Groupe d’experts sur les résultats de l’adaptation et de la résilience aux changements climatiques

Conseils stratégiques au gouvernement sur la façon de mesurer les progrès du Canada pour l’adaptation aux effets des changements climatiques.

À propos du groupe

Le Groupe d’experts sur les résultats de l’adaptation et de la résilience aux changements climatiques (ci-après le groupe d’experts) a été lancé en août 2017 pour contribuer à déterminer dans quelle mesure la résilience aux changements climatiques progresse au Canada.

En comprenant mieux les progrès réalisés, nous serons en mesure d’évaluer et d’améliorer constamment les mesures d’adaptation pour offrir de meilleurs résultats aux Canadiens.

Objectifs et principaux résultats du groupe d’experts

Le groupe d’experts a été invité à proposer une gamme d’indicateurs visant à mesurer les progrès des efforts d’adaptation et de résilience aux changements climatiques, qui pourront être utilisés pour :

  • évaluer les changements dans la résilience du Canada aux impacts des changements climatiques, y compris les changements en raison des mesures d’adaptation prises par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux; et
  • communiquer aux Canadiens les progrès et les résultats à l’échelle nationale des mesures d’adaptation.

Membres du groupe d’experts

Le groupe d’experts a été présidé par M. Blair Feltmate, chef du Centre Intact d’adaptation au climat de l’Université de Waterloo. Le groupe a été composé de membres du milieu universitaire, d’organisations et gouvernements autochtones, du secteur privé, d’organisations et gouvernements municipaux, et d’organisations non gouvernementales et de jeunesse.

Membres

Président

Blair Feltmate

Ph. D., Centre Intact d’adaptation au climat, Université de Waterloo

M. Feltmate est le chef du Centre Intact d’adaptation au climat de l’Université de Waterloo, et a plus de vingt ans d’expérience à diriger des programmes privés et gouvernementaux en matière de durabilité.

Organisations et gouvernements autochtones

Graeme Reed

Analyste principal en matière de politiques, Assemblée des Premières Nations

M Reed est l’analyste principal en matière de politiques de l’Assemblée des Premières Nations, où il milite pour l’inclusion des Premières Nations dans les discussions entourant les politiques fédérales, provinciales et territoriales en matière de changements climatiques et d’énergie.

Jennifer Parrott

Gestionnaire de recherche, Inuvialuit Regional Corporation

Mme Parrott travaille avec les collectivités et organisations inuites dans le Nord canadien, et a coproduit une série de systèmes de gestion de données qui favorisent l’échange de connaissances entre les Inuits et le milieu universitaire et le gouvernement.

Kathy L. Hodgson-Smith

Conseillère principale en politiques, Ralliement national des Métis

Mme Hodgson-Smith dirige les initiatives en matière de politiques environnementales à l’échelle nationale et internationale pour le Ralliement national des Métis, y compris le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques. Elle copréside aussi la table Métis-Canada sur la croissance propre et les changements climatiques, qui se penche notamment sur des mesures d’adaptation et d’atténuation.

Milieu universitaire

Deborah Harford

Directrice exécutive, Équipe d’adaptation au changement climatique, School of Public Policy, Université Simon Fraser

Mme Harford a cofondé l’Équipe d’adaptation au changement climatique en 2006 dans le but d’explorer les politiques possibles en matière d’adaptation durable dans une gamme de domaines vulnérables aux répercussions des changements climatiques, notamment l’eau, la nourriture, la santé, la biodiversité, l’énergie, les infrastructures et les mouvements de populations, et collabore avec une grande variété d’organisations et de personnes pour élaborer des ressources et mener des efforts de sensibilisation.

Louise Comeau

Ph. D., Associée de recherche et  instructeur, Foresterie et gestion de l’environnement, Université du Nouveau-Brunswick

Mme Comeau possède une vaste expérience en matière d’enjeux liés aux changements climatiques. L’approche axée sur les résultats qu’elle adopte dans le cadre de ses fonctions actuelles provient de sa compréhension de la nécessité de mener des recherches approfondies ainsi que de son expérience de collaboration avec des réseaux nationaux et internationaux.

