires associées aux immeubles appartenant à l’État et aux espaces loués. 

Cette augmentation permet de couvrir les coûts des locaux qui échappent au contrôle de SPAC, et tous les fonds non dépensés à la fin de l’exercice sont retournés.

Écarts d’une année à l’autre pour Services partagés Canada

Monsieur le Président, pour ce qui est maintenant de Services partagés Canada, le Ministère demeure déterminé à tirer parti des technologies modernes pour améliorer la prestation de services à la population.

SPC est responsable de la mise en œuvre du programme du gouvernement en matière de transformation numérique, d’efficacité et de déploiement d’outils d’intelligence artificielle et d’automatisation, y compris des solutions de souveraineté numérique dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante.

Monsieur le Président, la baisse nette de 128,6 millions de dollars d’un exercice à l’autre pour le Ministère a été rendue possible grâce à l’examen exhaustif des dépenses et à des modifications apportées aux profils de financement d’initiatives pluriannuelles.

Les nouvelles demandes de financement de SPC comprennent 63,9 millions de dollars pour appuyer la prestation continue des services informatiques de base dans l’ensemble des ministères.

SPC cherche également à obtenir 37,5 millions de dollars pour appuyer l’acquisition de la solution de gestion des informations et des événements de sécurité, qui permettra au Ministère de mieux prévoir et détecter les cybermenaces et d’y répondre.

Conclusion

Monsieur le Président, dans un contexte de plus en plus complexe et en évolution rapide, SPAC et SPC continueront de s’acquitter de leur mandat et d’appuyer les opérations gouvernementales tout en assurant une gestion responsable de l’argent des contribuables canadiens.

C’est avec plaisir que je répondrai à vos questions.

Merci.

2. Aperçu du budget principal des dépenses de 2026 à 2027 de Services publics et Approvisionnement Canada et du portefeuille

Le Budget principal des dépenses de 2026 à 2027 a été déposé au Parlement le 26 février 2026.

Le budget d’ouverture net de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) s’établit à 5,929 milliards de dollars. Comparativement au budget d’ouverture net de 7,263 milliards de dollars en 2025 à 2026, il s’agit d’une diminution nette de 1,334 milliard de dollars, principalement attribuable à la combinaison des postes décrits ci-dessous. En tenant compte des recettes de 4,369 milliards de dollars, le budget brut du Ministère s’élèvera à 10,298 milliards de dollars.

Tableau 1 : Postes contribuant à l’augmentation / (diminution) du Budget principal des dépenses de 2026 à 2027 par rapport au Budget principal des dépenses de 2025 à 2026
Poste Écart (en millions)
Plan d’investissement en capital à long terme et préplanification des immobilisations (1 212,7 $)
Examen exhaustif des dépenses (97,5 $)
Programme d’administration de la paye du gouvernement du Canada (57,3 $)
Présidence du Sommet du G7 de 2025 au Canada (27,7 $)
Solution d’approvisionnement électronique (24,8 $)
Dépenses non discrétionnaires associées aux immeubles appartenant à l’État et aux espaces loués 20,7 $
Stratégie de la prochaine génération du système de ressources humaines et de paye 67,6 $
Autres (2,0 $)
Diminution nette (1 333,7 $)

La diminution nette est principalement attribuable aux écarts d’une année à l’autre suivants

Plan d’investissement en capital à long terme et préplanification des immobilisations

Diminution de 1,213 milliard de dollars

Raison de l’écart
Examen exhaustif des dépenses

Diminution de 97,5 millions de dollars

Raison de l’écart
Programme d’administration de la paye du gouvernement du Canada

Diminution de 57,3 millions de dollars

Raison de l’écart

Cet écart de 52,6 millions de dollars d’une année à l’autre explique la majeure partie de la diminution de 57,3 millions de dollars pour ce poste. Le financement sera rajusté si de nouvelles approbations sont obtenues.

Présidence du Sommet du G7 de 2025 au Canada

Diminution de 27,7 millions de dollars

Raison de l’écart
Solution d’approvisionnement électronique

Diminution de 24,8 millions de dollars

Raison de l’écart
Dépenses non discrétionnaires associées aux immeubles appartenant à l’État et aux espaces loués

Augmentation de 20,7 millions de dollars

Raison de l’écart
Stratégie de la prochaine génération du système de ressources humaines et de paye

Augmentation de 67,6 millions de dollars

Raison de l’écart

L’écart de 81,1 millions de dollars d’une année à l’autre explique la majeure partie de l’augmentation de 67,6 millions de dollars pour ce poste.

Autres

La diminution nette restante de 2,0 millions de dollars est négligeable; elle est le résultat des écarts de financement liés à divers projets et activités.

Aperçu du budget principal des dépenses 2026 à 2027 des sociétés d’État

Les sociétés d’État du portefeuille de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) recevront un total de 182,2 millions de dollars de crédits dans le cadre du Budget principal des dépenses de 2026 à 2027, dont 22,2 millions de dollars pour Postes Canada et 162,0 millions de dollars pour la Commission de la capital nationale, ce qui représente une diminution nette de (1,052 milliard de dollars) par rapport à 2025 à 2026.

Tableau 2 : Éléments contribuant à l’augmentation / (diminution) du budget principal des dépenses de 2026 à 2027 par rapport à celui de 2025 à 2026
Objet Écart (en millions)
Postes Canada
Injection de fonds en vertu de l’article 31 de la Loi sur la Société canadienne des postes (1 034 $)
Commission de la capitale nationale
Protection du patrimoine et l’entretien des immobilisations 1,2 $
Dépenses de fonctionnement (4,3 $)
Projet Tramway Gatineau-Ottawa 2,7 $
Phase V du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (10,1 $)
Augmentation économique 0,1 $
Programme 2 milliards d’arbres 0,6 $
Exercice de recentrage des dépenses gouvernementales (0,8 $)
Examen exhaustif des dépenses. (7,2 $)
Diminution nette pour Postes Canada et la Commission de la capitale nationale (1 051,80 $)

La diminution nette est principalement attribuable aux écarts suivants d’un exercice à l’autre :

Injections de fonds en vertu de l’article 31 de la Loi sur la Société canadienne des postes

Diminution de 1,034 milliard de dollars

Raison pour l’écart
Commission de la capitale nationale

Diminution de 17,8 millions de dollars

3. Plan ministériel de Services publics et Approvisionnement Canada pour 2026 à 2027

Objet

Le 13 mars 2026, le président du Conseil du Trésor a déposé à la Chambre des communes le Plan ministériel de Services publics et Approvisionnement Canada pour l’exercice 2026 à 2027.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le Plan ministériel décrit les ressources et les activités prévues pour Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) de 2026 à 2027. Le Plan ministériel est un mécanisme de responsabilisation ministérielle qui communique les plans de dépenses ministériels pour les trois prochaines années, ainsi que les priorités et les résultats escomptés de l’organisation pour le prochain exercice. Le Plan est déposé chaque année au Parlement et publié à l’intention de tous les Canadiens.

Les réductions de dépenses prévues dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses font suite à l’engagement du gouvernement de limiter la croissance des dépenses opérationnelles quotidiennes afin de réaliser des investissements qui favorisent la croissance économique et dont bénéficiera la population canadienne.

Office des normes générales du Canada

Comme annoncé dans le budget 2025, l’Office des normes générales du Canada a cessé ses activités le 1er avril 2026. Puisque des ressources résiduelles associées à ce programme demeureront en place durant l’exercice financier 2026 à 2027, le programme a été conservé dans le répertoire des programmes de SPAC pour cette année afin d’assurer un suivi financier approprié au fur et à mesure que les activités seront réduites.

4. Aperçu du budget principal des dépenses de 2026 à 2027 de Services partagés Canada

Services partagés Canada (SPC) demande un total de 2,36 milliards de dollars dans le cadre du Budget principal des dépenses de 2026 à 2027 afin d’appuyer son rôle en tant que principal fournisseur de services de technologie de l’information (TI) dans l’ensemble du gouvernement du Canada (GC). Ce montant représente une diminution nette de 128,6 millions de dollars comparativement au Budget principal des dépenses de 2025 à 2026 de 2,49 milliards de dollars. Le financement disponible pour 2026 à 2027 est net de 1,063 millions de dollars en revenu.

La diminution nette des niveaux de référence de SPC comprend :

Les principaux facteurs de la diminution globale sont les importantes réductions budgétaires découlant de l’Examen complet des dépenses du Budget 2025, partiellement compensées par de nouveaux fonds pour les services de TI et pour la solution de Gestion des événements de sécurité de l’information (GESI).

