Parlons des Compétences futures, une série de baladodiffusions

La série de baladodiffusions Compétences futures explore l'impact de la technologie, des nouveaux modèles commerciaux, du changement climatique, de la pandémie de COVID-19 et d'autres facteurs sur les tendances de la main-d'œuvre et les compétences émergentes en demande. Écoutez les membres du Conseil des Compétences futures et les invités partager les moyens d'agir pour aider les Canadiens à se former et à développer les compétences dont ils ont besoin pour réussir et soutenir la croissance des entreprises aujourd'hui et demain. Les discussions portent sur les priorités et les domaines d'action pour aider à construire une main-d'œuvre qualifiée, agile et inclusive.

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Les épisodes de balados publiés sont des versions éditées des conversations enregistrées.

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Épisode 1 : Qu’est-ce que Compétences futures

Partie 1 : Pourquoi Compétences futures est important

Rachel Wernick, Sous-ministre adjointe principale de la Direction générale des compétences et de l'emploi à Emploi et Développement Social Canada et Noel Baldwin, Directeur des Affaires publiques et gouvernementales du Centre des Compétences futures, nous expliquent ce qu’est Compétences futures et pourquoi le développement des compétences est essentiel dans un contexte de changements rapides accélérés par la pandémie de COVID-19. Ils parlent des rôles du Conseil des Compétences futures et du Centre des Compétences futures et comment ils travaillent ensemble.

Durée : 10:46 minutes

Transcription de Pourquoi Compétences futures est important

Rachel Wernick :

Je pense qu’une action concertée est nécessaire. Il y a aucune organisation ou institution qui a toutes les solutions. Je pense que durant la pandémie, nous avons vu à quel point tous les secteurs se sont ralliés et ont travaillé ensemble pour le bien commun et c’est ce qu’on doit continuer à faire quand on parle des compétences futures et d’une nation axée sur l’apprentissage.

Isabelle Drouin (animatrice) :

Bonjour et bienvenue à la série de balados sur les compétences futures. Je suis votre animatrice, Isabelle Drouin. Étant donné le bouleversement social et économique des 12 derniers mois, y compris la perte d’emploi et l’évolution de l’économie post pandémique, il est plus important que jamais de remédier aux pénuries actuelles et futures de la main-d’œuvre au Canada. Ainsi, le Conseil des compétences futures et le Centre des compétences futures travaillent sur un plan d’action pour y répondre. Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous discutons avec Rachel Wernick, membre du Conseil des Compétences futures et sous-ministre adjointe principale de la Direction générale des compétences et de l’emploi, d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) ainsi qu’avec Noel Baldwin, directeur des affaires gouvernementales et publiques au Centre des compétences futures. Ensemble, ils nous expliquent ce que nous entendons par compétences futures et ce que cela signifie pour vous.

Rachel Wernick :

Je suis sous-ministre adjointe principale de la Direction générale des compétences et de l’emploi avec le ministère qui s’appelle Emploi et Développement social Canada. Dans ma position, je m’occupe de tout ce qui est programme lié au marché du travail. C’est très varié. Ça varie entre les programmes pour les jeunes, l’assurance-emploi jusqu’aux informations sur le marché du travail. J’adore mon travail, c’est très vaste et comme membre du conseil, moi, j’ai été là pour donner un peu la perspective du travail que fait le gouvernement fédéral dans ces domaines.

Noel Baldwin :

Alors là, moi je suis directeur des affaires gouvernementales et publiques, et alors, je mène nos relations avec le gouvernement fédéral, étant donné Emploi et Développement social, mais aussi d’autres départements qui ont des enjeux dans le domaine de compétences, mais aussi les treize provinces et territoires qui eux sont de grands acteurs dans le domaine. Le Centre de compétences futures, c’est une partie de l’initiative de Compétences futures. Notre mandat, c’est de tester, expérimenter avec différents initiatives et projets essayant de trouver des façons novatrices et efficaces de développer les compétences des Canadiens tout autour du pays avec un mandat en particulier pour des populations qui sont historiquement peut-être trouvent des barrières à l’éducation ou l’entraînement, tout en essayant de savoir quelles sont les meilleures pratiques ou les pratiques innovatrices qui pourraient supporter les Canadiens à naviguer les changements qui s’en vient dans l'économie et la société.

Isabelle Drouin (animatrice) :

Rachel et Noel nous parle maintenant de ce qu’est le Conseil et le Centre des compétences futures et comment ils se complètent.

Rachel Wernick :

C’est 2 initiatives distinctes, mais très complémentaires. Le Conseil des compétences futures est un groupe consultatif ministériel qui rassemble des représentants de tous les secteurs et qui travaillent ensemble pour déterminer des priorités, des recommandations qui vont encourager l’action à travers le pays. Le Centre des compétences futures est un centre d’innovation et de recherche appliquée indépendant. Il explore, développe et une mesure l’efficacité des approches novatrices en développement des compétences. Alors, c’est le Centre, si tu veux, qui va prendre en considération le rapport du conseil, ces recommandations et ses analyses pour informer son plan stratégique sur lequel il travaille et qui vont faire la recherche et les évaluations des approches. Ça leur permettre, le Centre, de prendre avantage d’une grande consultation que le conseil a faite et des perspectives très diverses de tous les représentants parce que là, le conseil est très divers en termes de gens qui sont sur le terrain, des académiques, les syndicats, les employeurs. C’est très divers, de toutes les perspectives. Et ça va aider à informer des décisions, non seulement du gouvernement et du Centre, mais on espère de tous les joueurs qui sont impliqués dans tout ce qui est compétences et développement des compétences.

