Déclaration nationale du Canada à la COP23 : notes d’allocution pour Stéphane Dion, ambassadeur du Canada auprès de l’Allemagne
Discours
Bonn, Allemagne – Le 16 novembre 2017
Le discours prononcé fait foi. Le présent discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada.
Le Canada salue le fait que la présidence soit assumée par les Fidji.
Les petits États insulaires en développement ont une perspective unique des changements climatiques, car ils menacent carrément leur existence. La hausse du niveau des mers menacera beaucoup de pays et inondera des terres productives du point de vue économique.
Le Canada se doit de montrer une pleine solidarité envers les petits États insulaires, car le Canada est un pays qui a beaucoup de moyens d’action, un pays grand comme un continent qui compte le plus long littoral du monde, un des rares pays à être bordé par trois océans, et qui risque lui aussi d’être touché et entend faire sa part pour protéger les océans.
Que l’on constate ses effets dévastateurs sur la mer ou sur les terres, les changements climatiques sont l’une des plus grandes menaces pour tous les pays et, dans le cadre de cette COP, nous avons le devoir auprès des générations futures de prendre des mesures fermes pour lutter contre les changements climatiques.
Heureusement, nous avons un accord, l’Accord de Paris, sur lequel nos mesures collectives ambitieuses peuvent se fonder.
Le Canada agit à l’échelle nationale.
Nous imposons une tarification de la pollution par le carbone partout au pays. Nous investissons dans le transport en commun, la production d’énergie propre et les véhicules électriques. Nous renforçons nos codes du bâtiment. Et nous éliminerons la production d’électricité à partir du charbon d’ici 2030.
Je suis très heureux que le Canada et son partenaire le Royaume-Uni aient lancé aujourd’hui l’Alliance : Énergiser au-delà du charbon. Nous devons continuer de miser sur la dynamique en cours pour accélérer l’abandon du charbon.
J’aimerais également vous parler de deux autres priorités que le Canada tenait à concrétiser ici, à Bonn. Et je prendrai les dernières minutes qui me restent pour vous présenter ces deux priorités.
La première : le Plan d’action pour l’égalité des sexes.
Notre incroyable équipe de négociateurs, dans laquelle nous retrouvons un bon nombre de femmes, et j’en suis fier, travaille à mieux intégrer les considérations liées au genre dans la prise de décisions touchant les changements climatiques, grâce au Plan d’action pour l’égalité des sexes.
Le Canada est déterminé à accroître la participation des femmes dans la lutte contre les changements climatiques. Le Canada souhaite partager son expérience de la participation équitable des hommes et des femmes, dans un esprit d’apprentissage mutuel, avec les autres pays dans le monde.
Notre deuxième priorité était la Plateforme pour les collectivités locales et les peuples autochtones.
Nous ne pouvons ignorer cette dernière. Le Canada est fier de travailler en étroite collaboration avec les peuples autochtones canadiens et étrangers, notamment ici à la COP, afin de promouvoir la Plateforme pour les collectivités locales et les peuples autochtones. Nous sommes résolus à concrétiser cette plateforme, qui tiendra compte des connaissances traditionnelles et renforcera la participation des Autochtones dans la lutte contre les changements climatiques.
Pour conclure, les 12 prochains mois seront déterminants pour notre action contre les changements climatiques. Nous comptons sur le One Planet Summit de Paris, le California Summit de l’automne et, évidemment, la COP24 pour accélérer notre travail de collaboration.
Le Canada accueillera le G7 l’an prochain, et je suis heureux de confirmer que la lutte contre les changements climatiques et la stimulation de la croissance propre seront des priorités dans le cadre de notre présidence.
Le train est en marche… et rien ne peut l’arrêter. Aucun pays ne peut freiner sa course.
J’ai eu moi-même l’honneur de présider une Conférence des Parties, la COP11, à Montréal, en 2005. Je voudrais donc exprimer mon estime pour le président Bainimarama. Sa tâche est énorme : trouver un consensus qui rassemblera pas moins de 196 parties pour une action conjointe afin de contrer une menace qui les affecte toutes, et qui ne connaît pas de frontière.
À Montréal en 2005, nous y sommes arrivés, de façon dramatique le samedi matin, un scénario qui s’est répété lors de plusieurs COP depuis. Espérons que demain soir nous pourrons aussi conclure sur un note heureuse.
Je demande à toutes les délégations de donner leur plein appui au président Bainimarama pour une conclusion heureuse de cette COP. Parce que lui et toute son équipe le mérite pleinement, et nos amis fidjiens aussi. Et plus encore, parce que le monde n’en attend pas moins de nous.
Merci.