8. Indicateurs canadiens pour la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) des Nations Unies – article 25 : santé
Sur cette page
- 8.1 Incapacité de se procurer des médicaments d'ordonnance en raison des coûts
- 8.2 Autoévaluation de l'état de santé général comme étant bon, très bon ou excellent
- 8.3 Autoévaluation de l'état de santé mentale comme étant bon, très bon ou excellent
- 8.4 Besoins insatisfaits en matière de physiothérapie, de massothérapie et de chiropractie
- 8.5 Besoins insatisfaits en matière de services de counseling
- 8.6 Recevoir du soutien ou des soins pour un problème de santé ou une incapacité de longue durée
Formats substituts
Une version PDF des indicateurs canadiens pour la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies est disponible sur la page d'index.
8.1 Incapacité de se procurer des médicaments d'ordonnance en raison des coûts
Description textuelle du graphique 8.1
| Groupe d'âge | Incapacités plus légères | Incapacités plus sévères |
|---|---|---|
| 15 à 64 ans | 7 % | 20 %* |
| 65 ans et plus | 3 % | 6 %* |
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant des incapacités plus légères dans le même groupe d'âge (p<0,05)
- Notes : On a demandé aux répondants si, au cours des 12 derniers mois, ils ont déjà été dans l'incapacité de se procurer les médicaments d'ordonnance qu'ils étaient censés de de prendre en raison de leur coût.
- Par « plus légères », on entend les personnes ayant des incapacités légères ou modérées, et par « plus sévères », les personnes ayant des incapacités sévères ou très sévères.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant des incapacités plus légères dans le même groupe d'âge (p<0,05)
- Pour les 2 niveaux de sévérité, les estimations pour les personnes âgées de 65 ans et plus sont significativement différentes de celles pour les personnes âgées de 15 à 64 ans (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l'incapacité, 2022 (calculs de la Division de la recherche sociale).
Parmi les personnes ayant une incapacité âgées de 15 à 64 ans, celles ayant des incapacités plus sévères étaient près de 3 fois plus susceptibles que celles ayant des incapacités plus légères de ne pas pouvoir se procurer les médicaments d'ordonnance en raison de leur coût (20 % contre 7 %). Les personnes âgées de 65 ans et plus ayant des incapacités plus sévères étaient 2 fois plus susceptibles que celles ayant des incapacités plus légères de ne pas pouvoir se procurer les médicaments d'ordonnance en raison de leur coût (6 % contre 3 %).
Les personnes âgées de 15 à 64 ans étaient plus susceptibles que celles âgées de 65 ans et plus de ne pas pouvoir se procurer des médicaments d'ordonnance en raison de leur coût, quel que soit le niveau de sévérité de l'incapacité : incapacités plus légères (7 % contre 3 %) et incapacités plus sévères (20 % contre 6 %).
8.2 Autoévaluation de l'état de santé général comme étant bon, très bon ou excellent
Description textuelle du graphique 8.2
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes+ | 78 % | 97 %* |
| Femmes+ | 77 % | 97 %* |
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Notes : On a demandé aux répondants d'évaluer leur état de santé général sur une échelle de 5 points avec les options suivantes : « excellent », « très bon », « bon », « passable » et « mauvais ». Les estimations ci-dessus se réfèrent aux personnes qui ont décrit leur état de santé général comme étant « bon », « très bon » ou « excellent ».
- Afin de protéger la confidentialité des personnes non binaires, une variable de genre à 2 catégories a été utilisée, compte tenu de la taille relativement faible de cette population au Canada. Les répondants non binaires ont été redistribués dans les catégories hommes et femmes, désignées par « hommes+ » et « femmes+ » dans les graphiques et les tableaux.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas statistiquement significatives tant pour les personnes ayant une incapacité que pour celles n'en ayant pas (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête sociale générale - Identité sociale, 2020 (calculs de la Division de la recherche sociale).
Les personnes ayant une incapacité étaient moins susceptibles que les celles n'en ayant pas d'évaluer leur état de santé général comme « bon », « très bon » ou « excellent ». Parmi les personnes ayant une incapacité, 78 % des hommes et 77 % des femmes ont déclaré avoir un état de santé général bon à excellent. En comparaison, cette proportion atteint 97 % chez les hommes comme chez les femmes n'ayant pas d'incapacité.
8.3 Autoévaluation de l'état de santé mentale comme étant bon, très bon ou excellent
Description textuelle du graphique 8.3
| Genre | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes+ | 76 % | 96 %* |
| Femmes+ | 76 % | 96 %* |
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Notes : On a demandé aux répondants d'évaluer leur santé mentale sur une échelle de 5 points avec les options suivantes : « excellente », « très bonne », « bonne », « passable » et « mauvaise ». Les estimations ci-dessus se réfèrent aux personnes qui ont décrit leur santé mentale comme étant « bonne », « très bonne » ou « excellente ».
- Afin de protéger la confidentialité des personnes non binaires, une variable de genre à 2 catégories a été utilisée, compte tenu de la taille relativement faible de cette population au Canada. Les répondants non binaires ont été redistribués dans les catégories hommes et femmes, désignées par « hommes+ » et « femmes+ » dans les graphiques et les tableaux.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas statistiquement significatives tant pour les personnes ayant une incapacité que celles n'en ayant pas (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête sociale générale - Identité sociale, 2020 (calculs de la Division de la recherche sociale).
Les personnes ayant une incapacité étaient moins susceptibles que celles n'en ayant pas d'évaluer leur santé mentale comme « bonne », « très bonne » ou « excellente ». Environ 76 % des hommes et 76 % des femmes ayant une incapacité ont déclaré avoir une santé mentale bonne à excellente. Ce chiffre est à comparer aux 96 % des hommes et 96 % des femmes n'ayant pas d'incapacité.
8.4 Besoins insatisfaits en matière de physiothérapie, de massothérapie et de chiropractie
Description textuelle du graphique 8.4
| Genre | Incapacités plus légères | Incapacités plus sévères |
|---|---|---|
| Hommes+ | 61 % | 77 %* |
| Femmes+ | 66 % | 77 %* |
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant des incapacités plus légères dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Notes : Les estimations ci-dessus font référence aux besoins insatisfaits des personnes ayant une incapacité qui ont eu besoin de physiothérapie, de massothérapie ou de traitements chiropratiques au cours des 12 derniers mois. Au sein de ce groupe, les personnes qui n'ont pas reçu ces soutiens, ou qui en ont reçu mais pas suffisamment, sont considérées comme ayant des besoins insatisfaits.
- Par « plus légères », on entend les personnes ayant des incapacités légères ou modérées, et par « plus sévères », les personnes ayant des incapacités sévères ou très sévères.
- Afin de protéger la confidentialité des personnes non binaires, une variable de genre à 2 catégories a été utilisée, compte tenu de la taille relativement faible de cette population au Canada. Les répondants non binaires ont été redistribués dans les catégories hommes et femmes, désignées par « hommes+ » et « femmes+ » dans les graphiques et les tableaux. La catégorie « hommes+ » comprend les hommes et les garçons cisgenres et transgenres, ainsi que certaines personnes non binaires ; et la catégorie « femmes+ » comprend les femmes et les filles cisgenres et transgenres, ainsi que certaines personnes non binaires.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant des incapacités plus légères dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Pour les 2 niveaux de sévérité, les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas statistiquement significatives (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l'incapacité, 2022 (calculs de la Division de la recherche sociale).
Indépendamment de la sévérité de l'incapacité ou du genre, la majorité des personnes ayant une incapacité qui avaient besoin de physiothérapie, de massothérapie ou de traitements chiropratiques n'ont pas reçu tous les soins ou traitements dont elles avaient besoin au cours des 12 derniers mois. Les personnes ayant des incapacités plus sévères (77 % des hommes et 77 % des femmes) étaient plus susceptibles de déclarer avoir des besoins insatisfaits en matière de physiothérapie, de massothérapie ou de traitements chiropratiques que celles ayant des incapacités plus légères (61 % des hommes et 66 % des femmes).
