Symposium virtuel sur l’avenir du vieillissement au Canada : Ce que nous avons entendu

De : Forum fédéral, provincial et territorial des ministres responsables des aînés

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Symposium virtuel sur l’avenir du vieillissement au Canada : Ce que nous avons entendu [PDF - 1.4 Mo]

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Liste des abréviations

AGEWELL NCE
AGEWELL Networks of Centres of Excellence
COVID-19
Maladie à coronavirus de 2019
CRSNG
Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
FPT
Fédéral, provincial et territorial
HSBC
Hongkong and Shanghai Banking Corporation Limited
IRSC
Instituts de recherche en santé du Canada
LGBTQIA2S+
Lesbian, gay, bisexual, transgender, queer, intersex, asexual, 2-Spirit, and other identities
OCFJR
Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation
RCPMTA
Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés
RESNA
Rehabilitation Engineering and Assistive Technology Society of North America
SCWW
Seniors Centres Without Walls

Gouvernements participants

*Le Québec contribue au Forum fédéral, provincial et territorial des aînés par le partage de savoir-faire, d’information et de pratiques exemplaires. Cependant, il n’adhère ni ne participe aux approches intégrées au niveau fédéral, provincial et territorial dans le dossier des aînés. Le gouvernement du Québec entend s’acquitter pleinement de ses responsabilités à l’égard des aînés sur son territoire.

Remerciements

Le présent rapport a été préparé par Candice Pollack, consultante du Forum fédéral, provincial et territorial des ministres responsables des aînés. Les opinions exprimées dans le présent rapport ne reflètent pas la position d’un gouvernement en particulier.

Sommaire

Le 8 juin 2021, le Forum fédéral, provincial et territorial des ministres responsables des aînés a tenu un symposium virtuel sur l’avenir du vieillissement au Canada. Avec le soutien des 4 organismes nationaux partenaires, AGE-WELL, l’Association canadienne de gérontologie, le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés et Centraide United Way Canada, les participants ont examiné 4 thèmes clés :

La présentation d’ouverture a souligné le rôle croissant de la technologie, ou AgeTech, pour favoriser le vieillissement dans la collectivité. Les récents résultats du sondage AGE-WELL révélaient que plus de 70 % des Canadiens de plus de 65 ans utilisaient la technologie avec confiance et que 66 % des répondants de 55 ans et plus étaient prêts à payer de leur poche pour acquérir des moyens technologiques qui les aideraient à rester à domicile et dans leur communauté.

Toutefois, il reste des obstacles à l’adoption réussie des technologies qui soutiennent le vieillissement à domicile. Les conférenciers et les participants au symposium ont souligné que les aînés ne peuvent pas tous se permettre les nouvelles technologies et que l’infrastructure Internet haute vitesse nécessaire n’est pas accessible dans toutes les communautés. De plus, bon nombre de technologies ne sont pas conçues en pensant aux aînés, ce qui les rend difficiles à utiliser et à intégrer à la vie quotidienne. Et, finalement, le soutien et la formation sont nécessaires pour améliorer la littératie numérique des aînés canadiens, puisqu’ils n’ont pas grandi avec le genre de technologies accessibles de nos jours. Alors que nous vivons dans un monde où le numérique occupe une place croissante, il faut déployer des efforts accrus pour combler le fossé numérique qui sépare les aînés au Canada.

Le thème suivant du symposium portait sur la recherche et l’innovation en matière de vieillissement en santé. La recherche sur le vieillissement joue un rôle important dans la prise de décisions éclairées sur les plans des individus, des collectivités, de la prestation de services de santé et de la politique. Les conférenciers et les participants au symposium ont été invités à examiner les éléments de base d’un programme de recherche sur l’avenir du vieillissement au Canada :

Pendant la deuxième partie du symposium, les discussions ont été orientées vers certains problèmes sociaux importants auxquels les aînés sont confrontés : les mauvais traitements envers les aînés et l’isolement social des aînés. La maltraitance envers les aînés prend plusieurs formes différentes, elle peut être physique, émotionnelle, financière, psychologique, notamment. De récentes données suggèrent que la prévalence des mauvais traitements envers les aînés au Canada atteint environ 8,2 %. Toutefois, puisque la maltraitance des aînés est souvent non signalée, on estime que jusqu’à 10 % des aînés canadiens sont actuellement victimes d’un ou de plusieurs types de mauvais traitements.

Pendant la pandémie, la situation s’est détériorée. Puisqu’on a demandé aux Canadiens de rester à la maison, bon nombre de personnes âgées ont été encore plus déconnectées et isolées socialement, ce qui constitue d’importants facteurs de risque de maltraitance. Les conférenciers et les participants au symposium ont déterminé plusieurs domaines qui devraient faire l’objet de recherche et d’intervention. Le premier est lié à l’amélioration de la collecte de données sur les mauvais traitements envers les aînés afin de mieux comprendre sa prévalence et la façon dont elle est vécue par différents groupes d’aînés. Il faut aussi mettre en place de plus nombreux programmes de formation et éducation, et donner des informations sur les interventions et les pratiques exemplaires offertes puisque ces éléments constituent des composantes essentielles d’une feuille de route élargie visant à mettre fin à la maltraitance des aînés au Canada.

Finalement, les conférenciers ont exploré les pratiques exemplaires émergentes qui soutiennent les aînés et répondent au problème d’isolement social. Même avant la pandémie, la Fédération internationale du vieillissement avait déclaré que l’isolement social était le plus important problème auquel les aînés canadiens étaient confrontés.

Lorsqu’ils ont été invités à discuter des pratiques prometteuses de réduction de l’isolement social, les conférenciers et les participants ont reconnu les importantes contributions des organismes communautaires desservant les aînés. Les organismes communautaires offrent des soutiens comme la navigation dans les services, l’achat des aliments, la préparation des repas et l’entretien ménager, et s’assurent que les aînés restent connectés en faisant des vérifications du bien-être et en offrant des activités sociales et physiques et des programmes réguliers. Pour bon nombre d’aînés, les organismes communautaires sont devenus leur principal point de contact pour l’alimentation, les services, le soutien en santé mentale et les liens d’amitié au fil des ans. Ces organismes relèvent continuellement le défi pour que les aînés canadiens reçoivent les soutiens dont ils ont besoin dans leur communauté.

Les technologies et les programmes intergénérationnels ont été soulignés comme outils efficaces de réduction de l’isolement. Les participants au symposium ont raconté les succès obtenus du pilotage des services en ligne et l’importance des plateformes numériques pour les maintenir en connexion avec un plus grand nombre d’aînés. Ils ont aussi discuté des impacts positifs des programmes intergénérationnels comme InterAGE, qui aide les aînés à établir des relations significatives, acquérir des compétences et rester connectés avec leur communauté, tout en offrant du mentorat et une connexion aux jeunes.

À la fin du symposium, les conférenciers et les participants ont réfléchi à leur vision de l’avenir du vieillissement au Canada. Dans cette perspective de l’avenir, un soutien sera offert au vieillissement. AgeTech sera accessible, abordable et conçu pour répondre aux besoins des aînés canadiens. Les organismes desservant les aînés auront la marge de manœuvre et les ressources dont ils ont besoin pour soutenir les aînés vieillissant dans la communauté. De plus, les relations intergénérationnelles contribueront au maintien de la connexion et de l’engagement des personnes âgées avec les membres de la famille et les amis tout au long de leur vie.

L’avenir du vieillissement sera également inclusif. Dans 20 ans, la diversité des expériences du vieillissement sera mieux entendue et comprise. L’âgisme sera inacceptable, comme le racisme, et des efforts concertés seront faits pour atteindre les aînés dans les communautés mal desservies et offrir des services sûrs et respectant les cultures aux aînés autochtones.

Finalement, dans le futur, le vieillissement sera célébré. Les personnes âgées et leurs proches aidants seront reconnus comme des partenaires précieux à chaque table, et de plus nombreuses villes et communautés seront amies des aînés. Le parcours qui permettra de réaliser cette vision nécessite une action collective. Mais, ensemble, les Canadiens peuvent bâtir un avenir où tous les aînés peuvent bien vieillir à la maison, dans leur communauté et entourés des gens qu’ils aiment le plus.