Tableau 3 : Éléments demandés dans le Budget principal des dépenses de 2026 à 2027 (Montants en millions de dollars)
NOUVEAU FINANCEMENT 101,4 $
Fonds destinés au coût des services de base en matière de TI 63,9 $
Fonds destinés à la solution de gestion des informations et des événements de sécurité 37,5 $
TRANSFERTS (0,9 $)
À partir d’autres organisations
De Services publics et Approvisionnement Canada pour l’initiative du garage CanIA 6,4 $
De diverses organisations pour les exigences de licences de la norme d'entreprise Microsoft 365 E5 3,1 $
De Services publics et Approvisionnement Canada pour le remboursement lié à une réduction des exigences en matière de locaux découlant de la fusion de centres de données 0,9 $
Vers d’autres organisations
Au Secrétariat du Conseil du Trésor, destinés au Bureau de la collectivité des communications (0,05 $)
À la Gendarmerie royale du Canada pour les vérifications d’antécédents criminels requis par le programme de filtrage de sécurité de SPC (0,1 $)
À diverses organisations pour la gestion des licences de logiciels d’investigation (1,0 $)
À divers ministères, lié aux opérations de technologie de l’information du gouvernement (Modèle de services d’entreprise) pour recettes en remplacement de crédits (10,1 $)
Autres ajustements (240,0 $)
Budget 2025 : Examen exhaustif des dépenses (156,4 $)
Ajustements du financement lié aux initiatives et aux projets pluriannuels dont les profils de financement ont changé (85,8 $)
Fonds destinés à des rajustements à la rémunération 2,2 $
Crédits législatifs 10,9 $
Régime d’avantages sociaux des employés (RASE) 10,9 $
Total (128,6 $)
Tableau 4 : Recettes nettes de crédit
Recettes nettes de crédit (RNC) NUL
Une augmentation de 100,0 millions de dollars en raison de l'augmentation des volumes de services liés aux activités visant à soutenir les priorités opérationnelles et de modernisation du ministère de la défense nationale 100,0 $ (100,0 $) 
Une augmentation de 110,0 millions de dollars pour soutenir la gestion de logiciels et d’ententes de services au nom du gouvernement du Canada 110,0 $ (110,0 $)
Prolongation de l'autorité existante de 60,0 millions de dollars en capital RNC permettant à SPC de traiter les recouvrements de dépenses en capital comme des revenus disponible du 1er avril 2026 au 31 mars 2029  60,0 $ (60,0 $)

Nouveau financement : Augmentation de 101,4 millions de dollars

(A) Fonds destinés au coût des services de base en matière de technologies d’information

63,908,569 $

Objet

Un financement de 63,9 millions de dollars appuiera l’intégration de nouveaux équivalents temps plein (ETP) par la prestation de services de base en matière de TI, notamment des services de réseau standardisés, l’achat de logiciels et de matériel pour les appareils technologiques en milieu de travail et la prestation de services liés à la technologie.

(B) Fonds destinés à la solution de gestion des informations et des événements de sécurité

37,512,449 $

Objet

Un financement de 37,5 millions de dollars sera utilisé pour l’acquisition d’une nouvelle solution de gestion des informations et des événements de sécurité, qui permettra d’automatiser la détection des menaces cybernétiques et les interventions dans l’ensemble des réseaux du GC.

Transferts : Diminution de (0,9 millions de dollars)

(C) Transferts entre Services partagés Canada et d'autres organisations

Transfert de (883,097 $)

Objet

Transferts entre SPC et d'autres organisations pour diverses initiatives totalisant une diminution de 0,9 millions de dollars pour 2026 à 2027 :

Autres ajustements : Diminution de (240,0 millions de dollars)

(D) Réductions pour mettre en œuvre l’examen exhaustif des dépenses

(156,364,940 $)

Objet

Une diminution totale de (156,4 millions de dollars) en raison des réductions pour mettre en œuvre l’examen exhaustif des dépenses tel qu’annoncé dans le budget de 2025. SPC s’est engagé à réaliser des économies en :

(E) Ajustements du financement lié aux initiatives et aux projets pluriannuels

(85,779,637 $)

Objet

Une diminution nette de (85,8 millions de dollars) attribuable aux changements apportés aux profils de financement pour les initiatives et projets pluriannuels.

Les changements sont le résultat d’un financement d’une durée limitée ou à des écarts dans le financement d’une année à l’autre. Ces ajustements sont dus à :

(F) Rajustements de rémunération

2,162,203 $

Objet

Une augmentation de 2,2 millions de dollars pour les rajustements de rémunération pour les conventions collectives récemment signées.

Crédits législatifs : Augmentation de 10,9 millions de dollars

(G) Régime d’avantages sociaux des employés

10,835,272 $

Objet

L’augmentation des crédits législatifs de SPC de 10,9 millions de dollars est liée aux contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés (RASE) résultant des ajustements pour ce qui suit :

Effet net nul

(H) Recettes nettes en vertu d’un crédit

270,000,000 $

Objet

5. Plan ministériel de Services partagés Canada pour 2026 à 2027

Objet

Le Plan ministériel 2026 à 2027 de Services partagés Canada décrit le mandat du ministère et détaille ses engagements, ses priorités et les résultats attendus pour l’exercice financier à venir.

Faits saillants

Tableau 5 : Services partagés Canada dépenses et employés par exercice financier
Catégorie 2023 à 2024 (nombre réel) 2024 à 2025 (nombre réel) 2025 à 2026 (nombre prévu) 2026 à 2027 (nombre projeté) 2027 à 2028 (nombre projeté) 2028 à 2029 (nombre projeté)
Dépenses (millions de dollars) 2 791 $ 2 617 $ 2 699 $ 2 362 $ 2 266 $ 2 101 $
Employés (équivalents temps plein) 9 276 9 346 8 928 8 796 8 656 8 344

Messages clés

Si l’on insiste sur les initiatives précises prévues en 2026 à 2027 :

Services numériques
Hébergement
Connectivité et cybersécurité
Prestation de services

Si l’on insiste sur la réduction des dépenses :

Contexte

Les plans ministériels permettent aux parlementaires et à la population canadienne de comprendre les résultats que le gouvernement entend obtenir au cours des trois prochaines années grâce aux ressources prévues dans le budget principal des dépenses. Ces plans décrivent la structure globale des programmes de chaque ministère, les investissements financiers prévus et les ressources humaines affectées à chaque programme et sous-programme.

Sujets importants

6. Examen exhaustif des dépenses

Objet

Le budget 2025 a annoncé l’Examen exhaustif des dépenses dans le but de réduire les inefficiences et de cibler les grandes priorités.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Conformément au budget de 2025, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) atteindra les réductions précédemment énoncées en prenant les mesures ci-dessous :

7. Achetez canadien

Objet

Le 16 décembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé l’entrée en vigueur des éléments essentiels de la politique « Achetez canadien » visant à renforcer les industries nationales et à faire en sorte que les dépenses fédérales en matière d’approvisionnement profitent aux entreprises canadiennes.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le 5 septembre 2025, le premier ministre a annoncé une politique « Achetez canadien » élargie qui introduit une série de nouvelles mesures visant à donner la priorité aux fournisseurs, aux matériaux et à l'innovation canadiens dans l’approvisionnement et les programmes fédéraux.

Le 4 novembre 2025, le premier ministre a annoncé un nouveau financement de près de 186 millions de dollars prévu dans le budget de 2025 pour mettre pleinement en œuvre la politique « Achetez canadien » et garantir des résultats durables pour les entreprises et les travailleurs canadiens.

Le 16 décembre 2025, le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et Lieutenant du Québec a annoncé l’entrée en vigueur des éléments essentiels de la politique « Achetez canadien », qui transforment fondamentalement la façon dont le gouvernement fédéral s’approvisionne en biens et services.

La politique « Achetez canadien » s’applique à tous les ministères et organismes fédéraux, aux sociétés d’État ainsi qu’à l’ensemble des programmes fédéraux de subventions et de contributions.

Services publics et Approvisionnement Canada a élaboré le cadre stratégique de la politique « Achetez canadien », qui englobe un certain nombre de nouvelles mesures.

Les politiques du cadre stratégique, qui sont entrées en vigueur le 16 décembre 2025, comprennent notamment :

Les mesures prévues d’ici le printemps 2026 comprennent :

Comme indiqué dans l’annonce sur la politique « Achetez canadien » du 5 septembre, Services publics et Approvisionnement Canada élabore également une feuille de route pour aider les provinces, les territoires et les municipalités à appliquer des normes similaires à leurs propres approvisionnements.

8. Problèmes liés aux prestations de la Sécurité de la vieillesse

Objet

Les médias font état de retards et d’erreurs dans les paiements aux aînés dans le cadre du versement des prestations de la Sécurité de la vieillesse du Canada.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les comparaisons avec SAAQclic :

Contexte

La Modernisation du versement des prestations (MVP) est une initiative fédérale à long terme visant à remplacer les systèmes désuets utilisés pour verser les paiements aux Canadiens au titre de la Sécurité de la vieillesse (SV), de l’assurance-emploi et du Régime de pensions du Canada. Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) appuie le programme en effectuant des acquisitions concurrentielles et en gérant les contrats au nom d’Emploi et Développement social Canada (EDSC). Les programmes de prestations individuels sont intégrés par étapes pour gérer les risques et assurer la continuité du service. SPAC continue de travailler avec EDSC pour appliquer les leçons apprises au fur et à mesure que d’autres programmes de prestations sont modernisés.

Au printemps 2021, dans le cadre d’un processus d’approvisionnement concurrentiel, SPAC a attribué quatre contrats d’intégrateurs principaux de systèmes à quatre intégrateurs de systèmes qualifiés. Les travaux de mise en œuvre de la SV ont fait l’objet d’un appel d’offres entre ces fournisseurs.

Les contrats de MVP gérés par SPAC comprennent les dispositions relatives aux déplacements afin de rembourser les frais de déplacement et de subsistance autorisés. Tout paiement peut faire l’objet d’une vérification par le gouvernement.

9. Le point sur le passage à Dayforce

Objet

Les progrès se poursuivent dans la transition du système Phénix vers la solution des ressources humaines et de rémunération de Dayforce.

Remarques
  • Toutes les questions relatives à la santé mentale des fonctionnaires, aux conventions collectives, aux radiations de trop-payés en raison de la restriction légale de six ans et à l’indemnisation pour les dommages causés par Phénix doivent être adressées au président du Conseil du Trésor
  • Les questions relatives à l’impôt sur le revenu relèvent du ministre des Finances et du Revenu national

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les effets du réaménagement des effectifs et de l’arriéré :

Si l’on insiste sur le rapport de L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada sur Phénix sur 10 ans :

Contexte

En 2025 à 2026 et en 2026 à 2027, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), en collaboration avec ses partenaires, se concentrera sur la finalisation de la création et de la mise à l’essai de la solution Dayforce. En parallèle, des activités essentielles de gestion du changement seront entreprises pour soutenir l’état de préparation des ministères, des opérations et de l’entreprise en vue d’un déploiement éventuel.