Rachel Wernick :

Ce qui est derrière l’initiative, quand ça a commencé, c’était idée de sortir de ce quotidien, puis dévouer une certaine action, réflexion sur le futur. Parce que quand on est en train de faire affaire avec l’immédiat, on a la difficulté à penser plus loin puis Compétences futures est un outil fort pour le Canada. Il permet que tous et chacun travaillent ensemble à trouver des solutions qui répondent aux besoins de la population, mais avec une vision sur le futur. Alors, je pense que c’est très, très important. C’était très important avant la pandémie, mais je dois dire qu’avec la pandémie, ça a mis en valeur encore plus le besoin de prendre du temps pour trouver de nouvelles façons pour s’adapter, parce que ce qui était déjà un changement très rapide est encore plus rapide qu’avant. Alors, je pense qu’on peut profiter du travail du conseil et du Centre pour aider les Canadiens, les employeurs, tous les secteurs à affronter tous les défis qui sont déjà là, mais qui vont continuer dans les prochaines années.

Noel Baldwin :

C’est un peu difficile de prédire le futur, mais comme l’avait mentionné Rachel et moi, il y a un moment, qu’il y avait des forces qui bouleversaient les économies et sociétés, même avant la pandémie, comme l’adoption des technologies et l’automatisation. Ces choses, ces forces-là sont encore plus fortes maintenant. Là, quand on essaie de visionner un futur, même après la pandémie, on veut faire certain que ce ne soit pas un rétablissement économique où les individus avec les meilleures compétences et l’éducation reviendront encore au niveau d’emploi et le reste de la société va stagner un petit peu. Alors, les efforts dans le domaine de compétences futures ont des bénéfices, je dirais, à court terme et à long terme. Nous avons plusieurs projets qu’on avait mis sur terre pour essayer de tester des idées, des approches novatrices et différentes. Par exemple, dans le domaine de l’immigration, nous avons un projet où on essaie de vraiment comprendre les compétences des gens qui veulent venir au Canada et les mettre dans une position, des emplois où ils vont avoir du succès. Ce qui aurait un effet sur le marché du travail de façon plus efficace, c’est le système d’immigration plus rapidement pouvoir intégrer des gens qui veulent venir au Canada, qui ont déjà des compétences et les effets, si on a du succès, vont vraiment avoir des impacts à court terme et à long terme. Alors, en terme de ce qui arriverait si on ne réagit pas? Je pense que les analyses qui avaient été faites qui ont mené à l’initiative de Compétences futures sont vraiment encore présentes, mais peut-être avec un plus grand accent dans la période de pandémie.

Isabelle Drouin (animatrice) :

Restez à l’écoute pour la deuxième partie de l’épisode sur les compétences futures où Rachel et Noel discuteront du Rapport du Conseil des compétences futures, des priorités identifiées et des appels à l’action pour que tous les Canadiens prennent part à une nation axée sur l’apprentissage. Rendez-vous au Canada.ca/competences-futures ou écoutez-nous sur votre application de balados préférée.

Isabelle Drouin (animatrice) :

Parlons des compétences futures est une production d’Emploi et Développement social Canada. Toutes les opinions exprimées dans ce balado sont celles de l’individu et non pas nécessairement celles de leur employeur ou d’EDSC. Merci d’avoir écouté, Parlons des compétences futures.

Télécharger (MP3, 24.7 MB) Pourquoi Compétences futures est important

Partie 2 : Le Canada : Une nation axée sur l’apprentissage, un rapport du Conseil des Compétences futures

Rachel Wernick, Sous-ministre adjointe principale de la Direction générale des compétences et de l'emploi à Emploi et Développement Social Canada et Noel Baldwin, Directeur des Affaires publiques et gouvernementales du Centre des Compétences futures nous parlent du rapport du Conseil des Compétences futures et des 5 priorités pour stimuler le changement afin de mieux préparer les Canadiens à l'avenir du travail. Ils discutent de ce que l'on entend par une nation axée sur l’apprentissage et de l'appel à l'action lancé à tous les secteurs pour aider les Canadiens à saisir les nouvelles opportunités. Noel partage également un exemple de projet de collaboration et d’innovation qui a vu le jour pendant la pandémie de COVID-19.

Durée : 17:15 minutes

Transcription de Le Canada : Une nation axée sur l’apprentissage, un rapport du Conseil des Compétences futures

Noel Baldwin :

Pendant que le rétablissement économique se déroule, on devrait aussi vraiment être attentif aux gens qui ont eu de grandes périodes sans emploi, que ceux qui auraient pu être affectés dans le futur, engagement avec le champ de travail.

Isabelle Drouin (animatrice) :

Bonjour et bienvenue à la deuxième partie de l’épisode de notre série de balados sur les compétences futures. Je suis votre animatrice, Isabelle Drouin. Nous discutons encore avec Rachel Wernick et Noel Baldwin, mais cette fois-ci, sur le Rapport du conseil des compétences futures. Bonne écoute!