Introduction

Selon Statistique Canada, d’ici 2036, environ 25 % des Canadiens auront plus de 65 ans (Statistique Canada, 2015). Après avoir travaillé toute leur vie, élevé leur famille et contribué à leur communauté, les aînés canadiens souhaitent compter sur le soutien dont ils ont besoin pour vivre à domicile aussi longtemps que possible. Bien que les Canadiens s’attendent à traverser, en vieillissant, des périodes continues de changement aux plans de la croissance personnelle et du style de vie, ils s’attendent également à être confrontés aux nouveaux défis associés au vieillissement. Les problèmes de santé chroniques, comme les maladies cardiaques, le diabète et la démence, sont plus courants chez les aînés (Agence de la santé publique du Canada, 2020). De nouvelles limites de mobilité peuvent avoir des répercussions sur les activités quotidiennes comme faire les courses ou répondre aux besoins d’hygiène personnelle. La capacité financière peut être plus limitée lorsque les aînés quittent le marché du travail, et de nouveaux défis de participation aux activités sociales et récréatives peuvent émerger.

Au cours de la dernière année plus particulièrement, les Canadiens ont vécu les impacts démesurés de la pandémie de COVID-19 sur la population vieillissante. Les aînés étaient plus susceptibles d’être gravement malades à la suite de l’exposition au virus de la COVID-19 (gouvernement du Canada, 2021; Organisation mondiale de la Santé, 2020). Les aînés canadiens vivant dans les établissements de soins de longue durée ont été parmi les groupes les plus affectés. Pendant la première vague de la pandémie, les résidents des établissements de soins de longue durée ont représenté environ 80 % des victimes de maladies liées à la COVID-19 à l’échelle nationale et en sont décédés (Hsu et al., 2020). En plus de l’augmentation des risques pour la santé, les directives de distanciation sociale ont laissé bon nombre d’aînés isolés socialement de leurs amis et de leur famille et les ont empêchés de recevoir une partie des soutiens nécessaires à leur participation et leur lien avec les communautés (Armitage et Nellums, 2020).

En limitant les réseaux de soutien social et en exacerbant les besoins en soins de santé, la pandémie de COVID-19 a jeté une lumière sur les nombreux défis auxquels les aînés canadiens étaient déjà confrontés en matière de vieillissement à domicile. Alors que la population continue de vieillir, les Canadiens doivent, plus que jamais, se poser des questions essentielles sur ce qu’ils souhaitent pour l’avenir du vieillissement au Canada.

À propos du symposium virtuel

Le 8 juin 2018, le Forum des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des aînés (Forum) a tenu un symposium virtuel (symposium) sur l’avenir du vieillissement au Canada. Le symposium visait à rassembler des experts, des praticiens et des chercheurs de tout le pays pour découvrir les innovations et les pratiques prometteuses en matière de vieillissement et en discuter. Plus de 650 participants, des provinces et territoires au Canada, ont syntonisé Zoom et de nombreux autres Canadiens ont suivi l’événement en direct sur YouTube.

Le symposium a débuté par des allocutions de bienvenue des ministres coprésidentes du Forum, soit l’honorable Josephine Pon, ministre des Aînés et du Logement du gouvernement de l’Alberta, et l’honorable Deb Schulte, ministre des Aînés du gouvernement du Canada. Leurs allocutions ont été suivies de quelques mots du premier ministre du Canada, le très honorable Justin Trudeau. Après ces allocutions, 4 thèmes clés concernant l’avenir du vieillissement au Canada ont été explorés :

Chacun des 4 thèmes a été présenté par un des organismes partenaires nationaux du symposium : AGE-WELL, l’Association canadienne de gérontologie, le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés et Centraide United Way Canada. Ces organismes ont aidé à planifier l’événement, apporté leurs connaissances et leur expertise sur les 4 thèmes, communiqué les pratiques exemplaires et les innovations et participé aux discussions des conférenciers (pour obtenir une liste complète des conférenciers, consulter l’annexe A).

Puis, une troisième et dernière discussion de groupe a porté sur les réflexions des organismes partenaires sur les leçons qu’ils ont tirées de la dernière année et leur vision de l’avenir du vieillissement au Canada. Ils ont discuté de la façon dont les Canadiens ont saisi l’occasion de protéger les personnes âgées malgré la pandémie mondiale. Ils ont également reconnu qu’il restait encore du travail à faire pour que chaque aîné au Canada puisse bien vieillir à domicile et dans sa communauté.

Le symposium s’est terminé par un appel à l’action des participants : partager leurs connaissances, leur expertise et leurs idées à propos du vieillissement au Canada avec le Forum fédéral, provincial et territorial des responsables des aînés. Ce rapport présente ce qui a été entendu, tant des organismes partenaires que des Canadiens, sur les 4 thèmes du symposium et l’innovation canadienne en matière d’amélioration de l’avenir du vieillissement. Pour obtenir une liste des organismes qui ont fait des présentations pour éclairer ce rapport, veuillez consulter l’annexe B.

Les organismes partenaires

Le Symposium virtuel sur l’avenir du vieillissement au Canada a été rendu possible grâce à l’appui des organismes partenaires nationaux suivants.

AGE-WELL NCE

AGE-WELL NCE

AGE-WELL a été fondé en 2015 dans le cadre du programme des Réseaux des centres d’excellence. Il s’agit d’un réseau pancanadien réunissant plus de 5 000 personnes âgées, proches aidants, chercheurs, organismes partenaires et futurs dirigeants qui collaborent pour accélérer la mise en œuvre de solutions technologiques qui ont une incidence percutante dans la vie des Canadiens.

Association canadienne de gérontologie

Canadian Association of Gerontology

L’Association canadienne de gérontologie est une association nationale multidisciplinaire à vocation scientifique et éducative créée pour assurer le leadership sur les questions relatives au vieillissement de la population. Fondée en 1971, sa mission est d’améliorer la vie des aînés canadiens par l’acquisition et la dissémination de connaissances sur les politiques, les pratiques, la recherche et l’éducation dans le domaine de la gérontologie.

Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés

Canadian Network for the Prevention of Elder Abuse

Le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés est un organisme de charité pancanadien regroupant des personnes et des organismes qui prennent soin des personnes âgées et visent la prévention de la maltraitance pendant la vieillesse. Sa mission est de mettre en contact des particuliers et des organismes, d’encourager le partage d’informations fiables et de faciliter le développement de programmes et de politiques qui œuvrent à la prévention de la maltraitance des personnes âgées au Canada.

Centraide United Way Canada

United Way Centraide Canada

Centraide United Way Canada est un réseau fédéré de 76 bureaux de Centraide United Way desservant plus de 5 000 communautés partout au Canada. Ensemble, ils ont pour mission de créer des occasions d’améliorer la vie de chaque personne vivant dans nos communautés. Le vaste soutien de Centraide United Way s’appuie sur 3 piliers : améliorer les conditions de vie, favoriser la réussite des jeunes, bâtir des collectivités fortes et saines.

Les nouvelles technologies qui soutiennent le vieillissement dans la collectivité

Dans cette section

Le premier thème du symposium portait sur le rôle de la technologie pour aider les aînés à domicile et dans leur communauté. Pour bon nombre, le mot « technologie » évoque des idées de réalité virtuelle et d’intelligence artificielle. Pourtant, l’AgeTech prend différentes formes, des lunettes, aux protecteurs de hanche et aux fauteuils roulants, jusqu’aux dispositifs portables comme des montres intelligentes et des outils de technologie avancée comme les capteurs, les robots et la domotique (les « maisons intelligentes »). Ces technologies offrent des bénéfices aux personnes âgées de plusieurs façons. Elles peuvent augmenter l’accès aux services de santé et aux services sociaux, surveiller et améliorer les fonctions physiques et cognitives et aider les aînés à maintenir leur mobilité et leur autonomie alors qu’ils avancent en âge (AGE-WELL , nd; Stanley, 2015).

64% des Canadiens de 65 ans et plus croient que les avancées technologiques peuvent aider à réduire l’impact de la COVID-19 sur leur vie quotidienne (AGE-WELL NCE, 2020).

Comme le reste des Canadiens pendant la pandémie, les personnes âgées se sont tournées vers la technologie pour les aider à rester actives, en santé et connectées à leur communauté. Un sondage mené par AGE-WELL, en 2020, a révélé que 88 % des Canadiens de 65 ans et plus utilisent Internet tous les jours et 65 % ont un téléphone intelligent (AGE-WELL, 2020). Pendant la première année de la pandémie, les aînés ont presque doublé leur utilisation des appels vidéos comme mode de communication avec leur famille et leurs amis (AGE-WELL, 2020). De plus, près des trois quarts des aînés canadiens utilisent avec confiance les technologies dont ils disposent et 66 % sont prêts à défrayer de leur poche pour une AgeTech qui les aiderait à vivre de manière sûre et autonome à domicile plus longtemps (AGE-WELL, 2020).

Alors que l’intérêt augmente pour les solutions technologiques, il en va de même pour le développement d’AgeTech répondant aux besoins des aînés. Le Forum a demandé aux organismes partenaires et aux participants au symposium de leur communiquer des exemples d’innovations qui peuvent aider les aînés à vieillir dans la communauté. Voici des technologies et des programmes qui ont été présentés :

« La technologie ne va pas remplacer les liens interpersonnels - le genre d’interaction qui compte vraiment. [J’espère apprendre] que la technologie me permettra d’une certaine façon d’avoir plus de relations personnelles et individuelles. »

Représentant(e) d’une coalition d’organismes desservant des aînés

Bien qu’AgeTech est un important outil du coffre à outils, il n’est pas conçu pour remplacer la présence humaine et ne pourra pas, à lui seul, résoudre les problèmes complexes auxquels le Canada est confronté en matière de soutien aux aînés qui souhaitent vieillir à domicile.

Pendant le symposium, les conférenciers ont fait valoir que l’accès équitable à la technologie est un droit de la personne. Néanmoins, le Canada est confronté à un fossé numérique entre ceux qui ont les connaissances et les ressources pour utiliser les technologies, et les autres. Ces ressources sont souvent appelées les « déterminants numériques de la santé ».

Les déterminants numériques de la santé interagissent avec les déterminants sociaux de la santé, et subissent leur influence. Ils tiennent compte des facteurs comme l’accès fiable à Internet haute vitesse, la littératie numérique et l’accès aux dispositifs technologiques comme composantes essentielles de la santé et du bien-être individuels, parallèlement aux déterminants sociaux comme le revenu et la géographie (Crawford et Serhal, 2020). Les participants au symposium ont indiqué que, lorsqu’il est question des technologies qui soutiennent le vieillissement des aînés à domicile, des mesures proactives doivent être prises pour combler le fossé numérique qui sépare les Canadiens. Les plus importants obstacles à surmonter sont suivant.

L’accessibilité

Les technologies, et l’infrastructure nécessaires pour les soutenir, doivent être disponibles et abordables, pour tous les aînés au Canada. Bon nombre de communautés rurales et éloignées n’ont toujours pas accès à Internet haute vitesse. Bien que la Stratégie de connectivité du Canada vise à permettre à tous les Canadiens d’avoir un accès fiable à Internet d’ici 2030 (Innovation, Science et Développement économique Canada, 2020), le soutien en infrastructure doit aller plus loin. Les Canadiens âgés veulent un soutien et une formation individuels, des recommandations sur les applications à utiliser et ils souhaitent avoir les outils pour bien exploiter les ressources en ligne. De plus, les dispositifs technologiques et les abonnements à Internet doivent être abordables pour les aînés qui ont des revenus fixes ou faibles. Toutes les technologies, des dispositifs d’assistance, comme les prothèses auditives, jusqu’aux ordinateurs et aux téléphones intelligents, doivent être offertes à prix abordables et un soutien est nécessaire pour l’entretien des dispositifs de sorte à réduire la nécessité des mises à niveau régulières.

La convivialité

Les technologies développées à l’intention des aînés au Canada doivent être conviviales. La recherche devrait être orientée pour mieux comprendre les besoins et les points de vue des personnes âgées en matière d’utilisation des technologies : leur utilisation des outils, leur frustration et leur enthousiasme en matière de technologie, et leur préoccupation à l’égard de la protection de leurs renseignements personnels. Les personnes âgées sont aussi confrontées à des défis uniques en matière d’utilisation de la technologie. En faisant participer les aînés au développement des technologies, il sera possible de relever ou de surmonter les défis pendant le processus de conception des solutions. Par exemple, un aîné peut utiliser avec confiance son téléphone intelligent, mais avoir de la difficulté avec certaines applications qui sont difficilement accessibles en raison de la taille des caractères. En faisant participer les aînés au processus de développement de la technologie, il sera possible de régler les problèmes de convivialité et de produire des solutions qui seront développées pour mieux répondre à leurs besoins.

« La pandémie a été un catalyseur pour la participation d’un plus grand nombre de personnes âgées; elles ont adopté la technologie si elles en avaient les moyens. »

Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés, conférencier au symposium

La littératie numérique

Les nouvelles formes de technologie peuvent être difficiles à comprendre et frustrantes à utiliser, même pour les personnes ayant de solides compétences en littératie numérique. Pour les personnes âgées, qui n’ont pas grandi avec les types de technologies qui sont utilisées couramment aujourd’hui, comme les médias sociaux, les téléphones intelligents, et les tablettes, la littératie numérique limitée peut constituer un obstacle infranchissable à la participation. Les préoccupations relatives à la protection des renseignements personnels et la sécurité en ligne intensifient le défi, alors que les renseignements sur la façon de naviguer en toute sécurité ne sont pas toujours accessibles. Il est nécessaire d’acquérir une connaissance approfondie de l’utilisation des outils technologiques par les aînés pour créer des programmes de soutien adaptés qui peuvent accroître la littératie numérique et réduire le fossé numérique qui sépare les aînés canadiens.

« Lorsque les technologies sont accessibles, par exemple une rencontre par FaceTime avec les petits-enfants, il serait utile de faire une comparaison entre ces modes de connexion et les moments partagés en personne. Est-ce que certaines de ces technologies peuvent réduire de manière importante les méfaits de l’isolement social [pour les aînés dans les communautés ?] »

Organisme de défense (Autochtones)

Alors que de plus nombreux services sont offerts en mode numérique, l’aplanissement de ces obstacles sera essentiel pour prévenir d’éventuelles iniquités systémiques. Des préoccupations particulières en matière d’équité ont été soulevées relativement aux aînés à faible revenu, aux aînés vivant dans les communautés rurales et éloignées, aux personnes âgées qui hésitent ou qui résistent à l’adoption de la technologie, et aux personnes âgées de différents milieux culturels et ethniques dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais. De plus, des mesures ciblées doivent être prises en matière de connectivité des communautés autochtones. Compte tenu de l’accès limité à la large bande dans bon nombre de communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, il est nécessaire d’entreprendre d’autres activités de recherche pour comprendre l’étendue de l’utilisation des technologies par les peuples autochtones, le lien possible entre les technologies et les besoins des aînés dans la communauté et les technologies accessibles qui peuvent être déployées pour améliorer le bien-être et le vieillissement des peuples autochtones.

La recherche et l’innovation en matière de vieillissement en santé

Dans cette section

La recherche sur le vieillissement joue un rôle essentiel pour éclairer les décisions aux plans des politiques, de la prestation de services de santé et des communautés au Canada. Elle permet d’acquérir une compréhension approfondie des expériences, des besoins et des défis associés au vieillissement et soutient la conception de solutions novatrices au vieillissement à domicile. La recherche sur le vieillissement a été plus importante que jamais pendant la dernière année alors que les Canadiens se sont serré les coudes pour répondre à la pandémie de COVID-19.

Afin de favoriser la recherche et la collaboration, plusieurs organismes canadiens ont mis à contribution leurs ressources pour former des réseaux de recherche sur le vieillissement. Parmi les réseaux novateurs dont nous avons entendu parler, notons :

Compte tenu du rôle essentiel que la recherche joue pour soutenir un processus décisionnel éclairé, les participants au symposium ont été invités à exprimer leurs principales priorités de programmes de recherche sur le vieillissement. Les réponses des organismes partenaires, et des personnes de tous les coins du pays, suggéraient que le plan d’action sur la recherche sur le vieillissement au Canada devrait cibler l’équité, la diversité et l’inclusion des aînés, la participation significative des aînés canadiens aux activités de recherche et des pratiques exemplaires de soutien au vieillissement à domicile.

L’âgisme et les impacts sur l’équité, la diversité et l’inclusion des aînés

Les aînés canadiens ne forment pas un groupe homogène. Chaque aîné au Canada a une expérience de vie unique qui est façonnée par sa culture, ses valeurs, son ethnicité, sa langue, sa communauté et d’autres influences socioéconomiques.

La notion d’âgisme renvoie à l’utilisation de stéréotypes, de préjugés et de discrimination en vue de catégoriser et de diviser les personnes d’une manière qui entraîne un tort, un désavantage ou une injustice fondé sur l’âge

Organisation mondiale de la Santé

Néanmoins, le discours public place souvent toutes les personnes de plus de 65 ans dans le même groupe. En fait, certains contenus des messages de santé publique pendant la pandémie ont renforcé cette croyance âgéiste. Les Canadiens âgés sont souvent dépeints comme frêles et vulnérables en raison des impacts disproportionnés de la COVID-19 sur leur bien-être physique et mental. Ce portrait ne tient pas compte des identités intersectionnelles des Canadiens âgés et ne reconnaît pas les impacts aggravés de la COVID-19 sur les personnes de couleur, les personnes en situation de handicap et les aînés à faible revenu (Statistique Canada, 2021).

Lorsqu’ils posent des questions liées à la recherche, les Canadiens veulent s’assurer que les expériences uniques des personnes âgées sont prises en compte. Notamment, la recherche doit inclure des aînés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, des aînés qui sont en situation de handicap, des aînés à faible revenu, des aînés qui appartiennent à la communauté LGBTQIA2S+ ou aux groupes des minorités visibles, entre autres.

« Nous savons que le nombre de personnes des Premières Nations en situation de handicap augmente avec l’âge, et que plus de 50 % des personnes des Premières Nations ayant plus de 50 ans rapportent avoir des limites d’activités. Comment pouvons-nous mieux soutenir les personnes des Premières Nations en situation de handicap ? »

Organisme de défense (Autochtones)

Pour combattre l’âgisme, il est essentiel de poser des questions qui portent sur les impacts des politiques et des programmes sur la diversité des aînés dans nos communautés. L’âgisme a des impacts négatifs importants sur la santé, le bien-être et les droits de la personne des aînés. Les conséquences peuvent comprendre la diminution de la durée de vie, la piètre santé physique et mentale, la lente récupération d’une incapacité et la diminution des facultés cognitives, l’augmentation de l’isolement social et de la solitude et le risque accru de connaître une certaine forme de violence (Organisation mondiale de la Santé, 2021). Selon l’Organisation mondiale de la Santé, à l’échelle mondiale, 1 personne sur 2 manifeste de l’âgisme à l’égard des aînés (Organisation mondiale de la Santé, 2021). Malgré ces conclusions, la recherche et les données sur l’âgisme sont limitées. Une présentation d’un participant, le Center on Aging de l’University of Manitoba, indiquait que l’âgisme cache de nombreux autres enjeux liés aux personnes âgées dans la société canadienne, que ce soit sur le plan de la politique, des entreprises ou chez les personnes âgées elles-mêmes. En ce moment, même les comités sur l’équité, la diversité et l’inclusion et les initiatives n’arrivent pas à en faire un enjeu. Il est nécessaire de faire d’autres recherches pour que l’équité et l’inclusion soient prises en compte dans les programmes et les services offerts à la diversité des personnes âgées au Canada, alors qu’elles vieillissent.

La participation véritable des personnes âgées à la recherche

Les participants au symposium ont souligné l’importance de les écouter et d’amplifier la voix des personnes âgées dans la recherche. Les Canadiens veulent mieux comprendre l’importance sociale et l’expérience vécue des aînés, et ils savent que les aînés sont les experts dans ce domaine.

Les personnes âgées doivent participer comme partenaires dans la recherche. Les partenariats de recherche avec les aînés commencent en leur demandant directement d’exprimer leurs besoins, les défis auxquels ils sont confrontés, leurs principales préoccupations et leurs souhaits en matière de vieillissement à domicile, tant pour eux que pour leurs pairs. Forts de meilleures connaissances de leurs espoirs et de leurs défis, les chercheurs peuvent alors travailler avec les aînés pour concevoir des études, des solutions et des innovations pour l’avenir du vieillissement au Canada. Chaque solution devrait être mise à l’essai par des personnes âgées, et leur rétroaction doit être au centre de son évaluation comme soutien efficace au vieillissement à domicile.

« Comment ferez-vous participer les personnes âgées d’une manière véritable et collaborative comme coconcepteurs et codirigeants de la recherche, de l’innovation et de la traduction et mise en œuvre des connaissances pour soutenir le vieillissement en santé d’une façon qui leur convient ? »

Organisme de défense (Aînés)

Les chercheurs peuvent solliciter la participation des personnes âgées de plusieurs façons et amplifier leur voix et leurs expériences. Que ce soit sous forme de consultations ou de groupes de discussion ou encore de comités d’orientation ou de révision, les partenariats de recherche avec les aînés peuvent être différents selon chaque projet. Certains exemples novateurs ont été présentés, notamment :

La recherche pour soutenir le vieillissement à domicile

Finalement, les organismes partenaires et les participants au symposium ont souligné la recherche sur les soutiens et les pratiques exemplaires de vieillissement à domicile entreprise comme la plus haute priorité du plan d’action sur l’avenir du vieillissement au Canada. L’accès à des soins appropriés reste encore un obstacle pour bon nombre d’aînés qui souhaitent vieillir à domicile. Pour les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, le soutien des aînés afin qu’ils restent dans la communauté, où ils sont entourés de la terre et de leurs familles et amis, est particulièrement difficile. Il y a peu de ressources de soins de longue durée dans les régions rurales et éloignées, ce qui augmente la pression sur les aidants non rémunérés et les proches aidants formels pour satisfaire aux besoins de soins médicaux complexes des aînés dans leur vie.

Innovation: Équipe My BINGO Hub

« En ce qui concerne le vieillissement à domicile, bon nombre de soutiens sont déjà disponibles; mais, les aînés et les aidants familiaux ne sont souvent pas au courant de ces soutiens quand ils en ont le plus besoin. Le processus de recherche d’information fiable et de lien au bon programme ou service est à la fois fastidieux et inefficace. Dans un effort pour combler ces lacunes, nous avons pris cette initiative et créé un outil pratique et convivial qui sert de guichet unique à nos utilisateurs finaux pour mieux répondre aux besoins différents liés au vieillissement à domicile et coordonner le tout. Le but est de permettre aux personnes âgées et aux membres de la famille de trouver de l’information à jour sur la santé et la société, d’établir des liens aux différents programmes et aux fournisseurs de service approuvés, et de s’inscrire aux événements et d’adhérer aux différents groupes, sur une seule plateforme. »

Organisme communautaire desservant les aînés

Les Canadiens souhaitent mieux connaître les innovations dans les soutiens formels, comme les soins à domicile, et les soutiens informels, comme les connexions intergénérationnelles, qui permettent aux aînés de vieillir à domicile. Pour les Premières Nations, en particulier, un accent est mis sur le principe de traitement de proximité et l’exploration d’innovations qui permettront aux aînés d’obtenir des soins de longue durée, les services de maison de retraite et les soins palliatifs dont ils ont besoin, dans leur communauté.