Cory Searcy

Ph. D., ingénieur, professeur de génie industriel et de sciences appliquées et gestion de l’environnement, Université Ryerson

La recherche de M. Searcy se concentre sur les indicateurs de durabilité des entreprises, la production de rapports de durabilité et la gestion durable des chaînes d’approvisionnement. Ingénieur professionnel enregistré en Ontario, il est aussi rédacteur en matière de durabilité des entreprises pour le Journal of Business Ethics.

Bronwyn Hancock

Vice-présidente adjointe, recherche et développement, Collège du Yukon

Mme Hancock est responsable de la planification, du développement et de la mise en œuvre de la recherche au Collège du Yukon ainsi que de nouer des liens avec la communauté de la recherche pour soutenir la recherche sur le Nord.

Secteur privé

Craig Stewart

Vice-président, Affaires fédérales, Bureau d’assurance du Canada

M. Stewart dirige les efforts nationaux en matière de résilience aux catastrophes et de changements climatiques pour le Bureau d’assurance du Canada, l’association industrielle représentant l’industrie de l’assurance dommages au Canada.

Joanna Kyriazis

Directrice des politiques, Zizzo Strategy

Mme Kyriazis travaille avec différentes organisations pour cerner, gérer et faire connaître les risques et occasions liés aux changements climatiques dans un contexte de transition vers une économie résiliente et à faibles émissions de carbone. Elle a aussi conseillé des clients à propos des enjeux juridiques et de politiques liés au climat et à l’énergie.

David Lapp

Gestionnaire, Mondialisation et Développement durable, Ingénieurs Canada

M. Lapp est responsable d’un projet national à long terme visant à évaluer la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques canadiennes aux impacts des changements climatiques. Ce projet a mené à l’élaboration d’un outil d’évaluation des risques climatiques posés aux infrastructures qui est utilisé au Canada et à l’étranger.

Al Douglas

Directeur, Ontario Centre for Climate Impacts and Adaptation Resources

M. Douglas travaille sur les répercussions des changements climatiques et l’adaptation depuis 15 ans, et a collaboré avec des organisations partout en Ontario et au Canada pour élaborer des outils et ressources afin de faciliter la planification et la prise de décisions en matière d’adaptation.

Marchés financiers

Karen Lockridge

Responsable, Investissement responsable, Mercer

Mme Lockridge aide les investisseurs à intégrer les changements climatiques à leurs philosophies, politiques et portefeuilles de placement. Elle a été la présidente fondatrice de la Commission sur les changements climatiques et la viabilité de l’Institut canadien des actuaires.

Ian McPherson

Président-directeur général, Last Spike Capital

M. McPherson est un gestionnaire de placements agréé et un pionnier dans le monde de l’investissement durable, ayant lancé le Global Clean Energy Fund ainsi que le Water Infrastructure Fund en 2007, les premiers du genre au Canada.

Organisations et gouvernements municipaux

Twyla Kowalczyk

Ingénieure en ressources hydrauliques, Ville de Calgary

Mme Kowalczyk possède l'expérience dans la préparation et l’intervention aux situations d'urgence en cas de crues pour la Ville de Calgary, y compris la crue de 2013, et dirige  aujourd’hui la mise en œuvre concernant l'adaptation aux changements climatiques pour le service des eaux de la Ville de Calgary.

Sophie Pantin

Spécialiste de la vérification de projets, Fédération canadienne des municipalités

Mme Pantin a dirigé l’élaboration d’indicateurs de rendement pour le Programme Municipalités pour l’innovation climatique et est actuellement responsable de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’examen du système de mesure du rendement des projets et de production de rapports de la Fédération canadienne des municipalités.

Ewa Jackson

Directrice générale, Conseil international pour les initiatives écologiques communales – les gouvernements locaux pour le développement durable

Mme Jackson a travaillé avec des gouvernements municipaux pendant plus de 14 ans sur les enjeux du développement durable, de la participation du public et des changements climatiques, y compris sur de nombreux projets de surveillance et d’évaluation de l’adaptation et de la durabilité à l’échelle locale, nationale et internationale.

