Stratégie intégrée en matière de ressources humaines et de paye : Séance de mise à jour sur les progrès, octobre 2025
Stratégie intégrée en matière de ressources humaines et de paye
Séance de mise à jour sur les progrès, octobre 2025
Depuis le lancement du système de paye actuel en 2016, les efforts consacrés à la stabilisation de ses activités ont continué. Malgré les efforts considérables du Bureau de la dirigeante principale des ressources humaines (BDPRH) du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) et Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), les conséquences sont encore ressenties par les fonctionnaires huit ans plus tard.
L’objectif de la session était d’informer les fonctionnaires des efforts déployés pour stabiliser les opérations et donner une mise à jour sur le projet de transformation vers un système de ressources humaines et de paye intégré.
Nous nous sommes engagés à opérer de façon transparente sur ce dossier en offrant des mises à jour régulières, une page web améliorée et une meilleure mobilisation des utilisateurs. Cette cinquième session trimestrielle sera suivie par d’autres sessions qui seront organisées au courant de la prochaine année.
Cette vidéo est l'enregistrement de l'événement qui a eu lieu le 29 octobre 2025. Une session en français et une session en anglais ont eu lieu séparément. La plupart des sujets ont été abordés de manière égale au cours des deux sessions, à l'exception de la période de questions-réponses à la fin, qui a recueilli les questions des différents membres de l'audience. Sous la vidéo, vous trouverez la liste de toutes les questions et réponses abordées pendant la session en anglais.
Transcription : Séance de mise à jour sur les progrès, octobre 2025
Début de la vidéo
(Texte à l'écran : Services publics et Approvisionnement Canada)
[La video s’ouvre avec Alex Benay, Christiane Fox et Francis Trudel qui sont assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle sur le podium.]
Bonjour et bienvenue à la cinquième mise à jour trimestrielle sur les ressources humaines (RH) et la paye pour le Gouvernement du Canada. Il s'agit de l'événement en français pour tous les fonctionnaires. Je vais modérer la séance d'aujourd'hui.
(Texte à l’écran : Mathew Nepssy, Directeur, Stratégie et gouvernance, Modernisation des données, Bureau de la dirigeante principale, Gestion du capital humain, Services publics et Approvisionnement Canada)
Je m'appelle Mathew Nepssy et je suis directeur au sein de la Direction générale de la modernisation des données au sein du portefeuille de gestion du capital humain de SPAC.
Avant de commencer, j'aimerais souligner que je me joins à vous aujourd'hui d'Ottawa, qui se trouve sur le territoire traditionnel non-cédé de la nation algonquine Anishinaabe. Nous sommes reconnaissants de nous rassembler sur cette terre, qui a été entretenue par les peuples autochtones depuis des générations.
Nous honorerons leur intendance durable et reconnaissons les contributions continues des communautés autochtones au tissu social de notre pays. J’invite chacun d’entre vous à prendre un moment pour en apprendre davantage sur le territoire autochtone d'où vous nous joignez et pour réfléchir à comment nous pouvons collectivement appuyer la réconciliation et les relations respectueuses avec les communautés autochtones partout au Canada.
Souhaitons que cette reconnaissance soit plus que des mots et qu’elle nous inspire plus tôt à apprendre à nous engager et à agir d'une manière qui respecte les droits, l'histoire et l'avenir des autochtones. Comme fonctionnaire, nous avons la responsabilité de veiller à ce que nos systèmes reflètent l'équité, l'inclusion et le respect de tous, y compris les employés autochtones.
[Moment de silence.]
Merci.
[Un graphique occupe une grande partie de l'écran de gauche et un petit écran à droite où on y voit Mathew Nepssy qui parle.]
(Texte à l’écran : Mise à jour trimestrielle du gouvernement du Canada sur les RH et la paye.)
Alors, sans plus tarder, permettez-moi de vous présenter notre panel. Christiane Fox, sous greffière du Conseil privé et secrétaire associée du Cabinet. Francis Trudel, dirigeant principal délégué des ressources humaines au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et Alex Benay, sous-ministre délégué de la Gestion du capital humain des Services publics et Approvisionnement Canada. Je cède maintenant la parole à la sous-greffière pour débuter notre programme.
[Plan de Christiane Fox qui parle.]
(Texte à l’écran : Christiane Fox, Sous-greffière du Conseil privé et secrétaire associée du cabinet)
Merci Mathew et merci à toutes les personnes qui se joignent à nous, surtout après le match de baseball hier soir! Puis, c'est vraiment bien de prendre le temps avec vous tous ce matin. Je tiens à souligner l'important travail accompli pour stabiliser et moderniser nos systèmes de ressources humaines et de paye. Ce travail touche l'ensemble des fonctionnaires et nous avons tous et toutes un rôle à jouer. Le Gouvernement du Canada, tout comme la fonction publique, continue d'évoluer. Nous mettons en balance la transformation, les restrictions budgétaires et un contexte mondial en évolution. Les fonctionnaires, comme vous, demeurent au cœur de tout cela. Votre capacité d'adaptation et votre engagement nous permettent d'aller de l'avant. J'apprécie votre dévouement au service de la population canadienne. Bien que nous n'ayons encore pas toutes les réponses à l'heure actuelle, nous traversons ensemble cette période de transformation, ancrés dans les leçons du passé, ainsi que dans le dialogue sur les valeurs et l’éthique des dernières années.
Le greffier a demandé à la fonction publique de simplifier les processus pour une plus grande efficacité, d'être concentré sur la tâche et de s'en tenir rigoureusement aux priorités, de rendre des comptes et d'assumer la responsabilité du travail. C'est ainsi que nous faisons progresser la modernisation des ressources humaines et de la paye avec concentration, détermination, responsabilité et aussi transparence. Il est essentiel que nous ayons une communication claire à l'avenir et nous devons nous rappeler de faire preuve d'empathie et de compassion, tant pour nos collègues que pour nous-mêmes. Les petits gestes de gentillesse et de compréhension vont très loin.
Lors de notre dernier événement en juin, nous avons fait part du chemin parcouru et de ce qu'il nous reste à faire. Voici de quoi il s'agit.
[Un graphique occupe une grande partie de l'écran de gauche et un petit écran à droite où on y voit Christiane Fox qui parle.]
(Texte à l’écran : Récapitulatif : Ce que nous avons dit la dernière fois.
En juin 2025, nous avons informé les employés, les syndicats et les médias des dernières nouvelles au sujet des ressources humaines (RH) et de la paye.
Résultats de la fin de l’exercice 2024-2025
- Étude de faisabilité de Dayforce achevée : plus de 4 000 exigences, 88 % de réussite aux tests, 97,5 % de conformité en matière d’accessibilité.
- 41 % de Dayforce configuré ; en chemin pour la configuration complète et tests d’ici juin 2026.
- Déploiement de 6 des 7 mesures des Actions unifiées pour la paye AUP.
Simplification et standardisation des ressources humaines et de la paye
- Mobilisation continue avec les agents négociateurs.
Engagement durant l’exercice 2024-2025
- 322 ateliers organisés ; 169 processus de RH et de la paye cartographiés pour Dayforce
- Lancement du bulletin d’information « À livre ouvert » en juin – abonnez-vous pour recevoir les dernières nouvelles
- Ce que vous avez dit dans le cadre du sondage éclair
Présentation de huit nouveaux engagements pour la période d’avril 2025 à juin 2026
- Huit nouveaux engagements visant à réduire l’arriéré, à stabiliser la paye et à se préparer pour Dayforce.)
L'instauration de huit nouveaux engagements visant à réduire l’arriéré des dossiers de paye et à se préparer pour Dayforce. La mise en relief des principaux jalons de l'exercice 2024-2025, comme l'achèvement des essais de faisabilité de Dayforce, un bilan de la configuration de Dayforce et la mise en œuvre de six mesures unifiées pour la paye.
On a présenté les comptes rendus sur la collaboration continue avec les agents négociateurs, en vue de simplifier et d'harmoniser les règles de paye. La priorisation de la mobilisation pour l’intermédiaire de 322 ateliers et du lancement d'un bulletin à livre ouvert. Communication des résultats de notre tout premier sondage d'opinion publique, qui a été mené entre janvier et mars 2025 : il y a une forte participation à l'événement. Nous avons reçu plus de 300 questions de la part des employés, ce qui témoigne vraiment de votre vif intérêt pour cette transformation. Les réponses aux questions les plus fréquentes figurent sur la page Web : Stratégie intégrée en matière de ressources humaines et de paye.
[Le graphique disparaît de l’écran.]
Nous continuons à faire des progrès constants. Les cas à traiter et l'arriéré de cas de paye du Centre des services et de paye n’ont pas été aussi bas depuis l'automne 2021. Je tiens à souligner le travail accompli par les conseillers et les conseillères en rémunération du Centre des services de paye qui font partie intégrante de la transformation. Nous n'en serions pas là sans vos efforts.
Au cours de l'année écoulée et ceci étant en date du 25 septembre 2025, les cas à traiter ont diminué d'environ 105 000. Alors, environ 27 %, tandis que l'arriéré des cas datant de plus d'un an a baissé d'environ 52 000, soit 28 %. Nous constatons aussi moins de cas où les normes de service ne sont pas respectées, mais qui ne datent pas encore d’un an. C’est une diminution de 40 % sur les douze derniers mois.
Autrement dit, un plus grand nombre de personnes sont payées correctement et à temps. Oui, nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais ce que j’ai vu, jusqu’à présent, m’encourage. Comme Alex vous le dira sous peu, la vaste modernisation du système de ressources humaines et de paye va bon train, elle aussi.
Au cours de l’été, le groupe de parrainage des sous-ministres; c’est un comité qui est chargé de superviser ces transformations, – s’est principalement attardé à la gestion du changement et à l'état de préparation des ministères. À mesure que la transformation approche, nous devons absolument faire en sorte que chaque organisation dispose des outils et de la formation nécessaire pour assurer une transition harmonieuse vers Dayforce.
Pour le personnel, cela veut dire une communication claire et fréquente, une formation pratique et du soutien; ce que nous sommes en train d'élaborer et de mettre en place. Pour les ministères, cela signifie disposer de plans de préparation et de ressources, ainsi qu'une capacité d'essai avant le début de l'intégration.
Nous savons que l'état de préparation des ministères demeure l'un des risques les plus grands. C'est pourquoi le comité a demandé aux équipes de déterminer les critères de préparation, afin que chaque organisation soit prête à réussir son processus d'intégration. Les gestionnaires et le personnel doivent être prêts à s'adapter aux nouvelles méthodes de travail.
Une autre façon importante de gérer les risques consiste à assurer une surveillance rigoureuse. Tout au long de l'exécution du projet, nous avons intégré des pistes de vérifications officielles, le suivi des progrès, ainsi que des mécanismes de surveillance conçus pour signaler rapidement les problèmes et veiller à ce que la mise en œuvre soit sur la bonne voie. Des comptes rendus périodiques font partie intégrante du processus et nous allons continuer de vous informer dans le cadre de notre engagement en faveur de la transparence.
D'ailleurs, depuis notre dernière rencontre au mois de juin, nous avons publié 100 documents supplémentaires sur le portail du gouvernement ouvert. Nous allons en afficher un total de 150, après en avoir ajouté 50.
Au-delà des progrès techniques, nous avons gardé une chose à l'avant-plan: la communication avec les employés dans le cadre de cette démarche de modernisation. Depuis juin, nous avons organisé 11 séances pilotes avec le personnel et les ministères pour vraiment leur permettre de se familiariser avec Dayforce. Mais, ce n’est pas tout. Au cours des prochaines semaines, la tournée nationale de présentation de Dayforce reprendra de plus belle. Ainsi, directement dans votre ministère, vous pourrez obtenir de plus amples renseignements sur à quoi s'attendre avec la transformation des ressources humaines et de la paye.
