L’utilisation des données sur l’apport alimentaire dans les évaluations d’exposition alimentaire au sein de Santé Canada : pratiques actuelles, défis et perspectives

vignette

Télécharger le format de rechange
(Format PDF, 900 Ko, 36 pages)

Organisation : Santé Canada

Publiée : 2019-01-08

Cat. : H129-93/2018F-PDF

ISBN : 978-0-660-27383-9

Préparé par le Groupe de travail sur l'évaluation scientifique des risques Groupe de travail sur l'apport alimentaire

  • Danielle Brulé, Bureau de la surveillance des aliments et de l'intégration scientifique, Direction des aliments, DGPSA
  • Constance Nana, Bureau de la surveillance des aliments et de l'intégration scientifique, Direction des aliments, DGPSA
  • Julie Ennis, Bureau de la surveillance des aliments et de l'intégration scientifique, Direction des aliments, DGPSA
  • Belinda Lo, Bureau d'évaluation du risque des substances existantes, Direction de la sécurité des milieux, DGSESC
  • Eric Lévêque, Direction de l'évaluation sanitaire, ARLA
  • Pierre Brassard, Direction de l'évaluation sanitaire, ARLA

Réviseurs

  • Tara Bower, Bureau des politiques scientifiques, liaison et coordination, Direction des sciences de la santé environnementale et de la radioprotection, DGSESC
  • Song Gao, Direction de l'évaluation sanitaire, ARLA Trevor Satchwill, Direction de l'évaluation sanitaire, ARLA

Table des matières

Acronymes

ACIA
Agence canadienne d'inspection des aliments
ARLA
Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
BSAIS
Bureau de la surveillance des aliments et de l'intégration scientifique
CSFII
Continuous Survey of Food Intakes by Individuals
DA
Direction des aliments
DGPSA
Direction générale des produits de santé et des aliments
DGSESC
Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs
DSM
Direction de la sécurité des milieux
EAT
Étude sur l'alimentation totale
ESR
Évaluation scientifique des risques
ESCC
Enquête sur la santé des collectivités canadiennes
FDA des É.-U.
Food and Drug Administration des États-Unis
GTESR
Groupe de travail sur l'évaluation scientifique des risques
NHANES
National Health and Nutrition Examination Survey
PCN
Programme des contaminants nordiques
QFCA
Questionnaire sur la fréquence de consommation des aliments
R
Application pour les analyses statistiques (ligne de commande)
S-PLUS
Application pour les analyses statistiques (langage GUI)
SAS
Statistical Analysis System
SC
Santé Canada
SIAD
Système d'information et d'accès aux données (géré par la Direction générale de la politique stratégique de Santé Canada)
SIDE
Software for Intake Distribution Estimation
SPSS
Statistical Package for the Social Sciences
TCA
Tableau de la consommation des aliments
USDA
Ministère de l'Agriculture des États-Unis

Résumé

Il est reconnu que la nourriture est un important facteur de risques biologiques, chimiques et physiques pour la santé humaine. Les données sur l'apport alimentaire sont donc nécessaires pour toute la gamme des activités d'évaluation des risques et de la sécurité menées à tous les paliers de Santé Canada. Le groupe de travail du Projet sur l'apport alimentaire pour l'évaluation scientifique des risques a été mis de l'avant pour donner une vue d'ensemble de l'utilisation interministérielle des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire et recueillir des suggestions pour l'établissement de pratiques exemplaires. L'évaluation d'exposition alimentaire est pertinente pour de nombreuses organisations au sein du Ministère. Avec le grand nombre de substances/denrées agricoles/produits alimentaires à évaluer, la population d'intérêt et tous les types dévaluations d'exposition nécessaires, les organisations ont toutes des exigences particulières lorsqu'il est question des bases de données de l'apport alimentaire. Nous savons qu'elles utilisent des bases de données canadiennes et internationales répertoriées. Toutefois, il n'existe aucune base de données nationale sur la consommation alimentaire qui répond aux exigences particulières pour la réalisation d'évaluations pour l'ensemble des organisations. Par conséquent, les évaluateurs de risques doivent souvent utiliser plusieurs bases de données pour faire leurs évaluations. À ceci s'ajoutent d'autres entraves, telles l'accès aux renseignements nécessaires, aux outils informatiques  et aux ressources pour la sélection et l'intégration pertinentes des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition. À la lumière des résultats du sondage, un accès à différents ensembles de données sur l'apport alimentaire pour l'ensemble des organisations du Ministère serait acceptable et répondrait aux exigences organisationnelles. Le Groupe de travail sur l'apport alimentaire suggère plusieurs mesures à court, moyen et long terme pour améliorer et harmoniser les pratiques actuelles en misant sur l'augmentation de la sensibilisation et des connaissances des utilisateurs quant aux sources de données disponibles, le développement des futures enquêtes sur la consommation alimentaire et sur la qualité des données nationales sur l'apport alimentaire existantes (par exemple celles de l'enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, cycle 2.2, 2004).

1. Contexte

Santé Canada (SC) est le ministère fédéral responsable d'aider les Canadiennes et les Canadiens à préserver leur état de santé et à l'améliorer. Pour soutenir ce mandat et protéger la santé des Canadiens, l'évaluation des risques pour la santé humaine est essentielle au sein du Ministère. Il est reconnu que la nourriture est un important facteur de risques biologiques, chimiques et physiques pour la santé humaine. Les données sur l'apport alimentaire sont donc nécessaires pour toute la gamme des activités d'évaluation des risques et de la sécurité menées à tous les paliers de Santé Canada.

Le Groupe de travail de SC sur l'évaluation scientifique des risques (GTESR) est une équipe interministérielle avec le mandat d'améliorer le partage d'information et consolider la coordination et la pertinence des évaluations scientifiques des risques (ESR) à l'échelle de SC. Les principaux objectifs du GTESR sont : aborder des enjeux trans-sectoriels complexes en matière de ESR en plus de composer une communauté ministérielle d'évaluateurs de risques et d'étudier les points de vue divergents sur le sujet. Ce projet fait partie des priorités du GTESR.

Il a été développé pour donner une vue d'ensemble de l'utilisation interministérielle des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire et recueillir des suggestions pour l'établissement de pratiques exemplaires. L'initiative a été mise en œuvre sous la direction du Bureau de la surveillance des aliments et de l'intégration scientifique (BSAIS) de la Direction des aliments (DA) avec la participation active des membres d'équipes connexes (l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) et la Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs  (DGSESC)).

1.1 Objectif

Les principales cibles de ce document sont les programmes d'évaluation des risques de SC, qui utilisent des données d'apport alimentaire dans leurs évaluations des risques. Pour augmenter la sensibilisation et les connaissances des utilisateurs quant aux sources de données alimentaires disponibles, le projet a permis la documentation des forces et des limites des sources les plus utilisées de données sur l'apport alimentaire (telles que précisées par les utilisateurs) en plus de faire état des outils et des méthodes statistiques actuellement utilisés. Le présent rapport comprend aussi des limites avec lesquelles les évaluateurs de SC doivent composer dans la détermination de l'exposition de substances liés aux aliments et qui permettent de faire la lumière sur les défis d'une approche harmonisée pour l'utilisation des données sur l'apport alimentaire. Le Groupe de travail a également fait des suggestions pour améliorer les pratiques actuelles.

