Cahier de breffage HUMA : Comparution de la Secrétaire d’État (Enfance et Jeunesse) - le 18 novembre, 2025
Titre officiel : Comparution par: Secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse), à l'occasion d'une comparution devant le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) Mandat et priorités, Date: 18 novembre, 2025, 12h00 p.m. à 13h00 p.m.
Sur cette page
- Notes d'allocution pour la secrétaire d'État
- Environnement parlementaire
- Familles, enfants et jeunesse
- État de l'emploi des jeunes et principaux facteurs déterminants
- Contexte de la pauvreté chez les enfants au Canada
- Politique et programme national d'alimentation scolaire
- Fiche de rendement sur la pauvreté de Banques alimentaires Canada
- Soutenir la qualité de vie au Canada
- Tirer parti de l'Intelligence Artificielle pour améliorer la productivité, l'efficience et l'efficacité
- Emploi d'été Canada
- Audit de performance sur le programme Emplois d'été Canada réalisé par le Bureau du vérificateur général du Canada
- Recommandations du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées sur le programme Emplois d'été Canada, y compris le résumé de la réponse du gouvernement
- Apprentissage et garde des jeunes enfants (AGJE) - Rapport du BVG (automne 2025)
- Programme de stages pratiques pour étudiants
- Service jeunesse pour le climat
- Programme de la Stratégie emploi et compétences jeunesse
- Présentation des mesures de soutien offertes par le gouvernement du Canada et EDSC aux Communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM)
- Problèmes d'entreprise
- Mandat ministériel
1. Notes d'allocution pour la secrétaire d'État
Notes d'allocution pour l'honorable Anna Gainey, la secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse), à l'occasion d'une comparution devant le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA), Theme : L'abordabilité pour les familles, Chambre des communes, le 18 Novembre 2025
La version prononcée fait foi. (2025 PA 0000042)
Merci, Monsieur le président.
Avant de commencer, j'aimerais souligner que nous nous trouvons sur [reconnaissance territoriale].
Je suis accompagnée aujourd'hui par [noms].
Monsieur le président, chers collègues,
Le premier ministre m'a demandé en mai d'être secrétaire d'État à l'Enfance et à la Jeunesse. C'était pour moi un honneur et un privilège d'accepter.
Dans les mois qui ont suivi, j'ai écouté les Canadiens d'un bout à l'autre du pays.
- Des Canadiens qui ont de la difficulté à joindre les 2 bouts.
- Des Canadiens qui méritent un gouvernement déterminé à rendre la vie abordable.
- Des Canadiens qui méritent un gouvernement résolu à bâtir un pays plus fort où tout le monde peut avancer.
C'est ma responsabilité de poursuivre la mission du gouvernement, qui est de soutenir les enfants et les jeunes du Canada, de leur donner - à eux et à leur famille - l'aide dont ils ont besoin aujourd'hui, pour qu'ils puissent réussir dans l'avenir.
Monsieur le président, je ne vais pas utiliser mon temps devant vous pour parler d'un scénario catastrophe ou d'une réalité vue à travers des lunettes roses. Nous connaissons tous les défis auxquels l'économie de notre pays est confrontée.
Au contraire, je veux souligner ce que le gouvernement fait pour surmonter les défis et ce qu'il fera pour alléger le fardeau financier des Canadiens qui ont de la difficulté à joindre les 2 bouts.
Monsieur le président, la carie dentaire est la maladie chronique la plus courante chez les enfants au Canada. Une carie non traitée peut entraîner de la douleur et s'infecter, et elle peut nuire au sommeil de l'enfant ainsi qu'à sa capacité d'apprendre, de parler et de s'alimenter.
Mais de nombreux Canadiens n'ont pas d'assurance privée ni les moyens de payer un dentiste. C'est pourquoi nous avons mis en œuvre le Régime canadien de soins dentaires, qui fonctionne extrêmement bien. Il couvre désormais 5 millions de Canadiens, y compris plus de 612 000 personnes de moins de 18 ans.
Une visite chez le dentiste ne réjouit personne, mais le Régime a remis le sourire, dans tous les sens du terme, sur de nombreux visages.
Catherine, une patiente ayant adhéré au Régime, a affirmé ce qui suit après son traitement : « Je dansais, je courais partout en disant à tout le monde : inscrivez-vous, inscrivez-vous… après avoir vu mon dentiste, je suis plus confiante. Je me sens bien. »
Nous sommes tous d'accord, les enfants méritent d'avoir les meilleures chances de réussite que nous pouvons offrir. Aller à l'école le ventre vide n'est pas une bonne manière de commencer sa journée d'apprentissage.
En 2024, nous avons investi 1 milliard de dollars sur 5 ans pour mettre sur pied le Programme national d'alimentation scolaire, et je suis fière d'affirmer que nous avons conclu des accords avec les 13 provinces et territoires, et avec des partenaires autochtones afin de bonifier et d'élargir leurs programmes d'alimentation dans les écoles.
Et le budget de 2025 propose la présentation d'un projet de loi visant à rendre le programme permanent à partir de 2029 à 2030.
Cela signifie que ce programme continuera d'aider à rendre les repas à l'école plus accessibles pour jusqu'à 400 000 enfants chaque année.
Sara, de Terre-Neuve, a communiqué avec moi pour me parler du Programme national d'alimentation scolaire à son école.
Elle a dit : « C'est merveilleux! Plus d'élèves ont des lunchs santé et la dame de la cafétéria est passée d'un horaire à temps partiel à un horaire à temps plein. »
Monsieur le président, le programme d'apprentissage et de garde des jeunes enfants du gouvernement vise à mettre en place un système de services abordable, inclusif, flexible et de grande qualité.
Ce système change tout pour les familles partout au pays.
Au total, 8 provinces et territoires offrent des services de garde réglementés à un coût moyen de 10 dollars ou moins par jour, et tous les autres ont réduit leurs frais de moitié au moins.
En fait, en moyenne, la proportion du revenu familial après impôts consacrée aux frais de garde d'enfants dans l'ensemble du Canada est aujourd'hui moins du tiers de ce qu'elle était en 2021.
Les familles de quelque 900 000 enfants profitent actuellement de ce programme.
Voici ce que nous a dit Adriana, une mère qui travaille en Colombie-Britannique :
« Il s'agit d'un programme parfait pour moi. J'étais tellement reconnaissante de le découvrir. Alex House a un horaire très flexible. En tant que parent qui travaille, il faut trouver une place où l'horaire correspond à ses propres heures de travail. »
Un important aspect du programme d'apprentissage et de garde des jeunes enfants est sa flexibilité croissante. Les services sont là où les parents travaillent au lieu que ce soit les parents qui se rendent au service de garde.
Médecin manitobain et nouveau papa, Kristjan Thompson, nous a confié ce qui suit :
« Avoir un service de garde d'enfants sur place pour les travailleurs de la santé est essentiel, parce que les travailleurs peuvent prendre mieux soin des patients lorsqu'ils savent que quelqu'un s'occupe de leurs proches. »
Le programme est également un plus pour le revenu familial et le marché du travail, parce qu'il permet aux parents, particulièrement aux mères, de se joindre à la population active.
Conclusion
Et enfin, parmi nos programmes visant à rendre la vie plus abordable pour les familles canadiennes : l'Allocation canadienne pour enfants. Elle apporte un soutien financier à 3,5 millions de familles et elle est entièrement libre d'impôt.
Depuis son lancement en 2016, l'ACE a contribué à réduire de plusieurs centaines de milliers le nombre d'enfants vivant dans la pauvreté. Elle est indexée annuellement en fonction de l'inflation depuis 2018 afin de suivre le rythme de l'augmentation des dépenses.
Sarah, une mère de 2 enfants, fait partie des nombreux parents qui nous ont fait part de leur expérience. Elle nous a confié :
« Avoir 2 enfants en couches, ça change tous les aspects de notre quotidien. L'Allocation canadienne pour enfants nous permet d'offrir à nos garçons des activités parascolaires. Ça leur ouvre de nouveaux horizons. »
Monsieur le président, le contact que j'ai eu avec les Canadiens depuis mai m'a emplie d'humilité.
Cela m'a appris que les gens dont la vie a été chamboulée ne cherchent pas seulement de l'aide, ils cherchent de l'espoir.
Nous apportons les 2.
Merci, Monsieur le président, chers collègues.
Je serais heureuse de répondre à vos questions.
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2. Environnement parlementaire
a. Note de scénario
Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA), Secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse) sur le mandat, les grandes priorités et l'emploi chez les jeunes au Canada, le 18 novembre 2025, à 16 h 30
Aperçu
- Le 18 juin 2025, le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) a adopté une motion visant à inviter « la ministre de l'Emploi et des Familles, le ministre du Logement et de l'Infrastructure, la secrétaire d'État (Aînés), le secrétaire d'État (Travail) et la secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse) à comparaître séparément devant lui (chacun pouvant être accompagné de ses fonctionnaires) pendant au moins une heure, pour discuter de leur mandat respectif et de leurs grandes priorités à l'égard des services qu'ils offrent aux Canadiens ».
- De plus, le 18 septembre 2025, le Comité HUMA a adopté une motion distincte visant à « accorde[r] la priorité à une étude urgente sur l'emploi au Canada, d'autant plus que l'emploi des jeunes a atteint son niveau le plus bas en 25 ans, et que les jeunes continuent de faire face à des contraintes en matière d'accès à l'assurance-emploi, ce qui augmente leur précarité », et que « la ministre de l'Emploi et des Familles et la secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse) soient invitées à comparaître séparément pendant deux heures chacune, accompagnées de leurs fonctionnaires ».
- La secrétaire d'État (Aînés) a comparu le 28 octobre, le secrétaire d'État (Travail) doit comparaître le 20 novembre et le ministre le 25 novembre.
Délibérations du Comité
- Pendant cette comparution, vous disposerez de cinq minutes pour prononcer vos observations préliminaires. Les questions seront posées ensuite.
- Au premier tour, chaque parti disposera de six minutes, et l'ordre des interventions sera le suivant : PCC, PLC et BQ.
- Au deuxième tour (et pour les tours subséquents), l'ordre des interventions et le temps alloué seront les suivants : PCC et PLC, cinq minutes, BQ, deux minutes et demie, PCC et PLC cinq minutes.
- Les hauts fonctionnaires présents seront :
- Paul Thompson, sous-ministre de l'Emploi et du Développement social.
Contexte parlementaire
- Jusqu'à présent au cours de la 45e législature, l'attention du comité a surtout porté sur le chômage chez les jeunes et les questions liées au travail.
- À titre d'information, voici les autres sujets d'intérêt du comité :
- dans le premier groupe de la présente réunion, le comité HUMA aura entrepris une étude sur « l'impact de l'absence de définition du terme « travail » dans la partie III du Code canadien du travail et sur l'utilisation régulière de l'article 107 du Code canadien du travail par le gouvernement afin de renvoyer les conflits de travail au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) pour arbitrage exécutoire »;
- budget de 2025 : mesure législative visant à rendre permanent le Programme national d'alimentation scolaire, à renouveler et à recentrer les investissements de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, à adopter des modifications législatives et réglementaires afin de régler les problèmes d'intégrité liés aux établissements d'enseignement privés, à créer un service jeunesse pour le climat, à renouveler et à améliorer le Programme de stages pratiques pour étudiants;
- le programme Emplois d'été Canada a été lancé le 4 novembre 2025 pour la saison 2026.
- Le 27 novembre, le sous-ministre d'EDSC comparaîtra devant le Comité permanent des comptes publics dans le cadre de son étude du rapport de la vérificatrice générale du Canada 2025 - Le système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants.
Parti conservateur du Canada
- Garnett Genuis, membre du Comité HUMA et porte-parole en matière d'emploi pour le PCC, a proposé une motion sur l'emploi des jeunes en juin, qui a été rejetée, et le PCC a réclamé la tenue de réunions pendant l'ajournement estival pour discuter de la question.
- Le 15 octobre, M. Genuis a publié le plan pour l'emploi chez les jeunes du parti, qui demande au gouvernement de « libérer l'économie », de « réparer l'immigration », de « réformer la formation » et de « bâtir des logements là où se trouvent les emplois ».
- Le 3 novembre, M. Genuis a proposé l'adoption du premier rapport du Comité HUMA qui indique être [traduction] « alarmé par les données sur l'emploi des jeunes, qui sont à leur plus bas niveau depuis 25 ans ».
- À la Chambre des communes, les députés du PCC, y compris les membres du Comité HUMA, ont posé des questions sur l'emploi des jeunes, la pauvreté, le Programme national d'alimentation scolaire, l'insécurité alimentaire et l'apprentissage et la garde des jeunes enfants. Le PCC a critiqué les coûts de ces programmes, et le fait que les jeunes Canadiens devront éventuellement rembourser la dette liée à ces programmes.
- De plus, Laila Goodridge, porte-parole pour le développement social et les familles et membre du Comité HUMA, a questionné le gouvernement au sujet du rapport de la vérificatrice générale du Canada 2025 - Le système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants, en particulier sur la viabilité du système et de la capacité du gouvernement à donner suite aux promesses.
Bloc québécois
- La députée du BQ et vice-présidente du HUMA a appuyé l'étude sur l'emploi chez les jeunes, en mettant l'accent sur le Québec. La députée pourrait être particulièrement intéressée par l'annonce du Programme national d'alimentation scolaire, et par l'entente avec la province de Québec. Les députés du BQ soulèvent souvent des questions de compétence provinciale comme étant des préoccupations, en particulier en ce qui concerne les enfants et les jeunes.
- En ce qui a trait à l'apprentissage et à la garde des jeunes enfants, le BQ a souvent évoqué l'entente asymétrique, sans conditions, avec la province de Québec, et il pourrait le faire de nouveau au cours de l'audience.
b. Biographies des membres
Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) - Membres
Robert J. Morrissey - président
Libéral, Egmont (Île-du-Prince-Édouard)
Brève biographie
Bobby Morrissey, qui a été élu pour la première fois en 2015, a siégé au Comité permanent des pêches et des océans, au Comité de liaison et au Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA). Il a été président du comité HUMA pendant la 44e législature et a été réélu président pour la 45e législature.
Auparavant, il a été élu à l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard en 1982 et a consacré sa carrière et sa vie de bénévole au service des résidents de l'Île-du-Prince-Édouard. Comme il a exercé les fonctions de député pendant près de 20 ans, Bobby connaît très bien les besoins de ses communautés. Il a occupé plusieurs postes de premier plan au sein de l'Assemblée, comme ministre des Transports et des Travaux publics, ministre du Développement économique et du Tourisme et leader parlementaire de l'opposition. Il était également responsable du réaménagement de la base des Forces canadiennes Summerside et de la communauté environnante après sa fermeture par le gouvernement fédéral en 1989.
Bobby a quitté la politique en 2000 pour se joindre au secteur privé en tant que consultant spécialisé dans les relations gouvernementales, les pêches et le marché du travail. Bobby a été membre du conseil d'administration de la Fondation des maladies du cœur de l'Île-du-Prince-Édouard. Il a été le membre fondateur et ancien président de la Tignish Seniors Home Care Co-op et vice-président de Tignish Special Needs Housing.
Caroline Desrochers
Libéral, Trois-Rivières (Québec)
Brève biographie
Caroline Desrochers a été élue pour la première fois aux élections générales de 2025 dans la circonscription de Trois-Rivières, au Québec. Elle est secrétaire parlementaire du ministre du Logement et de l'Infrastructure.
Née à Montréal, au Québec, Caroline Desrochers a obtenu un baccalauréat en économie de l'Université Concordia en 2000; elle a travaillé comme diplomate et fonctionnaire avant de se présenter pour la première fois aux élections en 2021, à l'issue desquelles elle a été défaite.
Caroline possède une riche expérience en diplomatie, en économie et dans la fonction publique, qui recoupe naturellement les questions des droits linguistiques et des communautés minoritaires partout au Canada. Son affiliation et ses travaux en comité s'harmonisent avec les efforts du gouvernement fédéral visant à renforcer la Loi sur les langues officielles et à soutenir les institutions communautaires.
Jessica Fancy
Libéral, South Shore-St. Margarets (Nouvelle-Écosse)
Brève biographie
Jessica Fancy a été élue députée de South Shore-St. Margarets, en Nouvelle-Écosse, en avril 2025.
Jessica est née et a grandi dans une ferme de champignons à Caledonia, dans le comté de Queens, région où elle a de profondes racines. Elle a été éducatrice pendant 20 ans, période au cours de laquelle elle a façonné la vie d'innombrables jeunes de sa communauté. En cours de route, elle a obtenu deux diplômes de maîtrise en éducation de l'Université Memorial, l'un en programmes d'études et en enseignement, et l'autre en leadership éducatif. Elle a été entraîneuse de sport auprès de jeunes de la région, a dirigé la Rural Communities Foundation of Nova Scotia et travaillé sans relâche pour que soient affectés des millions de dollars à des initiatives communautaires.
Son action sociale a porté sur la lutte contre l'insécurité alimentaire, le renforcement de l'enseignement et la promotion de la durabilité environnementale. Elle s'intéresse grandement aux préoccupations et aux contributions des communautés rurales au Canada.
Natilien Joseph
Libéral, Longueuil-Saint-Hubert (Québec)
Brève biographie
Élu en avril 2025, Natilien Joseph est député de Longueuil-Saint-Hubert, au Québec.
Né en Haïti, Natilien Joseph est arrivé au Québec il y a près de 8 ans. Il a obtenu un diplôme d'études professionnelles (DEP) en assemblage et en réparation de réfrigération, un DEP en transport par camion du Centre de formation en transport de Charlesbourg et un diplôme d'études collégiales (DEC) en courtage immobilier résidentiel de l'Institut Teccart de Brossard en 2021.
Il a travaillé comme courtier immobilier résidentiel sur la Rive-Sud de Montréal pendant plus d'un an, avant de passer au transport adapté. Il s'intéresse notamment à la nécessité pour le gouvernement de répondre aux préoccupations des Canadiens en matière de logement, y compris la lutte contre l'itinérance et l'accès à un logement abordable.
Annie Koutrakis
Libéral, Vimy (Québec)
Brève biographie
Élue pour la première fois à la Chambre des communes en 2019, Annie Koutrakis est députée de Vimy et secrétaire parlementaire de la ministre de l'Emploi et des Familles. Durant la 44e législature, elle a été secrétaire parlementaire de la ministre du Tourisme et ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et secrétaire parlementaire du ministre des Transports. Elle a également été membre du Comité permanent des langues officielles (LANG), du Comité mixte permanent de la Bibliothèque du Parlement (BILI), du Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités (TRAN) et du Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir (AMAD).
