Vidéo : Les langues des signes, vecteurs d’accessibilité et d’inclusion

Des dirigeants du gouvernement et des interprètes en langue des signes expliquent pourquoi les langues des signes sont importantes pour la communication, l’accessibilité, l’inclusion et la protection des droits de la personne

Transcription : Les langues des signes, vecteurs d’accessibilité et d’inclusion

Début de la vidéo

[Musique]

[La vidéo commence avec un collage de 18 photos, qui comprend six colonnes et trois rangées. Sur chaque photo, on peut voir une personne parlant en langue des signes. Toutes les photos affichent une superposition de couleur bleue monotone.]

[Un titre apparait au-dessus des photos, qui se lit comme suit : La Journée internationale des langues des signes.]

(Texte à l'écran : La Journée internationale des langues des signes)

[L'écran entier disparait pour faire place à une vue plein écran de Francis Trudel regardant la caméra et se tenant devant une fenêtre, avec un drapeau du Canada à sa gauche.]

[Francis commence à utiliser la langue des signes québécoise (LSQ) tandis qu'une voix hors champ commence à prononcer ce qu'il communique en langue des signes. Lorsqu'il a terminé son message et que la voix hors champ s'arrête, il y a une transition-éclair qui mène à la scène suivante.]

Il n'y a pas de droits de la personne sans droits liés aux langues des signes. Ce message souligne l'importance des langues des signes tout au long de l'année.

[La scène suivante commence avec Francis Trudel qui occupe la moitié de l'écran et qui parle, tandis qu'une boîte au contour bleu apparaît avec un homme utilisant la langue des signes québécoise (LSQ) pour montrer ce que dit Francis.]

(Texte à l'écran : Francis Trudel, Sous‑ministre délégué, Services publics et Approvisionnement Canada)

Bonjour, je suis Francis Trudel, sous-ministre délégué des Services publics et Approvisionnement Canada.

La Journée internationale des langues des signes, instaurée par l'Organisation des Nations Unies en 2017, est l'occasion de souligner que la langue des signes n'est pas seulement un outil de communication, c'est un droit humain fondamental.

Sans accès aux langues des signes, les communautés de personnes sourdes et malentendantes se voient de fait privées de leurs droits fondamentaux, notamment l'accès à l'emploi.

C'est pourquoi il est important de célébrer la Journée internationale des langues des signes et de continuer, tout au long de l'année, à créer un milieu de travail inclusif où chaque personne peut s'épanouir.

[La vidéo passe à la scène suivante. Une photo de Christopher T. Sutton qui occupe la moitié de l'écran, tandis qu'une boîte avec un contour bleu apparaît avec un homme utilisant la langue des signes québécoise (LSQ) tandis qu'une voix hors champ commence à prononcer ce qu'il communique en langue des signes.]

(Texte à l'écran : Christopher T. Sutton, Le commissaire à l'accessibilité du Canada, La Commission canadienne des droits de la personne.)

Je suis le commissaire à l'accessibilité du Canada.

L'accessibilité, c'est avant tout une affaire de personnes, une question de dignité, d'appartenance et d'opportunité. Étant moi-même sourd, je sais très bien à quel point les obstacles à la communication peuvent avoir un impact sur le quotidien d'une personne. C'est pourquoi il est important de bâtir un Canada sans obstacle.

J'ai appris au fil de ma carrière que l'accessibilité consiste non pas à demander aux gens de s'adapter au système, mais plutôt à concevoir des systèmes qui sont adaptés aux gens.

La Journée internationale des langues des signes est l'occasion de mettre en valeur la richesse des cultures, des langues et des contributions des communautés Sourdes. Elle vient en outre nous rappeler que l'accessibilité passe avant tout par le respect des façons dont les gens choisissent de communiquer.

Les expériences des personnes Sourdes sont toutes différentes. Chaque personne communique à sa manière : certaines utilisent la langue des signes, d'autres la parole, d'autres la technologie et d'autres une combinaison des deux. Les besoins et les préférences de chacune méritent d'être respectés.

La véritable accessibilité, c'est veiller à ce que les gens disposent des outils nécessaires pour communiquer de la manière qui leur convient le mieux. Cela comprend l'interprétation en langue des signes et d'autres aides à la communication.

Lorsque la communication est accessible, nous en profitons tous. Nous créons des communautés plus inclusives qui permettent la pleine participation de tous.

Ensemble, continuons à bâtir un Canada sans obstacle, où toutes les personnes sont reconnues et valorisées.

[La vidéo passe à la scène suivante. David Joseph est debout et regarde la caméra, avec un mur gris derrière lui. David commence à utiliser la langue des signes québécoise (LSQ) tandis qu'une voix hors champ commence à prononcer ce qu'il communique en langue des signes.]

(Texte à l'écran : David Joseph, Analyste financier principal, Santé Canada)

Bonjour! Mon nom est David Joseph. J'occupe le rôle d'analyste financier pour le ministère de Santé Canada.

La langue des signes représente principalement trois choses importantes pour moi : l'autonomie, l'indépendance et la communication.