Rachel Wernick :

En 2019 et 2020, les membres du conseil ont fait appel à divers intervenants nationaux et internationaux pour rechercher des perspectives sur les différentes façons dont l’innovation et la technologie affectent les collectivités et les personnes. Ils se sont ensuite réunis pour partager ce qu’ils ont entendu. Ils ont recensé des thèmes récurrents qui couvrent les secteurs, la démographie et la géographie, les enjeux pancanadiens, si vous voulez. Comme j’ai dit avant, la force du conseil réside dans sa diversité. Alors, cet engagement, cette analyse reflète les perspectives de plusieurs secteurs, de tous les Canadiens. Et c’est comme ça, la puissance des recommandations. Parce que ça trouve les terrains d’action commune sur lesquels tout le monde s’entend, il est important d’agir.

Rachel Wernick :

Je pense que je vais commencer avec les 5 priorités. Alors, le premier c’est, aider les Canadiens à faire des choix éclairés. Ceci parle du fait que les chercheurs d’emploi, les travailleurs et les employeurs, ils ont tous besoin d’outils accessibles, faciles à utiliser, qui fournissent des informations fiables sur les emplois et les compétences et la formation. La deuxième priorité, c’est égalité des chances en matière d’apprentissage permanent. Alors, ceci parle du fait que le Canada doit abolir des obstacles structurels et systémiques qui se dressent devant des groupes d’iniquités. Chacun devrait avoir une chance de réussir en suivant de la formation et en obtenant et conservant un bon emploi. La troisième priorité, c’est le développement des compétences pour favoriser l’autodétermination des peuples autochtones. Les organisations des Premières Nations, des Inuits et des Métis sont les mieux placées pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies, des programmes et des services pour leur propre peuple et leur collectivité. Quatrième priorité, c’est : approches nouvelles et innovatrices en matière de développement et de validation des compétences. La main-d’œuvre d’un domaine devrait répondre à des exigences professionnelles qui évoluent rapidement. Alors, les organismes devront se tenir au courant des nouvelles approches de formation pour répondre aux besoins des travailleurs et des employeurs. Et finalement, la cinquième priorité, c’est le développement des compétences pour un avenir durable. À l’ère des technologies émergentes et du changement climatique, le rapport parle du fait que nous devons équiper nos communautés pour le changement, préparer les chercheurs d’emploi aux emplois, rechercher et soutenir les petites et moyennes entreprises qui sont à la base de notre économie. Je pense que la conclusion que je peux souligner, c’est que ça prend tous les secteurs, les secteurs publics, privés, syndicats, organismes à but non lucratif. Tous les secteurs ont un rôle à jouer pour assurer qu’on peut avancer les recommandations et les priorités élaborées dans le rapport. Selon le conseil, une nation axée sur l’apprentissage c’est une nation où l’apprentissage est priorisé tout au long de la vie. C’est nécessaire pour assurer la prospérité de tout le monde et c’est particulièrement essentiel pour assurer la compétitivité du pays dans un contexte de changement rapide et continu.

Noel Baldwin :

Premièrement, je dirais que nous sommes très heureux de constater qu’il y a des liens très forts et importants entre les priorités du rapport et les priorités de notre plan stratégique. Et le rapport suit des perspectives identiques aux nôtres en soulignant l’importance de développer des partenariats clés et de construire un réseau d’intervenants de tous les secteurs afin d’identifier et répondre aux besoins des chercheurs d’emploi, des salariés et des employeurs. Alors, je pense que tout cela permettra aux employeurs et responsables de politiques de préparer les prochaines étapes du rétablissement économique et vraiment, d’aider les travailleurs canadiens à devenir encore plus prêts pour l’avenir. Tu sais, comme je l’avais dit, les priorités sont vraiment en ligne avec ce que nous avons identifié aussi. Alors je pense que ce type de consensus là c’est vraiment important, en particulier dans un pays comme le Canada qui est divers avec un système de politiques où les responsabilités se trouvent également au fédéral, dans les provinces et territoires.

Rachel Wernick :

Le rapport veut assurer qu’ils ont les outils qui permettent de développer de nouvelles compétences et pour être mis en contact avec des employeurs et des bons emplois. Quand on parle des employeurs au Canada, je pense qu’on parle plus des recommandations liées aux nouvelles formes de formation plus flexibles et adaptées aux besoins du milieu de travail. Aussi, je pense qu’on fait appel aux employeurs de considérer de diverses populations au Canada et comment ils peuvent faire leur part pour enlever les obstacles, des barrières et des discriminations qui jouent contre l’engagement des Canadiens. Alors, je pense qu’il y a un peu pour tout le monde dans le rapport, en termes d’analyse, de recommandations, des actions qui peuvent prendre pour avancer le mieux de tout le monde.

Rachel Wernick :

Je pense que c’est réaliste si tous les secteurs comme on dit, tous les joueurs font leur part pour monter un système de formation plus flexible, plus accessible, où il n’y a pas de barrières et y a du soutien adapté aux besoins des diverses personnes et les diverses régions du Canada. Mais je comprends un certain mal à l’aise avec cette terminologie. Je pense que quand on entend ce qui vient à l’esprit, c’est un peu le modèle classique d’être assis dans une chaise dans une salle de classe. Oh mon dieu, je dois retourner à l’école puis être à l’école toute au long de ma vie, quelle horreur! Que derrière cette idée-là, c’est cette idée plus moderne d’apprentissage continu qui peut prendre toutes sortes de formes et qui est très adapté aux besoins des apprenants et que ça peut être vu comme une richesse, une possibilité de continuer à épanouir, si vous voulez, avec de nouvelles façons d’apprendre et d’atteindre des aspirations de carrière qui était avant, peut-être, un peu plus lointain dans notre esprit, mais que de plus en plus on va pouvoir accéder à des postes et des possibilités très intéressantes.