1.2 Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques comprenaient :

  • Cibler et décrire des données potentielles et disponibles sur l'apport alimentaire canadiennes/internationales utiles pour l'exposition alimentaire aux dangers pour la santé humaine.
  • Analyser et documenter les différences dans les limites et forces des données sur l'apport alimentaire rapportées par les utilisateurs en plus de faire le suivi des différentes approches utilisées pour les évaluations d'exposition alimentaire à l'échelle de SC.
  • Étudier les liens avec des sources de données et des approches issues d'autres pays.
  • Cibler des occasions pour harmoniser l'utilisation des données sur l'apport alimentaire dans le cadre des évaluations d'exposition alimentaire à l'échelle de SC.

2. Vue d'ensemble sur l'utilisation des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations des risques

Les ESR reposent sur la détermination et la caractérisation des dangers, l'évaluation de l'ampleur de l'exposition aux dangers (portée, fréquence, durée, voie) et sur la caractérisation des risquesNote de bas de page 1. Les évaluations d'exposition alimentaire varient en fonction des estimations quant aux apports alimentaires d'une population donnée, qui sont généralement issues de déclarations personnelles, y compris les rappels de 24 heures, les questionnaires sur la fréquence de consommation des aliments et les relevés alimentaires. Il est reconnu que les données sur l'apport alimentaire obtenues par déclaration sont propices aux erreurs de mesure. Des pas de géants ont été faits pour réduire les erreurs propres à la collecte et l'analyse des donnéesNote de bas de page 2. Toutefois, il n'existe à l'heure actuelle aucun outil d'évaluation de l'alimentation pour éliminer le biais des enquêtes nationales sur la consommation alimentaire. Les aliments consommés et déclarés peuvent être classés dans différentes catégories aux fins d'analyse (groupes alimentaires, sous-groupes, ingrédients, denrées, niveau de transformation, etc.). Outre les habitudes de consommation, il est essentiel de pouvoir compter sur des renseignements sur les comportements individuels qui dépendent, entre autres, des statuts sociaux/ culturels et économiques.

Les enquêtes sur la consommation alimentaire à grande échelle, l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Nutrition 2004 (ESCC) de Statistique Canada par exempleNote de bas de page 3, permettent aux évaluateurs de faire des évaluations d'exposition alimentaire plus complètes et exhaustives. En fonction de la substance à l'étude, ces enquêtes sur la consommation alimentaire à grande échelle peuvent toutefois présenter des limites en ce qui a trait aux éléments clés du cadre d'évaluation des risques  pour la santé. Par conséquent, les évaluateurs de risques doivent souvent utiliser plusieurs bases de données pour effectuer leurs évaluations. De plus, les évaluateurs de risques et les biostatisticiens ont parfois besoin d'utiliser différentes sources ou types de données sur l'apport alimentaire (par exemple les enquêtes sur la consommation alimentaire, les études de surveillance ciblées, les apports spécifiques de denrées alimentaires à différents niveaux de transformation – grains de blé versus du pain) et diverses analyses statistiques en fonction des différents scénarios d'exposition.

3. Méthodologie

Le groupe de travail a développé un questionnaire de sondage (annexe A) pour recueillir des renseignements auprès des utilisateurs de données sur l'apport alimentaire au sein de SC en lien avec les principaux sujets suivants :

  1. Sources des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire : cette section a permis de recueillir des renseignements sur les principaux utilisateurs des données sur l'apport alimentaire pour les évaluations d'exposition à l'échelle du ministère, sur les principales sources de données alimentaires (enquêtes/études, années de collecte, types et formats de données, fréquences d'utilisation) et sur les opinions des utilisateurs quant aux forces et aux limites de ces sources de données.
  2. Utilisation des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire : cette section a permis d'évaluer les programmes conçus pour l'évaluation d'exposition alimentaire, y compris : si les aliments sont la principale source considérée dans les évaluations de l'organisation, les outils utilisés pour les évaluations, la pertinence des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire et les défis et les enjeux en matière d'évaluation d'exposition alimentaire.

Le questionnaire du sondage comprenait 13 questions allant des cases à cocher à celles nécessitant des réponses élaborées. La dernière question du sondage demandait aux participants de donner un exemple de rapport d'évaluation alimentaire. Pour la collecte de données, le questionnaire a été distribué aux membres du GTESR qui pouvaient, à leur tour, le soumettre aux évaluateurs de risques pertinents. Un total de 14 questionnaires a été rempli, dont 11 pertinents et retenus pour les analyses. Deux questionnaires distincts ont été soumis à un même groupe et les réponses ont été combinées pour éviter la surreprésentation d'une seule organisation; donc un total de 10 répondants fut retenu pour l'analyse des résultats. Vous trouverez une liste des organisations et les rôles des participants à l'annexe B.

4. Résultats et discussions

4.1 Sources des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire

Les résultats de l'enquête menée en juillet 2011 ont montré que les évaluateurs de risques utilisent un grand éventail de sources de données alimentaires dans un contexte d'évaluation d'exposition à l'échelle de SC (tableau 1). On demandait aux participants de classer leurs sources de choix (1re, 2e, 3e et 4e). Le tableau 1 comprend les renseignements sur les 1er et 2e choix de sources de 10 participants.

Figure 1 : Enquête sur la consommation alimentaire et la nutrition/enquête utilisée pour les évaluations d'exposition alimentaire

figure 1

Abréviations : PCN= Programme des contaminants nordiques; US-FDA= United States Food and Drug Administration; DMV= Direction des médicaments vétérinaires

*  Comprend une réponse pour la « Compendium of Canadian Human Exposure Factors for Risk Assessment (Richardson, 1997) » qui présente des résultats de l'Enquête Nutrition Canada.

** La DMV utilise des données de consommation alimentaire de référence
Direction des médicaments vétérinaires. Ligne directrice à l'intention de l'industrie sur la préparation des présentations de nouvelles drogues vétérinaires. 2007.

