Des scientifiques canadiens découvrent comment les forêts réduisent la pollution de l’air

Communiqué de presse

Le 14 juin 2017 – Ottawa (Ontario) – Environnement et Changement climatique Canada

Le gouvernement du Canada se fie à des données scientifiques solides pour obtenir les renseignements dont il a besoin afin de prendre des mesures visant à protéger l’air que nous respirons. Un air pur améliore la santé des Canadiens et accroît la prospérité économique en diminuant les coûts des soins de santé et les dommages à notre environnement naturel.

L’ozone présent dans la partie inférieure de l’atmosphère est un polluant climatique de courte durée de vie associé aux problèmes respiratoires, au smog, aux changements climatiques et aux dommages causés aux cultures agricoles. De plus, il est difficile pour les experts de prévoir la quantité d’ozone dans l’atmosphère. Les anciennes prévisions qui reposaient sur les modèles de la qualité de l’air et les modèles climatiques surestimaient souvent la quantité de ce dangereux polluant atmosphérique. Ce problème suggérait qu’il existait des processus atmosphériques qui nous échappaient et qui nous permettraient de comprendre comment se forme l’ozone dans la partie inférieure de l’atmosphère.

Selon une nouvelle étude récemment publiée dans la revue Nature Communications par des scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada, un chaînon manquant aurait été découvert au sujet de la formation d’ozone dans la basse atmosphère : nos forêts. Dans les écosystèmes forestiers, comme l’air est relativement stagnant et bénéficie de l’ombre des arbres, la chimie des polluants atmosphériques est modifiée, ce qui fait en sorte que la quantité d’ozone qui est formée est beaucoup moins grande que ce que l’on croyait auparavant. L’étude a montré qu’en l’absence de forêts, les niveaux d’ozone au niveau du sol seraient jusqu’à 50 % plus élevés.

Les scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada ont tiré cette conclusion après avoir effectué des mesures atmosphériques qui ont indiqué une baisse importante de la quantité d’ozone sous les couverts forestiers. Ils ont ensuite construit des modèles informatiques de pointe, qui ont montré que les bénéfices offerts par les forêts pour la qualité de l’air se manifestent bien au-delà des forêts elles-mêmes et contribuent à améliorer la qualité de l’air dans nos collectivités.

Cette découverte scientifique rappelle aux Canadiens l’importance de protéger nos parcs, nos boisés et même les petites forêts urbaines, car ces espaces verts aident à diminuer la quantité d’ozone, ce qui améliore la qualité de l’air et la santé des Canadiens.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette étude, les représentants des médias, les collègues scientifiques et les Canadiens intéressés sont invités à communiquer avec Paul Makar (paul.makar@canada.ca), chercheur principal de l’étude.


Citations

« Félicitations à nos scientifiques pour leur excellente étude qui nous aide à comprendre l’importance de maintenir des forêts en santé au Canada. Le gouvernement du Canada croit en l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, et il compte sur ses chercheurs pour fournir des renseignements objectifs qui éclaireront les décisions visant à protéger notre environnement. »

– Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique

Faits en bref

  • Le gouvernement du Canada est déterminé à réduire les polluants climatiques de courte durée de vie, y compris l’ozone, et à assurer la qualité de l’air des Canadiens.

  • Cette étude fait partie des efforts continus déployés par Environnement et Changement climatique Canada pour améliorer les modèles informatiques sur lesquels reposent nos prévisions quotidiennes de la Cote air santé destinées aux Canadiens.

  • Cette publication s’ajoute aux nombreux articles remarquables qui ont récemment été publiés par l’un de nos scientifiques. Des études portant sur la déclaration des émissions produites dans la région des sables bitumineux et la détection des sources de polluants atmosphériques sous-déclarés pour lesquelles des satellites de la NASA ont été mis à contribution ont notamment suscité l’intérêt des médias internationaux.

  • L’ozone au niveau du sol, le dioxyde d’azote et les particules fines sont les polluants atmosphériques les plus couramment utilisés pour produire les prévisions quotidiennes de la Cote air santé d’Environnement et Changement climatique Canada.

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Personnes-ressources

Marie-Pascale Des Rosiers
Attachée de presse
Cabinet de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique
613-462-5473
marie-pascale.desrosiers@canada.ca

Relations avec les médias
Environnement et Changement climatique Canada
819-938-3338 ou 1-844-836-7799 (sans frais)

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