Rachel Wernick :

Je pense qu’une une action concertée. Il n’y a aucune organisation ou institution qui a toutes les solutions. Je pense que durant la pandémie, nous avons vu à quel point tous les secteurs se sont ralliés et travaillé ensemble pour le bien commun et c’est ce qu’on doit continuer à faire quand on parle des compétences futures et d’une nation axée sur l’apprentissage.

Noel Baldwin :

Comme j’avais mentionné, nous trouvons beaucoup de liens forts entre le rapport et notre travail déjà. En effet, nous avons déjà une cinquantaine de projets sur terre. Un autre couple qui s’en vient dans le printemps. Nous sommes déjà en train de travailler avec tous les provinces et territoires, avec presque tous les secteurs économiques et comme vient de dire Rachel, c’est notre perspective aussi que c’est vraiment un défi collectif. Nous avons établi une communauté de pratique pour rassembler les projets pour pouvoir apprendre ensemble comment ils confrontent leurs défis dans le domaine de compétences. Alors, nous prévoyons aussi que le rapport va informer les directions qui s’en vient. Alors, nous essayons d’être un acteur parmi d’autres qui contribuent à cette réalisation d’un vrai écosystème de développement de compétences où nous pouvons apprendre ensemble ce qui est efficace, ce qui est des pratiques prometteuses et d’utiliser les réseaux d’autres partenaires dans le centre, comme Conference Board of Canada et autres, les autres réseaux du gouvernement, pour vraiment pouvoir informer les directions futures dans le domaine du développement des compétences.

Isabelle Drouin (animatrice) :

La collaboration, d’après Rachel et Noel, est une partie essentielle d’une nation axée sur l’apprentissage. Écoutons cet exemple de collaboration et d’innovation qui a vu le jour pendant les changements économiques et sociaux causés par la pandémie de COVID-19.

Noel Baldwin :

Bien, il y en a vraiment beaucoup, mais je pense qu’une des initiatives qui est vraiment intéressantes et aussi vraiment importantes dans l’époque de la pandémie c’est un projet dans les 4 provinces atlantiques, qui est axé sur le développement des compétences pour ceux qui travaillent dans le domaine de l’apprentissage des petits enfants. Alors, nous savons que dans chaque province et territoire, les réglementations, l’administration des systèmes d’éducation et de la petite enfance sont différents, mais les provinces atlantiques se sont joint dans un projet mené à l’Université du Nouveau-Brunswick pour examiner ce secteur et les compétences requises pour vraiment être un succès, également pour les centres de la petite enfance, les enseignants de la petite enfance, pour développer une direction pour le futur afin que ce secteur qui est si important qu’on voit vraiment l’importance dans l’époque de pandémie. Moi, je peux dire d’une façon très personnelle l’importance de ce secteur-là avec 2 petits enfants chez moi. Pour faire certain que c’est un secteur qui va évoluer et vraiment répondre aux besoins de ces 4 provinces-là.

Isabelle Drouin (animatrice) :

Rachel et Noel nous résument leurs réflexions face aux recommandations du rapport.

Rachel Wernick :

Je pense que mon appel à l’action revient au fait que les défis auxquels nous sommes confrontés sont trop complexes pour être résolus par un seul acteur. Ça prend la collaboration de tous, ça prend tous les niveaux de gouvernements, les entreprises, les syndicats, les fournisseurs de formation, les organismes autochtones et les organismes à but non lucratif. On est toute une gamme des joueurs qui doivent se réunir ensemble pour préparer les Canadiens pour l’avenir du travail. Mais je vais finir avec une note positive parce que cela ne m’inquiète pas. J’ai vu une extraordinaire collaboration depuis un an, depuis qu’on travaille pour aider les Canadiens à passer à travers les conditions de la pandémie et ça m’encourage qu’au Canada, on est capable de faire ce travail ensemble pour bâtir un meilleur avenir. Et je pense que les recommandations du rapport du conseil, ça nous donne une bonne carte à suivre pour faire avancer ce travail ensemble.

Noel Baldwin :

Mais c’est évident que même avant la pandémie et certainement pendant l’époque de la pandémie, on voit que certains secteurs ont été plus frappés. Mais néanmoins, d’autres ont vraiment eu de plus grands succès et on doit également soutenir des 2 différentes perspectives. Pendant que le rétablissement économique se déroule, on devrait aussi vraiment être attentif aux gens qui ont eu de grandes périodes sans emploi, que ceux qui auraient pu être affectés dans le futur, engagement avec le champ de travail. C’est peut-être un domaine qu’on devrait mettre encore plus l’accent pour faire certains que ces gens-là vont avoir la chance de bénéficier aussi du rétablissement économique.