8.5 Besoins insatisfaits en matière de services de counseling
Description textuelle du graphique 8.5
| Genre | Incapacités plus légères | Incapacités plus sévères |
|---|---|---|
| Hommes+ | 65 % | 72 %* |
| Femmes+ | 66 % | 74 %* |
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant des incapacités plus légères dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Notes : Les estimations présentées ci-dessus renvoient aux besoins insatisfaits des personnes ayant une incapacité qui avaient besoin de services de counseling offerts par un psychologue, un psychiatre, un psychothérapeute ou un travailleur social au cours des 12 derniers mois. Dans ce groupe, celles qui n'ont pas reçu ces services, ou qui les ont reçus mais de façon insuffisante, sont définies comme ayant des besoins insatisfaits.
- Par « plus légères », on entend les personnes ayant des incapacités légères ou modérées, et par « plus sévères », les personnes ayant des incapacités sévères ou très sévères.
- Afin de protéger la confidentialité des personnes non binaires, une variable de genre à 2 catégories a été utilisée, compte tenu de la taille relativement faible de cette population au Canada. Les répondants non binaires ont été redistribués dans les catégories hommes et femmes, désignées par « hommes+ » et « femmes+ » dans les graphiques et les tableaux. La catégorie « hommes+ » comprend les hommes et les garçons cisgenres et transgenres, ainsi que certaines personnes non binaires ; et la catégorie « femmes+ » comprend les femmes et les filles cisgenres et transgenres, ainsi que certaines personnes non binaires.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant des incapacités plus légères dans la même catégorie du genre (p<0,05)
- Pour les 2 niveaux de sévérité, les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas statistiquement significatives (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l'incapacité, 2022 (calculs de la Division de la recherche sociale).
Indépendamment de la sévérité de l'incapacité ou du genre, la majorité des personnes ayant une incapacité qui avaient besoin de services de counseling n'ont pas reçu tous les services dont elles avaient besoin au cours des 12 derniers mois. Les personnes ayant des incapacités plus sévères (72 % des hommes et 74 % des femmes) étaient plus susceptibles de rapporter des besoins insatisfaits en matière de services de counseling que celles ayant des incapacité plus légères (65 % des hommes et 66 % des femmes).
8.6 Recevoir de l'aide ou des soins pour un problème de santé de longue durée ou une incapacité
Description textuelle du graphique 8.6
| Sexe | Personnes ayant une incapacité | Personnes sans incapacité |
|---|---|---|
| Hommes | 22 % | 3 %* |
| Femmes | 22 % | 3 %* |
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même sexe (p<0,05)
- Notes : On a demandé aux répondants s'ils avaient reçu de l'aide ou des soins en raison d'un problème de santé de longue durée ou d'une incapacité physique ou mentale au cours des 12 derniers mois. Un problème de santé de longue durée est un problème qui a duré ou qui pourrait durer pendant 6 mois ou plus.
- Les répondants ont été informés que l'aide peut provenir de la famille, des amis, des voisins, de travailleurs rémunérés ou d'organismes et pourrait inclure les déplacements, les courses, l'entretien de la maison, les soins personnels ou toute autre activité.
- Les estimations présentées dans le graphique ci-dessus renvoient seulement aux personnes qui reçoivent des soins hors établissements. La population cible de l'Enquête sociale générale de 2018 est composée de toutes les personnes de 15 ans et plus provenant des 10 provinces du Canada qui ne vivent pas dans un établissement.
- * valeur significativement différente de l'estimation pour les personnes ayant une incapacité du même sexe (p<0,05)
- Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas statistiquement significatives tant pour les personnes ayant une incapacité que celles n'en ayant pas (p<0,05).
- Source : Statistique Canada, Enquête sociale générale - Les soins donnés et reçus, 2018 (calculs de la Division de la recherche sociale).
Les hommes et les femmes ayant une incapacité étaient plus de 7 fois plus susceptibles que les hommes et les femmes n'ayant pas d'incapacité de rapporter avoir reçu du soutien ou des soins pour un problème de santé de longue durée ou une incapacité physique ou mentale au cours des 12 derniers mois (22 % contre 3 %).