Membres du Conseil de l’éducation des réfugiés

Document d'information

Dans le cadre de la campagne Ensemble pour l’apprentissage, le Conseil de l’éducation des réfugiés a été créé en consultation avec le Groupe de travail sur la politique canadienne en matière d’éducation internationale et sera présidé par Vision Mondiale Canada. Composé de ressortissants de pays en développement, le conseil veillera à ce que les solutions et les approches soient conçues en tenant compte des connaissances et des expériences des défenseurs des jeunes, des femmes, des enseignants, des parents et des dirigeants communautaires qui vivent en tant que réfugiés, personnes déplacées de force ou dans des communautés qui les accueillent.

Les membres du Conseil de l’éducation des réfugiés comprennent :

Istarlin Abdi : Soudan du Sud, Somalie

Istarlin est une mère monoparentale de deux filles, une militante des droits de l’homme, une conteuse et une photographe. Elle a travaillé avec FilmAid International et REFUNITE en tant que créatrice de contenu et photographe. En 2017, Istarlin a co-fondé Dream Studio, une entreprise médiatique qui met l’accent sur les réfugiés et qui a pour objectif de créer un espace où les camarades réfugiés peuvent partager leurs propres histoires avec le reste du monde. Elle a également travaillé avec Windle International Kenya comme travailleuse communautaire pendant 5 ans, œuvrant avec des écolières vulnérables, des parents et la communauté dans son ensemble. En tant que réfugiée de Somalie ayant vécu le déplacement pendant plus de 20 ans, Istarlin a longtemps lutté afin de trouver son identité, son estime de soi et un sentiment d’appartenance. Elle craint que ses filles, prises dans les mêmes circonstances de déplacement, aient aussi des difficultés semblables. Istarlin est convaincue que l’éducation joue un rôle important d’égalisateur. Elle est devenue membre du Conseil pour aider à briser la malédiction générationnelle du déplacement en faisant de l’éducation une priorité mondiale.

Qais Ghasan Abdulrazzaq : Jordanie, Syrie

Pendant la guerre civile syrienne, Qais et sa famille ont fui leur domicile à la recherche de sécurité et d’opportunités. Le voyage jusqu’en Jordanie n’a pas été facile, et les choses ont été encore plus difficiles une fois qu’ils sont arrivés au camp de réfugiés qu’ils appelaient leur chez-eux. Qais a rapidement compris la grande importance de l’éducation pour les réfugiés, qui sont déjà désavantagés dans leurs communautés d’accueil et souvent confrontés à de mauvaises perspectives d’emploi et à des taux de chômage élevés. Qais a vu l’éducation comme un outil pour se donner les moyens de subvenir aux besoins de sa famille et de sa communauté. Il a étudié le journalisme et les médias à l’université d’Amity. De là, il a travaillé au Centre culturel de Zaha en tant que stagiaire en robotique dans le cadre du projet d’orientation professionnelle des jeunes de World Vision. Même s’il vit toujours dans un camp de réfugiés en Jordanie, Qais, 24 ans, a amélioré ses compétences techniques et enseigne à d’autres jeunes en tant que formateur en robotique. Il est un apprenant à vie et se passionne pour la recherche d’opportunités qui l’aideront à continuer d’apprendre, de grandir et d’enrichir sa communauté.

Bikienga Amdiatou : Burkina Faso

Bikienga est originaire de la région Centre-Nord du Burkina Faso. La fragilité et l’insécurité dans sa région ont conduit de nombreux élèves à abandonner l’école en raison de la fermeture des classes. En fait, Bikienga elle-même a presque abandonné l’école secondaire par manque de fonds. Heureusement, elle a reçu un soutien financier d’organisations telles que Plan International, ce qui lui a permis de poursuivre ses études. Maintenant âgée de 20 ans, Bikienga est étudiante en deuxième année d’université en ressources humaines. Elle est une ancienne boursière du projet "Promotion de l’égalité et de la sécurité dans les écoles", lauréate du prix d’excellence du Président du Burkina Faso et elle a figuré parmi les cinq meilleurs élèves du pays pour son niveau scolaire en 2019. En plus d’exceller dans ses études, Bikienga veut s’assurer que plus de filles sont capables de développer le meilleur d’elles-mêmes malgré les conflits et les déplacements internes. Elle s’implique activement dans un certain nombre d’initiatives scolaires et communautaires liées à l’accès à l’éducation. Bikienga espère défendre, sur la scène mondiale, les filles qui ont dû abandonner l’école.