Isabelle Drouin (animatrice) :

Parlons des compétences futures est une production d’Emploi et Développement social Canada. Toutes les opinions exprimées dans ce balado sont celles de l’individu et non pas nécessairement celles de leur employeur ou d’EDSC. Veuillez vous abonner à notre série de balados et cliquez sur l’onglet de notification pour savoir quand le prochain épisode sera disponible. Merci d’avoir écouté Parlons des compétences futures.

Télécharger (MP3, 39.5 MB) Le Canada : Une nation axée sur l’apprentissage, un rapport du Conseil des Compétences futures

Épisode 2 : Aider les Canadiens à faire des choix éclairés en matière d'apprentissage et de travail

Audio disponible en anglais seulement

David Ticoll, membre du Conseil des Compétences futures et président du Groupe consultatif pancanadien des intervenants du Conseil de l’information sur le marché du travail, et Steven Tobin, directeur général du Conseil de l’information sur le marché du travail, s’associent pour examiner l’importance de disposer d’une bonne information sur le marché du travail pour faire des choix éclairés en matière de développement des compétences et de formation professionnelle. Ils expliquent également l’importance des compétences pour trouver un emploi et réussir.

Durée : 21:40 minutes

Transcription de Aider les Canadiens à faire des choix éclairés en matière d'apprentissage et de travail

Steven

De nombreux Canadiens éprouvent actuellement des difficultés, d’une forme ou autre, à trouver leur prochain emploi. Ou même, comment puis-je trouver mon premier emploi. De quels renseignements ai-je besoin pour prendre une décision éclairée qui produira un résultat positif?

Jamie

Bonjour et bienvenue à notre série de balados sur les Compétences futures. Je suis votre hôte, Jamie Nordstrand. Compte tenu des bouleversements que nous avons tous connus depuis le début de 2020, y compris la perte d’emplois et l’évolution de l’économie postpandémique, il est plus important que jamais pour la population active du Canada de saisir les occasions aujourd’hui et demain. Dans le balado d’aujourd’hui, nous entendrons David Ticoll, membre du Conseil des Compétences futures, et Steven Tobin, directeur général du Conseil de l’information sur le marché du travail. Ensemble, ils discuteront de l’importance de l’information opportune, pertinente et accessible sur le marché du travail pour aider les Canadiens à prendre des décisions éclairées sur les emplois, les compétences et la formation – des éléments clés pour bâtir une nation axée sur l’apprentissage.

David

Bonjour, je m’appelle David Ticoll. Je suis très heureux d’être ici avec mon collègue de longue date, Steven Tobin. Aujourd’hui, nous examinerons une partie du rapport du Conseil des Compétences futures qui vise à aider les Canadiens à faire des décisions éclairées au sujet des emplois et des compétences. Au cours de notre discussion, Steven et moi allons nous concentrer sur un sujet important, bien qu’assez spécialisé. Il s’agit de l’information sur le marché du travail.

Avant d’entrer dans le détail, nous voulons vous en dire un peu plus sur nous-mêmes et notre rôle dans tout cela. Au Conseil des Compétences futures, je représente les enjeux liés à l’information sur le marché du travail à titre de président du groupe consultatif pancanadien des intervenants au Conseil de l’information sur le marché du travail. Steven est directeur général du Conseil de l’information sur le marché du travail et il a participé à des réunions du Conseil des Compétences futures comme observateur invité. Il en sait donc beaucoup sur nos activités.

Steven

Merci, David. Je suis heureux de vous parler aujourd’hui à ce sujet, qui représente à mon avis un enjeu crucial. Eh bien, David et moi avons des discussions, des débats et des conversations sur cet enjeu depuis au moins 3 ans maintenant. Le temps est donc venu d’enregistrer l’une de nos nombreuses conversations. Donc, merci. Je vous remercie beaucoup d’avoir organisé ceci aujourd’hui.

Vous savez, pour nous, l’information sur le marché du travail, c’est tout ce qui concerne les données tirées de cette information – qu’elles soient quantitatives ou qualitatives – qui peuvent être utilisées pour aider les Canadiens à faire de meilleurs choix concernant leur carrière, leur formation, leur éducation ou leur programme études. Ils peuvent se demander où faire des études. Donc, c’est une question générale qui comprend, à mon avis, les éléments habituels auxquels nous pensons, comme les salaires, les compétences – qui sont en quelque sorte le thème central de notre conversation d’aujourd’hui –, mais aussi des aspects comme le coût de la vie, n’est ce pas? Combien est-ce qu’il m’en coûtera pour vivre ou étudier à l’endroit de mon choix? C’est donc une approche globale ou, à vrai dire, une façon de prendre des décisions éclairées en milieu de travail.

David

Donc, vous dirigez l’organisme appelé le Conseil de l’information sur le marché du travail ou CIMT. Qu’est ce que cet organisme au juste?

Steven

Cet organisme était à l’origine une idée qui a été proposée par le Forum des ministres du marché du travail. Donc essentiellement, le conseil d’administration du CIMT se compose de hauts fonctionnaires de partout au pays. Il y a des membres de chaque province et territoire, d’Emploi et Développement social Canada ainsi que de Statistique Canada. Je dirais que l’organisme se situe en quelque sorte à la croisée de 2 mondes, mais qu’il est axé sur le secteur privé. Nous sommes un petit organisme. Un petit organisme souple qui réagit très rapidement, mais qui agit néanmoins dans l’intérêt public. Je crois que c’est en quelque sorte le milieu dans lequel nous évoluons, tout en reconnaissant qu’il y a évidemment de nombreuses différentes entités qui s’impliquent dans ce milieu.