Si vous n'avez pas encore vu Dayforce à l'œuvre, c'est vraiment l'occasion à saisir. Préparez vos questions et voyez en quoi votre expérience des ressources humaines et de la paye sera plus fluide et transparente.
J'ai aussi le grand plaisir d'annoncer le lancement de notre deuxième sondage éclair, lequel vise à savoir ce que vous pensez vraiment du déroulement de la modernisation jusqu'à présent. Vous vous êtes déjà demandé si vos commentaires sont utiles dans le cadre de votre participation, je vous assure que oui. Chaque idée nous aide à façonner la suite des choses.
Je tiens à vraiment remercier au fond du cœur toutes les personnes qui participent à cette transformation. Nous modernisons, non seulement les systèmes, mais aussi notre façon de servir, de travailler, d'écouter et de diriger. Votre dévouement, vos commentaires et votre patience nous aident à façonner et à outiller une fonction publique prête pour l'avenir. Un grand merci pour tout ce que vous faites. Et maintenant, je cède la parole à Francis, qui fera le point sur la simplification du système des ressources humaines et de la paye. À toi Francis.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Francis Trudel qui parle.]
(Texte à l’écran : Francis Trudel, Dirigeant principal délégué des ressources humaines, Secrétariat du Conseil du Trésor)
Merci Chris. Un plaisir d'être ici, encore une fois avec toi et Alex, pour une autre mise à jour sur notre projet commun. Dans les dernières trois, quatre sessions d'information, on a parlé de façon fréquente de l'importance de la proximité du travail entre l'équipe de Alex à SPAC et du Conseil du Trésor à OCHRO. L'importance de la connectivité entre les requis qu'on doit mettre en place et les solutions que l’équipe de Alex va nous trouver, mais aussi, parler du rôle spécifique que joue le Secrétariat du Conseil du trésor dans l'ensemble de ce projet-là.
Évidemment, comme nous sommes l'équipe qui négocie l'ensemble des conditions d'emploi qui doivent être administrées par le système de paye, notre rôle est significatif sur ce point-là. On est aussi responsables, évidemment, de l'ensemble de la suite des politiques de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique et aussi elles doivent être accommodées par la solution de paye et l'ensemble de la gouvernance ou de « l'oversight » de la gestion du régime des ressources humaines dans la fonction publique. Je mentionne toutes ces choses-là, parce que ça démontre un peu la panoplie et la complexité des besoins et des requis qui doivent être accommodés par l'équipe de projets, avec qui on travaille en très grande proximité.
Dans le cadre des mises à jour passées, j'ai utilisé une espèce de cadre de simplification et de standardisation, auquel Chris faisait référence. Je pense que c'est toujours un cadre pertinent pour vous donner une petite mise à jour, très rapide. Pertinent, parce que non seulement, les standardisations, la simplification sont des requis qui sont à la fois nécessaires dans le régime actuel, c'est-à-dire pour maximiser le potentiel du système qu'on a présentement, mais c'est aussi des conditions nécessaires à la transition vers une nouvelle solution de paye. Donc, je vais utiliser un petit peu ces deux piliers-là pour vous donner une très, très rapide mise à jour et peut-être, vous aurez des questions.
Au niveau de la simplification, évidemment, c'est un terme un peu large. Puis, on y travaille sur une panoplie de plans. Que ce soit au niveau du développement de nos politiques, que ce soit au niveau des considérations de nos programmes, mais aussi, que ce soit au niveau des conditions d'emploi et des politiques qu'on met en œuvre, on a toujours maintenant une considération de simplification. La raison est assez simple: on parle de la gestion de l'administration de la paye comme étant la conclusion d'un processus d'affaires. Donc, tout ce qu'on fait en amont a un impact direct sur les gens qui doivent administrer la paye au Centre de paye. Donc, tout ce qu'on peut faire pour faciliter ces transactions-là et, voire même, minimiser le nombre d'entrées au Centre de paye sont importantes.
Plusieurs de ces actions-là peuvent paraître un petit peu minimalistes ou peut-être un peu mineures aux yeux des personnes qui les écoutent, mais il faut comprendre qu’à la quantité de transactions de paye qui se passent par année; je pense que Alex nous parle de quelque chose comme 1,6 million de transactions qui se passent, chaque petit changement qu'on peut faire dans nos façons de faire ont un impact significatif en bout de ligne.
Par exemple, content de rapporter que depuis la dernière mise à jour, on a maintenant, avec l'aide de nos collègues des syndicats, avons maintenant une nouvelle directive sur les cotisations syndicales et comment on va retirer les cotisations des chèques de paye. Ça peut paraître simple encore une fois, mais comme vous savez, on a une fonction publique qui est quelque chose comme 85 ou 87 % syndiquée. Ça fait énormément de transactions sur chacun de nos chèques de paye. Content de rapporter qu'on a trouvé une solution pour standardiser et simplifier cette composante-là.
On a fait des choses aussi qui touchent la communauté de nos cadres. Vous allez me dire, les cadres ne sont que deux à trois pour cent de la fonction publique fédérale. C'est vrai, mais lorsqu'on traite l'administration des cadres, l'équipe d'Alex nous dirait qu'on a un grand pourcentage de tout ce qu'on fait pour nos cadres deviennent des transactions manuelles. Donc, s'y attarder et s'assurer qu'on administre les cadres de la même façon qu'on administre l'ensemble des autres employés dans la fonction publique, que ce soit au niveau de l'accumulation et du paiement de leurs vacances, par exemple, ou la détermination de leurs augmentations salariales. Ça a un impact significatif.
On travaille, évidemment, sur des choses qui ont un impact un peu plus majeur. Je vous ai parlé, la dernière fois, d'une initiative pour laquelle j'ai grands espoirs qui aura des impacts importants dans la simplification de l'administration de notre régime : c'est le travail que nous faisons avec l'Alliance de la Fonction publique sur la conversion du groupe PA. C'est un exercice de classification, comme vous le savez. Le groupe PA, dans la fonction publique, représente un pourcentage énorme du nombre d'employés. Dix tables de négociation. Tout le travail qu'on peut faire dans l'intégration et l'amalgamation de ces groupes-là, qu'on fait en partenariat avec les syndicats, pourrait avoir un impact très significatif sur la simplification de notre main-d'œuvre.
J'ai aussi parlé, la dernière fois, d'une entente. On dit un « MOU », mais une entente que nous avons signée avec la quasi-totalité des syndicats en 2023, à travers la dernière ronde de négociation de convention collective. Cette entente-là était, d’un commun accord entre l'employeur et les agents négociateurs, de se permettre de rouvrir les conventions collectives, sans attendre un long processus de négociation de la prochaine convention collective. Donc, se permettre d'ouvrir les conventions actuelles et de trouver des solutions pour simplifier certaines conditions d'emploi qui auraient un impact direct sur la paye. Sur ce point-là, les syndicats – et autant les syndicats que leurs employeurs –, partagent les mêmes objectifs. Malheureusement, on n'est pas arrivés à trouver de solutions négociées encore. Vous devez savoir que dans l'exercice de transparence que nous avons actuellement, nous avons aussi une séance avec les syndicats que nous avons eue en début de semaine et on a alerté à cet enjeu-là et ré-encourager les deux parties à trouver une solution, puisque le projet doit avancer. Si l’on n'a pas une solution négociée, on va devoir trouver des solutions alternatives potentiellement technologiques.
Rapidement, je passe sur la standardisation pour vous dire que la consolidation des systèmes continue. On a commencé à 70 – vous vous rappelez –, de systèmes différents. On est passé à 32. Notre dernière session, je pense, on parlait de 30. Nous sommes maintenant à 29. Tranquillement, on avance. Pas aussi vite qu'on voudrait, mais ça s'en va dans la bonne direction. On continue à travailler sur la formation obligatoire pour les employés, mais aussi pour les gestionnaires. Chris faisait référence au plan d'action unifié, qui sont des mesures très pragmatiques, qui nous permettent de standardiser la façon de procéder dans l'ensemble du système, dans l'ensemble des ministères pour toute transaction similaire. Encore une fois, ça prend un effort, puis un engagement de tous pour avoir un impact important sur les gens qui administrent notre paye, en bout de ligne.
Donc, je pense que je vais m'arrêter là et peut-être, mentionner que comme nous avançons dans le projet maintenant, je pense que dans les prochaines mises à jour, on pourrait prendre un peu de temps et parler des mesures de gestion du changement qui doivent être mises en place dans les institutions, pour nous assurer de la bonne réussite de cette transition-là. Donc, je m’arrête ici. Merci beaucoup.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
(Texte à l’écran : Alex Benay, Sous-ministre délégué, Services publics et Approvisionnement Canada, Bureau de coordination de la paye d’entreprise)
Merci Francis. Comme Christiane l’a mentionné, on a fait beaucoup de progrès solides sur plusieurs fronts. Donc, à ce point-ci, je vais vous encourager à porter attention à cette date sur l'écran, qui est notre outil pour faire le suivi des engagements d’un peu plus près.
[Un graphique occupe une grande partie de l'écran de gauche et un petit écran à droite où on y voit Alex Benay qui parle.]
(Texte à l’écran : Engagements : Suivre nos progrès
Progrès réalisés par rapport aux engagements de la phase 1 (avril 2025 à juin 2026)*
Opérations actuelles
- Traiter les cas de l’arriéré : 102 600 cas – 43 % (hausse de 22 %)
- Éliminer les cas prioritaires et les cas de l’arriéré de SPAC : 19 900 cas – 55 % (hausse de 21 %)
- Exploiter l’IA et l’automatisation pour appuyer le traitement des dossiers : 160 000 cas – 6 % (hausse de 5 %)
- Consolider les systèmes de RH à l’échelle du GC sous la responsabilité de SPAC : 21 nouveaux ministères – 9 % (hausse de 4 %)
Transformation
- Développement et validation du système Dayforce (année 2) : Configuration du système de RH et de paye terminée – 50 % (hausse de 9 %)
- Normalisation des RH et de la paye : 50 % des ministères ont passé en revue les processus normalisés pour Dayforce – 7 % (hausse de 7 %)
- Centre de données : Approvisionnement terminé et configuration entamée – 33 % (hausse de 19 %)
- Préparation des données pour l’intégration à Dayforce : 3 ministères – 30 % (hausse de 11 %)
* Données au 25 septembre 2025
** Comparaison des données contre le trimestre précédent)
Donc, nous avons partagé ces engagements en juin, si je ne me trompe pas, puis aujourd'hui, on fait le point sur plusieurs des items que vous voyez sur les écrans. Nos engagements actuels sont prévus – pour faire un petit rappel – c’est à partir de la période du mois d'avril 2025, jusqu'en juin 2026, parce que ça va mettre à terme la phase actuelle du projet de préparation. Donc, on va commencer probablement avec le plus facile. Puis, qu'est-ce qui fonctionne bien. Donc, comme Chris l’a mentionné, les cas des arriérés progressent excessivement bien : 43 % des 102 000 cas de plus d'un an qui ont été identifiés pour cette année ont été traités jusqu'à maintenant.
Comme vous pouvez voir, à la fin du deuxième trimestre, plus de 55 % des 19 000 cas prioritaires d'avant-garde pour Services publics et Approvisionnement Canada ont également été traités.
[Le graphique occupe toute l'écran.]