Avant de devenir députée, Annie Koutrakis a travaillé pendant 30 ans dans des sociétés de placement à service complet; elle a occupé les postes de vice-présidente, de directrice de succursale, de services-conseils pour une grande société de services financiers. Fervente adepte du bénévolat, elle a donné son temps comme bénévole dans plusieurs organismes communautaires, où elle a agi comme présidente, chef de la direction, présidente du comité exécutif et membre du conseil d'administration de la Communauté hellénique du Grand Montréal, a siégé au conseil d'administration du CLSC Normand-Bethune (maintenant le CLSC du Ruisseau-Papineau), au conseil d'administration des Services sociaux helléniques du Québec, au comité de parents de l'École Démosthènes, au comité de financement d'Alexandria à Laval et au conseil d'administration de la Chambre de commerce hellénique de Montréal. Elle a également occupé diverses fonctions en tant que bénévole lors d'élections municipales, provinciales et fédérales.
Rosemarie Falk - vice-présidente
Conservateur, Battlefords-Lloydminster-Meadow Lake (Saskatchewan)
Brève biographie
Rosemarie Falk est députée de Battlefords-Lloydminster depuis 2017. Elle a été vice-présidente du comité HUMA pendant la 44e législature et a été réélue à ce poste pour la 45e législature. Au cours de la 44e législature, elle a également siégé au Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration (CIMM). Depuis octobre 2022, elle agit à titre de porte-parole de l'opposition officielle en matière de travail. Elle a parrainé le projet de loi C-318, Loi modifiant la Loi sur l'assurance-emploi et le Code canadien du travail (parents adoptifs et parents d'intention), au cours de la 44e législature.
Rosemarie est née et a grandi à Lloydminster, où elle a toujours été très active dans sa communauté. Elle a travaillé comme travailleuse sociale autorisée en Saskatchewan et détient un baccalauréat en travail social de l'Université de Calgary. Tout au long de sa carrière en travail social et dans le cadre de ses nombreuses activités de bénévolat, elle a travaillé auprès de certains des membres les plus vulnérables de la collectivité. Auparavant, elle a été assistante juridique spécialisée en droit de la famille et adjointe législative en matière de politique fédérale. Elle est déterminée à défendre haut et fort les aînés, les familles, les contribuables et les communautés rurales.
Garnett Genuis
Conservateur, Sherwood Park-Fort Saskatchewan (Alberta)
Brève biographie
Garnett Genuis a été élu pour la première fois en 2015. Au cours de la 44e législature, il a été vice-président et membre du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international (FAAE), membre du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO), du Comité permanent des comptes publics (PACP) et du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration (CIMM).
M. Genuis détient un baccalauréat en affaires publiques et en gestion des politiques de l'Université Carleton et d'une maîtrise en politiques publiques de la London School of Economics. Avant de se porter candidat, il a travaillé au Cabinet du premier ministre Stephen Harper. M. Genuis, qui est actuellement le porte-parole conservateur en matière d'emploi, a été auparavant le porte-parole en matière de développement international et de droits de la personne et le porte-parole conservateur en matière de relations Canada-Chine et de multiculturalisme.
Partisan de la liberté d'expression, il s'intéresse grandement à la démocratie et à l'état de droit.
Laila Goodridge
Conservateur, Fort McMurray-Cold Lake (Alberta)
Brève biographie
Laila Goodridge a été élue députée de Fort McMurray-Cold Lake pour la première fois en septembre 2021. Durant le 44e législature, elle a siégé au Comité permanent de la santé (HESA), au Comité permanent des langues officielles (LANG) et au Comité permanent de la condition féminine (FEWO).
Elle a d'abord été élue députée de Fort McMurray-Conklin à l'Assemblée législative de l'Alberta lors d'une élection partielle en 2018, puis a été réélue aux élections générales de 2019 comme députée de Fort McMurray-Lac La Biche. Elle milite pour offrir du soutien aux groupes linguistiques minoritaires et au secteur des ressources naturelles, particulièrement en ce qui concerne l'industrie pétrolière et gazière. Auparavant, elle était conseillère en politiques pour l'industrie du pétrole et des sables bitumineux. Auparavant, elle a été porte-parole en ce qui concerne la famille, les enfants et le développement social, et les dépendances, et est maintenant porte-parole conservatrice en matière de famille et de développement social.
Colin Reynolds
Conservateur, Elmwood-Transcona (Manitoba)
Brève biographie
Élu en avril 2025, Colin Reynolds est le nouveau député d'Elmwood-Transcona, au Manitoba.
Électricien en construction et membre de la section locale 2085 de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité, Colin Reynolds a grandi dans le quartier de Valley Gardens. Il prône la responsabilité budgétaire, et en particulier la réduction des impôts et des dépenses publiques pour alléger les pressions financières sur les familles et les entreprises.
Colin Reynolds se présente comme un ardent défenseur des travailleurs, et en particulier des travailleurs spécialisés. Il appuie les politiques axées sur la réduction des impôts, l'amélioration de l'abordabilité du logement et le renforcement de la sécurité publique.
Marilène Gill - vice-présidente
Bloc québécois, Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan (Québec)
Brève biographie
Originaire de Sorel, au Québec, Marilène Gill est députée du Bloc québécois pour la circonscription de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan (anciennement Manicouagan) depuis 2015. Elle exerce actuellement la fonction de whip adjointe du Bloc québécois et est porte-parole de l'opposition en matière d'emploi et de développement social (EDSC).
Elle occupe maintenant le poste de vice-présidente du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées. Au cours de la 44e législature, elle a été vice-présidente du Comité permanent des affaires autochtones et du Nord.
Avant sa première élection en 2015, Marilène Gill enseignait au niveau collégial tout en poursuivant des études doctorales en littérature. Elle est titulaire d'une maîtrise en études littéraires de l'Université du Québec à Trois-Rivières (2004).
3. Famille, enfants et jeunesse
a. État de l'emploi des jeunes et principaux facteurs déterminants
Problématique
Le marché du travail pour les jeunes s'est détérioré au cours de l'année dernière, la forte augmentation de la population des jeunes et la faible croissance économique étant considérée comme les principaux facteurs expliquant cette situation.
Contexte
- Les résultats du marché du travail se sont détériorés pour les jeunes depuis le début de 2023. Leur taux d'emploi est en baisse, tandis que leur taux de chômage affiche une forte tendance à la hausse.
- Bien qu'il soit généralement plus élevé, le taux de chômage des jeunes suit normalement une tendance similaire à celle des adultes du principal groupe d'âge actif. En moyenne, le taux de chômage des jeunes a été 2,1 fois supérieur à celui des adultes du groupe d'âge principal. Cependant, récemment, le ratio entre le taux de chômage des jeunes et celui des adultes a atteint 2,4.
- Le Canada a connu une forte croissance démographique ces dernières années, la population des jeunes étant celle qui a augmenté le plus rapidement, à un rythme bien supérieur à la croissance de l'emploi.
- L'imposition des droits de douane américains sur les importations du Canada et d'autres pays a créé une incertitude mondiale et affaibli la confiance des entreprises et des consommateurs, ce qui a freiné la demande de main-d'œuvre dans certaines industries, surtout celles où les jeunes trouvent généralement des emplois.
Faits marquants
- En octobre 2025, le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans s'élevait à 14,1 %. Ce taux est en hausse depuis le début de 2023 et se situe au-dessus de la moyenne de 2010 à 2019 (12,7 %).
- Le taux d'emploi des jeunes était de 54,2 % en octobre 2025, en hausse pour la première fois depuis janvier. Cependant, le taux d'emploi des jeunes est en baisse depuis mai 2023. Il est 2,8 points de pourcentage en dessous de sa moyenne historique (57,0%, 2010 à 2019).
- Entre 2022 et 2025, la population des jeunes a augmenté de 9,1 % (+417 000), dépassant largement la croissance de l'ensemble de la population de 6,9 % (+2 702 000).
- La croissance du nombre de jeunes est due largement à l'augmentation du nombre de résidents non permanents, qui a crû de 42,1 % (+252 000) entre 2022 et 2025.
- Au cours des dix premiers mois de 2025, 2,7 millions de jeunes avaient un emploi, soit une augmentation de 4,2 % (ou +108 400) par rapport à la même période en 2022. L'emploi des personnes du principal groupe d'âge actif a toutefois connu une croissance plus rapide au cours de cette période, avec une hausse de 8,2 %.
- Au cours de cette période, l'emploi des jeunes a diminué dans le commerce de gros et de détail (-39 200 ou -5,3 %) et a peu évolué dans les services d'hébergement et de restauration (-4,900 ou -1,1 %), les deux principaux secteurs où les jeunes trouvent généralement du travail.
- Le taux de chômage des étudiants retournant aux études à l'automne a augmenté chaque été depuis 2022. En 2025, le taux de chômage moyen des étudiants âgés de 15 à 24 ans retournant aux études était de 17,9 % (contre 11,6 % pour les non-étudiants). Il s'agissait du taux le plus élevé depuis l'été 2009 (18,0 %), à l'exception de la pandémie.
- Voir le tableau ci-dessous pour les estimations d'EDSC concernant les postes disponibles dans le secteur de la construction.
| Secteur | Niveau d'emploi en 2023 | Croissance de l'emploi | Retraite, émigration et décès en service | Nombre total d'offres d'emploi |
|---|---|---|---|---|
| Construction (SCIAN 23) | 1 582 500 | 246 900 (15,6%) | 406 500 (25,7%) | 653 400 (41,3%) |
(Source: EDSC, projections SPPC 2024)
Messages clés
- Des conditions plus difficiles sur le marché du travail ont engendré de nombreuses difficultés pour les jeunes.
- Bien que la croissance démographique ait ralenti au cours de la dernière année, le nombre de jeunes demeure nettement plus élevé qu'avant 2022, soutenue par un grand nombre de résidents non permanents.
- Bien que la plupart des jeunes ne soient pas directement employés dans les secteurs visés par les droits de douane américains, le nouveau contexte commercial a créé une incertitude qui freine la demande de main-d'œuvre dans les secteurs où les jeunes se trouvent généralement un emploi.
- Les effets combinés de la faible demande de main-d'œuvre dans les industries qui emploient des jeunes et de la croissance rapide de la population des jeunes ont entrainé une baisse de leur taux d'emploi et une hausse significative de leur taux de chômage.
- Bien qu'il y ait encore une grande incertitude économique liée au commerce mondial et à l'économie mondiale, certains secteurs connaissent toujours une forte demande, comme le secteur de la construction. Mon ministère estime que, sur la période 2024 à 2033, plus de 400 000 travailleurs du secteur de la construction prendront leur retraite, offrant d'excellentes perspectives d'emploi aux jeunes Canadiens intéressés par les métiers spécialisés.
- De plus, ce gouvernement a annoncé de nouveaux projets d'infrastructures pour construire notre pays qui transformeront et relieront l'économie du Canada. Par exemple, le 13 novembre, le Premier ministre Carney a annoncé 56 milliards de dollars en nouveaux investissements pour développer notre économie. Ces investissements devraient soutenir 68 000 emplois à travers le pays et bénéficieront notamment aux jeunes dans les métiers spécialisés.
- EDSC a plusieurs programmes pour aider les Canadiens, y compris les jeunes, à trouver des emplois correspondant à leur expérience et à leurs compétences.
- Le budget 2025 propose de s'attaquer davantage au chômage des jeunes en élargissant l'accès à la formation professionnelle, à l'expérience de travail et aux opportunités de développement de carrière. Ces efforts visent à aider les jeunes Canadiens à commencer des carrières intéressantes, à gagner en confiance sur le marché du travail, et à contribuer à une économie plus forte. Entre autres, le budget propose :
- 594,7 millions de dollars sur deux ans, à partir de 2026 à 2027, à EDSC pour le programme Emplois d'été Canada afin de soutenir environ 100 000 emplois estivaux en 2026 ;
- 307,9 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026 à 2027, pour la stratégie horizontale sur l'emploi et les compétences des jeunes afin d'offrir des services d'emploi, de formation et de soutien global (par exemple, mentorat, transport, counseling en santé mentale) à environ 20 000 jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi chaque année ;
- 635,2 millions de dollars sur trois ans, à partir de 2026 à 2027, à EDSC pour le Programme de stages de travail pour les étudiants afin de soutenir environ 55 000 opportunités d'apprentissage intégré au travail pour les étudiants postsecondaires en 2026 à 2027;
- 40 millions de dollars sur deux ans, à partir de 2026 à 2027, à EDSC pour créer un Corps jeunesse pour le climat afin d'offrir une formation rémunérée aux jeunes Canadiens.
b. Contexte de la pauvreté chez les enfants au Canada
- En 2023, la pauvreté chez les enfants était de 11,8 %, tandis que le taux de pauvreté global était de 10,9 %Footnote 1.
- Environ 886 000 enfants vivaient dans la pauvreté en 2023.
- La pauvreté chez les enfants est considérablement plus élevée dans les familles monoparentales dirigées par une femme.
- Le taux de pauvreté chez les enfants vivant dans des familles monoparentales dirigées par une femme est de 30,4 % (291 000 enfants), comparativement à 8,7 % pour les enfants vivant dans des familles dirigées par un couple.
- La pauvreté chez les enfants a tendance à diminuer depuis 2015, avec quelques variations en cours de route.
- De 2015 (16,3 %) à 2019 (10,4 %), les taux de pauvreté chez les enfants ont diminué de 42,3 %, en grande partie grâce à des mesures visant à réduire la pauvreté, notamment l'instauration de l'Allocation canadienne pour enfants (ACE) en 2016.
- Cependant, de 2020 à 2023, la pauvreté chez les enfants a augmenté dans tous les ménages. Les circonstances qui ont fait grimper la pauvreté chez les enfants par rapport aux taux historiquement bas de 2020 (5,1 %) sont en grande partie dues à des facteurs économiques plus généraux :
- l'élimination progressive des prestations liées à la pandémie a eu d'importantes répercussions sur le revenu disponible de certaines familles avec enfants;
- les taux d'inflation élevés enregistrés de 2021 à 2023 ont fait grimper le coût des aliments, du logement, du transport et d'autres produits de première nécessité, ce qui a eu pour effet de placer de nombreuses personnes et familles dans une situation difficile, en particulier celles qui se trouvent sous le seuil de pauvreté ou qui en sont proches;
- les salaires réels n'ont pas suivi l'augmentation des prix, en particulier pour les personnes ayant les revenus les plus faibles.
- malgré cette récente augmentation, la pauvreté chez les enfants est encore inférieure de 31,1 % à celle de 2015.
- La pauvreté est multidimensionnelle et a d'importantes répercussions sur l'insécurité alimentaire, le logement et la santé.
- Les enfants confrontés à la pauvreté subissent d'autres dimensions des inégalités, notamment l'accès à un logement et à des collectivités sécuritaires; des aliments nutritifs à un prix abordable; les possibilités de garde et d'éducation de la petite enfance; l'accès à des activités récréatives, sportives, sociales et culturelles; et l'accès à un dispensateur de soins primaires.
- Les principales mesures prises par le gouvernement du Canada pour atténuer la pauvreté chez les enfants et ses effets sont les suivantes :
- l'ACE, qui offre un soutien financier ciblé à plus de 3,5 millions de familles, dont plus de 6 millions d'enfants, atténuant ainsi les pressions économiques exercées sur les familles ;
- les investissements dans l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, qui soutiennent la participation au marché du travail (en particulier pour les femmes), aident à couvrir le coût de l'éducation des enfants de moins de 18 ans et permettent aux enfants et à leurs familles de participer plus pleinement à la société, ce qui leur permet de mieux s'épanouir sur le plan social et économique tout au long de leur vie ;
- le Programme national d'alimentation scolaire, qui rend la vie plus abordable pour les ménages, atténue l'insécurité alimentaire et favorise l'inclusion et les possibilités tout au long de la vie en ce qui concerne la santé, l'éducation et le marché du travail ;
- les prestations d'assurance-emploi pour les parents et les proches aidants, qui aident les parents et les familles en remplaçant partiellement le revenu pendant les premières étapes de l'enfance et en cas de maladie ;
- le Régime canadien de soins dentaires, qui offre une couverture aux Canadiens non assurés dont le revenu familial annuel est inférieur à 90 000 dollars.
- Voici les récentes mesures prises dans le cadre du budget de 2025, qui pourraient contribuer à réduire la pauvreté chez les enfants et à améliorer le bien-être :
- l'inscription automatique aux prestations fédérales de l'Agence du revenu du Canada, y compris l'ACE et le crédit pour la TPS/TVH ;
- la mise en place permanente du Programme national d'alimentation scolaire, qui permet de continuer d'offrir des repas à jusqu'à 400 000 enfants ;
- la création de Maisons Canada, qui se concentre surtout sur les logements hors marché et permet de répondre aux besoins de diverses personnes, quel que soit leur revenu.
Annexe : Graphiques sur la pauvreté chez les enfants et renseignements supplémentaires
- Le taux de pauvreté chez les enfants est de 11,8 %, alors que le taux de pauvreté global est de 10,9 %.
- La pauvreté chez les enfants dans les familles monoparentales dirigées par une femme (30,4 %) est beaucoup plus élevée que dans les familles composées d'un couple avec enfants (8,7 %).
Text descriptif:
| Taux de pauvreté en 2023 (%) (MPC de l'année de base 2023) | % |
|---|---|
| Toutes les personnes | 10.9 |
| Enfants de moins de 18 ans | 11.8 |
| Enfants dans une famille dirigée par un couple | 8.7 |
| Enfants dans une famille monoparentale dirigée par une femme | 30.4 |
Source : https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1110013501&request_locale=fr
- Comme dans le cas de la pauvreté globale, la pauvreté chez les enfants s'est considérablement améliorée de 2015 à 2019. Elle a fortement diminué en 2020 (en grande partie à cause des mesures de soutien du revenu liées à la pandémie) et a par la suite augmenté. Malgré la récente variation, la pauvreté chez les enfants est encore inférieure de 31,1 % à celle de 2015.
