Comparution devant le Comité permanent des finances (FINA) – 20 octobre 2025

Projet de loi C-4 (partie 3) - Modification de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre - Élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs de la législation canadienne

Aperçu

Cette mesure abrogerait de façon permanente le cadre de la redevance sur les combustibles de la partie 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre (LTPGES). La mesure permettrait de légiférer l’abrogation de la tarification du carbone pour les consommateurs après l’adoption d’un règlement visant mettant fin à la redevance sur les combustibles à compter du 1avril 2025.

Les modifications proposées entreraient en vigueur en quatre phases pour assurer un processus ordonné pour les payeurs de la redevance et l’Agence du revenu du Canada :

La mesure ne s’applique pas à la partie 2 de la LTPGES, laquelle met en œuvre un système de tarification fondé sur le rendement pour les grands émetteurs dans les provinces ou territoires désignées.

Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Pouvez-vous décrire les répercussions des modifications apportées par le projet de loi C 4 à la LTPGES?

Tarification de la pollution par le carbone

Aperçu

Depuis 2019, une tarification de la pollution par le carbone est appliquée partout au Canada grâce à une combinaison de systèmes de tarification fédéraux, provinciaux et territoriaux.

L'objectif de la tarification du carbone est d'inciter les investissements dans la réduction des émissions et la décarbonation dans l'ensemble de l'économie, là où ils sont plus rentables que la tarification du carbone. Cette incitation repose sur le coût de la pollution, ainsi que sur la possibilité d'obtenir des crédits négociables sur les marchés du carbone industriel. Les entreprises et autres acteurs économiques ont la possibilité d'économiser ou de gagner de l'argent en investissant dans les technologies ou en modifiant leurs comportements pour éviter le coût du carbone.

À cette époque, la plupart des systèmes de tarification étaient composés d'un prix du carbone à la consommation (p. ex., une redevance sur les combustibles) et d'un système de tarification industrielle (p. ex., le Règlement de l’Alberta sur l'innovation technologique et la réduction des émissions ou le Système fédéral de tarification fondé sur le rendement).

L'approche du Canada donne aux provinces et aux territoires la souplesse nécessaire pour mettre en œuvre leurs propres systèmes de tarification, sous réserve des normes nationales minimales en matière de rigueur (le « modèle »). Le système fédéral de tarification s'applique dans les juridictions qui ont soit choisi de l’adopter, ou qui n'avaient pas de système de tarification conforme au modèle.

En mars 2025, le gouvernement a annoncé qu'il recentrait la tarification du carbone sur un large éventail d'émissions de gaz à effet de serre provenant de l'industrie et a supprimé la redevance fédérale sur les combustibles à compter du 1er avril 2025.

Le gouvernement s'est engagé à consulter les provinces, les territoires et les intervenants sur les modifications à apporter aux normes nationales minimales de rigueur en matière de tarification de la pollution par le carbone, appelées critères du modèle fédéral. Ces modifications viseraient à garantir que les systèmes de tarification industrielle continuent de maximiser les réductions d'émissions et d'encourager la transition vers des technologies à faibles émissions de carbone, tout en protégeant l'industrie contre les effets sur la compétitivité et les fuites de carbone.

Le gouvernement entend également renforcer la rigueur et l'efficacité des systèmes de tarification du carbone industriel afin de garantir qu'ils incitent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant d'un large éventail de sources industrielles.

Le gouvernement du Canada propose des modifications législatives qui abrogeraient le cadre de la redevance sur les combustibles prévu à la partie 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre (LTPCGES). Ces modifications font suite au règlement pris en mars qui a déjà mis fin à l'application de la redevance fédérale sur les combustibles à compter du 1er avril 2025.

Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Qu'est-ce que la tarification du carbone et pourquoi est-elle importante?

Question 2. Quels sont les plans du gouvernement pour l'avenir de la tarification du carbone industriel?

Question 3. Qu'est-ce que le modèle fédéral et à quoi sert-il? Pourquoi ne pas laisser les provinces et les territoires décider eux-mêmes la tarification de la pollution par le carbone qui leur convient?