Équivalent textuel

La figure 1 est une présentation graphique des résultats du sondage, que l’on retrouve dans la section 4.1 Sources des Données sur l’Apport Alimentaire dans les Évaluations d'Exposition Alimentaire. Les sources des données sont classées en ordre de premier, deuxième, troisième et quatrième choix. L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, cycle 2.2, de 2004 a été la plus fréquemment citée par les participants. Elle a été citée quatre fois comme source de données de premier choix. L'Enquête Nutrition Canada était la deuxième source de données principale la plus utilisée. Elle a été citée trois fois comme source de données principale et une fois comme source de données quaternaire. Par ordre décroissant, les autres sources de données couramment utilisées sont: Étude canadienne sur l’alimentation totale, Continuing Survey of Food Intakes by Individuals de l’USDA, Enquêtes nutritionnelles fédérales-provinciales, National Health and Nutrition Examination Survey, Données de consommation alimentaire de référence pour la DMV, PCN maternal blood contaminant study (enquête alimentaire), PCN Enquête alimentaire des Inuits, US-FDA Évaluation des risques Vibrio (2005), US-FDA Étude de l’alimentation totale, Suppl. Calcium +Vit. D et Risques de fractures, PCN Enquêtes alimentaires auprès des Dénés Métis, Composites choisis et préparés en utilisant de l'eau, Royaume-Uni Étude de l’alimentation totale, Enquête canadienne sur les mesures de la santé, PCN Enquêtes alimentaires au Yukon, et Produits commerciaux, prêts et en poudre. On a signalé un cas dans lequel l’Étude canadienne de l’alimentation totale avait été choisie comme source de données primaire et deux rapports qu’elle avait été  choisie comme source de données secondaire. Continuing Survey of Food Intakes by Individuals de l’USDA a été signalée une fois comme source de données de premier choix et une autre fois comme source de données secondaire. Les enquêtes nutritionnelles fédérales-provinciales étaient citées une fois comme sources de données secondaire et une autre fois comme sources de données tertiaire. Le National Health and Nutrition Examination Survey a été cité ne fois comme source de données de deuxième choix secondaire et une autre fois comme source de données tertiaire. Un rapport signalait que les Données de consommation alimentaire de référence pour la DMV étaient utilisées comme source de données principale.La PCN maternal blood contaminant study (enquête alimentaire) a été signalée comme source primaire de données. PCN Enquête alimentaire des Inuits a été signalée comme source de données secondaire. US-FDA Évaluation des risques Vibrio (2005) a été citée comme source de données secondaire. US-FDA Étude de l’alimentation totale a été citée comme source de données tertiaire. Suppl. Calcium +Vit. D et Risques de fractures a été cité comme source de données de troisième choix. Les PCN Enquêtes alimentaires auprès des Dénés Métis ont été citées comme source de données de troisième choix. Les Composites choisis et préparés à l'aide d'eau plus ou moins de fluorure (Ottawa) a été cité une fois comme source de données tertiaire. L’étude d’alimentation totale du Royaume-Uni, a été citée une fois comme source de données quaternaire. L'Enquête canadienne sur les mesures de la santé a été citée une fois comme source de données quaternaire. Les enquêtes nutritionnelles du PLCN au Yukon ont été citées une fois comme source de données quaternaire. Certains aliments commerciaux ont été cités une fois comme source de données quaternaire.

Tableau 1 : Informations comparatives sur l'accès, les outils d'évaluations alimentaires, les populations ciblées et la pertinence par rapport aux évaluations d'exposition de plusieurs types d'enquêtes/études
Nom de l'enquête/ Étude Année/ Période de mise en oeuvre Accès Outils Population cible Pertinence par rapport à l'évaluation d'exposition
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes cycle 2.2 2004 Par SIAD de SC Rappel de 24 heures 0 à 65 ans et plus Apports alimentaires et nutritionnels; suppléments alimentaires
Enquête Nutrition Canada 1970–72 Restreint Rappel de 24 heures 0 à 65 ans et plus Apports alimentaires et nutritionnels; usage de suppléments  alimentaires
Étude canadienne sur l'alimentation totale En cours depuis 1969 Disponible
sur le site Web de SC
Programme  de surveillance pour mesurer
les contaminants chimiques dans les aliments
0 à 65 ans et plus Concentration des contaminants dans les aliments et estimations de l'ingestion quotidienne des contaminants
Continuing Survey of Food Intakes by
Individuals de l'USDA
Années 1990 Disponible en ligne 2 à 3 rapports de prise alimentaire et/ou rappels 0 à 80 ans et plus Apports alimentaires, suppléments de vitamines et minéraux
Enquêtes  nutritionnelles fédérales-provinciales 1992–1999 Restreint Rappel de 24 heures, QFCA 18 ans et plus Apports alimentaires et nutritionnels, QFC et usage de suppléments alimentaires
National Health & Nutrition Examination Survey En cours Disponible en ligne Rappel de 24 heures, QFCA Tous les âges Apports alimentaires et nutritionnels; usage de suppléments  alimentaires; concentration de nutriments dans le sang/urine
Données de consommation alimentaire de référence pour la DMV S. O. Disponible en ligne Données sur les niveaux de
contaminants dans les aliments et apports alimentaires de plusieurs pays
S. O. Données sur les niveaux de contaminants dans les aliments et estimations des apports alimentaires
PCN maternal blood contaminant study (enquête  alimentaire) 2005–2007 Restreint Enquête auprès des consommateurs S. O. S. O.
PCN Inuit Dietary Survey 1998–2000 Restreint Rappel de 24 heures S. O. S. O.

Abréviations : SIAD= Système d'information et d'accès aux données; QFCA= Questionnaire sur la fréquence de consommation des aliments; SC= Santé Canada; SO= Sans objet; PCN= Programme des contaminants nordiques; USDA= United States Department   of Agriculture; DMV= Direction des médicaments vétérinaires

Observations clés

  • L'ESCC, cycle 2.2, de 2004 a été la plus fréquemment citée par les participants (4/10) comme 1re source de données.
  • Environ la moitié des participants (5/10) ont dit se fier à leur premier choix de données alimentaires pour l'ensemble de leurs évaluations d'exposition alimentaire.
  • Généralement, les évaluateurs de risques ont dit utiliser plus d'une source de données alimentaires (9/10).
  • Les données des sources canadiennes ont été citées le plus souvent, suivies par celles des enquêtes américaines.
  • Plusieurs pays ont été identifiés comme sources de données, y compris le Canada, les États-Unis, l'Union européenne, l'Autriche, l'Europe de l'Ouest, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la région circumpolaire.
  • Certaines des sources de données identifiées ne permettent pas de mesurer les données sur l'apport alimentaire directement (l'Étude sur l'alimentation totale (EAT) au Canada par exemple). Ces sources de données sont plutôt utilisées conjointement aux données sur l'apport alimentaire pour évaluer l'exposition alimentaire aux dangers ou à des nutriments.
  • Au moment de la présente enquête (été 2011), l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (2007–2009) et les enquêtes National Health and Nutrition Examination  des États-Unis (2003–2006) ont été citées comme étant les sources les plus récentes de données accessibles, alors que l'Enquête Nutrition Canada (1970–72) était toujours citée et utilisée.
  • Les données quantitatives (les données sur l'apport alimentaire des rappels de 24 heures ou des questionnaires sur la fréquence de consommation des aliments par exemple), contrairement aux données qualitatives (celles des recherches sur l'opinion publique par exemple), ont été utilisées plus souvent pour les évaluations d'exposition.
  • Les renseignements recueillis dans le cadre des rappels alimentaires de 24 heures ont été cités le plus souvent à titre de source d'information, bien que les données issues des outils d'évaluation alimentaire aient également été citées à l'occasion.
  • En fonction de la substance à l'étude et de la portée de l'évaluation alimentaire, les données sur d'autres paramètres comme les nutriments, contaminants, concentrations résiduelles dans les aliments ou le sang et les données qualitatives (comme les données démographiques ou d'examens cliniques) peuvent être utilisées conjointement aux données quantitatives sur les apports alimentaires.

4.1.1 Forces et limites des sources les plus utilisées de données sur l'apport alimentaire

Les évaluateurs de risques doivent avoir une bonne connaissance des bases de données sur la nutrition et l'alimentation, y compris leurs forces et leurs faiblesses, pour étoffer leurs évaluations et, conséquemment, leur prise de décisions en matière de gestion des risques. La présente enquête a permis de connaître leur évaluation de la qualité de leurs deux principales sources de données en les soumettant à quatre principaux attributs, y compris la facilité de recherche à l'index, l'exhaustivité, la cohérence et facilité d'actualisation. Les commentaires des participants quant aux limites de leurs deux principales sources de données alimentaires ont fait l'objet d'une analyse plus poussée avec une attention particulière à l'échantillonnage, à la mise à jour des données, à l'accès et à la pertinence des renseignements sur les denrées alimentaires. Le Tableau 2 présente les évaluations quantitatives de leurs sources.