C'est important pour deux raisons, mais premièrement, on veut s'assurer que les gens sont payés à temps et avec l’exactitude qui leur est due. C'est certain que c'est non négociable. Puis, on continue d'essayer d'améliorer nos services de paye.
Puis, pour les ministères et les organismes d'avant-garde, soit SPAC, les Services partagés Canada et la Commission canadienne de sûreté nucléaire, la transition vers Dayforce va commencer en juin 2026. Donc, c'est important que les arriérés soient traités.
Du point de vue de la transformation, le développement technique de Dayforce progresse bien. Nous sommes à 50 % de, je dirais, de configuration du système. La transformation ne se limite, évidemment pas au codage et à la configuration d'un système. Cependant, il faut s'assurer que toutes les exigences ministérielles sont mises à l'essai, que toutes les lacunes du rapport de faisabilité sont comblées – le rapport que nous avons lancé publiquement l'année dernière –, et que nous sommes prêts pour les essais d'entreprises.
Au bas du graphique, vous pouvez voir qu'on continue à progresser en matière de préparation des données pour intégrer le premier des trois ministères et des organismes d'avant-garde.
[Le graphique occupe une grande partie de l'écran de gauche et un petit écran à droite où on y voit Alex Benay qui parle.]
Ceci est important, parce que comme vous le savez, avec Phénix, la dernière fois, on n'a pas vraiment bien géré nos données avant de faire le transfert. L'état de la préparation globale se situe à 30 %, mais pour SPC et SPA, environ 96 % des données ont été traitées avec succès pendant l'intégration initiale des données dans Dayforce, qui est un excellent résultat.
C'est cet état de préparation des données qui nous permettra de procéder à des essais parallèles de paye au mois de juin 2026.
[Le graphique disparaît de l'écran.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Cependant, comme vous pouvez voir également, tous les engagements n'évoluent pas au même rythme, mais c'est là que nous devons redoubler nos efforts. Donc, prenez, par exemple, notre engagement à utiliser l'intelligence artificielle et l'automatisation pour soutenir les traitements des codes paye. Ça a commencé plus lentement qu'on aurait voulu.
À la fin du deuxième trimestre, seulement environ 6 % des 160 000 cas identifiés ont été traités partiellement ou complètement à l'aide de l'intelligence artificielle ou de l'automatisation. Par contre, depuis le mois d'octobre, je tiens à mentionner que notre assistant virtuel d'intelligence artificielle offre pour nous des solutions techniques pour cinq types de travail additionnels, qui sont présentement en ligne, incluant des choses comme l'indemnité de transport quotidien ou la rémunération au rendement du groupe EX. Puis, ça représente 55 000 cas additionnels. Donc, je vous dirais que l'intelligence artificielle, mon point de vue, est plutôt orange que vert. On a manqué notre échéancier pour être capables d'insérer nos 55 000 cas additionnels au rapport que vous voyez en ligne aujourd'hui, mais en plus, d'ici le mois de décembre, l'automatisation va avoir été mis à profit pour aider les conseillers en rémunération à traiter quatre autres types de cas, qui représentent 80 0000 cas supplémentaires par année. Donc, d'ici la fin du mois de décembre, on va être environ à 135 000 cas d'augmentés, par rapport à qu'est-ce qu'on peut traiter avec l'automatisation. Donc, on sera pas loin de notre 160 000 d'ici la fin du mois de juin.
Donc, la technologie n'est qu'une partie de la transformation, de toute évidence. Nous mobilisons également les ministères et les organismes pour veiller à ce qu’ils examinent les processus normalisés de ressources humaines et de paye pour Dayforce.
Au deuxième trimestre, seulement trois ministères avaient examiné le processus normalisé qu'on a mis devant eux. Depuis le mois d'octobre, par exemple, sept autres ministères ont examiné leurs processus amenant un total à dix ministères. C'est un progrès lent, mais constant. Puis, on va continuer d'augmenter notre collaboration avec nos partenaires aux ministères, pour poursuivre sur cette lancée.
[Le même graphique occupe une grande partie de l'écran de gauche et un petit écran à droite où on y voit Alex Benay qui parle.]
Le travail de normalisation prend du temps, surtout si l’on tient compte du fait qu'on est en train de standardiser 189 processus de ressources humaines qui ont déjà été identifiés pour la normalisation à ce jour. On sait qui est essentiel cependant, qu'on fasse les choses correctement et puis, que notre projet, c'est pas juste un projet de technologie. Les ministères d'avant-garde établiront effectivement la norme pour tous les standards de ressources humaines du Gouvernement du Canada, et ce, à partir du mois de juin, l'année prochaine.
Donc, il y a eu de réels progrès dans nos engagements opérationnels et de transformation, mais comme Chris et Francis l’ont mentionné, ce n’est qu’une partie de la situation. L’autre côté concerne ce qui vient suite à la préparation, c’est-à-dire la gestion du changement et puis, se préparer pour le changement.
À mesure que nous nous rapprochons de la mise en œuvre, la gestion du changement n’est pas seulement importante; elle est essentielle. L’état de préparation des ministères et des employés sera la véritable mesure du succès. Si vous vous rappelez, c'est un autre exemple, dans le temps de Phénix, quand on a fait la mise en œuvre initiale, on a coupé tous les budgets de gestion du changement, qui n’est pas quelque chose qu’on va faire pour notre projet. Donc, par gestion du changement, je ne parle pas seulement de se préparer à un nouveau système de paye ou de nettoyer les données. Autant importants que sont ces items, je parle aussi des ministères qui doivent participer activement et qui sont aussi des acteurs responsables de notre transformation.
On évolue de loin depuis le lancement du système de paye Phénix. L'exactitude de la paye se situe maintenant autour de 98,4 %. La dernière période, on vous a rapporté qu’elle était à 98,1. Donc, on continue à augmenter l'efficacité de notre système de paye. La plupart des erreurs restantes, je dois admettre, ne proviennent pas du système de paye, mais plutôt des mesures de ressources humaines qui sont retardées ou saisies incorrectement au sein des ministères. Qu'est-ce qu'on veut dire pour le changement? Qu'est-ce que ça veut dire pour le changement dans cette transformation? C'est que les ministères, les gestionnaires doivent être responsables pour leurs pratiques de ressources humaines. Par exemple, si un gestionnaire ne saisit pas les données dans son système de ressources humaines à temps et que ça entraîne un trop payé, ce n'est pas nécessairement un problème du système Phénix, mais plutôt un manquement de responsabilité de ressources humaines.
Les mauvaises pratiques de RH ne peuvent pas être imputées au système de paye. Donc, voici l'essentiel. Aucun système, aussi avancé soit-il, ne peut corriger nos mauvaises pratiques. Si les gestionnaires et les employés ne comprennent pas leur rôle dans le processus de RH et de paye de bout en bout, les erreurs vont continuer de se produire.
Qu'est-ce que ça signifie pour vous en tant qu'employé? Si vous êtes gestionnaire, bien, c'est certain, évidemment, qu’il est important de savoir c'est quoi vos actions ou inactions et puis, comment ces gestes ont des conséquences directes sur la paye de vos employés. Si vous ne saisissez pas quelque chose à temps, ce n’est pas un problème de paye, mais plutôt un problème de ressources humaines. Il sera traité comme tel dorénavant.
Si vous êtes un employé, vous avez également un rôle à jouer. Restez informé. Assistez aux sessions d'utilisateurs et signalez rapidement les problèmes au sein des systèmes de RH. Si quelque chose ne va pas dans vos renseignements sur la paye ou les RH, dites-le. Assurez-vous, par exemple, que votre gestionnaire, en vertu de l'article 34, est identifié clairement dans le système. On a des ministères où est-ce que plusieurs milliers d'employés n'ont pas de gestionnaires qui sont identifiés à l'article 34. Donc, ça cause d'énormes problèmes de paye. Ces étapes ne sont pas facultatives et elles relèvent de votre responsabilité.
Cette transformation est un sport d'équipe, pas un jeu solitaire. L'état de la préparation, la mobilisation et le leadership de chaque ministère et organisme détermineront la réussite de notre passage à Dayforce. Pour qu'on puisse s'assurer que nous sommes tous prêts pour le changement, nous allons continuer de suivre l'état de préparation dans tous les ministères et les organismes, en mettant fortement l'accent sur la responsabilisation.
Une des façons d’y parvenir sera de lancer un tableau de bord sur l'état de préparation des ministères. Et oui, comme on le fait depuis le début du projet, nous allons partager les résultats ouvertement au public. Ça donnera à chaque ministère et organisme une vision claire de leur situation et ce qu'il reste à faire.
Cet état de préparation prendra de nombreuses formes, que ce soit l'harmonisation des processus, l'utilisation des nouveaux outils, la participation active aux activités de changement. À chaque étape du processus, nous continuerons de faire des essais, de configurer et de valider Dayforce après l'intégration des ministères et organismes d'avant-garde, pour nous assurer que Dayforce répond à nos besoins complexes.
Dans nos prochaines mises à jour trimestrielles, il va y avoir également davantage de contenu sur la gestion du changement, comme Francis l’a mentionné. On abordera des questions telle que : que signifie réellement l'intégration en partageant les leçons apprises des ministères d’avant-garde? Ces informations nous aideront à affiner et faciliter le chemin pour la prochaine vague de ministères.
Donc, pour conclure, j'ai confiance qu'on va être prêts pour le mois de juin. Il ne s'agit pas seulement ce que nous, on fait, ici à SPAC. Notre succès dépend de nos responsabilités partagées à travers le gouvernement fédéral en entier. J'espère que vous continuerez à vous investir dans la solution. Puis, demandez-nous, demandez à votre gestionnaire, demandez-nous de rendre des comptes. On veut être capables de répondre à vos questions.
Donc, avant de passer aux questions et réponses, j'aimerais souligner que sur notre page Web, nous allons compiler les questions de la dernière activité qu'on a eue ensemble, il y quatre mois et y avons répondu à la plupart des questions. Je vous encourage à consulter la foire aux questions et toutes les questions laissées sans réponse aujourd’hui, subiront le même traitement, c’est-à-dire une page de questions et réponses mises à jour avant nos prochains événements.
Avant de céder la parole à Mathew, je tiens à identifier qu’on a eu beaucoup de questions déjà sur Slido. Donc, je vous remercie pour votre participation. On va prioriser les questions qui sont, je dirais plus accentuées sur les ressources humaines et la paye. On va peut-être essayer de répondre à quelques questions non RH et paye, mais je veux juste, afin d'être respectueux pour les gens qui demandent des questions, qui sont ici pour avoir des réponses par rapport au système de paye, on va prioriser ces questions. Donc, je vais juste aviser les gens avant de commencer la session. Donc Mathew, à vous la parole.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
Merci. Il est maintenant le temps de commencer avec les questions et réponses.
[Un graphique apparaît incluant un code QR et occupe une grande partie de l'écran de gauche et un petit écran à droite où on y voit Mathew Nepssy qui parle.]
(Texte à l’écran : Période de questions. Posez vos questions maintenant! Connectez-vous à Slido (code : #GCRHpaye5) pour poser vos questions. Lisez et votez pour les questions de vos collègues.)
Pour la première question à notre panel, on demande comment l'expérience des francophones de la version en français sera prise en considération? Les traductions IA sont basées sur les stats, pas sur le sens du message et le rapport du commissaire aux langues officielles montre les défis.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Okay. Bien, je vais commencer. Pour un peu de contexte, Dayforce était une de trois solutions finales qu'on avait évaluées au sein du Gouvernement du Canada et puis, la raison qu'elle a été sélectionnée, c'est à cause, justement, il y avait un engagement de la part de Dayforce de s'assurer que la solution serait bilingue. La solution Dayforce est mise en œuvre à travers le monde. Donc, elle vient en plus de deux langues, mais on a fait nos tests avec les langues officielles et puis la solution est pleinement bilingue. D'un autre côté, qu'est-ce que je vous dirais, c'est que le travail qu'on est en train de faire en intelligence artificielle et en automatisation au sein des opérations de la paye actuelles, c'est des chiffres. C'est même pas des mots.