Suleman Arshad : Pakistan

Suleman est un jeune activiste pakistanais malvoyant qui lutte pour les droits et le développement des membres de sa communauté. À 12 ans, Suleman a commencé à perdre la vue et a été inscrit dans une école pour personnes ayant une déficience visuelle. Dans sa communauté, les enfants et les jeunes souffrant de déficiences sont découragés de recevoir une éducation aux côtés des enfants non handicapés et sont mis à l’écart de la société. Suleman s’est efforcé de lutter contre la stigmatisation et les difficultés rencontrées par les élèves marginalisés. Il a fondé l’École de l’inclusion : une organisation dirigée par des jeunes qui fait la promotion de l’éducation inclusive et de qualité pour les jeunes handicapés. Il est également membre du Commonwealth Children and Youth with Disability Network, dont l’objectif est d’offrir une éducation de qualité aux enfants et aux jeunes handicapés. En 2016, il a remporté le prix du Commonwealth Youth Worker. En tant que membre d’une communauté d’accueil, Suleman a également été témoin des défis et de l’hostilité auxquels sont confrontés les réfugiés d’Afghanistan. Il espère tirer parti de son expérience et de ses compétences pour rendre l’éducation plus inclusive pour les réfugiés, en particulier ceux qui ont des capacités différentes.

Laura Barbosa : Colombie, Canada

Laura est une éducatrice, une travailleuse communautaire et une militante en faveur des droits de la personne. Elle est née en Colombie, un pays dont la population a un accès limité à l’éducation et où le déplacement forcé par l’armée est un problème de longue date. Lorsque Laura avait 12 ans, sa mère a été assassinée par des membres de groupes armés illégaux. Son père a disparu peu après. À 18 ans, elle s’est enfuie en Chine, dans l’espoir de s’y construire un avenir meilleur. Aujourd’hui, Laura travaille afin d’encourager ceux qui ont peur ou qui sont découragés par leur situation à être courageux et à tenter de réaliser leurs rêves. Elle a fait du bénévolat auprès d’enfants réfugiés du Myanmar qui ont été récemment déplacés en Malaisie. Elle a travaillé comme professeur d’espagnol, donnant des cours, encadrant des élèves, révisant des plans de cours et utilisant la programmation neurolinguistique. Actuellement, Laura travaille comme coordinatrice de programme chez Students Offering Support, une organisation caritative dirigée par des étudiants qui s’efforce de créer des environnements d’apprentissage positifs pour aider les jeunes à atteindre leur plein potentiel. Laura est passionnée par le développement communautaire et souhaite soutenir des environnements sûrs et durables pour les jeunes confrontés à des déplacements forcés.

Malual Bol Kiir : Soudan du Sud, Canada

Malual est un artisan pour la paix sud-soudanaise qui a été réfugié à deux reprises. Il a cofondé l’African Youth Action Network, une organisation de leadership et de consolidation de la paix qui recrute des jeunes pour travailler ensemble comme agents de paix et de prévention des conflits. Malual est un défenseur engagé qui se consacre à la promotion de l’éducation des réfugiés, un membre du Réseau consultatif des réfugiés et un membre fondateur du Conseil mondial de leadership des jeunes de Search for Common Ground. Il a été membre du Groupe consultatif d’experts pour l’étude sur les progrès de la jeunesse, la paix et la sécurité, qui a été mandaté par la résolution 2250 (2015) du Conseil de sécurité des Nations unies et a produit un rapport final intitulé « The Missing Peace ». En 2017, Malual a reçu le prix "Voices of Courage Award" de la Commission des femmes réfugiées.

Nhial Deng : Soudan du Sud, Éthiopie

En 2010, alors qu’il avait 22 ans, Nhial a fui vers le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya après une attaque armée contre son village en Éthiopie. Il dirige aujourd’hui les Ambassadeurs de paix des jeunes réfugiés, une initiative menée par de jeunes réfugiés de Kakuma qui s’efforcent de promouvoir la coexistence pacifique entre les communautés du camp et de donner aux jeunes les moyens de devenir des artisans de la paix et des entrepreneurs sociaux. Il est également consultant en éducation pour les écoles du laboratoire d’innovation de Kakuma et membre du groupe consultatif des jeunes d’Amala. Il croit fermement que l’éducation permet aux jeunes réfugiés de s’assurer un avenir meilleur et plus prometteur, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs communautés et celles qui les accueillent. Nhial fait beaucoup de plaidoyer sur les questions liées aux réfugiés et s’est exprimé dans plusieurs forums, dont le 12e Dialogue de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés sur les défis de protection. Il a également participé à plusieurs réseaux et initiatives de jeunes, notamment Global Changemakers, ONE Campaign Champions for East Africa et Women Deliver Young Leaders Program.