Tableau 2 : Notation quantitative des forces et des limites des sources de données les plus utilisées pour les évaluations d'exposition alimentaire
Source des donnéesTableau 2 Note de bas de page c ForcesTableau 2 Note de bas de page a note moyenne (Fourchette) LimitesTableau 2 Note de bas de page b proportion de répondants Direction générale et direction des répondants
Identifant des limites DGPSA DGSESC
Facile à chercher Complète Cohérent Actualisé Échantillonnage non représentatif de Canadiens Pas de représentation de certains groupes d'âge ou groupes  vulnérables Données désuètes Accès aux données limité Niveau inadéquat de renseignements sur les aliments Détails manquants sur les aliments (marques, quantités, cuisson) DA DA DA DPSNSO DSM DSM DSM/DGRPTableau 2 Note de bas de page d DES
ESCC 2.2 4,1
(2,5–5)
3,5
(3–5)
4,1
(3–5)
2,3
(1–4)
0/4 4/4 2/4 4/4 2/4 1/4                
Enquête Nutrition Canada 2,3
(1,5–3)
3,5
(3–4)
3
3
(1–5)
0/3 0/3 2/3 2/3 1/3 1/3                
EAT canadienne 2
(1–3)
3,3
(2–5)
2,3
(1–3)
2,7
(1–5)
2/3 2/3 1/3 2/3 1/3 2/3                
USDA
Continuing Survey of Food Intakes by Individuals
4
4
4
3
2/2 0/2 0/2 0/2 0/2 0/2                
  •   = Oui
  •   = Non
Tableau 2 Note de bas de page a

Le pointage des forces était basé sur une échelle de 5 points, 5 étant le pointage le plus élevé; les points ≥2.5 sont surlignés en bleu pâle;

Tableau 2 Retour à la référence de la note de bas de page a

Tableau 2 Note de bas de page b

Les limites identifiées par ≥50% des répondants sont surlignées en bleu;

Tableau 2 Retour à la référence de la note de bas de page b

Tableau 2 Note de bas de page c

Les sources de données ont été évaluées par au moins deux répondants;

Tableau 2 Retour à la référence de la note de bas de page c

Tableau 2 Note de bas de page c

Réponse conjointe venant de la DSM (DGSESC) et de DGRP

Tableau 2 Retour à la référence de la note de bas de page d

Abréviations : ARLA= Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire; DA= Direction des aliments; DGPSA= Direction générale des produits de   santé et des aliments; DGRP= Direction générale des régions et programmes; DGSESC= Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs; DPSNSO= Direction des produits de santé naturels et sans ordonnance; DSM= Direction de la sécurité des milieux; EAT= Étude sur l'alimentation totale; ESCC= Enquête sur la santé des collectivités canadiennes; USDA= United States Department of Agriculture

Les notes pour les forces et les limites identifiées varient en fonction des attributs et de la source de données visée. Pour certaines sources de données, les participants ont attribué des notes différentes pour un même attribut. Par exemple, pour l'attribut « facilité d'actualisation », les participants ont donné des notes différentes pour l'Enquête Nutrition Canada et l'EAT canadienne. Cette différence peut être expliquée par le rôle des participants (s'ils sont statisticiens, évaluateurs de risques ou gestionnaire de risques par exemple), leurs connaissances et leur expérience d'utilisation des bases de données.

Observations clés :

Données de l'Enquête sur la santé des collectivités canadiennes – Cycle 2.2 de 2004
La majorité des participants de la Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA) (4/5) ont identifié l'ESCC, cycle 2.2, de 2004 comme étant leur principale source de données. Les utilisateurs de cette source lui ont donné une note élevée pour la facilité de recherche au répertoire (4,1/5) et une note de (3,5/5) pour l'exhaustivité. Les participants étaient d'accord pour dire qu'elle n'était pas représentative des groupes vulnérables de la population (parce qu'elle exclut les gens vivant dans les Territoires) et que l'accès aux données est un problème important. Certains participants ont dit que les données n'étaient pas assez détaillées ou n'offraient pas le bon niveau d'information sur les denrées alimentaires à l'étude (marques, emballages, méthodes de cuisson par exemple) et qu'elles étaient désuètes. Les limites comprenaient la difficulté d'utilisation des fichiers, la nécessite d'avoir une formation et les échantillons de petite taille en plus des données manquantes quant aux poids des nourrissons et des jeunes enfants. Finalement, les limites mentionnées par l'ARLA incluaient un manque d'adaptabilité d'utilisation en raison : a) difficulté à convertir de façon précise les aliments consommés en denrées agricoles crues, b) manque de compatibilité de la structure des données avec le logiciel utilisé pour les évaluations des risques des pesticides, c) contrôle de divulgation mis en place par Statistique Canada.

Enquête Nutrition Canada

Les participants de la DGSESC utilisent fréquemment l'Enquête Nutrition Canada pour leurs évaluations d'exposition alimentaire. En moyenne, les participants ont dit que l'Enquête Nutrition Canada était relativement complète (3,5/5), cohérente (3/5) et facile d'actualisation (3/5), bien que les notes pour cet attribut aient varié de 1 à 5. Les limites les plus communes pour l'Enquête Nutrition Canada ont été la désuétude, l'accès limité, l'impossibilité de différencier les aliments crus, transformés et cuits en plus de la représentation insuffisante des populations autochtones (sites éloignés).

Étude canadienne sur l'alimentation totale

Les participants de la DGSESC utilisent aussi l'EAT canadienne pour leurs évaluations d'exposition alimentaire. Les participants ont trouvé l'EAT canadienne relativement complète (3,3/5). Les limites identifiées par au moins la moitié des participants comprenaient : accès limité, peu représentative des Canadiens et de certains groupes vulnérables/âges, ce qui limite la généralisation, et détails manquants sur les aliments. Finalement, un participant a indiqué qu'il était impossible de convertir la concentration des produits alimentaires en apports quotidiens estimés, particulièrement pour les populations vulnérables.

États-Unis – Continuing Survey of Food Intakes by Individuals du Ministère de l'agriculture

La CSFII comptait parmi les premiers choix des participants de la DGPSA (1/5) et de l'ARLA (1/1) qui ont dit que la recherche était facile, qu'elle était complète et cohérente (tous 4/5). Parmi les forces indiquées, mentionnons le fait qu'elle contient des renseignements sur les ingrédients et que les échantillons sont assez grands pour permettre des évaluations probabilistes de l'exposition alimentaire aiguë aux pesticides. La principale limite identifiée tient du fait qu'il s'agit d'une étude américaine et que les échantillons sont petits pour les sous-populations spécifiques, ce qui peut ne pas être représentatif des apports canadiens. De plus, l'ARLA   a souligné le fait que les données de consommation ne tiennent pas compte des scénarios « auto-cueillette », une limite commune à toutes les bases de données sur l'apport alimentaire.

Besoins spécifiques

Les répondants ont aussi souligné les besoins importants uniques à l'évaluation des risques au sein de certaines organisations de Santé Canada et qui guide le choix des données sur l'apport alimentaire.

  • L'approche internationale recommandée pour l'évaluation des risques relative aux Médicaments vétérinaires, par exemple, nécessite l'utilisation d'un grand nombre de données de consommation fixes.
  • Les commentaires des participants du service de biosurveillance de la DGSESC ont fait état de l'utilisation de diverses enquêtes sur l'apport alimentaire menées dans le cadre du Programme des contaminants nordiques (PCN) (les enquêtes « Maternal Blood Contaminant », enquête alimentaire auprès des Inuits, enquête alimentaire auprès des Dene Metis et celle faite au Yukon par exemple). Ces enquêtes ont permis de répondre à un besoin d'évaluation alimentaire dans les communautés autochtones et nordiques alors que la consommation traditionnelle des aliments change en fonction des communautés et des régions.