Le 21 août 2025, on a annoncé l’acquisition de Dayforce par Thoma Bravo, une société de capital-investissement spécialisée dans les investissements logiciels, située aux États-Unis. Le contrat entre le gouvernement du Canada et Dayforce, lequel a été modifié le 31 mars 2025, est toujours valide. La solution est hébergée au Canada et toutes les ressources faisant partie du contrat exigent directement des autorisations canadiennes ou l’équivalent. Le contrat stipule également que toutes les données doivent être entreposées au Canada. Dayforce a réitéré ses engagements envers le gouvernement du Canada et a souligné que l’acquisition n’aurait aucune incidence sur les obligations contractuelles, le partenariat ou la prestation de services existantes.

Depuis le lancement de Phénix, SPAC a mis en œuvre une série de mesures destinées à stabiliser l’administration de la paye. Nous nous sommes également penchés sur d’autres priorités opérationnelles liées à l’administration de la paye, notamment le congé parental, la gestion des invalidités, les cessations d’emploi et le recouvrement des trop-perçus. Nous avons amélioré la conformité aux normes de service tout en gérant l’augmentation soutenue des mouvements soumis au Centre des services de paye par les ministères et les organismes. SPAC se penche sur l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser davantage le traitement des cas. L’IA jouera un rôle clé dans la gestion des mouvements au Centre des services de paye et aidera à traiter les mouvements plus rapidement, avec plus d’efficacité et d’exactitude. Nous adoptons également une approche proactive en matière de transparence en partageant publiquement des mises à jour sur nos activités et nos réalisations en matière d’IA.

De plus, l’initiative d’inscription automatisée aux avantages sociaux est un projet en plusieurs étapes conçu pour simplifier et automatiser l’inscription aux avantages sociaux. En réduisant les processus manuels, cette initiative permet aux conseillers en rémunération de se concentrer sur les transactions complexes à l’échelle du gouvernement du Canada.

Dayforce

Après des recherches approfondies, des essais rigoureux et une évaluation complète de la faisabilité, le gouvernement du Canada a confirmé que Dayforce remplacera Phénix et plus de 30 systèmes de RH existants. Cette nouvelle approche est fondée sur les leçons apprises, notamment une gouvernance renforcée, une mobilisation solide des ministères et des agents négociateurs, une mise en œuvre progressive et une transparence totale.

Dans le cadre de l’approche de gestion du changement, la formation sera un facteur clé de réussite, et les efforts visant à aider les organisations à se préparer à l’intégration ont déjà commencé. Ces efforts visent à assurer une transition en douceur et reflètent l’engagement du gouvernement à l’égard de la transparence, de l’efficacité et de la rémunération des fonctionnaires à temps et avec exactitude.

Trop-payés

Depuis octobre 2021, nous avons redoublé d’efforts pour obtenir le remboursement des employés et des anciens employés qui ont reçu des paiements en trop. Au cours de l’année civile 2025, l’exactitude de la paye se situe maintenant autour de 98,4 %, et la plupart des erreurs restantes sont causées par des interventions des ressources humaines (RH) qui sont retardées ou saisies de manière incorrecte. La cause la plus fréquente d’un trop-payé est la saisie ou le traitement tardif d’un mouvement qui a une incidence sur la paye d’un employé, qui représente environ 70 % de tous les trop-payés. Une gestion et une responsabilisation solides en matière de ressources humaines sont essentielles. Les ministères et les gestionnaires doivent saisir l’information à temps et avec exactitude. Si ce n’est pas le cas, cela peut entraîner une paye incorrecte, y compris des trop-payés. Le Centre des services de paye fournit régulièrement des mises à jour où l’importance de la saisie de données exactes et en temps opportun par les RH au sein de nos ministères clients est réitérée.

De plus, dans le cadre de l’initiative Actions unifiées pour la paye, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et SPAC ont introduit de nouvelles mesures pour renforcer les pratiques en matière de RH et de paye et améliorer la fiabilité et l’uniformité des données sur les RH. Ces mesures favorisent l’amélioration de la paye des employés, l’automatisation accrue des systèmes et l’amélioration de la qualité des données dans le cadre des procédures et des normes existantes.

État de l’arriéré

Au 25 mars 2026, le nombre total de mouvements en attente de traitement au Centre des services de paye avait diminué de 65 % par rapport au sommet atteint en janvier 2018, ce qui représente une réduction de 412 000 mouvements. De plus, il y avait 92 000 mouvements en suspens datant de plus d’un an, soit une diminution de 6 000 par rapport au mois précédent.

Entre avril 2025 et juin 2026, SPAC estime qu’il traitera un total de 122 500 cas de l’arriéré et prioritaires dans le cadre de son engagement à l’égard de l’arriéré et en vue de l’intégration initiale à Dayforce.

10. Rapport du Bureau du vérificateur général sur la modernisation du système de paye

Objet

L‘objectif de l’audit du Bureau du vérificateur général était de déterminer si le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et Services publics et Approvisionnement Canada ont géré le projet de transformation des ressources humaines et de la paye de manière à s‘assurer que les opérations de paye des fonctionnaires fédéraux sont exactes et effectuées en temps opportun, et que le projet permet d‘optimiser les ressources, une fois mis en œuvre. Il y a eu 3 recommandations concernant Services publics et Approvisionnement Canada.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les coûts de remplacement de Phénix (4,2 milliards de dollars) décrits dans le rapport de la vérificatrice générale :

Si l’on insiste sur les coûts supplémentaires des extensions infonuagiques :

Contexte

Le Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) a déposé un rapport sur les efforts déployés par le gouvernement pour moderniser le système de paye fédéral à la suite des difficultés liées au système de paye Phénix.

La vérificatrice générale a conclu que les progrès étaient lents en ce qui concerne la simplification des règles de paye, que Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) avait réalisé des progrès limités dans l‘élimination de l‘arriéré des transactions de paye et que SPAC présentait des lacunes dans ses estimations préliminaires des coûts. La vérificatrice générale a conclu que le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) et SPAC gèrent la transformation des RH à la paye de manière à ce que le futur système permette de verser des payes exactes en temps voulu et d‘optimiser les ressources.

La vérificatrice générale recommande que le SCT et SPAC comblent les lacunes afin de respecter les normes de service et que SPAC évalue et atténue les effets négatifs de son approche de réduction des arriérés, en particulier en ce qui a trait aux ministères qui intégreront Dayforce plus tard au cours du projet, tout en tenant compte des facteurs susceptibles d‘accroître les transactions de paiement, comme les réductions d‘effectifs. La vérificatrice générale recommande en outre que les estimations de coûts de SPAC tiennent compte des coûts de transition des ministères et des organismes vers le nouveau système et que SPAC détermine si les coûts de traitement des opérations de paye diminueront avec Dayforce, par rapport à la situation actuelle.

Leçons tirées des initiatives de paye précédentes

Nous adoptons une façon de faire prudente et délibérée pour réduire les risques opérationnels, éviter les erreurs du passé et mettre en œuvre les leçons tirées de l’examen indépendant de Goss Gilroy effectué en 2018, comme :

Transformation du gouvernement

11. Mesures de réduction du fardeau administratif

Objet

En réponse au processus de réduction du fardeau administratif lancé par le président du Conseil du Trésor, Services publics et Approvisionnement Canada et la Commission de la capitale nationale ont examiné leurs règlements afin de réduire le fardeau administratif, de moderniser les processus et d’éliminer les règlements désuets.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le 9 juillet 2025, le président du Conseil du Trésor a demandé à tous les ministres ayant des responsabilités en matière de réglementation d’entreprendre un examen de 60 jours de leur portefeuille de règlements afin de réduire les formalités administratives et de soutenir une économie canadienne plus forte et plus inclusive.

Les ministres ont été invités à publier des rapports d’étape décrivant les mesures prises, ainsi que les plans à court, moyen et long terme pour simplifier la réglementation.

Pour Services publics et Approvisionnement Canada, la liste des mesures décrites dans le rapport d’étape comprend :

  1. Élaborer des règlements harmonisés sur l’approvisionnement
  2. Mettre à jour le Règlement sur les marchandises contrôlées
  3. Examiner le Règlement sur le Bureau des traductions
  4. Modifier le Règlement relatif à la circulation sur les terrains du gouvernement
  5. Modifier le Règlement concernant les actes nuisibles sur des ouvrages publics
  6. Modifier le Règlement sur l’aliénation des biens saisis
  7. Modifier le Décret de publication de la Gazette du Canada (2014)
  8. Abroger le Règlement sur la cale sèche maritime sur rail de Selkirk et le Règlement sur les cales sèches de la Canadian Vickers, et examiner les alternatives aux autres règlements qui régissent le fonctionnement d'installations similaires

Pour la Commission de la capitale nationale, la liste des mesures décrites dans le rapport d’étape comprend :

  1. Élaborer des processus simplifiés pour l’approbation fédérale de l’utilisation du sol, du design et des transactions immobilières et l’évaluation des impacts environnementaux
  2. Moderniser la Loi sur la capitale nationale

12. Transformation de Postes Canada

Objet

Le gouvernement a demandé à Postes Canada de prendre des mesures pour transformer ses opérations et s’efforcer de devenir financièrement autonome.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les mises à jour apportées aux normes de livraison des lettres :

Si l’on insiste sur la conversion des boîtes postales communautaires :

Si l’on insiste sur la fin du moratoire rural :

Si l’on insiste sur le processus réglementaire du tarif des timbres :

Contexte

En mai 2025, une commission d’enquête sur les relations de travail a été chargée d’examiner les difficultés financières de Postes Canada dans le contexte du conflit lié aux négociations collectives, en accordant une attention particulière aux causes sous-jacentes du conflit.