David

Maintenant, Steven, parlons un peu plus de l’information sur le marché du travail. Pourquoi est-ce si important? Et, en même temps, pourquoi n’est ce pas évident pour beaucoup de gens?

Steven

Avant d’en parler, je pense qu’il faudrait s’arrêter à ce qui se passe aujourd’hui, non? En mars et avril de l’an dernier, 3 millions de Canadiens ont perdu leur emploi en très peu de temps. Bon nombre de ces emplois se sont depuis rétablis. Mais il est important de mentionner que ces emplois n’ont pas nécessairement été comblés par les personnes qui avaient perdu leur emploi au départ, n’est-ce pas? Beaucoup de Canadiens éprouvent des difficultés aujourd’hui et, d’une façon ou d’une autre, auront toujours de la difficulté à comprendre ce qu’ils doivent faire pour trouver leur prochain emploi. Ou même, comment puis-je trouver mon premier emploi. De quels renseignements ai-je besoin pour prendre cette décision? Quelle décision devrais je prendre pour produire un résultat positif?

Vous savez, les personnes disposent d’un certain ensemble de renseignements et ont différents points de vue à propos de la formation qu’elles sont prêtes à suivre. Mais les employeurs disposent d’un différent ensemble de renseignements et, bien souvent, les décisions ne sont pas du tout fondées sur la même information. Donc, lorsque je pense à l’information sur le marché du travail, je crois qu’il est vraiment important de parler de la même chose. L’information doit être accessible aux 2 parties ou, à mon avis, également aux fournisseurs de services de formation. Je pense donc que c’est un enjeu fondamental dont il faut tenir compte pour que tous les Canadiens aient l’information nécessaire pour prendre ces décisions difficiles, qui sont de plus en plus complexes en période de pandémie.

Cela nous ramène directement au thème dont nous discutons aujourd’hui, à savoir les compétences. Vous savez, il est assez évident qu’au cours de la dernière décennie, l’accent est passé des qualifications et des titres de compétences aux compétences. C’était aussi évident pour moi, quand j’ai décidé de quitter l’école secondaire et que je pensais à ce que j’allais faire, qu’avoir un titre de compétences ou un diplôme quelconque était la clé qui ouvrait toutes les portes. Mais cela a évidemment changé depuis, n’est-ce pas? Les qualifications et les titres de compétences continuent d’être essentiels pour le perfectionnement de la main-d’œuvre et la réussite des Canadiens. Mais il est clair que les compétences sont maintenant le nouvel élément indispensable que doivent posséder tous les Canadiens. C’est donc un nouveau virage. Mais extrêmement important tout de même. Je crois que c’est là où il y a un écart dans l’information sur le marché du travail, et c’est probablement le plus important, à savoir un ensemble particulier de compétences et de qualifications que chacun possède. Mais quelles compétences dois-je perfectionner ou quelle formation en recyclage dois-je suivre pour tirer parti d’une nouvelle possibilité? Quelles compétences dois-je posséder pour saisir cette nouvelle occasion? Que pouvons-nous faire pour aider à combler cet écart?

David

C’est en fait un problème double, parce que premièrement, je ne sais même pas comment décrire mes compétences. Certes, je sais peut-être en quoi consistent certaines d’entre elles. Mais si quelqu’un me reçoit dans son bureau et me demande « Quelles sont vos compétences? » Je ne sais pas exactement comment répondre à cette question.

Passons maintenant à la question de savoir pourquoi l’information sur le marché du travail est si importante. Je crois qu’il y a un autre aspect à cette question, c’est à dire que l’information sur le marché du travail est omniprésente. Chaque mois, nous recevons, par exemple, le rapport de Statistique Canada sur les emplois, mais il y a évidemment beaucoup plus d’information sur le marché du travail qui est disponible. Steven, je me demande pourquoi ce sujet semble si bizarre et mystérieux pour la plupart des gens.

Steven

Oui, à vrai dire, il y a 2 choses qui me viennent à l’esprit. Vous savez, par le passé, quand on pensait à quitter l’école secondaire et à son avenir, on se laissait surtout guider par ses passions et ses intérêts. Je crois que, dans la plupart des cas, on ne tenait pas compte de l’information sur le marché du travail. Donc, l’essentiel consiste en partie à comprendre, je crois, le pouvoir de l’information sur le marché du travail et ce qu’elle peut faciliter. D’autre part, je crois qu’il était difficile de trouver une bonne information sur le marché du travail. C’était donc assez facile de ne pas en tenir compte lorsque venait le temps de prendre une décision. À mon avis, il faut mieux informer les gens, leur dire que l’information est un outil puissant quand vient le temps de prendre des décisions à propos du marché du travail et de leur carrière. Mais je crois que pour le faire, il faut aussi faire un meilleur travail pour fournir rapidement aux gens de l’information pertinente afin de les aider à prendre les meilleures décisions possible.

David

D’accord, parlons maintenant du contexte actuel. Qu’est-ce qui nous réussit? Quelles améliorations faut-il apporter?