Sommaire des résultats sur les données sur l'apport alimentaire :

Avec le grand nombre de substances/denrées agricoles/produits alimentaires à évaluer, la population d'intérêt et tous les types d'évaluations d'exposition nécessaires, les organisations  ont toutes des exigences particulières lorsqu'il est question des bases de données de l'apport alimentaire. Comme cette enquête n'a pas été développée pour évaluer ou comparer directement la qualité des différentes sources des données d'évaluation de l'apport alimentaire, et que les forces et les limites ont été recueillies uniquement auprès des utilisateurs, il est possible qu'un travail supplémentaire soit nécessaire pour mieux comprendre les objectifs et les exigences spécifiques des différents groupes responsables des évaluations des risques qui utilisent des données sur l'apport alimentaire dans leurs évaluations des risques.

4.2 Utilisation des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire

4.2.1 Pertinence et pratiques courantes

Partie intégrante du cadre décisionnel, l'évaluation des risques comprend plusieurs étapes interconnectées et définies qui comprennent l'évaluation du danger pour la santé (la détermination et la caractérisation des dangers), l'évaluation d'exposition alimentaire, la caractérisation et la classification des risquesNote de bas de page 4. Puisque ce projet porte sur l'utilisation des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire, le questionnaire de l'enquête a également été développé pour explorer les pratiques courantes en matière d'évaluation d'exposition alimentaire à l'échelle de SC et il a permis de recueillir des observations clés.

L'évaluation d'exposition alimentaire est pertinente pour de nombreuses organisations au sein du Ministère.

  • Dix (10) bureaux venant de six (6) directions auprès de trois (3) directions générales utilisent des données sur l'apport alimentaire dans le cadre de leurs évaluations d'exposition.
  • Trois (3) directions n'utilisent pas les données de consommation alimentaire pour leurs évaluations d'exposition, probablement en raison du fait que le mandat de leurs organisations n'est pas liée aux aliments.
  • Les aliments sont la principale source des évaluations d'exposition pour 50 % des bureaux qui utilisent les données de consommation alimentaire.
  • La signification de l'exposition alimentaire peut varier en fonction du mandat de l'organisation et de la nature des ESR. Par exemple, elles peuvent porter sur les aliments uniquement, les aliments et l'eau potable ou les suppléments alimentaires.

Les données de consommation alimentaire sont utilisées dans différents types d'évaluations d'exposition alimentaire.

  • Les participants ont dit utiliser une combinaison de données sur l'apport alimentaire habituelles/chroniques et aiguës (6/10) ou seulement des données habituelles/ chroniques (4/10).
  • Les évaluations des risques et d'exposition relatives à des substances spécifiques comme les pesticides, les produits chimiques et les microbes reposent toujours sur les données sur l'apport alimentaire (10/10).
  • Les données de consommation alimentaire sont aussi utilisées pour les évaluations des risques préalables et suite à la mise en marché (5/10) et les évaluations des risques pour la santé relatives aux demandes de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) (6/10).
  • Les données sur l'apport alimentaire sont utilisées pour les évaluations quantitatives des risques microbiens et pour soutenir le développement des stratégies de gestion des risques ou des lignes directrices nationales dans le cadre du développement des normes sur la qualité des sols pour le Conseil canadien des ministres de l'Environnement et les résidus de médicaments pour l'utilisation des médicaments vétérinaires utilisés chez les animaux destinés à l'alimentation.

L'approche pour mener des évaluations d'exposition alimentaire à l'échelle de Santé Canada varie en fonction des substances à l'étude.

  • En règle générale, les évaluations d'exposition alimentaire sont menées à l'interne dans chaque organisation ou en collaboration avec d'autres organisations comme le BSAIS de la DA.
  • Lorsqu'il est question de substances critiquées dans le Plan de gestion des produits chimiques, le Bureau d'évaluation du risque des substances existantes (DSM, DGSESC) et le Bureau d'innocuité des produits chimiques (DA, DGPSA) collaborent avec les statisticiens du BSAIS.
  • Pour certaines évaluations d'exposition, des ressources externes comme les chercheurs universitaires sont requises.
  • En fonction de la portée des évaluations d'exposition ou de la taille des bases de données, les participants ont rapporté l'utilisation de méthodes probabilistes ou déterministes (ou une combinaison des deux).

Les évaluations d'exposition alimentaire nécessitent un accès à des bases de données sur l'apport alimentaire en ligne et à des logiciels d'analyse.

  • Les sources de données sur l'apport alimentaire sont accessibles en versions numériques (les fichiers SAS accessibles à partir du système d'information et d'accès aux données (SIAD) de SC, ou des sites Web tenus par différentes institutions comme la USDA, la US-FDA et les universités).
  • Quelques participants ont dit utiliser des documents de format papier pour ajouter des renseignements supplémentaires à leurs évaluations tels le Rapport 2011 de l'Institute of Medicine (IOM) ou une publication par Jackson et al. (2006) dans le New England Journal of Medicine.
  • De nombreux logiciels, outils et applications informatiques sont disponibles pour l'analyse de l'exposition alimentaire, y compris SAS, S-PLUS, R, Analytica, SIDE, Excel et SPSS. Les plus courantes sont Excel et SAS.

4.2.2 Limites des évaluations d'exposition alimentaire au sein de Santé Canada

La présente enquête a aussi permis de souligner des limites avec lesquelles les évaluateurs de SC doivent composer pour l'évaluation des risques venant de l'exposition alimentaire et qui permettent de faire la lumière sur les défis d'une approche harmonisée pour l'utilisation des données sur l'apport alimentaire. Ces limites sont détaillées ci-dessous et des suggestions de solutions et de meilleures pratiques suivent à la Section 5.

Il n'existe aucune base de données nationale sur la consommation alimentaire qui répond aux exigences particulières pour la réalisation d'évaluations pour l'ensemble des organisations.

  • Seule l'ESCC, cycle 2.2 – Nutrition (2004) comprend des données sur l'apport alimentaire canadiennes exhaustives et mises à jour, bien qu'elle comprenne plusieurs limites comme en ont témoigné les participants.
  • Les évaluateurs de risques ont différentes raisons de ne pas utiliser la même source de données nationale, y compris un accès limité ou le fait qu'elles ne répondent pas aux exigences spécifiques ou essentielles d'une évaluation d'exposition alimentaire donnée.
  • Certains évaluateurs de risques de SC utilisent des bases de données sur la nutrition internationales au besoin, par exemple, conformément aux conditions établies par les organismes internationaux en matière réglementaire. Cela fut le cas notamment dans le rapport du groupe de travail sur les poids corporels par l'exemple de l'ARLA et le U.S. Environmental Protection AgencyNote de bas de page 5.
  • Les bases de données sur l'apport alimentaire américaines sont les sources internationales les plus couramment utilisées par SC pour les évaluations des risques. Il a été souligné que les enquêtes alimentaires financées par le gouvernement américain sont plus facilement accessibles que leurs équivalents canadiens. Des questions persistent quant à la compatibilité et le potentiel de faire des liens entre les bases de données.