Le rapport de la Commission, présenté le 15 mai 2025, décrivait les défis structurels et financiers auxquels Postes Canada était confrontée et formulait des recommandations à l’intention du gouvernement et de la négociation collective, afin de ramener Postes Canada à un certain degré de viabilité financière afin qu’elle puisse continuer ses opérations, mais d’une manière qui reflète les réalités de 2025.

Le 25 septembre 2025, le gouvernement a annoncé qu’il acceptait les recommandations de la Commission et a demandé à Postes Canada d’élaborer un plan de transformation complet, étant donné que des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour rétablir la solvabilité financière de la Société.

Le 7 novembre 2025, Postes Canada a présenté son plan de transformation (« Livrer l’avenir ») au ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec. Le plan présente une stratégie de mise en œuvre pour la conversion aux boîtes postales communautaires, la modernisation de son réseau de bureaux de poste (à la suite de la levée du moratoire rural, tout en assurant le maintien du service aux communautés rurales, éloignées et autochtones), la modification des normes de livraison des lettres et la réduction de ses frais de gestion et de ses frais généraux.

Le 28 janvier 2026, Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes ont annoncé qu’ils avaient finalisé des projets de conventions collectives pour les deux unités de négociation qui seront soumis au vote des membres du syndicat du 20 avril au 30 mai 2026. Si elle est ratifiée par les membres, elle mettra fin à une période de deux ans d’incertitude liée aux relations de travail qui a profondément nui aux résultats de Postes Canada. Pendant que les projets de conventions collectives sont assujettis à la ratification par les membres du syndicat, aucune grève ni lock-out n'aura lieu pendant ce processus, ce qui signifie que les Canadiens peuvent s’attendre à une période prolongée de fiabilité du service  – jusqu’au 31 janvier 2029 – qui permettra à Postes Canada d’amorcer sa transformation.

Le 16 avril 2026, Postes Canada a publié un communiqué de presse indiquant qu’elle entamait des discussions avec 13 communautés alors qu’elle se prépare à convertir environ 136 000 adresses de la distribution à domicile aux boîtes postales communautaires à la fin de 2026 et au début de 2027. Ces communautés comprennent Moncton et Riverview (Nouveau-Brunswick), Sept-Îles (Quebec), La Prairie et Candiac (Quebec), Ottawa (Ontario), Etobicoke (Ontario), Winnipeg (Manitoba), Abbotsford (Colombie-Britannique), Mission (Colombie-Britannique) et Vancouver (Colombie-Britannique). Postes Canada prévoit convertir 4 millions d'adresses qui reçoivent encore la livraison à domicile aux boîtes postales communautaires au cours des cinq prochaines années.

13. Stabilité financière de Postes Canada

Objet

Postes Canada fait face à des défis financiers existentiels en raison de la baisse des revenus découlant du déclin des volumes de courrier et du marché de plus en plus concurrentiel des colis. Pour relever ces défis, Postes Canada a présenté au ministre son plan de transformation complet visant à rétablir l’autonomie financière de la société d’État.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur le décret pour le report de l’injection de fonds de 673 millions de dollars en 2026 à 2027 :

Si l’on insiste sur la situation de la main-d’œuvre :

Si l’on insiste sur la capacité de rembourser les injections de fonds :

Contexte

Au cours des 20 dernières années, la quantité de courrier reçu par les Canadiens et Canadiennes a diminué de 70 %, tandis que le nombre d’adresses a augmenté de plus de trois millions. Cela a entraîné une baisse des revenus et une augmentation des coûts pour Postes Canada. Le mandat législatif de la société d’État exige que Postes Canada soit financièrement autonome, mais Postes Canada a déclaré des pertes d’exploitation de plus de 6,1 milliards de dollars depuis 2018. Ces pressions ont été aggravées par l'incertitude découlant de négociations collectives s’étalant sur deux ans et les diverses actions de grève menées par le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes en 2024 et 2025.

En décembre 2024, William Kaplan a été nommé à la tête d’une commission d’enquête sur les relations de travail chargée d’examiner les difficultés financières de Postes Canada dans le contexte du conflit lié à la renégociation des conventions collectives. Le rapport de la commission, présenté le 15 mai 2025, décrivait les défis structurels et financiers auxquels Postes Canada était confrontée et formulait des recommandations.

Le 24 janvier 2025, le gouvernement du Canada a annoncé son intention de mettre à la disposition de Postes Canada jusqu’à 1,034 milliard de dollars en financement remboursable au cours de l’exercice 2025 à 2026 afin de maintenir la solvabilité et assurer la continuité des activités.

Le 25 septembre 2025, le gouvernement a annoncé qu’il acceptait les recommandations de la Commission d’enquête sur les relations de travail et a demandé à Postes Canada d’élaborer un plan de transformation complet, étant donné que des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour rétablir la solvabilité financière de la Société.

Le 7 novembre 2025, Postes Canada a présenté son plan de transformation complet au ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec. Le plan présente une stratégie de mise en œuvre pour la conversion aux boîtes postales communautaires, la modernisation de son réseau de bureaux de poste (à la suite de la levée du moratoire rural, tout en maintenant le service aux communautés rurales, éloignées et autochtones), la modification des normes de livraison du courrier et la réduction de ses frais de gestion et de ses frais généraux.

Le 28 janvier 2026, après plus de deux ans de négociations, Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) ont annoncé qu'ils avaient finalisé des projets de conventions collectives qui expireraient le 31 janvier 2029 et qui seront soumis au vote des membres du STTP du 20 avril au 30 mai 2026. Si ces projets de conventions collectives sont ratifiés par ses membres, cela mettra fin à deux années d'incertitude sur le plan des relations de travail qui a profondément nui aux résultats financiers de Postes Canada. Pendant que les projets de conventions collectives sont assujettis à la ratification par les membres du syndicat, aucune grève ni lock-out n'aura lieu pendant ce processus, ce qui signifie que la population canadienne peut s'attendre à une période prolongée de paix sur le plan des relations de travail – jusqu'au 31 janvier 2029 – qui permettra à Postes Canada d'entamer sa transformation.

Le 5 février 2026, le gouvernement a annoncé son intention de mettre à la disposition de Postes Canada un financement remboursable pouvant atteindre 1,01 milliard de dollars au cours de l’exercice 2025 à 2026, ce qui a porté le financement remboursable total annoncé en 2025 à 2026 à 2,042 milliards de dollars. Ce financement, qui a été accordé au besoin pour couvrir les obligations non discrétionnaires et doit être remboursé par Postes Canada, constitue une mesure de transition financière à court terme pour protéger la continuité des services. Des questions sur la capacité de Postes Canada à rembourser les injections de fonds ont été soulevées par les députés de l’opposition.

Dans le cadre du budget de 2025, le gouvernement a fait des modifications à la Loi sur la Société canadienne des postes afin de déréglementer le processus d’établissement des tarifs des timbres et de permettre à Postes Canada de fixer les tarifs des timbres, sans l’approbation du gouverneur en conseil, conformément à la recommandation #7 de la Commission d’enquête sur les relations de travail.

14. Transformation du gouvernement par le déploiement de l’intelligence artificielle

Objet

Le gouvernement tire parti de l’intelligence artificielle à grande échelle pour améliorer la productivité, rationaliser les opérations et fournir des services plus rapides et plus efficaces aux Canadiens. 

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) fournit des services d’entreprise qui appuient les opérations et la modernisation du gouvernement, y compris l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle. Cela appuie l’engagement du gouvernement à dépenser moins pour les opérations gouvernementales afin que les Canadiens puissent investir davantage dans les personnes et les entreprises qui bâtiront l’économie la plus forte du G7.

Approvisionnement

15. Dépenses en services professionnels et spéciaux et en déplacements

Objet

Services publics et Approvisionnement Canada explore des moyens de réduire son recours à certains services professionnels et spéciaux, ainsi qu’aux frais de déplacement.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les voyages :

Contexte

Les enquêtes parlementaires, les vérifications du Bureau du vérificateur général et les examens du Bureau de l'ombud de l'approvisionnement sur les dépenses du gouvernement fédéral pour les contrats de service professionnels ont suscité une attention médiatique négative et ont soulevé des préoccupations au sujet de l'argent des contribuables qui est dépensé pour des services professionnels.

En plus de l'orientation stratégique émise par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada en octobre 2023 dans le Guide du gestionnaire : Considérations clés lors de l'approvisionnement en services professionnels; Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a pris des mesures pour renforcer les contrôles existants et a mis en œuvre des mesures pour assurer une surveillance adéquate des fonds publics, une reddition de comptes claire et un processus décisionnel documenté.

Historiquement, les dépenses de SPAC en services professionnels ont été concentrées dans les catégories suivantes  : services reliés à la construction, autres services (principalement liés aux projets d’assainissement des sites contaminés), services techniques et d’architecture, services commerciaux (principalement liés aux services immobiliers), et services informatiques (principalement en appui au système de paye). Ce profil de dépenses reflète des secteurs où la capacité interne est limitée et où le recours à une expertise spécialisée externe est nécessaire pour soutenir l’exécution du mandat du Ministère.

Certains frais de déplacement liés aux consultants peuvent être inclus dans les dépenses globales en services professionnels et spéciaux; toutefois, les données financières disponibles ne permettent pas d’en quantifier la valeur.

Les dépenses totales en déplacements en 2024 à 2025 pour le ministère se sont élevées à 16,4 millions de dollars, comprenant 10,5 millions de dollars pour les déplacements des fonctionnaires et 5,9 millions de dollars pour les déplacements de personnes non-fonctionnaires. Les déplacements de personnes non-fonctionnaires peuvent inclure des consultants, mais couvrent également d’autres catégories, notamment  : les ministres et leur personnel exonéré.

