Intervention de la Ministre des Affaires étrangères à l’occasion de la septième série de négociations sur la modernisation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA)

Discours

Le 5 mars 2018 – Mexico

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à sa politique sur les communications.

Bonjour. C’est un grand plaisir pour moi d’être ici à Mexico une fois de plus pour poursuivre, avec mes homologues, les travaux visant à moderniser et à améliorer l’Accord de libre‑échange nord‑américain.

Merci, secrétaire Guajardo, de nous avoir accueillis si chaleureusement, comme vous le faites toujours.

J’aimerais souligner que depuis que nous avons annulé les visas obligatoires pour le Mexique, le tourisme a augmenté de façon significative. En fait, en septembre dernier on a constaté une augmentation de 52 % des visiteurs mexicains au Canada, autant des étudiants que des touristes. Cette augmentation est la bienvenue et démontre la force et l’importance de la relation entre le Canada et le Mexique, mais aussi de la force de la communauté nord-américaine dans son ensemble.

Ambassadeur Lighthizer, je suis heureuse de vous revoir pour poursuivre nos discussions sur la façon dont nous pouvons améliorer l’ALENA pour les travailleurs de nos trois pays.

Une fois de plus, j’aimerais offrir au peuple américain les condoléances du Canada après la tragédie de Parkland, en Floride. Les pensées des Canadiens accompagnent les parents, les familles et les amis de toutes les victimes ainsi que tous les Américains en ces moments difficiles.

Pour commencer, j’aimerais remercier les négociateurs qui travaillent d’arrache‑pied à actualiser et à améliorer nos relations commerciales pour que tout le monde y trouve son compte. Vous êtes des professionnels extraordinaires et nous vous sommes reconnaissants de tous vos efforts.

Depuis le début de ces négociations, en août dernier, l’approche du Canada a été de présenter des idées et des solutions qui profitent aux trois partenaires de l’ALENA et de contribuer à la compétitivité de l’Amérique du Nord.

Le Canada demeure résolu à poursuivre ces discussions constructives et en collaboration avec nos partenaires de l’ALENA.

Pendant ces négociations, nous avons discuté de façon constructive et impartiale; nous sommes résolus à ne pas conclure n’importe quel accord, mais un bon accord. Notre approche reste la même.  

L’ALENA existe depuis 24 ans, et ses retombées économiques ne font plus de doute. Nous savons que cet accord a permis de créer des emplois au Canada, aux États‑Unis et au Mexique, d’y soutenir la croissance et d’y améliorer le niveau de vie pour tous les habitants.

Cela étant dit, cet accord a 24 ans; il doit être modernisé; il doit refléter l’évolution qui s’est opérée dans les domaines de la technologie et des affaires, et dans la société. Il doit aussi être actualisé pour élargir les bénéfices du commerce à plus de gens.

Le président Trump a dit que son objectif premier est d’aider la classe moyenne et les travailleurs américains. L’objectif du Canada est exactement le même pour ses travailleurs et sa classe moyenne. L’atteinte de cet objectif est un projet qui peut et qui devrait être réalisé conjointement.

Le commerce n’est pas un jeu à somme nulle. Dans le commerce, nous pouvons tous gagner; nous devons tous y trouver notre compte si nous voulons conclure un accord qui bénéficiera à tout le monde.

Cette négociation sera concluante si, ensemble, nous pouvons rendre l’Amérique du Nord plus concurrentielle dans le monde et créer plus d’emploi, notamment des emplois manufacturiers, en Amérique du Nord.

La concurrence nord-américaine est essentielle à notre prospérité économique, mais aussi pour nous permettre d’être concurrentiels à l’échelon mondial.

Pendant cette septième ronde, que nous avons tenue ici à Mexico, des progrès convaincants ont été réalisés.

Nos négociateurs travaillent d’arrache‑pied depuis des mois aux chapitres concernant les éléments fondamentaux de l’accord, et ce, sans tambour ni trompette. Ces éléments demeurent extrêmement importants pour les entreprises et les particuliers qui traversent les frontières, et nous continuons d’avancer dans nos négociations à cet égard.

Dans les rondes précédentes, nous avons clos les chapitres portant sur la concurrence, les petites et moyennes entreprises et la lutte contre la corruption. Pendant nos travaux effectués ici à Mexico, nous avons beaucoup progressé en mettant la dernière main aux chapitres sur les bonnes pratiques réglementaires, la publication et l’application des lois et les mesures sanitaires et phytosanitaires ainsi qu’aux annexes sur les produits chimiques et les préparations alimentaires commercialisées sous des marques déposées.

Nous commençons aussi à faire des progrès dans certains dossiers qui comptent parmi les plus exigeants.

Lors de la sixième ronde qui s’est tenue à Montréal, le Canada a proposé des idées créatives pour discuter de ces éléments.

Les discussions ont été utiles, et elles se sont poursuivies ici, à Mexico.

Nous faisons donc des progrès, mais il nous reste encore beaucoup de travail à accomplir.

J’aimerais maintenant prendre quelques instants pour parler d’un autre point.

La semaine dernière, j’ai fait une déclaration au sujet de l’annonce du gouvernement des États-Unis au sujet des importations d’acier et d’aluminium. Ce que j’ai dit continue d’être le point de vue du Canada.

En tant qu’allié clé du NORAD et de l’OTAN et en tant que plus important fournisseur d’acier aux États-Unis, le Canada considèrerait comme absolument inacceptable toute restriction commerciale portant sur l’acier et l’aluminium canadiens.

Nous défendrons toujours les travailleurs canadiens et les entreprises canadiennes. Si des restrictions devaient être imposées sur les produits canadiens composés d’acier et d’aluminium, le Canada prendrait les mesures appropriées pour défendre ses intérêts commerciaux et ses travailleurs.

Nous continuerons de défendre nos travailleurs et nos industries de l’acier et de l’aluminium.

En conclusion, nous savons que le commerce entre le Canada, les États-Unis et le Mexique est bon pour les trois pays. Aujourd'hui, nous avons tous les trois une occasion historique d'améliorer et de moderniser l'ALENA, de créer plus d'emplois et de croissance économique et de rendre notre continent plus concurrentiel dans le monde.

Nous avons beaucoup de travail à faire. Le Canada est bien résolu à faire de ces démarches un succès.

Il me tarde de poursuivre nos travaux à Washington, D.C., à l’occasion de la huitième ronde.

Merci.

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