Rapport sur la réunion nationale d’Environnement et Changement climatique Canada sur la création d’un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine.
Téléchargez le format alternatif
(Format PDF, 1433 Ko, 57 pages)
Ce que nous avons entendu
Résumé
Le 17 septembre 2024, la Direction des sciences de la faune et du paysage d'Environnement et Changement climatique Canada a organisé une réunion nationale ouverte et virtuelle pour réunir les parties intéressées à travers le Canada et entendre leurs points de vue sur la création d'un réseau national interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine. La réunion a été conçue selon les principes d'une non-réunion/non-conférence afin d'assurer un niveau élevé de participation et d'inclusivité, et de permettre l'établissement de liens et l'échange de connaissances.
Environ 260 parties prenantes et détenteurs de droits issus de différents secteurs ont participé à la séance, y compris différents ministères fédéraux, ordres de gouvernement, universités, organisations sans but lucratif, éducateurs, praticiens et décideurs municipaux, organisations urbaines et chercheurs autochtones, et groupes de jeunes. Une enquête post-réunion a également été envoyée à environ 400 personnes inscrites à la réunion (72 répondants).
Ce rapport présente une synthèse des informations issues des discussions en petits groupes et de l'enquête post-réunion. La majorité des commentaires des participants à la réunion et à l'enquête ont été saisis et regroupés dans les domaines thématiques les plus appropriés (voir les défis et obstacles; établir le besoin; solutions et résultats). Toutefois, les commentaires difficiles à interpréter ou pour lesquels il n'y avait pas suffisamment de contexte (étant donné que la réunion n'a pas été enregistrée) ont été omis. Les attributions ont été limitées aux secteurs et ne précisent pas les personnes par leur nom ou leur organisation.
Principaux points à retenir
Commentaires reçus de la part des participants à la réunion et à l'enquête :
- Le besoin d'un réseau national interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine se fait fortement sentir. Ce besoin a été mentionné par l'ensemble des secteurs, groupes et régions.
- Il existe de nombreuses lacunes et de nombreux obstacles pour les acteurs de l'espace urbain. Nombre d'entre eux sont communs à tous les secteurs et comprennent le manque de liens nécessaires et le cloisonnement du travail, le manque de ressources, de financement et de temps, ainsi que les obstacles liés aux données et la nécessité de renforcer la sensibilisation, la mobilisation, l'éducation et l'inclusion des voix autochtones (et d'autres voix marginalisées).
- Un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine peut fournir des solutions pour répondre efficacement à bon nombre de ces questions.
Les solutions et les résultats proposés sont les suivants :
- Faciliter la communication et la collaboration entre les secteurs : supprimer les cloisonnements, établir des relations et la confiance, et renforcer les collaborations intersectorielles et interdisciplinaires, notamment entre les chercheurs et les praticiens.
- Fournir les ressources, les outils et le financement nécessaires : Parmi les résultats suggérés, citons un répertoire d'experts locaux, une bibliothèque avec filtres, un tableau d'affichage des emplois, des outils de suivi pour les initiatives d'intendance et des outils d'accès au financement pour les nouvelles possibilités de subvention et de recherche.
- Faciliter la collecte de données sur l'environnement et la biodiversité et l'accès à ces données grâce à des stratégies telles que l'élaboration de normes pour la collecte, la production et la mesure des données, le développement d'ensembles de données accessibles et la mise en place de pratiques de gestion exemplaire des données.
- Renforcer la sensibilisation, la mobilisation et l'éducation en matière d'environnement : sensibiliser la communauté et mobiliser les jeunes.
- Soutenir la science communautaire – améliorer la mobilisation associée aux activités de science communautaire.
- Intégrer les voix des Autochtones et des autres groupes marginalisés et permettre des partenariats de conservation avec les Premières Nations et la coproduction de connaissances.
- Mobilisation des connaissances : de multiples stratégies et résultats ont été proposés, notamment la nécessité d'une approche plus créative et artistique - raconter des expériences vécues et des incidences sur la communauté, des ateliers et des formations, des webinaires, des conférences, des plateformes en ligne, des bulletins d'information et des communautés de pratiques dans certains domaines.
- Les recommandations spécifiques visant à soutenir les décideurs municipaux comprennent l'élaboration de notes d'orientation et de synthèses de recherche, de rapports accessibles, de séminaires en ligne destinés aux fonctionnaires municipaux et de bibliographies annotées.
- Une question fondamentale est également ressortie de ces discussions : Le réseau est-il surtout utile pour mobiliser les recherches et les connaissances existantes, ou pourrait-il également jouer un rôle dans le soutien à de nouvelles recherches interdisciplinaires?
- Une série d'idées et de recommandations pratiques sur la mise en place d'un réseau efficace ont également été partagées. En voici quelques-unes :
- Il est essentiel de garantir des ressources, du temps et des fonds suffisants - un soutien spécifique pour aller de l'avant est requis.
- Conception ciblée et inclusive : établir des objectifs, des buts et une orientation claire pour le réseau. S'efforcer de mettre en place une gouvernance et une composition inclusives, avec une représentation transversale des chercheurs et des praticiens, et des voix diverses, y compris des communautés autochtones et d'autres communautés marginalisées, et garantir une capacité intergénérationnelle.
- Éviter les redondances et les chevauchements : bien dresser le portrait de la situation, cerner les initiatives similaires et déterminer les lacunes, afin de garantir la valeur ajoutée et la complémentarité des travaux.
- Les participants ont également mis en commun leurs pratiques exemplaires, en s'inspirant de leur propre expérience et de leur expertise diversifiée, et ont fourni de nombreux exemples de réseaux nationaux, de programmes, d'outils et de ressources supplémentaires qui ont fait leurs preuves et qui peuvent être exploitées.
Prochaines étapes :
Ces idées et recommandations collectives contribueront à orienter l'établissement du réseau.
Les prochaines étapes peuvent être les suivantes :
- Déterminer les principales parties prenantes et les détenteurs de droits pour diriger et coordonner le réseau et confirmer la capacité de soutien.
- Consulter les réseaux existants pour permettre une synergie avec les travaux en cours.
- Définir clairement l'objectif du réseau, ses buts et ses domaines d'action prioritaires.
- Élaborer un cadre de réseau basé sur les recommandations et les expériences réussies qui ont été partagées, et appliquer les pratiques exemplaires dans la conception du réseau.
- Explorer les mécanismes de financement disponibles et y faire appel.
Vue d'ensemble
Contexte
La Direction des sciences de la faune et du paysage d'Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a lancé une initiative dédiée à la conservation et à la promotion de la nature dans les municipalités canadiennes. L'objectif est de créer un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine afin d'établir des liens entre différents groupes, intérêts et secteurs (y compris les universités, les administrations FPT et municipales, les organisations sans but lucratif, les praticiens municipaux, les organisations urbaines autochtones, les chercheurs et les groupes de jeunes) et de permettre la mobilisation et la mise en œuvre de la recherche afin de favoriser l'action à l'échelle locale. Idéalement, le réseau permettra le développement conjoint de la recherche avec les municipalités.
L'un des principaux objectifs est d'obtenir une subvention de recherche spécifique pour soutenir le réseau et, éventuellement, financer des projets de recherche. Le processus d'établissement du réseau a été conçu en fonction de cet objectif ultime. Toutefois, l'établissement du réseau restera flexible, et ses résultats et domaines d'intérêt seront orientés par les ressources, les capacités et les intérêts et besoins des parties prenantes (tels que déterminés lors de cette réunion et des consultations ultérieures).
L'approche d'établissement du réseau est relationnelle et inclusive, et met l'accent sur l'établissement de relations et de confiance avec les parties prenantes et les détenteurs de droits, le temps nécessaire devant être pris pour l'atteinte de ces objectifs. Le réseau sera construit en collaboration, avec la participation des parties intéressées dès les premières étapes, en veillant à ce qu'elles prennent part activement à la phase initiale de planification et de conception, jusqu'à la mise en œuvre finale.
La non-réunion est la première étape fondamentale de ce processus de codéveloppement.
Objectifs
En réunissant les parties prenantes et les détenteurs de droits intéressés de tous les secteurs et de toutes les régions du Canada, et en leur offrant une plateforme pour partager leurs points de vue, leurs connaissances et leur expérience, la non-réunion visait plusieurs objectifs clés :
- Évaluer l'intérêt et la capacité.Confirmer la nécessité d'un tel réseau dans tous les secteurs et se faire une idée générale de la capacité à le soutenir ou à y participer.
- Obtenir des informations importantes provenant de différents secteurs. Mieux comprendre les obstacles au travail, les lacunes en matière de recherche et de connaissances dans les différents secteurs, les domaines d'action prioritaires et les pratiques exemplaires en matière de création de réseaux.
- Établir des liens et permettre le partage des connaissances entre les secteurs : conformément aux objectifs plus larges du projet, cet événement a également été conçu dans le but de créer des liens intersectoriels et de permettre l'échange de connaissances au sein de ce groupe diversifié de parties prenantes (voir également planification et conception).
- Présenter un format de réunion différent, axé sur la conception inclusive et participative, comme alternative aux séances de consultation plus formelles organisées par les ministères fédéraux.
Planification et conception
La première étape de la planification de la non-réunion a été la constitution d'un comité directeur multisectoriel chargé de soutenir la planification de la non-réunion et la promotion de l'événement. Le comité directeur est composé d'un groupe diversifié de représentants de secteurs et de groupes clés, notamment des universités, des organisations sans but lucratif, des ministères fédéraux (Ressources naturelles Canada, Parcs Canada, Santé Canada, Agence de santé publique du Canada, ECCC), des gouvernements provinciaux et administrations municipales, des praticiens municipaux, des chercheurs autochtones, des groupes de jeunes et des éducateurs (voir également annexe C: Composition du comité directeur). Ce groupe a joué un rôle important dans la planification de l'événement, en apportant des conseils, en partageant des points de vue sur les obstacles et les pratiques exemplaires en matière de création de réseaux.
Pour atteindre les objectifs souhaités, la réunion a été conçue en suivant certains principes clés du format de non-réunion/non-conférence. La non-réunion est structurée différemment d'une réunion ou d'une conférence traditionnelle pour permettre un niveau élevé de participation et d'inclusion, l'établissement de liens entre les participants et l'échange de connaissances et d'idées.
Conformément au format de la non-réunion, la séance était ouverte à toute personne intéressée par l'initiative et désireuse de participer à la conversation. Toutefois, une liste d'invités sélectionnés dans tous les secteurs et toutes les disciplines a également été établie afin d'assurer une représentation de tous les secteurs, de toutes les disciplines et de toutes les municipalités du Canada.
La promotion s'est faite essentiellement de manière organique et par le bouche-à-oreille. Les membres du comité directeur ont contribué à promouvoir l'événement dans leurs secteurs respectifs. L'invitation a également été diffusée sur les canaux de médias sociaux du Ministère et de la direction générale d'ECCC.
La réunion a duré 3,5 heures et s'est déroulée virtuellement sur Zoom. Deux séries de séances de discussion en petits groupes (40 minutes chacune) ont permis aux participants à la réunion de partager leurs réflexions sur deux questions clés relatives aux obstacles et aux défis, ainsi que sur les possibilités et les pratiques exemplaires en matière de développement réussi de réseaux (voir également annexe A : Ordre du jour de la réunion).
La réunion était animée par deux facilitateurs contractuels, Toby Michaud (Linksides) et Carmen Watson (Anaavan). D'autres facilitateurs expérimentés étaient présents dans chaque salle de réunion, afin de suivre les discussions et de veiller à ce que tous les participants aient la possibilité de s'exprimer. Toutefois, conformément au format de la non-réunion, les animateurs n'ont pas dirigé la conversation, afin de permettre la libre circulation des idées et de donner aux participants la possibilité de discuter de leurs questions clés.
Les orateurs invités, qui possèdent une expertise et des connaissances dans les secteurs concernés, ont fait de brèves interventions (10 minutes) pour aider à ancrer et inspirer chaque groupe de discussion (voir annexe B : Orateurs principaux pour plus d'information sur les orateurs principaux).
Une enquête post-réunion a également été distribuée à toutes les personnes inscrites à la réunion (y compris celles qui n'ont pas pu y assister) afin d'obtenir des renseignements supplémentaires (voir également annexe D : Enquête post-réunion).
Collecte et diffusion des données
Enquête préalable à la réunion : Les participants inscrits à l'événement ont reçu une courte enquête visant à recueillir des renseignements de base tels que le secteur, l'organisation et la situation géographique.
Réunion : Les discussions en petits groupes se sont concentrées sur plusieurs questions clés. Ces questions étaient conçues pour obtenir une rétroaction spécifique de la part des participants, y compris la détermination des obstacles et des possibilités, mais elles étaient formulées de manière générale, afin de permettre une discussion ouverte et peu restrictive.
Les réponses et les idées et thèmes émergents ont été consignés par un preneur de notes dans chaque salle de réunion, et les animateurs des salles de réunion ont également consigné leur rétroaction.
Les participants à la réunion ont eu la possibilité de participer verbalement aux conversations ou de faire part de leurs commentaires par écrit à l'aide d'affiches sur le tableau blanc (Jamboard). *Ces séances n'ont pas été enregistrées afin de respecter les préférences des personnes et des groupes présents et de permettre une discussion plus confortable et « organique » .
Enquête post-réunion : Toutes les personnes inscrites à la réunion ont reçu une brève enquête afin d'obtenir une rétroaction supplémentaire, y compris celles qui n'étaient pas présentes, pour évaluer les expériences des participants et l'efficacité de ce format de réunion.
Résumé du rapport « Ce que nous avons entendu » (CQNAE) : Ce rapport compile tous les renseignements issus des enquêtes et des réunions en petits groupes. Il sera communiqué à toutes les personnes inscrites à la réunion.
S'attaquer aux obstacles à la participation
La réunion a été conçue pour tenir compte de la diversité des participants et de leurs besoins et pour promouvoir l'inclusion autant que possible. Il s'agissait notamment de prendre en compte les aspects suivants :
Langue : Pour répondre aux besoins des participants francophones, tous les documents de promotion et de réunion ont été fournis dans les deux langues officielles. La réunion comprenait un contenu bilingue dans la mesure du possible et un orateur principal francophone qui s'est exprimé en français. Des animateurs bilingues étaient présents pendant la réunion. Le sous-titrage était également disponible (bien que certains participants aient rencontré des problèmes techniques à cet égard). En fonction de l'intérêt suscité, une séance de réflexion en français pourrait également être proposée à l'avenir.