Question 4. Quelle est l'incidence de la tarification du carbone sur la concurrence et quelle en est l'incidence sur les industries canadiennes?

Question 5. Le gouvernement fédéral a-t-il envisagé de mettre en œuvre des ajustements à la frontière pour le carbone pour aider à éviter les fuites de carbone?

Question 6. Que fait le gouvernement du Canada avec les produits qu’il prélève de la tarification de la pollution par le carbone?

Question 7. Qu’est-ce que le Fonds issu des produits du STFR

Question 8. Quel est le montant du financement disponible dans le Fonds issu des produits du STFR et quel est le montant qui a déjà été retourné?

  Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Total
Produits prélevés en 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 (en millions) 540,0 $ 38,4 $ 313,3 $ 25,9 $ 917,5 $
Nombre d’ententes de financement 14 10 38 1 63
Valeur des ententes de financement (en millions) 540,1 $ 32,1 $ 223,4 $ 20,1 $ 815,7 $
Produits issus du STFR retournés (en millions) 137,9 $ 3,3 $ 69,3 $ 10,0 $ 220,5 $

Question 9. Comment le gouvernement du Canada remettra-t-il les produits aux provinces ou aux territoires qui se sont retirés du système fédéral de la tarification fondé sur le rendement et ont mis en place leur propre système de tarification de la pollution par le carbone pour les émetteurs industriels?

Question 10. Pouvez-vous fournir des exemples de projets financés par le Fonds issu des produits du STFR?

Question 11. Comment le gouvernement du Canada retournera-t-il les produits aux groupes ou gouvernements autochtones?

Question 12. Quel est l'impact de l’élimination de la redevance sur les carburants sur les niveaux d'émissions et sur d'autres réglementations?

Question 13. Quelle est la réponse du gouvernement aux récentes mesures prises par l'Alberta et la Saskatchewan pour geler ou supprimer leur prix du carbone?

Le Règlement sur les combustibles propres

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Le Règlement sur les combustibles propres (RCP) réduit la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre et a généré des milliards de dollars de nouveaux investissements dans la production de carburants propres au Canada.

Le RCP exige que les fournisseurs principaux d'essence et de diesel (c.-à-d. les producteurs et les importateurs) réduisent l'intensité carbone (IC) de l'essence et du diesel qu'ils produisent et importent au Canada de 15 % par rapport aux niveaux de 2016 d'ici 2030.

Les parties réglementées remplissent leurs obligations grâce à des crédits qu'elles créent elles-mêmes ou achètent sur le marché des créditsCes crédits peuvent être créés à partir d'un large éventail d'actions à toutes les étapes de la production et de l'utilisation du carburant, de l'extraction à la transformation, la distribution et l'utilisation finale, notamment :

Les crédits peuvent être créés par des parties réglementées et volontaires et échangés sur le marché des crédits. Les parties volontaires, comme les producteurs d'éthanol et de matières premières agricoles, ne sont soumises à aucune obligation réglementaire et ne font que bénéficier de la réglementation.

Le Règlement intègre également les exigences volumétriques minimales définies dans le Règlement fédéral sur les carburants renouvelables, exigeant une teneur minimale de 5 % en carburant à faible intensité de carbone dans l'essence et de 2 % dans le carburant diesel.

Le RCP devrait réduire la pollution par les gaz à effet de serre à l'échelle nationale jusqu'à 26 millions de tonnes d'ici 2030.

Le gouvernement apporte des modifications ciblées au RCP afin de soutenir l'approvisionnement national en biocarburants, tout en maintenant l'objectif principal du Règlement : la réduction des émissions et la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Que couvre le Règlement sur les combustibles propres?

Question 2. Est-ce que le Règlement sur les combustibles propres fait en double ce qui serait obtenu par la tarification de la pollution par le carbone?

Question 3. À quoi ressemble le succès du Règlement sur les combustibles propres?

Question 4. Quel est l’état du marché des unité de conformité? Y a-t-il assez des unité de conformité disponibles pour assurer la conformité au règlement?

Question 5. Quels sont quelques exemples de projets financés dans le cadre du Règlement sur les combustibles propres?