De plus, la recherche sur les soutiens améliorés aux aidants non rémunérés a été établie comme une priorité. Les aidants non rémunérés jouent un rôle important dans les soins donnés aux Canadiens vieillissants. Malgré leurs importantes contributions au système de soins de santé, les rôles des aidants amènent souvent des fardeaux financiers et sociaux lourds (Fast et al., 2020). Les aidants doivent trouver l’équilibre entre leur travail, leur famille et les obligations de soins pendant une période prolongée. Ils assument les frais des dépenses courantes des bénéficiaires des soins. Les aidants non rémunérés doivent également naviguer dans le réseau complexe des services de santé et des services sociaux pour aînés, entre autres nombreuses autres responsabilités de proche aidant. Il faut poursuivre la recherche pour mieux comprendre l’expérience vécue par les aidants non rémunérés, et déterminer des solutions qui allégeront le fardeau social et économique des soins aux Canadiens.

La lutte et la prévention contre les mauvais traitements envers les aînés

Dans cette section

Pendant la deuxième partie du symposium, les discussions ont été orientées vers certains problèmes sociaux importants auxquels les aînés sont confrontés. Le premier sujet abordé a été les mauvais traitements envers les aînés. La maltraitance des aînés peut prendre différentes formes. De l’abus physique et sexuel, aux violences morales et à la négligence, à l’âgisme systémique et aux violations de la dignité humaine, jusqu’à la manipulation financière et légale ou la coercition, les personnes âgées peuvent être victimes de diverses formes de violation de leurs droits fondamentaux (Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés, nd). Les récentes données de l’Initiative nationale pour le soin des personnes âgées suggèrent qu’environ 8,2 % des Canadiens de plus de 55 ans (plus de 750 000 Canadiens) ont vécu une forme quelconque de maltraitance (Initiative nationale pour le soin des personnes âgées, 2015).

La maltraitance des aînés est souvent sous-estimée. Le manque de sensibilisation, l’isolement social et les relations familiales sont tous des obstacles qui peuvent empêcher un aîné de signaler la maltraitance. En raison de ces obstacles, on estime que jusqu’à 10 % des aînés canadiens sont présentement des victimes silencieuses d’un ou de plusieurs types de mauvais traitements envers les aînés (Justice Canada, 2015).

Innovation: En mains : Arbre décisionnel - enjeux éthiques, maltraitance, aînés, intervention, scénarios

En mains a été conçu pour enrichir la réflexion éthique des praticiens en santé et en services sociaux qui interviennent auprès des personnes âgées victimes de mauvais traitements. L’arbre décisionnel cible diverses valeurs concurrentes soulevées dans une situation de maltraitance et propose diverses suggestions de pratique.

Pendant la pandémie, la situation s’est détériorée. Puisque les Canadiens devaient rester à domicile, bon nombre d’aînés ont été encore plus déconnectés et isolés socialement. Un aîné isolé peut ne pas avoir accès aux produits de première nécessité comme l’alimentation, être plus vulnérable aux arnaqueurs ou être coincé à domicile avec son abuseur. Parallèlement, les services qui sont habituellement offerts aux aînés par les organismes communautaires ont été perturbés. Par conséquent, les personnes âgées vivant à domicile pendant la COVID-19 ont rapporté des taux plus élevés d’isolement et de difficultés de santé mentale (Croix rouge canadienne, 2020).

La lutte contre les mauvais traitements envers les aînés nécessite une action collaborative et collective. Des mesures doivent être prises aux plans individuel, organisationnel, communautaire et politique. Certains des domaines d’intervention relevés par les participants au symposium, nécessitant une mesure supplémentaire, comprennent la collecte de données améliorée, les ressources de formation et éducation et l’échange de connaissances sur les interventions et les pratiques exemplaires pour prévenir et régler le problème de maltraitance des aînés.

La collecte de données améliorée

Le Canada ne dispose pas de données importantes à propos de l’expérience et de la prévalence de la maltraitance des aînés. La plus récente étude pancanadienne sur les mauvais traitements envers les aînés a été réalisée il y a 6 ans. L’étude ne fournit pas de portrait détaillé sur la prévalence de la maltraitance des aînés aux plans provinciaux et territoriaux. Elle n’a pas capturé, non plus, l’intersectionnalité des identités des personnes âgées. Par conséquent, il faut mener d’autres recherches et améliorer la collecte de données sur la prévalence et les impacts de la maltraitance des aînés au Canada. De plus, les données collectées devraient être désagrégées, ou ventilées, en fonction des facteurs sociodémographiques comme l’âge, le sexe et le genre, l’orientation sexuelle, la culture, et l’ethnicité, pour améliorer la compréhension de l’expérience de mauvais traitements vécue par divers groupes d’aînés.

Les ressources de formation et éducation

Les Canadiens ont besoin de plus de ressources de formation et éducation qui sensibilisent à la reconnaissance des mauvais traitements envers les aînés et informent sur les démarches à entreprendre si une telle situation survient. Les participants au symposium ont souligné la nécessité de déployer un plus grand nombre de ressources de formation et éducation à tous les paliers de la société. Les campagnes générales de sensibilisation peuvent servir à aider le public à reconnaître les signes de la maltraitance des aînés. Des cours sur la maltraitance des aînés et l’âgisme pourraient être intégrés aux programmes des écoles et des établissements postsecondaires pour accroître la sensibilisation de la société à cet enjeu.

« Une formation qui ne ciblerait pas les professionnels en services sociaux ou en santé doit être offerte, et les ressources en français sont rares. »

Organisme de défense (aînés vivant dans une communauté de langue officielle en situation minoritaire)

De plus, la formation doit être donnée à des professionnels et des bénévoles qui travaillent avec des aînés de manière régulière, comme les infirmières, les travailleurs sociaux, les travailleurs du personnel de soutien et les organismes communautaires. Elle devrait également être offerte aux professionnels qui interagissent avec des aînés dans les régions où la maltraitance est prévalente, notamment les avocats, le personnel de banque, les agents de police, qui peuvent jouer un rôle en prévention et en détection de maltraitance des aînés dans les communautés. Un projet pilote de formation novateur a été mentionné par les participants au symposium, Ce n’est pas correct : Voisins, amis et familles présents pour les personnes aînées. Ce programme de formation des témoins en intervention a été déployé dans chaque province et territoire au Canada et offre une formation sur la façon de reconnaître et aborder les signes de mauvais traitements envers les aînés dans la communauté.

Les interventions et les pratiques exemplaires

Finalement, les participants au symposium souhaitaient en apprendre davantage sur les pratiques exemplaires en vue de prévenir et régler le problème de la maltraitance des aînés. Il faut plus d’informations sur les interventions efficaces, les ressources éducatives et les activités de formation pour déterminer les secteurs qui devraient être visés et mis à l’échelle dans les communautés. Le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés (RCPMTA) prend les devants en présentant sa Feuille de route pour améliorer la prévention de la maltraitance. En collaboration avec ses partenaires, Centre for Research and Education on Violence Against Women and Children, Elder Abuse Prevention Ontario, CanAge, le Canadian Centre for Elder Law, NICE, Egale Canada et International Longevity Centre Canada, le RCPMTA élabore un outil que les intervenants pourront utiliser pour déterminer les lacunes au sein de leur communauté et les facettes de leur approche de la prévention de la maltraitance des aînés qui peuvent être améliorées. La feuille de route décrira les approches efficaces, les approches inefficaces, les lacunes et la façon de les combler pour satisfaire aux besoins locaux. Cette feuille de route permettra aux individus et aux communautés de prendre les mesures et de travailler ensemble pour régler le problème de la maltraitance des aînés aux paliers local, régional et national.

La réponse à l’isolement social chez les aînés

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L’isolement social des aînés canadiens a été le dernier thème exploré pendant le symposium. L’isolement social peut être défini comme un manque d’interactions significatives (HelpAge Canada, nd). Il a d’importants impacts sur la santé physique et mentale, notamment la dépression, l’anxiété et le déclin physique et cognitif (Statistique Canada, 2020). Même avant la pandémie, la Fédération internationale du vieillissement avait déclaré que l’isolement social était le plus important problème auquel les aînés canadiens étaient confrontés (Emploi et Développement Social Canada, 2021).

Au cours de la dernière année, alors que les Canadiens devaient rester chez eux et limiter le nombre d’interactions en personne pour prévenir la propagation de la COVID-19, le nombre de cas d’isolement social a grandement augmenté chez les personnes âgées. Les aînés vivant en zone rurale ou en établissement de soins de longue durée, ceux qui ont un faible revenu ou une mobilité réduite, et les aînés qui ont des compétences limitées en littératie numérique étaient tous identifiés comme des personnes à plus grand risque d’isolement.