[Le graphique disparaît de l'écran.]
Donc, on veut s'assurer que les calculs qu'on met en place avec nos systèmes d'automatisation sont vraiment basés sur le calcul de chiffres. Donc, il y a un peu moins d'impact du point de vue langues. Je ne rentrerai pas dans le rapport du commissaire des langues officielles. Pour être très franc, je ne l'ai pas lu. Puis, je suis certain qu’il y a d'autres défis avec l’intelligence artificielle, puis les langues officielles, mais par rapport au projet tel quel, Dayforce, c'est complètement bilingue. Les opérations de paye actuelles, c'est vraiment basé sur des chiffres. Donc, c'est qu'est-ce que les machines font le mieux, je dirais. Puis, on se sent assez confortables à ce point-ci pour continuer à procéder.
[Plan de Francis Trudel qui parle.]
Sans connaître exactement le fondement de la question, certainement pas pour parler de l'intelligence artificielle, mais sous une façon plus macro, je dirais que – un peu plus tôt, je parlais que l'employeur parlait des requis nécessaires à accommoder dans une solution –, juste rassurer l'audience francophone, puisque je pense au sens de la question. Il s'est très, très, très bien compris que les requis, il n’y aura aucun compromis. On vise, on n’accepte aucun compromis au niveau des langues officielles dans l'administration de ce projet-là, que ce soit la façon dont le système va traiter l'information ou la façon dont on va interagir avec les clients qui s'en serviront. Et ça, entre l'équipe de Alex et la nôtre, il y a une clarté là-dessus. Donc, je ne sais pas à quoi spécifiquement s'applique la question, mais je dois juste rassurer que le requis est absolument sans compromis.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
Notre deuxième question est par rapport aux rumeurs qui parlent d'un projet pilote pour placer des équipes du Centre de paye dans 10 ministères, d'ici la fin de l'exercice. Pouvez-vous dire comment ce sera déployé? Quels ministères ont été choisis et selon quels critères?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
C'est ironique. C'est une très belle traduction de la question qu'on a eue dans la séance en anglais. Quasiment mot pour mot! Donc, je vais répondre la même chose. Le but ici c'est – on a toujours dit qu'on était en train de mettre en œuvre une plateforme technologique qui intègre les ressources humaines et la paye. Selon les rapports Goss Gilroy, on est la seule entité au monde qui a séparé technologiquement une plateforme de RH et paye, de la façon qu'on l’a fait. Nous, notre but, c'est de les réintégrer. Okay, donc, si l’on a une plateforme intégrée RH et paye, il faut également avoir un service intégré RH et paye. Donc, le but des pilotes, des projets de pilotes pour les 10 ministères qu'on va choisir – parce qu'on les a pas toujours choisis–, c'est de voir ça ressemble à quoi, rapprocher le service de paye du service de RH, qui est déjà offert dans les ministères, afin d'offrir encore un meilleur service aux fonctionnaires à travers notre système. Donc, je pourrais vous dire qu’on pourrait prendre les décisions par rapport au futur du modèle de service qu'on a en place avec des présentations, des PowerPoint. Nous, qu'est-ce qu'on est plus intéressés à faire, c'est d'avoir des vrais projets pilotes, avec des vraies données, avec des ministères partenaires qui vont avoir un accès direct au Centre de la paye, pour qu'on puisse, justement, voir les résultats de ces données-là, puis des pilotes. Puis, prendre une décision éclairée, au lieu d'avoir une décision qu'on va prendre suite à une analyse, qui est peut-être bien ou peut-être pas, mais qui n'est certainement pas basée sur des faits actuels. Donc, c'est plutôt une approche pratique qu'on veut prendre dans les prochains mois.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Francis Trudel qui parle.]
Je vous partagerai peut-être juste une perspective personnelle, un peu, sur cette question-là. Moi, qui était dans le domaine des ressources humaines depuis très longtemps, vous vous rappellerez, ceux qui l'ont expérimenté, que la paye a expérimenté plusieurs modèles de centralisation versus décentralisation au cours des dernières décennies. La raison pourquoi je suis enthousiasmé de ce pilote-là ou de ses initiatives-là, c'est d'abord Alex l’a bien mentionné: on rapproche la paye des ressources humaines. Donc, on intègre cette composante-là, mais moi, je pense que ça va plus loin que ça. C'est qu'on rapproche aussi la paye, les ressources humaines des décideurs qui sont eux-mêmes délégués, c'est-à-dire ceux qui sont imputables de la gestion d'administration des ressources humaines dans les ministères, c'est-à-dire les sous-ministres.
Donc, je pense qu’il y a une espèce de logique dans cette proximité-là. Il y a évidemment des risques qui doivent être gérés, c'est-à-dire que c'est pas parce qu’il y aura des interactions entre les décideurs et les ressources humaines et la paye dans les ministères que ça leur permet de configurer les choses à leur guise. Il faut garder une standardisation pour les raisons qu'on a discutées avant, mais je pense qu'il y a une plus-value dans l'expérimentation de ce pilote-là.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
On va changer de direction maintenant. Une question concernant le retour au bureau – quelque chose qui est assez populaire, comme c'est là, dans les questions et réponses. Le budget pour l'améliorer. Le télétravail est une bonne façon pour les deux côtés : l'employeur et l'employé. Nous sommes plus productifs; les chiffres le montrent et moins de congés sont pris. Le télétravail est le futur. Donc, pourquoi ne pas l'appliquer?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Christiane Fox qui parle.]
Merci pour la question. Je suis consciente que c'est à l'esprit de beaucoup de fonctionnaires. Je pense que dès le début, quand on a pris nos décisions comme gestion, on a toujours dit qu'on ferait une évaluation constante du retour au bureau pour voir un peu les pour et les contre. Et puis, la productivité – comme vous avez mentionné dans votre question–, et comment on fait et on accomplit notre travail dans le cadre du service aux Canadiens, puis, l'exécution de notre mandat. On connaît tous que le contexte actuel est énormément difficile pour le pays. Les tarifs, les grands projets d'intérêt national, la diversification de notre économie. Tous ces grands dossiers-là sont vraiment au cœur de la performance de nos équipes, de la performance de la fonction publique et on doit vraiment répondre aux défis. Alors, c'est pas juste une question financière en termes des épargnes, du travail, du télétravail, mais on doit vraiment regarder la totalité des considérations, comme j'ai dit. L'exécution, le service aux Canadiens. Donc, c'est une question importante. C'est une question qui nous préoccupe dans le contexte de l'évaluation de notre travail. Puis, je pense qu'on doit faire notre possible pour être une fonction publique qui appuie les Canadiens ici et à l'étranger. Donc, la question et l'évaluation continuent. Merci.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
Retournons aux questions concernant la paye. Au lieu de mettre la faute sur les employés et les gestionnaires concernant les problèmes de rémunération, quand assumerez-vous la responsabilité de la complexité des processus RH et du manque de soutien des conseillers en rémunération?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Je vais commencer avec la première partie la réponse, puis je vais retourner probablement vers Francis pour du support émotionnel – intellectuel –, excuse! Écoute, moi, qu'est-ce que je peux vous dire, c'est que les choses s'en viennent mieux. Puis, ça ne veut pas dire qu'on est là. Okay? On n’est pas arrivés à la destination finale. On reçoit environ 1,6 million de transactions par année. On a un taux d'efficacité du système de paye de 98,4%. Nos arriérés de plus d'un an sont à 130 000, puis si on est capable de maintenir le cap, ils vont être à 80 000 d'ici le mois de juin. Le plus bas montant d'arriérés qu'on a eu depuis qu'on a lancé Phénix. Donc, je vous dirais que je suis très fier du bureau de la paye et du travail avec l'équipe de transformation qu’ils sont en train de faire. C'est pas parfait. Il y a des erreurs qui se font, mais quand je vois les erreurs arriver, je sais qu'on est capables de les corriger rapidement.
Contrairement – je vais vous donner d'autres statistiques. Les surpayés. Saviez-vous qu’au-dessus de 70 % des surpayés proviennent du fait qu'un gestionnaire ou un employé n'a pas bien soumis leur demande de congé sans solde? Donc, on a un ministère – que je nommerai pas, parce que sans ça, je vais me faire mettre dans le trouble –, ont 8 800 transactions plus vieilles de quatre mois, qu'on attend qu'un gestionnaire approuve pour une demande de congé sans solde. Donc, si je vous dis que moi, je paye à 98,4 %, puis que la transaction n’est pas rentrée depuis quatre mois, ça veut dire que 8 800 cas dans ce ministère-là de surpayés de plus de quatre mois. Quand on dit qu'on ne peut pas continuer à séparer les ressources humaines et la paye, comme on le fait depuis huit ans, c'est un exemple, je dirais qui est quand même assez frappant, qu’au-dessus de 70 % des surpayés. C'est ce type d'exemple-là par rapport à notre demande de congé sans solde. Donc ça, pour que ça arrête, parce que c'est pas un problème de paye. Ça, c'est un problème de gestion de ressources humaines. C'est un problème de communication. Puis, c'est ce genre de type de transactions-là que nous, on reçoit au Centre de paye, qui nous empêche de justement traiter des erreurs de paye. Donc, je vais me tourner vers Francis, mais je peux comprendre vos frustrations, mais je peux vous dire également que je vois les gens travailler d'arrache-pied pour justement être capables de régler les problèmes.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Francis Trudel qui parle.]
Ma perspective sur la question, c'est que je dois être en désaccord avec la prémisse, je pense, de la question. La prémisse de la question suggère qu'on n’assume pas qu'il y a une responsabilité dans la complexité du système. Je vous dirais que si c'est ce que vous avez entendu, c'est certainement pas ce qu'on veut véhiculer. Nous reconnaissons la complexité du système. On a besoin de le simplifier. Ça fait partie d'ailleurs du premier pilier dont je vous parlais. On doit s'y attaquer. C'est pas simple, lorsque l'ensemble de ces complexités-là viennent de conditions d'emploi qui sont négociées. Donc, ils doivent être renégociés, afin de les simplifier. Donc, on s'y attarde. Donc, il y a une reconnaissance. L'autre prémisse de la question à laquelle je suis un peu en désaccord, c'est qu'il y a une espèce de recherche de blâme, à savoir qui a, en fait, le blâme des problématiques. Moi, je vous dirais à froid que ce à quoi on fait référence, c'est un diagnostic de l'ensemble du processus qui identifie que tout le monde dans le processus a une contribution à jouer, afin d'améliorer le système et tous donc, ont une contribution à jouer dans la problématique que nous avons. Et oui, ça inclut les praticiens en ressources humaines. Et oui, ça inclut les gestionnaires. Pas tous, mais certains. Ça inclut les directives centrales dont nous faisons partie. Donc, nous avons – en fait, le message que je pense qu'on tente d'envoyer, c'est lorsqu'on diagnostique à froid les problématiques et les changements qu'on doit faire, tant au niveau de systèmes qu'au niveau culturel, ces éléments-là sont factuellement vrais, mais s'il-vous-plaît, ne pas entendre dans cette réponse-là que nous ne reconnaissons pas que la complexité du système doit être attaquée et que les gens qui travaillent au niveau de la rémunération n’ont pas besoin de soutien adéquat.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
La prochaine question parle d'information qui nous a été soumise dans un lien. Ce lien dit que les employés à temps plein du Centre de paye vont passer de près de 4 000 à environ 750. Avez-vous une explication?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Oui, j'en ai une. Puis, je pense qu’elle va être meilleure en français qu'elle a été en anglais, mais on va être pas loin de la même explication. Nous, on est budgeté jusqu'au 31 mars 2027. Donc, c'est certain que dans nos projections financières, on démontre qu’on va passer de 4 000 à 750. On n'a pas fait notre prochaine demande budgétaire pour faire la mise en œuvre de Dayforce, de continuer nos opérations de la paye. Si je peux être franc, c’est la même situation qu'on avait il y a 18 mois passés. On a un financement aux deux, trois ans. Donc, il faut démontrer nos objectifs financiers sur cette période-là. Je peux vous dire qu’il n’y a aucun intérêt de passer de 4 000 à 750 employés, mais c'est un exercice financier sur lequel il faut qu'on fasse rapport. Notre demande budgétaire, on va la faire une fois qu'on est bien établis, une fois qu'on a fait notre « testing » parallèle, je dirais, de Dayforce et de Phénix pour s'assurer que tout va bien. On va avoir une prochaine demande budgétaire, c'est certain et puis, on va continuer avec nos services opérationnels aussi.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
La prochaine question comprend plus de suggestions et une question en rapport. Pourquoi ne pas automatiquement éliminer les cas de plus de six ans qui sont des trop-payés? De toute façon, c'est un délai au-delà de ce que le gouvernement est autorisé à collecter. Pourquoi payer pour des efforts inutiles?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Francis Trudel qui parle.]