Question 6. Que signifie le prix de l’unité de conformité du Règlement sur les combustibles propres pour le prix de l'essence à la pompe?

Question 7. Quels sont les amendements récemment proposés au RCP?

Question 8. Les modifications apportées au RCP permettront-elles de résoudre les problèmes de compétitivité du secteur canadien des biocarburants?

Question 9. Les amendements au RCP vont-ils compromettre les réductions d'émissions attendues?

Question 10. Quel est l'impact de l'abrogation de la redevance sur les carburants sur le Règlement sur les combustibles propres?

Proposition de Réglementation sur le Plafonnement des Émissions de GES du Secteur Pétrolier et Gazier

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Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Le gouvernement va-t-il abandonner le plafonnement d’émissions de GES provenant du secteur pétrolier et gazier?

Question 2. Le plafonnement des émissions de GES n'est-il pas en réalité un plafonnement de la production de pétrole et de gaz?

Question 3. Aucun autre secteur n'est soumis à un plafond d'émissions. Pourquoi cibler spécifiquement le pétrole et le gaz?

Question 4. Pourquoi avez-vous besoin d'un système de plafonnement et d'échange alors que vous disposez déjà d'une tarification du carbone? N'est-ce pas simplement une double réglementation?

Question 5. Dans quelle mesure le plafonnement d’émissions de GES provenant du secteur pétrolier et gazier augmentera-t-il les coûts pour les consommateurs?

Question 6. Quels sont les principaux éléments de la proposition de règlement visant à plafonner les émissions?

Question 7. Quels sont les répercussions estimées?

Question 8. Qu’est-ce qu’un système de plafonnement et d’échange? Comment fonctionnerait-il?

Impact de la suppression de la taxe sur les carburants et des modifications apportées aux mesures climatiques – État d’avancement des objectifs climatiques

Messages clés

Réponse

Questions et réponses

Question 1. Quels progrès le Canada a-t-il réalisés dans la réduction des émissions de GES?

Question 2. L’Institut climatique du Canada a récemment indiqué que les réductions d’émissions semblent stagner; le Canada continue-t-il à réduire ses émissions?

Question 3. Réduisons-nous les émissions assez rapidement pour atteindre nos objectifs climatiques? Que faut-il de plus?

Question 4. Comment les émissions du Canada se comparent-elles à celles des autres pays du G7?

Cibles de vente de véhicules zéro émission et modifications au Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers

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Le gouvernement a annoncé le 5 septembre son intention d'apporter des ajustements réglementaires ciblés afin d'aider le secteur automobile à rester compétitif pendant une période de transition. Le secteur automobile est essentiel à l'économie canadienne, car il soutient l'emploi, le commerce, l'innovation et la transition verte. Afin d'aider le secteur à relever les défis immédiats posés par les mesures commerciales prises par les États-Unis tout en se préparant à un avenir sans émissions, le gouvernement du Canada supprimera la cible de 2026 de la norme sur la disponibilité des véhicules électriques (NDVÉ) et lancera un examen de 60 jours du Règlement dans son ensemble.

La NDVÉ exige actuellement que 20% des nouveaux véhicules légers vendus au Canada soient à zéro émission d’ici 2026, pour atteindre 60 % d'ici 2030 et 100 % d'ici 2035. La NDVÉ sera modifiée pour supprimer la cible pour les véhicules de l’année de modèle 2026 afin de contribuer à réduire la pression économique due aux droits de douane.

En même temps, le gouvernement lance un examen immédiat de la NDVÉ pour s'assurer qu'elle continue de refléter les réalités du marché, qu'elle reste efficace pour les Canadiens et qu'elle n'impose pas de fardeau excessif aux fabricants d'automobiles. L'examen portera sur les modifications potentielles des cibles annuelles de vente, y compris la cible de 2035, et explorera d'autres possibilités de flexibilité supplémentaires.

En plus des ajustements réglementaires, le gouvernement explorera également des options pour offrir aux Canadiens des véhicules électriques plus abordables.

Ces changements s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie plus large du gouvernement du Canada visant à soutenir les secteurs clés touchés par la dynamique du commerce mondial, tout en garantissant une économie propre et compétitive pour l'avenir.

Le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers établit des normes d'émissions de GES progressivement plus strictes pour les nouveaux véhicules légers, conformément aux normes nationales de l'EPA américaine. Les ventes de véhicules électriques légers continuent d'augmenter. Depuis l'introduction du Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers, le volume des véhicules électriques a atteint 13,4 % pour l'année de modèle 2023 et environ 15,3 % en 2024. Malgré une forte croissance continue des ventes mondiales, un ralentissement des ventes canadiennes s'est produit en 2025, notamment en raison de la suspension du programme de rabais aux consommateurs de Transports Canada. Le gouvernement a annoncé en décembre 2023 la norme sur la disponibilité des véhicules électriques, laquelle exige que toutes les ventes de nouveaux véhicules et camions légers soient à zéro émission d'ici 2035. Le règlement comprend des cibles provisoires de 20 % d'ici 2026 et de 60 % d'ici 2030, ainsi que des dispositions en matière de flexibilité.

Le 1 août 2025, les États-Unis ont publié une proposition visant à abroger le « 2009 Endangerment Finding », qui constitue un large spectre de réglementations sur les émissions de GES. Si l'EPA adopte cette proposition, toute la réglementation relative aux émissions de GES des véhicules routiers sera abrogée, ce qui représentera un recul d'au moins 15 ans. Des contestations judiciaires sont à prévoir, sans qu'il soit possible de déterminer certainement quand cette question sera résolue.

Messages clés

Si l’on insiste

Questions et réponses

Question 1. Pourquoi le gouvernement du Canada considère-t-il apporter des changements à la NDVÉ?

Question 2. Quel est le plan de déploiement de l'examen?

Question 3. Quelles sont les modifications potentielles envisagées?

Question 4. Quel effet aura l’examen de la norme sur les exigences provinciales de la Colombie-Britannique et du Québec?

Question 5. Quel est le rôle des normes d’émissions de gaz à effet de serre basées sur le rendement et comment fonctionnent-elles en tandem avec les exigences de la NDVÉ?

Question 6 : Quel est l’avis du secteur automobile sur l’examen de la NDVÉ et les modifications à venir?

Question 7. Avec l’élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs et maintenant l’examen du règlement sur les émissions des véhicules, le Canada recule-t-il dans sa lutte contre les changements climatiques?

Question 8. Le règlement oblige l'industrie automobile à changer et les consommateurs à le faire aussi. Les coûts sont-ils plus élevés que les avantages?

Question 9. Quelles sont les cibles de vente de véhicules électriques du gouvernement? Quelles sont les ventes actuelles?

Cibles de ventes de véhicules électriques par année de modèle
Année de modèle Cibles de vente (%)
2026 Footnote * 20
2027 23
2028 34
2029 43
2030 60
2031 74
2032 83
2033 94
2034 97
2035 et ultérieures 100

Question 10. Quel est l’effet d’exemption de la cible de vente de l’année de modèle 2026 sur l’ensemble des objectifs climatiques?

Question 11. Comment l'approche canadienne se compare-t-elle à celle de l'Europe?

Question 12. Les véhicules électriques sont encore très chers. Les Canadiens à faible revenu pourront-ils s’en permettre un?

Informations

Question 13. Dans quelle mesure l'abrogation proposée par l'administration Trump de la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules et des crédits d'impôt de l’Inflation Reduction Act pour les véhicules électriques aux États-Unis a-t-elle un effet sur le Canada? Sera-t-elle prise en compte lors de l'examen?

Question 14. Pourquoi la NDVÉ est-elle si importante pour les objectifs climatiques du Canada?

Règlement sur le méthane du pétrole et du gaz

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En décembre 2023, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a publié une ébauche du règlement amélioré sur le méthane qui accroît la portée et la rigueur de la réglementation canadienne actuelle sur le méthane dans le secteur pétrolier et gazier. Le règlement amélioré sur le méthane permettrait de réduire considérablement les émissions à court terme à un coût relativement faible et ne chevauche pas les systèmes de tarification du carbone du secteur industriel.

Le règlement amélioré sur le méthane élargirait la portée et la rigueur du règlement sur le méthane de 2018 et comprendrait une voie novatrice axée sur le rendement qui donnerait à l’industrie plus de souplesse dans la façon dont elle choisit de répondre aux exigences du règlement. Il positionne également favorablement le pétrole et le gaz canadiens sur les marchés asiatiques et européens, qui recherchent de plus en plus une faible intensité en méthane. Le gouvernement ne l’a pas encore annoncé publiquement.

L’objectif de 2025 du Canada pour le méthane dans le secteur pétrolier et gazier consiste à réduire les émissions de 40 % à 45 % sous le niveau de 2012. L’analyse publiée en 2021 a révélé que le Canada est sur la bonne voie pour atteindre ce niveau de réduction des émissions avec les accords d’équivalence en vigueur.

Messages clés

Règlements sur les émissions de méthane provenant des lieux d’enfouissement

Aperçu

Les déchets biodégradables, tels que les aliments, le bois et le papier, représentent plus de 60 % des déchets éliminés au Canada. Lorsqu’ils sont envoyés à des sites d’enfouissement, ces déchets se décomposent et produisent du gaz d’enfouissement, composé d’environ 50 % de méthane et 50 % de dioxyde de carbone.

Il est possible de réduire les émissions de méthane provenant des lieux d’enfouissement en détournant les déchets biodégradables vers le compostage, la digestion anaérobie ou le recyclage. Cependant, d’ici 2030, environ 40 % du méthane généré par les lieux d’enfouissement proviendra des déchets biodégradables qui auront été éliminés avant 2020.

Il est possible d’installer de l’équipement sur place pour capter le gaz d’enfouissement et réduire les émissions de méthane.

La Stratégie canadienne sur le méthane de 2022 comprend des mesures fédérales visant à réduire les émissions du secteur des déchets, notamment un nouveau règlement visant à accroître la récupération et la destruction du méthane provenant des grands lieux d’enfouissement.

Le règlement entrerait progressivement en vigueur, en fonction du taux de production de méthane de chaque lieu, afin de laisser suffisamment de temps pour la conception et l’installation des infrastructures nécessaires.

Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Quelles mesures ECCC a-t-il pris pour réduire les émissions de méthane provenant des lieux d’enfouissement au Canada?

Question 2. Quels coûts ces règlements imposent-ils aux municipalités et qu’avez-vous fait pour en réduire les impacts?

Réglementation sur l'électricité propre

Aperçu

En décembre 2024, le gouvernement du Canada a publié le document intitulé Propulser le Canada dans l’avenir : Une stratégie pour l’électricité propre, qui rassemble les mesures importantes prises par le gouvernement fédéral pour soutenir la mise en place d'un secteur de l'électricité propre, fiable et abordable.

Le Règlement sur l'électricité propre (REP), qui a été finalisé en décembre 2024, est un élément important de la stratégie. L'objectif du REP est de contribuer à protéger la santé et l'environnement des Canadiens contre la menace des changements climatiques en interdisant les émissions excessives de dioxyde de carbone provenant de la production d'électricité à partir de combustibles fossiles. La réalisation de carboneutralité dans le secteur de l'électricité contribuera également à décarboniser d'autres secteurs de l'économie, tels que les transports et les bâtiments, et aidera le Canada à respecter son engagement de parvenir à carboneutre de GES dans l'ensemble de l'économie d'ici 2050. À partir de 2035, le REP exigera que les unités de production d'électricité alimentées par des combustibles fossiles raccordées au réseau électrique atteignent des carboneutralité d'ici 2050. Ce calendrier visant à atteindre un réseau électrique carboneutre d'ici 2050 correspond aux objectifs fixés par de nombreuses provinces, notamment l'Alberta et la Saskatchewan.

Le règlement a été élaboré conformément aux pouvoirs bien établis en matière de réglementation de la pollution, y compris les émissions de gaz à effet de serre, en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999).

La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans tous les secteurs, y compris celui de l'électricité, est nécessaire pour lutter contre la menace que représente le changement climatique pour l'environnement et la santé humaine.

La demande en électricité devrait doubler au cours des 25 prochaines années en raison de l'augmentation de la demande liée à la croissance démographique et à de nouveaux facteurs tels que l'intelligence artificielle et les centres de données. Il est essentiel de veiller à ce que l'expansion prochaine du réseau soit propre afin de lutter contre le changement climatique.

Le REP est complété par un financement de plus de 60 milliards de dollars au cours des dix prochaines années afin d'aider le secteur de l'électricité à atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Cela comprend une série de crédits d'impôt à l'investissement, de prêts concessionnels et de programmes de financement.

Les investissements mondiaux dans les énergies propres ont atteint 2 100 milliards de dollars en 2024, soit près du double de ceux consacrés aux combustibles fossiles, le Canada se classant au 8e rang avec 35 milliards de dollars. Les emplois canadiens dans le secteur des énergies propres devraient augmenter de 7 % par an, passant de 509 000 en 2025 à 2,7 millions en 2050, année où le réseau électrique devrait atteindre la neutralité carbone.

Le gouvernement fédéral reconnaît que certaines provinces sont confrontées à des défis particuliers dans leur transition vers un réseau électrique carboneutre. Sur la base de nombreux commentaires, la version finale du règlement a été considérablement révisée par rapport au projet de règlement afin d'inclure une grande flexibilité permettant aux provinces et aux territoires de continuer à fournir une électricité fiable et abordable aux Canadiens, tout en maintenant l'objectif principal de réduire considérablement les émissions.

En outre, Environnement et Changement climatique Canada est disposé à négocier des accords d'équivalence qui suspendraient la réglementation fédérale dans les provinces qui ont mis en vigueur des lois provinciales permettant d'obtenir des résultats environnementaux équivalents (réductions des émissions).

Le 1er mai 2025, la province de l'Alberta a contesté la constitutionnalité du Règlement sur l'électricité propre devant la Cour d'appel de l'Alberta.

Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Le Règlement sur l'électricité propre est-il toujours nécessaire?

Lignes supplémentaires :

Question 2. Comment avons-nous répondu aux préoccupations exprimées par les provinces et d'autres parties intéressées au sujet du REP?

Lignes supplémentaires :

Question 3. Comment les provinces et les territoires ont-ils réagi à la REE?

Lignes supplémentaires :

Question 4. Quel sera l'impact du REP sur l'accessibilité financière pour les Canadiens? Certaines provinces seront-elles plus touchées que d'autres?

Lignes supplémentaires :

Question 5. Le REP aura-t-elle une incidence sur la fiabilité ou pourrait-elle entraîner des pannes ou des baisses de tension?

Question 6. Quand le REP parviendra-t-elle réellement à un système électrique carboneutre? Quelle quantité supplémentaire de gaz naturel ces flexibilités permettront-elles?

Question 7. Comment la tarification du carbone interagit-elle avec le REP?

Lignes supplémentaires :

Question 8. Le REP alourdit-il le fardeau réglementaire cumulé qui pèse sur l'industrie?

Question 9. L'ECCC défendra-t-il le REP contre la contestation judiciaire de l'Alberta?

Lignes supplémentaires :

Grands projets et Loi sur la construction Canada

Aperçu

Le gouvernement est déterminé à prendre des mesures pour faire du Canada une superpuissance énergétique et a donné la priorité à la construction d’une économie canadienne unique par la suppression des obstacles au commerce interprovincial et l’identification et l’accélération des projets permettant de bâtir la nation qui relieront et transformeront le pays.

Ces mesures comprennent la mise en place d’une procédure d’approbation « à guichet unique » par le nouveau Bureau des grands projets, le déplacement de l’attention dans l’évaluation des projets, passant de « pourquoi? » à « comment? », tout en maintenant la rigueur en matière de protection de l’environnement et de consultation et de participation des peuples autochtones, la prise de décisions définitives sur les projets dans un délai maximum de deux ans et la signature dans un délai de six mois d’ententes de collaboration avec les provinces intéressées par la mise en œuvre de l’objectif « un projet, une évaluation ».