Les participants au symposium ont indiqué qu’ils voulaient mieux connaître les stratégies utilisées pour repérer les personnes vivant en isolement, et les innovations qui ont été appliquées et mises à l’essai pendant la pandémie pour maintenir un contact avec les personnes âgées. Les participants ont aussi souligné que l’isolement social est un terme général qui ne reflète pas les expériences des peuples autochtones. Une mobilisation supplémentaire des Premières Nations, des Inuits et des Métis est nécessaire pour mieux comprendre leurs besoins culturels puisqu’ils sont liés à la connexion à leurs terres, aux jeunes, aux familles et aux communautés.

« Il n’y a jamais eu, dans l’histoire, un moment où notre population a vécu une perte d’interaction sociale comme celle que nous avons vécue pendant la pandémie de COVID-19. Nous devons comprendre le grave impact sur les aînés vivant à domicile, les centres communautaires des aînés et ceux qui étaient séparés de leur famille et vivaient dans leur chambre d’un établissement de soins de longue durée. L’impact sur la santé doit être mesuré et susciter une action. »

Organisme de défense (Sécurité du revenu de retraite)

La recherche démontre que les programmes communautaires, les technologies et les interventions intergénérationnelles sont tous des outils efficaces pour réduire l’isolement des personnes âgées. Les innovations soulignées par les conférenciers et les participants au symposium confirment le rôle important de ces organismes et programmes dans le soutien aux aînés, tant pendant la COVID-19 qu’après.

Les organismes communautaires desservant les aînés

Les organismes communautaires desservant les aînés jouent un rôle essentiel de soutien aux aînés canadiens qui souhaitent vieillir à domicile. Les organismes communautaires offrent des soutiens comme la navigation dans les services, l’achat des aliments, la préparation des repas, et l’entretien ménager et s’assurent que les aînés restent connectés en faisant des vérifications du bien-être et en offrant des activités sociales et physiques et des programmes réguliers.

« Dans chaque communauté du pays, le secteur des services communautaires desservant les aînés s’est réellement mobilisé et adapté, il a innové pour trouver de nouvelles façons d’établir des liens avec les aînés en situation d’isolement. »

United Way Centraide Canada, conférencier au symposium

Lorsque la COVID-19 a frappé et que les mesures de distanciation physique ont été mises en place, les organismes communautaires desservant les aînés ont réorienté leur travail et relevé les défis pour que leurs clients aient l’aide dont ils avaient besoin. Ils ont mis en pause bon nombre de leurs programmes en personne et sont passés aux activités virtuelles. Ils ont augmenté les services de livraison d’aliments et fait des vérifications téléphoniques du bien-être de leurs clients pendant la pandémie. Pour bon nombre d’aînés, les organismes communautaires sont devenus leur principal point de contact pour l’alimentation, les services, le soutien en santé mentale et les liens d’amitié au fil des ans. Certains programmes communautaires innovants ont été soulignés par les participants au symposium, notamment :

Les technologies qui réduisent l’isolement social

Tout au long de la pandémie de COVID-19, la majorité des Canadiens se sont tournés vers la technologie pour rester connectés à leurs amis et leur famille. Les personnes âgées n’ont pas fait exception. La recherche démontre que les technologies qui permettent aux gens de maintenir des liens véritables dans leur communauté peuvent grandement améliorer la qualité de vie et diminuer la solitude et l’isolement (Khosravi et al., 2016; Chen et Schulz, 2016). Plusieurs organismes ont raconté, dans leur présentation, leurs réussites de changement de cap vers une programmation en ligne. Bon nombre ont souligné que les services numériques leur ont permis d’atteindre un plus grand nombre d’utilisateurs et d’établir des liens avec un plus grand nombre de personnes.

Néanmoins, il y a d’importants obstacles à surmonter pour que les personnes âgées se tournent vers la technologie pour rester connectées, plus particulièrement celles qui sont à faible revenu ou en situation de handicap, et celles qui vivent dans les communautés rurales et éloignées ou dans les établissements de soins de longue durée. Les aînés doivent avoir accès aux technologies et apprendre à les utiliser. Les participants au symposium ont présenté quelques exemples de technologies et de programmes novateurs qui aident les aînés qui ont des compétences numériques limitées à être connectées :

Les programmes intergénérationnels

Finalement, les participants au symposium ont souligné l’importance des programmes intergénérationnels comme moyen de réduire l’isolement social des aînés. Les activités intergénérationnelles peuvent aider les aînés à établir des relations significatives, acquérir des compétences et rester connectés avec leur communauté (Shaw et Konnert, 2014). Elles offrent également aux jeunes des occasions de mentorat et de connexion. Les programmes intergénérationnels sont particulièrement importants pour les Premières Nations, puisque le maintien des connexions avec les jeunes est un rôle important des aînés dans la communauté. Bien que bon nombre de programmes intergénérationnels ont été mis sur pause pendant l’an dernier, les participants au symposium souhaitaient que ces pratiques exemplaires soient déployées au plan local. Certains exemples de programmes intergénérationnels novateurs ont été présentés, notamment :

L’avenir du vieillissement au Canada

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À la fin du symposium, les organismes partenaires ont été invités à réfléchir aux leçons apprises au cours de la dernière année, tout en pensant à l’avenir du vieillissement au Canada. Tous les conférenciers ont souligné que, malgré les défis auxquels ils ont été confrontés, un esprit de collaboration a guidé la réponse du Canada à la pandémie. Le gouvernement, le milieu universitaire, l’industrie, les fournisseurs de soins de santé et de services de première ligne, les organismes sans but lucratif, les communautés et les Canadiennes et Canadiens ont relevé le défi et travaillé ensemble pour que les gens soient en sécurité et que la propagation de la COVID-19 soit limitée. Cette approche « toutes les mains à la pâte » doit continuer. Les participants au symposium croient que les défis complexes qui sont liés au vieillissement de la population doivent être relevés avec le même dévouement qu’une action collective.

L’avenir du vieillissement au Canada est l’avenir de tout le monde. Les conférenciers et les participants ont été invités à exprimer leur vision de l’expérience du vieillissement dans 20 ou 30 ans. Leurs réponses ont été axées sur un avenir où le vieillissement est soutenu, inclusif et célébré.

Le vieillissement est soutenu

« Au moment où un aîné entrerait dans sa maison intelligente, il pourrait marcher sur les tuiles qui collectent automatiquement les signes vitaux comme le rythme cardiaque, la pression artérielle. Il pourrait se regarder dans un miroir intelligent qui l’aide à accomplir certaines tâches comme se laver les mains et se brosser les dents. Des détecteurs de mouvement pourraient signaler automatiquement les chutes et établir un lien direct entre l’aîné et des membres de sa famille ou les services d’urgence... »

AGE-WELL NCE, conférencier au symposium

Dans l’avenir, chaque aîné sera soutenu pour vieillir comme il le souhaite, dans le lieu où il souhaite vivre. L’innovation se manifestera sur les plans individuel, communautaire et systémique pour que les aînés soient mieux soutenus pour vieillir à domicile. Les organismes partenaires et les participants au symposium ont défini certains éléments constitutifs clés pour l’avenir, notamment :

Le vieillissement est inclusif

L’avenir du vieillissement au Canada sera également inclusif. Dans 20 ans, la diversité des expériences du vieillissement sera mieux entendue et comprise. Chaque aîné sera soutenu et respecté, peu importe son âge, sa race, son appartenance ethnique, sa culture, son genre, son orientation sexuelle, sa capacité ou toute autre identité intersectionnelle. L’âgisme sera tout aussi inacceptable que le racisme et les droits des personnes aînées seront protégés, préservés et valorisés, pour tous les aînés, partout.

De plus, le vieillissement sera compris comme un processus distinct et unique à chaque personne. Dans l’avenir, des efforts concertés seront faits pour atteindre les aînés dans les communautés mal desservies et offrir des services sûrs et respectant les cultures aux aînés autochtones. Les organismes partenaires et les participants au symposium ont précisé que ces efforts devraient comprendre :

Le vieillissement est célébré

Finalement, dans le futur, le vieillissement sera une expérience que les Canadiens célèbrent. Les personnes âgées et leurs proches aidants seront reconnus comme précieux partenaires à toutes les tables. Les organismes partenaires et les participants au symposium ont souligné que, pour réaliser cet avenir, les Canadiens doivent travailler ensemble à :

L’avenir du vieillissement implique un changement de paradigme qui reconnaît les aînés comme des membres importants de chaque communauté. Ensemble, les Canadiens peuvent bâtir cet avenir, pour que chaque aîné puisse bien vieillir à la maison, dans sa communauté et entouré des gens qu’il aime le plus.

Références

AGE-WELL NCE. (2020). Tech use by older Canadians for health, wellness and independence in the time of COVID-19 . Extrait de : https://agewell-nce.ca/wp-content/uploads/2020/09/OATechSurvey-SEP2020-FINAL.pdf

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Chen, R. et Schulz, P. (2016). The effect of information communication technology interventions on reducing social isolation in the elderly: A systematic review. Journal of Medical Internet Research, 18(1). Extrait de : https://www.jmir.org/2016/1/e18/

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Emploi et Développement social Canada. (2021). Isolement social des aînés - Volume 1 : Comprendre l’enjeu et trouver des solutions. Extrait de : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/ministere/partenaires/forum-aines/trousse-isolation-sociale-vol1.html

Fast, J., Keating, N., Eales, J., Choong, K. et Yeonjung, L. (2020). Trajectories of family care over the lifecourse: Evidence from Canada. Cambridge University Press’ Aging and Society, 41(5). Extrait de : https://www.cambridge.org/core/journals/ageing-and-society/article/trajectories-of-family-care-over-the-lifecourse-evidence-from-canada/55DD2050516D929AE809362A086640EE

Gouvernement du Canada (2021). Personnes susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications si elles contractent la COVID-19. Extrait de: https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/personnes-susceptibles-gravement-malades-contractent-covid-19.html

HelpAge Canada. (nd). Social isolation and loneliness. Extrait de : https://helpagecanada.ca/resources/social-isolation-and-loneliness/

Hsu, A,, Lane, N., Sinha, S., Dunning, J., Dhuper, M., Kahiel, Z., Sveistrup, H. (2020). Understanding the impact of COVID-19 on residents of Canada’s long-term care homes: Ongoing challenges and policy responses. LTCcovid.org. Extrait de: https://ltccovid.org/wp-content/uploads/2020/06/LTCcovid-country-reports_Canada_June-4-2020.pdf

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Khosravi, P., Rezvani, A., Wiewiora, A. (2016). The impact of technology on older adults’ social isolation. Computers in Human Behaviour, 63. Extrait de : https://psycnet.apa.org/record/2016-39370-064

Mueller, A., McNamara, M. et Sinclair, D. (2020). Why does COVID-19 disproportionately affect older people? Aging (Albany), 12(10). Extrait de : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7288963/

Organisation mondiale de la Santé. (2020). COVID-19 et personnes âgées : Questions-réponses. Extrait de : https://www.who.int/fr/news-room/q-a-detail/q-a-on-on-covid-19-for-older-people

Organisation mondiale de la Santé. (2021). Rapport mondial sur l’âgisme - Résumé Extrait de : https://www.who.int/fr/publications/i/item/9789240020504

Présentation au Forum des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des aînés de la Marche des dix sous du Canada.

Présentation au Forum des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des aînés du Ryerson Leadership Lab.

Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés (nd). Formes de mauvais traitements Extrait de : https://cnpea.ca/fr/la-maltraitance-qu-est-ce-que-c-est/types-de-maltraitance

Shaw, M. et Konnert, C. (2014). A pilot study of the impact of an intergenerational program for socially isolated seniors: Examining LINKages. Journal of Undergraduate Research in Alberta, 4. Extrait de : https://journalhosting.ucalgary.ca/index.php/jura/article/view/30188

Société canadienne de la Croix-Rouge (2020). Red Cross COVID-19 study shows vulnerable seniors in need of more support. Extrait de : https://www.redcross.ca/cmsctx/pv/npatel/culture/en-CA/wg/0c542570-3094-4070-abe5-abf9602a6ef5/h/29e8a148a3cdda0b463581534201e530c23d5354ce8bdb049f74786ae282011e/-/cms/getdoc/bcc851b4-3323-4870-9626-7d638fd265fc/pv.aspx

Stanley, R. (2015). Technology supports for community-dwelling frail older adults. The Arbutus Review, 6(1). Extrait de : https://journals.uvic.ca/index.php/arbutus/article/view/15073.

Statistique Canada. (2015). Effectifs et croissance de la population du Canada. Extrait de : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/91-520-x/2010001/aftertoc-aprestdm1-fra.htm

Statistique Canada. (2020). Isolement social et mortalité chez les personnes âgées au Canada. Extrait de : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-003-x/2020003/article/00003-fra.htm

Statistique Canada. (2021). La COVID-19 au Canada : le point sur les répercussions sociales et économiques après un an. Extrait de : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11-631-x/11-631-x2021001-fra.htm

Annexe A. Conférenciers du symposium virtuel

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L’honorable Josephine Pon, ministre des Aînés et du Logement, Alberta

Josephine Pon

La ministre Pon a été élue à l’Assemblée législative de l’Alberta le 16 avril 2019 et représente la circonscription de Calgary-Beddington. Ministre Pon a été nommée ministre des Aînés et du Logement de l’Alberta le 30 avril 2019.

Ministre Pon possède une vaste expérience dans le secteur bancaire. Pendant plus de 20 ans, elle a travaillé pour 3 banques à charte : la banque HSBC, la Banque royale du Canada et la Banque Scotia. Elle a été gestionnaire de compte dans les services bancaires aux particuliers et aux entreprises. Elle a également agi à titre de gestionnaire régionale et de responsable du développement des entreprises pour les services bancaires multiculturels et a travaillé avec plus de 3 000 employés dans la région des Prairies pour la Banque Scotia. Au cours de sa carrière dans le secteur bancaire, elle a également travaillé au sein de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, une société d’État d’assurance hypothécaire, en tant que consultante dans le domaine du commerce international au sein de la Division de l’aide au logement de la région des Prairies.

Avant son élection en tant que député et sa nomination à titre de ministre, la ministre Pon a agi à titre de vice-présidente du Taste of Asia Group à Calgary. Ses expériences de dirigeante lui ont permis d’acquérir une riche expérience des affaires et de se faire une idée de la situation économique actuelle et des défis auxquels font face tous les citoyens de l’Alberta, y compris les propriétaires d’entreprise, t le personnel des restaurants et les Albertains.

Ministre Pon est une bénévole active auprès d’un certain nombre d’organisations sans but lucratif à Calgary et Edmonton. Elle a été membre du groupe de travail du maire d’Edmonton sur l’élimination de la pauvreté, présidente du Conseil des Immigrant Services Calgary, présidente du Gala d’Immigrants of Distinction Awards, vice-présidente du Hong Kong Canada Business Association et conseillère culturelle pour le Glenbow Museum.

L’honorable Deb Schulte, ministre des Aînés, Canada

Deb Schulte

L’honorable Deb Schulte a été élue pour la première fois députée dans King–Vaughan en 2015.

La ministre Schulte est une leader communautaire accomplie qui a fait ses preuves en tant qu’ancienne conseillère locale et régionale de la municipalité de Vaughan. En 2017, son dévouement à la diversité de sa communauté a porté ses fruits lorsque sa motion d’initiative parlementaire, visant à faire du mois de juin le Mois du patrimoine italien au Canada, a été adoptée.

Ayant défendu les intérêts de sa communauté presque toute sa vie, la ministre Schulte a été nommée membre du Greenbelt Task Force et a siégé au conseil d’administration de la Oak Ridges Moraine Foundation, un organisme sans but lucratif œuvrant pour la préservation et la mise en valeur de l’un des paysages les plus remarquables du sud de l’Ontario. La ministre Schulte est membre de longue date de la Humber Watershed Alliance, maintenant connue sous le nom de Regional Watershed Alliance.