Je peux commencer avec une partie de la réponse. Évidemment, je ne suis pas le contrôleur général. Donc, je ne suis pas en mesure de parler sur la composante complètement légale de la composante, mais ce que je vous dirais, c'est qu'effectivement la prémisse de la question est vraie. Lorsqu'il y a un trop-payé qui dépasse une certaine période de temps, qui est une période de six ans, il y a un « Statute-Barred » – excusez-moi, je ne connais pas la traduction de ce qu'est l'arrêt légal qui permettrait à un employeur d'aller autoriser ou chercher des fonds. Ce qui est souvent mal compris par rapport au trop-payé par contre, c'est pas parce qu’une période de six ans est passée que la dette à la Couronne disparaît. La dette à la Couronne continue. Elle est existante. C'est des argents qui ont été donnés à des individus qui ont reçu des fonds, qui étaient des fonds payés par la Couronne, qui ne leur sont pas dus. Ces fonds-là, qui ne sont pas dus, font partie de la dette et l'employeur se doit – et là, je souligne se doit –, de faire toute démarche possible pour aller recueillir ces fonds-là, même au-delà du six ans, mais évidemment sans statut légal pour le faire. Donc, le fait qu'on continue à chercher et demander que les gens reconnaissent un trop-payé qui ne leur sont pas dus, qui leur aurait été donné pour une longue période de temps, continue à contribuer à une dette de la Couronne qui ne disparaît pas, parce qu'une période de temps est passée.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
Il existe une division persistante entre les ressources humaines et la paye. Ce travail en silo n’aide personne. Quelles solutions envisagez-vous pour y remédier?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Okay. On va – bien, j’imagine entre moi, puis Francis? Puis, je ne sais pas, Chris, si tu veux renchérir? Je vais peut-être commencer. Je pense que, si je peux être très franc, je pense qu'on a fait une erreur fondamentale quand on a fait le design de Phénix, puis notre système de RH actuel. On a un service de paye centralisé, puis on a un service de RH décentralisé. Si quelqu'un veut m’aider à trouver un exemple dans l'histoire de notre gouvernement où est-ce que ça, ça fonctionne excessivement bien, laissez-moi savoir, parce qu'on est très intéressés de toute évidence. Mais entre-temps, nous, on n’en a pas trouvé. Donc, on est en train de mettre en œuvre, comme j'ai mentionné, une plateforme intégrée RH et paye. C'est certain qu'il va falloir regarder notre service RH et paye, qu'est-ce qu'on fait avec? C'est pour ça qu'on fait nos projets pilotes. Donc, au mois de janvier, il va y avoir certaines transactions qu'on va retourner aux ministères, dont les surpayés, par exemple. L'exemple que j'ai mentionné plus tôt. On a nos dix pilotes d'accès direct au Centre de la paye, où est-ce qu'on va essayer ces pilotes-là aussi à partir du mois de janvier et puis, on a deux pilotes qu'on met en place pour une redistribution des agents de compensation au sein de 2 ministères : SPAC et puis Services partagés. À travers les trois types de pilotes, j'espère, d'ici le printemps, qu’on va avoir des vraies expériences, du vécu. Puis des chiffres, des vrais chiffres, comme j'ai mentionné plus tôt, pour nous permettre de prendre une décision future par rapport à qu'est-ce qu'on va faire par rapport à, je dirais, la division. Justement-là, je suis d'accord avec la question qu'on a créée, pas arbitrairement, mais qu'on a créée dans le passé par rapport à comment qu'on a mis en œuvre nos services de paye.
[Plan de Christiane Fox qui parle.]
Mais, je pense que – peut-être que j'ajouterais, mais je ne suis pas une experte en ressources humaines et la paye. Ce que j’ai remarqué dès le début, quand je me suis lancée dans ce dossier, c'est cette division, qui a été articulée dans la question et par Alex. Alors, une plate-forme intégrée va faire en sorte qu’on va devoir réfléchir sur un service intégré. Puis, on va devoir changer la façon dont on travaille. C'est pour ça que le groupe a vraiment mis l’emphase sur la question de la culture de notre système et puis, la volonté des gens de travailler différemment. Alors, comment on gère cette intégration? C'est vraiment de regarder les éléments de la culture qui vont être nécessaires, afin d'entreprendre un changement d'approche, qui veut dire la gestion du changement, qui veut dire la formation, les essais, le « testing » dans un environnement où les gens peuvent travailler ensemble pour voir qu'est-ce qui fonctionne, puis qu'est-ce qui fonctionne moins. Puis, c’est ça qui va faire en sorte que l'état de notre préparation, tout ce travail donc, qu’on va faire quand on prend nos décisions finales, ça va nous permettre d'avoir vraiment une transformation qui va être plus effective pour les gens qui travaillent dans le milieu de ressources et la paye et les gens qui reçoivent un service de ressources humaines et de la paye. Donc, je pense que c'est une excellente question. Ça fait partie de nos discussions de faire cette transition importante avec une approche intégrée.
[Plan de Francis Trudel qui parle.]
Pas des tonnes à ajouter. Je suis assez d'accord avec la question aussi. Dans mon expérience à moi, les moments où la paye fonctionnait le mieux, je dirais même les ressources humaines fonctionnaient le mieux, c'est lorsque cette proximité-là ou ce silo-là aussi était non présent. J'irai juste un petit peu plus loin dans la question et puis dans l’idée de la question. Puis, je dirais que c'est une proximité ou un silo qui est aboli entre les ressources humaines, la paye et les gestionnaires qui sont délégués. C'est pour ça que je parlais un peu plus tôt de mon enthousiasme par rapport aux projets pilotes, qui permettraient de rapprocher un peu l'ensemble de ses composantes-là, mais je pense qu'effectivement le travail est dans cette direction-là.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
Maintenant, au-delà de Dayforce, quelle solution réduirait la frustration et améliorerait les « hand off » RH et paye? Un système de billetterie ou GRC commun pour l'entreprise simplifierait-il le soutien et éviterait les démarches multiples d'employés?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Oui, écoute, je vais répondre à la question, puis vraiment faire un petit focus sur le système de billetterie. On a rentré une équipe de consultants pour regarder nos opérations. C'est un rapport qui va être disponible publiquement bientôt. Les membres, au comité, ont eu la chance de le réviser, puis on l'a envoyé aux employés cette semaine aussi. Puis, une des constatations que l'équipe de consultants a remarquées, c’est que notre système de billetterie – et je vais utiliser le mot archaïque assez –, et puis oui, ça cause beaucoup de problèmes. Puis, une fois qu'on a un billet qui rentre au système, au Centre de la paye, des fois, c'est comme vous dites, le « hand off », n’est pas toujours bien fait. On a présentement un appel d'offres pour justement faire le remplacement de l’outil de gestion de nos billets, puis la gestion de cas. L'intention, c'est d'avoir des détails par rapport à la direction d'ici le temps des Fêtes ou peut-être au mois de janvier. Donc, reposez votre question au mois de janvier, pour avoir une mise à jour un petit peu plus approfondie à ce point-là, mais c'est un item qu'on est très au courant, puis qu'on est en train d'adresser présentement à travers un appel d'offres.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
Maintenant avec l’achat de Dayforce d’un Américain, comment peut-on s'assurer de la souveraineté de nos données au Canada avec l'adoption d'un projet de loi aux États-Unis qui peut affecter que nos données ne seront pas protégées?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Okay. Je vais commencer sur celle-là aussi. Je vous dirais que c'est une conversation qui est active présentement. On a eu des conversations avec Thoma Bravo, qui est justement la compagnie qui avait fait l'acquisition de Dayforce. Il y a plusieurs différents projets de loi aux États-Unis qui, en théorie, pourraient donner accès à des données canadiennes sur des systèmes infonuagiques et autres. Okay. De un, il y a une réponse technologique. On va pouvoir faire – pardonnez de mon anglicisme –, « encryption » de nos données. Donc, on va pouvoir s'assurer que nos données vont être gérées de façon technologique à ce que, qui que ce soit n’ait pas accès, autres que des Canadiens ou le Gouvernement du Canada. D'autre part, on a également un appel d'offres. Je dirais présentement qui est actif pour qu'est-ce qu'on appelle notre « hub », pour la gestion des données du personnel du Gouvernement du Canada. Ça va être une solution centralisée, qui va être complètement souveraine, gérée par des compagnies canadiennes, des employés canadiens avec une souveraineté totale, pour s'assurer justement qu’en parallèle, on est capables de gérer les données du personnel du Gouvernement du Canada de façon souveraine. Puis, on va être capables de même donner des mises à jour au sujet du projet, justement à nos mises à jour trimestrielles.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Christiane Fox qui parle.]
Puis, je pense que c'est une très bonne question. Puis, j'espère que vous serez soulagés des mesures qu'on a mises en place, parce que Dayforce Canada Limited, c'est vraiment une entité canadienne. Faut se souvenir de ça. Puis, elle doit être conforme à la législation canadienne relative à la protection de la vie privée. Alors ça, c'est un élément important. Au-delà de ça, on doit aussi s'assurer que le contrat et les activités de Dayforce vont être conformes à la stratégie intégrée de cybersécurité du gouvernement. Puis, comme Alex l’a noté, il va y avoir des vérifications régulières qui auront lieu lors de la mise en œuvre du projet. Donc, c'est vraiment une très bonne question. Puis, on va continuer à s'assurer de la conformité.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
On arrive maintenant à notre dernière question. Plusieurs hauts fonctionnaires ont voulu ou tenté de repousser l'arrivée de Phénix, mais la décision de lancer a été politique. Prime de rendement. Quels mécanismes seront mis en place pour assurer que cela n'arrive pas à nouveau?
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Christiane Fox qui parle.]
Oui, je peux commencer. Je pense qu’évidemment, notre rôle comme fonction publique, c’est de donner nos meilleurs conseils et d’exécuter les décisions du gouvernement. Je pense que ce qu’on peut vous dire, en termes des mécanismes qui seront en place, c’est vraiment axé sur l’état de préparation. Donc, il y a beaucoup de travail qui fait en sorte qu’on regarde un peu comment est-ce qu’on peut faire cette transition avec succès. Qu’est-ce qu’on peut apprendre des leçons du passé, afin de les appliquer au dossier? Alors, du « testing » comme on a noté plus tôt aujourd’hui, les essais qu’on fait de façon régulière. De s’assurer que chaque ministère est prêt. Donc, vraiment de commencer en phases et non aller tous en même temps. De faire des cycles de paye parallèles dans les deux systèmes pour s'assurer que la transition est faite seulement quand on est prêts. Puis, comme j'ai mentionné plus tôt, c'est vraiment s'assurer que les gens sont prêts pour ce changement. Puis, il y a une évaluation constante qui se fait pour éviter les erreurs de Phénix. Et finalement, comme le greffier a noté dans ses messages, c'est vraiment assumer la responsabilité. Chaque sous-ministre doit prendre la relève de son ministère, pour s'assurer qu’ils sont prêts, qu’elles sont prêtes, pour faire avancer cette transition. Donc, je pense que les mesures qu'on a mises en place font en sorte que le système est très conscient des responsabilités qu'ils ont pour assurer une transition, afin de bien servir leurs employés.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan d’Alex Benay qui parle.]
Peut-être juste renchérir un peu aussi en disant tout le « testing » qu'on a fait est disponible en ligne présentement sur notre portail. Puis, tout le « testing » qu'on va faire va être disponible également sur notre portail. On va avoir un tiers parti qui va rentrer pour l'évaluation des résultats du « testing ». Donc, prenez-en pas à nos mots, mais on va pouvoir avoir, justement, une évaluation indépendante qui va pouvoir valider le succès du système. Je vais juste renchérir quelques points que Chris a mentionnés. On a beaucoup d'autres choses autres que le système à gérer aussi. On a parlé du modèle de service un peu aujourd'hui. Donc, merci pour vos questions. Il faut réviser ça, parce que si l’on met le système actuel sur un modèle de service qu'on a présentement, ça va fonctionner mieux. Ça ne va peut-être pas nécessairement fonctionner aussi bien que ça devrait. Donc, on a le modèle de service à regarder. On a une standardisation des processus de RH qu’il faut regarder également. Donc, on a beaucoup de travail, je dirais, du point de vue à faire, non seulement technologique à faire aussi, d’ici les prochains à 12 à 18 mois.
[Plan d’Alex Benay, de Christiane Fox et de Francis Trudel assis à une table.]
[Plan de Mathew Nepssy qui parle.]
Et voilà qui conclut notre séance de questions et réponses. Merci à tous pour votre participation active aujourd'hui. N'oubliez pas de remplir le sondage semestriel sur les RH et la paye auprès des employés.
[Plan d’un graphique qui occupe une grande partie de l'écran de gauche et un petit écran à droite où on y voit Mathew Nepssy qui parle du podium.]
(Texte à l’écran : Merci! Envoyez-nous vos commentaires, vos questions et vos suggestions par courriel : spac.gcrhpaye-gchrpay.pspc@tpsgc-pwgsc.gc.ca. Pour en savoir plus : canada.ca/gc-rh-paye. Inscrivez-vous au Bulletin des RH et de la paye! Participez dès maintenant! Sondage éclair sur les RH et la paye auprès des employés)
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Vous pouvez visiter canada.ca/GC-RH-Paye pour les mises à jour d'aujourd'hui et notre cinquième rapport d'étapes trimestrielles, ainsi que des liens rapides vers des documents sur le portail du gouvernement ouvert. Vous pouvez également visiter notre site Web pour savoir quand la tournée de séances de sensibilisation des utilisateurs sur Dayforce aura lieu dans un hall d'entrée près de chez vous, ainsi que pour connaître d'autres occasions de participer à cette transformation. Merci encore de vous être joints à nous aujourd'hui et merci tout particulièrement à nos conférenciers et à l'équipe de gestion des événements pour avoir assuré le bon déroulement de cette séance. Nous vous tiendrons au courant d'autres mises à jour au cours de la nouvelle année. Passez une bonne fin de semaine!
(Texte à l’écran : Passez nous voir : Web : Centre de contact avec la clientèle - Canada.ca, Facebook :/ PayeAvantagesSociauxEmployésGC, Reddit : u/GCPay_PayeGC)
(Texte à l’écran : ISBN : 978-0-660-79916-2, Catalogue : P4-156/5-2025F-MP4)
(Signature de Services publics et Approvisionnement Canada)
(Mot-symbole « Canada »)
Fin de la vidéo
Questions et réponses abordées pendant la session en anglais
Pouvez-vous nous parler de l’information selon laquelle le recrutement au Centre des services de paye pourrait passer de 3 845 à 749 employés?
Alex Benay : Bien sûr, mais je ne sais pas d’où viennent ces chiffres. C’est la première fois que j’en entends parler. Je vais commencer par dire ceci. Nous avons certains budgets qui nous sont alloués jusqu’à la fin du prochain exercice financier, moment où nous devrons faire une nouvelle demande de financement au gouvernement pour poursuivre le programme. Rendus là, nous aurons une meilleure compréhension du nombre de personnes nécessaires pour réaliser les travaux requis dans le cadre de la transformation, et c’est à ce moment-là que nous prendrons des décisions en matière de dotation. D’ici là, il n’y a aucun plan indiquant une diminution du personnel de 3 800 à 749 employés. Je veux juste être très clair, ce n’est pas ce qui est prévu. Merci pour cette question, je suis content que nous puissions avoir une discussion plus détaillée à ce sujet, parce que, franchement, je soupçonne que ça puisse venir de mon groupe. Mais le plan n’est pas de passer de 3 800 à 750 employés. Nous avons notre budget jusqu’à la fin du prochain exercice financier, et c’est là que nous prendrons des décisions avec le gouvernement concernant nos besoins en dotation.
Compte tenu des pouvoirs conférés par la USA Patriot Act de 2001, quelles mesures le gouvernement du Canada a-t-il prévues dans son contrat avec Dayforce pour protéger la souveraineté des données?
Alex Benay : Ah! Une autre pour moi. Je dirais deux choses. Premièrement, il y a des éléments techniques à considérer par rapport à la façon dont nous traitons les données fournies par Dayforce et le fournisseur de services infonuagiques et à la façon dont ils gèrent ces données. Nous nous pencherons sur des solutions techniques, par exemple le cryptage des données ou autre. Évidemment, c’est un sujet que nous abordons activement avec Dayforce. La Patriot Act c’est une chose. La CLOUD Act et les ordonnances du tribunal de la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) sont plus importantes. Le gouvernement du Canada doit gérer et appliquer toute une série de lois des États-Unis, et c’est ce que nous faisons.
Deuxièmement, je ne peux pas trop en parler, mais nous avons lancé un appel d’offres ouvert concernant notre centre de données, que nous avons l’intention de rendre vraiment souverain. Aussi souverain que possible, justement pour protéger les données canadiennes et faire en sorte que les employés du gouvernement du Canada se trouvent dans un lieu souverain, sécurisé et centralisé, avec lequel le système peut interagir. On examine donc différentes questions techniques, différentes réponses techniques et différentes réponses en matière de capacité souveraine, grâce à un processus d’invitation à se qualifier qui est en cours en ce moment.
Christiane Fox : J’ajouterais que, lorsque nous signons un contrat avec Dayforce, cette entreprise doit respecter la législation canadienne sur la protection des renseignements personnels. Il est important que vous sachiez que des mesures de protection sont en place, et que cette entreprise doit en plus suivre les stratégies de cybersécurité du gouvernement du Canada. Alors c’est un point sur lequel Alex et son équipe se concentrent. De toute évidence, la protection des renseignements personnels et la souveraineté des données doivent être au cœur de ce projet, mais la législation canadienne en matière de protection des renseignements personnels s’applique.
Le nombre d’erreurs de traitement continue d’augmenter, car les conseillers se concentrent davantage sur la productivité que sur la qualité de leurs tâches de traitement. Comment comptez-vous régler cette situation?
Alex Benay : Je ne suis pas sûr de bien comprendre, car nos chiffres montrent en fait que les choses s’améliorent, même si ce n’est pas excellent. Je dois admettre que nous aimerions tous que le nombre soit à zéro, mais nous prévoyons un arriéré des cas âgés d’un an de près de 80 000; ce sera la première fois que le nombre passera sous la barre des 100 000 depuis le mois de juin. Actuellement, il y en a environ 130 000, et depuis trois ou quatre mois, le nombre de cas âgés de plus d’un an est en baisse constante. Les cas dans notre file d’attente globale et ceux de notre norme de service ont également... En fait, la file d’attente a diminué, mais le nombre de cas respectant la norme de service a augmenté. Mon but n’est pas de remettre en question cette affirmation, mais j’aimerais que la personne qui a posé cette question m’envoie un courriel et m’indique où elle a obtenu les chiffres en question. Parce que, si un élément nous a échappé, nous voulons évidemment le régler. Encore une fois, je ne dis pas que c’est une réussite. Les choses s’améliorent et la tendance est positive. Mais si les chiffres que nous utilisons sont erronés, je veux évidemment le savoir, alors je vais avoir besoin d’un peu plus d’information à ce sujet.
Christiane Fox : Je pense qu’il s’agit là d’un point important sur lequel l’ensemble de la fonction publique doit se concentrer dans le contexte du service à la clientèle, c’est-à-dire l’exactitude des informations et la rapidité des réponses. Il s’agit d’atteindre un équilibre entre la productivité et la gestion du temps des employés qui fournissent le travail et les données nécessaires. Nous l’avons vu dans le plus récent rapport de la vérificatrice générale, nous devons mettre l’accent sur l’exactitude des données. Nous devons nous assurer que la productivité dans le contexte de la gestion du temps ne nuit pas à l’exactitude des données et à notre capacité à produire des résultats pour nos clients. Ce n’est donc pas exclusivement un problème de paye. C’est dans l’ensemble des organisations gouvernementales que nous réfléchissons à l’équilibre entre la productivité et l’exactitude.
Francis Trudel : Oui, j’allais faire une remarque semblable. C’est une approche organisationnelle. La question semble très axée sur qui fait l’opération. On a dit une chose au début de notre intervention... ce n’est pas que le Centre des services de paye, à la fin de ce processus, qui a un rôle à jouer, mais chaque employé qui soumet des informations. Chaque gestionnaire qui traite ces informations a un rôle à jouer. Chaque gestionnaire délégué doit accomplir sa tâche correctement. Chaque conseil donné par un agent de la communauté des RH doit être normalisé. Tous les petits éléments sont utiles. Je ne peux pas me prononcer sur l’exactitude actuelle des chiffres, Alex, mais notre objectif est de nous améliorer, et c’est comme ça qu’on s’améliore.
Où en sont les négociations avec les différents syndicats en vue de simplifier les tableaux de classification et la rémunération?
Francis Trudel : Je vais séparer ma réponse. Je vais répondre à cette question en deux parties. En théorie, les négociations se déroulent dans le cadre du processus de négociation collective. Le processus de négociation collective couvre les conditions d’emploi. Les négociations ont lieu entre l’employeur et les syndicats. Je dirais que ce processus dure en moyenne de deux à trois ans, parce que c’est compliqué. Les conditions d’emploi sont nombreuses. Beaucoup d’aspects sont abordés. Il est souvent question du salaire, mais il y a bien d’autres choses à négocier. Donc, si nous voulons réellement simplifier les choses et avoir une incidence sur les salaires – je reviens sur les salaires – nous devons trouver une autre façon de négocier les conditions d’emploi qui ont une incidence sur les salaires. Ça s’inscrit dans le cadre du protocole d’entente que nous avons signé lors du dernier cycle de négociations collectives, et je pense que les agents négociateurs, au même titre que l’employeur, ont les mêmes intérêts. Les agents négociateurs souhaitent que les employés qu’ils représentent soient payés adéquatement, ce qui est normal, et le gestionnaire le souhaite aussi. C’est l’idée directrice. Comme je l’ai dit plus tôt dans mon mot d’ouverture, nous n’avons pas atteint l’objectif que nous devions atteindre dans ces négociations. Nous allons essayer de mettre encore de la pression, mais encore une fois, le projet doit avancer. Il se peut donc qu’on doive abandonner, que les deux parties doivent abandonner cet aspect précis de la négociation.
Et maintenant, la deuxième partie de ma réponse. La simplification est désormais au cœur de tout ce que nous faisons. Elle est au cœur de la façon dont nous élaborons notre politique. Elle est au cœur de la façon dont nous négocions tout ce qui concerne les conditions d’emploi. Tout ce que nous envisageons, nous en parlons à Alex et à son équipe pour comprendre l’incidence que cela aura sur la rémunération. Et nous continuerons de le faire. Cette composante se poursuivra dans le processus de négociation collective. Pour l’instant, ce n’est pas une question de « ça passe ou ça casse ». Le processus est en cours, mais la composante « protocole d’entente » n’a pas encore été fructueuse.
Alex Benay : Je vais compléter la réponse de Francis en disant que, lorsque nous avons commencé ce projet, nous voulions concevoir le nouveau système en tenant compte de la complexité de notre environnement actuel. La technologie a énormément évolué depuis 2015, et notre environnement est peut-être aussi ou moins complexe que nous le pensons. En fait, pour être clair, il est complexe, mais nous l’avons conçu en fonction de l’environnement actuel. Il y a neuf extensions infonuagiques que Dayforce est en train de concevoir concernant divers éléments, comme le traitement rétroactif de masse, qui est une chose bien particulière en matière de RH et de paye, mais les solutions sont conçues pour répondre à cette complexité. Alors si, pour une raison ou une autre, nous ne pouvons intégrer la simplification à la table de négociation, nous aurons également une solution technique. Et, à l’heure actuelle, la tendance est au vert. Dayforce a très bien veillé à l’élaboration de ces neuf extensions infonuagiques. Et à mesure que le projet avance, il se pourrait que nous ayons besoin d’autres extensions. Ou moins. En fait, nous avons commencé avec dix ou onze et nous sommes passés à neuf. Cela continuera à évoluer au cours du projet.
Alors que d’importantes compressions budgétaires sont requises, pourquoi misons-nous autant sur les locaux à bureaux? Les Services immobiliers ont été chargés de mettre fin à l’aliénation des biens. Le télétravail fonctionne. Plutôt que de faire des coupes dans le personnel, pourquoi ne pas réduire les dépenses en matière de locaux à bureau, ce qui semble plus judicieux?
Mathew Nepssy : Bon! Mesdames et messieurs les panélistes, nous allons changer de rythme, car nous avons reçu un grand nombre de questions sur le retour au bureau et j’aimerais vous en présenter une qui a reçu plus de 550 mentions « J’aime » jusqu’à maintenant.
Christiane Fox : Merci! Je sais que cette question est au cœur des préoccupations de bien des fonctionnaires. Je crois que, depuis le début, nous avons adopté une approche qui consiste à continuellement réexaminer la présence au bureau et son incidence sur le lieu de travail. Les membres de la direction de l’ensemble des organisations se préoccupent de cette question. Et il ne s’agit pas seulement d’une question financière dans le contexte du dessaisissement de biens immobiliers visant à faire des économies. Je pense que l’examen est axé sur le rendement de la fonction publique devant de grandes complexités. Qu’il s’agisse de géopolitique, d’économie, du lancement de nombreuses initiatives, du Bureau des grands projets, de la défense, de l’Agence des marchés publics, de l’Agence de l’investissement, ou de ce que nous faisons grâce à Maisons Canada, nous devons examiner les organisations et le mandat du gouvernement, ainsi que la meilleure façon de réaliser les objectifs, d’une manière ciblée, simplifiée et responsable, comme l’a indiqué le greffier. Cette question est donc grandement liée à l’aspect budgétaire et aux économies, mais l’examen tient compte en fait du rendement de la fonction publique et de la présence de celle-ci pour servir les Canadiens, ici et à l’étranger. Ce sont tous ces facteurs qui sont pris en considération, et pas seulement les économies découlant de la vente d’un bâtiment. Nous continuerons donc à travailler dans ce sens. Les décisions seront communiquées lorsqu’elles seront prises. Pour l’instant, je crois que nous devons réfléchir à la manière dont nous pouvons être les plus performants. Quels sont les avantages d’une présence sur place et comment fournissons-nous des services aux Canadiens? Comme je l’ai dit, ce n’est pas seulement une question de budget.
Le budget fédéral sera annoncé le 4 novembre. Comportera-t-il des éléments qui pourraient susciter des préoccupations quant à la poursuite du « nettoyage » de Phénix, mais aussi quant au remplacement éventuel de Phénix par une nouvelle plateforme?
Christiane Fox : Je pense que ça nuirait à ma carrière de parler du contenu du budget avant que le gouvernement ne le dépose. Ce que je peux dire, c’est que le groupe de parrainage des sous-ministres continue : de mettre en œuvre des changements pour nettoyer Phénix; de travailler sur l’arriéré; de mettre en œuvre l’intelligence artificielle; d’effectuer une transition vers Dayforce; puis de réfléchir à nos stratégies pour les prochaines années. C’est sur quoi on met l’accent. Ce sont les sujets dont Alex et son équipe nous font part chaque semaine, afin que nous examinions et réfléchissions aux décisions à prendre, tant du point de vue des risques que des relations avec le syndicat. Je dirais donc que nous maintenons le cap. Nous poursuivons ce travail, nous avons les investissements pour le faire et nous restons déterminés.
Alex Benay : Je ne vais évidemment pas contredire Chris sur ce point non plus. Il est important que les gens comprennent : nous sommes actuellement financés pour la phase de définition, ce qui signifie que nous sommes en train de définir ce à quoi ressemblera le déploiement. Nous sommes en train d’élaborer la solution. Nous avons tout ce qu’il faut pour cela. La prochaine étape pour nous, dans le cycle de vie du projet, sera la phase de déploiement. Je suis très à l’aise avec la façon dont le gouvernement nous a financés au cours de l’année, parce qu’il l’a fait par phases, en nous montrant que nous faisions du bon travail et que nous atteignions nos objectifs. En effet, la dernière chose que nous voulons, c’est évidemment d’échouer une deuxième fois; l’approche progressive a donc fonctionné pour nous. L’étape suivante, une fois que nous aurons utilisé cette tranche de financement, qui nous mènera jusqu’en mars 2027, consistera à examiner la façon dont nous déploierons cette solution dans l’ensemble du GC. Pour nous, c’est très motivant et il sera tout à fait naturel de parler de financement à ce moment-là. Mais comme Chris l’a indiqué, nous avons beaucoup de travail à faire avant d’en arriver là.
Lors d’une récente assemblée générale, nous avons entendu parler d’un projet pilote visant à intégrer des équipes mixtes du Centre des services de paye dans 10 ministères d’ici la fin du présent exercice. Pourriez-vous nous indiquer comment ce projet pilote sera déployé, quels ministères ont été choisis et comment ils ont été choisis?
Alex Benay : Certainement. En ce qui concerne les projets pilotes d’accès direct, nous espérons y inclure (nous n’en sommes pas encore là) 10 ministères d’ici la fin de l’exercice. L’objectif est d’essayer de réunir de nouveau les RH et la paye en permanence. Je crois, et Francis me corrigera au besoin, qu’en 2008, nous avons adopté notre politique sur la gestion des personnes qui a fédéré les RH. Nous avons un secteur de services de rémunération centralisé à SPAC. Au cours des huit dernières années, nous avons créé des divisions arbitraires entre ces deux mondes. Les projets pilotes ont pour but de voir à quoi cela ressemblerait si nous commencions à rapprocher de nouveau ces deux mondes. Alors, comment faire en sorte que les conseillers en RH et en rémunération travaillent ensemble pour répondre plus rapidement aux questions? Et comment obtenons-nous le point de service dans un ministère où toutes les mesures sont prises afin de mieux servir les gens? Quant à la façon dont les ministères ont été choisis, c’est un ensemble de facteurs. Dans certains cas, nous voulions des ministères qui n’avaient pas d’arriéré, comme SPC, dont nous avons été en mesure d’éliminer l’arriéré l’année dernière. Nous voulions également des ministères qui avaient un arriéré pour savoir si nous pouvions accélérer la réduction de l’arriéré avec les projets pilotes d’accès direct. L’objectif est de recueillir des données pour nous pencher sur ce que nous ferons dans l’avenir en ce qui concerne le modèle de prestation de services, et sur ce que nous voulons faire pour nous assurer de réunir à nouveau les RH et la paye de manière continue. Je le répète, nous sommes la seule organisation au monde, selon Goss Gilroy, à avoir séparé nos fonctions techniques de RH et de paye dans PeopleSoft et MesRHGC dans Phénix. Nous devons réunir le tout avec Dayforce. Cela signifie que nous devons également réunir le service.
Francis Trudel : Je suppose que c’est ici que je montre un peu mon âge ou le temps que j’ai passé aux RH. En effet, j’ai travaillé avec tous ces différents modèles et ministères, et je suis en fait très enthousiaste à propos de la direction dans laquelle nous nous engageons. Il faut d’abord comprendre que ce que nous avons aux RH est un régime de délégation. Nous déléguons donc des tâches aux ministères ainsi que leur capacité à gérer leurs propres RH. Or, sur le plan de la paye, nous avons fait marche arrière en passant de la centralisation à la décentralisation, que ce soit pour le modèle ou les systèmes. C’est la situation à laquelle nous sommes confrontés. Mon expérience personnelle m’amène à croire qu’aux fins d’expérimentation, le fait d’accorder un certain niveau d’interaction et de contrôle au ministère avec son propre fournisseur de services constitue un meilleur modèle. Laissez-moi tout de même faire une mise en garde, car il s’agit d’un risque important et il ne faut pas répéter la même erreur : oui, les ministères peuvent avoir une interaction avec leurs gens de la Paye pour déterminer les éléments prioritaires et ceux qui ne le sont pas. Cela ne pose pas problème. Mais nous ne pouvons pas décentraliser, et ce que nous ne pouvons pas permettre aux ministères de personnaliser, ce sont les pratiques de traitement de la paye. Car nous retomberons alors dans un système de personnalisation, ce qui entraînera des pratiques différentes, et le tout se traduira par des exigences de système différentes. Nous ne pouvons pas retomber dans ce piège. À mon avis, le fait que nous accordons aux ministères, aux fins d’expérimentation, la possibilité d’interagir davantage avec leur fournisseur de services est tout à fait compatible avec notre modèle réel de RH.
Comment allez-vous vous assurer que Dayforce fait ce qu’il est censé faire? Quelles mesures prendrez vous pour éviter que Dayforce ne devienne un autre Phénix ou ArriveCAN?