Il existe de nombreuses entraves pour accéder aux renseignements nécessaires, aux outils informatiques et aux ressources pour la sélection et l'intégration pertinentes des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition.

  • La méthodologie utilisée pour les enquêtes sur l'alimentation et la nutrition basées  sur la population est complexe. Or, l'analyse des données de ces sondages nécessite des logiciels et des outils statistiques sophistiqués.
  • Les évaluateurs de risques n'ont pas tous le même temps ou l'intérêt pour réviser les enquêtes sur l'alimentation et la nutrition.
  • Les participants ont souligné un manque de transparence quant aux enjeux techniques comme les méthodes d'analyse et les procédures de contrôle/de l'assurance de la qualité des données traitées, ce qui limite les connaissances des utilisateurs en matière de bases de données alimentaires en plus de limiter leur capacité à les comparer entre elles.
  • Les participants ont aussi souligné la présence de barrières pour accéder aux outils statistiques performants, y compris l'accès aux formations et le fonctionnement efficace en continu. Par exemple, un participant a mentionné que le programme SAS était initialement utilisé pour l'analyse des données, mais que la fonction avait été abandonnée par la suite pour des raisons logistiques (ressources/capacité). De plus, il est connu que certains calculs sont très longs à faire.

5. Conclusion

Ce projet a permis de faire un tour d'horizon des données nationales et internationales disponibles sur l'alimentation et les apports alimentaires utilisées pour l'évaluation d'exposition alimentaire. Cette enquête a également permis de confirmer que les évaluations d'exposition alimentaire sont pertinentes pour plusieurs organisations à l'échelle de SC. Les enjeux retenus les plus importants sont les contraintes relatives aux exigences en matière de données sur l'apport alimentaire, à l'accès aux bases de données et à la disponibilité des logiciels/outils/applications pour les groupes d'évaluateurs    à l'échelle de SC. L'harmonisation des processus pour l'utilisation des données sur l'apport alimentaire demeure un défi puisque leurs exigences varient en fonction des substances à l'étude, des voies d'exposition, des mandats des organisations et des ententes existantes avec les organismes internationaux en matière réglementaire. À la lumière des résultats du projet, un accès à différents ensembles de données sur l'apport alimentaire pour l'ensemble des organisations du Ministère serait acceptable et répondrait aux exigences organisationnelles. Toutefois, plusieurs secteurs clés pourraient être améliorés pour consolider l'harmonisation entre les bases de données.

6. Prochaines étapes

Malgré les enjeux et difficultés soulignées, le groupe de travail a suggéré plusieurs mesures à court, moyen et long terme pour améliorer et harmoniser les pratiques actuelles. Les mesures pour connaître « qui fait quoi » et « comment » au sein du Ministère et augmenter la sensibilisation et les connaissances des utilisateurs quant aux sources de données disponibles sont un bon point de départ pour améliorer les meilleures pratiques en matière d'évaluation d'exposition. De plus, le groupe de travail a suggéré des étapes pour influencer le développement des futures enquêtes sur la consommation alimentaire et améliorer la qualité des données nationales sur l'apport alimentaire existantes dans le but d'harmoniser les pratiques actuelles.

Court terme

  • Augmenter la sensibilisation et les connaissances quant aux enquêtes sur l'alimentation et la nutrition
    • Augmenter la sensibilisation à l'égard de ce projet du GTESR et diffuser son rapport  seraient les premières étapes pour que les utilisateurs connaissent mieux les différentes données de consommation alimentaire pour mener des évaluations d'exposition alimentaire à l'échelle de SC et les exigences des différentes directions générales/directions.
    • Encourager les évaluateurs de risques à utiliser l'inventaire des sources de données sur l'alimentation et la nutritionNote de bas de page 6 pour explorer les différents types de données accessibles et les sources de données quantitatives sur les apports en nutriments canadiens qui pourraient être utilisées pour les évaluations d'exposition alimentaire. Le Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition a pris l'initiative de développer cet inventaire détaillé des sources de données sur l'alimentation et la nutrition, celui-ci a été lancé en 2010 et mis à jour en 2013.
  • Comprendre les exigences spécifiques des évaluateurs de risques qui font des évaluations d'exposition.
    • Le fait de créer un inventaire des exigences et des conditions en matière de données sur l'apport alimentaire, comme de savoir que des normes internationales doivent être respectées par certains groupes d'évaluateurs, favoriserait l'amélioration de la méthodologie des enquêtes sur l'alimentation et la nutrition. Cet inventaire pourrait être partagé avec les spécialistes de la méthodologie et les analystes des enquêtes sur l'alimentation et la  nutrition pour faciliter la conception de la méthodologie et le développement de questionnaires et de la documentation inhérente des enquêtes à venir.

Moyen terme

  • Améliorer les connaissances et les compétences des utilisateurs
    • Présenter une étude de cas standard des différentes organisations dans le cadre de la prochaine réunion du GTESR ou à l'occasion du Forum scientifique de SC serait une très bonne approche pour montrer les similitudes et différences entre les évaluations d'exposition alimentaire.
    • De plus, le fait d'améliorer les connaissances et les compétences des évaluateurs issus des différents groupes de SC au moyen du réseautage, de mentorat, d'ateliers et de webinaires officiels et officieux serait bénéfique pour le personnel de premier échelon qui pourrait évoluer et pour les évaluateurs d'expérience qui pourraient les encadrer. L'initiative pourrait donner lieu à une augmentation de la cohérence et de l'efficacité des approches en matière d'évaluation alimentaire en plus d'améliorer la compréhension des enjeux clés en matière de méthodologie relatifs aux bases de données sur la nutrition et l'alimentation utilisée pour les évaluations des risques.
  • Usage cohérent d'une base de données sur la consommation alimentaire canadienne lorsque possible
    • Il serait bénéfique que les évaluateurs des risques de SC visent l'utilisation d'une même base de données sur la consommation alimentaire. En fait, en collaboration avec le Bureau d'évaluation du risque des substances existantes de la DSM (DGSESC), la DA a développé un ensemble de tableaux sur les apports alimentaires basés sur les observations issues de l'ESCC de 2004. Après une courte formation pratique, cet ensemble de tableaux normalisés a été mis à la disposition de la DA et des évaluateurs de risques, analystes et statisticiens  de la DSM. Elles sont devenues un outil important d'évaluation des risques.
    • Il serait donc important de documenter les raisons pour lesquelles cette base de données commune sur la consommation alimentaire ne peut être utilisée par certaines organisations de SC pour les évaluations des risques. Avec ces renseignements, il sera possible d'évaluer la faisabilité d'une telle initiative en plus d'établir des priorités pour régler les enjeux qui entravent son utilisation.

