47e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Directives

Du 13 au 16 mars 2018 – Paris, France.

Contexte

Les principaux points décisionnels de la 47e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC-47) sont l’approbation du Fonds d’affectation spéciale et budget du GIEC, le mandat du Groupe de travail sur la synchronisation des cycles du GIEC, ainsi que le bilan mondial et la création d’une équipe spéciale sur l’égalité des sexes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Délégation Canadienne

  • Chef de la délégation : Laird Shutt, directeur général, Direction des sciences et technologie atmosphériques, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
  • Délégué : Tristan Landry, conseiller et chef de la Section politique, ambassade du Canada en France.

De plus, Gregory Flato (chercheur scientifique principal, ECCC) participera en sa qualité de membre du Bureau du GIEC.

Points Décisionnels

Point 2 : approbation du rapport préliminaire de la 46e session

La délégation canadienne peut donner son approbation au rapport préliminaire de la 46e session.

Point 3 : fonds d’affectation spéciale et budget du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Partie B : budgets pour les années 2018 et 2019

Le Canada participera aux réunions de l’équipe chargée des questions financières, afin de passer en revue le budget révisé de 2018 (en vue de son adoption), le budget proposé de 2019 (en vue de son adoption), le budget prévu de 2020 (à prendre en note), ainsi que le budget indicatif de 2021 (à prendre en note). Le Canada veillera à ce que les répercussions budgétaires des décisions prises tout au long de la séance plénière soient prises en considération avec exactitude. Lors des discussions sur les questions budgétaires, la délégation canadienne devra continuer de souligner l’importance pour le GIEC de travailler à l’intérieur de ses moyens, d’optimiser l’utilisation des ressources et d’accorder la priorité à ses produits essentiels.

Point 5 : programme de bourses d’études du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

  • Le Canada soutient la formation de partenariats avec des établissements d’enseignement ou des académies de sciences pour aider à désigner les bénéficiaires éventuels qui pourraient être coparrainés;
  • Pour renforcer l’administration du programme, le Canada souhaiterait que le GIEC améliore le processus d’examen plutôt que d’utiliser des ressources additionnelles;
  • Le Canada soutient aussi la création de réseaux de bénéficiaires de bourses d’études du GIEC, afin d’offrir un soutien par les pairs et d’assurer l’intégration au travail réalisé dans le cadre du processus d’évaluation du GIEC;
  • Le Canada est aussi prêt à prendre part à des discussions sur les autres façons d’utiliser les fonds des bourses d’études pour mieux atteindre les objectifs du GIEC en matière de perfectionnement de la capacité scientifique.

Point 9 : admission d’organisations observatrices

La délégation canadienne appuie la présence d’organisations observatrices aux séances plénières. Leur participation aux séances plénières améliore la transparence et élargit l’échange de renseignements entre le GIEC et d’autres intervenants. Le Canada soutient les nouvelles demandes de statut d’observateur du GIEC que le Secrétariat a reçues depuis la 46e session du GIEC.

Point 12 : harmonisation du travail du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat avec les besoins du bilan mondial dans le cadre de l’Accord de Paris

Le Canada remarque que, même si la CCNUCC est une destinataire clé des rapports du GIEC, il existe plusieurs autres publics (universitaires, secteur privé, autres ordres du gouvernement, ONG) qui se fient au GIEC pour obtenir des évaluations concernant la science climatique. Les discussions concernant les changements aux procédures et au calendrier du GIEC doivent donc tenir compte de ce public élargi.

C’est pourquoi le Canada souhaite que le mandat soit modifié comme suit : « Rédiger un rapport d’analyse complet, déterminer les options viables, et formuler des recommandations qui seront prises en considération par le Groupe d’experts pour harmoniser les travaux du GIEC, afin d’assurer la pertinence des produits du GIEC futurs en fonction des besoins du bilan mondial dans le cadre de la CCNUCC, reconnaissant que les produits du GIEC serviront à d’autres fins et seront utilisés par d’autres publics. »

Le Canada souligne l’importance d’établir des mécanismes efficaces pour assurer la prestation rapide et la réceptivité de la CCNUCC en ce qui concerne la question du bilan mondial. À cet égard, en ce qui concerne les réunions et la production de rapports, le Canada souhaite que les tâches suivantes soient ajoutées :

  1. « Mettre à jour les mécanismes de travail du groupe de travail selon les besoins, en fonction des recommandations du groupe d’experts, afin de veiller à ce que les besoins du bilan mondial de la CCNUCC continuent d’être satisfaits »;
  2. « Communiquer avec les homologues pertinents de la CCNUCC selon les besoins, afin de veiller à un processus simplifié de préparation, d’examen et d’approbation du rapport »;
  3. « Faire état à la CCNUCC des progrès réalisés. »

Point 13 : genre

Le Canada soutient la formation d’une équipe spéciale sur l’égalité des sexes afin de créer un cadre d’action pour améliorer l’équilibre entre les sexes au sein des structures du GIEC. Le Canada soutient la présentation d’un rapport sur les progrès réalisés par cette équipe lors de la 49e session du GIEC.