Steven

Oui, je veux dire que ça commence par là, c’est à dire reconnaître qu’il y a eu une transition des titres de compétences et qualifications vers les compétences à titre d’élément indispensable. Je crois, vous savez, que l’organisme en soi, le Conseil des Compétences futures, témoigne en quelque sorte de ce virage, non? Un changement est survenu et il faut s’adapter. Je crois que nous allons dans le bon sens. À mon avis, le rapport fait de l’excellent travail en énonçant ce qu’il faut faire pour instaurer et promouvoir une culture axée sur l’apprentissage à l’échelle nationale, ce qui comprend l’information sur le marché du travail. Je crois donc que nous sommes sur la bonne voie. Encore une fois, le plus grand défi est celui posé par les compétences. Étant donné que c’est assez récent, il reste des éléments à préciser. Nous en sommes donc aux premières étapes du processus, où il faut, je dirais, améliorer les descriptions de travail dans l’optique des compétences et aussi la façon de décrire ses propres compétences.

David

Oui, je suis d’accord avec tout ça. J’aimerais soulever quelques autres points. Ce qui est également évident, c’est que dans le même emploi ou la même profession, les compétences exigées ne sont pas uniformes, même dans une même profession. Vous savez, différents types d’organismes peuvent avoir des exigences très différentes, que l’on pense à un superviseur dans un petit restaurant de quartier comparé à celui qui travaille dans une grande chaîne de restaurants. Donc, si vous voulez faire un choix de carrière, il s’agit de choses importantes à prendre en considération parce que, d’un point de vue personnel, vous pourriez souhaiter travailler dans un milieu plutôt que dans l’autre.

En deuxième lieu, il y a aussi les définitions et descriptions des professions qui sont habituellement utilisées, par exemple dans les rapports mensuels de Statistique Canada ou le recensement effectué tous les 5 ou 10 ans, et qui conviennent dans la plupart des cas. Mais il y a tellement d’innovation actuellement, que ce soit dans les emplois eux-mêmes ou leurs titres ou les descriptions de travail, que ces définitions et descriptions ne couvrent plus toute la gamme de ce qui existe. On n’a qu’à penser, par exemple, à des domaines émergents comme la cybersécurité ou la bio-informatique ou même les professions médicales, qui ne sont pas traités de façon granulaire. Il n’y a qu’une seule profession médicale recensée dans l’ensemble des données de Statistique Canada. Il y a donc beaucoup plus à faire en ce qui concerne la granularité, tant au niveau des professions que des compétences. La dernière chose, bien sûr, c’est qu’une grande partie de ces données sont publiées avec un certain retard. Leur fréquence laisse à désirer et puis elles ne reflètent pas assez le niveau local.

Steven

Vous avez tout à fait raison, je veux dire, certaines choses doivent être faites en marge. Mais j’estime que la question des compétences représente probablement le plus grand défi. Bien entendu, une fois que nous avons une certaine maîtrise de la situation, cela n’est d’aucune utilité si nous ne sommes pas en mesure de transmettre l’information aux gens d’une manière qui les aide à prendre des décisions éclairées, n’est-ce pas? Nous devons donc faire les 2. Il faut faire les 2.

David

Oui, eh bien, il y a une lumière au bout du tunnel pour ce qui est des défis liés à l’information sur le marché du travail. Essentiellement, pour donner une perspective très générale à ce sujet, il y a l’information traditionnelle sur le marché du travail qui provient en grande partie des enquêtes. Par exemple, lorsque nous recevons le rapport mensuel de Statistique Canada sur les emplois, il est fondé sur ce qu’on appelle l’enquête auprès des ménages. Donc, on interroge les membres des ménages pour savoir où ils travaillent, etc. Puis les données sont compilées et enfin présentées dans un rapport.

Mais il y a autre chose qui se passe et qui se dessine très rapidement. Nous en avons un nombre incalculable de manifestations. Ce phénomène suppose une approche très différente. Cela suppose de traiter de très grands ensembles de données qui ont déjà été établis pour d’autres raisons. Il faut examiner ces données parfois à l’aide de techniques analytiques et statistiques traditionnelles. À d’autres moments, il faut utiliser des techniques plus avancées comme l’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle, quel que soit le terme utilisé, qui permettent essentiellement d’arriver à des constatations et à des conclusions qui sont fondées sur de très grands ensembles de données. Certaines de ces données sont analysées en temps réel. Par exemple, les offres d’emploi que les employeurs affichent en ligne ou sur leur site Web ou ailleurs. Il y a un flux continu d’offres d’emploi qui se produit au fil du temps. Puis ces offres d’emploi changent, mais elles donnent au moins la perception qu’a l’employeur de la nature du poste et des compétences que doivent posséder les candidats pour des emplois particuliers. Vous pouvez ensuite additionner ces offres pour obtenir le nombre d’emplois qui sont recherchés, etc. Voilà donc les nouveaux horizons de l’information sur le marché du travail.

Ces 2 méthodes, qu’il s’agisse de l’information traditionnelle sur le marché du travail qui est fondée sur des enquêtes ou de celle qui est tirée de grands ensembles de données, ont toutes 2 leurs forces et leurs limites.