16. Amélioration continue de l’approvisionnement en services professionnels

Objet

Lorsque des ressources externes sont utilisées par les ministères, Services publics et Approvisionnement Canada veille à ce que les contrats soient structurés de manière cohérente en tenant compte de la valeur.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Les enquêtes parlementaires, les audits du Bureau de la vérificatrice générale et les examens du Bureau de l'ombud de l'approvisionnement sur les dépenses du gouvernement fédéral pour les contrats de services professionnels ont suscité une attention médiatique négative et ont soulevé des préoccupations au sujet de l'argent des contribuables qui est dépensé pour des services professionnels.

La Directive sur la gestion de l'approvisionnement du Conseil du Trésor exige que les propriétaires fonctionnels examinent soigneusement et documentent des approches alternatives avant d'entreprendre un approvisionnement pour des services professionnels. Le Guide du gestionnaire : principales considérations lors de l'acquisition de services professionnels a été publié en octobre 2023 pour aider les gestionnaires à s'acquitter de leurs responsabilités.

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) élabore actuellement un ensemble rationalisé et simplifié de méthodes d’approvisionnement obligatoires pour l’approvisionnement en services professionnels. Pendant que les travaux et les consultations sont en cours, des mesures ont été introduites afin de renforcer les pratiques de gestion des contrats et assurer un meilleur rapport qualité-prix.

En juillet 2025, SPAC a introduit des exigences renforcées afin d’assurer une gouvernance responsable, une responsabilisation accrue et un meilleur rapport qualité-prix dans l’approvisionnement des services professionnels au sein du gouvernement fédéral. Ces mesures répondent directement aux conclusions des enquêtes parlementaires, des audits du Bureau de la vérificatrice générale et des examens du Bureau de l’ombud de l’approvisionnement.

Globalement, ces mesures visent à garantir que les contrats de services professionnels soient bien définis, attribués de manière concurrentielle et gérés activement, avec des attentes plus claires et des contrôles renforcés tout au long de leur cycle de vie. Elles limitent la taille, la durée et l’augmentation de contrats fondés sur des tâches; exigent une analyse plus rigoureuse des prix et des modifications; renforcent la vérification des factures et la surveillance du rendement; et introduisent des approbations supplémentaires de la haute direction et davantage de rapports lorsque les risques sont plus élevés. Parallèlement, elles favorisent une transition progressive vers des contrats axés sur les résultats.

Ces mesures garantissent que, lorsque des ressources externes sont utilisées, les décisions sont bien documentées, justifiables et clairement alignées au rapport qualité-prix.

En parallèle, SPAC a entrepris une vaste consultation auprès de l’industrie afin d’éclairer la prochaine phase de la transformation de l’approvisionnement en services professionnels. Cette mobilisation comprenait une demande de renseignements ainsi que des rencontres individuelles ciblées avec des fournisseurs; les résultats permettront d’orienter les initiatives futures pour l’exercice 2026 à 2027.

Le 2 septembre 2025, SPAC a mis en œuvre un nouveau cadre de gestion du rendement des fournisseurs afin d’évaluer le rendement des fournisseurs et d’utiliser les renseignements sur le rendement antérieur dans l’attribution de contrats. Ce nouveau cadre complète la politique actuelle sur les mesures correctives et le rendement des fournisseurs qui déclenche la suspension ou d’autres mesures correctives lorsqu’un contrat est résilié pour manquement. SPAC travaille actuellement à mettre en œuvre ce cadre pour les arrangements en matière d’approvisionnement pour les services professionnels.

17. Facturation frauduleuse

Objet

Le gouvernement du Canada continue d'enquêter et de décourager la facturation frauduleuse par des personnes travaillant en tant que sous-traitants dans le cadre de contrats de services professionnels fédéraux.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on pose d’autres questions au sujet d’une facturation incorrecte :

Contexte

Depuis mars 2024, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a divulgué dix cas de facturation frauduleuse par des personnes travaillant à titre de sous-traitants de services professionnels et qui détenaient de multiples contrats concurrents avec un certain nombre de ministères et organismes fédéraux :

Lorsqu’il est approprié, les cas sont transmis à la GRC à des fins d’enquête criminelle.

SPAC a mis en place un cadre de gestion des risques de fraude robuste pour prévenir et détecter les actes répréhensibles et y réagir afin de préserver l’intégrité du système d’approvisionnement fédéral. Cette approche comprend l’utilisation d’une variété d’outils pour détecter les activités frauduleuses, et prendre des mesures en cas d’inconduite présumée advenant que le gouvernement du Canada soit victime d’une fraude dans le cadre d’un contrat spécifique ou à plus grande échelle.

SPAC utilise des mesures actives afin de sensibiliser les agents d’approvisionnement sur la façon de cerner les cas potentiels ainsi que sur la façon d’utiliser l’analyse de données et les divulgations provenant de la population afin d’identifier les cas potentiels de fraude et d’actes répréhensibles.

Les enquêtes administratives de SPAC ont porté principalement sur les pratiques de facturation frauduleuses des sous-traitants, et non sur les entrepreneurs principaux. Cela dit, le Canada a des clauses dans ses contrats pour récupérer les paiements illégitimes et travaille avec les entrepreneurs principaux concernés pour récupérer ces fonds.

18. Bureau de l’intégrité et de la conformité des fournisseurs

Objet

Le Bureau de l’intégrité et de la conformité des fournisseurs contribue à la capacité du gouvernement à reconnaître les fournisseurs préoccupants et à agir en conséquence pour atténuer les risques qu’ils posent.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le Bureau de l’intégrité et de la conformité des fournisseurs (BICF), établi en mai 2024, a remplacé le Régime d’intégrité du gouvernement du Canada qui était en place depuis 2015 en tant que système de radiation pangouvernemental. Il vise à atténuer le risque lié à la conduite des affaires avec des fournisseurs préoccupants en les excluant de la passation de marchés, plutôt qu’être un système punitif, un rôle qui revient au système de justice pénale.

Le BICF joue un rôle important dans la protection des systèmes fédéraux d’approvisionnement et de biens immobiliers, qui représentent environ 20 milliards de dollars annuellement pour les marchés publics, les contrats immobiliers, la gestion des biens appartenant à l’État et le paiement des loyers pour des contrats de location partout au Canada.

La Politique d’inadmissibilité et de suspension (la Politique) comprend des changements qui permettent au BICF d’atténuer les risques posés par les fournisseurs préoccupants. Les événements qui déclenchent la suspension ou la radiation ont été élargis pour inclure un éventail de questions liées à l’intégrité en matière d’approvisionnement, telles que :

La Politique révisée donne la latitude nécessaire pour que le BICF puisse déterminer les périodes d’inamissibilité adéquates, jusqu’à une durée maximale de 10 ans, en prenant en considération les facteurs aggravants et les circonstances atténuantes.

Le BICF surveille activement l’actualité pour relever les allégations d’inconduite commise par des fournisseurs au moyen de recherches, de l’échange de renseignements et de l’analyse des données. Le BICF fait preuve de diligence raisonnable et d’équité procédurale lors de l’évaluation des fournisseurs, et prend des mesures de protection administratives pour assurer un processus décisionnel indépendant lorsque le déclenchement de la Politique impose la prise de mesures.

19. Accroître la participation des Autochtones à l’approvisionnement

Objet

Services publics et Approvisionnement Canada, en partenariat avec Services aux Autochtones Canada et le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, travaille activement à accroître la participation des entreprises autochtones aux marchés publics fédéraux.

Remarque

Toutes les questions concernant le Répertoire des entreprises autochtones, la vérification de l'identité autochtone et les cas présumés de fausse représentation autochtone doivent être adressées à Services aux Autochtones Canada.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les contrats attribués à des fournisseurs retirés du Répertoire des entreprises autochtones :

Si l’on insiste sur des contrats de moins de 250 000 $ réservés aux entreprises autochtones :

Si l’on insiste sur l’examen des pratiques d’approvisionnement du Bureau de l’ombud de l’approvisionnement pour les contrats attribués à des entreprises autochtones :

Contexte

Le 6 août 2021, le gouvernement du Canada a annoncé une exigence obligatoire pour les ministères et organismes fédéraux de veiller à ce qu'au moins 5 % de la valeur totale des contrats soit détenue par des entreprises autochtones d'ici 2024 à 2025. L'annonce comprenait l'engagement du Canada à poursuivre un engagement significatif pour élaborer conjointement une approche transformatrice à long terme de l'approvisionnement auprès des Autochtones et à accroître la capacité des entreprises appartenant à des Autochtones à être concurrentielles et à recevoir davantage de contrats d'approvisionnement fédéraux.

Les procédures de déclaration des contrats octroyés à des entreprises autochtones sont décrites à l’annexe E : Procédures obligatoires pour les marchés attribués aux entreprises autochtones, de la Directive sur la gestion de l’approvisionnement du Conseil du Trésor. La directive prévoit que les approvisionnements en biens, en services et en construction permettent l’achat des actifs et des services nécessaires pour faciliter l’exécution des programmes et la prestation de services aux Canadiens, tout en assurant l’optimisation des ressources pour l’État.

Le 1er avril 2022, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a mis en œuvre une stratégie exigeant que tous les marchés internes de faible valeur (moins de 3,75 millions de dollars) soient d’abord envisagés pour une concurrence et une attribution à des entreprises autochtones. Lorsque ces marchés ne pouvaient pas, ou n’étaient pas, envisagés en priorité pour des entreprises autochtones, la politique ministérielle exigeait que la justification soit consignée au dossier d’approvisionnement.

En 2023 à 2024, SPAC a attribué 3,4 % (143 millions de dollars) de la valeur totale de ses marchés à des entreprises autochtones. Comme SPAC n'a pas atteint la cible du 5 % au cours de l'exercice 2023 à 2024, des mesures concrètes sont prises afin d'accroître la participation des entreprises autochtones aux marchés publics fédéraux, comme l’élaboration de plans de participation des Autochtones pour stimuler la sous-traitance avec les entreprises autochtones et offrir des possibilités d'emploi et de formation aux peuples autochtones, l’utilisation d’appels d’offres sélectifs auprès d’entreprises autochtones préqualifiées, la mise à jour des méthodes d'approvisionnement pour y inclure les entreprises autochtones; le fait de structurer et de dégrouper les projets afin de permettre des soumissions concurrentielles par des entreprises autochtones; et l'intégration de critères d’évaluation pondérés visant à favoriser les entreprises autochtones lors de l'évaluation des soumissions. SPAC a également continué à promouvoir les opportunités de marchés publics fédéraux grâce à ses activités de sensibilisation et de mobilisation.