Le Canada incite le Secrétariat du GIEC à élargir la portée de l’équipe spéciale, afin de renforcer la parité hommes-femmes dans tous les aspects du processus du GIEC, puisque le fait d’aborder le déséquilibre entre les sexes est la première étape à franchir pour assurer l’équité entre les sexes. L’équipe spéciale devrait aussi songer à harmoniser son travail avec celui des autres organismes de l’ONU, afin de déterminer les pratiques exemplaires et les synergies, y compris le plan d’action sur le genre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Pour orienter le travail, le Canada souhaite qu’une équipe spéciale évalue les résultats et les discussions de l’activité visant à accroître l’équilibre entre les sexes au sein du GIEC qui a eu lieu avant la 46e session du GIEC, à Montréal, au Canada, le 5 septembre 2017.

Point 15 : participation des pays en développement aux activités du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Le Canada encourage fortement les pays en développement à prendre part aux activités du GIEC. C’est pourquoi le Canada soutient l’organisation de séances d’information préalables aux sessions plénières, lorsque c’est possible et en fonction de la disponibilité des ressources, afin de permettre une participation efficace des pays en développement aux activités du GIEC.

Objectifs et approche du Canada

Les principaux objectifs du Canada pour la GIEC-47 consistent à soutenir et à préserver l’intégrité scientifique du GIEC et à améliorer la pertinence du GIEC par rapport aux décisions prises sur les changements climatiques au Canada comme dans les forums internationaux, en particulier la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

La délégation canadienne recherchera des occasions de mettre en valeur les mesures prises par le Canada pour contrer les changements climatiques, y compris les activités locales et régionales, tout en relevant le rôle crucial que jouent les évaluations scientifiques du GIEC pour éclairer un processus décisionnel fondé sur les éléments probants.

Au cours de la GIEC-47, les principes suivants s’appliqueront à la participation de la délégation canadienne. La délégation canadienne :

  • interviendra afin d’orienter les discussions vers des résultats cadrant avec ses objectifs;
  • appuiera l’établissement d’un consensus et fera preuve de flexibilité dans la recherche de solutions visant à limiter la présence de résultats auxquels le Canada s’opposerait.

La délégation canadienne participera de façon constructive aux décisions et ne fera pas obstacle à un consensus dans l’éventualité où les parties appuieraient de façon générale des décisions qui ne cadrent pas avec les objectifs du Canada. Dans ces situations, la délégation canadienne consultera le chef de délégation et ECCC pour obtenir des directives supplémentaires.

Les membres de la délégation peuvent parler aux médias de leur travail et de leur champ d’expertise. Les demandes de renseignement des médias concernant la participation du Canada au GIEC ou dépassant le cadre de l’événement doivent être transmises au chef de la délégation ou à l’administration centrale.

La délégation canadienne produira un rapport sur les résultats de la réunion et communiquera immédiatement à ECCC toute question délicate abordée.

Rapport sur les résultats

Aperçu

Les principaux résultats de la 47e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC-47) sont la célébration du 30e anniversaire du GIEC, l’approbation du fonds d’affectation spéciale et du budget du GIEC, le mandat du groupe de travail sur l’harmonisation des cycles du GIEC avec le bilan mondial réalisé en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la formation d’une équipe de travail sur l’égalité des sexes.

Événement pour célébrer le 30e anniversaire du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Le 13 mars, le gouvernement de la France a organisé une célébration marquant le 30e anniversaire du GIEC (établi en 1988). Dans le cadre de cette célébration, trois ministres ont fait des présentations, notamment le ministre des Affaires étrangères qui a annoncé que la contribution annuelle de la France au GIEC passerait à un million d’euros. La célébration comprenait essentiellement des tables rondes portant sur les sujets suivants :

  • les décisions, les tensions, les échecs, les succès et le dialogue entre les secteurs scientifique et politique sur les questions environnementales de 1988 à 2018;
  • les rapports du GIEC et en quoi le message de celui-ci s’est raffiné au fil du temps;
  • les répercussions du GIEC sur la climatologie;
  • l’éducation et la recherche.