Amelie Fabian : Canada, Rwanda

Amelie termine sa maîtrise en politique publique et sa maîtrise en affaires mondiales dans le cadre d’un programme à double diplôme à l’Institut d’études politiques de Paris et l’Université de Toronto. Sa principale passion porte sur les politiques éducatives et leur rôle pour faciliter l’inclusion des communautés marginalisées, telles que les communautés de réfugiés, pour réduire les inégalités. Auparavant, elle a effectué des recherches pour l’UNESCO et continue de s’intéresser à l’éducation des réfugiés en militant auprès d’organisations telles que l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). Craignant d’être persécutée à la suite du génocide rwandais, la famille d’Amelie a fui le Rwanda, et elle a vécu comme réfugiée au Malawi entre l’âge de 6 et 18 ans. Elle est venue au Canada en 2014 dans le cadre du Programme d’étudiants réfugiés de l’EUMC pour obtenir un diplôme de premier cycle à l’Université McGill. Depuis son arrivée au Canada, Amelie s’est consacrée à l’amélioration de l’accès à l’éducation. Elle s’est portée volontaire en tant que coprésidente du comité local de l’EUMC, membre du Conseil d’administration de l’EUMC et membre du Conseil consultatif des jeunes du Groupe de travail canadien sur les politiques d’éducation internationale. Amelie a rencontré des membres du Parlement canadien et des conseillers politiques pour plaider en faveur de la priorité accordée à l’éducation. Elle a participé à des conférences sur l’éducation des réfugiés, notamment à l’Assemblée générale des Nations Unies de 2018, et à une table ronde avec l’honorable Karina Gould, la ministre du Développement international, sur l’impact de la COVID-19 sur l’éducation des réfugiés. Amelie espère mettre à profit son éducation, son expérience et ses relations pour aider davantage de réfugiés et de jeunes déplacés à obtenir une éducation.

Moriom Khatun : Bangladesh

Moriom est une étudiante de 16 ans et une leader dans sa communauté au Bangladesh. Elle est membre de son club local d’adolescents et du Comité de protection de l’enfance de sa communauté. Moriom a une connaissance approfondie des questions liées à la protection de l’enfance et elle joue un rôle actif dans la lutte contre les préjudices aux enfants, aux adolescents et à sa communauté en général. En 2020, après avoir reçu une formation de World Vision, Moriom a mené des initiatives visant à diffuser des informations vitales sur la COVID-19 aux adolescents de sa communauté.

Nabaloum Pascaline : Burkina Faso

Nabaloum est une femme de 22 ans qui est très consciente des défis auxquels sont confrontés les jeunes qui naviguent dans la fragilité, l’incertitude et le déplacement. En 2019, elle a été déplacée de son domicile au Burkina Faso. Peu de temps après, Nabaloum a perdu ses parents. Avec ses sœurs et ses frères, elle a donc commencé à vivre chez son grand-père. Au début de la pandémie de COVID-19, Nabaloum a commencé à participer à une initiative de la Fondation Hirondelle pour recevoir une formation et sensibiliser sa communauté au virus. Dans le cadre de ce projet, Nabaloum mène des interviews avec différents acteurs de la communauté ; les interviews sont diffusées dans des émissions de radio. Grâce à son travail, Nabaloum a développé de solides compétences en matière de communication et de plaidoyer qu’elle espère utiliser pour continuer à se connecter avec d’autres défenseurs dans le monde entier et pour élever ses pairs qui ont été déplacés de force.

Yvana Portillo : Venezuela, Pérou

Yvana est une étudiante de 15 ans, militante et réfugiée. En 2017, confrontés à la crise au Venezuela, ses parents ont vendu leur voiture et sa famille a fui au Pérou en autobus. Yvana a été obligée de continuer ses études dans une nouvelle école tout en étant confrontée à l’incertitude, la faim et le manque d’argent. Malgré cela, elle est rapidement devenue une leader dans sa classe. Aujourd’hui, elle anime des séances dans sa classe et s’affirme comme défenseure d’une éducation accessible et de qualité. La matière préférée d’Yvana est la communication, et elle veut continuer à améliorer sa capacité à s’exprimer et à demander ce dont elle a besoin. En tant que membre d’une équipe, Yvana espère apprendre d’autres membres du conseil tout en offrant son point de vue sur l’éducation mondiale à partir de ce qu’elle a vu et vécu.