Dans le cadre de ces efforts, à compter de 2024 à 2025, la méthode utilisée par SPAC pour calculer l'objectif de 5 % comprendra la valeur des contrats de sous-traitance attribués à des entreprises autochtones par des fournisseurs non autochtones. En 2024 à 2025, SPAC a attribué 3,16 % de la valeur totale de tous ses contrats à des entreprises autochtones au cours de l’exercice (234 millions de dollars). Le budget d’approvisionnement global de SPAC a augmenté de plus de 1,5 milliard de dollars (27 %), pour atteindre un total de 7,4 milliards de dollars, à la suite de trois modifications de contrats importantes en 2024 à 2025. Aucun de ces contrats à long terme n’a été conclu à l’origine avec des entreprises autochtones, ce qui s’est fortement répercuté sur l’atteinte de l’objectif de 5 %.

SPAC n’a aucun rôle à jouer dans la détermination des fournisseurs inscrits au Répertoire des entreprises autochtones. Toutefois, lorsqu’une autorité comme Services aux Autochtones Canada conclut qu’il y a eu fausse déclaration de la part d’un fournisseur ou que de fausses allégations ont été faites, le dossier peut être transmis à SPAC pour suite à donner. Les mesures possibles peuvent notamment comprendre  :

En février 2026, SPAC a introduit une nouvelle clause de dommages-intérêts extrajudiciaires pour les programmes de marchés réservés afin de dissuader et de contrer les irrégularités. La clause prévoit un recours clair et exécutoire qui permet au Canada de recouvrer des dommages-intérêts prédéterminés si un entrepreneur ne se conforme pas aux exigences relatives aux marchés réservés, y compris dans des cas tels que les fausses déclarations.

Le Bureau de l’ombud de l’approvisionnement a mené un examen des pratiques d’approvisionnement des contrats attribués à des entreprises autochtones pour la période du 1er avril 2023 au 31 mars 2025 afin d’évaluer si les pratiques d’approvisionnement étaient conformes aux lois, règlements, politiques et directives applicables. Le rapport de l’ombud met en évidence des lacunes importantes en matière de clarté, d’orientation et de surveillance dans l’ensemble du gouvernement qui limitent la mise en œuvre efficace et cohérente de la Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA). Dans l’ensemble, les constatations font état d’une application incohérente, d’une surveillance limitée et d’interprétations ministérielles variables des exigences de la SAEA, soulignant au passage la nécessité d’une orientation plus claire à l’échelle du gouvernement et d’une surveillance plus cohérente pour renforcer les résultats en matière d’approvisionnement auprès des Autochtones.

Le rapport souligne que les soumissionnaires pour les contrats réservés aux entreprises autochtones n’ont pas accès au Tribunal canadien du commerce extérieur ou à un mécanisme de recours similaire, et propose que l’ombud de l’approvisionnement puisse remplir ce rôle en attendant qu’une solution plus permanente soit trouvée.

20. Système de gestion du rendement des fournisseurs

Objet

La gestion du rendement des fournisseurs est utilisée au sein de Services publics et Approvisionnement Canada et de ses ministères clients pour évaluer le rendement des fournisseurs et utiliser les renseignements antérieurs sur le rendement des fournisseurs pour attribuer des contrats.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) avait déjà amorcé le développement d’un système de gestion du rendement des fournisseurs (GRF) dans le cadre de ses efforts pour moderniser l’approvisionnement fédéral et renforcer la performance du système.

Dans son rapport de juillet 2025 sur l'approfondissement et le partage des connaissances, le Bureau de l'ombud de l'approvisionnement (BOA) propose cinq solutions clés pour répondre aux enjeux systémiques persistants dans l’approvisionnement fédéral. Parmi celles-ci figure la mise en place d’un système de GRF. L'initiative de GRF, amorcée depuis déjà quelques années, répond aux recommandations formulées par le BOA.

La première phase de la GRF s’applique aux contrats de biens et de services de SPAC évalués à plus de 100 000 $. Les fournisseurs seront évalués sur des éléments tels que le respect des délais, les incidents liés au roulement des consultants et l’exactitude de la facturation. Les notes ne sont pas encore utilisées dans la sélection des fournisseurs. Les prochains mois seront consacrés à la mise à l’essai du système et à la collecte de commentaires. Les fournisseurs recevront un préavis de 90 jours avant que les notes ne soient prises en compte.

21. Solution d’approvisionnement électronique

Objet

Dans le contexte de la publication récente de rapports, de vérifications et de comparutions devant des comités sur le processus d’approvisionnement, Services publics et Approvisionnement Canada prévoit tirer parti de la Solution d’achats électroniques pour moderniser les processus d’approvisionnement et aider à combler certaines des lacunes.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

En vertu de la loi sur le ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) est chargé par la loi de fournir des services d'acquisition aux ministères et organismes fédéraux.

SPAC a lancé le projet de solution d'approvisionnement électronique (SAE) en 2018 afin de passer à une plateforme d'approvisionnement électronique basée sur le nuage. Ce projet s'est achevé en juin 2023 et constitue un élément clé de la transformation numérique à l'appui du mandat du ministre visant à moderniser les approvisionnements. À la suite de l'annonce du budget 2018, dans le cadre d'un processus concurrentiel, SPAC a attribué, le 4 juillet 2018, un contrat de cinq ans à Infosys Public Services qui a proposé une solution basée sur SAP.

Le portail AchatsCanada est le volet public de la plateforme d'approvisionnement électronique qui, depuis septembre 2022, offre aux fournisseurs un guichet unique gratuit et accessible pour consulter les possibilités d'approvisionnement dans l'ensemble des administrations fédérales, provinciales, territoriales et municipales.

Avant la mise en œuvre de la SAE, SPAC était fortement tributaire d'un ensemble de systèmes obsolètes et de processus manuels pour mener à bien les activités d'approvisionnement et sauvegarder les informations clés liées aux activités d'approvisionnement (courriels, CD, Fax, e-post, copies papier, etc.). La SAE centralise les fonctions d'appel d'offres, d'attribution et de gestion des contrats au sein du SPAC et fournit des fonctions améliorées et automatisées de gestion de l'information et d'audit.

Les fonctionnalités de recherche et de gestion des contrats de la SAE ne sont accessibles qu'aux responsables des achats du SPAC. Les évaluations d'offres et autres activités d'approvisionnement menées par d'autres départements gouvernementaux dans le cadre de leur propre autorité sont actuellement menées en dehors de l'environnement SAP du SAE.

La SAE a épuisé le financement de ses projets. Le budget 2023, qui comprenait 24,8 millions de dollars pour 2025 à 2026 pour le fonctionnement en régime permanent du système au sein de SPAC, a également pris fin. Cela se reflète par une diminution des principales estimations de 2026 à 2027.

Les prochaines étapes prévues par SPAC en ce qui concerne SAE incluent les suivantes :

Défense

22. Agence de l’investissement pour la défense

Objet

Le gouvernement du Canada a créé l’Agence de l’investissement pour la défense afin de moderniser les achats en matière de défense.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les liens avec l’impact économique :

Contexte

Jusqu’à présent, l’approvisionnement en matière de défense au Canada a été réparti entre plusieurs ministres et responsabilités, ainsi que des couches de surveillance provenant des agences centrales. Pour respecter l’engagement du gouvernement d’accélérer les dépenses en défense, des réformes des marchés publics en défense sont nécessaires. L’Agence de l’investissement pour la défense centralisera la responsabilité, tirera parti de pouvoirs élargis et introduira des flexibilités dans le processus d’approvisionnement pour obtenir des résultats d’approvisionnement plus rapides. L’approvisionnement en matière de défense au Canada s’harmonise désormais mieux avec nos alliés comme le Royaume-Uni. la France, et plus récemment l’Australie, qui ont des organisations d’approvisionnement en matière de défense dévouées et indépendantes.

La réforme de l’approvisionnement en matière de défense a fait l’objet de plusieurs rapports et études. En juin 2024, le Comité permanent de la défense nationale a déposé un rapport de grande envergure intitulé L’heure est au changement : réformer l’approvisionnement en matière de défense au Canada. Toujours en juin 2024, le directeur parlementaire du budget a déposé un rapport sur l’augmentation des coûts et les retards prolongés associés à la construction et à l’acquisition de brise-glaces polaires. En décembre 2024, le vérificateur général du Canada a déposé un rapport sur l’application des retombées industrielles et technologiques aux approvisionnements en matière de défense, en notant les domaines nécessitant des améliorations administratives, et a déposé un rapport supplémentaire sur les futurs avions de combat du Canada en juin 2025. Dans l’ensemble, les rapports consécutifs indiquent que le processus d’approvisionnement et les spécifications trop personnalisées ont entraîné des augmentations de coûts évitables et des retards importants.

23. Stratégie industrielle de défense

Objet

La Stratégie industrielle de défense a pour objectif de procurer un avantage technologique et opérationnel aux Forces armées canadiennes et à leurs partenaires en matière de sécurité dans le cadre de leur mission de défense du Canada, tout en maximisant la croissance, la création d'emplois et les retombées économiques pour tous les Canadiens.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste au sujet de l’annonce du Centre d’innovation sur les drones :

Contexte

Le 17 février 2026, le gouvernement du Canada a annoncé un changement majeur dans sa politique d'approvisionnement et industrielle en matière de défense. La Stratégie industrielle de défense (SID) définit un effort générationnel visant à reconstruire la base industrielle de défense du Canada, à accroître la préparation militaire et à garantir que le Canada dispose de la capacité souveraine d'équiper ses propres forces.