Fonds d’affectation spéciale et budget du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat / groupe de travail spéciale sur la stabilité financière

Le Groupe d’experts a discuté des résultats d’une enquête menée auprès des gouvernements membres sur les options de financement privilégiées pour relever les défis associés au budget du GIEC. Vingt-deux parties (sur 195, soit 11 %) ont participé à l’enquête. Les réponses du Canada concordaient avec l’opinion de la majorité, qui consiste à tenter d’augmenter les contributions volontaires des gouvernements membres du GIEC et des entités des Nations Unies ainsi que celles des institutions financières régionales et internationales.

Un questionnaire et une demande mis à jour seront envoyés au Secrétariat dans le but d’obtenir plus de réponses. Les résultats seront discutés lors d’une prochaine séance plénière (GIEC-48 ou 49).

Rapports d’étape et mises à jour

  • Rapport d’étape sur le Rapport spécial sur le réchauffement climatique de 1,5°C (RS15) :
    • au total, 25 000 commentaires de révision ont été soumis à l’ébauche de la deuxième ordonnance;
    • l’examen final par les gouvernements aura lieu du 4 juin au 29 juillet 2018. Veuillez consulter le calendrier du RS15.
  • Rapport du Groupe de travail spécial sur l’avenir du Groupe de travail sur le soutien des données et les scénarios pour l’analyse des répercussions et du climat :
    • le Groupe d’experts a examiné un rapport du Groupe de travail spécial sur l’avenir du Groupe de travail sur le soutien des données et les scénarios pour l’analyse des répercussions et du climat (TGICA);
    • le TGICA, établi en 1996, supervise le Centre de distribution des données (CDD) du GIEC;
    • le Groupe d’experts a décidé de donner un nouveau nom au groupe, soit le Task Group on Data Support for Climate Change Assessments (TG-Data) (groupe de travail sur le soutien des données pour l’évaluation des changements climatiques [GT-Données]). Ce groupe relèvera du Bureau et continuera de superviser le CDD à l’appui des activités d’évaluation du GIEC.
  • Rapport sur la sélection des auteurs et des réviseurs pour le sixième rapport d’évaluation (RE6) :
    • le Bureau du Groupe de travail a présenté une mise à jour sur la sélection des auteurs coordonnateurs principaux, des auteurs principaux et des réviseurs pour le RE6;
    • les auteurs sélectionnés sont maintenant invités à participer;
    • le Canada est bien représenté grâce à la participation de sept Canadiens au Groupe de travail I (deux femmes), de dix Canadiens au Groupe de travail II (huit femmes) et de cinq Canadiens au Groupe de travail III (deux femmes).
  • Réunion d’experts sur l’évaluation des renseignements climatiques à l’intention des régions
    • l’unité de soutien technique du Groupe de travail I a donné des renseignements au Groupe d’experts sur une réunion d’experts du GIEC à venir sur l’évaluation des renseignements climatiques à l’intention des régions;
    • la réunion se tiendra à Trieste, en Italie, du 16 au 18 mai 2018 et servira notamment à établir la portée de l’atlas climatique régional qui sera inclus dans le RE6 du Groupe de travail I.

Harmoniser les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat avec les impératifs liés au bilan mondial prévus dans l’accord de Paris

Les parties ont été invitées à examiner le mandat (le but, l’échéance, les membres) d’un groupe de travail sur ce point. Le mandat proposé a été adopté (voir ci-joint) de même qu’un nom pour le groupe :  Task Group on the organization of the future work of the IPCC in light of the global stocktake (groupe de travail sur l’organisation des futurs travaux du GIEC à la lumière du bilan mondial) .

De nombreuses parties ont demandé à ce que le GIEC procède lentement, qu’il attende une orientation claire de la part de la CCNUCC en ce qui concerne les impératifs et qu’il préserve son indépendance en prenant soin de ne pas changer les règles, les procédures et les processus du GIEC. Le Canada a indiqué que le GIEC a un public plus large et qu’il convient de ne pas l’oublier lors des discussions relatives à l’harmonisation avec le bilan mondial.

Égalités des sexes

Une proposition pour former une équipe de travail sur l’égalité des sexes ayant pour but d’élaborer un cadre d’action au sein du GIEC sera présentée aux fins d’examen lors du GIEC-49 (mai 2019).

Le Canada a fait part de son appui à la formation d’une équipe de travail sur l’égalité des sexes et a recommandé qu’on tienne compte des expériences et des pratiques exemplaires d’autres organismes. Le Canada a également demandé à ce que l’équipe de travail intègre les résultats obtenus lors de l’activité sur l’égalité des sexes tenue en conjonction avec le GIEC-46 à Montréal (septembre 2017).

Lieu et date des prochaines séances plénières

Le GIEC-48 aura lieu à Incheon, en Corée, du 1er au 5 octobre 2018.

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