Neurodiversité et inclusion : De multiples canaux de rétroaction ont été proposés afin que les participants puissent apporter leur contribution de la manière la plus confortable pour eux. Les documents de la réunion et les questions à débattre ont également été proposés à l'avance afin que les participants puissent se préparer, si nécessaire. Au cours de la réunion, les participants ont pu apporter leur contribution verbalement ou par écrit à l'aide de notes sur le tableau blanc. L'enquête post-réunion a également permis aux participants de réfléchir davantage aux questions et de faire part de leurs commentaires lorsqu'ils en avaient la possibilité.
Représentation régionale : Afin d'assurer une large représentation des régions du Canada, la réunion s'est tenue virtuellement sur Zoom à la mi-journée, de 12 h à 15 h 30 HNE (9 h à 12 h 30 HNP), pour permettre aux participants de se joindre à la réunion depuis différents fuseaux horaires.
Participation diversifiée : Pour garantir une participation diversifiée, y compris des groupes sous-représentés et marginalisés, une liste d'invités a été établie avec des groupes, des organisations et des personnes clés, tels que des organisations urbaines autochtones. Une approche personnalisée et adaptée a été adoptée pour s'assurer que les invités étaient conscients de la valeur de leur participation et du fait qu'il s'agissait d'une première étape pour travailler sur ce projet en collaboration, avec une intégration respectueuse des différentes perspectives.
Fatigue en ligne et durée de la réunion : Afin d'atténuer la fatigue potentielle liée au temps passé sur l'écran, la réunion a été conçue pour être dynamique et interactive. La séance s'est ouverte sur une activité brise-glace informelle, permettant aux participants de se réunir en petits groupes. Les présentations des orateurs principaux ont été entrecoupées de discussions en petits groupes pour briser les blocs plus longs et plus intensifs en termes de participation, et une pause santé a été proposée à mi-parcours de la réunion.
Participants à la réunion
Compte tenu des difficultés rencontrées pour recueillir des renseignements sur les participants à la réunion en temps réel, nous ne disposons pas de données précises en termes de représentation sectorielle et régionale. Toutefois, les renseignements recueillis sur les participants à la réunion indiquent qu'environ 380 personnes se sont inscrites à l'événement, avec une représentation de toutes les provinces à l'exception du Nunavut : Ontario (39 %), Colombie-Britannique (20,5 %), Québec (14,4 %), Alberta (9 %), Nouvelle-écosse (3 %), Saskatchewan (1,5 %), Nouveau-Brunswick (1,5 %), Manitoba (1 %), Île-du-Prince-édouard (1 %), Yukon (1 %) et Territoires du Nord-Ouest (1 %). Les secteurs représentés étaient les suivants : universités (37,5 %), gouvernement fédéral (21,7 %), organisations sans but lucratif (18,2 %), municipalités (décideurs et praticiens) (14,1 %), autres (notamment offices de protection de la nature, organisations autochtones et groupes de jeunes) (3 %), gouvernements provinciaux et territoriaux (2,5 %), grand public (2 %) et secteur privé (1 %).
La réunion a été suivie par 262 participants, mais certains ont quitté au fil de la réunion.
L'enquête post-réunion a été remplie par 72 participants. La représentation régionale était similaire à celle observée quant au nombre d'inscriptions : Ontario (45 %), Colombie-Britannique (19,4 %), Québec (16,7 %), Alberta (8,3 %), Nouvelle-écosse (4,2 %), Nouveau-Brunswick (2,8 %), Manitoba (1,4 %), Territoires du Nord-Ouest (1,4 %), mais la Saskatchewan, le Yukon et l'Île-du-Prince-édouard n'aient pas été représentés.
La répartition sectorielle était également assez similaire à celle des inscriptions : universités (36 %), gouvernement fédéral (22 %), municipalités (praticiens et décideurs) 17 %, organisations sans but lucratif (14 %), gouvernements PT (4 %), secteur privé (4 %), grand public (4 %) et autres 3 % (dont une autorité régionale de conservation) et jeunes (1 %).
La collecte des réponses issues des réunions en petits groupes et de l'enquête post-réunion est un exercice subjectif et qualitatif. Toutefois, un examen approfondi de toutes les réponses reçues des deux sources (y compris les notes sur le tableau blanc de la réunion, les notes soumises par les preneurs de notes et les animateurs bénévoles et les réponses à l'enquête) a permis de relever certains thèmes majeurs qui sont apparus de manière régulière au cours des réunions en petits groupes et, de manière générale, dans l'enquête post-réunion. Les sections 2 à 6 présentent chacune des questions posées aux participants, et les thèmes clés qui ont émergé pour chacune d'entre elles.
Défis et obstacles
Lorsqu'ils ont été interrogés, les participants aux réunions et les répondants à l'enquête ont facilement déterminé un large éventail de défis et d'obstacles rencontrés dans le cadre de leur travail.
Ces réponses ont permis de dégager huit grands thèmes communs à tous les secteurs et à toutes les régions.
Manque de communication et de collaboration
Le manque de liens nécessaires et le cloisonnement des travaux sont apparus comme des obstacles majeurs au travail des participants aux réunions et des répondants à l'enquête dans tous les secteurs et toutes les régions. C'est entre les différents secteurs que le plus d'isolement et d'échanges limités ont été constatés. Les participants voulaient savoir qui faisait quoi et où, comment les liens étaient établis, avec qui ils pouvaient s'associer et qui pouvaient bénéficier de leur travail. Les universitaires ont exprimé leur intérêt pour une meilleure connexion avec les praticiens, les communautés locales et les décideurs politiques. De même, les praticiens et les organisations sans but lucratif souhaitaient renforcer les liens avec les chercheurs et les différents ordres de gouvernement. Plusieurs participants souhaitaient connaître le rôle des différents organismes et ministères (par exemple, qui est responsable des initiatives en matière de biodiversité?).
Les participants ont également relevé des cloisonnements disciplinaires, même au sein d'une même institution, ainsi qu'une absence de liens entre les différents ordres de gouvernement. Des barrières de communication similaires ont également été relevées au niveau des provinces et territoires et des régions, ainsi qu'entre la recherche universitaire et la recherche communautaire.
Les participants de différentes régions, secteurs et disciplines se sont accordés à dire qu'il fallait briser ces cloisonnements et jeter des ponts entre les différents domaines, afin de mieux faire connaître le travail de chacun, de renforcer les collaborations, d'éviter les occasions manquées et de réduire les risques de chevauchement et de dédoublement des activités.
« Nous devons combler les lacunes! »
« Il y a un manque de connexions et de canaux interdisciplinaires - les mêmes problèmes ont été soulevés il y a des décennies... »
« Les cloisonnements entre les différents domaines de la recherche urbaine doivent être supprimés pour une collaboration efficace! »
« Il n'est pas facile de faire travailler ensemble des groupes, même au sein d'une même institution! »
« Je souhaite trouver des partenaires à l'échelle locale et nationale... Existe-t-il une passerelle entre les différents paliers et ordres de gouvernement, l'industrie et les organisations sans but lucratif? »
« Difficile de savoir quelle est la meilleure façon d'interagir, sans y consacrer du temps que les gens n'ont pas. Comment faciliter ces interactions? »
« Je veux collaborer, mais il n'existe pas de réseau permettant de savoir qui travaille où - je ne sais pas s'il existe un pont entre les universitaires et les responsables politiques! »
« L'un des obstacles est d'apprendre tout le travail que chacun fait - comment améliorer notre compréhension de tout le travail en cours afin d'y ajouter quelque chose plutôt que de le chevaucher? »
« ... si vous ne savez pas ce qui se passe, c'est une occasion manquée de collaboration. Il est utile d'avoir la possibilité de savoir qui est présent/qui travaille dans le domaine. Il est important de savoir qui fait quoi et à quel stade ils en sont en termes d'intérêt. »
« Nous sommes tous incroyablement occupés - régler cette question demande beaucoup de temps et de ressources. Qu'est-ce qui est disponible, quels sont les liens que nous pouvons établir, à quels renseignements pouvons-nous accéder, quelles sont les possibilités de collaboration? »
Différences de culture, de langage et de délais d'exécution
Les participants ont également cerné plusieurs obstacles à une collaboration et une communication efficace. Il s'agit notamment des différences de culture (universitaire, organisationnelle ou professionnelle) et de langage. Les participants ont noté que le vocabulaire et la terminologie peuvent varier d'un domaine à l'autre, malgré des objectifs communs, et qu'un langage commun est nécessaire pour atteindre des objectifs partagés.
En outre, des différences de délais d'exécution ont également été relevées entre les secteurs, notamment en ce qui concerne la façon dont les chercheurs et le personnel municipal/praticien travaillent selon des échéanciers différents; « Les universitaires ont le temps d'étudier les problèmes, les praticiens ont besoin de solutions aujourd'hui! » . Il a également été noté que ces différences de délais organisationnels (exercice/académique) peuvent avoir un impact sur la capacité d'un réseau à garantir l'inclusion de ses membres.
Nécessité d'établir des relations et d'instaurer la confiance
Un thème de discussion connexe portait sur l'importance d'établir et de maintenir des relations avec des partenaires à différents niveaux et dans différents domaines, ainsi que sur certains des défis qui y sont associés. L'obstacle le plus important relevé était la contrainte de temps - l'établissement de relations et l'instauration d'un climat de confiance prennent du temps. Un participant a donné l'exemple de la rapidité d'exécution requise pour les produits livrables des subventions, comme Ontario Nature (voir également annexe E : Réseaux et programmes), qui a entraîné un profil de « création et de rupture de liens » avec les parties prenantes, rendant difficile la mobilisation des parties prenantes et le maintien de la confiance. Plusieurs participants ont également souligné le défi que représente l'établissement de relations dans un contexte en ligne.
« La recherche interdisciplinaire et collaborative n'est pas quelque chose que l'on peut commencer facilement. Les gens doivent se connaître, être ouverts et vouloir vraiment travailler ensemble de manière interdisciplinaire. »
Manque de ressources
Les participants des différents ordres de gouvernement, du secteur universitaire et du secteur sans but lucratif ont tous fait état d'un manque important de ressources en termes de capacité de travail/personnel et de temps dans leurs domaines respectifs. Cet obstacle est également apparu de manière constante dans les discussions ultérieures axées sur les solutions, les recommandations et les pratiques exemplaires en matière de création de réseaux (voir également ressources et temps dédié).
Quelques participants ont également souligné la nécessité de disposer de plus d'outils dans leur travail.
Financement limité
Le manque de financement a été un autre thème de discussion très important, qui est apparu dans de nombreuses discussions en petits groupes et dans l'enquête post-réunion. Les participants ont soulevé des préoccupations générales et quelques questions plus spécifiques. Celles-ci concernaient l'absence ou la rareté des ressources financières :
- Financement stable
- Financement de la recherche
- Financement coordonné entre les organisations
- Sources de financement pluriannuelles
- Financement pour les jeunes chercheurs
- Fonds de contrepartie et partenaires de financement
- Financement des municipalités rurales par rapport aux grandes agglomérations (différences régionales)
- Financement de projets d'infrastructures naturelles
Quelques participants ont également fait remarquer qu'il existait des lacunes en matière de connaissances pour ce qui est de savoir où s'adresser pour obtenir le financement nécessaire. La question de la concurrence pour l'obtention de fonds entre différents groupes cherchant la même chose a également été soulevée.
Accès à la recherche et aux données
L'accès limité aux recherches et aux données nécessaires a été un autre thème généralement soulevé par les participants aux réunions et à l'enquête. Les universitaires ont fait état de difficultés d'accès aux données et aux études menées par les municipalités et leurs experts en la matière (par exemple, les effets des sels de voirie sur la qualité de l'eau), tandis que les municipalités et les ONG ont déclaré avoir du mal à accéder aux études scientifiques et aux publications qui ne sont pas en libre accès.
« Il existe un obstacle pour les praticiens [municipaux] qui n'ont pas accès aux revues scientifiques au-delà d'un résumé. Si les chercheurs veulent que leurs travaux soient utilisés, ils doivent les communiquer en dehors des cercles universitaires et de recherche. »
Parmi les autres obstacles à l'obtention de données, citons le manque de normalisation (y compris « des données normalisées sur les facteurs municipaux » avec « des mesures différentes pour chaque ville » et « les grandes villes ayant plus de données » ), et des méthodes communes de mesure et de collecte de données entre les villes, ce qui rend les comparaisons difficiles. L'intégration des données à différentes échelles et la capacité de ramener les données au niveau local ont également été mentionnées par plusieurs participants. Le partage des données a également suscité des inquiétudes, notamment sur la manière dont le partage des données entre disciplines et organisations peut soulever des questions liées à la confidentialité, à la sécurité et à la propriété intellectuelle des données.
Insuffisance de la sensibilisation, de la mobilisation et de l'éducation
Un autre thème commun est celui de la sensibilisation, de la mobilisation et de l'éducation, les discussions étant largement axées sur le public et les jeunes.
Nécessité de renforcer l'éducation et la mobilisation du public et des communautés
L'éducation et la mobilisation du public ou de la communauté, ou le manque d'éducation et de mobilisation, ont été relevés par un certain nombre de participants dans tous les secteurs comme un obstacle important à leur travail. Il semble y avoir un consensus sur le fait qu'il y a un manque (croissant) de sensibilisation et d'éducation dans le domaine de la biodiversité [urbaine], de son importance et d'un « manque d'emphase sur la nature » en général. Ces lacunes s'étendent aux co-bénéfices de la nature, aux interconnexions avec la santé (ou à une compréhension plus holistique de notre santé), ainsi qu'aux gains économiques à long terme qui y sont associés. Un exemple fourni est le manque de sensibilisation au lien entre la canopée urbaine et ses multiples avantages. Ces lacunes en matière de connaissances ont contribué à un manque de compréhension des raisons pour lesquelles les actions et les décisions dans le domaine de la conservation et de la biodiversité sont si importantes, et ont diminué l'adhésion du public et des communautés locales.
La discussion a porté sur les défis liés à la communication de cette information, notamment le peu de priorité accordée à ces questions par le public et son faible sentiment d'urgence, la difficulté de communiquer aux communautés des renseignements sur des systèmes, concepts et questions aussi complexes, ainsi que certaines idées fausses concernant l'écologie et l'action environnementale, à savoir que des coûts et des compromis sont associés à ces actions. L'absence de mandat et de capacité d'éducation du public a également été évoquée.
