Déclaration publique conjointe—Commission canado-chilienne de coopération environnementale—Vingtième session du conseil

Le 14 octobre 2022 – Santiago (Chili)

Le Conseil de la Commission canado-chilienne de coopération environnementale s’est réuni en personne lors de sa 20e séance annuelle, le mercredi 12 octobre 2022, à Santiago, au Chili.

La 20e séance était présidée par le ministre canadien de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, et la ministre chilienne de l’Environnement, Maisa Rojas, et comportait entre autres participants l’ambassadeur du Canada au Chili, Michael Gort, l’ambassadeur du Chili au Canada, Raúl Fernández, les membres du Comité consultatif public mixte, des représentants du ministère de l’Environnement du Chili, d’Environnement et Changement climatique Canada, de l’ambassade du Canada au Chili, de l’ambassade du Chili au Canada et des ministères chiliens des Affaires étrangères, de l’Énergie, des Finances et du Bureau du procureur, ainsi que la sous-secrétaire au Tourisme.

Dans le cadre de la séance privée, le Canada et le Chili ont donné leurs points de vue sur les politiques et les priorités environnementales de chaque pays, fait le point sur la coopération passée et approuvé le programme de travail de 2022-2023. Par la suite, ils ont tenu la séance publique, dont le thème était « La tarification du carbone : un des outils stratégiques les plus efficaces et rentables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et stimuler l’innovation propre ». Cette séance, à laquelle ont participé des représentants du milieu universitaire, du secteur privé, de la société civile et du secteur public, a servi de tribune pour un dialogue et des discussions avec la société civile. Le thème de la séance publique a été choisi à la suite de l’annonce conjointe sur la tarification du carbone par le premier ministre Justin Trudeau et le président Gabriel Boric, en juin 2022. Lors de cette annonce, ces derniers ont reconnu la nécessité de prendre de toute urgence des mesures ambitieuses pour lutter contre les changements climatiques au cours de cette décennie, afin de faire face à cette menace mondiale qui a une incidence sur l’économie, l’environnement et les moyens de subsistance des populations. Les deux dirigeants ont également insisté sur le fait que des progrès doivent être réalisés dans l’adoption et l’élargissement des systèmes de tarification du carbone dans les Amériques et dans le monde entier.

Malgré la pandémie de COVID-19, le Canada et le Chili ont réussi à poursuivre la mise en œuvre de leur programme de travail conjoint au cours de la dernière année. Les deux pays ont été en mesure de s’adapter en collaborant et en se réunissant de façon virtuelle. La précédente séance du Conseil s’était tenue en avril 2021. Jusqu’à présent, des activités virtuelles ont été organisées sur différents thèmes, notamment les changements climatiques, le genre, l’écotourisme, l’électrification des transports, le financement de la lutte contre les changements climatiques et la gestion des déchets organiques. Il convient également de souligner que des représentants gouvernementaux de divers pays, dont la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Mexique, le Panama et le Pérou, et des représentants d’organisations importantes, comme le Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’Organisation des États américains et la Commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes, ont été des partenaires stratégiques durant cette période aux fins de la réalisation de certains éléments du programme de travail.

En juin 2022, la « Coalition des Amériques pour la protection de l’océan » a été mise sur pied. Cette Coalition, à laquelle ont adhéré le Canada, le Mexique, les États-Unis, le Panama, le Costa Rica, la Colombie, l’Équateur, le Pérou et le Chili, vise à créer un espace de collaboration et de coordination politique sur les aires marines protégées et les autres mesures de conservation efficaces par zone dans le Pacifique. La première tâche de la Coalition consistera en l’établissement d’un plan de travail par le Canada et le Chili qui devra être déposé en octobre 2022, après quoi elle devra organiser une réunion en personne au Chili en 2023. De plus, comme annoncé en juillet 2022, le Canada continuera de collaborer avec l’Alliance du Pacifique et fournira un financement supplémentaire de 4,5 millions de dollars sur quatre ans pour aider les pays de l’Alliance du Pacifique à renforcer leurs capacités nationales à harmoniser et à améliorer l’efficacité des systèmes de mesure, de déclaration et de vérification.

Cette année, le Chili et le Canada célèbrent le 25e anniversaire de l’Accord de coopération dans le domaine de l’environnement, qui a été signé en 1997, parallèlement à l’Accord de libre-échange Canada-Chili. Cet Accord offre un modèle de coopération environnementale fondé sur le principe d’une libéralisation des échanges commerciaux qui ne compromet pas la protection de l’environnement. Lors de la 20e séance du Conseil, le Chili et le Canada ont réitéré leur engagement envers l’Accord de coopération dans le domaine de l’environnement et adopté un programme de travail ciblé et exhaustif pour la prochaine année dans des domaines comme la tarification du carbone, la salubrité des mollusques, les aires marines protégées, la conservation de la biodiversité et l’évaluation des impacts environnementaux.


L’Accord de coopération dans le domaine de l’environnement entre le Canada et le Chili (ACECC) est entré en vigueur en juillet 1997 après la signature de l’Accord de libre-échange entre les deux pays. Il vise à promouvoir la coopération environnementale et le respect de la législation environnementale tant au Chili qu’au Canada. L’ACECC engage les parties à respecter les normes environnementales, à appliquer efficacement leurs mesures législatives environnementales, à mettre en place un processus transparent, équitable et responsable dans la préparation de ces mesures et de la politique environnementales, et à orchestrer des activités de coopération communes pour contribuer à garantir le respect de ces engagements. Outre le Conseil, la Commission canado-chilienne de coopération environnementale se compose d’un Comité consultatif public mixte (CCPM) et d’un Comité mixte d’examen des communications (CMEC). La Commission est soutenue par les secrétariats nationaux, qui sont intégrés aux ministères de l’Environnement de chaque partie.

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