Des travaux sont en cours pour améliorer l’efficacité à toutes les étapes du processus d’évaluation d’impact. Notamment :

Tirer parti des données et des renseignements fédéraux et provinciaux afin d’exiger moins de choses des promoteurs et tirer parti des évaluations et de la supervision provinciales pour la gestion des effets fédéraux.

Réunir les exigences d’obtention des permis pendant les évaluations, lorsque les promoteurs sont disposés à soumettre les détails du projet dès le début, ce qui exige une coordination entre les ministères fédéraux et une plus grande tolérance au risque de la part de tous les participants.

Normaliser les mesures d’atténuation pour les enjeux courants et axer le champ d’examen des évaluations fédérales sur les enjeux particuliers relevant de notre compétence qui influenceront les décisions.

Intégrer l’utilisation de l’IA tout au long du processus (par exemple, pour élaborer ces mesures normalisées, synthétiser les commentaires du public et raccourcir les rapports);

Réaliser des évaluations plus stratégiques et plus régionales afin de réduire davantage ce qui doit être étudié dans le contexte du projet – cette méthode a été utilisée avec succès dans le passé pour exempter des évaluations l’exploration pétrolière et gazière extracôtière et pourrait être étendue à l’énergie éolienne extracôtière;

Soutenir proactivement les promoteurs et les groupes autochtones dans la résolution des principaux problèmes plutôt que d’attendre de recevoir des solutions proposées.

Ces mesures s’appuient sur les travaux antérieurs visant à améliorer l’efficacité réglementaire des grands projets, notamment ceux du précédent groupe de travail ministériel sur l’efficacité réglementaire des projets de croissance propre et les mesures des budgets précédents, comme la fourniture de services de coordination de la délivrance de permis au cours de l’évaluation d’impact afin de clarifier les exigences en matière de délivrance de permis tôt dans le processus.

Le 10 septembre 2025, 11 personnes (y compris des personnes faisant partie de collectivités autonomes, signataires de traités modernes, des Premières Nations, des Inuits et des Métis) ont officiellement été nommées membres du Conseil consultatif autochtone du Bureau des grands projets. Le Conseil consultatif autochtone emploiera son expertise à conseiller le Bureau des grands projets et contribuera à veiller à ce que les perspectives et les priorités des peuples autochtones soient intégrées aux processus et aux projets.

Les premiers projets d’intérêt et d’importance nationaux sur lesquels le Bureau des grands projets se penchera ont été annoncés le 11 septembre 2025. Il s’agit notamment de la phase deux du projet LNG Canada à Kitimat (Colombie-Britannique), du projet de terminal à conteneurs de Contrecœur pour l’agrandissement du Port de Montréal, du nouveau projet nucléaire de Darlington à Clarington (Ontario), du projet de mine de cuivre de Foran à McIlvenna Bay (Saskatchewan) et de l’expansion de la mine Red Chris dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique. Le processus d’évaluation fédéral pertinent a déjà été mené pour les deux premiers projets, tandis qu’une évaluation fédérale au titre de la Loi sur l’évaluation d’impact ne sera pas requise pour les trois derniers.

Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Est-il possible de respecter un délai de deux ans?

Question 2. Pourriez-vous nous donner des détails sur la Ceinture de Feu?

Si l’on insiste sur les évaluations régionales et les évaluations de projets en cours dans le Cercle de feu :

Stratégie de compétitivité climatique

Messages clés

Questions et réponses

Question 1. Qu’est-ce que la Stratégie de compétitivité climatique? Quand pouvons-nous nous attendre à voir quelque chose?

Question 2. Que signifie la Stratégie de compétitivité climatique pour les plans climatiques précédents? Y a-t-il une intention de modifier la LCRMC pour l’aligner sur cette nouvelle stratégie?

Question 3. Que signifie cette stratégie pour les cibles de réduction des émissions du Canada?

Question 4. Le gouvernement a-t-il consulté les provinces, les territoires, les partenaires autochtones, les industries et les parties prenantes au sujet de la SCC?

Détails de la page

2026-02-18