Organisations non gouvernementales

Deborah Martin-Downs

Agente administrative principale, Credit Valley Conservation Authority/Conservation Ontario

Mme Martin-Downs possède une vaste expérience en matière organisationnelle, opérationnelle et de leadership technique obtenue au cours de sa carrière dans l’industrie de l’environnement. Son organisation, qui est un des 36 offices de protection de la nature en Ontario, est responsable de la gestion du bassin hydrographique, de la gestion des dangers naturels et de la protection des systèmes naturels dans le bassin hydrographique de la rivière Credit.

Bob Purdy

Directeur, relations extérieures et expansion de l’entreprise, Conseil du bassin du Fraser

M. Purdy est un facilitateur de collaboration élargie d’expérience, qui a travaillé sur des enjeux comme l’adaptation aux changements climatiques dans l’industrie minière canadienne, la planification de mesures d’atténuation des inondations, l’établissement de relations entre autochtones et non autochtones et l’élaboration d’indicateurs de durabilité.

Sarah Sargent

Vice-présidente, Programme des Opérations canadiennes, Croix-Rouge canadienne

Mme Sargent a commencé sa carrière en développement international en 1994 et travaille avec la Croix-Rouge canadienne depuis 2012. Elle travaille à aider les programmes de lutte contre les changements climatiques et contre les menaces posées par les conditions météorologiques exceptionnelles, ainsi que ceux qui visent à déterminer des moyens de se préparer à ces menaces, de les atténuer ou de les restreindre.

Caroline Larrivée

Directrice par intérim de la programmation scientifique, Ouranos

Mme Larrivée travaille avec Ouranos, un consortium de recherche sur les changements climatiques, depuis 2006, et agit maintenant comme directrice par intérim de la programmation scientifique. Auparavant, elle a été planificatrice dans le secteur privé, pour des établissements d’enseignement et pour l’administration régionale Kativik, où elle a participé à des projets avec les communautés nordiques touchées par les changements climatiques.

Organisation jeunesse

Kyle Empringham

Cofondateur, The Starfish Canada

M. Empringham est cofondateur de la société sans but lucratif à charte fédérale The Starfish Canada, dont la mission est de souligner et de valoriser le travail fait par les jeunes du Canada. M. Empringham s’occupe d’un programme visant à honorer les 25 meilleurs défenseurs de l’environnement de moins de 25 ans dans le cadre duquel on a créé un réseau de jeunes artisans du changement qui se consacrent à la création d’un futur plus écologique et plus propre en matière de climat au Canada.

Sommaire

Mesure des progrès en matière d’adaptation et de résilience climatique : recommandations à l’intention du gouvernement du Canada 

Les répercussions des changements climatiques se font ressentir de façon importante dans l’ensemble du Canada. L’augmentation des températures moyennes et des précipitations observée au cours des soixante dernières années, notamment le réchauffement particulièrement rapide dans le Nord, est un signe que les changements climatiques influent déjà sur l’environnement et l’économie du Canada, ainsi que sur la sécurité, la santé physique, mentale, culturelle et spirituelle et le bien être des Canadiens. Comme ces répercussions devraient s’intensifier dans les décennies à venir, il est essentiel que les Canadiens agissent dès aujourd’hui pour s’adapter et renforcer leur résilience aux changements climatiques.

Pour aider à relever les défis associés aux changements climatiques au Canada, des mesures d’adaptation et de renforcement de la résilience climatique sont mises en œuvre partout au pays, par tous les ordres du gouvernement, ainsi que par des organismes non gouvernementaux, les peuples autochtones, le secteur privé, le milieu universitaire, des organisations professionnelles et des citoyens canadiens. Ces mesures sont indispensables pour assurer la capacité du Canada à prospérer dans de nouvelles conditions climatiques. Cependant, une gestion efficace des risques climatiques exige de la cohérence et un degré élevé de coordination entre les actions entreprises basées sur la compréhension des progrès globaux en matière d’adaptation et de résilience climatique accomplis au Canada, incluant les actions collectives et les investissements contribuant à renforcer les capacités d’adaptation. Une approche solide en matière d’évaluation des progrès est nécessaire pour accroître la compréhension, favoriser la prise de décisions éclairées et l’amélioration continue, et, finalement, renforcer la résilience climatique.

Le Groupe d’experts sur les résultats de l’adaptation et de la résilience aux changements climatiques a été mis sur pied par le gouvernement fédéral en août 2017 dans le but de conseiller le gouvernement du Canada sur la mesure des progrès globaux en matière d’adaptation et de résilience climatique. Il a été chargé de recommander un ensemble d’indicateurs visant à mesurer les progrès en matière d’adaptation et de résilience climatique au Canada. Les indicateurs recommandés devaient s’harmoniser avec les cinq principaux domaines d’action contenus dans le pilier sur l’adaptation et la résilience climatique du Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, le plan national de lutte contre les changements climatiques, de renforcement de la résilience et de croissance économique du Canada. C’est en vertu de ce cadre que le Groupe d’experts, à la suite d’un ambitieux processus de discussion et de délibération de huit mois, propose un ensemble de 54 indicateurs répartis dans les cinq chapitres suivants :

  • Protéger et améliorer la santé et le bien-être des humains, qui porte sur les principaux déterminants de la santé liés aux répercussions des changements climatiques, ainsi que sur les objectifs et les indicateurs qui pourraient être utilisés pour surveiller et évaluer les progrès réalisés en vue d’accroître la résilience des  individus, des collectivités et des professionnels de la santé face à un large éventail d’effets sur la santé associés aux changements climatiques;
  • Soutenir les régions particulièrement vulnérables, qui porte sur les régions nordiques, côtières et éloignées du Canada, ainsi que sur les objectifs et les indicateurs visant à mesurer la résilience de ces régions particulièrement vulnérables aux phénomènes à évolution lente associés aux changements climatiques (p. ex. le dégel du pergélisol, l’érosion côtière);
  • Réduire les dangers liés au climat et les risques de catastrophe, qui porte sur les objectifs et les indicateurs relatifs à l’atténuation des répercussions associées aux phénomènes météorologiques soudains (p. ex. inondations, feux de forêt et autres phénomènes), harmonisés avec les quatre dimensions de la sécurité civile : la prévention, la préparation, l’intervention et le rétablissement;
  • Soutenir la résilience climatique au sein des infrastructures, qui porte sur les objectifs et les indicateurs visant à mesurer la résilience des infrastructures traditionnelles, culturelles et naturelles du Canada, de ses infrastructures nouvelles et existantes, et de ses infrastructures critiques et non  alarmantes, ainsi que sur l’interdépendance entre ses systèmes d’infrastructure;
  • Traduire l’information scientifique et les connaissances autochtones en actions concrètes, qui porte sur les objectifs et les indicateurs en prenant en compte d’une manière conforme les systèmes de connaissances autochtones et des sciences pour élaborer conjointement de l’information sur les répercussions des changements climatiques, renforcer la capacité du Canada d’agir en fonction de cette information et encourager la prise de mesures d’adaptation.

Les indicateurs recommandés dans ces chapitres sont diversifiés et visent à déterminer et à mesurer les éléments clés qui refléteraient les progrès en matière d’adaptation et de résilience climatique au Canada. Bien que l’ensemble complet couvre suffisamment large, conformément à ce qu’exigent l’échelle, la portée et la complexité du défi que représentent les changements climatiques, le Groupe d’experts a cerné un sous ensemble de 19 indicateurs tirés du plus vaste ensemble qui pourrait servir de point de départ pour les discussions et les travaux futurs sur la mesure des progrès en matière d’adaptation et de résilience climatique, y compris la possibilité de mettre en œuvre un programme de mesure de l’adaptation et de la résilience climatique au Canada (voir le tableau 1).

En plus de donner des conseils sur les indicateurs proposés, le Groupe d’experts s’est penché sur la façon de déployer une approche durable pour surveiller l’avancement de la mise en œuvre. Le chapitre 7 du présent rapport décrit en détail une approche visant à mobiliser l’ensemble d’indicateurs proposé par le Groupe d’experts au moyen d’un cadre de surveillance et d’évaluation durable, solide et applicable à large échelle.

Dans ce contexte, le rapport met en lumière plusieurs éléments essentiels à la mise en œuvre d’un programme de surveillance et d’évaluation de l’adaptation et de la résilience climatique au Canada, dont :

  • l’importance de travailler avec les peuples autochtones et leurs systèmes de connaissances pour mesurer les progrès en matière d’adaptation et de résilience climatique, et pour répondre aux résultats des activités de surveillance de l’évaluation;
  • la nécessité d’une amélioration continue tant pour l’ensemble d’indicateurs que pour le programme de surveillance et d’évaluation, indispensable pour tenir compte de la rapide évolution  des sciences des changements climatiques ainsi que des renseignements et des résultats des efforts de suivi et d’évaluation.

S’appuyant sur les chapitres susmentionnés, le Groupe d’experts a également inclus un Appel à l’action. Ce dernier souligne l’importance vitale et le besoin urgent d’agir pour renforcer la résilience climatique au Canada, en complémentarité et en harmonie avec les mesures d’atténuation des effets des changements climatiques, et demande à tous les ordres du gouvernement de se fonder sur le processus prévu par le Groupe d’experts en travaillant en étroite collaboration avec les peuples autochtones, le secteur privé, les collectivités, les organismes non gouvernementaux, les associations professionnelles, le milieu universitaire et la société civile.

Tableau 1. Objectifs et sous-ensemble d’indicateurs du Groupe d’experts (pour la liste complète des indicateurs recommandés, consulter les chapitres 2 à 6 ou l’annexe II)
Chapitre Objectifs Sous-ensemble d’indicateurs
Protéger et améliorer la santé et le bien être des humains

Réduire la vulnérabilité en diminuant la sensibilité aux répercussions des changements climatiques par l’atténuation des conditions qui rendent les populations à risque élevé plus vulnérables aux effets des changements climatiques sur la santé.

Accroître la capacité des Canadiens à risque d’assurer une surveillance et d’intervenir afin de réduire leur vulnérabilité aux effets sur la santé d’un danger lié au climat.

Dans les cas où le danger climatique n’a pas pu être éliminé, garantir des réponses appropriées aux effets des changements climatiques sur la santé.

Pourcentage de Canadiens à faible revenu vivant dans des zones à risque de dangers climatiques (Indicateur no 2).

Nombre de campagnes de sensibilisation et d’éducation du public, adaptées à la culture,  qui visent à promouvoir la protection individuelle des effets sur la santé des changements climatiques (Indicateur no 4).

Nombre de professionnels de la santé qualifiés pour cerner et traiter les effets des changements climatiques sur la santé (p. ex. médecins, infirmiers, travailleurs sociaux, premiers répondants, pharmaciens, etc.) (Indicateur no 8).

Soutenir les régions particulièrement vulnérables

Améliorer la compréhension des phénomènes à évolution lente dans les régions nordiques, éloignées et côtières.

Réduire la sensibilité des régions nordiques, éloignées et côtières aux phénomènes à évolution lente.

Accroître la capacité d’adaptation des régions nordiques, éloignées et côtières en leur fournissant les ressources humaines, techniques et financières nécessaires pour leur permettre de déterminer elles-mêmes leurs interventions en cas de phénomènes à évolution lente.

Améliorer la collaboration régionale entre les gouvernements, les collectivités, les peuples autochtones, le secteur privé et d’autres intervenants pertinents (notamment par des ententes telles que le protocole d'entente et les ententes d’échange de données, qui facilitent l’accès aux données).

Pourcentage de collectivités dans des régions nordiques, éloignées et/ou côtières dotées de programmes communautaires spécialisés de surveillance environnementale (p. ex. érosion côtière, dégel du pergélisol, etc.) qui intègrent des observations climatiques et météorologiques (Indicateur no 10).

Nombre de membres clés de la communauté (p. ex. policiers, pompiers, techniciens des eaux, récolteurs) possédant une formation et de l’équipement de sécurité pour s’adapter à des conditions changeantes (Indicateur no 13).

Délais d’intervention maximaux dans les régions nordiques, éloignées et côtières liés aux programmes de recherche et sauvetage ainsi que d’autres interventions d’urgence (Indicateur no 14).

Pourcentage de personnes vivant dans les collectivités nordiques, éloignées et côtières dont l’accès à la terre, notamment en ce qui touche les aliments traditionnels et les modes de vie traditionnels, est touché par les événements à évolution lente (Indicateur no 15).

Réduire les dangers liés au climat et les risques de catastrophe

Prévenir et réduire l’exposition aux phénomènes dangereux exacerbés par les changements climatiques tout en reconnaissant les limites de l’environnement bâti existant.

Améliorer la préparation aux interventions d’urgence en réponse aux phénomènes dangereux exacerbés par les changements climatiques tout en mobilisant des représentants des populations vulnérables à risque élevé.

Améliorer l’efficacité et l’équité des interventions d’urgence en réponse aux futurs phénomènes climatiques dangereux.

Améliorer l’efficacité et la résilience pendant le rétablissement à la suite d’un phénomène climatique dangereux.

Pourcentage ou nombre de collectivités dotées de politiques, de règlements et d’autres outils réglementaires régissant le développement et le réaménagement selon le concept « reconstruire en mieux » dans les zones à risque de dangers climatiques, qui sont culturellement adaptés et qui intègrent les systèmes de connaissances autochtones, le cas échéant (Indicateur no 19).

Pourcentage ou nombre de systèmes d’alerte et d’intervention d’urgence culturellement adaptés et localement pertinents axés sur les populations vulnérables à risque élevé (Indicateur no 27).

Nombre de personnes directement touchées par une catastrophe climatique (Indicateur no 29).

Pourcentage des pertes financières totales recouvrées, rétablissant l’intégrité des citoyens  (Indicateur no 31).

Soutenir la résilience climatique au sein des infrastructures

Intégrer la résilience climatique dans les politiques, les règlements administratifs, les plans et d’autres mécanismes de planification qui orientent l’élaboration, concernent la sécurité, déterminent l’emplacement des infrastructures et tiennent compte des interdépendances.

Intégrer la résilience climatique dans les investissements dans les infrastructures.

Protéger et valoriser les biens naturels et culturels et mieux les intégrer à la conception, à la planification et aux décisions d’investissement afin d’améliorer la résilience des collectivités et des écosystèmes.

Maintenir ou améliorer les niveaux de services d’infrastructure tenant compte du climat changeant.

Nombre de codes et de normes examinés, mis à jour et élaborés pour l’ensemble des dangers liés au climat incluant les biens à risque, en prenant en considération les programmes de construction propres aux Autochtones (Indicateur no 33).

Pourcentage des dépenses publiques totales en infrastructures qui sont destinées au renforcement de la résilience face à des risques climatiques à priorité élevée cernés localement (tels qu’ils sont déterminés par des évaluations de la vulnérabilité aux changements climatiques des collectivités) (Indicateur no 37).

Pourcentage de collectivités (régionales, municipales, autochtones) dotées de plans de gestion des biens naturels et culturels (Indicateur no 40).

Nombre de propriétaires et d’exploitants d’infrastructures qui ont intégré la résilience climatique à leur planification, à leurs investissements en infrastructures, ainsi qu’à leur fonctionnement et à leur stratégie (Indicateur no 43).

Traduire l’information scientifique et les connaissances autochtones en actions concrètes

Investir dans les systèmes de connaissances autochtones et les systèmes d’information scientifique, et les utiliser respectueusement de manière égale ou conjointe pour la production de connaissances en matière d’adaptation.

Accroître la capacité de participation à l’adaptation en mobilisation des citoyens et des organismes canadiens.

Traduire en actions concrètes les connaissances sur l’adaptation aux changements climatiques et les intégrer aux plans et aux pratiques à de multiples niveaux et échelles.

Nombre de programmes communautaires de surveillance et d’adaptation climatiques qui intègrent des connaissances autochtones, locales et scientifiques (Indicateur no 44).

Montant des fonds fédéraux, territoriaux, provinciaux ou municipaux investis dans la création d’information sur le climat et de données environnementales qui sont à jour, accessibles, pertinentes, coproduites, localisées et distribuées équitablement, tant pour les régions que pour les secteurs, et qui peuvent être utilisées pour la planification du soutien et la prise de décisions (Indicateur no 45).

Nombre de programmes de formation ou de renforcement des capacités qui démontrent l’application des systèmes de connaissances autochtones et des systèmes d’information scientifique dans le contexte de l’adaptation aux changements climatiques (Indicateur no 48).

Mesure selon laquelle chaque province et chaque territoire s’est doté de plans d’adaptation intégrant des évaluations des risques climatiques, ces plans étant conçus pour être mis à jour tous les cinq ans (Indicateur no 50).

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