Long terme

  • Développer une approche plus transparente et harmonisée pour l'utilisation des données sur l'apport alimentaire dans les évaluations d'exposition alimentaire à l'échelle de SC en :
    • Travaillant en collaboration avec les spécialistes de la méthodologie de Statistique Canada et les analystes de la nutrition de SC pour améliorer les enquêtes sur la consommation alimentaire et les bases de données sur l'apport alimentaire comme l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada pour répondre plus efficacement aux besoins d'évaluateurs de risques de SC.
    • Mettant à la disposition des évaluateurs de risques des tableaux, des outils et des logiciels pour qu'ils intègrent efficacement les données sur l'apport alimentaire dans leurs évaluations d'exposition.
    • Facilitant l'accès complet aux bases de données sur la consommation alimentaire pour ceux qui s'intéressent à la méthodologie, au traitement de données et aux procédures de contrôle de la qualité.
    • Recensant les produits alimentaires rapportés dans les enquêtes dans d'autres catégories de classification des aliments (les denrées agricoles par exemple) pour répondre plus efficacement aux besoins des évaluateurs de risques de SC.
    • Explorant les liens potentiels entre les bases de données sur la consommation canadiennes et internationales. Initiant des discussions entre les évaluateurs de risques  du Ministère et les concepteurs d'enquêtes sur la consommation alimentaire du Canada et des États-Unis (source importante de données internationales) pour cibler des occasions d'adopter une approche normalisée quant à la description et à la codification des aliments, aux équivalences des denrées agricoles et aux rapports des données sur la consommation alimentaire. Cela serait un bon point de départ pour l'utilisation des bases de données de différents pays et atteindre un certain niveau d'harmonisation.

7. Post-scriptum

Depuis la mise en œuvre de la présente enquête, un certain nombre d'activités ont été mises de l'avant, y compris :

  • Statistique Canada a entrepris une autre ESCC en 2015. Les fichiers de données ont été publiés en juin 2017 et sont accessibles à partir du SIAD de SC.
  • Le tableau de la consommation alimentaire fait état des estimations (moyennes et centiles) obtenues au moyen de l'ESCC, cycle 2.2, 2004. Les estimations en question ont été produites à trois différents niveaux de groupe alimentaire fondés sur la liste des groupes alimentaires du Bureau des sciences de la nutrition de la DA. Elles sont présentées pour deux populations :
    « tous les répondants de l'enquête » et « consommateurs seulement ». Chacune des estimations se trouve ventilée par diverses catégories d'âge-sexe. À l'égard de ces deux populations, les estimations sont présentées en deux unités différentes : 1) en grammes par personne par jour, puis 2) en grammes par kilogramme de poids corporel par jour. Le TCA a été mis à la disposition de nombreux évaluateurs de risques à l'échelle de SC et est accessible sur le Portail Données ouvertes du gouvernement du Canada. Des tableaux similaires, basés sur les données issues   de l'ESCC – Nutrition 2015, sont prévus.
  • L'ARLA a délaissé la CSFII et utilise maintenant les données sur l'apport alimentaire des National Health and Nutrition Examination Surveys (NHANES) 2005–2010Note de bas de page 7. En 2002, la collecte de données sur l'apport alimentaire de l'USDA pour la CSFII a été intégrée à celle de NHANES de l'US Department of Health and Human Services. Les NHANES sont établis avec l'aide des modèles d'évaluation d'exposition (bases de données sur les apports alimentaires) de l'US Environmental Protection Agency. Cette intégration permet de traduire les données des aliments tels que consommés (rapportées dans les enquêtes ayant des rappels de 24H pour 2 jours non consécutifs) en denrées agricoles brutes. Même si elle continue de miser sur des données américaines qui ne sont peut-être pas représentatives de la population canadienne, l'ARLA, en utilisant les données de NHANES, compte sur des données sur l'apport alimentaire plus récentes en plus de répondre aux exigences organisationnelles en ce qui a trait aux données sur l'apport alimentaire rapportées à l'échelle des denrées agricoles.
  • Les données des NHANES 2013–2014 sont accessibles à partir du SAS au Centers for Disease Control and Prevention. Les données sur l'apport alimentaire des NHANES 2013–2014 sont accessibles sur le site Web de l'USDA What We Eat in America.

8. Références

  • Santé Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, cycle 2.2, nutrition (2004) : Guide d'accès et d'interprétation des données, 2006. www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/ surveillance-aliments-nutrition/sondages-sante-nutrition/enquete-sante-collectivites-canadiennes-escc/enquete-sante- collectivites-canadiennes-cycle-2-2-nutrition-2004-guide-acces-interpretation-donnees-sante-canada-2006.html
  • Health Canada, Health Canada Decision-Making Framework for Identifying, Assessing and Managing Health Risk, 2000
  • Groupe de travail de SC sur l'évaluation scientifique des risques, Groupe de travail sur les poids corporels. Sélection des poids corporels pour l'Évaluation des risques pour la santé humaine menée par Santé Canada en décembre 2016
  • Groupe de travail sur l'évaluation des risques pour la santé de la Direction générale des produits de santé et des aliments, Guide de la Direction générale des produits de santé et des aliments portant sur la réalisation des évaluations des risques pour la santé des humains, Janvier 2011
  • Labonté et al., Dietary assessment is a critical element of health research—Perspective from the Partnership for Advancing Nutritional and Dietary Assessment in Canada. Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, 2016, 41(10): 1096–1099, https://doi.org/10.1139/apnm-2016-0146
  • Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition, inventaire détaillé des sources de données sur l'alimentation et la nutrition, 2010
  • Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, Note des politiques scientifiques SPN2014–01, rétroactions sur les facteurs d'exposition généraux pour les évaluations d'exposition alimentaires et en milieu de travail et résidentiel. 2014. Disponible sur : www.canada.ca/fr/sante-canada/services/securite-produits-consommation/rapports-publications/ pesticides-lutte-antiparasitaire/politiques-lignes-directrices/document-principes/2014/parametres-facteurs-exposition- generaux-utilises-evaluations-exposition-alimentaire-professionnelle-residentielle-spn2014-01.html
  • Direction des médicaments vétérinaires, Directives pour l'industrie pour la préparation des demandes de mise en marché
    de nouveaux médicaments. 2007. Disponible sur : www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/ medicaments-veterinaires/legislation-lignes-directrices/lignes-directrices/ligne-directrice-intention-industrie-preparation- presentations-drogues-nouvelles-veterinaires-sante-canada-2007.html

Annexe A – Questionnaire de l'enquête

Évaluation d'exposition alimentaire – Sondage sur les pratiques courantes

Groupe de travail sur l'évaluation scientifique des risques. Juin 2011

Préambule :

La consommation alimentaire est une voie d'exposition présentant un important facteur de risques microbiologiques et chimiques pour la santé humaine. Les vastes enquêtes sur la consommation alimentaire (comme l'ESCC de Statistique Canada en 2004) permettent aux évaluateurs de risques de développer des évaluations d'exposition plus complètes.

L'un des objectifs du présent projet est d'identifier les utilisateurs, la portée et les limites d'utilisation de ces enquêtes, y compris le type de données alimentaires utilisées. Les résultats permettront aux utilisateurs du GTESR d'utiliser plus efficacement les sources de données et les techniques d'analyse.

Nom de la personne qui remplit le questionnaire :

Organisation : Direction générale/Direction/Bureau/Division :

Sources de données alimentaires

1. Est-ce que votre Bureau/Division utilise des données alimentaires dans un contexte d'évaluation des risques pour la santé humaine?