Indice de pauvreté selon la MPC de 2015 à 2023
Text descriptif:
| Année | Toutes les personnes | Enfants âgés de moins de 18 ans |
|---|---|---|
| 2015 | 100.0 | 100.0 |
| 2016 | 89.0 | 85.3 |
| 2017 | 82.1 | 71.8 |
| 2018 | 77.2 | 65.0 |
| 2019 | 71.0 | 57.7 |
| 2020 | 44.1 | 28.8 |
| 2021 | 51.0 | 39.3 |
| 2022 | 68.3 | 60.7 |
| 2023 | 72.3 | 68.9 |
Source: https://www.statcan.gc.ca/fr/themes-debut/pauvrete#info-povertyindex
- La pauvreté chez les enfants varie également d'une province ou d'un territoire à l'autre, allant de 6,1 % à 16,1 %.
- Les taux de pauvreté dans les territoires (Yukon [11,1 %], Territoires du Nord-Ouest [20,6 %] et Nunavut [41,4 %]) sont calculés selon la mesure du panier de consommation du Nord, qui est similaire à la MPC, mais procède à des ajustements pour tenir compte du coût de la vie dans les régions nordiques.
Text descriptif:
| Province | Toutes les personnes | Enfants de moins de 18 ans |
|---|---|---|
| Canada | 10.9 | 11.8 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 10.9 | 13.7 |
| Île-du-Prince-Édouard | 10.5 | 12.3 |
| Nouvelle-Écosse | 11.5 | 13.4 |
| Nouveau-Brunswick | 11.3 | 14.5 |
| Québec | 7.6 | 6.1 |
| Ontario | 12.3 | 14.1 |
| Manitoba | 12.1 | 14.8 |
| Saskatchewan | 13.2 | 16.1 |
| Alberta | 9.1 | 10.5 |
| Colombie-Britannique | 12.5 | 13.5 |
Source: https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/cv.action?pid=1110013501&request_locale=fr
c. Politique et programme national d'alimentation scolaire
Enjeux
Engagement pour la mise en œuvre du Programme national d'alimentation scolaire
Contexte
- Le 1er avril 2024, dans le cadre du budget de 2024, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 1 milliard de dollars sur 5 ans afin de mettre en œuvre un Programme national d'alimentation scolaire. Ce programme soutient les provinces, les territoires et les partenaires autochtones pour améliorer et élargir l'accès aux programmes partout au Canada, conformément à la Politique nationale d'alimentation scolaire.
- En mars 2025, le gouvernement du Canada a signé des accords de 3 ans avec les 13 provinces et territoires dans le cadre du Programme national d'alimentation scolaire.
- Comme annoncé le 4 novembre 2025, afin de rendre ce programme permanent, le budget de 2025 propose d'introduire une loi à cet effet, et de fournir 216,6 millions de dollars par année à Emploi et Développement social Canada, Services aux Autochtones Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada à compter de 2029 à 2030. Cette mesure garantit que les enfants recevront des repas nutritifs à l'école, tout en réduisant les coûts pour les parents.
- Ce programme fédéral offre un soutien concret aux enfants et aux familles partout au Canada; jusqu'à 400 000 enfants par année pourront participer à des programmes d'alimentation scolaire dans leurs communautés. Pour une famille participante ayant 2 enfants à l'école, ce programme peut représenter des économies annuelles de 800 dollars ou plus.
- Le financement annoncé comprend également des investissements pour les instances dirigeantes des Premières Nations, des Inuits et des Métis, y compris les membres des Premières Nations vivant dans les réserves et les signataires de traités modernes et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale. Plusieurs de ces groupes connaissent certains des taux les plus élevés d'insécurité alimentaire au Canada.
- Publiée en juin 2024, la Politique nationale d'alimentation scolaire présente la vision à long terme du gouvernement fédéral pour la prestation de ces programmes au Canada. Cette politique oriente le travail avec les provinces, territoires et partenaires autochtones dans la mise en œuvre du programme et s'appuie sur la promotion d'objectifs nationaux communs pour des programmes accessibles, flexibles, responsables et qui offrent des repas nutritifs.
Faits importants
- Les programmes d'alimentation scolaire améliorent le rendement scolaire, favorisent des résultats positifs et d'équité en matière de santé, et renforcent les liens avec la culture et les systèmes alimentaires traditionnels, ce qui a des effets immédiats et durables pour les enfants et leurs familles.
- Avant cet investissement fédéral, le Canada était le seul pays du G7 sans programme de ce genre.
- En 2024, le Canada comptait environ 6,6 millions d'enfants d'âge scolaire (âgés de 4 à 18 ans), selon les estimations de la population de Statistique Canada.
- Selon l'Enquête canadienne sur le revenu de 2023, publiée le 1er mai 2025 :
- 802 000 enfants (personnes de moins de 18 ans) vivaient sous le seuil de pauvreté;
- l'insécurité alimentaire chez les enfants et les jeunes dans les provinces canadiennes est passée à 32,9 % en 2023, contre 28,4 % en 2022, et 24,7 % des enfants ont connu une insécurité alimentaire modérée ou grave.
- Les provinces et territoires ont compétence en matière de santé et d'éducation et soutiennent déjà activement leurs programmes respectifs. Le financement fédéral par le biais du Programme national d'alimentation scolaire s'appuie sur ces efforts existants en collaborant avec les gouvernements provinciaux et territoriaux. Étant donné la variation de l'état actuel des programmes dans chaque administration, ainsi que la diversité des priorités et des besoins régionaux, les provinces et territoires disposent de la flexibilité nécessaire pour décider de la meilleure façon d'allouer le financement fédéral.
Messages clés
- Le gouvernement s'engage à réduire les coûts et à rendre la vie plus abordable pour les familles partout au Canada. Comme les enfants ne peuvent pas apprendre le ventre vide, les programmes alimentaires scolaires améliorent leur santé et les aident à atteindre leurs pleines capacités, tout en soutenant leurs familles grâce à une réduction des factures d'épicerie.
- C'est pourquoi, par le biais du Programme national d'alimentation scolaire, le gouvernement du Canada investit 1 milliard de dollars sur 5 ans pour aider les provinces, les territoires et les partenaires autochtones à améliorer et à élargir les programmes alimentaires scolaires partout au Canada.
- Ce programme apporte un soutien concret aux enfants et aux familles partout au Canada. Annuellement, jusqu'à 400 000 enfants pourront y participer. Pour une famille participante ayant 2 enfants à l'école, ce programme peut représenter des économies annuelles de 800 dollars.
- En mars 2025, le gouvernement du Canada a signé des accords bilatéraux avec les provinces et les territoires concernant le Programme national d'alimentation scolaire. Cette année scolaire, toutes les provinces et tous les territoires investiront les fonds fournis par ces accords pour soutenir les enfants partout au Canada.
- C'est pour cette raison que le 10 octobre, le premier ministre a annoncé que le programme deviendra permanent et qu'il a été inclus dans le budget de 2025. Investissement générationnel, le programme contribuera à garantir que les enfants reçoivent des repas nutritifs à l'école, tout en réduisant les coûts pour les parents.
- Cet investissement soutient la vision, les principes et les objectifs énoncés dans la Politique nationale d'alimentation scolaire, notamment en garantissant l'accès aux repas sans stigmatisation ni obstacle, en favorisant des pratiques saines et en renforçant les liens avec l'environnement, la culture et les systèmes alimentaires locaux.
- Le Programme national d'alimentation scolaire s'inscrit dans les efforts du gouvernement fédéral pour bâtir un Canada plus abordable, comme l'Allocation canadienne pour enfants et d'autres investissements réalisés par le biais de programmes sociaux ciblés et de suppléments de revenu, contribuant à réduire les coûts pour les familles afin qu'elles puissent aller de l'avant.
d. Fiche de rendement sur la pauvreté de Banques alimentaires Canada
Objet
Dans sa fiche de rendement sur la pauvreté de 2025, Banques alimentaires Canada attribue la note D au gouvernement du Canada pour ses mesures de réduction de la pauvreté. Selon l'organisme, les tendances négatives observées en matière de pauvreté, d'insécurité alimentaire et de chômage chez les jeunes expliqueraient cette note.
Contexte
- Publiée chaque année, la Fiche de rendement sur la pauvreté de Banques alimentaires Canada est un outil qui permet de suivre la pauvreté et d'en comparer les indicateurs à l'échelle fédérale depuis 2023.
- La fiche de rendement de 2025 indique que les taux de pauvreté risquent de ne pas s'améliorer. La tendance pourrait être inversée si l'on prenait en compte les principaux facteurs qui y contribuent, notamment le besoin de logements abordables et les failles du système de sécurité sociale. Voici les recommandations politiques formulées dans la fiche de rendement : réduire l'insécurité alimentaire au Canada de 50 % d'ici 2030, bonifier l'Allocation canadienne pour enfants et renforcer la Prestation canadienne pour les personnes handicapées. Ces recommandations stratégiques et d'autres visant à s'attaquer aux causes profondes de la pauvreté, à rendre la vie plus abordable et à lutter contre l'insécurité alimentaire dans le Nord sont également incluses dans le rapport Bilan-Faim 2025 de Banques alimentaires Canada.
- Banques alimentaires Canada fait remarquer que les récents investissements dans le logement pourraient contribuer à réduire le nombre de Canadiens aux prises avec l'insécurité alimentaire.
- En 2018, le gouvernement du Canada a publié Une chance pour tous : la première Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté (la Stratégie). La Stratégie a instauré le seuil officiel de la pauvreté, qui est basé sur le coût d'un panier de biens et services dont les personnes vivant seules et les familles ont besoin pour répondre à leurs besoins fondamentaux et atteindre un niveau de vie modeste dans les collectivités de partout au pays. De plus, la Stratégie fixe des objectifs concrets pour réduire la pauvreté : réduction de 20 % d'ici 2020 et de 50 % d'ici 2030. Elle reconnaît que la pauvreté et l'insécurité alimentaire sont étroitement liées.
- Dans ses derniers budgets, le gouvernement a présenté plusieurs mesures qui contribueront à réduire la pauvreté et à rendre la vie plus abordable. Il a investi massivement dans :
- des services de garde d'enfants abordables, qui permettent à certaines familles d'économiser des milliers de dollars par année et de dégager des fonds pour satisfaire d'autres besoins essentiels;
- l'alimentation en milieu scolaire pour les enfants, qui, selon les estimations, permettrait aux familles d'économiser environ 800 dollars par an (famille comptant deux enfants) si elles participent au programme;
- la nouvelle Prestation canadienne pour les personnes handicapées, qui devrait sortir 25 000 Canadiens de la pauvreté chaque année et améliorer la sécurité alimentaire. Cette prestation aidera les personnes en situation de handicap à satisfaire leurs besoins fondamentaux, comme celui de se nourrir.
Faits saillants
- Les résultats de l'Enquête canadienne sur le revenu (ECR) de 2023 montrent que, de 2015 à 2023, environ 1,1 million de Canadiens ont été sortis de la pauvreté, y compris 313 000 enfants. Il s'agit d'une diminution de 30 % du taux de pauvreté par rapport à celui de 2015, soit l'année de référence pour mesurer les cibles canadiennes de réduction de la pauvreté. Cependant, le taux de pauvreté global au Canada a augmenté en 2023 par rapport à 2022 (10,2 % contre 9,9 %).
- L'ECR de 2023 indique que 25,5 % des personnes dans les provinces et 37,4 % des personnes dans les territoires ont connu l'insécurité alimentaire en 2023, une hausse par rapport à 2022 (22,9 %). Le Nunavut (58,1 %) affichait le taux le plus élevé, suivi des Territoires du Nord-Ouest (34,2 %) et du Yukon (21,8 %).
- Certains groupes - adultes seuls de 18 à 64 ans (31,4 %), familles monoparentales (26,5 % pour les familles dirigées par une femme), Autochtones (17,4 %), immigrants récents (15,3 %), minorités visibles (14,0 %) et personnes en situation de handicap (12,0 %) - sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté. Ces groupes sont également plus exposés à l'insécurité alimentaire. Ce sont 31,7 % des adultes seuls, 52,1 % des familles monoparentales dirigées par une femme, 34,4 % des immigrants récents, 38,6 % des populations autochtones et 32,2 % des minorités visibles qui ont été en situation d'insécurité alimentaire en 2023Footnote 2.
- Dans son rapport Bilan-Faim 2025, l'organisme Banques alimentaires Canada indique qu'en mars 2025, près de 2,2 millions de visites ont été effectuées dans les banques alimentaires, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré. Ce taux record de recours aux banques alimentaires représente une augmentation de 5,2 % par rapport à 2024, ainsi qu'une augmentation de 99,4 % par rapport à 2019.
- Depuis 2021, l'indice global des prix à la consommation a augmenté de plus de 18 %. Le logement, la nourriture et le transport ont augmenté respectivement de 26 %, de 25 % et de près de 20 %. L'augmentation du coût des produits de première nécessité a dépassé la croissance moyenne des salaires et correspond à l'augmentation du recours aux banques alimentaires au cours de cette période.
Messages clés
- Le gouvernement s'engage à bâtir un avenir meilleur pour tous les Canadiens et à prendre des mesures concrètes pour réduire les coûts et rendre la vie plus abordable. Le gouvernement reconnaît que l'insécurité alimentaire touche de nombreux Canadiens et que des solutions efficaces sont nécessaires.
- Le gouvernement a réalisé d'importants investissements dans les programmes sociaux et les mesures de soutien du revenu. Il s'agit notamment du Programme national d'alimentation scolaire, du système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants à l'échelle du Canada, de l'Allocation canadienne pour enfants et de la nouvelle Prestation canadienne pour les personnes handicapées. Ces initiatives contribuent à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, à réduire leur fardeau financier et à leur permettre de satisfaire leurs besoins fondamentaux plus facilement.
- Le gouvernement a récemment adopté une loi visant à accorder un allègement fiscal à près de 22 millions de Canadiens. Cet allègement permettra aux familles à deux revenus d'économiser jusqu'à 840 dollars par année dès 2026.
- Le gouvernement a aussi lancé récemment Maisons Canada, une nouvelle entité fédérale qui construira et financera des logements abordables à grande échelle. Son objectif est de réduire le fardeau financier des ménages à faible revenu. Ces ménages pourront donc consacrer une plus grande partie de leur budget à des aliments nutritifs.
- De telles mesures aident les Canadiens à améliorer leur situation.
- Le gouvernement du Canada s'engage à poursuivre la collaboration avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones afin d'apporter un soutien aux Canadiens qui en ont le plus besoin.
SI l'on insiste (sur les cibles de réduction de la pauvreté ou de l'insécurité alimentaire)
- Le gouvernement continuera à soutenir les Canadiens qui sont actuellement confrontés à l'augmentation du coût de la vie. Il maintient son engagement à atteindre ses objectifs de réduction de la pauvreté d'ici 2030.
- L'insécurité alimentaire fait déjà l'objet d'un suivi en tant qu'indicateur multidimensionnel de la pauvreté dans le cadre du tableau de bord des indicateurs de la Stratégie, et un rapport est présenté sur l'insécurité alimentaire chaque année.
e. Soutenir la qualité de vie au Canada
La mission
Emploi et développement social Canada (EDSC) travaille à bâtir un pays plus fort et plus inclusif en aidant les Canadiens à mener une vie productive et gratifiante et à améliorer leur qualité de vie.
Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada se classe au-dessus de la moyenne pour la satisfaction à l'égard de la vie depuis 2010. Plus récemment, les Canadiens ont attribué au Canada une note de satisfaction à l'égard de la vie de 7 sur 10 ce qui est supérieur à la moyenne de l'OCDE de 6,7.
(Sources : Rapports Comment va la vie? 2010 à 2023, OCDE.)
Abordabilité et contexte économique
Bien que l'inflation se soit nettement atténuée, les problèmes persistants d'abordabilité ont eu un impact négatif sur la qualité de vie. Ces problèmes touchent tous les Canadiens, et certains groupes sont confrontés à des difficultés encore plus grandes pour répondre à leurs besoins financiers. Cette situation peut également varier d'une région à l'autre.
En date d'août 2025, les prix des logements avaient augmenté de 22,2 % par rapport à il y a 4 ans.
(Source : Statistique Canada Tableau 18-10-0004-01.)
45 % des Canadiens étaient très préoccupés par leur capacité à se loger en raison de la hausse des coûts de logement ou de l'augmentation des loyers en 2024, et 36 % déclaraient une satisfaction élevée à l'égard de la vie, contre 70 % de ceux qui n'avaient pas de défi lié au logement.
(Source : Le logement et les défis liés à l'abordabilité, à la taille, à l'état et à la discrimination, 2 août au 15 septembre 2024.)
En date d'août 2025, les prix des aliments avaient augmenté de 24,6 % par rapport à il y a 4 ans.
(Source : Statistique Canada Tableau 18-10-0004-01.)
L'insécurité alimentaire touche de nombreux Canadiens, dont plus d'un tiers des personnes vivant dans des familles monoparentales.
Text descriptif:
Diagramme 1 : Un diagramme à barres montrant le pourcentage de personnes ayant connu une insécurité alimentaire modérée à grave en 2023, parmi des groupes spécifiques incluant les personnes vivant en couple avec enfants, les personnes vivant dans des familles monoparentales, les personnes seules âgées de 65 ans et plus, les personnes seules de moins de 65 ans, ainsi que l'ensemble de la population canadienne. Le groupe ayant le taux le plus élevé était celui des personnes vivant dans des familles monoparentales, avec 39,5 %, tandis que le groupe ayant le taux le plus faible était celui des personnes seules âgées de 65 ans et plus avec 10,4 %.
| Groupe | Pourcentage |
|---|---|
| Toutes les personnes | 19,1 % |
| Personnes dans les familles comptant un couple avec des enfants | 20,5 % |
| Personnes dans les familles monoparentales | 39,5 % |
| Personnes seules (< 65) (Note : Personnes hors famille économique) | 25,8 % |
| Personnes seules (65 +) (Note : Personnes hors famille économique) | 10,4 % |
(Source diagramme 1 : Statistique Canada Tableau 13-10-0834-01.)
Text descriptif:
Diagramme 12 : Un diagramme à barres montrant le pourcentage de personnes déclarant qu'il est difficile pour leur ménage de répondre à ses besoins financiers au troisième trimestre de 2023, selon les groupes démographiques. Le graphique compare chaque groupe - immigrants, personnes ayant une incapacité, minorités visibles, peuples autochtones et résidents urbains - à leurs groupes de comparaison respectifs (par exemple, les non-immigrants). Dans tous les cas, le groupe ciblé présente un pourcentage plus élevé de difficultés financières. Par exemple, 39,4 % des immigrants ont déclaré éprouver des difficultés, contre 30,8 % des non-immigrants. Le graphique inclut également des données selon l'âge : jeunes (15 à 24 ans), adultes (25 à 54 ans) et aînés (65 ans et plus), avec le taux le plus élevé chez les adultes de 25 à 54 ans, à 39,8 %
| Groupe | Pourcentage |
|---|---|
| Immigrants | 39,4 % |
| Non-immigrants | 30,8 % |
| Personnes ayant une incapacité | 38,3 % |
| Personnes sans incapacité | 28,5 % |
| Minorités visibles | 40,6 % |
| Pas une minorité visible | 30,5 % |
| Identité autochtone (Note : Ces données n'incluent pas les personnes qui vivent dans des réserves ou dans les territoires) | 40,3 % |
| Identité non autochtone | 33,0 % |
| Personnes résidant en régions urbaines | 33,6 % |
| Personnes résidant en régions rurales | 30,7 % |
| Jeunes (15 à 24 ans) | 25,6 % |
| 25 à 54 ans | 39,8 % |
| Aînés (65 +) | 24,1 % |
(Source diagramme 2 : Statistique Canada Tableau 45-10-0087-01.)
Les inégalités de revenus et la pauvreté persistent
L'impossibilité de se procurer les produits de première nécessité peut placer les individus et les familles dans une situation économique difficile et avoir un impact négatif sur leur qualité de vie. Les problèmes croissants d'abordabilité et l'écart grandissant entre les revenus au Canada créent des obstacles qui empêchent les individus d'améliorer leur situation économique et de parvenir à une mobilité sociale ascendante.
Text descriptif:
Diagramme 3 : Un diagramme à barres montrant le taux de pauvreté en 2023, globalement et par groupe de population - y compris les aînés âgés de 65 ans et plus, les enfants de moins de 18 ans, les femmes, les personnes ayant une incapacité, les minorités visibles, les peuples autochtones et les personnes seules. Le taux de pauvreté était le plus bas chez les aînés, à 5,0 %, et le plus élevé chez les personnes seules, à 25,7 %.
| Groupe | Taux de pauvreté |
|---|---|
| Toutes les personnes | 10,2 % |
| Aînés | 5,0 % |
| Enfants (< 18) | 10,7 % |
| Femmes | 10,2 % |
| Personnes ayant une incapacité | 12,5 % |
| Minorités visibles | 14,0 % |
| Population autochtone (Note : Ces données n'incluent pas les personnes qui vivent dans des réserves) | 17,5 % |
| Personnes seules (Note : Personnes hors famille économique) | 25,7 % |
(Sources diagramme 3 : Statistique Canada Tableaux 11-10-0093-01, 11-10-0090-01, 11-10-0135-01.)
Text descriptif:
Diagramme 4 : Un diagramme à barres montrant l'évolution du revenu disponible annuel après impôts par ménage de 2019 à 2024, réparti par quintile de revenu des ménages. Il montre que les ménages appartenant au quintile de revenu le plus élevé ont connu une augmentation moyenne du revenu disponible de 47 829 $, tandis que ceux du quintile le plus faible ont vu une augmentation de 4 877 $.
| Quintile de revenue | Changement en revenu annuel disponible de 2019 à 2024 |
|---|---|
| Tous les ménages | 19 022 $ |
| Quintile de revenu inférieur | 4 877 $ |
| Deuxième quintile de revenu | 9 805 $ |
| Troisième quintile de revenu | 12 100 $ |
| Quatrième quintile de revenu | 20 505 $ |
| Quintile de revenu supérieur | 47 829 $ |
(Source diagramme 4 : Statistique Canada Tableau 36-10-0587-01.)
La satisfaction à l'égard de la vie et l'optimisme sont en baisse
- La satisfaction à l'égard de la vie et l'espoir des Canadiens pour l'avenir ont diminué à mesure que les pressions économiques ont augmenté.
- 46,1 % des Canadiens ont déclaré un niveau élevé de satisfaction à l'égard de la vie au deuxième trimestre de 2025, en baisse par rapport à 51,4 % il y a 3 ans.
- (Source : Statistique Canada Tableau 13-10-0844-01.)
Text descriptif:
Diagramme 5 : Un graphique linéaire montrant le pourcentage de Canadiens déclarant avoir une vision optimiste de l'avenir « toujours » ou « souvent », du troisième trimestre de 2021 au deuxième trimestre de 2025. Le taux reste relativement stable autour de 65 % du troisième trimestre de 2021 au troisième trimestre de 2022, puis chute brusquement à 57,3 %. Les données sont manquantes entre cette période et le premier trimestre de 2024, à l'exception du deuxième trimestre de 2023, où le pourcentage était de 56,8 %. Tout au long de 2024, le taux diminue, passant de 59,9 % au premier trimestre à 56,3 % au quatrième trimestre. Le taux diminue à 55,9 % au deuxième trimestre de 2025.
| Trimestre | Pourcentage |
|---|---|
| T3 2021 | 65,5 % |
| T4 2021 | 63,1 % |
| T1 2022 | 63,8 % |
| T2 2022 | 62,6 % |
| T3 2022 | 64,6 % |
| T4 2022 | 57,3 % |
| T1 2023 | s/o |
| T2 2023 | 56,8 % |
| T3 2024 | s/o |
| T4 2024 | s/o |
| T1 2024 | 59,9 % |
| T2 2024 | 53,0 % |
| T3 2024 | 57,2 % |
| T4 2024 | 56,3 % |
| T1 2025 | 57,8 % |
| T2 2025 | 55,9 % |
(Source diagramme 5 : Statistique Canada Tableau 13-10-0847-01.)
Text descriptif:
Diagramme 6 : Un diagramme à barres montrant le pourcentage de personnes ayant déclaré un niveau élevé de satisfaction à l'égard de la vie au deuxième trimestre de 2025, selon différents groupes démographiques. Le graphique compare chaque groupe - immigrants, personnes ayant une incapacité, minorités visibles, peuples autochtones et résidents urbains - à leurs groupes de comparaison respectifs (par exemple, les non-immigrants). Dans tous les cas, le groupe déclaré présente un pourcentage de satisfaction à l'égard de la vie inférieur. Par exemple, 35,7 % des personnes ayant une incapacité ont déclaré avoir une grande satisfaction à l'égard de la vie, contre 53,0 % des personnes sans incapacité. Le graphique comprend également des données selon l'âge : jeunes (15 à 24 ans), adultes (25 à 54 ans) et aînés (65 ans et plus), avec le taux le plus élevé chez les aînés, à 59,5 %.
| Groupe | Pourcentage |
|---|---|
| Immigrants | 43,5 % |
| Non-immigrants | 47,4 % |
| Personnes ayant une incapacité | 36,8 % |
| Personnes sans incapacité | 53,3 % |
| Minorités visibles | 40,5 % |
| Pas une minorité visible | 48,4 % |
| Identité autochtone (Note : Ces données n'incluent pas les personnes qui vivent dans des réserves ou dans les territoires) | 38,3 % |
| Identité non autochtone | 46,3 % |
| Personnes résidant en régions urbaines | 44,8 % |
| Personnes résidant en régions rurales | 55,0 % |
| Jeunes (15 à 24 ans) | 46,0 % |
| 25 à 54 ans | 37,8 % |
| Aînés (65 +) | 60,5 % |
(Source diagramme 6 : Statistique Canada Tableau 13-10-0844-01.)
29 % de ceux ayant des difficultés financières avaient un niveau élevé de satisfaction à l'égard de la vie de 2021 à 2024, contre 59 % de ceux qui n'avaient pas de difficultés financières.
(Source : L'évolution du bien-être mental et financier des Canadiens et Canadiennes, 2021 à 2024.)
L'incertitude entourant les impacts économiques des tensions politiques et commerciales en cours risque de mettre une pression à la baisse sur la qualité de vie des Canadiens.
Soutenir tous les Canadiens
EDSC offre des programmes et des services aux Canadiens tout au long de leur vie. Plusieurs des mesures de protection sociale d'EDSC soutiennent les groupes plus vulnérables, aident à faire face aux contraintes de l'abordabilité au Canada et favorisent l'inclusion sociale, ce qui stimule la croissance et peut conduire à une économie plus résiliente et une société plus cohésive.
Enfants et familles
Le soutien aux familles permet de faire des choix et a un impact positif, notamment en réduisant la pauvreté des enfants.
Le nombre de familles monoparentales au Canada a plus que doublé au cours des 30 dernières années.
16,4 % de toutes les familles au Canada étaient monoparentales en 2021, principalement dirigées par des femmes.
29,3 % des enfants vivant dans des familles monoparentales dirigées par une femme vivaient sous le seuil de pauvreté en 2023, soit presque quatre fois le taux de ceux vivant dans des familles comptant un couple (7,5 %).
(Sources : Un portrait des familles canadiennes en 2021, Statistique Canada Tableau 11-10-0135-01.)
EDSC soutient les enfants et les familles par le biais de programmes de revenu et sociaux tels que :
- Allocation canadienne pour enfants;
- Apprentissage et garde des jeunes enfants;
- Prestation pour enfants handicapés;
- Programme national d'alimentation scolaire;
- Bon d'études canadien;
- Subvention canadienne pour l'épargne-études;
- Programme de partenariats pour le développement social - Enfants et famille.
Jeunes et jeunes adultes
Les jeunes rencontrent souvent des difficultés pour entrer sur le marché du travail. Ils sont plus susceptibles d'être au chômage et, lorsqu'ils ont un emploi, ils sont plus susceptibles d'occuper des emplois peu rémunérés et instables.
14,5 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans étaient au chômage en août 2025, soit plus du double du taux pour les personnes âgées de 25 à 54 ans (6,1 %).
11,5 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans n'étaient ni en emploi, ni aux études, ni en formation en 2025. Le nombre de jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation est environ 914 000 en 2025, une augmentation de 28 % (201 800) par rapport à 2023.
(Sources : Statistique Canada Tableau 14-10-0287-02, Note pour la période des questions: Soutien à l'emploi et aux compétences de la jeunesse canadienne (12 juin 2025, Réf: FCY_- JUN2025_005))
EDSC aide les jeunes à démarrer leur carrière en fournissant une aide financière, en améliorant l'accès à l'enseignement postsecondaire, en soutenant les opportunités d'emploi et les formations d'apprenti, et en mettant en relation les chercheurs d'emploi avec des employeurs.
Liste de programmes d'EDSC qui soutiennent les jeunes et jeunes adultes :
- Bourses et prêts d'études canadiens;
- Programme de soutien à l'apprentissage des étudiants;
- Stratégie emploi et compétences jeunesse;
- Stratégie canadienne de formation en apprentissage.
Adultes en âge de travailler
Les personnes seules et au chômage qui sont en âge de travailler (18 à 64 ans) font face à des vulnérabilités économiques importantes.
46 % des « travailleurs en situation de pauvreté » - ceux qui ont un emploi substantiel - étaient des personnes seules en 2019.
47 % des Canadiens en âge de travailler et vivant dans la pauvreté avaient un emploi en 2022.
(Sources : Enquête canadienne sur le revenu 2019 et 2022 (calculs internes d'EDSC).)
EDSC assiste les adultes en âge de travailler principalement grâce à des soutiens de revenu essentiels pour les aider à répondre à leurs besoins de base.
Liste de programmes d'EDSC qui soutiennent les adultes en âge de travailler :
- Assurance-emploi;
- Allocation canadienne pour les travailleurs;
- Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers;
- Programmes de compétences et de formation en apprentissage.
Adultes âgés et aînés
En 2023, les aînés avaient le taux de pauvreté le plus bas parmi tous les groupes d'âge, tandis que celui des personnes âgées de 18 à 64 ans était plus du double.
Cependant, la sécurité du revenu reste une préoccupation car certains ménages n'ont pas réussi à bâtir un filet de sécurité financière solide.
29 % des Canadiens en préretraite (âgés de 55 à 64 ans) n'ont aucun argent mis de côté, que ce soit pour la retraite ou autre.
(Sources : Statistique Canada Tableau 11-10-0135-01, Enquête canadienne sur la retraite 2024 par le Régime de retraite des soins de santé de l'Ontario (traduction libre).)
Les programmes d'EDSC permettent aux aînés de vivre avec dignité et sécurité en leur fournissant une stabilité de revenu cruciale et des services pour vieillir confortablement à domicile, et en soutenant des projets locaux visant à améliorer leur qualité de vie.
Liste de programmes d'EDSC qui soutiennent les adultes âgés et aînés ;
- Sécurité de la vieillesse;
- Supplément de revenu garanti;
- Régime de pensions du Canada;
- le programme Nouveaux Horizons pour les aînés;
- l'initiative Bien vieillir chez soi.
Personnes en situation de handicap
- Dans l'ensemble, les personnes en situation de handicap rencontrent plus de difficultés à trouver un emploi, ont tendance à avoir des revenus plus faibles et sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les personnes non en situation de handicap.
Text descriptif:
Diagramme 7 : Un diagramme à barres montrant le taux de chômage en 2024, selon l'état d'incapacité, incluant l'absence d'incapacité ainsi que les incapacités légères, modérées, sévères et très sévères. Le taux de chômage était le plus bas chez les personnes sans incapacité, à 5,6 %, et augmentait progressivement avec la sévérité de l'incapacité, atteignant un taux maximal de 14,9 % chez les personnes ayant une incapacité très sévère.
| État d'incapacité | Taux de chômage |
|---|---|
| Aucune incapacité | 5,6 % |
| Incapacité légère | 7,0 % |
| Incapacité modérée | 8,6 % |
| Incapacité sévère | 9,5 % |
| Incapacité très sévère | 14,9 % |
(Source diagramme 7 : Statistique Canada Tableau 14-10-0478-01.)
Le salaire horaire moyen des personnes en situation de handicap était inférieur de 6,2 % (ou 2,22 $ par heure) à celui des personnes non en situation de handicap en 2024.
(Source : Statistique Canada Tableau 14-10-0478-01)
EDSC soutient les personnes en situation de handicap en leur offrant une sécurité financière, un remplacement partiel de revenu pour ceux qui travaillent, et un financement pour les communautés et les organisations qui promeuvent l'accessibilité.
Liste de programmes d'EDSC qui soutiennent les personnes en situation de handicap :
- Prestation canadienne pour les personnes handicapées;
- Programme canadien pour l'épargne-invalidité;
- Prestations d'invalidité du régime de pensions du Canada;
- Fonds pour l'accessibilité;
- Programme de partenariats pour le développement social - Personnes en situation de handicap.
Peuples autochtones
Les peuples autochtones font face à des obstacles disproportionnés qui ont des répercussions durables sur leur capacité à accumuler des richesses et à atteindre la stabilité économique.
9,9 % des personnes autochtones étaient au chômage en 2024, comparativement à 6,2 % pour les personnes non autochtones. (Note : Ces données n'incluent pas les personnes qui vivent dans des réserves ou dans les territoires.)
Le salaire horaire moyen des personnes autochtones vivant hors réserve était inférieur de 10,4 % (ou 3,65 $ par heure) à celui des personnes non autochtones en 2024.
(Sources : Statistique Canada Tableaux 14-10-0365-01, 14-10-0418-01.)
Les programmes d'EDSC favorisent des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de grande qualité et spécifiquement adaptés à la culture, qui ont été conçus pour et avec les communautés autochtones. Ils aident également les personnes autochtones à améliorer leurs compétences et à trouver un emploi.
Liste de programmes d'EDSC qui soutiennent les personnes autochtones :
- Apprentissage et garde des jeunes enfants autochtones;
- Programme de formation pour les compétences et l'emploi destiné aux Autochtones;
- Fonds pour les compétences et les partenariats.
Envisager l'avenir
Les mesures de protection sociale existantes et nouvelles d'EDSC continueront à améliorer l'abordabilité, réduire la pauvreté et promouvoir l'égalité des revenus, ce qui est lié à l'amélioration de la santé, du bien-être et de la cohésion sociale.
La demande pour les programmes d'EDSC augmentera probablement à mesure que les Canadiens feront face à des périodes incertaines et difficiles, en raison de facteurs tels que la mise en œuvre de tarifs et les effets des changements climatiques, qui risquent de réduire davantage le bien-être et la sécurité financière.
f. Tirer parti de l'Intelligence Artificielle pour améliorer la productivité, l'efficience et l'efficacité
- Emploi et Développement social Canada (EDSC) fait progresser les initiatives en intelligence artificielle afin de mieux répondre aux nouveaux défis en matière de politiques, de réduire les coûts opérationnels et d'améliorer les services offerts aux Canadiens.
- Ces efforts reposent sur un engagement ferme à protéger la vie privée et la sécurité des renseignements des Canadiens. Ils reflètent également l'importance accordée par le Ministère à l'élaboration d'une stratégie d'intelligence artificielle responsable, fondée sur la transparence et une adoption éthique. Les initiatives en intelligence artificielle d'EDSC contribuent aux progrès réalisés dans trois domaines clés : l'amélioration de la productivité, de l'efficience et de l'efficacité.
Amélioration de la productivité
DatMédia
Statut : Déployé
- Contexte : Le Ministère compte sur des mises à jour opportunes en ce qui concerne l'actualité; toutefois, les activités de numérisation et de recherche pour produire des résumés pertinents à partir d'un grand nombre d'articles exigent beaucoup de ressources.
- Solution : DatMédia utilise l'intelligence artificielle générative et le traitement du langage naturel pour sélectionner et résumer les articles de presse pertinents.
- Impact : Plusieurs groupes au sein d'EDSC et un groupe du Patrimoine canadien utilisent DatMédia, permettant des résumés d'actualités en temps opportun avec beaucoup moins de ressources.
Aidez-moi pour la Sécurité de vieillesse
Statut : Déployé
- Contexte : Les agents de traitement de la Sécurité de vieillesse devaient auparavant chercher des directives manuellement pour traiter les demandes.
- Solution : Aidez-moi est un robot conversationnel d'intelligence artificielle qui aide les agents de la Sécurité de vieillesse à accéder rapidement aux procédures, guides, liens et plus.
- Impact : Offre des réponses en temps réel et correctes à plus de 90 % des demandes de la main d'œuvre, améliorant la productivité et l'efficacité des agents.
Assistant virtuel d'EDSC, EVA
Statut : Déployé
- Contexte : L'intelligence artificielle générative peut améliorer la productivité des employés, mais les outils accessibles au public ne sont pas adaptés aux besoins spécifiques des employés d'EDSC.
- Solution : EVA est un outil de productivité sécurisé et centré sur les employés qui est hautement personnalisable et évolutif. Sa fonction « Assistant de domaines » permet aux équipes d'interagir directement avec des données propres à leur programme.
- Impact : Fournit un accès sécurisé à l'intelligence artificielle à jusqu'à 25 000 employés d'EDSC, dans un environnement infonuagique au niveau Protégé B.
Amélioration de l'efficience
Observations sur le relevé d'emploi
Statut : Déployé
- Contexte : Dans les demandes de prestations d'assurance-emploi, le formulaire de relevé d'emploi exigeait auparavant un examen manuel des champs de texte libre.
- Solution : Une solution de traitement du langage naturel a été mise au point pour analyser les champs de texte libre afin de déterminer la pertinence de leur contenu aux fins de la demande, sans le recours à un examen manuel.
- Impact : La composante d'intelligence artificielle est intégrée dans un processus complètement automatisé, permettant aux agents de l'assurance-emploi d'économiser des milliers d'heures de traitement chaque année.
Automatisation du service de demande de numéro d'assurance sociale en ligne (Phase 1)
Statut : Déployé
- Contexte : Les demandes de numéro d'assurance sociale en ligne exigent que les agents valident manuellement les documents soumis.
- Solution : L'automatisation du service de demande de numéro d'assurance sociale en ligne utilise la reconnaissance optique de caractères pour valider automatiquement une partie des documents.
- Impact : Réduit les temps d'attente pour les demandes en ligne, de plusieurs jours à quelques minutes dans certains cas.
DatScribe pour l'automatisation des pensions
Statut : En cours de développement
- Contexte : EDSC traite un grand nombre de formulaires et de demandes sur papier, et cela exige beaucoup de ressources.
- Solution : Un outil de reconnaissance optique de caractères personnalisé qui convertit le texte imprimé ou manuscrit en format de texte lisible par machine aux fins d'intégration aux systèmes et processus des pensions.
- Impact : L'outil est adapté sur mesure aux principaux formulaires ministériels en vue d'une intégration future à des processus automatisés, permettant aux agents de traitement d'économiser des dizaines de milliers d'heures chaque année.
Amélioration de l'efficacité
Supplément de revenu garanti - Séparation involontaire
Statut : Déployé
- Contexte : EDSC devait identifier des bénéficiaires éventuels du Supplément de revenu garanti touchés par les changements en 2017 de la politique du Supplément de revenu garanti sur les séparations involontaires.
- Solution : Une solution de traitement du langage naturel a été mise au point pour examiner les notes en texte libre d'agents sur une période de 10 mois afin d'identifier les bénéficiaires éventuels.
- Impact : Plus de 2 millions de dollars en paiements du Supplément de revenu garanti ont été transférés à des Canadiens aînés en situation vulnérable. EDSC a reçu le prix de l'Association internationale de la sécurité sociale des bonnes pratiques de 2020 pour ce travail.
L'intelligence artificielle pour la modernisation du Guichet-Emplois
Statut : En cours de développement
- Contexte : Guichet-Emplois est une plateforme numérique qui met en relation les chercheurs d'emploi et les employeurs. EDSC y intègre l'intelligence artificielle afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail et d'améliorer la convivialité de la plateforme.
- Solution : La Modernisation du Guichet-Emplois introduira des fonctionnalités alimentées par l'intelligence artificielle, notamment :
- la génération de profils de compétences à partir des CV des chercheurs d'emploi;
- un meilleur jumelage des emplois;
- l'identification de possibilités de formation pertinentes.
- Impact : Ces améliorations aideront les Canadiens à trouver des emplois adaptés à leur profil plus facilement, et permettront aux employeurs d'accéder à la main-d'œuvre qualifiée dont ils ont besoin.
Envisager l'avenir
- Ces initiatives s'inscrivent dans l'engagement plus large d'EDSC à faire progresser l'intelligence artificielle. D'autres projets sont en cours dans l'ensemble du Ministère, chacun à différentes étapes de développement
- Plusieurs de ces solutions d'intelligence artificielle sont conçues pour être évolutives, ce qui permet de les adapter et de les appliquer à d'autres programmes, services et contextes opérationnels.
g. Emploi d'été Canada
Objet
Investir dans les jeunes, leurs compétences et leur expérience par l'intermédiaire du programme Emplois d'été Canada (EEC) aide les jeunes à se diriger vers des carrières enrichissantes et bien rémunérées. En 2026, EEC aura pour objectif de soutenir environ 100 000 possibilités d'emploi destinées aux jeunes. Des données récentes montrent que le programme a des effets bénéfiques à long terme sur l'emploi et les revenus des jeunes et qu'il réduit leur dépendance à l'égard des mesures de soutien social.
Contexte
- Le programme EEC, mis en œuvre par EDSC dans le cadre de la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ), offre des subventions salariales afin d'aider les organismes à but non lucratif, les employeurs du secteur public ainsi que les employeurs du secteur privé comptant 50 employés à temps plein ou moins à créer des emplois d'été de qualité pour les jeunes âgés de 15 à 30 ans.
- Pour de nombreux jeunes Canadiens/Canadiennes, EEC constitue une première expérience de travail déterminante qui les aide à acquérir les compétences sur le lieu de travail et l'expérience professionnelle nécessaires pour se préparer à entrer sur le marché du travail et faire des choix de carrière pour l'avenir. Le programme répond aux besoins du marché du travail à l'échelle nationale et locale.
- Depuis 2019, la SECJ, y compris le programme EEC, a bénéficié de plusieurs améliorations sur le plan du financement, notamment des investissements historiques durant la pandémie. À son apogée en 2021 à 2022, le programme EEC a offert 120 000 possibilités d'emploi aux jeunes pendant les mois d'été et, depuis 2023, il finance plus de 70 000 possibilités d'emploi par année.
- Dans son budget de 2024, le gouvernement a affecté un montant supplémentaire de 200,5 millions de dollars au programme EEC afin de créer 70 000 possibilités d'emploi à l'été 2025, en mettant l'accent sur les secteurs confrontés à une pénurie critique de main-d'œuvre, comme la construction résidentielle.
- En réponse à la hausse du chômage chez les jeunes, le gouvernement a réaffecté, en juin 2025, 25 millions de dollars à EEC afin de soutenir la création de 6 000 possibilités d'emploi supplémentaires, en plus des 70 000 emplois déjà annoncés, pour un total de 76 000 possibilités d'emploi à l'intention des jeunes dans le cadre du programme de 2025.
- En 2024, le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) a mené une étude sur le programme EEC. Le rapport du comité HUMA a mis en évidence le niveau de satisfaction élevé des jeunes et des employeurs participants, et a formulé sept recommandations clés visant à améliorer la flexibilité, la réceptivité aux besoins locaux, le service à la clientèle, l'accès aux jeunes et le recrutement équitable des jeunes.
- Le Ministère a réagi au rapport en se concentrant sur trois thèmes généraux, tout en abordant chaque recommandation séparément. Les réponses ont porté principalement sur :
- les efforts continus et futurs visant à améliorer le programme EEC et la prestation des services dans le but d'accroître la satisfaction des clients. Ces efforts comprennent notamment l'optimisation des ressources afin de gérer efficacement le volume élevé de demandes et d'ententes de financement ;
- la révision des mesures de souplesse offertes aux employeurs dans le cadre du programme ainsi que du rôle des priorités locales recensées par les députés, en vue de mieux soutenir les jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi. Cette démarche a notamment consisté à améliorer la sensibilisation des jeunes et à cibler les communications de manière à mieux atteindre les jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi ;
- l'intensification et l'amélioration des communications avec les employeurs, les jeunes et les Canadiens/Canadiennes dans le but de leur fournir des renseignements pertinents et opportuns sur EEC.
Faits saillants
- En octobre 2025, le taux de chômage des jeunes (15 à 24 ans) s'élevait à 14,1 %, soit une légère amélioration par rapport au taux enregistré en septembre (14,7 %), qui était supérieur à la moyenne de 10,8 % observée avant la pandémie (2017 à 2019).
- À l'été 2025, le taux de chômage des étudiants retournant aux études était de 17,9 %, soit le taux le plus élevé depuis 2009 (à l'exception des années de la pandémie).
- Les adolescents (15 à 19 ans) ont rencontré certaines difficultés, près d'un adolescent sur cinq n'ayant pas réussi à trouver un emploi (Point de vue économique de Desjardins, « Hausse du taux de chômage chez les jeunes : pourquoi si forte, pourquoi si rapide? »).
- Les jeunes issus de groupes sous-représentés (p.ex. les jeunes autochtones) continuent d'afficher des taux de chômage nettement plus élevés que leurs pairs.
- Depuis 2023, on constate une hausse marquée du nombre de jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation.
- Le budget de 2025 propose d'appuyer la création d'environ 100 000 emplois pour les jeunes au cours de l'été 2026. L'investissement de 594,7 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026 à 2027, qui a été consenti au programme EEC permettra de continuer à soutenir la création d'emplois de qualité pour les jeunes durant les mois d'été.
- Depuis 2019, EEC a financé la création de plus de 530 000 emplois de qualité pour les jeunes.
- De récentes données démontrent l'efficacité d'EEC pour améliorer les résultats à long terme des jeunes sur le plan de l'emploi :
- l'audit indépendant d'EEC réalisé en 2024 par le Bureau du vérificateur général du Canada a révélé que le programme réussit à mettre les jeunes en contact avec des employeurs, et que les jeunes qui y participent obtiennent de meilleurs résultats à long terme sur le marché du travail et gagnent mieux leur vie que ceux qui n'y participent pas.
- Dans le rapport d'audit, il est recommandé que le Ministère continue d'améliorer ses efforts pour accroître la participation des jeunes confrontés à des obstacles, mieux informer les intervenants des objectifs du programme et axer ses résultats sur les réalisations. EDSC a déjà commencé à donner suite aux recommandations.
- l'évaluation horizontale de la SECJ réalisée en 2024 a révélé que les jeunes qui ont participé au programme EEC ont bénéficié de salaires plus élevés, ont moins dépendu du soutien du revenu et ont davantage conservé leur emploi.
- l'audit indépendant d'EEC réalisé en 2024 par le Bureau du vérificateur général du Canada a révélé que le programme réussit à mettre les jeunes en contact avec des employeurs, et que les jeunes qui y participent obtiennent de meilleurs résultats à long terme sur le marché du travail et gagnent mieux leur vie que ceux qui n'y participent pas.
Message clés
- Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance d'aider les jeunes Canadiens/Canadiennes à trouver des emplois et à perfectionner leurs compétences afin de lancer leur carrière professionnelle.
- C'est la raison pour laquelle le budget de 2025 propose d'augmenter à 100 000 le nombre d'emplois d'été destinés aux jeunes dans le cadre du programme EEC 2026.
- EEC est une initiative clé du gouvernement qui a pour but d'aider les jeunes (âgés de 15 à 30 ans) à acquérir de l'expérience de travail pendant l'été. Le programme offre aux jeunes la possibilité de développer et d'améliorer leurs compétences et, pour beaucoup d'entre eux, il s'agit d'une première expérience de travail déterminante.
- Le programme répond aux besoins du marché du travail à l'échelle locale et nationale. La demande pour EEC demeure élevée, les demandes dépassant chaque année les fonds disponibles.
- Selon des données récentes, les jeunes qui participent à EEC ont des revenus plus élevés à long terme et dépendent moins des mesures de soutien social.
h. Audit de performance sur le programme Emplois d'été Canada réalisé par le Bureau du vérificateur général du Canada
Objet
- Le 2 décembre 2024, le Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) a déposé un rapport d'audit de performance sur Emplois d'été Canada (EEC). Le rapport visait à déterminer si EDSC avait versé des subventions salariales aux employeurs admissibles, permettant ainsi aux jeunes, y compris ceux qui font face à des obstacles, d'acquérir de l'expérience de travail.
- Le rapport a conclu que, dans l'ensemble, le programme EEC avait contribué à améliorer la réussite des jeunes sur le marché du travail actuel et futur. Les jeunes qui ont participé au programme avaient de meilleurs revenus à long terme que ceux qui n'y avaient pas participé.
- Il a également été recommandé dans le rapport d'audit que le Ministère continue d'améliorer ses efforts pour accroître la participation des jeunes confrontés à des obstacles dans le cadre de son programme, améliorer la collecte de données ainsi que renforcer la conception et la mise en œuvre globales afin de garantir l'atteinte de ses objectifs.
Contexte
Les sept recommandations formulées dans le rapport d'audit de performance du BVG sur le programme EEC se résument comme suit :
- améliorer la collecte et l'analyse de données, en particulier les données désagrégées et normalisées, afin de mieux comprendre les répercussions socioéconomiques à long terme du programme EEC et d'éclairer la prise de décisions futures ;
- tenir compte de la représentation des jeunes sous représentés dans chaque province et territoire au moment d'établir des cibles pour les jeunes confrontés à des obstacles ;
- mettre en œuvre une stratégie globale de sensibilisation pour veiller à ce que le programme atteigne un plus grand nombre de jeunes confrontés à des obstacles ;
- accroître la participation des jeunes à l'enquête afin de mieux évaluer les résultats en matière de perfectionnement des compétences et d'emploi, et d'effectuer des analyses plus approfondies de l'expérience des participants ;
- recueillir et analyser des données pour déterminer si le programme a entraîné la création d'emplois ;
- rationaliser les processus de sélection et d'approbation des employeurs afin d'en accroître l'efficacité ;
- améliorer la conception et la mise en œuvre globales du programme pour veiller à ce qu'il atteigne ses objectifs et soutienne mieux les jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi.
Faits saillants
- EEC est un bon programme qui produit les résultats attendus.
- L'audit du BVG a révélé qu'EEC contribuait à améliorer la réussite des jeunes sur le marché du travail actuel et futur. Les jeunes qui ont participé au programme avaient des revenus plus élevés à long terme que ceux qui n'y avaient pas participé.
- Le Ministère a commencé à donner suite aux sept recommandations formulées par le BVG :
- le Ministère travaille avec ses partenaires à l'élaboration d'un plan permettant de mesurer les résultats à long terme du programme EEC et d'en rendre compte. Ce plan devrait être achevé d'ici l'automne 2026 ;
- dans le cadre de l'analyse visant à fixer des cibles pour les jeunes confrontés à des obstacles, le programme EEC 2025 a intégré de l'information sur le marché du travail des jeunes à l'échelle provinciale et territoriale ;
- une stratégie globale de sensibilisation a été élaborée et mise en œuvre afin de mieux atteindre les groupes de jeunes prioritaires à l'échelle nationale, et ce, avant le lancement d'EEC 2026 ;
- le Ministère étudie les moyens d'accroître la participation des jeunes à l'enquête afin qu'il soit possible d'analyser de manière plus approfondie les données désagrégées. Les recommandations finales sont attendues au cours de l'été 2026 ;
- des efforts sont en cours pour continuer à améliorer la fiabilité de la collecte de données, et des travaux supplémentaires sont également menés pour rationaliser les processus relatifs aux employeurs et améliorer l'équité des mesures de soutien à l'embauche.
Message clés
- Les conclusions de l'audit de performance réalisé à l'automne 2024 par le BVG mettent en évidence le succès du programme EEC dans l'amélioration des résultats à long terme pour les jeunes. Les jeunes participants bénéficient de meilleurs résultats à long terme sur le marché du travail, notamment une augmentation de leurs revenus.
- Dans le rapport d'audit, il est demandé au Ministère d'améliorer la collecte et l'analyse d'information, d'en faire davantage pour aider les jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi ainsi que d'apporter des améliorations à la conception et à la mise en œuvre globales du programme.
- Des travaux sont déjà en cours pour donner suite à ces recommandations, ce qui a entraîné des changements positifs. Par exemple, le questionnaire pour les participants a été simplifié et est désormais envoyé directement aux jeunes afin de favoriser l'augmentation du taux de réponse. De plus, on procède à des améliorations afin de mieux atteindre les jeunes issus de la diversité grâce à une stratégie de sensibilisation. Des améliorations sont également envisagées afin de permettre la réalisation d'analyses plus approfondies des résultats du programme EEC.
i. Recommandations du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées sur le programme Emplois d'été Canada, y compris le résumé de la réponse du gouvernement
Objet
Le rapport d'avril 2024 du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) sur le programme Emplois d'été Canada (EEC) présentait sept recommandations clés visant à améliorer la flexibilité, la réceptivité aux besoins locaux, le service à la clientèle, l'accès des jeunes et le recrutement équitable des jeunes. Dans sa réponse, le gouvernement a expliqué en détail la manière dont il appuyait ces recommandations et a indiqué que bon nombre d'entre elles seraient prises en considération dans le cadre des améliorations continues apportées au programme afin de mieux répondre aux besoins des jeunes et des employeurs.
Contexte
- Le 9 avril 2024, le comité HUMA a déposé un rapport sur le programme EEC et a demandé au gouvernement de présenter une réponse complète.
- Le rapport met en évidence les expériences des employeurs, des jeunes et des intervenants avec le programme EEC, et présente sept recommandations visant à aider celui-ci à mieux servir les jeunes et les employeurs qui y participent. Les recommandations se résument comme suit :
- confirmer le financement aux employeurs plus tôt dans l'année, idéalement entre janvier et la fin de février ;
- étudier la possibilité d'assouplir davantage le programme, par exemple en offrant un accès tout au long de l'année et des durées d'emploi flexibles ;
- mettre à jour le système de notation afin d'accorder plus d'importance aux priorités locales établies par les députés ;
- entreprendre un examen complet du processus de demande afin d'améliorer l'efficacité, l'accessibilité et le service à la clientèle, tout en mettant l'accent sur la nécessité de rationaliser les opérations et d'améliorer les documents d'orientation relatifs à la présentation des demandes ;
- accroître la disponibilité des données sur les répercussions du programme sur les jeunes et les employeurs, en les rendant accessibles au public ;
- mettre en place un mécanisme pour s'assurer que l'information sur le travail et les avantages sociaux est mise à la disposition des jeunes ;
- évaluer les obstacles auxquels se heurtent les employeurs lorsqu'ils tentent de recruter des jeunes issus de la diversité et informer les demandeurs des pratiques exemplaires pour améliorer le processus de recrutement.
Fait saillants
- La réponse du gouvernement appuie les recommandations du comité HUMA dans le cadre de l'amélioration continue du programme EEC, dans le but de mieux répondre aux besoins des jeunes et des employeurs.
- Le Ministère a réagi au rapport en se concentrant sur trois thèmes généraux, tout en abordant chaque recommandation séparément. Les réponses ont porté principalement sur :
- les efforts actuels et futurs visant à améliorer le programme EEC et son processus d'exécution, dans le but d'accroître la satisfaction des clients ;
- la révision des mesures de souplesse offertes aux employeurs dans le cadre du programme ainsi que du rôle des priorités locales recensées par les députés, en vue de mieux soutenir les jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi ;
- l'intensification et l'amélioration des communications avec les employeurs, les jeunes et les Canadiens/Canadiennes dans le but de leur fournir des renseignements pertinents et opportuns sur EEC.
Message clés
- Le Ministère reconnaît l'importance d'aider les jeunes et les employeurs dans le cadre du programme EEC. Tel qu'il est mentionné dans la réponse du gouvernement, plusieurs recommandations du Comité renforcent et complètent les efforts en cours pour accroître continuellement l'adaptabilité du programme afin de mieux répondre aux besoins des jeunes, des employeurs et des Canadiens/Canadiennes.
- Le Ministère a apporté des améliorations conformes aux recommandations du comité HUMA. Ces améliorations ont déjà donné lieu à des changements positifs, notamment une date de notification plus précoce, une communication directe avec les jeunes au sujet de leurs avantages sociaux et une simplification de l'examen des demandes afin d'accélérer les processus.
- Des études récentes confirment l'efficacité du programme EEC pour ce qui est d'améliorer les résultats à long terme des jeunes sur le plan de l'emploi :
- l'évaluation horizontale de la Stratégie emploi et compétences jeunesse réalisée en 2024 a révélé que les jeunes qui ont participé au programme EEC ont bénéficié de salaires plus élevés, ont moins dépendu du soutien du revenu et ont davantage conservé leur emploi ;
- l'audit mené en 2024 par le BVG a révélé qu'EEC réussit à mettre les jeunes en contact avec des employeurs, et que les jeunes qui y participent obtiennent de meilleurs résultats à long terme sur le marché du travail et gagnent mieux leur vie que ceux qui n'y participent pas ;
- l'effet combiné de ces examens, évaluations et audits est pris en considération, tout comme les recommandations du Comité, afin de soutenir l'amélioration continue du programme et de permettre à celui-ci de continuer à profiter aux jeunes Canadiens/Canadiennes en leur offrant des possibilités d'emploi de qualité.
j. Apprentissage et garde des jeunes enfants (AGJE) - Rapport du BVG (automne 2025
Enjeu
La présente note fournit des renseignements généraux sur l'audit de performance du Bureau du vérificateur général (BVG) pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants (AGJE).
Contexte
- Le BVG a effectué un audit de performance du système d'AGJE à l'échelle du Canada, qui portait sur la période allant du 1er avril 2021 au 31 mars 2025.
- L'audit visait à déterminer si Emploi et Développement social Canada (EDSC) s'acquittait de ses responsabilités en matière de soutien pour l'AGJE à l'échelle du Canada.
- Le BVG a conclu que, bien qu'EDSC ait fini par s'acquitter de ses obligations, le ministère n'avait pas évalué efficacement certains objectifs à long terme en matière d'inclusion ni produit des rapports exhaustifs ou en temps opportun. Plus précisément, on a constaté ce qui suit :
- EDSC a appuyé des initiatives provinciales, territoriales et autochtones pour améliorer l'AGJE au Canada, et la plupart des places réglementées en AGJE sont devenues plus abordables, à environ 16,50 $ par jour en mars 2024 ;
- l'objectif de 250 000 nouvelles places en AGJE d'ici mars 2026 risque de ne pas être atteint, étant donné que seulement 112 000 places ont été créées au cours des 3 premières années ;
- EDSC n'a pas recueilli suffisamment d'information sur ses objectifs en matière d'inclusion et ne disposait pas de renseignements adéquats pour évaluer les améliorations apportées à l'AGJE autochtone ;
- EDSC n'a pas fourni de rapports exhaustifs, a pris du retard dans la production de ses rapports et ne disposait pas d'informations comparables sur le rendement des provinces et des territoires ;
- les provinces et les territoires ont soulevé des préoccupations concernant la viabilité financière du système.
- Le rapport d'audit a été déposé au Parlement le 21 octobre 2025 et contenait 3 recommandations à l'intention d'EDSC :
- continuer de travailler avec les partenaires autochtones à l'élaboration conjointe d'un plan de mesure du rendement pour rendre compte des résultats pour l'AGJE autochtone;
- collaborer avec les provinces et les territoires pour obtenir des informations comparables sur le rendement, y compris sur les places et la demande non comblée, l'inclusion et la viabilité financière;
- présenter un rapport annuel aux Canadiens sur les investissements effectués et les progrès réalisés dans le système à l'échelle du Canada.
Faits saillants
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à investir plus de 30 milliards de dollars sur 5 ans pour collaborer avec ses partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones à la mise en place d'un système d'AGJE à l'échelle du Canada. Les accords à l'échelle du Canada conclus avec les provinces et les territoires visaient à atteindre un tarif moyen de 10 $ par jour et à créer 250 000 nouvelles places réglementées d'ici mars 2026.
- À ce jour, 8 provinces et territoires offrent des services d'AGJE réglementés à un coût moyen de 10 $ par jour ou moins (y compris le Québec et le Yukon, qui l'ont fait avant la mise en oeuvre du système à l'échelle du Canada); toutes les autres administrations ont réduit leurs frais d'au moins 50 % en moyenne. On a fait l'annonce de l'ajout de plus de 200 000 nouvelles places et plus de 125 000 ont été créées.
- L'AGJE abordable à l'échelle du Canada devrait accroître la participation des mères au marché du travail, et de 2019 à 2024, le taux d'activité des mères (25 à 54 ans) d'enfants en bas âge (0 à 5 ans) a augmenté de 3,3 %.
- Des études démontrent que pour chaque dollar investi dans l'éducation de la petite enfance, l'économie en général reçoit entre 1,50 $ et 2,80 $ en retour; ce ratio d'avantage atteint les deux chiffres pour les enfants défavorisés.
Messages clés
- J'accueille favorablement le rapport de la vérificatrice générale. Je me réjouis de constater que le rapport rend compte des progrès importants et des économies réalisées pour les familles dans le cadre du système d'AGJE à l'échelle du Canada.
- Bien que le BVG ait conclu qu'EDSC s'acquittait de ses responsabilités en matière d'apprentissage et de garde des jeunes enfants partout au Canada et que la plupart des places réglementées dans les services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants sont devenues plus abordables, le rapport comprend également des observations importantes pour les domaines où nous pouvons travailler en vue d'améliorer la mesure du rendement et accroître la transparence pour les Canadiens.
- Nous sommes d'accord avec les recommandations du rapport visant à poursuivre l'élaboration conjointe de plans de mesure du rendement avec des partenaires autochtones, à recueillir des informations comparables sur le rendement auprès des provinces et des territoires et à présenter un rapport annuel aux Canadiens.
- Le travail se poursuit avec nos partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones pour bâtir et améliorer le système d'AGJE.
Si l'on insiste sur la création de places
- La création de nouvelles places en garderie demande des projets pluriannuels complexes qui comprennent des questions fastidieuses comme les exigences de zonage, les études d'impact sur l'environnement et les défis liés à la main-d'œuvre.
- Les plans d'action provinciaux et territoriaux reflètent une augmentation graduelle des objectifs de création de places, les croissances de places les plus importantes étant envisagées au cours des 2 dernières années des accords.
- Cette approche établit un équilibre entre les objectifs à l'échelle du Canada et la souplesse dont les provinces et les territoires ont besoin pour harmoniser la création de places avec leurs priorités en matière de garde d'enfants ainsi que leurs besoins communautaires.
- Nous avons jusqu'en mars 2026 pour atteindre l'objectif de création de 250 000 places. Il est trop tôt pour conclure que l'objectif en matière de création de places ne sera pas atteint.
- Le gouvernement du Canada poursuivra son travail avec les provinces et les territoires afin de créer des places en garderie et d'améliorer l'accès à l'ensemble du système à l'échelle du Canada. À ce jour, les provinces et les territoires ont annoncé leur intention de créer plus de 200 000 nouvelles places.
Si l'on insiste sur l'inclusion
- Bien que bon nombre des accords conclus avec les provinces et les territoires contiennent des obligations visant à assurer une représentation équitable, les engagements pris dans le cadre de ces accords mettent l'accent sur les obligations des administrations d'élaborer des plans d'inclusion pour appuyer cet objectif.
- Le ministère a évalué les plans d'inclusion provinciaux et territoriaux en fonction de ses obligations, car ces plans sont le point de départ du soutien aux familles diverses et vulnérables.
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à améliorer l'inclusion au sein de l'AGJE et continuera de travailler avec les provinces et les territoires pour atteindre ces objectifs.
Si l'on insiste sur la présentation de rapports
- Le gouvernement du Canada demeure déterminé à veiller à ce que les Canadiens aient accès en temps opportun aux renseignements concernant les investissements fédéraux dans l'apprentissage et la garde des jeunes enfants et aux progrès réalisés pour la création et le maintien d'un système d'AGJE à l'échelle du Canada.
- EDSC dépend largement des rapports annuels des provinces et des territoires pour produire des rapports d'étape nationaux, et il collabore avec tous ses partenaires afin d'assurer la production de rapports annuels en temps opportun.
Si l'on insiste sur les reports
- La capacité de reporter du financement d'un exercice à l'autre est un outil qui permet aux provinces et aux territoires de mieux harmoniser le financement avec les dépenses, en particulier celles liées aux coûts en capital.
- Tous les montants qui sont reportés doivent servir à des dépenses admissibles et être dépensés au cours de l'exercice dans le cadre duquel le financement est reporté. Les provinces et les territoires n'ont pas le droit de conserver les fonds non dépensés.
- Le gouvernement du Canada continuera de collaborer avec les provinces et les territoires pour assurer la bonne gestion des fonds fédéraux.
Si l'on insiste sur l'AGJE autochtone
- La portée de l'audit se limitait au rôle d'EDSC dans la prestation des services d'AGJE autochtones. Il ne comprenait pas le rendement d'autres ministères fédéraux qui exécutent également l'initiative horizontale [y compris Services aux Autochtones Canada (SAC), Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) et l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC)]. Malgré son champ d'application limité, les observations de l'audit étaient favorables et ses recommandations concordaient avec les activités de mesure du rendement en cours au ministère.
- Depuis 2022, EDSC a entrepris d'importants travaux pour élaborer conjointement des cadres de résultats fondés sur les distinctions avec des partenaires autochtones, en mettant l'accent sur les approches et la prise de décisions dirigées par les Autochtones. Les processus d'élaboration conjointe prennent du temps et aident à illustrer comment le Canada s'acquitte de ses obligations en matière de réconciliation. EDSC travaille avec des partenaires pour finaliser les cadres de résultats et continuera de collaborer à l'élaboration de plans de mise en œuvre afin de faciliter la communication de résultats pour l'AGJE autochtone.
Si l'on insiste sur l'état des négociations (accords de prolongation)
- En février et mars 2025, le gouvernement du Canada a conclu des accords avec 10 des 13 provinces et territoires pour prolonger leurs accords pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants actuels jusqu'au 31 mars 2031, ce qui comprenait la quatrième et dernière année du Fonds d'infrastructure pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants (exercice 2026 à 2027), soit près de 20 milliards de dollars sur plusieurs années. Les accords comprenaient également un nouveau financement pour une indexation annuelle de 3 % de 2027 à 2028 jusqu'à 2030 à 2031 afin que les programmes et services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants soient à l'abri de l'augmentation des coûts.
- Le gouvernement du Canada a repris les négociations avec les provinces qui n'ont pas encore prolongé leurs accords pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants (Alberta, Ontario et Saskatchewan).
- De plus, le gouvernement du Canada a récemment entamé des négociations en vue d'établir des plans d'action avec les provinces et les territoires qui ont signé une prolongation de leurs accords pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants actuels.
- Nous demeurons déterminés à travailler avec tous les gouvernements provinciaux et territoriaux dans l'intérêt des familles de tout le pays, afin d'assurer que ces dernières puissent choisir des soins qui répondent à leurs besoins. Nous travaillons ensemble pour continuer à bâtir un système qui renforce nos collectivités et permet aux parents de participer au marché du travail.
- Le gouvernement s'est engagé à préserver l'accès à des programmes et à des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de grande qualité, abordables, souples et inclusifs, afin que les familles partout au pays aient accès à des services de garde réglementés ou agréés à un coût abordable.
- L'économie n'est vraiment forte que lorsqu'elle profite à tous. Investir dans l'apprentissage et la garde des jeunes enfants favorise la croissance économique, permet une participation accrue au marché du travail, et vise à offrir à chaque enfant au Canada le meilleur départ possible dans la vie.
Si l'on insiste sur la viabilité du système
- Le gouvernement du Canada a pris connaissance des défis auxquels font face certaines provinces et territoires en ce qui concerne la viabilité à long terme du système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants à l'échelle du Canada.
- Compte tenu des les défis particuliers auxquels font face certaines administrations, nous prenons le temps de mieux comprendre et d'évaluer leurs préoccupations au moyen de discussions continues avec nos partenaires.
- Nous restons déterminés à collaborer avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones afin de protéger la viabilité à long terme de cet important programme qui rend la vie plus abordable pour les familles partout au Canada.
k. Service jeunesse pour le climat
Objet
- Investir dans la formation axée sur les compétences vertes et dans les stages rémunérés permet au Canada d'être compétitif en dotant la main-d'œuvre des compétences et de l'expérience nécessaires pour bâtir une économie concurrentielle sur le plan climatique.
- Un service jeunesse pour le climat aura comme objectif d'offrir de la formation professionnelle rémunérée aux jeunes Canadiens/Canadiennes. Ceux-ci seront formés en vue de répondre rapidement aux urgences climatiques, d'appuyer les mesures de rétablissement et d'accroître la résilience des communautés partout au pays. Ces possibilités de formation et d'expérience pratique générées par Service jeunesse pour le climat aideront à réduire le chômage chez les jeunes, à accroître l'innovation et à renforcer les projets d'adaptation et d'atténuation.
Contexte
- EDSC a entamé, à la fin de 2024 et au début de 2025, un processus de consultation précoce auprès des jeunes et des organismes qui leur viennent en aide afin d'éclairer la conception potentielle de d'un service jeunesse pour le climat, conformément à un engagement pris dans le budget de 2024.
- L'idée d'un service jeunesse pour le climat est née d'une prise de conscience croissante de la crise climatique et du potentiel que représente la participation des jeunes à des initiatives environnementales en tant que catalyseur de changement.
Faits saillants
- Le budget de 2025 propose de consacrer 40 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026 à 2027, à la création d'un service jeunesse pour le climat. Les travaux visant à respecter cet engagement sont en cours, l'objectif étant une mise en œuvre rapide d'ici l'été 2026.
- Les plans de mise en œuvre n'ont pas encore été confirmés et aucune cible n'a été fixée quant au nombre de jeunes qui bénéficieront de ce projet pilote initial.
Message clés
- Le gouvernement du Canada est conscient que les jeunes sont confrontés à des défis sur le marché du travail. L'avenir économique du Canada dépend des jeunes. Investir aujourd'hui dans leurs compétences et leur expérience permettra de créer une main-d'œuvre plus forte et plus compétitive pour demain, en plus de favoriser la prospérité à long terme.
- La création d'un service jeunesse pour le climat aidera le Canada à constituer la main-d'œuvre qualifiée nécessaire pour répondre aux besoins d'une économie en évolution, tout en aidant les jeunes à s'orienter vers des carrières enrichissantes et bien rémunérées.
- Le budget de 2025 propose d'investir dans la formation axée sur les compétences vertes afin de préparer la main-d'œuvre nécessaire pour bâtir une économie concurrentielle sur le plan climatique, en accordant 40 millions de dollars sur deux ans pour créer un nouveau service jeunesse pour le climat afin de former les jeunes à répondre rapidement aux urgences climatiques, à appuyer les mesures de rétablissement et à accroître la résilience des communautés partout au Canada.
l. Programme de stages pratiques pour étudiants
Enjeu
Le Programme de stages pratiques pour étudiants permet de mettre les étudiants en relation avec des employeurs de tous les secteurs économiques du Canada afin de les préparer à leur future carrière. En 2025 à 2026, il aura pour objectif de soutenir la création de plus de 40 000 possibilités, dont 20 000 placements professionnels et 20 000 possibilités d'apprentissage innovant intégré au travail. Le programme a des effets bénéfiques à long terme pour les étudiants, car il les aide à acquérir les compétences, la formation et l'expérience professionnelle nécessaires pour réussir leur transition vers le marché du travail.
Contexte
- Le Programme de stages pratiques pour étudiants a été lancé en 2017 et aide les étudiants à acquérir de l'expérience de travail valable, à développer leurs compétences en renforçant leur apprentissage en classe et à établir des liens avec des employeurs dans leur domaine d'études. De plus, il aide les étudiants à mieux se préparer au marché du travail, les employeurs à embaucher et à former de nouveaux employés, et les établissements d'enseignement postsecondaire à s'adapter à l'évolution des attentes professionnelles.
- Dans le cadre du budget de 2019, le gouvernement a lancé l'initiative d'apprentissage innovant intégré au travail (AIIT), qui fait partie du Programme de stages pratiques pour étudiants. Cette initiative a été conçue pour élargir l'accès à l'apprentissage intégré au travail (AIT) afin d'inclure différents types de modèles d'apprentissage par l'expérience qui tirent parti de la technologie (au-delà du modèle de placement professionnel initial du Programme de stages pratiques pour étudiants).
- Depuis 2017, le Programme de stages pratiques pour étudiants continue de prendre de l'ampleur grâce à plusieurs investissements successifs à durée limitée, dépassant largement son mandat initial de quatre ans. Il a permis d'offrir plus de 300 000 possibilités d'AIT à des étudiants de niveau postsecondaire dans l'ensemble des provinces et des territoires, ainsi que dans la plupart des secteurs de l'économie canadienne.
- Pour cette année (2025 à 2026), le programme appuiera la création de plus de 40 000 possibilités, dont 20 000 placements professionnels et 20 000 possibilités d'AIIT. De plus, il s'est fixé comme objectif d'attribuer au moins 25 % des stages à des étudiants sous-représentés et de première année.
- Le budget de 2025 propose de consacrer 635,2 millions de dollars sur trois ans au Programme de stages pratiques pour étudiants. En 2026 à 2027, le programme appuiera la création de quelque 55 000 possibilités d'AIT pour les étudiants de niveau postsecondaire.
Faits saillants
- En septembre 2025, le taux de chômage des jeunes (15 à 24 ans) s'élevait à 14,7 %, ce qui est supérieur à la moyenne de 10,8 % enregistrée avant la pandémie (2017 à 2019).
- À l'été 2025, le taux de chômage des étudiants retournant aux études était de 17,9 %, soit le taux le plus élevé depuis 2009 (à l'exception des années de la pandémie).
- Les nouveaux diplômés ont également de la difficulté à trouver un emploi. Au premier trimestre de 2025, le taux de chômage des nouveaux diplômés de moins de 25 ans s'élevait à 11,2 %.
- Les jeunes issus de groupes sous-représentés (jeunes autochtones) continuent d'afficher des taux de chômage nettement plus élevés que leurs pairs.
- À ce jour, le Programme de stages pratiques pour étudiants a soutenu la création de plus de 300 000 possibilités d'AIT pour les étudiants de niveau postsecondaire dans l'ensemble des provinces et des territoires, dont plus de 45 % ont été offertes à des étudiants s'identifiant comme appartenant à un groupe sous-représenté désigné.
- Le programme a mobilisé plus de 34 000 employeurs, principalement des micros, petites et moyennes entreprises, dans des secteurs tels que les services professionnels, scientifiques et techniques, l'information et la culture, la fabrication, les soins de santé et l'assistance sociale, la gestion des déchets, le transport ainsi que les services publics. Il a également soutenu des étudiants de plus de 420 établissements d'enseignement postsecondaire partout au Canada.
- La participation à des possibilités d'AIT est associée à des revenus plus élevés et à de meilleurs résultats sur le marché du travail. En effet, 70 % des étudiants ayant bénéficié de ces possibilités ont trouvé un emploi après l'obtention de leur diplôme et gagnent en moyenne 7 % de plus que ceux qui n'y ont pas participé.
- Pour des milliers d'étudiants des collèges, universités, écoles polytechniques et cégeps canadiens, les programmes d'AIT permettent de combiner l'apprentissage scolaire et l'expérience professionnelle appliquée. Ces possibilités peuvent inclure, sans s'y limiter, des programmes coopératifs, des stages ou des programmes de mentorat, ainsi que d'autres expériences non traditionnelles telles que des marathons de programmation, des camps d'entraînement et des micro stages.
Messages clés
- Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance d'aider les étudiants à acquérir des compétences professionnelles grâce à une expérience et une formation pratique. Ce programme permet aux étudiants de s'orienter vers des carrières enrichissantes et bien rémunérées.
- C'est la raison pour laquelle le gouvernement appuiera la création d'environ 55 000 possibilités d'AIT pour les étudiants de niveau postsecondaire dans le cadre du Programme de stages pratiques pour étudiants en 2026 à 2027.
- Le Programme de stages pratiques pour étudiants est une initiative clé du gouvernement qui permet aux étudiants de niveau postsecondaire d'acquérir des compétences professionnelles, en plus d'aider les employeurs à recruter et à développer des talents, et les établissements d'enseignement postsecondaire à s'adapter aux besoins changeants du marché du travail. Ces possibilités aident les étudiants à acquérir les compétences, la formation et l'expérience professionnelle nécessaires dans les secteurs recherchés, afin de réussir leur transition vers le marché du travail.
m. Programme de la Stratégie emploi et compétences jeunesse
Objet
- Investir dans les jeunes, leurs compétences et leur expérience par l'intermédiaire de la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ) aide les jeunes à se diriger vers des carrières enrichissantes et bien rémunérées. En 2025 à 2026, la SECJ aura pour objectif de soutenir environ 20 000 jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi, et ce, chaque année.
- Des données récentes montrent que la SECJ a des effets bénéfiques à long terme sur l'emploi et les revenus des jeunes et qu'elle réduit leur dépendance à l'égard des mesures de soutien social.
Contexte
- La SECJ est une initiative horizontale du gouvernement du Canada qui est dirigée par EDSC et mise en œuvre par l'intermédiaire d'un réseau de 12 ministères, organismes et sociétés d'État fédéraux. Elle aide les jeunes (âgés de 15 à 30 ans) à surmonter des obstacles à l'emploi, y compris ceux ayant le moins accès aux possibilités (par exemple, les jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation [NEET]), afin de se préparer à l'emploi.
- EDSC est responsable de deux programmes dans le cadre de la SECJ :
- le programme de la SECJ d'EDSC - aide les jeunes (âgés de 15 à 30 ans) confrontés à des obstacles à l'emploi (par exemple, les jeunes autochtones, racisés, nouveaux arrivants et en situation de handicap ainsi que ceux vivant dans des régions rurales et éloignées et dans des communautés de langue officielle en situation minoritaire) à acquérir les compétences et à saisir les occasions d'emploi nécessaires pour réussir sur le marché du travail. Cela comprend des mesures de formation, d'employabilité, de placement professionnel, de mentorat, d'accompagnement et de soutien global (par exemple, transport, counseling en santé mentale) qui sont adaptées aux besoins de chaque jeune. Ces mesures de soutien permettent aux jeunes d'accéder à des possibilités dans divers secteurs (technologies de l'information, agriculture, foresterie, environnement et logement, etc.);
- Emplois d'été Canada (EEC) - offre des expériences de travail rémunérées pendant l'été aux jeunes (âgés de 15 à 30 ans) grâce à des subventions salariales accordées aux organismes à but non lucratif, aux employeurs du secteur public et aux employeurs du secteur privé comptant 50 employés à temps plein ou moins. Le programme répond aux priorités du marché du travail à l'échelle locale et nationale.
- En 2024, le gouvernement a affecté un montant supplémentaire de 150,7 millions de dollars à la SECJ afin d'aider 20 000 jeunes à acquérir des compétences et de l'expérience de travail en 2025 à 2026, dont plus de 7 000 dans le cadre du programme de la SECJ mis en œuvre par EDSC.
Faits saillants
- En octobre 2025, le taux de chômage des jeunes (15 à 24 ans) s'élevait à 14,1 % qui était supérieur à la moyenne de 10,8 % observée avant la pandémie (2017 à 2019).
- À l'été 2025, le taux de chômage des étudiants retournant aux études était de 17,9 %, soit le taux le plus élevé depuis 2009 (à l'exception des années de la pandémie).
- Les adolescents (15 à 19 ans) ont rencontré certaines difficultés, près d'un adolescent sur cinq n'ayant pas réussi à trouver un emploi (Point de vue économique de Desjardins, « Hausse du taux de chômage chez les jeunes : pourquoi si forte, pourquoi si rapide? »).
- Les jeunes issus de groupes sous-représentés (jeunes autochtones) continuent d'afficher des taux de chômage nettement plus élevés que leurs pairs.
- Depuis 2023, on constate une hausse marquée du nombre de jeunes NEET.
- Le budget de 2025 propose de maintenir le soutien apporté chaque année à 20 000 jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi dans le cadre du programme de la SECJ. Un investissement de 307,9 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026 à 2027, continuera à appuyer la création de possibilités de qualité pour les jeunes afin qu'ils acquièrent la confiance et les compétences dont ils ont besoin pour réussir.
- De récentes données démontrent l'efficacité du programme de la SECJ pour améliorer les résultats à long terme des jeunes sur le plan de l'emploi :
- l'évaluation horizontale de la SECJ réalisée en 2024 a révélé que les jeunes qui ont participé au programme de la SECJ ont bénéficié de salaires plus élevés, ont moins dépendu du soutien du revenu et ont davantage conservé leur emploi.
Messages clés
- Le gouvernement du Canada reconnaît les défis auxquels font face les jeunes sur le marché du travail et l'importance de créer des occasions pour les jeunes Canadiens/Canadiennes d'accéder à des emplois et à des possibilités de perfectionnement des compétences afin de lancer leur carrière.
- C'est la raison pour laquelle le budget de 2025 propose des investissements supplémentaires pour aider environ 175 000 jeunes à accéder à des possibilités d'emploi et de perfectionnement des compétences par l'intermédiaire du programme EEC, de la SECJ et du Programme de stages pratiques pour étudiants en 2026 à 2027.
- Cela comprend un investissement de 307 millions de dollars sur deux ans pour offrir de la formation, des emplois et des mesures de soutien global à environ 20 000 jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi dans le cadre de la SECJ.
- La SECJ vise à aider les jeunes qui ont le moins accès aux possibilités, y compris ceux ni en emploi, ni aux études, ni en formation (jeunes NEET), à acquérir des compétences et de l'expérience professionnelles afin de se préparer à l'emploi. Le programme permet aux jeunes de réussir leur transition vers divers secteurs du marché du travail. Les données montrent que les jeunes qui participent au programme de la SECJ obtiennent de meilleurs résultats sur le plan de l'emploi, notamment des revenus plus élevés à long terme que ceux qui n'y participent pas.
n. Présentation des mesures de soutien offertes par le gouvernement du Canada et EDSC aux Communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM)
Contexte
- Les mesures de soutien offertes par le gouvernement du Canada et EDSC aux communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) cadrent avec les engagements pris par le gouvernement du Canada en vertu de la partie VII de la Loi sur les langues officielles modernisée de 2023. Toutes les institutions fédérales ont l'obligation de prendre des mesures positives de façon proactive, avec l'intention consciente d'avoir une incidence positive sur la mise en œuvre des engagements du gouvernement du Canada pour :
- favoriser l'épanouissement des communautés francophones et anglophones en situation minoritaire et appuyer leur développement;
- favoriser la pleine reconnaissance et l'usage de l'anglais et du français dans la société canadienne;
- protéger et promouvoir le français dans chaque province et territoire, compte tenu du fait que cette langue est en situation minoritaire au Canada et en Amérique du Nord, en raison de l'usage prédominant de l'anglais;
- renforcer les possibilités pour les communautés francophones et anglophones en situation minoritaire de faire des apprentissages de qualité dans leur propre langue tout au long de leur vie.
Aperçu du Plan d'action pour les langues officielles 2023 à 2028
- Les initiatives stratégiques du gouvernement du Canada visant à soutenir les CLOSM s'inscrivent dans le Plan d'action pour les langues officielles 2023 à 2028 : Protection-promotion-collaboration (le Plan d'action). Il s'agit d'un investissement de 4,1 milliards de dollars sur 5 ans.
- Le Plan d'action est une approche concertée entre les institutions fédérales partenaires suivantes :
- Patrimoine canadien;
- Emploi et Développement social Canada;
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
- Santé Canada;
- le ministère de la Justice Canada;et Statistique Canada.
- Les ministères sont financés en fonction des responsabilités liées à leur mandat de base.
- Le Plan d'action repose sur 4 piliers :
- (1) Immigration francophone : vers le rétablissement du poids démographique des francophones;
- (2) Favoriser les possibilités d'apprentissage tout au long de la vie;
- (3) Des mesures fortes pour appuyer la vitalité de la communauté; et
- (4) Mener par l'exemple : agir et collaborer pour renforcer les communautés.
Les4 piliers du plan d'action ont des objectifs qui se recoupent.
- Le financement d'EDSC pour soutenir les piliers 2 et 3 du Plan d'action s'élève à 394,1 millions de dollars sur 5 ans
Approche d'EDSC pour la mise en œuvre des initiatives du Plan d'action
Les initiatives du Plan d'action d'EDSC sont mises en œuvre dans le cadre des 4 programmes suivants :
Programme du Fonds d'habilitation pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire (FH-CLOSM) (financé à 100 % par le Trésor)
- Volet développement économique communautaire et développement des ressources humaines (volet 1) du FH-CLOSM : 74,5 millions de dollars.
- Indexation du volet 1 du FH-CLOSM : 20,5 millions de dollars.
- Services d'aide à l'emploi pour les CLOSM (volet 2) du FH-CLOSM : 206,6 millions de dollars.
Trois initiatives du Plan d'action sont mises en œuvre dans le cadre du programme du FH-CLOSM, qui soutient le développement et renforce la vitalité des communautés francophones et anglophones en situation minoritaire du Canada. Dans le cadre du volet 1, des fonds sont accordés à 14 organismes des CLOSM pour leur permettre de soutenir le développement économique communautaire et le développement des ressources humaines. Le volet 2 finance divers organismes des CLOSM afin de les aider à offrir des services d'aide à l'emploi à leurs communautés. Parmi les services offerts, on compte l'orientation en matière d'emploi sur la rédaction de curriculum vitæ et les techniques d'entrevue, la formation aux techniques de recherche d'emploi et les services de placement dans la langue officielle de leur choix.
Programme Compétences pour réussir (13 % pouvant être imputé à l'assurance-emploi - exempté de l'examen exhaustif des dépenses)
- Initiative d'alphabétisation et d'acquisition des compétences essentielles dans les CLOSM : 7,5 millions de dollars.
L'Initiative d'alphabétisation et d'acquisition des compétences essentielles dans les CLOSM fait partie de l'engagement du Plan d'action du programme Compétences pour réussir à soutenir le développement des compétences des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM). Le programme Compétences pour réussir (anciennement le Bureau de l'alphabétisation et des compétences essentielles) soutient le Réseau pour le développement de l'alphabétisme et des compétences depuis la première stratégie du gouvernement du Canada de 2003 à 2008. En juillet 2024, une nouvelle entente de financement de 6 millions de dollars sur quatre ans a été signée entre le programme et l'organisme. Cette nouvelle entente vise à établir un centre d'expertise national et à mettre en œuvre de nouveaux programmes et outils pour les CFSM.
Programme de partenariats pour le développement social (financé à 100 % par le Trésor)
- Initiative pour le partenariat social (IPS) pour les CLOSM : 5,4 millions de dollars.
L'IPS pour les CLOSM est un investissement dans le cadre du Programme de partenariats pour le développement social. Cette initiative fournit un financement aux organismes communautaires pour accroître leur capacité et leur permettre d'offrir des services afin de mieux répondre aux priorités des CLOSM et de travailler en partenariat pour relever les défis communs en matière de développement social. L'IPS fournit des fonds par l'intermédiaire de deux organismes intermédiaires expérimentés : Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (au service des CFSM) et le Réseau de développement régional (au service des communautés anglophones du Québec).
Programme d'apprentissage et de garde des jeunes enfants (AGJE) (financé à 100 % par le Trésor)
- Renouvellement et bonification du financement pour la formation et le renforcement des capacités des éducatrices et éducateurs de la petite enfance : 14,2 millions de dollars.
- Financement pour appuyer la création du Réseau d'intervenants en petite enfance (RIPE) et la mise en œuvre d'initiatives dans les CLOSM : 50 millions de dollars.
Le renouvellement et la bonification du financement pour la formation et le renforcement des capacités des éducatrices et éducateurs de la petite enfance et le financement pour appuyer la création du RIPE et la mise en œuvre d'initiatives dans les CLOSM sont des investissements dans le cadre du Programme d'AGJE ayant pour but de soutenir l'AGJE dans les CLOSM.
La Commission nationale des parents francophones a reçu des fonds pour créer le RIPE. Ce réseau appuiera la coordination intersectorielle dans la mise en œuvre d'initiatives particulières pour les communautés francophones en situation minoritaire. Il permettra ainsi d'améliorer l'accès à des services d'AGJE abordables, flexibles, inclusifs et de grande qualité. L'Association des collèges et universités de la francophonie canadienne a reçu des fonds pour poursuivre l'élaboration de programmes de formation initiale, continue et spécialisée à l'intention des éducatrices et éducateurs de la petite enfance dans les CFSM et élargir la portée de ces programmes.
4. Problèmes d'entreprise
a. Équivalents temps plein
Questions et réponses pour les équivalents temps plein (ETPs) publiés dans le plan ministériel d'Emploi et Développement social Canada pour l'exercice 2025 à 2026
| Responsabilité essentielle et les services internes | Données réelles 2022-23 | Données réelles 2023-24 | Prévisions 2024-25 | Prévus 2025-26 | Prévus 2026-27 | Prévus 2027-28 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Responsabilité essentielle 1: Développement social | 638 | 562 | 572 | 507 | 442 | 440 |
| Responsabilité essentielle 2: Régimes de pensions et prestations | 7 276 | 7 608 | 7 682 | 7 517 | 6 488 | 6 549 |
| Responsabilité essentielle 3: Apprentissage, développement des compétences et emploi | 17 216 | 16 529 | 16 185 | 15 610 | 14 179 | 13 820 |
| Responsabilité essentielle 4: Conditions et relations de travail | 872 | 807 | 857 | 839 | 831 | 831 |
| Responsabilité essentielle 5: Diffusion d'information et prestation de services au nom d'autres ministères | 4 382 | 4 748 | 4 932 | 4 045 | 3 370 | 2 319 |
| Services internes | 6 575 | 6 361 | 5 713 | 5 806 | 5 346 | 5 275 |
| Total | 36 959 | 36 615 | 35 941 | 34 324 | 30 656 | 29 234 |
Q: Qu'est-ce que les ETP prévus?
R: Les ETP prévus mesurent dans quelle mesure un employé représente une charge annuelle à temps complet au budget du ministère pour les exercices financiers à venir. Les équivalents temps plein sont calculés en fonction du rapport entre les heures de travail attribuées et les heures de travail prévues. Les heures de travail prévues sont fixées dans les conventions collectives.
Les ETP ne correspondent pas à l'effectif.
Q: Sur quoi reposent les prévisions en ETP?
R: Les prévisions relatives à l'ETP pour l'année financière 2024 à 2025 reposent sur les autorisations de dépenses salariales confirmées, telles qu'approuvées par le Conseil du Trésor au moment de l'élaboration du plan ministériel.
Q: Sur quoi sont basés les ETP réels?
R: Les ETP réels sont calculés à partir des dépenses salariales finales à la fin de l'exercice financier et sont rapportés dans les rapports sur les résultats ministériels.
Q: Comment les ETP prévus sont-ils calculés dans le plan ministériel?
R: Ils sont basés sur le financement prévu dans les niveaux de référence du ministère, conformément aux demandes approuvées par le Conseil du Trésor et au Budget principal des dépenses 2025 à 2026.