Manque d'intérêt croissant chez les jeunes
Les participants à plusieurs réunions en petits groupes et à l'enquête post-réunion ont exprimé une certaine inquiétude quant à la perte croissante du lien avec la nature et à la réduction du temps passé à l'extérieur, ainsi qu'au manque d'intérêt et de capacité pour l'éducation des jeunes dans les domaines de la biodiversité, des changements climatiques, de la conservation et des sciences de l'environnement. Il a été noté que les inscriptions en sciences de l'environnement sont en baisse au Canada. Il a également été noté que l'intérêt peut diminuer du premier au deuxième cycle, et qu'il peut être difficile de retenir les étudiants dans les programmes. Un éducateur a également fait savoir que bien que les changements climatiques fassent partie du programme d'études secondaires, il est « ... évincé par d'autres sujets, et il y a beaucoup d'encadrements pessimistes » . Il a également été noté que certains scientifiques sont désireux d'établir des liens avec les jeunes, mais que ces liens ne sont pas établis.
Il convient de noter que ces questions ont été soulevées en grande partie par des secteurs extérieurs à l'éducation, étant donné que très peu d'éducateurs ont participé à la réunion (en grande partie en raison de la date de l'événement et des conflits avec les horaires des écoles).
« Lorsque le gouvernement a imposé 40 heures de travail d'intérêt général pour l'obtention d'un diplôme, cela a en fait entravé les programmes, car parfois les jeunes ne faisaient que les 40 heures et partaient ensuite.
Nous devons tous être les gardiens de la terre, et les jeunes doivent être pris plus au sérieux, car ce sont eux qui bénéficieront des soins apportés à l'avenir. Ils doivent mieux comprendre l'utilisation des espaces et de l'eau. »
Manque d'inclusion des populations et communautés autochtones
Un autre thème de discussion important a été l'inclusion des populations et des communautés autochtones. Les participants à plusieurs ateliers ont discuté de l'absence de voix autochtones (et immigrées) dans les initiatives urbaines et les processus de planification et ont noté la mobilisation insuffisante et les difficultés à restaurer les relations avec les communautés autochtones. Les participants ont également soulevé des questions sur la manière d'inclure les voix, l'apprentissage et la réflexion des Autochtones (et d'autres groupes marginalisés) dans les projets urbains et de leur permettre de participer et de prendre part aux projets de manière respectueuse et significative à tous les stades, de la conception initiale à la prise de décision.
Plusieurs participants ont évoqué le risque de surcharger ces groupes, et le fait que ce problème existait déjà, certaines personnes, organisations et nations étant sursollicitées par de multiples demandes de mobilisation. Le cloisonnement au niveau fédéral a été évoqué avec « 12 ministères essayant de faire le même type de mobilisation » . D'autres obstacles ont été relevés par les participants, notamment la difficulté de rétablir les relations dans le cadre des pratiques actuelles, les erreurs de communication historiques entre les communautés autochtones et les chercheurs, et le manque « choquant » de sensibilisation à l'impact sur les populations et les communautés autochtones.
Obstacles gouvernementaux, législatifs et réglementaires
Les obstacles gouvernementaux et législatifs ont été soulevés dans plusieurs groupes de discussion et relevés dans l'enquête post-réunion (voir également manque de communication et de collaboration). Les participants ont déterminé des problèmes tels que :
- Cycles politiques à différents niveaux - défis pour y faire face
- Fréquence des changements de gouvernement - peut perturber la disponibilité des financements et la coordination entre les différents ordres de gouvernement
- Manque de volonté politique
- Absence de priorités : « La biodiversité et le climat figurent souvent au bas de la liste des priorités politiques, les espaces verts urbains ne sont pas considérés comme des zones naturelles importantes! »
- Le lobbying et l'influence sur le gouvernement ne sont pas égalés par les groupes de défense de l'environnement
- Chevauchement des compétences : « Les provinces chargent les municipalités de déterminer les [besoins] en matière de conservation, mais ne leur fournissent pas les outils nécessaires pour le faire » . Et « ... les provinces peuvent accorder des permis pour enlever des zones sans que les municipalités en soient informées »
- Manque d'outils réglementaires et volontaires « ... pour promouvoir la protection et la conservation de la biodiversité, en particulier sur les terres des collectivités locales et des particuliers » .
Obstacles ventilés par secteur
Cette section examine les obstacles par secteur, y compris ceux qui sont communs à tous les domaines (voir également la section manque de communication et de collaboration), ainsi que les défis et considérations supplémentaires spécifiques au secteur, tels qu'ils ont été déterminés par les personnes travaillant dans les différents domaines.
Cette rétroaction provient en grande partie de l'enquête post-réunion, car elle a permis de lier les commentaires aux secteurs cernés, ce qui n'était pas toujours possible lors des séances en petits groupes.
Niveau municipal
Les participants municipaux et les répondants à l'enquête (praticiens et décideurs) ont fortement indiqué un manque/une limitation des ressources et des capacités à leur niveau (y compris le financement, les compétences, le personnel et les outils), ce qui a eu un impact sur le travail des personnes et sa mise en œuvre. Le manque de données nécessaires a également été évoqué, notamment en ce qui concerne le suivi des progrès dans le temps et la mesure du succès.
« Dans les administrations municipales, les plus grands obstacles sont liés à la combinaison de priorités concurrentes, de budgets limités et de l'alignement des objectifs. »
« [Il y a] des pressions concurrentes sur le financement, ce n'est pas toujours une culture de la biodiversité! »
« Traditionnellement, les ressources de la recherche ne sont pas étendues ou priorisées pour la communauté des praticiens. »
« En tant qu'employé municipal, nous sommes accaparés par le quotidien, nous n'avons pas le temps de nous consacrer à la recherche, j'aimerais pouvoir accéder à la recherche! »
D'autres défis ont été soulevés par certains répondants à l'enquête municipale et au cours de plusieurs discussions en petits groupes, notamment les obstacles organisationnels qui concernent le travail des praticiens municipaux et son impact. Les deux questions les plus fréquemment soulevées sont les suivantes :
- L'inertie organisationnelle des collectivités locales et l'aversion au risque de modifier le statu quo en réponse aux recommandations et aux conseils
- Le manque de volonté politique,les dissensions et les conflits - Les municipalités considèrent que les planificateurs de l'environnement font obstacle au développement.
La présence de « gardiens » et de comités de surveillance qui « utilisent les informations des élus » a également été relevée.
« Il existe une grande quantité d'information (pratiques exemplaires) disponible. Les priorités des élus sont la clé des objectifs du travail. S'ils ne voient pas la valeur de la nature urbaine, les aménagements à l'aide de matériaux inertes sont acceptés jusqu'à ce qu'il soit trop tard. »
Quelques répondants municipaux ont fait état de difficultés supplémentaires :
- Le défi de naviguer entre les réglementations et les limitations
- L'absence de mandat des collectivités locales pour travailler sur la biodiversité
- Le retour des règlements (en raison du besoin de logement)
- L'incapacité d'élaborer des politiques qui vont à l'encontre des priorités provinciales, tout en « ... ne sachant pas clairement quelles sont ces priorités »
- L'environnement réactionnaire et les défis en matière de planification prospective, le manque de « temps pour considérer et évaluer quelle recherche serait utile pour soutenir le travail que nous faisons pour protéger l'environnement »
- Les pressions exercées par le développement, y compris le logement, sont élevées sur les terres riches en biodiversité
- La prédominance générale des chercheurs et de la pratique de la recherche sur les praticiens dans l'espace urbain
« De mon point de vue, l'angle urbain doit être occupé par davantage de praticiens et moins axé sur les pratiques académiques. Cela nous aidera à atteindre un espace où l'« urbain » et la « recherche » auront la même pondération. J'avais l'impression que le poids de la recherche était plus important. »
« Les municipalités sont largement orientées vers la fonction et nos activités visent à soutenir et à aider les résidents et les entreprises à prospérer, à faciliter l'accès et la circulation des personnes, tout en protégeant les poissons et la faune, la bonne qualité de l'eau, l'air pur, les températures fraîches, etc. La plupart de nos activités sont réactionnaires, des activités de rattrapage et de sensibilisation. Planifier et envisager les possibilités d'aide de la recherche est un travail important, mais c'est un luxe que d'y consacrer du temps. »
Niveau provincial
Bien que ce secteur ait été moins représenté que d'autres, ce qui a limité le nombre de réponses, plusieurs participants provinciaux et répondants à l'enquête ont relevé certains défis au niveau provincial. L'insuffisance du financement (et le manque de fonds durables) a également été mise en avant à ce niveau. D'autres défis ont été relevés, notamment :
- Les différences de structures juridiques et politiques entre les provinces - et la difficulté d'aligner ces différences pour créer une base de référence et travailler à la réalisation d'un objectif commun.
- Disparité dans la législation - Il a été spécifiquement noté que toutes les provinces n'ont pas de législation pour les espèces en péril.
Niveau fédéral
Les obstacles soulevés par les participants aux réunions et à l'enquête au sein du gouvernement fédéral (y compris les chercheurs et la direction) comprennent le manque de connexions/réseaux, les ressources limitées, les contraintes de financement et le manque de capacité à partager les données. Plusieurs participants ont également souligné le manque de priorité, d'orientation et de soutien de la recherche urbaine au niveau fédéral.
D'autres obstacles ont été relevés par les participants fédéraux :
- Résistance institutionnelle
- Défis en matière de coordination
- Diversité des intérêts des parties prenantes
- Expertise inégale
« Il faut du temps et de la recherche pour construire son propre réseau et comprendre le travail qui est fait dans l'espace et qui est pertinent et opportun. »
« Les liens entre la pollution atmosphérique urbaine et la santé de la faune ont été à peine développés. Au cours de mes 28 années à ECCC, j'ai vu de nombreuses initiatives de recherche justifiées par des raisons de protection des zones vierges (par exemple, l'Arctique), alors que les zones très peuplées n'ont reçu pratiquement aucune orientation formelle du programme. ECCC a privilégié les secteurs d'émissions industrielles au lieu de se concentrer sur les zones à forte densité de population et d'exposition. La réorientation d'une partie au moins de nos travaux vers les zones urbaines est judicieuse en raison du fort potentiel d'exposition humaine et de la protection de la faune et de la flore urbaines mal desservies. »
Milieu universitaire
Le manque de contacts, les limitations en termes de ressources, d'argent et de temps, ainsi que la disponibilité des données ont également été relevés par les universitaires lors des réunions en petits groupes et dans l'enquête post-réunion comme étant des obstacles importants à leur travail. Le domaine de la recherche interdisciplinaire a été évoqué spécifiquement en ce qui concerne le financement, la mise en relation avec les chercheurs nécessaires, tels que les spécialistes des sciences sociales, ainsi que le partage et l'accès aux données. Quelques participants ont fait état de cloisonnements dans la recherche, l'un des universitaires ayant répondu à l'enquête faisant état d'obstacles écologiques, d'une tendance à « ... séparer les impacts de l'urbanisation sur les caractéristiques du paysage des impacts sur l'eau » .Un autre universitaire a souligné le manque de capacité à traduire la recherche en pratique, notant que « les universitaires ne produisent pas de produits qui peuvent être facilement utilisés par les praticiens » . Parmi les autres obstacles spécifiques aux universitaires, citons la stabilité de l'emploi, en particulier dans le cas des chercheurs en début de carrière.
« ... [il existe] un obstacle au financement du développement de la recherche interdisciplinaire (en particulier pour les chercheurs en début de carrière), et les municipalités ont des intérêts différents en matière de soutien à la recherche. »
« L'un des principaux obstacles à l'intégration d'information provenant de diverses disciplines à l'échelle de la ville et de plusieurs villes dans le cadre de mon travail est la disponibilité irrégulière des données provenant de diverses municipalités (compte tenu des progrès considérables réalisés dans l'amélioration des portails de données ouvertes partout) et l'absence de métadonnées (par exemple, l'absence d'horodatage sur les documents d'inventaire des arbres). »
« Mon principal obstacle est le financement de contrepartie (qui, pour moi, provient généralement du CRSNG), la nécessité que la science soit largement applicable au-delà d'une ville donnée et la difficulté de trouver des partenaires pour la recherche dans une ville (étant donné que le personnel municipal a souvent des descriptions de poste qui ne prévoient pas de travailler avec des chercheurs). »
« En tant qu'universitaire en début de carrière, on attend de moi que je change de poste tous les deux ans. »
Secteur sans but lucratif
Les participants et les répondants à l'enquête du secteur sans but lucratif ont également relevé un grand nombre des mêmes défis dans leur propre secteur. Il s'agit notamment du cloisonnement du travail, du manque de connexions nécessaires, du manque de capacité, de ressources et de financement (voir manque de communication et de collaboration; manque de ressources; financement limité). Toutefois, d'autres éléments contextuels ont été pris en compte.
En ce qui concerne l'isolement et le travail en vase clos, plusieurs participants issus d'organisations sans but lucratif ont indiqué qu'il y avait peu d'occasions de travailler dans différents secteurs, en particulier parce qu'ils n'avaient pas de conférences, celles-ci étant principalement destinées aux universitaires, et que cela avait un impact sur leur capacité à se connecter et à partager des connaissances entre les secteurs.
Il a également été noté que les petites organisations sans but lucratif ont du mal à se rapprocher des personnes et des organisations « qui comprennent l'importance des écosystèmes urbains, en particulier lorsqu'ils sont à petite échelle » .
Un manque de capacité des organisations sans but lucratif a également été relevé, et l'un des participants s'est notamment inquiété du fait que « ... cela occupe de l'espace d'avoir à prouver pourquoi le travail est nécessaire, puis de faire le travail » .
« L'écart entre ce que les organisations considèrent comme une priorité et ce qui est financé rend parfois difficile la mise en place d'un programme durable. »
Secteur privé
Très peu de personnes du secteur privé ont répondu à l'enquête (n=3), mais elles ont fait part de leur point de vue sur les obstacles au travail, à savoir les intérêts des parties prenantes, le budget et le fait que leurs connaissances et leur expertise ne sont pas exploitées autant qu'elles pourraient l'être au niveau municipal.
« Les obstacles sont principalement dus au fait que la plupart des parties prenantes veulent rester dans ce qui leur est familier. Il semble qu'il n'y ait pas d'incitation à explorer de nouveaux territoires, de nouvelles personnes, etc. »
« En tant qu'experts en la matière privés, nous sommes souvent limités par le temps. S'il existait des rapports de synthèse de haut niveau ou un accès aux recherches pertinentes dès qu'elles sont disponibles, cela pourrait nous aider à rester au courant des nouveaux résultats de recherche et à les intégrer. »
« Nous avons vu des municipalités répéter des erreurs, car elles n'ont pas toujours la possibilité de tirer des enseignements de l'expérience d'autres municipalités. Nous pouvons apporter une partie de ces connaissances, mais souvent les orientations de haut niveau sont déterminées avant que nous ne soyons impliqués. »
Établir le besoin
Question : Un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine est-il nécessaire?
Les participants aux réunions en petits groupes et les répondants à l'enquête post-réunion, issus de tous les secteurs et de toutes les régions, ont confirmé avec force qu'il était nécessaire de créer un réseau national interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine. La nécessité et la valeur d'un tel réseau ont été fortement soulignées dans tous les secteurs, en particulier en ce qui concerne les aspects interdisciplinaires et de mobilisation. La section suivante met en évidence certaines réponses à cette question, comme exemples de l'intérêt et de l'utilité potentielle dans tous les secteurs.
« Nous disposons de données et de connaissances, mais cela n'aide pas à résoudre des problèmes tels que la perte de biodiversité - nous avons besoin d'une mobilisation pour passer à l'action! »
Milieu universitaire
« Oui, il y a un besoin, car il s'agit d'un sujet complexe aux multiples facettes. »
« Depuis des décennies, en première ligne de la politique et de la gestion, trop d'initiatives de réseau et d'action-gestion-conservation n'ont pas réussi à s'enraciner et à s'inscrire dans la durée. Nous ne cessons de réinventer les mêmes roues.
C'est pourquoi nous avons besoin d'une large coalition transdisciplinaire pour animer la recherche qui nous apporte les meilleures solutions basées sur la nature pour atténuer les impacts des changements climatiques, fournir des services écosystémiques et augmenter la biodiversité dans les espaces urbains et suburbains. En accueillant tout le monde, nous avons plus de chances de pérenniser les actions. »
« Oui, il y a un besoin. Diffusion d'information aux décideurs politiques, aux gestionnaires, aux parties prenantes. »
« Je pense qu'il y a beaucoup d'occasions et de possibilités dans l'espace de recherche autour de l'écologie urbaine et de l'évolution (mon domaine de recherche) et qu'une approche interdisciplinaire serait passionnante à mettre en œuvre. Par exemple, j'adorerais avoir l'occasion d'interagir avec des spécialistes des sciences sociales pour parler de mon projet d'examiner pourquoi et qui nourrit la faune urbaine... Avoir accès à des experts en la matière serait productif. »
« Il y a un réel besoin d'un réseau interdisciplinaire qui facilite la communication et les objectifs communs entre les secteurs. »
« Un réseau pourrait aider à trouver des personnes partageant les mêmes idées avec lesquelles collaborer! »
« Une collaboration efficace et facile entre les partenaires, les parties prenantes, les personnes impliquées dans la prise de décision - je veux voir plus d'échanges d'information à travers le pays! »
Gouvernement fédéral
« Une approche interdisciplinaire peut conduire à des solutions plus complètes et plus innovantes pour relever les défis urbains en intégrant des perspectives et des expertises diverses. »
« Un réseau interdisciplinaire peut réduire les obstacles à la recherche! »
Secteur sans but lucratif
« En tant qu'organisation sans but lucratif de petite taille (moins de 20 personnes), nous avons des difficultés à nous rapprocher des personnes et des organisations qui comprennent l'importance des écosystèmes urbains, en particulier lorsqu'ils sont à petite échelle... il est absolument nécessaire de mettre en place un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine. »
Praticiens municipaux
« Les solutions basées sur la nature peuvent être facilement vendues aux conseils municipaux lorsque la recherche est faite, mais lorsque la recherche est l'élément qui doit être achevé, il est très difficile d'orienter les ressources dans cette direction sans mandats majeurs ou exigences provinciales/fédérales. L'existence d'un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine pourrait être très utile pour promouvoir l'idée de » faire sa part « tout en permettant de trouver, de partager et d'illustrer de manière plus fiable des exemples de projets à valeur ajoutée. »
« Je pense qu'un réseau est nécessaire parce que ces projets impliquent de nombreuses disciplines et que beaucoup d'organisations travaillent isolément sur des problèmes similaires. »
Solutions et résultats
De votre point de vue ou de celui de votre secteur, de quelle manière le réseau pourrait-il s'attaquer à ces obstacles et à ces lacunes? Quel type de tactique de mobilisation de la recherche pourrait-il employer? Quels sont les principaux résultats qu'il pourrait produire?
Les participants à la réunion ont donné moins de réponses concernant les solutions et les résultats (c'est-à-dire la manière dont un réseau pourrait s'attaquer à ces obstacles) que concernant la détermination des défis et des obstacles eux-mêmes (voir la section 2). étant donné que la détermination de solutions est un processus plus réfléchi et plus long, ce résultat n'est pas totalement inattendu. L'enquête post-réunion a fourni une telle occasion et, comme prévu, les réponses à cette question ont été plus complètes par l'intermédiaire de ce canal de rétroaction.
Il convient de noter que quelques participants ont trouvé difficile la nature ouverte de ces questions, déclarant qu'ils ne pouvaient pas trouver de solutions sans avoir une idée plus précise des objectifs de la recherche et des buts spécifiques du réseau.
Faciliter la communication et la collaboration entre les secteurs
La capacité du réseau à renforcer la communication et à faciliter les connexions et la collaboration entre les secteurs a été un thème récurrent dans les salles de réunion ainsi que dans l'enquête post-réunion.
Faire tomber les cloisonnements : Les participants de tous les secteurs se sont fait l'écho de la capacité du réseau à jeter des ponts et à faciliter la communication. Plus précisément, les participants ont indiqué qu'un réseau pourrait aider à coordonner les présentations entre les universités, les organisations et les citoyens/communautés et à établir des équipes interdisciplinaires, à permettre des connexions avec d'autres professionnels et à établir des connexions entre les régions.
Établissement de relations et de confiance : D'une manière générale, les participants se sont montrés enthousiastes quant à la manière dont le réseau pouvait contribuer à créer/valoriser des relations et à établir la confiance, et ont affirmé qu'il s'agissait là d'un aspect important sur lequel il fallait mettre l'accent. Il a également été noté qu'en rassemblant les gens, le réseau pourrait aider à motiver les autres, en pavant la voie au « dur travail de l'espoir » .
Favoriser la collaboration intersectorielle : Les participants ont indiqué que le réseau pourrait permettre une collaboration efficace et aisée entre les secteurs et donner l'occasion de « lancer une recherche collaborative entre des personnes qui ne travaillent normalement pas ensemble » , d'aider à « trouver des collaborateurs ayant une expertise spécifique » et « d'élargir les cercles de relations des personnes établies et de créer des voies d'accès pour les nouvelles personnes » . Un participant à l'enquête a noté que le réseau pourrait servir de plateforme pour les idées; « apprendre où d'autres trouvent des idées et partager des façons inventives de faire de la recherche, entendre ce que d'autres font en partenariat pour générer des idées » . Il a également été noté que le réseau pourrait renforcer la collaboration intersectorielle en facilitant l'accès aux financements et aux programmes.
Le thème le plus important dans ce domaine est celui de la création de liens et de collaborations, etde l'établissement de partenariats entre la recherche/les chercheurs et la pratique/les praticiens.
« J'aimerais qu'une initiative soit mise en place pour réunir ces deux communautés [de chercheurs et de praticiens]. Il est essentiel que la recherche s'appuie sur les besoins des praticiens, donne la priorité à la littérature grise et consacre beaucoup de temps et de ressources à la mobilisation des connaissances dans le secteur au-delà des projets de recherche. »
Pour le milieu universitaire, il a été noté que l'établissement de liens et de collaborations avec des organisations partenaires par l'intermédiaire du réseau pourrait également faciliter leurs recherches et la rédaction de demandes de subventions, ainsi que la diffusion des travaux de recherche.
Il a également été proposé que le réseau fournisse un espace de collaboration par thème, ainsi que par région - potentiellement, en tant que comité regroupant plusieurs administrations.
« ...Le réseau peut également servir à mettre en contact des personnes issues de différents secteurs, organisations ou régions du Canada, ce qui peut contribuer au transfert de connaissances, à la collaboration et à la mise en place de nouvelles initiatives. »
« La collaboration entre institutions peut améliorer les compétences et les capacités des chercheurs, des praticiens et des décideurs politiques grâce au partage de l'apprentissage et des ressources. »
« ...Il serait formidable que les institutions collaborent entre elles, que des équipes interdisciplinaires de différentes institutions travaillent dans les mêmes municipalités et que des conférences soient organisées pour partager les résultats de la recherche et planifier les initiatives futures! »
« ...Le réseau pourrait créer des voix unifiées qui influenceraient les structures juridiques et administratives à tous les niveaux afin de mettre en œuvre des changements et d'agir. »
« Un réseau permettrait aux chercheurs d'entrer en contact avec des praticiens pour 1) communiquer les résultats de leurs travaux, 2) comprendre les problèmes pratiques et les questions qui nécessitent des recherches supplémentaires et 3) établir des relations qui pourraient déboucher sur des partenariats mutuellement bénéfiques à l'avenir. »
« Le réseau pourrait permettre l'émergence de collaborations avec des perspectives différentes; les résultats pourraient inclure une compréhension plus synthétique et plus complète des problèmes et des solutions/capacités nécessaires pour les résoudre. »
Renforcer les liens municipaux
Les participants, en particulier ceux qui travaillent au niveau municipal, ont expliqué que les municipalités ont tendance à agir en parallèle et que le réseau pourrait faciliter les connexions et les consortiums brisant les limites entre les municipalités et les administrations, voire inspirer les conseils municipaux voisins par l'intermédiaire de la « pression intercommunale des pairs » . Les participants ont décrit comment le réseau pourrait permettre de partager les besoins, les leçons apprises, les études de cas ainsi que de relever les chevauchements et les occasions de collaboration (subventions, etc.).
à plus long terme, il a été noté que le réseau pourrait permettre une responsabilisation et une mobilisation du haut vers le bas. Plus précisément, il a été suggéré que le réseau pourrait permettre la communication avec les représentants élus par le biais de délégations ou de comités consultatifs locaux. Il a également été proposé que le réseau permette des partenariats de conservation avec les Premières Nations en fournissant les ressources nécessaires.
Fournir les ressources et les outils nécessaires
Les participants ont avancé de nombreuses idées sur la manière dont les obstacles à la collecte de données et à l'accès à celles-ci pourraient être levés par un réseau. Les participants ont indiqué que le réseau pouvait être utile comme suit :
- Aider à déterminer les données à collecter
- Renforcer la compréhension de l'endroit où accéder aux données - recherche sur la manière dont la recherche se connecte et sur ce qui fonctionne (et comment/où il serait préférable de concentrer les efforts sur l'accès aux données et à la recherche existantes)
- Relever les défis techniques qui ont une incidence sur la disponibilité des données
- Permettre de savoir qui fait quoi et où (y compris clarifier les différents ordres de gouvernement - qui est responsable de quoi, le rôle des municipalités, comment accéder à une université)
- Déterminer les possibilités de partenariat entre la recherche et les pouvoirs publics pour créer de nouvelles connaissances et de nouvelles données
- Améliorer la disponibilité des données relatives à l'environnement et à la biodiversité, en fournissant les pratiques de gestion exemplaire/la normalisation (ce qui pourrait être possible en associant les universités et les autorités locales)
- Intégrer les connaissances et établir une communauté entre les villes, les disciplines et les secteurs
« Le réseau pourrait permettre le partage des ressources, y compris des données, des outils et des infrastructures, ce qui rendrait la recherche et les efforts de mobilisation plus efficaces et plus rentables. »
« En travaillant sur le lien entre la pollution atmosphérique urbaine et la santé de la faune, je me suis rendu compte que certaines sources d'information essentielles n'étaient pas suffisamment exploitées. Par exemple, pour comprendre les dépôts atmosphériques sur les sols, la végétation et les masses d'eau, il faut accéder à des cartes et à des bases de données (par exemple, l'utilisation des sols, le type de sol, les limites des bassins versants, etc.) qui peuvent exister au niveau local, mais ne sont généralement pas disponibles dans le cadre d'exercices d'ouverture des données. Rendre ces informations fondamentales disponibles par l'intermédiaire du partage des données aiderait de nombreux chercheurs à réaliser leurs travaux avec plus d'impact et de pertinence. »
~Chercheuse fédéral
Résultats suggérés*
- Répertoire d'experts locaux : pour aider à orienter les questions et s'assurer que les problèmes sont traités par les personnes compétentes qui peuvent aider
- Bibliothèque avec filtre de recherche pour accéder aux experts et aux études de cas
- Base de données d'initiatives, de projets et de contacts dans les municipalités, base de données de recherche (pouvant inclure des perspectives mondiales)
- Tableau d'affichage des offres d'emploi pour mettre en relation les possibilités avec les personnes, l'argent et les idées
- élaborer des normes pour la collecte, la mesure et la production de données
- Ensemble de données accessibles (par exemple, UWIN)
- Outils de suivi pour les initiatives d'intendance
- Subventions pour soutenir la surveillance et l'accès aux données
- Outils d'accès au financement/pistes pour de nouvelles possibilités de subventions et de recherche
- Partage d'études de cas de différentes régions
*Quelques répondants à l'enquête ont indiqué qu'il faudrait peut-être plus que des outils et que des incitations soutenues étaient également nécessaires pour encourager l'adoption et l'utilisation des outils et les maintenir à jour.
Permettre la mobilisation des connaissances
La mobilisation des connaissances a été un autre thème important axé sur les solutions lors de la réunion et dans l'enquête post-réunion. La mobilisation des connaissances est apparue dans différents contextes de discussion, comme un moyen de s'attaquer efficacement à divers obstacles déterminés. Les participants ont discuté de la manière dont le réseau pourrait servir de plateforme pour présenter les résultats de la recherche, obtenir le soutien du projet et solliciter une action de la part de tous les ordres de gouvernement.
Les participants ont également discuté de la manière dont le réseau pourrait contribuer à traduire la recherche pour la rendre plus accessible, pertinente et utile à d'autres secteurs et groupes, y compris les décideurs municipaux, les praticiens et d'autres personnes travaillant directement sur le terrain avec les communautés, afin d'offrir des possibilités d'apprentissage et d'action dans les zones urbaines.
La capacité du réseau à servir de passerelle vers le grand public a été évoquée à plusieurs reprises. Par exemple, il a été noté que le réseau pourrait contribuer à la traduction et à la diffusion d'information (et d'outils).
L'idée de la coproduction de connaissances a également été soulevée dans plusieurs discussions en petits groupes et dans l'enquête, y compris avec les municipalités et en impliquant les Premières Nations autochtones.
Parallèlement, des questions ont été soulevées sur la manière dont le réseau pourrait atteindre efficacement ces objectifs et sur les personnes chargées de ce travail - « à qui incombe-t-il de traduire la recherche dans d'autres espaces? » , « où sont les points de communication/connexion pour les gens? » En examinant ces questions, l'inquiétude concernant le manque de capacités, tant du côté universitaire que du côté municipal, est réapparue.
« [Le réseau pourrait fournir] des recherches pratiques, simples et faciles à comprendre qui démontre les avantages pour tout le monde! »
« Il est nécessaire de traduire les résultats de la recherche en applications pratiques et en actions. De nombreux travaux de recherche prennent la poussière parce qu'ils ne sont pas pratiques. »
Il est intéressant de noter que, malgré le thème important de la mobilisation des connaissances et l'intérêt de rendre la recherche plus accessible à différents publics, plusieurs universitaires sont restés concentrés sur les publications en tant que résultat principal, déclarant que la production de recherches et de publications évaluées par des pairs serait la plus précieuse et qu'un réseau pourrait fournir les pratiques exemplaires en matière de publication de données. Il a également été noté que le réseau pourrait apporter de la longévité à des projets universitaires à court terme.
Partager les succès... et les échecs
La possibilité pour le réseau de permettre le partage des pratiques exemplaires a été un thème général commun.
Quelques séances en petits groupes ont également discuté de l'importance de partager les échecs, du fait que ces histoires ne sont pas communément partagées, mais qu'elles sont précieuses, car elles fournissent une expérience importante et des leçons apprises. Il a été noté que les réactions négatives aux programmes de mise en œuvre devraient également être considérées comme des domaines d'amélioration et contribuer à définir les prochaines étapes.
Plusieurs participants ont insisté sur l'importance de faire preuve d'humilité dans ce processus, et notamment sur le fait qu'être transparent sur le fait de ne pas avoir toutes les réponses fait partie intégrante du partage des succès.
Stratégies et domaines d'intervention
Les participants ont recommandé diverses approches et stratégies de mobilisation des connaissances, notamment :
- Adopter une approche plus créative - incorporer des approches créatives et artistiques pour impliquer davantage de personnes (question soulevée lors de plusieurs séances en petits groupes)
- Raconter des histoires de manière à ce que les gens écoutent et s'engagent - se concentrer sur les utilisateurs finaux des connaissances
- Partage d'expériences vécues et de l'impact sur la communauté
- Ateliers, formation et sensibilisation pendant les cours sur le terrain
- « Peut-être proposer une variété de stratégies de mobilisation de la recherche - commencer par lister quelques sujets soulevés lors de cette première séance et développer des sous-groupes pour les aborder et qui décideront ensuite de la meilleure tactique pour ce groupe. »
Les domaines d'intervention spécifiques sont les suivants :
- Meilleure compréhension des processus urbains et des zones exposées au risque d'inondation lié aux changements climatiques
- Meilleure connaissance de la manière de maintenir la diversité des espèces en milieu urbain
- Formation pour les protecteurs des cours d'eau urbains (cachés et en surface)
Une série de résultats en matière de mobilisation des connaissances a également été proposée, notamment des webinaires, des conférences (y compris des séances en personne pour entrer en contact avec des collègues de différents secteurs), des événements, des plateformes en ligne (pour partager des études de cas et des expériences), des bulletins d'information (les universitaires partageant les dernières recherches sur la biodiversité urbaine et les praticiens déterminant les recherches nécessaires pour soutenir le financement de leur travail), ainsi que la création de communautés de pratique par domaine.
Cependant, plusieurs personnes interrogées et participants ont également fait une mise en garde : les stratégies de mobilisation des connaissances dépendent fortement du type de recherche sur lequel le réseau se concentrera, des ressources disponibles et du ou des public(s) visé(s).
Dans le même ordre d'idées, les participants ont également formulé des recommandations spécifiques en termes de stratégies de mobilisation des connaissances et de résultats destinés aux décideurs et aux responsables politiques. Il s'agit notamment de ce qui suit :
- Délégations ou présentations aux comités au niveau municipal pour contrer l'inertie organisationnelle et l'aversion pour le risque et passer le cap des gardiens et des comités de surveillance.
- Élaboration de projets en collaboration avec les municipalités afin d'obtenir l'adhésion des décideurs.
- Des recommandations politiques et des documents tels que des mémoires et des synthèses de recherche qui pourraient être présentés à tous les ordres de gouvernement (y compris local) et faire avancer les agendas en matière de conservation et de projets, et aider à établir pourquoi ces espaces sont importants.
- Des rapports (plutôt que des articles scientifiques) que les municipalités peuvent citer, ce qui leur donne de la crédibilité et les aide à faire avancer leur politique.
- Collecte/partage de la recherche universitaire - bibliothèque à guichet unique
- Axé sur les administrations municipales :
- Bibliographies annotées (proposées comme outils utiles, étant donné qu'il n'est pas toujours possible d'avoir accès à des revues évaluées par des pairs)
- Webinaires destinés aux fonctionnaires municipaux « (exemple) pourquoi vous ne devriez pas avoir peur de dépenser de l'argent pour des causes environnementales... »
Soutenir la recherche existante et/ou nouvelle
En discutant de la manière dont le réseau pourrait renforcer ou mobiliser la recherche, les participants ont soulevé la question fondamentale de savoir de quel type de recherche il s'agirait. Plus précisément, les participants ont débattu de la question de savoir si le réseau était le mieux placé pour mobiliser la recherche existante ou s'il devait soutenir quelque chose de complètement nouveau.
Certains participants ont estimé que le réseau serait surtout utile pour repérer, coordonner et mobiliser les recherches et les connaissances déjà en cours. Ils ont souligné la quantité importante de données et de recherches urbaines qui ont été collectées et qui gagneraient à être rendues plus accessibles. Ces participants ont souligné l'importance de repérer et de relier les recherches/travaux existants aux travaux menés au niveau de la communauté, et de prendre en compte la justice environnementale.
« Nous n'avons pas besoin de nouvelles choses, mais plutôt de coordonner ce qui se fait déjà! »
D'autre part, d'autres participants ont indiqué comment le réseau pourrait informer et soutenir de nouvelles recherches (interdisciplinaires). Des idées connexes sont également apparues lors des discussions sur la manière dont le réseau pourrait contribuer à fixer des objectifs et des priorités de recherche et sur le type de lacunes que le réseau pourrait combler en matière de recherche.
« Le réseau pourrait mettre en lumière les recherches pertinentes et nouvelles dans le domaine de l'espace! »
« Le réseau peut aider à déterminer les priorités en milieu urbain, qu'elles soient définies par le public ou par les connaissances scientifiques. Ces priorités peuvent aider à cibler les objectifs de recherche à court terme. Les questions serviront de résultats clés, à la fois pour contribuer à l'élaboration des politiques et potentiellement pour les publications. La connaissance de ces priorités aidera le gouvernement à définir les priorités de financement, mais aussi les universitaires et les autres organismes de recherche à mieux cerner les besoins en matière de recherche et à élaborer des demandes de financement. »
Quelques domaines de recherche spécifiques ont été proposés :
- Les actifs naturels, les infrastructures vertes (y compris l'écologisation des infrastructures grises existantes), les solutions climatiques fondées sur la nature
- Les études interdisciplinaires (par exemple, impacts terre-fleuve-lac); études de l'ensemble du bassin versant et du bassin versant jusqu'au lac ou au système en aval
- Les services écosystémiques et le développement à faible impact
Des suggestions spécifiques ont également été formulées pour combler diverses lacunes en matière de données, en ce qui concerne les points suivants :
- L'échelle spatiale des données - la collecte de données sur la biodiversité à des échelles spatiales plus larges (au-delà des municipalités)
- L'ADN électronique - surveillance à long terme - le manque de capacité et de financement pour la surveillance parmi les universitaires a été noté
- Les données sur l'environnement et la biodiversité : Améliorer la disponibilité pour les autorités locales. Exemple : manque de données sur le débit de l'eau (collectées au niveau fédéral et provincial) dont dépendent les autorités locales.
- Les évaluations de la vulnérabilité socioéconomique et les impacts biologiques-écologiques-évolutifs.
Si la capacité du réseau à soutenir à la fois la recherche existante et la recherche nouvelle n'est pas nécessairement incompatible, elle dépend inévitablement des ressources et du financement (voir également les sections ressources et temps dédié et financement).
Renforcer la sensibilisation, la mobilisation et l'éducation
L'insuffisance ou l'inefficacité de la sensibilisation, de la mobilisation et de l'éducation sont apparues comme des obstacles majeurs dans tous les secteurs (voir insuffisance de la sensibilisation, de la mobilisation et de l’éducation). Les participants ont également fait part de leurs réflexions sur les possibilités offertes par le réseau pour renforcer ces domaines clés
Mobiliser et soutenir les étudiants et les jeunes
Les jeunes et les étudiants ont été perçus comme une partie essentielle du réseau, générant des approches et des idées novatrices et aidant à communiquer et à diffuser plus efficacement l'information. Certains participants ont raconté des histoires concernant des réalisations remarquables d'étudiants dont ils ont été témoins ou des initiatives auxquelles ils ont participé. Les participants ont manifesté un vif intérêt pour le potentiel du réseau à soutenir les étudiants de diverses manières, notamment en finançant les projets de recherche des étudiants diplômés, en facilitant et en maintenant la mobilisation, et en offrant des possibilités de mentorat et de formation (y compris une formation formelle des étudiants pour les aider à s'impliquer dans la science communautaire).
Les participants ont également souligné que le réseau pouvait être une source d'inspiration pour la jeune génération, qu'il pouvait « donner le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand » et que la mobilisation et le mentorat des étudiants pouvaient les aider à comprendre l'impact plus large de leur travail et de leurs contributions à la communauté.
La difficulté de maintenir la mobilisation des jeunes dans les programmes et activités connexes a été soulevée de manière indépendante lors de plusieurs séances en petits groupes, de même que la manière dont le réseau pourrait fournir une voie de soutien pour maintenir l'intérêt. Il a été recommandé de mobiliser les jeunes et les étudiants à un jeune âge (école secondaire, etc.) afin de les sensibiliser aux possibilités qui s'offrent à eux et de faire en sorte que cela devienne « un mode de vie » - en encourageant les pratiques respectueuses de l'environnement. Il a également été noté que l'utilisation des plateformes de médias sociaux peut être utile pour atteindre la prochaine génération (voir également la section milieu universitaire pour une histoire de réussite sur les médias sociaux et la mobilisation des jeunes pour une histoire de réussite sur les médias sociaux et la mobilisation des jeunes).
Sensibilisation à l'environnement
Bien que constamment indiquée comme un domaine nécessitant des améliorations (voir également insuffisance de la sensibilisation, de la mobilisation et de l’éducation), la capacité du réseau à renforcer les efforts de sensibilisation à l'environnement pour les jeunes n'a pas fait l'objet d'un examen approfondi lors des discussions, et peu de solutions ont été proposées par les participants. Cela peut être attribué au fait que le secteur de l'éducation, qui aurait pu fournir des recommandations très utiles dans ce domaine, était peu représenté. Une suggestion a tout de même été émise, qui proposait de « retourner dans les écoles pour donner des cours sur l'environnement local ou des cours de civisme afin que les jeunes s'impliquent davantage dans leur propre municipalité » .
Renforcer la mobilisation et la sensibilisation du public et des communautés
Les participants ont discuté de la manière dont le réseau pourrait contribuer à remédier au manque de mobilisation des communautés et du grand public (voir insuffisance de la sensibilisation, de la mobilisation et de l’éducation), et du fait que cette mobilisation était essentielle pour atteindre les objectifs de travail souhaités dans tous les secteurs. Il a été proposé que le réseau serve de plateforme pour offrir davantage d'occasions de sensibilisation du grand public, en commençant par le niveau local. Il a également été noté que le réseau pourrait fournir des communications plus claires au grand public sur une série de sujets, y compris la gouvernance de la ville et les impacts environnementaux de diverses actions. La nécessité de se concentrer sur le point de vue du citoyen et de mobiliser les connaissances sur « ce que nous faisons dans le quartier et pourquoi nous le faisons » , afin d'éviter les malentendus et les réactions négatives potentielles du public à l'égard des actions nécessaires, a également été soulevée.
Parallèlement, certains participants se sont interrogés sur la manière dont le public pourrait être mobilisé de manière efficace, en particulier avec les groupes systématiquement exclus.
« Mon travail principal porte sur la recherche en écologie urbaine, en particulier sur les écosystèmes aquatiques urbains. Les facteurs qui touchent ces systèmes sont variés... Pour traiter et résoudre de nombreux problèmes, nous devons également prendre en compte les sciences sociales, car il est essentiel de comprendre les perceptions et les intérêts du public et de l'éduquer à propos de ces systèmes. Ce n'est qu'en nous engageant auprès du public que nous aurons une chance de réduire la pollution de ces systèmes, l'introduction d'espèces envahissantes, etc. »
Stratégies et résultats
Les outils ou mécanismes destinés à faciliter la communication avec le public ont été jugés importants. Voici quelques exemples concrets :
- Une série de webinaires qui offre une plateforme permettant aux gens de parler des défis environnementaux auxquels ils sont confrontés dans différents domaines, et de souligner comment les gens peuvent participer et quelles actions ils peuvent entreprendre.
- Élaborer des récits destinés au grand public mettant en évidence les avantages connexes et l'impact des actions environnementales sur la collectivité.
Science communautaire
Dans plusieurs salles de réunion, les participants ont discuté de la manière dont un réseau pourrait soutenir la science communautaire. Les participants ont noté qu'une grande quantité de données scientifiques communautaires était actuellement générée, mais qu'une grande partie d'entre elles n'était pas utilisée ou correctement intégrée à la recherche formelle, ce qui entraînait un gaspillage important de données et d'efforts.
Les participants ont indiqué comment le réseau pourrait mieux mobiliser ces données et veiller à ce que les scientifiques des communautés soient conscients des besoins des chercheurs et des pouvoirs publics. Parmi les stratégies recommandées, citons l'organisation d'ateliers ou de programmes avec des groupes environnementaux de base ou des groupes scientifiques communautaires, afin de permettre aux scientifiques de partager leurs méthodes et de veiller à ce que les données collectées soient utiles à tous (y compris aux universitaires) et accessibles à ceux qui en ont besoin.
Il a également été proposé que le réseau engage ou forme des étudiants pour les aider à s'impliquer dans la science communautaire.
« … Il est nécessaire d'intégrer la science communautaire dans la recherche universitaire formelle – nous avons besoin d'un moyen de saisir ce qui se passe dans la science communautaire. Ces voix ne sont pas nécessairement entendues et c'est là que la mobilisation pourrait être utile. »
Recommandations pour un développement réussi du réseau
Les discussions en petits groupes et l'enquête ont permis de dégager toute une série de recommandations, de considérations et de pratiques exemplaires sur la mise en place d'un réseau performant.
Ressources et temps dédié
Certains participants aux réunions et à l'enquête ont vivement recommandé de consacrer du temps et des ressources au développement et à l'entretien du réseau. L'importance du temps et des ressources nécessaires pour coordonner, rassembler les gens et obtenir des financements a été soulignée, ainsi que le fait que cela nécessiterait au moins une personne dédiée, ainsi qu'un personnel dédié pour gérer et maintenir le réseau.
Quelques recommandations spécifiques ont été formulées, notamment celle de permettre différents niveaux de mobilisation et d'implication de la part des membres du réseau, afin qu'ils puissent réfléchir à la manière et au moment d'allouer leur temps, et à la manière dont les membres pourraient commencer à petite échelle - par exemple, avec des parties prenantes et une expertise clés - et s'étoffer au fil du temps.
« Il faut que quelqu'un se consacre à plein temps à la mise en réseau et au financement, en rassemblant des personnes issues d'un large éventail d'organisations - cela demande des ressources et du temps! »
« [...] Besoin d'un personnel dédié à la gestion et à l'organisation du réseau. »
« Rassembler des personnes issues de diverses organisations demande des ressources et du temps - il faut une personne dédiée à cette tâche! »
« Remplir les demandes de subvention ou de financement nécessite une énorme quantité de travail administratif (un travail à temps plein qui n'est pas financé...) »
« [...] Veiller à ce que ce réseau soit doté d'au moins quelques personnes dévouées, qui peuvent y consacrer leur temps, afin que le réseau ne repose pas sur les épaules de bénévoles. »
Financement
Le financement du réseau a fait l'objet de plusieurs discussions, la première portant sur le besoin critique et fondamental de financement pour soutenir le réseau.
Des exemples de programmes de financement spécifiques ont été cités, tels que le programme FONCER du CRSNG, et la nécessité de programmes de financement gouvernementaux tels que les anciens réseaux de centres d'excellence du Canada, qui peuvent favoriser la collaboration entre les chercheurs et les utilisateurs finaux.
L'importance d'obtenir l'adhésion de l'organisation lorsque les ressources financières font défaut a également été soulignée.
Parallèlement, certains participants à la réunion et répondants à l'enquête ont également discuté de la manière dont le réseau pourrait éventuellement soutenir le financement. Par exemple, il a été noté que le réseau pourrait renforcer la collaboration intersectorielle en facilitant l'accès aux financements et aux programmes et en aidant à mobiliser des fonds pour la recherche interdisciplinaire en milieu urbain.
Il a également été proposé que le réseau attire des sources de financement plus importantes et plus diversifiées. Dans le même ordre d'idées, plusieurs participants ont souligné l'importance de disposer d'une combinaison de sources de financement, un « pont entre le CRSNG, le CRSH et les IRSC serait idéal » ... étant donné qu'« aucun modèle n'aborde tous les aspects » . Toutefois, il a également été noté que la combinaison de différentes sources de financement entraînerait une charge de travail administrative et de coordination encore plus importante (voir la section ressources et temps dédié).
« [...] Le financement est une excellente tactique de mobilisation de la recherche pour promouvoir les groupes de recherche interdisciplinaires. C'est particulièrement le cas si le financement est orienté vers la recherche à long terme. »
« [...] Nous avons besoin d'un financement spécifique pour le réseau et ses activités! »
« [...] Le réseau a besoin d'un soutien financier pour réussir! »
Conception du réseau
Pertinence
L'une des recommandations récurrentes lors de la réunion et de l'enquête est l'importance d'une conception minutieuse dans l'établissement du réseau; il s'agit notamment de déterminer en quoi le réseau est unique et d'établir une vision, une mission, un but/une orientation, des objectifs, des buts/des objectifs et des attentes clairs. Quelques recommandations connexes ont été formulées, notamment celle d'être clair sur les termes utilisés (c'est-à-dire de définir précisément des termes clés tels que « urbain » et « interdisciplinaire » ) et d'élaborer un mandat pour aider à maintenir l'attention et à renforcer l'objectif du réseau. Plusieurs points ont également été soulevés concernant la nécessité de déterminer clairement qui sera le public ou l'utilisateur final de la recherche et de réfléchir à ce qui lui serait le plus utile. L'une des suggestions spécifiques concernant l'objectif principal du réseau était d'établir des relations au niveau local.
« ... [Le réseau] doit être soigneusement conçu pour être réellement utile. »
« Nous avons besoin d'une vision claire de ce que nous voulons faire et de la manière dont cela se distingue. »
« La ville est un système complexe. Il faut être précis sur les secteurs de connaissance à intégrer. Lorsque l'on parle de résilience urbaine, par exemple, tous les secteurs du développement durable doivent être pris en compte. »
« La formulation d'objectifs explicites contribuera grandement à ce que les gens intègrent le travail urbain dans leur sphère d'action. »
« Écouter vraiment les personnes sur lesquelles la recherche aura un impact pour savoir ce dont elles ont besoin et ce qui fonctionne pour elles. »
Inclusivité
Les participants à la réunion et les répondants à l'enquête post-réunion ont examiné la composition possible de la gouvernance/leadership du réseau ainsi que la composition du réseau et ont formulé diverses recommandations sur ces deux aspects.
Plusieurs recommandations spécifiques ont été formulées concernant la structure et la direction du réseau, à savoir qu'il ne soit pas hiérarchique et qu'il permette le partage du pouvoir, par opposition aux structures hiérarchiques descendantes qui ont historiquement causé des préjudices et exclu des voix.
L'idée de codirection est apparue dans plusieurs discussions, associant un chercheur à un praticien et, éventuellement, à une organisation sans but lucratif.
L'importance d'une conception inclusive a été systématiquement évoquée. Il s'agissait notamment de veiller à ce que tous les secteurs soient bien représentés et, bien que certains se soient interrogés sur les groupes et les secteurs auxquels le réseau devrait s'étendre (par exemple, devrait-il inclure le grand public?), il semblait y avoir un certain consensus sur le fait que le réseau devrait intégrer des praticiens et des chercheurs.
Il a été noté que le réseau pourrait représenter un échantillon de professionnels et de praticiens (au lieu de mettre l'accent sur les experts) afin d'accroître l'inclusivité et le « principe d'humilité » . L'importance d'inclure des organisations plus petites a également été soulignée.
En outre, il a été recommandé d'assurer un certain niveau de contrôle ou d'implication du gouvernement provincial (par opposition aux autorités locales ou municipales), ainsi que d'impliquer les autorités de conservation (pour aider à assurer la planification au niveau biorégional).
Un répondant municipal a souligné l'importance d'inclure un représentant élu pour aider à défendre les questions.
Les participants ont souligné la nécessité d'inclure dans le réseau des voix diverses, telles que celles des jeunes, des étudiants, des artistes et, surtout, des groupes marginalisés. Cela inclut les voix des populations autochtones (communautés, organisations urbaines et chercheurs) - une priorité qui a été fortement reprise dans tous les secteurs lors des séances en petits groupes. Certains participants se sont interrogés sur la meilleure façon d'y parvenir tout en évitant le symbolisme.
Toutefois, parallèlement, certaines recommandations ont été formulées sur la manière de soutenir efficacement l'inclusivité et la mobilisation générale au sein du réseau :
- « Il faut trouver un équilibre entre les activités en personne et en ligne pour des raisons d'accessibilité et de faisabilité. »
- Assurer une « communication sur TOUS les canaux - rencontrer des gens dans les villes qui veulent défendre la nature là où ils se trouvent! »
- Formation recommandée sur la prise de décision en collaboration (par opposition au modèle hiérarchique traditionnel) : « Upcoming Reconciliation: Journey of our Generation Workshops » proposés par la Quw'utsun' Cultural Connections Society.
L'importance de garantir une capacité intergénérationnelle a également été soulignée dans plusieurs discussions en petits groupes; le réseau devrait également inclure les personnes qui apportent une expérience approfondie à la table - y compris potentiellement le leadership, et l'importance de considérer l'expérience vécue au même titre que les experts en la matière. Il a été noté que ce réseau pourrait être une plateforme d'échange de connaissances entre les jeunes et les personnes en début de carrière et celles qui ont de nombreuses années d'expérience et/ou qui sont à un stade avancé de leur carrière.
Plusieurs participants ont également souligné l'importance de faire preuve de sensibilité et d'humilité pour établir des relations et de la confiance et permettre un changement en profondeur des systèmes.
« Le premier orateur a parlé d'un réseau gouvernemental de personnes importantes - une vision coloniale traditionnelle de la manière dont l'information est partagée - est-ce la répartition correcte du pouvoir que nous devrions viser? »
« Ce réseau a besoin d'un siège pour les praticiens! »
« Nous devons veiller à ce que les voix des Autochtones (et des autres communautés marginalisées) soient intégrées dans ce réseau! »
« Les personnes qui font réellement évoluer les choses et qui mènent des recherches efficaces sont les Premières Nations et les organisations sans but lucratif, car elles ne sont pas soumises aux contraintes du “grand gouvernement” , [l'inclusion] des petites organisations peut être bénéfique. »
« Comment s'assurer que les différentes perspectives sont prises en compte? »
« ¨¨[...] Nous pouvons offrir un espace aux groupes marginalisés pour qu'ils puissent s'exprimer! »
« Nous pouvons construire un réseau qui aggrave la situation et qui instaure une recolonisation si nous ne sommes pas prudents. »
« Les jeunes sont les plus touchés par ce qui va se passer. Ils ont besoin des conseils et des connaissances des aînés. Il est nécessaire de créer un espace où les deux groupes peuvent se connecter et interagir » .
Suivi de l'impact
Les participants à la réunion ont également abordé la question de savoir comment le réseau pourrait évaluer son succès et suivre l'impact qu'il a. Parmi les recommandations formulées à ce sujet, citons :
- Suivi du nombre d'activités de mobilisation en lien avec le projet (IRC)
- Création d'indicateurs de rendement clés (IRC) et d'objectifs en collaboration
- Envisager des mesures au-delà des mesures quantitatives - y compris le bien-être, la dignité et la communauté.
- Gouvernements locaux et Premières Nations : suivre l'impact de l'initiative sur la prise de décision
- Exploiter les médias sociaux - suivre la manière dont les gens sont mobilisés par les communications du réseau
Éviter les redondances et les chevauchements
Conformément aux commentaires sur les obstacles à la connaissance dans leurs domaines de travail respectifs, certains participants à la réunion et répondants à l'enquête ont réitéré l'importance d'éviter les redondances dans l'établissement du réseau - en s'assurant de connaître les autres initiatives et réseaux similaires au Canada et d'harmoniser le travail avec ces groupes. Il a été suggéré que l'établissement du réseau commence par un exercice d'exploration des réseaux existants, des lacunes éventuelles et de la mise en place d'une réponse à ces lacunes.
« [...] Sommes-nous en train de réinventer constamment la roue? Comment améliorer la continuité? »
« Il est important d'évaluer ce que d'autres ont fait dans ce domaine, et le défi consiste à intégrer les efforts du Canada francophone et anglophone. »
Pratiques exemplaires et exemples de réussite
Question complémentaire : Partager les réussites des réseaux de recherche/mobilisation des connaissances - qu'est-ce qui a fonctionné?
Interrogés sur leurs pratiques exemplaires et leurs réussites en matière de création de réseaux, les participants à la réunion et les répondants à l'enquête ont fourni divers exemples de réseaux, de programmes et d'outils réussis dans le domaine de l'urbanisme et de la conservation (voir annexe E : réseaux et programmes et annexe F : outils, catalogues, plateformes de bases de données et ressources supplémentaires).
Exemples de réussite
Certaines réussites ont également été partagées par les participants et les répondants à l'enquête de tous les secteurs et ont été incluses dans cette section. Ces témoignages ont également permis de mettre en évidence la diversité des compétences et l'expérience collective des participants en matière de création de réseaux et de développement d'initiatives et de produits connexes.
Niveau municipal
« La ville de Surrey possède l'une des plus anciennes stratégies de conservation de la biodiversité au Canada, âgée de 10 ans, et est peut-être la première ville à avoir créé un poste dédié à sa mise en œuvre. Il est donc essentiel d'investir dans l'élaboration de la feuille de route, puis d'embaucher quelqu'un pour la mettre en œuvre, afin de la faire progresser.
Retenir les services d'experts internes en la matière au lieu de faire appel à des experts en la matière. De nombreuses administrations locales en Colombie-Britannique exigent des professionnels de l'environnement qualifiés accrédités, en plus des ingénieurs habituels. Plus précisément, il s'agit de professionnels accrédités en biologie ayant une formation en conservation, biodiversité et écologie, comme c'est le cas en C.-B. »
Gouvernements P/T
« En Colombie-Britannique, j'ai créé en 2009 le Forum sur la biodiversité pour les administrations locales (BFF), qui s'est avéré utile pour partager de l'information et relier entre eux les districts régionaux, les municipalités et les zones de la Fiducie des îles. J'aimerais avoir plus de temps et de ressources pour mieux soutenir le forum et développer d'autres outils. Je travaille par exemple sur l'outil de suivi Biodiversity Stewardship Initiatives Map, qui montre les initiatives volontaires en faveur de la biodiversité mises en œuvre dans la province, y compris les outils de planification des autorités locales (en cours d'élaboration).
Pour le BFF, j'ai tendance à limiter les réunions en divisant le groupe en quatre régions; je réunis également l'ensemble du BFF par le biais de webinaires ou d'appels thématiques; j'encourage tout le monde à avoir la possibilité de fournir des mises à jour; je ne réalise pas de procès-verbaux ni de prise de notes afin de permettre des conversations franches et de développer la confiance. »
« J'ai travaillé avec la région du district de Victoria, en Colombie-Britannique, pour mettre au point un outil de cartographie de la vulnérabilité à la chaleur qui intègre de manière exhaustive des informations sur la santé dans une zone géographique très restreinte, ce qui constitue une première au Canada. »
Niveau fédéral
« J'ai maintenant dirigé deux grands projets scientifiques : le rapport sur l'état des connaissances concernant les [composés aromatiques polycycliques] PAC dans l'environnement canadien (PAC SOKR) et l'étude de la pollution atmosphérique hivernale à Toronto (SWAPIT). Dans les deux cas, aucun budget officiel n'était disponible. La participation multipartite a été développée en articulant une vision claire aux partenaires et en cultivant un esprit collectif pour favoriser la collaboration et le partage des données/résultats. »
Milieu universitaire
Au sujet de la mobilisation des étudiants et des outils de médias sociaux
« J'ai précédemment dirigé un réseau stratégique du CRSNG axé sur les services écosystémiques aquatiques. Nous avons eu beaucoup de succès en mobilisant nos étudiants diplômés/post-doctorants pour l'élaboration de courtes vidéos soulignant les questions et la façon dont leur travail abordait des questions importantes liées aux services écosystémiques. Les étudiants ont suivi une formation sur le développement et la production des vidéos à l'époque, ce qui les a considérablement aidés. Toutefois, de nombreux étudiants apprennent par eux-mêmes à produire des vidéos pour les médias sociaux, de sorte qu'une formation n'est pas toujours nécessaire.
Mes étudiants diplômés et moi-même avons travaillé avec les ingénieurs de la ville de Brampton pour développer de courtes vidéos sur les eaux pluviales, la pollution (sel de voirie et autres contaminants) et les impacts sur les cours d'eau urbains. Nous avons passé du temps à travailler avec eux sur le terrain pour tourner les vidéos. Cela faisait partie de leur campagne de médias sociaux pour aider à engager et éduquer le public sur les conséquences des actions potentielles et mieux les relier à leurs espaces verts et bleus urbains locaux. »
« Nous avons obtenu un certain succès avec des conférences locales réunissant des chercheurs qui travaillent sur les étangs urbains et en particulier sur les étangs d'eaux pluviales urbaines. »
Un chercheur universitaire a cité l'une de ses études comme exemple d'une initiative interdisciplinaire réussie qui a donné lieu à une interaction continue avec les décideurs municipaux (le maire de Lincoln, en Ontario) :
« Vasseur, L., B. May, M. Caspell, A. Marino, P. Garg, J. Baker et S. Gauthier. 2022. Using an inverted funnel analogy to develop a theory of change supporting resilient ecosystem-based adaptation in the Great Lakes Basin: a case study of Lincoln, Ontario, Canada. Facets 7: 1348–1366 (accepté sans révision). »
Secteur sans but lucratif
« La Nouvelle-écosse a créé des “coordonnateurs climatiques” qui travaillent avec plusieurs (2 à 5) municipalités pour accélérer les efforts d'adaptation et d'atténuation en matière de changements climatiques. Souvent, une approche systémique doit être utilisée (au niveau du bassin versant ou de la région) pour créer des solutions durables et efficaces. C'est pourquoi de nombreuses municipalités, voire toutes, doivent sérieusement agir ensemble. Par exemple, si un propriétaire côtier installe un mur de pierres et que ses voisins ne le font pas, l'énergie dissipée pendant les ondes de tempête sera dirigée vers la propriété des voisins et ces derniers subiront une érosion plus importante. C'est la réalité, et les voisins poursuivent leurs voisins en justice pour perte de propriété. »
« D'après mon expérience avec le Cornerstone Network de Park People, qui travaille avec des organisations sans but lucratif actives dans de grands parcs urbains à travers le Canada, ce qui fonctionne, c'est la possibilité d'offrir des possibilités flexibles de s'engager, de fournir une variété de ressources pour répondre aux différents besoins du groupe, de fournir davantage de “jumelage” entre pairs afin que les acteurs au sein du réseau puissent encadrer/aider les autres en fonction de leur domaine d'expertise.
Le fait d'avoir des mesures et des objectifs communs a également permis de raconter l'histoire des différents groupes impliqués dans un contexte plus national, de sorte que les membres du groupe ne sont plus des organisations isolées essayant de faire quelque chose d'unique dans leurs propres parcs, mais font partie d'un groupe plus large ayant une portée nationale et des objectifs communs (ce qui donne de la légitimité au travail des plus petites organisations). »
Mobilisation continue
Questions complémentaires : Possibilités de mobilisation
Comme indiqué dans les objectifs, l'un des principaux objectifs de cette séance était d'établir des liens entre les secteurs et les régions. Afin d'explorer la manière dont nous pourrions maintenir ces liens et faciliter la croissance organique du réseau, plusieurs questions ont été incluses dans l'enquête post-réunion sur les moyens de mobilisation préférés pour aller de l'avant.
Les réunions annuelles et la correspondance par courrier électronique sont les options les plus populaires (71 % et 78 % des répondants les considèrent comme importantes et extrêmement importantes, respectivement), suivies par une plateforme gouvernementale (sécurisée) de partage des connaissances en ligne (64 % des répondants). Voir également annexe D : Enquête post-réunion.
Prochaines étapes
Établissement du réseau
La non-réunion et l'enquête post-réunion montrent qu'il existe un fort intérêt pour la création d'un réseau national interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine.
Cette réunion et cette enquête nous ont permis de mieux comprendre les obstacles au travail des personnes dans l'espace urbain, tous secteurs confondus, et la manière dont un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine pourrait s'attaquer à ces obstacles. Nous avons également acquis un certain nombre de recommandations et de pratiques exemplaires concernant la création de réseaux. Tous ces éléments contribueront à l'établissement du réseau.
Les prochaines étapes peuvent être les suivantes :
- Déterminer les principales parties prenantes, dans tous les secteurs et toutes les régions, pour diriger et soutenir la mise en place d'un nouveau réseau de mobilisation de la recherche urbaine et confirmer la capacité de soutien
- Mobiliser les réseaux et organisations existants pour éviter les redondances et permettre une synergie avec les travaux en cours
- Construire un cadre de réseau basé sur les recommandations et les réussites d'autres réseaux et programmes nationaux et appliquer les pratiques exemplaires dans la conception du réseau
- Définir clairement l'objectif, l'orientation et les recherches du réseau
- Définir des mesures de réussite et d'impact
- Explorer et solliciter les mécanismes de financement disponibles
- Poursuite de la mobilisation des parties prenantes et des détenteurs de droits intéressés
Non-réunion – Mise en commun des succès
Étant donné que la non-réunion a atteint ses objectifs, qu'elle a permis de recueillir des renseignements essentiels, de nouer des liens et de favoriser l'échange de connaissances, et qu'elle a été rentable, cette méthodologie sera également diffusée auprès des directions générales d'Environnement et Changement climatique Canada, ainsi que, plus largement, auprès d'autres ministères et agences du gouvernement, afin de promouvoir une approche inclusive et relationnelle de la mobilisation des parties prenantes et une alternative potentielle à des consultations plus formelles.
Remerciements
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont participé à la réunion et qui ont répondu à notre enquête après la réunion. Nous apprécions toutes les contributions et les commentaires réfléchis et complets.
Annexes
Annexe A : Ordre du jour de la réunion
Bienvenue et introductions (30 minutes)
Heure: 12h00-12h30
- Accueil: Dr Liz Girolami (chef de projet), Patrice Simon (directeur général)
- Reconnaissance territoriale: Carmen Watson (co-facilitatrice)
- Engagements communautaires, ordre du jour: Carmen Watson
- Introductions, activité « brise-glace» en mini-séance: Toby Michaud (co-facilitatrice)
Orateur/oratrice principal/e Bloc 1: Inspirer les participants et préparer le terrain (25 minutes)
Heure: 12h30-13h00
- Carmen Watson: Introductions
- Maxime Pedneaud-Jobin: Ex-Maire, ville de Gatineau, Auteur, conférencier.
Sujet: Exploration des perspectives et des défis municipaux - Kamala Todd: Géographe urbain autochtone, réalisatrice de films, planificatrice communautaire. Sujet: Focalisation sur les méthodes relationnelles de travail en commun
Session en petits groupes 1: les obstacles & les défis (40 minutes)
Heure: 13h00-13h40
- Se concentrer sur les obstacles/défis et l'établissement des besoins:
- Quels sont les obstacles et les lacunes que vous rencontrez dans votre travail ?
- Un réseau interdisciplinaire de mobilisation de la recherche urbaine est-il nécessaire?
Pause santé (10 minutes)
Orateur/oratrice principal/e Bloc 2: Inspirer les participants et préparer le terrain (25 minutes)
Heure: 13h50-14h20
- Carmen Watson: Introductions
- Sadhu Johnston: ancien directeur municipal, ville de Vancouver, consultant, spécialiste des villes.
Sujet: Comment les villes peuvent relever les défis. Le pouvoir des réseaux : « The Urban Sustainability Directors Network » - Dr Paul Snelgrove: professeur d'océanographie biologique, L'université Memorial, conseiller scientifique ministériel, ministère des Pêches et des Océans du Canada
Sujet: Les histoires de réussite du réseau: « the Canadian Health Oceans Network» - Dr. Trish O'Kane: Professeur, l'Université du Vermont, éducatrice en environnement, auteure.
Sujet: éducation à l'environnement, plaidoyer et action au niveau communautaire
Session en petits groupes 2: les solutions & les extrants (40 minutes)
Heure: 14h20- 15h00
- Se concentrer sur les solutions et les extrants:
- De votre point de vue/de celui de votre secteur, de quelle manière un réseau pourrait-il s'attaquer à ces obstacles et à ces lacunes?
- Quel type de tactique de mobilisation de la recherche pourrait-il employer?
- Quels sont les principaux résultats qu'il pourrait générer?
- Suivi: Partager les réussites des réseaux de recherche/mobilisation des connaissances - qu'est-ce qui a fonctionné?
Compte rendu et conclusion (10 minutes)
Heure: 15h00- 15h10
- Carmen Watson, Toby Michaud, Liz Girolami, Patrice Simon (directeur général): Prochaines étapes, points d'action
Annexe B : Orateurs principaux et oratrices principales
Dr Paul Snelgrove
Dr Paul Snelgrove est professeur de recherche en sciences océaniques et en biologie à l'Université Memorial de Terre-Neuve.
De 2008 à 2021, il a dirigé le « Canadian Healthy Oceans Network » (CRSNG), un réseau national de recherche en faveur de la durabilité des océans. Il est actuellement directeur scientifique associé de l'« Ocean Frontier Institute » Dr Snelgrove a dirigé la synthèse du programme de recensement international de la vie marine et a été membre de son comité directeur scientifique. En 2020, il a été nommé conseiller scientifique auprès de Pêches et Océans Canada. Dr Snelgrove a publié de nombreux articles de journaux, des chapitres de livres et plusieurs ouvrages sur ses recherches concernant le maintien de la biodiversité marine et le fonctionnement des océans du Canada.
Dr Trish O'Kane
Dr Trish O'Kane est professeur à l'université du Vermont à Burlington (Vermont) où elle intègre la justice sociale dans l'ornithologie par le biais de son cours« Birding to Change the World» . Dans ce cours basé sur la communauté, elle associe des étudiants de l'université à des enfants de la région en tant que mentors. Les mentors universitaires enseignent les oiseaux à leurs jeunes« co-explorateurs» , et les enfants enseignent la vie à leurs mentors universitaires. Dr O'Kane a obtenu son doctorat à l'université du Wisconsin-Madison. Elle est également l'auteur de Birding to Change the World: A Memoir (HarperCollins-ECCO, 2024). Ancienne journaliste spécialisée dans les droits de l'homme en Amérique centrale et dans le Sud profond, elle a écrit pour le New York Times, Time et le San Francisco Chronicle.
Maxime Pedneaud-Jobin
Maxime Pedneaud-Jobin est un citoyen engagé, auteur, conférencier et ancien maire de Gatineau (2013-2021). Sous sa direction, tout en faisant face à une série de crises liées au climat, M. Pedneaud-Jobin a mis en œuvre une série de politiques, d'accords et de stratégies novateurs qui ont contribué à définir le nouveau rôle des villes, notamment en ce qui concerne l'économie sociale, l'itinérance, la lutte contre le changement climatique, l'égalité, la gestion des déchets et la révision de la réglementation en matière d'urbanisme. En 2021, Gatineau a été classée parmi les villes les plus cyclables du Canada. Avant de se lancer en politique, M. Pedneaud-Jobin a contribué à la relance de la Laiterie de l'Outaouais, un projet d'économie sociale qui a mobilisé toute la région. Il est titulaire d'une maîtrise en développement régional de l'Université du Québec en Outaouais. En 2020, il a publié Passer de la ville à la cité, faire place à la participation citoyenne, l'expérience de Gatineau.
Kamala Todd
Kamala Todd est une mère Métisse et Cree, urbaniste, cinéaste, conservatrice et éducatrice. Elle est titulaire d'une maîtrise en géographie urbaine de l'Université de la Colombie-Britannique et travaille à l'intersection du cinéma et de l'urbanisme, en vue de décoloniser la ville. Kamala a été la première planificatrice des arts et de la culture indigènes de la ville de Vancouver et elle est professeur associé de pratique professionnelle à l'USF (études urbaines). Elle a fait partie de l'équipe qui a créé la stratégie UNDRIP de Vancouver et travaille comme conseillère auprès des municipalités sur les relations avec les autochtones. La société de production médiatique de Kamala est«Indigenous City Media» , et elle a à son actif de nombreux films. En mai 2024, Kamala a été sélectionnée pour la résidence« Indigenous Arts : Story Sharing» au centre Banff. Elle collabore à la recherche sur le projet SAGA, un projet international qui étudie les langues autres que l'anglais en matière de durabilité.
Sadhu Johnston
Sadhu Johnston est consultant et spécialiste des villes. Il a été directeur municipal de Vancouver de 2016 à 2021 où il était responsable de la gestion des opérations de la ville. à ce titre, il a été le fer de lance de nombreuses initiatives visant à résoudre les problèmes croissants de logement, de sans-abrisme et de changement climatique à Vancouver. Il s'est fortement impliqué dans les initiatives et les efforts de la ville de la réconciliation. Avant d'occuper ce poste, il a été directeur municipal adjoint de Vancouver de 2009 à 2016, où il a supervisé le plan d'action de la ville la plus verte. Auparavant, M. Johnston a été directeur de l'environnement de Chicago et chef de cabinet adjoint du maire de Chicago, où il a dirigé l'élaboration du premier plan d'action climatique d'une grande ville nord-américaine. Il est coauteur du« Guide to Greening Cities» publié par Island Press en 2013 et cofondateur du réseau« Urban Sustainability Directors Network» .
Annexe C : Composition du comité directeur
Composition au moment de la non-réunion - septembre 2024.
| Nom | Poste | Organisation | Secteur |
|---|---|---|---|
| Pamela Zevit | Planificatrice de la biodiversité municipale | Ville de Surrey | Municipale |
| Lorien Nesbitt | Professeur adjointe | Le département de la gestion des ressources forestières, Université de la Colombie-Britannique | Universitaire |
| Jo Fitzgibbons | Candidat au doctorat (Labo Kai Chan), et planificatrice de parcs municipaux à temps partiel | Institut des ressources, de l'environnement et de la durabilité à l'Université de Colombie-Britannique | Universitaire |
| Jovana Olson | Professeur de sciences au lycée et responsable du programme d'études | Ottawa Carleton District School Board | éducation |
| Dawn Bazely | Professeur | Le département de biologie, Université de York | Universitaire |
| Dylan Rawlyk | Gestionnaire organisateur | Nature Canada | Sans but lucratif |
| Kamala Todd | Mère Métisse et Cree, urbaniste, cinéaste, conservatrice et éducatrice | Université Simon Fraser (études urbaines) | Municipale, universitaire |
| Nyssa Trip | Chercheuse en début de carrière | Université de York | Universitaire |
| Craig Busch | Planificateur de l'action climatique municipale | Ville de Surrey | Municipale |
| Kiyoko Gotanda | Professeur adjointe | Département des sciences biologiques, l'Université Brock | Universitaire |
| Andrea Norris | Gestionnaire par intérim, division des sciences autochtones | Environnement et changement climatique Canada | Fédéral |
| Manvi Bhalla | Présidente, cofondatrice de « Shake Up the Establishment » , étudiante diplômée, chercheuse en santé | Université de la Colombie-Britannique, Shake UP the Establishment | Youth-based organization, Universitaire |
| Joscelyn Coolican | Conseillère principale, responsable du secteur du développement urbain, Service canadien de la faune | Environnement et changement climatique Canada | Fédéral |
| Pam Lovelace | Conseillère de ville | Ville de Halifax | Municipale, universitaire |
| Lynn Campbell | Spécialiste de la conservation et de l'intendance, Ministère provincial de l'eau, des terres et de la gestion des ressources | Gouvernement de la Colombie-Britannique | Provincial |
| Carly Ziter | Professeur adjointe | Université Concordia | Universitaire |
| Nicola Radatus-Smith | MSc - jeune diplômée, chercheuse, coordinatrice des politiques, des communautés et des campagnes | « Shake Up the Establishment » , Université de Toronto | Organisation de jeunes bénévoles, universitaire |
| Shawn Marshall | Responsable scientifique en chef, Direction de la science et de la technologie | Environnement et changement climatique Canada | Fédéral |
| Charles Shulman | Gestionnaire de projet, Programme national des parcs urbains | Parcs Canada | Fédéral |
| Kasia Tolwinski | Analyste des politiques, équipe de foresterie urbaine | Ressources naturelles Canada | Fédéral |
| Stephanie Prince Ware | Chercheuse principale, professeur adjointe | Agence de la santé publique du Canada, Université d'Ottawa | Fédéral, Universitaire |
| Kaylee Byers | Professeur adjointe, Communicatrice scientifique; directrice adjointe du nœud de la Colombie-Britannique de la Coopérative canadienne pour la santé de la faune | Sciences de la santé, Université Simon Fraser | Universitaire |
| Barbara Frei | Chercheuse scientifique, Direction des sciences de la faune et du paysage | Environnement et changement climatique Canada | Fédéral |
| Sue Arndt | Directrice de programme | Park People | Sans but lucratif |
| Markey Johnson | Chercheuse, Division des sciences de la pollution atmosphérique et de l'exposition, Bureau de la qualité de l'eau et de l'air | Santé Canada | Fédéral |
| Don Carruthers Den Hoed | Associé de recherche, UBC Institute for Resources, Environnement and Durabilité, responsable de la« Canadian Parks, Protected and Conserved Areas Leadership Collective» (CPCCL) | Institut des ressources, de l'environnement et de la durabilité à l'Université de Colombie-Britannique | Universitaire |
| Ian Napish | Analyste politique, Division de la science autochtone | Environnement et changement climatique Canada | Fédéral |
Annexe D : Enquête post-réunion
Commentaires sur la séance
Question 1 : J'ai trouvé la réunion utile :
Fortement en désaccord : 6%
Pas du tout d'accord : 0%
Plutôt pas d'accord : 6%
Ni d'accord ni en désaccord : 7%
Plutôt d'accord : 20%
D'accord : 44%
Tout à fait d'accord : 17%
Question 2 : J'ai apprécié le format dynamique de la réunion :
Fortement en désaccord : 4%
Pas du tout d'accord : 2%
Plutôt pas d'accord : 8%
Ni d'accord ni en désaccord : 4%
Plutôt d'accord : 17%
D'accord : 33%
Tout à fait d'accord : 33%
Question 3 : J'ai appris quelque chose de nouveau :
Fortement en désaccord : 2%
Pas du tout d'accord : 2%
Plutôt pas d'accord : 2%
Ni d'accord ni en désaccord : 11%
Plutôt d'accord : 17%
D'accord : 39%
Tout à fait d'accord : 28%
Question 4 : J'ai eu l'occasion d'entrer en contact avec une nouvelle personne :
Fortement en désaccord : 2%
Pas du tout d'accord : 0%
Plutôt pas d'accord : 4%
Ni d'accord ni en désaccord : 17%
Plutôt d'accord : 19%
D'accord : 26%
Tout à fait d'accord : 33%
Moyens de poursuivre la mobilisation
Question 5 : Réunions annuelles ou semestrielles :
Pas du tout important : 2%
Pas très important : 0%
Légèrement important : 11%
Moyennement important : 16%
Important : 31%
Très important : 27%
Extrêmement important : 13%
Question 6 : Discussions informelles mensuelles/bimensuelles dans des cafés virtuels :
Pas du tout important : 2%
Pas très important : 20%
Légèrement important : 9%
Moyennement important : 31%
Important : 25%
Très important : 5%
Extrêmement important : 7%
Question 7 : Plateforme gouvernementale en ligne pour la mise en commun des connaissances :
Pas du tout important : 4%
Pas très important : 2%
Légèrement important : 5%
Moyennement important : 25%
Important : 27%
Très important : 24%
Extrêmement important : 13%
Question 8 : Plateforme de messagerie en ligne - Slack :
Pas du tout important : 4%
Pas très important : 28%
Légèrement important : 13%
Moyennement important : 26%
Important : 22%
Très important : 6%
Extrêmement important : 2%
Question 9 : Correspondance par courriel :
Pas du tout important : 2%
Pas très important : 4%
Légèrement important : 7%
Moyennement important : 9%
Important : 35%
Très important : 26%
Extrêmement important : 17%
Veuillez sélectionner le(s) rôle(s) souhaité(s) et indiquer votre nom et vos coordonnées dans l'espace prévu à cet effet.
Poste de direction (par exemple, directeur/directrice, responsable de thème, à déterminer) : 28%
Bailleur potential : 0%
Membre du comité directeur du réseau : 45%
Conseiller/ conseillère (consulté/e selon les besoins) : 59%
Autre : 31%
Rester informé : Je souhaite recevoir par courrier électronique des mises à jour sur l'évolution de cette initiative :
100 % des personnes interrogées choisissent de participer.
Annexe E : Réseaux et programmes
Niveau national
- Programme« Ville amie des oiseaux » géré par Nature Canada : Un exemple d'établissement de réseaux fructueux (comprenant des décideurs municipaux, des groupes de protection de la nature et d'autres groupes communautaires en partenariat avec Nature Canada), qui ont des communautés de pratique à l'échelle du Canada.
- Programme CommuNature géré par Nature Canada, qui travaille avec des partenaires régionaux pour aider les Canadiens à se rapprocher de la nature, en se concentrant sur les jeunes et les communautés marginalisées.
- Le Canadian Centre for Evidence-based Conservation (CEBC) de l'Université Carleton (l'un des six centres mondiaux de la Collaboration for Environmental Evidence, et le seul basé en Amérique du Nord). Le centre effectue des synthèses de données probantes afin de soutenir la prise de décision fondée sur des données probantes et l'élaboration de politiques concernant les mesures de conservation. Le CEBC de Carleton est composé d'universitaires et d'étudiants spécialisés dans la conservation et la gestion de l'environnement. Il a été noté qu'il pourrait s'agir d'un modèle potentiel pour le réseau.
- Fédération canadienne de la faune (FCF) : Une organisation sans but lucratif dédiée à la conservation de la faune et des milieux naturels qui comprend « un énorme réseau de bénévoles qui participent à des activités de conservation » .
- Réseau Ontario Nature : Composé de 150 groupes locaux de protection de la nature, ce groupe mène des initiatives de protection de la nature au niveau local et s'engage auprès des décideurs provinciaux.
- Réseau Nos eaux vitales, un réseau collaboratif d'organisations dont l'objectif est de protéger les eaux du Canada et de faire en sorte que « toutes les eaux soient en bonne santé d'ici 2030 » .
- Réseau d'apprentissage par les pairs (PLN) du Planning Institute de la Colombie-Britannique : Partenariat avec le ministère du Logement de la Colombie-Britannique pour soutenir le personnel des collectivités locales avec leurs homologues provinciaux, afin de permettre le partage des connaissances, de l'expérience et des pratiques exemplaires, et de recevoir une formation ciblée, liée à l'examen du processus d'approbation des projets de développement de la province.
- Jardin xʷc̓ic̓əsəm : Jardin autochtone urbain à Vancouver qui fait de la sensibilisation auprès des jeunes avec des artistes. Un bon exemple d'intégration du savoir autochtone, des arts et de la mobilisation des jeunes.
- Groupe de travail des collectivités locales sur les espèces et les écosystèmes en péril : Ce groupe est en place depuis 2009 et se compose d'un ensemble d'employés des administrations municipales, régionales et provinciales qui travaillent ensemble pour trouver des moyens de protéger les espèces et les écosystèmes en péril sur les terrains privés et les terrains des administrations locales.
- Sustainable Neighourhoods ActionPlan (SNAP) : Programme développé par l'Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA) pour aider les municipalités « ... à améliorer leur efficacité, à obtenir un fort soutien de la communauté et à établir des partenariats de mise en œuvre pour un large éventail d'initiatives dans les domaines public et privé » . Il vise à relever les défis urbains en « intégrant les améliorations environnementales, la mobilisation communautaire et les partenariats locaux » .
- Partnership for Water Sustainability in BC est une société sans but lucratif qui sert de pont entre les administrations locales et provinciales et vise à promouvoir des stratégies qui intègrent les décisions relatives à l'utilisation des terres et à la conservation avec des résultats en matière de durabilité de l'eau. Il s'agit d'un groupe intergénérationnel qui met fortement l'accent sur l'établissement de partenariats et le soutien à ses partenaires. Un participant a décrit le programme d'ambassadeurs de ce groupe, qui repère les personnes importantes pour le réseau et les reconnaît publiquement, et a expliqué à quel point ce programme était une source d'inspiration et de succès.
- Clubs de naturalistes : Un participant a noté que ces clubs pourraient être « ... un bon endroit pour chercher des réseaux établis de membres de la communauté et d'experts » .
Niveau international
- Le réseau mondial Biophilic cities s'associe à un réseau de villes, d'universitaires et de militants pour « faire comprendre la valeur et la contribution de la nature dans les villes à la vie des citadins » . Les villes canadiennes partenaires sont Edmonton et Toronto.
- Urban Wildlife Information Network (réseau privé, aucune autre information disponible sur le site)
Annexe F : Outils, catalogues, plateformes de bases de données et ressources supplémentaires
- Ecocat : Catalogue de rapports écologiques. Un catalogue en ligne qui donne accès aux activités écologiques en Colombie-Britannique, ainsi qu'aux cartes, aux ensembles de données et aux inventaires publiés. Comme l'a noté un participant : « Vous pouvez rechercher des rapports par mot-clé et par carte afin de trouver des informations relatives à l'écosystème qui vous intéresse... il est intéressant de disposer d'un entrepôt à long terme... bien qu'il soit principalement limité à la biologie de la faune et à l'hydrologie des bassins hydrographiques » .
- Lacs vivants Canada - Centre d'information sur l'eau du bassin de la rivière Columbia : Une plateforme centrale où les données sur l'eau sont facilement accessibles à tous ceux qui en ont besoin, y compris les décideurs, les chercheurs, les étudiants, les bénévoles de la communauté, les professionnels et le public. Un des répondants a indiqué qu'il « ... a fait un excellent travail pour rassembler l'information sur le bassin du Columbia » .
- Atelier sur les compétences en matière d'impact de la recherche organisé par les services et ressources de traduction et de transfert des connaissances de l'Université de Guelph. Un atelier axé sur le renforcement des compétences en matière de mobilisation des connaissances, y compris la communication et la mobilisation efficaces en matière de recherche auprès de publics non universitaires, y compris les décideurs, l'industrie et le public.
- Ateliers proposés par la Quw'utsun' Cultural Connections Society : Formation recommandée sur la prise de décision en collaboration (par opposition au modèle hiérarchique traditionnel).
- Projet coopératif d'information et de diffusion de données StreamNet qui assure la surveillance de la qualité de l'eau et des cours d'eau au niveau communautaire.
- Collectif sur les phryganes : Un projet scientifique communautaire qui visait à étudier les influences régionales sur les réponses de la phrygane des ruisseaux à l'urbanisation au Canada et aux états-Unis. Il s'agissait d'un projet mené par des bénévoles, qui s'est avéré très efficace pour collecter des données à une grande échelle spatiale.