Elle introduit le nouveau cadre Construire-Collaborer-Acheter, qui donne la priorité à la fabrication d'équipements au Canada dans la mesure du possible, à la formation de partenariats stratégiques avec des alliés de confiance lorsque cela est avantageux, et à l'achat à l'étranger uniquement en dernier recours. Cette orientation politique reflète l'engagement du gouvernement à renforcer l'autonomie du Canada en matière de défense, à créer des emplois au pays et à faire en sorte que les dépenses de défense apportent des avantages économiques et sécuritaires à long terme aux Canadiens.

Au cœur de cette nouvelle approche se trouve l'Agence de l'investissement pour la défense (AID), créée pour accélérer les achats, éliminer les goulots d'étranglement administratifs et veiller à ce que les investissements dans la défense correspondent aux atouts industriels et technologiques du Canada.

L’AID est chargée de mettre en œuvre le cadre Construire-Collaborer-Acheter et d'appliquer la politique « Achetez canadien » du gouvernement, qui est essentielle à l'objectif du SID d'augmenter à 70 % la part des contrats de défense attribués à des entreprises canadiennes d'ici une décennie.

En assurant la coordination entre les ministères et en travaillant directement avec l'industrie, l'AID fournit des signaux de demande plus clairs, garantit le partage du travail au niveau national et renforce les chaînes d'approvisionnement pour les intrants essentiels tels que les munitions, les minéraux et les matériaux avancés. Cette modernisation est essentielle pour garantir que le Canada puisse équiper ses forces armées de manière fiable, contribuer efficacement à ses alliés et maintenir sa résilience économique dans un environnement mondial de plus en plus contesté.

24. Stratégie nationale de construction navale

Objet

La Stratégie nationale de construction navale est un engagement à long terme visant à renouveler les flottes de navires de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne, à créer un secteur de la construction navale durable et à générer des retombées économiques pour les Canadiennes et les Canadiens.

Remarque

Les questions relatives au budget, aux besoins, aux délais, aux comparaisons internationales et à la gestion de projet doivent être adressées au ministre de la Défense nationale.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur le Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières :

Si l'on insiste sur les brise-glaces polaires :

Contexte

La Stratégie nationale de construction navale est un plan à long terme qui vise à renouveler les flottes de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne. Elle entend éliminer les cycles d’expansion et de ralentissement dans l’approvisionnement des navires qui ont ralenti la construction navale canadienne par le passé. Les chantiers navals canadiens impliqués sont Irving Shipbuilding Inc. en Nouvelle-Écosse, Vancouver Shipyards de Seaspan en Colombie-Britannique, et Chantier Davie Canada Inc. au Québec.

Le contrat de mise en œuvre du Projet de destroyer de la classe Fleuves et rivières, d’une valeur initiale de 8 milliards de dollars (taxes comprises), décrit les modalités de la construction et de l'acceptation des 3 premiers navires.

Vancouver Shipyards de Seaspan a obtenu un contrat de 3,15 milliards de dollars (taxes en sus) pour la construction d'un brise-glace polaire et Chantier Davie Canada Inc. a obtenu un contrat de 3,25 milliards de dollars (taxes en sus) pour la construction de l'autre brise-glace polaire.

Le brise-glace de Davie sera construit selon une stratégie de construction hybride nationale-internationale, le travail étant réparti entre les installations de Davie au Québec et son chantier naval finlandais, Davie North Yard Finland Oy. Compte tenu de l'évolution du contexte mondial, il est plus que jamais essentiel que le Canada livre des navires à la Garde côtière canadienne en temps opportun afin qu'elle puisse continuer de protéger la souveraineté et la sécurité du Canada.

La Stratégie nationale de construction navale continue d'évoluer et est renforcée par le Pacte de collaboration sur les brise-glaces (Pacte ICE), un partenariat entre le Canada, la Finlande et les États-Unis, signé et entré en vigueur en novembre 2024. Cette collaboration vise à accélérer la production de brise-glaces polaires et de l'Arctique, à stimuler les industries maritimes des 3 nations, et à améliorer la coopération technique et l’échange d’informations pour répondre à la demande mondiale en brise-glaces.

25. Acquisition d’avions de chasse F-35 canadiens

Objet

En décembre 2017, le gouvernement du Canada a lancé un processus concurrentiel ouvert et transparent en vue de remplacer de façon permanente la flotte d’avions chasseurs par 88 chasseurs de pointe, dans le cadre du Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs.

Remarques
  • Toutes les questions liées à la capacité, aux enjeux techniques, aux livraisons et aux exigences, aux coûts de soutien en service, y compris les coûts complets du cycle de vie, au rapport du Bureau du vérificateur général à propos de l’entrée en service du F-35, ainsi qu’à l’examen en cours de l’acquisition du F-35 doivent être adressées au ministre de la Défense nationale
  • Toutes les questions relatives à la Politique des retombées industrielles et technologiques doivent être adressées à la ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec
  • Toutes les questions relatives à des enjeux commerciaux doivent être adressées à la ministre des Affaires étrangères ou aux ministres responsables du Commerce Canada-États-Unis

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Dans le cadre de sa politique de défense, Notre Nord, fort et libre, une vision renouvelée pour la défense du Canada, le gouvernement du Canada a renouvelé son engagement à acquérir 88 avions de chasse de pointe pour l’Aviation royale canadienne.

Un surveillant de l’équité indépendant a supervisé l’ensemble du processus concurrentiel afin d’assurer l’égalité des chances pour tous les soumissionnaires. Un examinateur tiers indépendant a également été mandaté pour évaluer la qualité et l’efficacité de la méthode d’approvisionnement.

Le 9 janvier 2023, le gouvernement du Canada a annoncé qu’à la suite d’un processus concurrentiel ouvert, équitable et transparent, le Canada avait finalisé une entente avec le gouvernement des États-Unis ainsi qu’avec Lockheed Martin et Pratt & Whitney pour l’acquisition d’avions chasseurs F-35.

Le 25 novembre 2024, le gouvernement du Canada a annoncé que le Canada avait désigné L3Harris MAS, de Mirabel, Québec comme partenaire stratégique. L'entreprise collaborera avec le gouvernement canadien, le bureau de programme interarmées du F-35 et Lockheed Martin pour étudier le besoin d'un dépôt de véhicules aériens.

Le 14 mars 2025, le premier ministre a demandé au ministre de la Défense nationale d’examiner le projet d’acquisition des F-35. L’examen est dirigé par le ministère de la Défense nationale avec la participation des principaux intervenants du projet. La Commission indépendante d’examen des acquisitions de la Défense fournira également des conseils distincts au ministre.

Le Bureau du vérificateur général du Canada a terminé son audit du rendement du Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs du Canada et a déposé un rapport au Parlement le 10 juin 2025. Il n’y avait aucune recommandation pour SPAC. Les principales conclusions incluent : des augmentations importantes des coûts, des retards dans l’infrastructure, des pénuries de pilotes de l’Aviation royale canadienne et des lacunes en matière de gestion de projet.

26. Le Canada atteint le seuil de référence de 2 % du produit intérieur brut pour les dépenses de défense

Objet

Après plusieurs années d'échec à atteindre les objectifs fixés, le Canada a finalement atteint, le 26 mars 2026, l'objectif de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) de consacrer 2 % de son produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de défense.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le Canada a atteint l’objectif de dépenses de défense de 2 % du PIB de l’OTAN pour la première fois depuis la fin des années 1980, un jalon à forte portée politique compte tenu de l’importance accrue de cette cible au sein de l’Alliance.

Cet objectif a été atteint à la suite d’un ajout de 9,3 milliards de dollars au budget du ministère de la Défense nationale en juin, portant les dépenses totales à un peu plus de 61 milliards de dollars.

Selon les estimations de l’OTAN, le Canada a atteint le seuil des 2 % de manière marginale, ce qui indique une sensibilité aux variations économiques et un risque quant à la pérennité sans investissements supplémentaires.

Malgré l’atteinte de la cible, le Canada demeure dans le tiers inférieur des pays de l’OTAN en matière de dépenses de défense, aux côtés notamment de la Belgique, de l’Espagne, de l’Albanie et du Portugal, ce qui soulève des enjeux persistants en matière de partage du fardeau.

Biens immobiliers

27. Harmonisation du portefeuille de locaux à bureaux avec les exigences de présence sur le lieu de travail

Objet

La décision du gouvernement d’accroître la présence sur place des cadres et des employés admissibles au mode de travail hybride représente un changement d’orientation qui touche le Plan de réduction du portefeuille de locaux à bureaux qui a été annoncé dans le cadre du budget de 2024, et dont les répercussions sont encore en cours d’évaluation.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur l’état des immeubles :

Si l’on insiste sur les postes de travail non attribués :

Si l’on insiste sur les sites Cotravail GC :

Contexte

Services publics et Approvisionnement Canada est responsable de la gestion des locaux à bureaux à vocation générale, tandis que les ministères et organismes demeurent responsables des installations spécialisées comme les laboratoires et les locaux opérationnels sécurisés, et les sociétés d’État gèrent leurs propres portefeuilles immobiliers. Au cours des dernières années, la planification du milieu de travail a été guidée par un modèle de travail hybride, les employés partageant leur temps entre le travail à distance et le travail au bureau.

La version initiale du Plan de réduction du portefeuille de locaux à bureaux, utilisée pour élaborer la proposition du budget de 2024 supposait une présence moyenne au bureau de deux à trois jours par semaine et des postes de travail non attitrés par défaut.