  • Non, veuillez expliquer votre réponse et passer à la Q4
  • Oui, veuillez remplir ce tableau pour vos principales sources de données (jusqu'à 4 sources)
Question 1
  1re  Source 2e  Source 3e  Source 4e  Source
Nom de l'enquête/étude - - - -
Année (période) de mise en œuvre - - - -
Type de données
A) Quantitatives, (spécifiez :
Rappels de 24 h, relevés alimentaires, questionnaires sur la fréquence de consommation alimentaire ou autre)
- - - -
B) Qualitatives (opinions publiques, entrevues ou discussions de groupe) veuillez décrire - - - -
C) Usage équivalent de données quantitatives et qualitatives - - - -
Format :
A) Électronique (Excel, Access, Oracle, texte, autre)
- - - -
B) Papier (Publications, tableaux) Donnez des références - - - -

2. Précisez la qualité de vos deux principales sources pour les évaluations des risques en leur attribuant une note (1 étant la plus basse et 5 la plus haute) en fonction des attributs suivants :

Question 2
  Source primaire   Source secondaire
Facilité de recherche au répertoire - -
Exhaustivité - -
Cohérence - -
Facilité  d'actualisation - -

Autres attributs pour la source primaire, veuillez préciser :

Autres attributs pour la source secondaire, veuillez préciser :

3. Quelles sont les limites de vos deux principales sources de données pour l'évaluation des risques? Veuillez cocher toutes les options pertinentes.

Question 3
  Primaire Secondaire
Échantillonnage non représentatif de Canadiens - -
Aucune représentation de certains groupes d'âge, groupes vulnérables (nourrissons, tout-petits, gens vivant dans les Territoires par exemple) - -
Données désuètes - -
Accès aux données limité ou interdit - -
Niveau inadéquat de renseignements sur les denrées alimentaires à l'étude - -
Manque de renseignement sur les aliments consommés ou les quantités (marques, emballages, méthodes de cuisson par exemple) - -

Autres limites pour votre source primaire :

Autres limites pour votre source secondaire :

4. Utilisez-vous des données canadiennes, américaines ou internationales et à quelle fréquence?

  • Canadiennes :
    • tout le temps
    • la plupart du temps
    • rarement jamais
  • Américaines :
    • tout le temps
    • la plupart du temps
    • rarement jamais
  • Autres pays :
    • tout le temps
    • la plupart du temps
    • rarement jamais

Veuillez identifi les autres pays

5. Vous fiez-vous à votre principale source de données alimentaires pour toutes vos évaluations d'exposition?

  • Toujours
  • À l'occasion (indiquez la fréquence) :
  • Variable en fonction de la substance à l'étude, veuillez donner un exemple :

6. Utilisez-vous des données sur l'apport alimentaire habituelles/chroniques, aiguës ou une combinaison des deux pour vos analyses?

  • Données habituelles/chroniques
  • Données aiguës
  • Combinaison des deux, spécifiez :

Évaluation d'exposition alimentaire

7. Qui fait les évaluations d'exposition alimentaire au sein de votre Bureau/Division?

8. Est-ce que les produits alimentaires sont la principale source d'exposition dans vos évaluations d'exposition?

  • Oui
  • Non, spécifiez les autres sources
  • Je ne sais pas

9. Vérifiez les types d'évaluations dans lesquelles les données alimentaires sont utilisées. Vous pouvez cocher plus d'une réponse.

  • Évaluations de l'innocuité préalable à la mise en marché
  • Évaluations de l'innocuité après la mise en marché
  • Évaluations des risques pour la santé suite aux demandes de l'ACIA
  • Évaluations des risques pour la santé et d'exposition relatives à des substances spécifiques (pesticides, résidus chimiques, nutriments par exemple)
  • Autre :

10. Quels types de logiciels, outils ou applications informatiques utilisez-vous? Quels types de calculs déterministes et probabilistes faites-vous?

11. Avez-vous rencontré des défis (logiciel, équipement, capacité, ressources) autres que ceux relatifs aux enjeux en matière de données (spécifiés à la question 3) dans le cadre de vos évaluations d'exposition alimentaire?

12. Veuillez indiquer tout autre commentaire ci-dessous :

13. Pouvez-vous fournir un exemple de rapport d'évaluation d'exposition alimentaire? Veuillez joindre un document PDF, un lien Web ou une citation de publications.

MERCI / THANK YOU

Veuillez retourner le questionnaire rempli à :
Danielle Brulé, Direction des aliments, IA 2203C, édifice Banting Adresse électronique : Danielle.brule@hc-sc.gc.ca

Annexe B – Liste des organisations et les rôles des participants

Direction générale Direction Bureau Rôles des participants
DGSESC Direction des sciences de la santé environnementale et de la radioprotection Bureau de la surveillance des substances chimiques Chef de section
DGSESC Direction de la sécurité des milieux Bureau d'évaluation du risque des substances existantes – Division de l'évaluation 3 Évaluateurs  scientifiques
DGSESC Direction de la sécurité des milieux Bureau de la qualité de l'eau et de l'air – Division scientifique de la qualité de l'eau Évaluateurs  scientifiques
DGSESC Direction de la sécurité des milieux Bureau de la salubrité de l'environnementAnnexe B Note de bas de page * Évaluateurs de risques
DGRP Régions de Vancouver et Québec Programme de santé environnementaleAnnexe B Note de bas de page * Évaluateurs de risques
DGPSA Direction des aliments Bureau de la surveillance des aliments et de l'intégration scientifique Statisticien
DGPSA Direction des aliments Bureau des dangers microbiens Évaluateur ou évaluatrice  scientifique
DGPSA Direction des aliments Bureau d'innocuité des produits chimiques Évaluateur ou évaluatrice  scientifique
ARLA Direction de l'évaluation sanitaire - Évaluateur ou évaluatrice  scientifique
DGPSA Direction des produits de santé naturels et sans ordonnance Bureau de l'examen et de l'évaluation des produits/Division de l'évaluation des produits Évaluateur ou évaluatrice  scientifique
DGPSA Direction des médicaments vétérinaires Division de l'innocuité pour les humains Évaluateurs  scientifiques
Annexe B Note de bas de page *

Réponse conjointe

Annexe B Retour à la référence de la note de bas de page *

Aucune réponse de la Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques et de la Direction des produits de santé commercialisés de la DGPSA et de la Direction de la sécurité des produits de consommation de la DGSESC.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Health Canada, Health Canada Decision-Making Framework for Identifying, Assessing and Managing Health Risk, 2000

Retour à la référence de la note de bas de page 1

Note de bas de page 2

Labonté et al., Dietary assessment is a critical element of health research – Perspective from the Partnership for Advancing Nutritional and Dietary Assessment in Canada. Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, 2016, 41(10): 1096–1099, https://doi.org/10.1139/apnm-2016-0146

Retour à la référence de la note de bas de page 2

Note de bas de page 3

Santé Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, cycle 2.2, nutrition (2004) : Guide d'accès et d'interprétation des données de 2006. www.canada.ca/en/health-canada/services/food-nutrition/food-nutrition-surveillance/

Retour à la référence de la note de bas de page 3

Note de bas de page 4

Groupe de travail sur l'évaluation des risques pour la santé de la Direction générale des produits de santé et des aliments, Guide de la Direction générale des produits de santé et des aliments portant sur la réalisation des évaluations des risques pour la santé des humains, Janvier 2011

Retour à la référence de la note de bas de page 4

Note de bas de page 5

Groupe de travail sur l'évaluation scientifique des risques, Groupe de travail sur les poids corporels. Sélection des poids corporels pour l'Évaluation des risques pour la santé humaine menée par Santé Canada en décembre 2016

Retour à la référence de la note de bas de page 5

Note de bas de page 6

Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition, inventaire détaillé des sources de données sur l'alimentation et la nutrition, 2010

Retour à la référence de la note de bas de page 6

Note de bas de page 7

Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, Note des politiques scientifiques SPN2014–01, rétroactions sur les facteurs d'exposition généraux pour les évaluations d'exposition alimentaires et en milieu de travail et résidentiel. 2014

Retour à la référence de la note de bas de page 7

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :