Discours du ministre du Commerce international, l’honorable François-Philippe Champagne, à la 11Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce

Discours

Le 11er decembre 2017 – Buenos Aires, Argentine

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à sa politique sur les communications.

Amis et collègues,

C’est un plaisir d’être ici.

Permettez-moi de commencer en exprimant ma gratitude à nos collègues argentins pour leur excellent travail comme hôtes de cette conférence – la toute première organisée par un pays d’Amérique du Sud.

Toutes mes félicitations! Le leadership de la présidente de la conférence, Susan Malcorra, nous a aidés à mieux orienter nos efforts.

Cette conférence marque l’aboutissement d’une période fort occupée depuis la Dixième Conférence ministérielle de l’OMC.

Ensemble, nous avons mis en œuvre l’Accord sur la facilitation des échanges. Nous avons convenu d’apporter un amendement à l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce. Depuis la Dixième Conférence ministérielle, nous avons également assisté à de nouvelles adhésions à l’organisation, et d’autres États membres ont décidé de participer à des accords plurilatéraux de l’OMC.

Ces réalisations doivent être suivies de mesures claires et crédibles, au fur et à mesure que nous avançons.

Il est temps maintenant de rendre le commerce plus inclusif – nous devons nous rappeler que le commerce et l’investissement visent avant tout à améliorer la vie des gens. C’est la raison d’être de l’OMC – offrir un cadre prévisible, fondé sur des règles, qui régit le commerce entre les États membres. C’est ainsi que les acteurs économiques tels que les micro-, petites et moyennes entreprises (MPME) et les entreprises appartenant à une femme ou à un membre d’une minorité pourront profiter d’un environnement commercial équitable.

Lorsque le dernier cycle de négociations de l’OMC a été lancé en 2001, six ans avant le lancement du premier iPhone, personne n’avait entendu parler de Facebook ou de Twitter, et le commerce électronique était encore embryonnaire. Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer un aspect du commerce qui ne soit pas touché d’une manière ou d’une autre par l’économie numérique.

Bien que le commerce électronique promette de faciliter les choses pour les MPME, les autres entreprises appartenant à une femme ou à un membre d’une minorité, les chaînes d’approvisionnement et les marchés internationaux, nous n’arrivons même pas à nous mettre d’accord pour aborder cette question de manière multilatérale à l’OMC.

Le leadership des États membres de l’OMC est nécessaire si l’on veut exploiter l’incroyable pouvoir du commerce électronique et de l’innovation que les MPME apportent dans le système commercial mondial d’aujourd’hui.

Il est temps de reconnaître officiellement la relation importante qui existe entre le commerce et l’égalité des genres – un thème qui est au premier plan du programme commercial progressiste du Canada. Cela inclut les avantages économiques et sociaux dont nous pourrions tous profiter si les femmes étaient en mesure de participer pleinement au commerce international.

Le Canada est fier d’appuyer la Déclaration conjointe sur le commerce et l’autonomisation économique des femmes, et j’appelle tous les autres États membres de l’OMC à faire de même.

Nos citoyens attendent de l’OMC qu’elle produise des résultats dans ces domaines.

Ils s’attendent également à ce que nous produisions des résultats sur des enjeux de longue date, tels que les subventions néfastes aux pêcheries ou le soutien national accordé à l’agriculture.

Les entreprises et l’industrie souhaitent que nous nous engagions à éliminer les obstacles non tarifaires et injustifiés au commerce. Ces dernières années, nos industries ont été confrontées à un nombre croissant de mesures non tarifaires, souvent dans le secteur agricole, que des États membres ont prises et appliquées sans justification scientifique.

L’imprévisibilité qui résulte de la prolifération de ces mesures entrave le commerce pour tous les États membres de l’OMC, décourage l’innovation et augmente les prix à la consommation. C’est pourquoi le Canada croit qu’il est essentiel de travailler en collaboration afin d’éliminer, sinon de réduire, ces mesures non tarifaires injustifiées, et de réaffirmer notre engagement à l’égard de la prise de décisions fondées sur des données scientifiques probantes.

À cet effet, le Canada continue d’encourager les États membres à fonder leurs mesures sur des preuves scientifiques et à prendre en compte les avis des organismes internationaux de normalisation.

Ayons aussi une conversation honnête et ouverte sur les moyens de travailler ensemble en vue d’améliorer les opérations et le fonctionnement de l’OMC.

Le Canada continue de travailler avec tous les États membres de l’OMC à des réformes constructives de l’organisation – et ne s’engagera pas dans des discussions sur des propositions polémiques ou susceptibles de réduire l’ambition ou les obligations des États membres.

Nous devons mettre à profit le travail acharné de la dernière année afin de continuer à progresser.

Le Canada participera à ces efforts – nous appelons tous les autres États membres à faire de même.

En conclusion, j’ai hâte de travailler avec vous au cours des prochains jours à l’avancement des dossiers dans notre intérêt commun.

Je vous remercie.

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