Le 5 février 2026, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a annoncé son intention d’accroître la présence sur place des cadres et des employés admissibles au mode de travail hybride. Les cadres devront travailler sur place cinq jours par semaine d’ici le 4 mai 2026, et les autres employés admissibles, quatre jours par semaine à compter du 6 juillet 2006. Les discussions sur la mise en œuvre avec les agents négociateurs seront dirigées par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada.

L’annonce de février 2026 visant à accroître davantage la présence sur place devrait exercer une pression supplémentaire sur les besoins en locaux à bureaux et avoir une incidence sur la capacité de Services publics et Approvisionnement Canada à réaliser les économies prévues dans le budget de 2024. Tout rajustement des objectifs du budget de 2024 est assujetti aux autorisations de financement.

Services publics et Approvisionnement Canada demeure déterminé à explorer les possibilités de contrôle des coûts opérationnels et continuera de travailler avec les ministères et organismes locataires pour optimiser l’utilisation des locaux à bureaux compris dans le portefeuille administré par SPAC.

28. Réhabilitation des résidences officielles

Objet

Des enjeux ont récemment été soulevés concernant le statut des résidences officielles et le déficit d’entretien différé, qui ont un impact sur l’état général du portefeuille des résidences officielles du Canada, y compris le 24, promenade Sussex.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur le 24, promenade Sussex :

Contexte

La résidence officielle du premier ministre (PM) est située au 24, promenade Sussex. La Loi sur les résidences officielles désigne le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement comme étant responsable de l’entretien des résidences officielles du Canada. La Loi sur les résidences officielles désigne également la Commission de la capitale nationale (CCN) comme intendant des six résidences officielles.

Depuis 2015, le 24, promenade Sussex est vacant pour des raisons de santé et de sécurité, car il n’avait pas fait l’objet de travaux de réhabilitation ni de rénovations importantes avant 2015. Depuis 2015, les PM et leurs familles résident au Rideau Cottage. À l’automne 2022, la CCN a enclenché le processus de mise hors service du 24, promenade Sussex, pour des raisons de santé et de sécurité.

En 2017, la CCN a commandé un rapport approfondi sur l’état des bâtiments les plus larges et les plus complexes du portefeuille des résidences officielles. Ce rapport a révélé que 58 % des actifs du portefeuille étaient considérés comme étant dans un état « faible » à « critique » et qu’un financement était nécessaire pour restaurer et entretenir les édifices patrimoniaux de ce portefeuille.

Depuis le rapport de 2018, la CCN a investi environ 26 millions de dollars en immobilisation dans des travaux de réhabilitation pour l’ensemble du portefeuille, à l’exception du 24, promenade Sussex. Malgré ces efforts, en juin 2021, la CCN a publié le rapport intitulé Résidences officielles du Canada – Rapport sur l’état des actifs du portefeuille, qui réitérait qu’il était urgent d’investir pour réhabiliter ces biens d’importance culturelle et historique. Le rapport montrait que, pour gérer, entretenir et préserver de manière appropriée et efficace toutes les résidences officielles, la CCN avait besoin de 175 millions de dollars sur 10 ans pour remettre les six propriétés en « bon » état et de 26,1 millions de dollars par année pour les projets d’entretien, de réparation et de rénovation continus. L'Énoncé économique de l’automne 2022 a réservé du financement permanent à la Commission de la capitale nationale pour la protection des biens patrimoniaux, à l’exclusion du 24 promenade Sussex.

29. Maisons Canada

Objet

Services publics et Approvisionnement Canada collabore avec Logement, Infrastructure et Collectivités Canada et la Société immobilière du Canada à l’élaboration d’un ensemble stable et prévisible de terrains fédéraux pour Maisons Canada.

Faits saillants

Messages clés

Contexte

Le budget de 2024 visait à tirer parti des terrains publics excédentaires et sous-utilisés pour la création de 250 000 logements partout au pays d’ici 2031.

Services publics et Approvisionnement Canada a facilité l’aliénation de terrains fédéraux en lançant le site Web de la Banque de terrains publics du Canada, le répertoire en ligne officiel des biens fédéraux excédentaires et sous-utilisés du gouvernement du Canada. À l’heure actuelle, 88 propriétés sont inscrites, ce qui représente un potentiel d’environ 42 500 unités de logement sur un total de 463 hectares de terrain au Canada.

Services partagés Canada

30. Intelligence artificielle

Objet

L’intelligence artificielle est considérée comme une technologie de base, susceptible de provoquer d’importants changements sociaux et économiques. Services partagés Canada explore comment utiliser les nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle pour soutenir le travail du gouvernement.

Faits saillants

Messages clés

Si on insiste au sujet des initiatives de Services partagés Canada en matière d'intelligence artificielle : 

Si on insiste sur les emplois :

Si on insiste sur les protocoles d’entente relatifs à l'intelligence artificielle :

Contexte

Pour guider l'utilisation responsable de l'intelligence artificielle, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a publié des ressources clés, notamment la Directive sur la prise de décision automatisée, le Guide sur l'utilisation de l'intelligence artificielle générative et l' Outil d'évaluation de l'incidence algorithmique.

31. Souveraineté numérique

Objet

La souveraineté numérique désigne la capacité du gouvernement du Canada à exercer un contrôle autonome sur ses actifs et services numériques, afin d’assurer la gestion et la protection de ses systèmes numériques, ses données et ses informations, peu importe où les technologies sont développées, hébergées ou soutenues. Cela protège la sécurité nationale, soutient la compétitivité économique et permet au gouvernement du Canada d'opérer de manière indépendante tout en réduisant les risques d'ingérence étrangère à l'ère numérique.

Elle se compose des éléments suivants :

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les mesures de protection :

Si on insiste sur la façon dont Services partagés Canada renforce la souveraineté numérique :

Contexte

En raison de la domination mondiale des fournisseurs de technologies basés aux États-Unis et de la taille relativement petite du secteur des technologies de l'information (TI) au Canada, des interventions ciblées sont essentielles pour développer les capacités canadiennes. L'infonuagique, en particulier, est dominée par Amazon Web Services, Google Cloud et Microsoft Azure, ce qui pose des problèmes de souveraineté opérationnelle et technologique.

Les auteurs de cybermenaces avancées utilisent de plus en plus les chaînes d'approvisionnement pour contourner les mesures de défense traditionnelles en introduisant des vulnérabilités. Depuis 2012, Services partagés Canada a atténué ce risque en procédant à des examens de l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement (ICA) au moment de faire l’acquisition d’équipements, de logiciels et de services. Ces évaluations aident les ministères et les organismes à repérer et possiblement à atténuer les vulnérabilités en matière de sécurité avant qu'elles n'aient un impact sur les activités.

Le gouvernement canadien a effectué des investissements stratégiques dans des entreprises canadiennes du secteur des TI. Notamment, en mars 2025, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) a annoncé un financement pouvant atteindre 240 millions de dollars pour l'entreprise torontoise Cohere Inc. Cet investissement fait de Cohere le premier bénéficiaire du Défi de la capacité de calcul pour l’intelligence artificielle, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie canadienne en matière de puissance de calcul pour l’intelligence artificielle, dont la valeur s’élève à 2 milliards de dollars.

En août 2025, le gouvernement du Canada a signé un protocole d'entente avec Cohere afin d'explorer les possibilités de déploiement des technologies d'intelligence artificielle au sein du gouvernement pour améliorer les opérations du service public et renforcer les capacités commerciales du Canada en matière d'utilisation et d'exportation de l'intelligence artificielle.

32. Transformation gouvernementale

Objet

En tant que fournisseur de services communs de technologie de l'information du gouvernement du Canada, Services partagés Canada joue un rôle central dans la transformation du gouvernement et la création de gains d'efficacité à l'échelle du gouvernement, en étroite collaboration avec le Bureau du dirigeant principal de l'information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et Services publics et approvisionnements Canada.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur les économies :

Contexte

Services Partagés Canada (SPC) est responsable de moderniser, de sécuriser et de gérer l'infrastructure informatique qui soutient les ministères et les organismes. Ces activités permettent d'assurer une prestation de services fiable et efficace pour la population canadienne, tant au niveau national qu'à l'étranger. Le Bureau du dirigeant principal de l'information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada définit les orientations du gouvernement en matière de données, de TI, de cybersécurité et de gestion des services, tandis que les différents ministères et organismes sont responsables de leurs propres applications et données.

33. Cybersécurité

Objet

Le gouvernement du Canada, comme toutes les organisations dans le monde, fait face à des cybermenaces constantes d’acteurs malveillants, tant à l’échelle nationale qu’internationale, ce qui nécessite une attention continue et des mesures de sécurité robustes. Les cybermenaces deviennent de plus en plus complexes et sophistiquées. Elles comprennent des activités criminelles telles que des attaques par rançongiciel et des attaques menées par des adversaires soutenus par des États.

Faits saillants

Messages clés

Si l’on insiste sur l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement :

Si l’on insiste sur l’informatique quantique :

Si l’on insiste sur les petits ministères et organismes :

Si l’on insiste sur la coopération provinciale et territoriale :

Contexte

La cybersécurité est la responsabilité de tout le monde dans l’ensemble du gouvernement du Canada (GC) :

Le Plan de gestion des événements de cybersécurité du GC (PGÉC GC) décrit la façon dont les différents ministères réagissent aux cyberincidents. Les petits problèmes sont traités par le ministère touché, tandis que les problèmes majeurs sont gérés par des équipes dirigées par le SCT et le Centre pour la cybersécurité. Les responsabilités de SPC lors d’un événement de cybersécurité comprennent : surveiller les activités inhabituelles sur le réseau, bloquer les activités de cybermenace, évaluer les répercussions sur les services, signaler les incidents au Centre pour la cybersécurité et mettre en œuvre des efforts de prévention, d’atténuation et de rétablissement, comme l’application de correctifs d’urgence et l’isolement de l’infrastructure.

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2026-08-14