Anojitha Sivaskaran : Sri Lanka

Anojitha est une jeune militante basée au Sri Lanka. Ayant grandi dans la partie nord du pays, Anojitha a, depuis son jeune âge, vécu un certain nombre de défis résultant de la longue guerre civile, notamment les déplacements, la pénurie alimentaire, l’insécurité, l’injustice et des logements inadéquats. Passionnée par la paix durable, Anojitha a obtenu sa licence en paix et résolution de conflits à l’université de Kelaniya et a obtenu des diplômes en gestion des ressources humaines et en justice transitionnelle. Actuellement, Anojitha travaille au Conseil national pour la paix du Sri Lanka en tant que responsable de projet sur une initiative qui vise à renforcer le processus de réconciliation au Sri Lanka en travaillant avec les étudiants pour sensibiliser et influencer positivement le discours public sur le pluralisme et les relations intercommunautaires. Elle a travaillé avec le Réseau uni des jeunes bâtisseurs de la paix, Tomorrow’s Futurism, AIESEC, le Festival interuniversitaire du genre et un certain nombre d’autres initiatives engagées dans la transformation du conflit. Anojitha croit fermement que l’inclusion des jeunes est un élément essentiel des efforts efficaces, de grande envergure et durables pour surmonter les conflits et la fragilité.

Foni Joyce Vuni : Kenya, Soudan du Sud

Foni Joyce est une défenseure enthousiaste et ouverte d’esprit, en plus d’avoir l’esprit d’équipe. Elle est sortie en tête de sa promotion de l’université Jomo Kenyatta d’agriculture et de technologie, avec un diplôme en communication de masse et une spécialisation en relations publiques. En raison du conflit et de la guerre, sa famille a fui le Soudan du Sud et vit au Kenya depuis plus de 25 ans, confrontée à la stigmatisation associée aux réfugiés. Aujourd’hui, Foni utilise son expérience en communication pour transformer la façon de présenter les réfugiés, non pas comme des bénéficiaires, mais plutôt comme des partenaires. Elle s’efforce également d’encourager une plus grande inclusion des jeunes, des femmes et des filles dans les processus décisionnels qui sont importants pour eux.

Elle a milité en faveur des enjeux liés aux jeunes réfugiés lors des consultations entre le HCR et les ONG, du Dialogue du Haut Commissaire sur les défis de protection, du Sommet humanitaire mondial de 2016 à Istanbul et de l’Assemblée générale des Nations unies, entre autres événements. Foni a également été membre et co-présidente du Conseil consultatif mondial de la jeunesse du HCR de 2017 à 2020. Le Conseil sert de groupe consultatif sur les questions liées à la protection et au développement des jeunes. Elle a travaillé avec d’autres leaders mondiaux de la jeunesse afin d’amplifier les questions importantes pour leurs communautés. Foni espère utiliser son expérience et son expertise pour offrir un aperçu sur la manière dont l’éducation des réfugiés peut être améliorée.

Christine Mwongera : Kenya

Christine est une enseignante de lycée employée par Windle International Kenya. Elle a 4 ans d’expérience en travail avec les réfugiés et en enseignement dans un contexte d’urgence. Elle est passionnée par l’idée d’offrir une éducation de qualité à tous les enfants de sa communauté, en particulier aux filles, qui sont plus vulnérables en raison de pratiques culturelles néfastes. Elle a contribué à ramener à l’école des filles qui avaient été mariées par leur famille, a travaillé avec des filles et des mères adolescentes non scolarisées et a travaillé à défaire la stigmatisation dont sont victimes les filles qui tombent enceintes alors qu’elles sont encore à l’école. Elle a travaillé en étroite collaboration avec la station de radio locale à plusieurs reprises pour sensibiliser les gens à l’éducation des filles et aux dangers des pratiques culturelles néfastes. Elle a lancé un programme de mentorat pour les filles, un club de compétences de vie et une initiative de conseils par les pairs à l’école secondaire où elle travaille pour fournir un soutien psychosocial à tous les apprenants. Elle a de l’expérience en enseignement, en gestion de programmes et en défense des droits, ainsi qu’une compréhension approfondie de l’éducation des filles, qu’elle espère utiliser pour rendre l’éducation plus inclusive.

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