Steven

La raison pour laquelle l’information en temps réel est importante est que les choses évoluent si rapidement sur le marché du travail, plus particulièrement en ce qui concerne les compétences, n’est-ce pas? Nous avons donc vu, au cours de la dernière année, des perturbations majeures sur le marché du travail au Canada. À mon avis, elles n’ont fait qu’accélérer le virage vers les compétences requises dans l’ensemble des secteurs, des emplois et des régions. C’est pourquoi je crois que l’information en temps réel est importante parce qu’on peut obtenir les tout derniers renseignements sur les compétences recherchées. Nous avons besoin de cette information pour aider les gens à passer d’un bon emploi à un meilleur emploi ou du chômage à un nouvel emploi. Voilà pourquoi je crois que c’est important.

Vous savez, on souligne aussi le fait que ces nouveaux grands ensembles de données peuvent être exploités en utilisant de nouvelles techniques, ce qui offre une occasion extraordinaire de réfléchir à la façon de combler l’écart dans l’information sur les compétences sur le marché du travail. La question concerne en quelque sorte le « quoi » et le « comment ». Je crois que le rapport du Conseil des Compétences futures insiste à juste titre sur les compétences, et qu’il faut utiliser des techniques nouvelles et différentes parce que les sources et les approches actuelles ne font plus l’affaire. Ce n’est maintenant qu’une question de passer de la parole à l’acte.

David

D’accord, arrêtons-nous à cette question. Comment passer de la parole à l’acte? Eh bien, j’ai le plaisir d’annoncer que le Conseil de l’information sur le marché du travail franchit un grand pas dans cette direction grâce à un partenariat avec le Centre des Compétences futures, qui est une entité sœur du Conseil des Compétences futures.

Steven

Oui, je veux dire, la mise en place de ce partenariat entre le CIMT et le Centre des Compétences futures fait suite aux réflexions et aux recommandations formulées dans le rapport du Conseil des Compétences futures, selon lesquelles il faut améliorer l’information sur le marché du travail, en particulier en ce qui concerne les compétences. C’est vraiment la raison pour laquelle le partenariat a été créé.

Je crois que l’objectif, en général, semble être de rendre l’information sur le marché du travail plus facilement accessible. Cela signifie qu’il faut combler l’écart dans l’information disponible sur les compétences et veiller à ce qu’elle soit accessible aux Canadiens et à ceux qui les aident pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées.

En pratique, à partir de cela, nous pouvons appliquer certaines de ces nouvelles technologies pour déterminer les compétences et les autres exigences professionnelles liées à ces postes, et leurs différences possibles d’un secteur ou d’une région à l’autre. Il faut aussi réfléchir à de nouvelles façons d’analyser les compétences. Parce que, vous savez, l’approche actuelle est généralement fondée sur la fréquence. Pourtant, nous savons que le nombre de fois qu’une information figure dans une offre d’emploi n’en dénote pas nécessairement l’importance. Donc, à notre avis, cela veut dire s’assurer que toute l’information prédominante sur le marché du travail qui existe aujourd’hui – qu’il s’agisse des salaires ou des emplois – est en quelque sorte organisée d’une manière ciblée pour la personne concernée.

Je dirais que le plus grand défi que nous essayons de relever est de stocker toute cette information dans un référentiel infonuagique et de la rendre accessible, en particulier, à ceux que nous considérons comme les clients principaux, c’est-à-dire ceux qui aident les Canadiens à prendre ces décisions. Cela dit, si on construit un site Web extraordinaire, mais que personne au pays n’a accès à Internet, alors à quoi sert il? N’est ce pas? Donc, nous créons cette banque de données infonuagique relativement sophistiquée, à défaut d’un meilleur mot. Comment les gens y accéderont-ils? Ainsi, une grande partie des fonds du projet seront en quelque sorte affectés au système afin d’encourager la création d’outils et de plateformes numériques pour exploiter le référentiel de données afin de faciliter la prise de décisions. Voilà donc les 3 ou 4 principaux éléments que nous considérons.

David

Je tiens à te dire, Steven, parce que nous en parlons et nous avons eu tous 2 des conversations vraiment sérieuses à ce sujet. Je ne peux pas m’empêcher de dire à quel point c’est excitant. Je veux dire, même si nous avons en quelque sorte avancé lentement dans cette voie pour mettre quelque chose au point, pour parvenir au but, cela fait au moins 2 ans que nous en parlons. Quand nous nous rencontrons, nous discutons effectivement de cette question et nous la communiquons à quiconque y est intéressé à l’extérieur. Je ne peux m’empêcher de croire que nous avons vraiment progressé à propos de quelque chose qui est très important. Je vous remercie donc d’avoir eu cette discussion constructive avec moi et de m’avoir permis de participer à ce processus avec vous.

Steven

Je vous remercie d’avoir pris part à cette initiative. Vous avez raison. C’est vraiment excitant.

David

Eh bien, c’est terminé. Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps aujourd’hui.

Steven

Très bien. Merci, David.

Jamie

Parlons des Compétences futures est une production d’Emploi et Développement social Canada. Toutes les opinions exprimées dans ce balado sont celles des personnes concernées et ne reflètent pas nécessairement celles de leur employeur ou d’EDSC. Pour en savoir plus sur Compétences futures ou pour lire tout le rapport du Conseil, qui comprend une perspective plus en profondeur sur la priorité portant sur l’accès à une information sur le marché du travail, visitez la page Canada.ca/competences-futures.Assurez-vous de vous abonner à notre série de balados et de cliquer sur l’onglet de notification pour savoir quand le prochain sera diffusé. Merci d’avoir écouté ce balado de Parlons des Compétences futures.

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