La langue des signes est essentielle pour communiquer, comprendre et échanger avec les personnes avec lesquelles j'interagis tous les jours.

La loi canadienne sur l'accessibilité stipule que la langue des signes est le mode de communication principal pour les personnes sourdes. Je suis d'accord, la langue des signes revêt une importance primordiale pour moi.

Je vais maintenant vous parler de ce que l'environnement de travail et les collègues pourraient faire pour rendre le milieu de travail plus accessible pour moi.

Chaque jour, les personnes sourdes qui se rendent au travail doivent faire des efforts supplémentaires pour communiquer avec leurs collègues entendants. À mon avis, cet effort devrait être partagé. Autrement dit, les personnes entendantes devraient elles aussi faire un pas vers nous pour faciliter la communication.

Cela peut parfois sembler difficile, mais il existe aujourd'hui plusieurs outils qui peuvent aider. Par exemple, lorsqu'une personne entendante a une question et qu'une personne sourde est la mieux placée pour y répondre, certaines choisissent plutôt de s'adresser à un collègue entendant en pensant que ce sera plus simple. Je vous encourage à venir nous parler directement.

Pour y parvenir, différentes solutions existent. Par exemple, l'utilisation d'une application de vidéo-interprétation à distance permet d'obtenir rapidement le soutien d'un interprète en temps réel, ce qui facilite grandement les échanges.

J'aimerais que mes collègues entendants sachent qu'il n'existe pas une seule façon de communiquer lorsqu'on est sourd. Par exemple, certaines personnes sourdes s'expriment oralement, d'autres utilisent la lecture labiale et la langue des signes, tandis que certaines communiquent uniquement en langue des signes.

Il est donc important de demander directement à la personne quel est son mode de communication préféré. Ainsi, nous pouvons nous adapter et créer un environnement plus accessible pour tout le monde.

En cette Journée internationale des langues des signes, j'aimerais transmettre deux messages. Tout d'abord, travailler avec des collègues sourds est agréable ! Les échanges et l'apprentissage d'une nouvelle culture constitue au final une expérience très enrichissante.

Ensuite, j'aimerais déconstruire un mythe : ce ne sont pas seulement les personnes sourdes qui ont besoin d'un interprète. Les personnes entendantes qui ne connaissent pas la langue des signes ont elles aussi besoin d'un interprète ! Donc, tant les entendants que les personnes sourdes ont besoin d'un interprète pour se comprendre et communiquer.

Je persiste et signe : travailler avec une personne sourde peut s'avérer une expérience très enrichissante !

[La scène suivante commence avec Jean‑François Lymburner en plein écran. Il commence à utiliser la langue des signes québécoise (LSQ) et parle en même temps. Lorsqu'il a fini de parler en langue des signes, il y a une transition-éclair qui mène à la scène suivante.]

(Texte à l'écran : Jean-François Lymburner, Président-directeur général, Bureau de la traduction)

Bonjour, je suis J-F, président-directeur général du Bureau de la traduction. Le thème cette année : déclarer les droits des personnes sourdes.

[La scène suivante commence avec Jean‑François Lymburner qui occupe la moitié de l'écran et qui parle, tandis qu'une boîte avec un contour blanc apparaît avec un homme utilisant la langue des signes québécoise (LSQ) pour montrer ce que dit Jean‑François.]

Une cérémonie de citoyenneté, une consultation publique, des célébrations de la fête du Canada, une annonce importante du gouvernement, un débat des chefs lors d'une élection fédérale...

Ces moments sont importants parce qu'ils permettent aux Canadiennes et Canadiens d'être au cœur des décisions, des événements et des conversations qui façonnent notre pays. Les interprètes en langues des signes contribuent à faire en sorte que les personnes sourdes, devenues sourdes et malentendantes puissent participer à ces moments importants.

Grâce à son réseau d'interprètes, le Bureau offre des services en langue des signes québécoise et en American Sign Language, deux langues qui jouent un rôle essentiel dans la vie, la culture et les communautés des personnes sourdes au Canada.

Le travail des interprètes en langue des signes permet à un plus grand nombre de Canadiennes et de Canadiens d'accéder à l'information du gouvernement, de participer à la vie publique et de prendre part aux conversations qui façonnent notre société d'un océan à l'autre.

La reconnaissance, la promotion et l'utilisation des langues des signes réduisent les obstacles et permettre aux personnes sourdes, devenues sourdes et malentendantes de participer pleinement à la vie civique partout au pays. Par leur expertise et leur dévouement, les interprètes en langue des signes favorisent l'inclusion et renforcent les liens dans nos collectivités. Le Bureau de la traduction est fier de participer à ces efforts et de contribuer à bâtir un Canada plus accessible. Merci.

[Musique arrête.]

[L'écran suivant est blanc avec le numéro ISBN et le numéro de catalogue en gros caractères noirs.]

(Texte à l'écran : ISBN 978-1-100-00433-4, Catalogue P4-192/2026F-MP4)

(Mot-symbole « Canada »)

Fin de la vidéo

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2026-09-16