En général, lorsque le budget de fonctionnement salarial est ajouté aux niveaux de référence du ministère, cela entraîne une augmentation des ETP prévus. Une augmentation des niveaux de référence nécessite une nouvelle décision de financement, une demande au Conseil du Trésor et, si nécessaire, l'inclusion dans un budget.
Q: Pourquoi y a-t-il une réduction de 1 617 des ETP prévus pour l'exercice 2025 à 2026 par rapport aux ETP prévus pour l'exercice 2024 à 2025?
R: La réduction du nombre d'ETP prévus est principalement attribuable aux facteurs suivants :
- une réduction du nombre d'ETP prévus pour la prestation des services passeport et d'autres partenariats de prestation de services pour le compte d'autres ministères, tels que le Régime canadien de soins dentaires, qui aura une incidence sur le nombre d'ETP prévus pour les années à venir ;
- une diminution du nombre d'ETP pour des mesures spécifiques, notamment le traitement et le paiement des prestations d'assurance-emploi et de sécurité de la vieillesse.
Q: Pourquoi y a-t-il une réduction de 5 090 des ETP prévus entre les années financières 2025 à 2026 et 2027 à 2028 dans le plan ministériel 2025 à 2026 de EDSC?
R: La diminution de 5 090 équivalents temps plein (ETP) prévue entre les exercices 2025 à 2026 et 2027 à 2028 s'explique principalement par :
- une réduction des ressources temporaires affectées à la mise en œuvre de divers programmes et initiatives ministériels, tels que le traitement et le versement des prestations de l'assurance-emploi, de la sécurité de la vieillesse et du Régime de pensions du Canada, ainsi que le Programme des travailleurs étrangers temporaires et Emplois d'été Canada ;
- les efforts de modernisation et autres mesures d'efficacité visant à fournir les services de passeport et le Régime canadien de soins dentaires, ainsi que le renouvellement à venir des accords de partenariat ;
- une diminution des ETP pour les services internes, principalement expliquée par des réductions du financement permanent et la suppression progressive du financement des coûts généraux liés à diverses initiatives.
L'écart entre les ETP prévus diminuera lorsque des crédits supplémentaires seront ajoutés aux niveaux de référence du Ministère après le budget principal des dépenses 2025 à 2026, à la suite de nouvelles décisions de financement et du renouvellement d'accords de partenariat.
Le dernier élément approuvé pour inclusion dans les niveaux de référence 2025 à 2026 d'EDSC a fait l'objet d'une décision du Conseil du Trésor le 18 février 2025.
b. Aperçu du Budget principal des dépenses 2025 à 2026
Text descriptif:
Figure de gauche: Le total des dépenses prévues d'EDSC est de 208,2 milliards de $
- Les dépenses prévues en prestations d'assurance-emploi sont de 27,7 milliards de $ ou 13,3% du total des dépenses prévues
- Les dépenses prévues en prestations du Régime de pensions du Canada (RPC) sont de 68,8 milliards de $ ou 33,1% du total des dépenses prévues
- Les autres dépenses prévues en recouvrements de l'assurance-emploi, du RPC et de l'Indemnisation des accidentés du travail sont de 2,8 milliards de $ ou 1,3% du total des dépenses prévues
- Les dépenses prévues en dépenses de fonctionnement de l'assurance-emploi et du RPC sont de 3,2 milliards de $ ou 1,5% du total des dépenses prévues
- Le Budget principal des dépenses représente 105,7 milliards de $ ou 50,8% du total des dépenses prévues
Figure de droite: Le Budget principal des dépenses d'EDSC est de 105,7 milliards de $
- Les dépenses prévues des postes législatifs sont de 92,6 milliards de $ ou 88% du total du Budget principal des dépenses
- Les dépenses prévues du Crédit 1 - Dépenses de fonctionnement et du Crédit 10 - Radiation des dettes sont de 1,5 milliard de $ ou 1% du total du Budget principal des dépenses
- Les dépenses prévues du Crédit 5 - Subventions et contributions sont de 11,6 milliards de $ ou 11% du total du Budget principal des dépenses
Sur les 105,7 milliards de $ de dépenses budgétaires prévues pour 2025 à 2026, 103,1 milliards de $ (98%) seront versés directement aux Canadiens dans le cadre des programmes de paiements de transfert législatifs suivants:
- Programme de sécurité de la vieillesse = 85,5 milliards de $ ;
- Programme canadien d'aide financière aux étudiants et Prêts canadiens aux apprentis = 3,2 milliards de $ ;
- Programme canadien pour l'épargne-études = 1,3 milliard de $ ;
- Prestation canadienne pour les personnes handicapées = 0,8 milliard de $ ;
- Programme canadien pour l'épargne-invalidité = 0,7 milliard de $.
Les principaux programmes de subventions et contributions votées de 11,6 milliards de $ compris dans le Budget principal des dépenses de 2025 à 2026 d'EDSC sont :
- Apprentissage et garde des jeunes enfants = 8 521,5 millions de $ ;
- Ententes sur le développement de la main-d'œuvre = 722,0 millions de $ ;
- Stratégie emploi et compétences jeunesse = 412,5 millions de $ ;
- Initiative de transformation de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones = 311,1 millions de $ ;
- Programme de formation pour les compétences et l'emploi destiné aux Autochtones = 236,7 millions de $ ;
- Stratégie canadienne pour l'apprentissage = 227,5millions de $ ;
- Programme de stages pratiques pour étudiants = 202,1 millions de $ ;
- Programme national d'alimentation scolaire = 142,2 millions de $ ;
- Fonds d'intégration pour les personnes handicapées = 100,7 millions de $ ;
- Service jeunesse Canada= 82,9 millions de $ ;
- Programme Nouveaux Horizons pour les aînés = 76,7 millions de $ ;
- Programme de partenariats pour le développement social = 77,7 millions de $ ;
- Compétences futures = 72,7 millions de $ ;
- Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers = 70,4 millions de $ ;
- Fonds d'habilitation pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire = 67,7 millions de $ ;
- Stratégie d'innovation sociale et de finance sociale = 60,0 millions de $ ;
- Fonds pour les compétences et les partenariats = 50,0 millions de $.
c. Examen exhaustif des dépenses
Objet
Le gouvernement a lancé un examen exhaustif des dépenses afin de s'assurer que les dépenses sont effectuées de manière responsable, qu'elles sont rentables et qu'elles répondent aux besoins de la population canadienne.
Contexte
- Les ministères ont été invités à proposer un plan ambitieux pour soutenir une approche par étapes visant à réaliser des économies potentielles de 15 % d'ici l'exercice 2028 à 2029, en s'appuyant sur les dépenses prévues dans le Budget principal des dépenses de 2025 à 2026.
- Cette cible ambitieuse représente un montant « maximal », ce qui donne au gouvernement la souplesse nécessaire pour sélectionner les propositions qui s'harmonisent le mieux avec ses priorités, soit l'équilibre entre la discipline budgétaire, la prestation de services de qualité aux Canadiens et la croissance économique.
Faits saillants
Les cibles d'Emploi et Développement social Canada (EDSC) en matière d'économies ont été fixées comme suit, en fonction des niveaux prévus dans le Budget principal des dépenses de 2025 à 2026 :
- 7,5 % à l'exercice 2026 à 2027 ;
- 10 % à l'exercice 2027 à 2028 ;
- 15 % à l'exercice 2028 à 2029.
Budget de 2025
- Dans le budget de 2025, le gouvernement a annoncé des économies courantes de 780,5 millions de dollars au Ministère, une fois l'examen exhaustif des dépenses terminé. Ces économies seront réalisées au moyen de l'optimisation des programmes et de l'harmonisation des compétences, de la modernisation des activités du gouvernement et de la recherche de gains d'efficacité par le regroupement des programmes.
- Afin d'être en mesure de continuer à soutenir la prospérité des jeunes et des étudiants du Canada, EDSC procédera à la fusion du Service jeunesse Canada et du Programme de soutien à l'apprentissage des étudiants, afin de simplifier l'administration et de réduire les coûts, ce qui permettra au Ministère de réaliser des économies courantes de 50,5 millions de dollars.
Messages clés
- L'examen exhaustif des dépenses vise à garantir que les dépenses publiques sont effectuées de manière responsable, qu'elles sont rentables et qu'elles répondent aux besoins de la population canadienne.
- En tant que secrétaire d'État, je suis consciente du rôle important que jouent les programmes et les services gouvernementaux dans la vie des aînés. Toutes les décisions prises dans le cadre de l'examen exhaustif des dépenses le seront dans l'intérêt des Canadiens, notamment les enfants et les jeunes.
d. Tableau des postes budgétaires de 2025 (Tableau du cahier original a été transformé en points de formes en raison de l'accessibilité)
Postes budgétaires de 2025 pour la secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse)
Vous trouverez ci-dessous une liste des postes budgétaires financés que vous dirigez ou appuyez dans le cadre du portefeuille d'Emploi et Développement social Canada.
Poste budgétaire que vous dirigez
- 1er programme ou initiative: Rendre permanent le Programme national d'alimentation scolaire
- 1re annonce dans le cadre du budget de 2025
- Comme il a été annoncé le 10 octobre 2025, le budget de 2025 propose de présenter une mesure législative et de verser 216,6 millions de dollars par année, à compter de 2029 à 2030, à Emploi et Développement social Canada, à Services aux Autochtones Canada et à Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, afin de rendre permanent le Programme national d'alimentation scolaire.
- 1re annonce dans le cadre du budget de 2025
Postes budgétaires qui visent à appuyer la ministre de l'Emploi et des Familles
- 1er programme ou initiative: Aider les jeunes à trouver un emploi et à le garder
- 1re annonce dans le cadre du budget de 2025
- Le budget de 2025 propose de verser 594,7 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026 à 2027, à Emploi et Développement social Canada pour que le programme Emplois d'été Canada soutienne environ 100 000 emplois d'été au cours de l'été 2026.
- Le budget de 2025 propose de verser 307,9 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026 à 2027, à la Stratégie emploi et compétences jeunesse (une stratégie horizontale) pour fournir de l'aide à l'emploi, du soutien à la formation et des services d'appui complémentaires (p. ex. mentorat, transport, counseling en santé mentale) à environ 20 000 jeunes par année qui font face à des obstacles à l'emploi. De cette somme, un montant de 20,1 millions de dollars proviendra de fonds déjà prévus dans le cadre financier.
- Le budget de 2025 propose de verser 635,2 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2026 à 2027, à Emploi et Développement social Canada pour que le Programme de stages pratiques pour étudiants soutienne environ 55 000 occasions d'apprentissage en milieu de travail en 2026 à 2027 pour les personnes qui font des études postsecondaires.
- 1re annonce dans le cadre du budget de 2025
- 2ième programme ou initiative : Promouvoir le service jeunesse pour le climat
- 2ième annonce dans le cadre du budget de 2025
- Le budget de 2025 propose de verser 40 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026 à 2027, à Emploi et Développement social Canada pour la création d'un service jeunesse pour le climat qui offrira de la formation professionnelle rémunérée aux jeunes Canadiens. Ceux-ci seront formés en vue de répondre rapidement aux urgences climatiques, d'appuyer les mesures de rétablissement et d'accroître la résilience des collectivités partout au pays. Ces possibilités de formation et d'expérience pratique générées par un service jeunesse pour le climat aideront à réduire le chômage chez les jeunes, à accroître l'innovation et à renforcer les projets d'adaptation et d'atténuation.
- 2ième annonce dans le cadre du budget de 2025
Postes budgétaires d'intérêt pour la secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse), qui sont dirigés par la ministre de l'Emploi et des Familles
- 1er programme ou initiative : Prolonger les prestations parentales de l'assurance-emploi en période de deuil
- 1ère annonce dans le cadre du budget de 2025
- Le budget de 2025 propose de verser 17 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2027 à 2028, à Emploi et Développement social Canada pour modifier la Loi sur l'assurance-emploi afin de permettre aux demandeurs qui reçoivent des prestations parentales de l'assurance-emploi d'obtenir huit semaines supplémentaires de prestations parentales advenant le décès de leur enfant.
- 1ère annonce dans le cadre du budget de 2025
- 2ième programme ou initiative : Faciliter l’accès à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées
- 2ième annonce dans le cadre du budget de 2025
- Le budget de 2025 réitère l'intention du gouvernement de faciliter l'accès à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées en aidant à compenser les coûts associés à la demande de crédit d'impôt pour personnes handicapées qui doivent être assumés par les bénéficiaires de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées. À cette fin, le budget de 2025 propose un financement de 115,7 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2026 à 2027, et de 10,1 millions de dollars par année par la suite, incluant les frais administratifs, afin de verser un paiement unique supplémentaire de 150 $ au titre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées epour chaque demande de certificat ou de renouvellement de certificat pour le crédit d'impôt pour personnes handicapées justifiant l'admissibilité à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées.
- 2ième annonce dans le cadre du budget de 2025
- 3ième programme ou initiative : Renforcer l'intégrité de l'aide financière aux étudiants
- 3ième annonce dans le cadre du budget de 2025
- Dans le budget de 2025, le gouvernement annonce son intention de proposer des modifications législatives et réglementaires afin de régler les problèmes d'intégrité liés aux établissements d'enseignement privés. L'objectif serait de réserver de manière générale la bourse d'études canadiennes pour étudiants à temps plein aux étudiants fréquentant des établissements d'enseignement publics et des établissements privés sans but lucratif au Canada. Les Canadiens qui vont étudier à l'étranger pourraient de façon générale obtenir des prêts et bourses d'études canadiens uniquement s'ils fréquentent des établissements d'enseignement publics. Cette mesure devrait mener à des économies d'environ 1 milliard de dollars sur quatre ans, à compter de 2026 à 2027, et de 280,1 millions de dollars par année par la suite.
- 3ième annonce dans le cadre du budget de 2025
5.Mandat ministériel
a. Priorités du mandat de la secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse)
Objet
Quel est votre mandat et comment soutenez-vous les priorités du gouvernement?
Contexte
- Dans sa lettre de mandat du 21 mai 2025, le premier ministre a demandé aux ministres et aux secrétaires d'État de « relever une série de défis sans précédent en [se] concentrant de manière rigoureuse sur [les] priorités fondamentales et en adoptant de nouvelles approches de gouvernance ».
- La lettre décrit sept missions en particulier :
- établir de nouveaux rapports avec les États-Unis dans les domaines de l'économie et de la sécurité, et renforcer notre collaboration avec nos alliés et nos partenaires commerciaux fiables du monde entier ;
- bâtir une seule économie canadienne unifiée en éliminant les obstacles au commerce interprovincial et en définissant et accélérant les projets d'intérêt national qui créent des liens entre nos communautés et transforment notre pays ;
- réduire les coûts pour les Canadiennes et les Canadiens, et les aider à aller de l'avant ;
- rendre les logements plus abordables en tirant parti de la puissance de la coopération public-privé, en stimulant une industrie du logement moderne et en créant de nouvelles carrières dans les métiers spécialisés ;
- protéger la souveraineté du Canada et assurer la sécurité de la population canadienne par des mesures qui renforceront les Forces armées canadiennes, notre frontière et nos services de police ;
- attirer les plus grands talents du monde pour bâtir notre économie tout en ramenant nos taux globaux d'immigration à des niveaux viables ;
- consacrer moins d'argent au fonctionnement de l'appareil gouvernemental pour que les Canadiennes et les Canadiens puissent investir davantage dans les gens et les entreprises qui bâtiront l'économie la plus forte du G7.
Points à faire valoir
Enfance et Jeunesse
- Notre gouvernement est déterminé à faire en sorte que chaque enfant ait la possibilité de s'épanouir et que chaque jeune puisse se bâtir un avenir prospère. Pour favoriser cette vision, le gouvernement adopte des mesures concrètes pour diminuer le coût de la vie des familles ayant des enfants et il investit pour répondre aux besoins des jeunes canadiens sur le marché du travail.
- En tant que secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse), je dirige le Programme national d'alimentation scolaire, qui vise à fournir des repas à plus de 400 000 enfants chaque année, en collaboration avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones.
- Dans le budget de 2025, le gouvernement prévoyait un financement permanent de 216,6 millions de dollars par année pour le Programme national d'alimentation scolaire à compter de 2029 à 2030. Ce financement s'ajoute à l'engagement d'enchâsser le programme dans la loi.
- De plus, je m'engage à travailler en partenariat avec le ministre des Finances et du Revenu national pour veiller à ce que l'Allocation canadienne pour enfants, ainsi que d'autres prestations qui rendent la vie plus abordable pour les familles, continuent d'être offertes aux parents pour gérer leurs dépenses quotidiennes.
- La ministre de l'Emploi et des Familles, l'honorable Patty Hajdu, m'a également demandé de l'appuyer dans le contexte des efforts du gouvernement visant à fournir un accès à des services de garde d'enfants de grande qualité, abordables et inclusifs.
- En tant que secrétaire d'État (Enfance et Jeunesse), je suis aussi résolue à lutter contre le chômage chez les jeunes. À cette fin, la ministre Hajdu m'a demandé de l'appuyer dans le cadre d'initiatives qui favorisent la résilience économique chez les jeunes et qui les aident à se préparer à occuper un emploi, notamment la Stratégie emploi et compétences jeunesse.
- Dans le budget de 2025, le gouvernement a annoncé 307,9 millions de dollars sur deux ans pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse, à compter de 2026 à 2027, pour fournir de l'aide à l'emploi, du soutien à la formation et des mesures de soutien globales à environ 20 000 jeunes qui font face à des obstacles à l'emploi chaque année.
- En outre, dans le budget de 2025, un montant de 594,7 millions de dollars sur deux ans est accordé au programme Emplois d'été Canada, à compter de 2026 à 2027, pour soutenir des emplois d'été au cours de l'été 2026.
- Enfin, le budget de 2025 prévoit aussi 635,2 millions de dollars sur trois ans pour le Programme de stages pratiques pour étudiants, à compter de 2026 à 2027. Ce financement soutiendra des occasions d'apprentissage en milieu de travail pour les étudiants de niveau postsecondaire en 2026 à 2027.
Communautés de langue officielle en situation minoritaire
La ministre Hajdu m'a demandé de diriger les travaux relatifs au Fonds d'habilitation pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire, qui joue un rôle essentiel dans la promotion du développement économique et l'épanouissement des communautés francophones et anglophones en situation minoritaire partout au Canada. Ce programme reflète l'engagement pris par le gouvernement à l'égard de la dualité linguistique et de la viabilité à long terme des communautés de langue officielle en situation minoritaire.