Alex Benay : Je vais me lancer et, Francis et Chris, si vous voulez intervenir, n’hésitez pas. Une petite précision : il y a beaucoup de différences entre ArriveCAN et Phénix. Je voulais que ce soit très clair pour que nous ne mélangions pas ces projets. C’était mon premier point. Mon deuxième point, strictement pour Phénix et Dayforce, est que nous allons effectuer six mois d’essais pour l’exécution parallèle de la paye. Voilà donc par quoi nous allons commencer : des essais. Il s’agit probablement de la première chose à faire, parce que cela n’avait pas été fait de manière vraiment approfondie avec Phénix. Nous allons donc mener des essais. Comme je l’ai indiqué, en juin, nous lancerons des essais pour l’exécution parallèle de la paye, qui dureront six mois. C’est le premier élément.
Le deuxième élément, c’est tous les essais que nous avons déjà faits en cours de route. Il y a donc des résultats d’essais liés au projet qui sont déjà accessibles sur Internet, si vous souhaitez les consulter. La transparence intégrée vise à vous permettre de participer au projet. Encore une fois, si jamais vous trouviez une erreur dans ce que nous faisons, j’aimerais le savoir. Nous aimerions tous le savoir. Voilà pourquoi nous avons publié les résultats des essais, et nous continuerons de le faire conformément au concept de la transparence intégrée pour que les gens puissent voir chaque étape du processus. C’est de la plus haute importance. Et je dirais que l’autre différence importante par rapport à Phénix, c’est que nous avons déjà parlé à des milliers d’employés. Dans certains cas, à plusieurs milliers d’employés. Nous avons participé à une tournée de présentation. Nous avons organisé des séances en ligne. Nous sommes allés au Centre des services de paye. Nous avons tenu à ce que les personnes puissent avoir un contact direct avec Dayforce et voir à quoi cette solution ressemble. Nos mesures de réussite ont varié en cours de route, mais le fait que nous ayons déjà fait intervenir de manière importante beaucoup plus de personnes et d’employés à ce stade, sans même avoir un produit final qui soit prêt pour les essais, représente un pas de géant par rapport à la dernière fois.
La dernière chose que je dirais, c’est que le groupe de parrainage des sous-ministres peut consulter tous ces résultats à tout moment. Ce sont en fait mes patrons, et nous ferons preuve de transparence à ce chapitre également. Je crois que même les procès-verbaux, ou plutôt les comptes rendus des décisions, issus de ces réunions sont rendus publics. Il serait donc difficile pour nous de ne pas mettre un élément à l’essai et de le lancer en douce à ce stade.
Christiane Fox : En effet. J’ajouterais que les principes qui guident ces conversations très régulières que nous avons avec Alex et son équipe concernent notre état de préparation en matière de gestion du changement et de formation. C’est en quelque sorte le point central de toutes ces conversations. Et vous savez, pour me faire l’écho de certains messages d’Alex, je crois que les essais, le fait d’exécuter des processus de paye en parallèle, les séances qui ont été organisées avec plus de 3 000 personnes afin d’éclairer les décisions liées au système et de l’améliorer, tout cela contribue à notre état de préparation. À ma connaissance, cela n’avait pas été fait dans le passé. Et le dernier élément que je mentionnerais à ce sujet, c’est l’intégration progressive des ministères. Lorsque les ministères se sentent prêts, nous signons un protocole d’entente avec les sous-ministres pour nous assurer qu’ils sont prêts et qu’ils sont, que nous sommes tous, responsables de la transition, et nous allons de l’avant. L’approche progressive représente un virage par rapport au passé, mais au-delà de cette approche, il y a aussi tous les contrôles visant à assurer la mise à l’essai, la préparation, la formation et l’intégration de la gestion du changement à notre culture. C’est ce que nous visons à chaque réunion de ce comité de parrainage. Je tenais à renforcer certains de ces messages.
L’arriéré est toujours là, et les cas qui sont fermés le sont souvent sans que des mesures correctives aient été prises. Une surveillance accrue ne changera rien au manque de compétence. Dayforce n’est pas une solution miracle à ces problèmes.
Alex Benay : Bon, je me lance. Eh bien, je suis d’accord, Dayforce n’est pas une solution miracle à ces problèmes. C’est ce que nous disons depuis le début. C’est l’un des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Nous avons un problème technique. Phénix est passable, mais il laisse à désirer. Nous avons séparé les RH et la paye. Ce sujet a été abordé lors de nos séances passées. Vous m’avez aussi entendu dire que certains de ces problèmes de paye ne sont pas réellement des problèmes de paye. Par exemple, les trop-payés : 70 % des cas de trop-payé ne découlent pas du Centre des services de paye. Ils découlent du fait que les congés non payés ne sont pas approuvés à temps par les gestionnaires. Les trop-payés sont tout de même classés comme un problème du Centre des services de paye, et nous devons nous en occuper. Cela nous empêche de régler des problèmes de paye réels que nous avons créés, n’est-ce pas? Je suis donc tout à fait d’accord qu’il y a encore beaucoup de travail à faire sur le plan du modèle de prestation de services. Vous allez entendre parler de certaines mesures en janvier, qui nous amèneront à retourner des transactions aux ministères parce qu’il ne s’agit pas de réels problèmes de paye, pour que nous puissions nous concentrer sur les problèmes de paye. Je suis entièrement d’accord pour dire que Dayforce n’est pas une panacée. Ce que je peux répondre, cependant, à cette affirmation, c’est que les équipes du Centre des services de paye travaillent d’arrache-pied, qu’elles travaillent très fort pour traiter environ 1,6 million de transactions par année qu’elles ont reçues, et qui ont été causées par notre environnement fragmenté actuel des RH et de la paye. Je comprends que certaines personnes sont exaspérées, mais je veux simplement que vous sachiez que les gens du Centre des services de paye travaillent très fort. Je les ai vus faire des heures supplémentaires. J’ai en vu certains dormir sous leur bureau. J’ai également entendu parler de toutes ces histoires. Donc, bien que je compatisse avec vous, je tiens aussi à défendre le Centre des services de paye et la quantité de travail qu’il accomplit en ce moment pour s’assurer que les gens soient payés avec exactitude. Et comme je l’ai dit, nous avons beaucoup d’éléments à examiner pour résoudre ce problème. Il ne s’agit pas seulement d’un problème de paye.
SPAC transmet actuellement des calendriers d’intégration très serrés pour les ministères qui comptent des employés non fonctionnaires, mais aucune analyse concordance-écart en matière de RH n’a été commencée. Cela ne va-t-il pas à l’encontre des engagements en matière d’état de préparation qui figurent dans les documents de SPAC?
Alex Benay : Eh bien, je crois qu’il y a une erreur dans la question. Beaucoup de travail a été accompli sur le plan des RH. Nous avons déjà normalisé 189 processus de RH, comme nous l’avons indiqué précédemment, qui n’étaient pas des processus de paye. On parle bien ici de processus de RH. Par exemple, nous avons 66 gabarits de lettres d’offre différents. Cela peut sembler anodin, mais lorsque le Centre des services de paye reçoit un document de 66 façons différentes et que les dates de début y sont présentées de façon incohérente, que ce soit année, mois et jour ou mois, jour et année, tout cela doit être nettoyé. C’est le genre de pratiques de RH que nous sommes en train de normaliser au fur et à mesure que nous avançons dans ce processus. Nous en avons normalisé 189 officiellement, mais leur nombre sera plus près de 200 d’ici quelques semaines. Nous prévoyons demander aux ministères de valider ces pratiques de RH pour lesquelles des écarts ont été relevés afin de nous assurer que Dayforce fonctionne dans cet environnement de RH. Je tiens donc à dire que beaucoup de travail est effectué sur le plan des RH. Je vous encourage à communiquer avec votre chef des RH et votre ministère pour connaître leur niveau de participation. Nous assistons très régulièrement aux réunions du Comité des RH, et nous allons augmenter le rythme. En fait, nous avons même demandé à la communauté des RH de participer à une réunion hebdomadaire du Comité de gestion du programme, que Francis et moi présidons, pour nous assurer de ne rien omettre sur le plan des RH. En effet, s’il y a un groupe qui connaît bien les effets d’une fragmentation des RH et de la paye, il s’agit de nous à SPAC, en raison du travail que nous devons faire pour tout nettoyer quotidiennement. Francis, est-ce que je me suis aventuré trop loin dans ma réponse?
Francis Trudel : Pas du tout. En fait, ce que tu décris, c’est ce que j’observe de notre point de vue. Donc, cela correspond un peu plus à ce que je vois par rapport à ce qui était suggéré dans la question. Mais je crois qu’il serait aussi juste de dire que si nous constatons des écarts, ou un manque de préparation de l’organisation, ce sera le moment de nous arrêter et de dire que celle-ci n’est pas prête à être intégrée. C’est l’avantage d’une approche qui n’est pas fondée sur une migration radicale, et qui vise à intégrer les organisations par vagues. Donc, si nous constatons que des éléments étaient absents de notre ligne de mire, car j’imagine qu’il y en aura lorsque nous examinerons la liste de vérification et que nous passerons en revue les exigences en matière de préparation dont nous avons discuté, nous dirons alors « Eh bien, cette organisation n’est pas prête ». Nous reporterons simplement son intégration à la vague suivante pour éviter de répéter l’erreur commise dans le passé.
Alex Benay : En effet. Désolé, je suppose que j’aurais dû y penser avant, mais tu m’as fait penser à quelque chose : chaque fois que nous avons omis un élément, s’il s’agit de données et de faits, nous aimerions le savoir. Après tout, n’est-ce pas la raison pour laquelle nous organisons ces séances? Je ne promets pas que nous n’allons rien omettre, mais nous allons tenter de tout inclure dans le processus. Et il y aura beaucoup, beaucoup d’autres séances de présentation. Il y aura de nombreuses autres séances avec les ministères. Donc, si nous avons omis quelque chose, je vous encourage à le signaler. Mon bureau va sans doute m’en vouloir de vous dire ça, mais n’hésitez pas à m’envoyer un courriel. Contactez votre chef des RH. Des responsables ministériels seront affectés à ce projet au cours des six prochains mois. Communiquez avec eux, trouvez un moyen de vous faire entendre parce que nous voulons que ce projet soit une réussite. Personne ne tient à la réussite de ce projet plus que nous. Je vous invite donc à nous aider également.
À quoi ressemblera le paysage de la rémunération dans l’avenir? Y aura-t-il plus de ministères qui deviendront clients du Centre des services de paye ou qui deviendront des non-clients? Je pose la question en tant que conseiller en rémunération. Envisagerez-vous un jour de décentraliser le tout et de réintégrer les conseillers en rémunération au sein de chaque ministère? Je ne crois pas que nous ferons des progrès importants tant que cela ne se produira pas.
Alex Benay : Quelle belle façon de terminer la période de questions et réponses. Écoutez, je veux être très transparent. Nous ne le savons pas encore. Dans le passé, nous avions pris des décisions liées au modèle de prestation de services en nous appuyant sur des exposés et des diaporamas PowerPoint, et en faisant appel à des experts-conseils exclusifs. Nous voulons que notre décision future soit fondée sur des données réelles et une expérience vécue réelle. C’est la raison pour laquelle nous menons 10 projets pilotes d’accès direct, nous allons retourner des transactions aux ministères en janvier lorsque des problèmes surgiront relativement au libre-service, et nous avons aussi lancé deux projets pilotes de réaménagement des équipes avec SPAC et SPC afin de savoir comment ces organisations pourraient réintégrer des conseillers en rémunération. Nous faisons donc tout ce travail pour être en mesure d’obtenir une expérience vécue réelle et des données réelles, et de prendre une décision collective en tant que sous-ministres sur la meilleure façon de servir les ministères et les gens, pas en nous appuyant sur un exposé qui a fière allure et qui est fondé sur des hypothèses, mais plutôt sur une expérience vécue réelle au cours des six prochains mois.