La ministre Schulte est titulaire d’un diplôme en génie mécanique et aérospatiale de la Princeton University. Elle a également acquis une solide expérience dans le domaine de l’ingénierie et des affaires au cours des 22 années pendant lesquelles elle a travaillé pour Bombardier Aérospatiale, connu à présent sous le nom de Bombardier Aviation.

La ministre Schulte habite à Vaughan, avec son mari Dave et leurs 2 fils.

Dr. Alex Mihailidis, Ph.D, P.Eng., AGE-WELL NCE

Alex Mihailidis

Le professeur Alex Mihailidis est vice président associé, Partenariats internationaux, à l’Université de Toronto, ainsi que directeur scientifique du Réseau de centres d’excellence AGE WELL, qui se concentre sur le développement de nouvelles technologies et de nouveaux services pour les personnes âgées. Il est professeur au département d’ergologie et d’ergothérapie (Université de Toronto) et à l’Institut des biomatériaux et du génie biomédical (Université de Toronto), et est en affectation multiple au département des sciences informatiques (Université de Toronto).

Au cours des 17 dernières années, le professeur Mihailidis a mené des recherches dans le domaine de la technologie et des environnements pour soutenir les personnes âgées et a publié plus de 200 articles de revues spécialisées, documents de conférence et résumés analytiques dans ce domaine. Le professeur Mihailidis est également très actif dans le domaine du génie de la réadaptation, et il est actuellement le président sortant de la RESNA (Rehabilitation Engineering and Assistive Technology Society of North America). Il a également été nommé Fellow de la RESNA en 2014, ce qui représente l’un des plus grands honneurs que l’on puisse recevoir dans ce domaine de recherche et de pratique.

Le professeur Mihailidis a obtenu un baccalauréat en génie mécanique de l’Université de Toronto en 1996, une maîtrise en génie biomédical de l’Université de Toronto en 1998, et un doctorat en génie biomédical (génie de la réadaptation) en 2002 de l’Université de Strathclyde (Glasgow, Écosse).

Dr. Véronique Boscart, Association canadienne de gérontologie

Véronique Boscart

Présidente de l’Association canadienne de gérontologie; doyenne exécutive, School of Health and Life Sciences, Collège Conestoga; titulaire de la Chaire de recherche industrielle dans les collèges IRSC Schlegel en soins pour les aînés; directrice exécutive, Canadian Institute for Seniors Care, Collège Conestoga.

Veronique Boscart possède une vaste expérience de la gérontologie, notamment comme infirmière clinicienne, éducatrice, gestionnaire et chercheuse dans un contexte international. Ses intérêts en matière de recherche englobent notamment le domaine important des soins fondés sur des données probantes en gérontologie et les pratiques exemplaires concernant les méthodes de recherche auprès des personnes âgées, ainsi que l’élaboration d’une formation en gérontologie pour les professionnels de la santé et de modèles de prestation de soins en établissement. Elle a publié plus de 90 manuscrits revus par des pairs et est l’auteure principale de la première et de la deuxième édition canadienne de Gérontological Nursing and Healthy Aging (2011, 2018).

Veronique Boscart est la doyenne exécutive de la School of Health and Life Sciences du Collège Conestoga. Elle est également titulaire de la Chaire de recherche industrielle dans les collèges IRSC Schlegel en soins pour les aînés financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Elle est présidente de la section de Waterloo de L’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario. Elle a également été présidente de l’Association canadienne des infirmières et infirmiers en gérontologie (de 2015 à 2017) et rédactrice d’une rubrique pour la Revue canadienne du vieillissement de 2014 à 2020. Veronique Boscart participe à de nombreux projets de recherche nationaux et internationaux.

Kathy Majowski, Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés

Kathy Majowski

Kathy Majowski est une infirmière diplômée au Manitoba. La carrière de Kathy est principalement consacrée au soin des personnes âgées dans différents cadres. Elle est actuellement facilitatrice communautaire dans l’équipe de ressources pour le vieillissement en santé (Healthy Aging Resource Team) à Winnipeg. Kathy coordonne différents services communautaires et de santé pour personnes âgées pour les aider à vivre mieux et en santé dans une communauté mieux connectée. Kathy vit et travaille désormais sur les territoires du Traité no 1, le territoire traditionnel des Nations Anishinaabeg, Cree, Oji-Cree, Dakota et Dene et au cœur de la Nation métisse.

Kathy a commencé sa carrière en tant que préposée au soutien. Elle a ensuite obtenu son diplôme d’infirmière et travaillé dans le plus grand hôpital de Winnipeg. Après un passage par les soins intensifs, Kathy a travaillé dans une communauté autochtone dans le nord du Manitoba où le poste des infirmiers servait de clinique, et de centre de stabilisation et de traumatologie. Cette expérience a offert à Kathy une nouvelle perspective et compréhension de la vie quotidienne dans la communauté Nehiyawak.

Autre rôles: co-directrice du conseil d'administration du RCPMTA, membre du comité consultatif de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation (OCFJR) et vice-président du conseil d’administration de Klinic, un centre de santé communautaire dont les valeurs sont: justice sociale, soutien, respect, et soins de qualité pour tous.

Bénédicte Schoepflin, Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés

Bénédicte Schoepflin

Bénédicte travaille au sein du RCPMTA depuis 2015. Elle est devenue directrice générale du Réseau en 2018. Originaire d’Avignon, en France, Bénédicte vit et travaille désormais sur les territoires ancestraux non cédés des Nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh (Vancouver).

Son parcours professionnel l’a guidée de l’acquisition de talent, vers la gestion d’organismes à but non lucratif dans le secteur des arts et de la culture, puis vers le RCPMTA. Bénédicte travaille aussi pour le BC Law Institute et sa division, le Centre canadien d’études sur le droit des aînés, où elle tient le rôle de directrice des communications. Bénédicte est membre du conseil d’administration de l’Initiative Nationale pour le soin des personnes âgées (plus souvent identifié par son acronyme anglais: NICE).

Dan Clement, United Way Centraide Canada

Dan Clement

Dan Clement dirige un mouvement pancanadien favorisant le changement social à titre de président-directeur général et secrétaire du conseil d’administration de Centraide United Way Canada. M. Clement a plus de 20 ans d’expérience en leadership au sein du Mouvement Centraide United Way aux échelons local, provincial et national, dont 11 ans à Centraide United Way Canada. Il apporte son expertise au travail sur l’impact et l’engagement communautaire, la politique publique, le développement de produits et la gouvernance de réseau.

Le réseau Centraide United Way regroupe 76 bureaux locaux de Centraide United Way, tous des organismes communautaires fédérés et régis par un conseil d’administration local indépendant dirigé par des bénévoles. Avec plus de 1 000 employés, 200 000 bénévoles et plus d’un million de donateurs, les Centraide United Way (CUW) recueillent et investissent annuellement plus de 500 millions de dollars.

Cameron Ketchum, Centraide de l’Est de l’Ontario

Cameron Ketchum

Cameron Ketchum est un directeur des Initiatives communautaires à Centraide de l’Est de l’Ontario. Il est particulièrement responsable des enjeux touchant les aînés et les aidants naturels, ainsi que le secteur de la santé mentale.

Le travail de Cameron se centre sur la mise en œuvre de stratégies qui créent un changement important et mesurable pour ce qui est des enjeux clés touchant la région de l’Est de l’Ontario, et ce, le plus souvent par l’entremise de collaboration avec des partenaires communautaires et de canalisation des ressources pour mieux répondre à nos vulnérabilités les plus pressantes. Ceci comprend la mise en œuvre des recommandations présentées dans le Rapport sur les personnes âgées vulnérables de 2017 et la Stratégie pour les aidants naturels de l’Est de l’Ontario de 2020.

Cameron dirige également les réponses de Centraide de l’Est de l’Ontario aux crises communautaires, comme la réponse actuelle à la COVID-19.

Annexe B. Liste des propositions

Les organismes suivants ont déposé des présentations au Symposium virtuel sur l’avenir du vieillissement au Canada, organisé par le Forum fédéral, provincial et territorial des ministres responsables des aînés.

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