Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : décembre 2019

Phénomènes importants de la région du golfe du Maine – de septembre à novembre 2019

Description longue

L’image montre la carte de la région du golfe du Maine et met en évidence les phénomènes météorologiques et climatiques importants qui se sont produits de septembre à novembre 2019.

Au début de septembre, la tempête post-tropicale Dorian a durement frappé les Maritimes.

À la mi-octobre, une tempête qui a rapidement gagné en force a atteint des records de pression et généré des vents destructeurs en Nouvelle-Angleterre.

Septembre

L’ouragan Dorian a touché la région du 6 au 8 septembre. La tempête a longé la côte de la Nouvelle‑Angleterre avant de devenir une tempête post-tropicale (avec des vents de force ouragan) à l’approche des Maritimes. Elle a touché terre près de Halifax, en Nouvelle-Écosse, avant de traverser l’Île-du-Prince-Édouard puis le golfe du Saint-Laurent. Dorian a eu des effets importants dans les Maritimes, avec de fortes pluies, des vents intenses et une onde de tempête. Voir les détails à la section « Impacts régionaux ».

Le 18 septembre, des températures basses pouvant atteindre jusqu’à -2,8 °C (27 °F) ont établi des records quotidiens et occasionné le premier gel à différents endroits au Nouveau-Brunswick et dans le Maine. Quelques jours après, les 22 et 23 septembre, des régions ont connu des records de températures maximales quotidiennes atteignant jusqu’à 32 °C (89 °F).

Octobre

Une tempête côtière, qui a gagné en force pour devenir la tempête tropicale Melissa, est demeurée stationnaire au large de la côte nord-est des États-Unis, avant de se déplacer au sud de la Nouvelle‑Écosse, du 9 au 13 octobre. La tempête a occasionné des vagues fortes (en anglais seulement), déversé jusqu’à 90 mm (3,50 po) de pluie et généré des rafales de vents destructeurs (en anglais seulement) qui ont atteint jusqu’à 97 km/h (60 mi/h), dans le secteur est du Massachusetts et le long de la côte Atlantique, en Nouvelle-Écosse.

Une tempête qui s’est rapidement intensifiée a traversé la région du 16 au 18 octobre. De nouveaux records de basse pression au niveau de la mer pour octobre ont été enregistrés à Boston (Massachusetts) (en anglais seulement) et à Portland (Maine). Des rafales jusqu’à 145 km/h (90 mi/h) ont fait tomber des arbres et des branches (en anglais seulement) qui ont bloqué des routes et endommagé des immeubles et des véhicules. L’alimentation électrique a été coupée, parfois durant plusieurs jours, chez plus de 200 000 abonnés au Massachusetts, plus de 180 000 (en anglais seulement) dans le Maine et plus de 60 000 dans les Maritimes. De nombreuses écoles ont été fermées. Les plus fortes précipitations de pluie – 100 mm (4 po) – ont été signalées en Nouvelle-Écosse, où des inondations localisées se sont produites par endroits.

Une autre importante tempête a touché la région du 31 octobre au 1er novembre. Des rafales pouvant atteindre 110 km/h (70 mi/h) ont fait tomber de nombreux arbres, ce qui a perturbé les transports et entraîné la fermeture d’écoles ainsi que des pannes de courant (en anglais seulement) pour plus de 245 000 abonnés de la région. Les plus fortes accumulations de pluie – jusqu’à 90 mm (3,50 po) – ont été enregistrées au Nouveau-Brunswick et dans le nord du Maine. Le 1er novembre, des températures élevées pouvant atteindre 23 °C (73 °F) ont établi des dizaines de records dans la région, notamment à Caribou (Maine) qui détient maintenant le record de la plus chaude journée de novembre jamais enregistrée.

Novembre

Plusieurs violentes tempêtes ont traversé la région en novembre.

Deux tempêtes – du 11 au 13 et du 24 au 25 novembre – ont occasionné des précipitations mixtes. Les plus fortes précipitations totales ont été des accumulations de neige de 25 à 45 cm (de 10 à 18 po) dans le nord du Nouveau-Brunswick et le Maine, jusqu’à 85 mm (3 po) de pluie dans les Maritimes et des accumulations de glace (en anglais seulement) pouvant atteindre 1 cm (0,5 po) dans le Maine.

Du 28 au 30 novembre, une tempête a laissé jusqu’à 30 cm (12 po) de neige sur le Maine et dans les Maritimes et jusqu’à 90 mm (3,50 po) de pluie en Nouvelle-Écosse, et produit des rafales atteignant jusqu’à 100 km/h (62 mi/h). En Nouvelle-Écosse, le dôme d’un centre sportif s’est effondré sous le poids de la neige et l’effet des forts vents. Des milliers d’abonnés ont été privés d’électricité et les transports ont été perturbés (en anglais seulement), notamment les déplacements aux États-Unis à l’occasion de l’Action de grâces (en anglais seulement).

Les chutes de neige de novembre ont été bien en deçà de la normale le long des côtes de la Nouvelle‑Écosse, mais supérieures ou largement supérieures à la normale dans une grande partie des Maritimes, le nord et l’ouest du Maine et le nord du New Hampshire.

Aperçu climatique régional – de septembre à novembre 2019

Précipitations : Écart par rapport à la normale pour l’automne

Précipitations automnales totales exprimées en pourcentage des normales de précipitations totales (accumulation de septembre à novembre 2019). Les normales de précipitations pour les États Unis sont basées sur les données de 1981 à 2010, alors que celles pour le Canada sont basées sur les données de 2002 à 2018.
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La carte illustre les précipitations totales exprimées en pourcentage des normales de précipitations pour les mois de septembre à novembre. Elle montre que les conditions étaient plus humides que la normale au Nouveau-Brunswick, dans le nord du Maine, dans des parties de la Nouvelle-Écosse le long de la baie de Fundy et de l’isthme de Chignecto et dans une grande partie de l’Île-du-Prince-Édouard. Les conditions étaient généralement plus sèches que la normale au Massachusetts, dans le sud du New Hampshire et à l’extrême sud du Maine. Ailleurs, les conditions s’approchaient généralement de la normale.

Les précipitations automnales (accumulation de septembre à novembre) ont varié de 50 à 150 % de la normale.

En septembre, les précipitations ont varié de moins de 25 % par rapport à la normale, dans le sud du Maine, le sud-est du New Hampshire et le nord-est du Massachusetts, à plus de 200 % par rapport à la normale dans l’est du Nouveau-Brunswick et l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. Ce dernier mois de septembre vient au troisième rang pour les conditions les plus sèches enregistrées pour la période à Portland (Maine), mais au cinquième rang pour les conditions les plus humides à certains endroits des Maritimes.

En octobre, les précipitations ont varié de 50 % par rapport à la normale, en Nouvelle-Écosse, à 200 % par rapport à la normale dans le sud du Maine et le sud-est du Massachusetts.

En novembre, les précipitations ont varié de 50 % par rapport à la normale dans le sud du Maine, le sud du New Hampshire et le nord-est du Massachusetts, à 200 % par rapport à la normale dans l’est de la Nouvelle-Écosse.

Graphique de la série chronologique des précipitations accumulées par rapport à la normale pendant l’automne (de septembre à novembre 2019) à Caribou (Maine). Les zones vertes indiquent un excédent, tandis que les zones brunes révèlent un déficit. Source : Climate Prediction Center (CPC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.
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Le graphique de la série chronologique montre les précipitations accumulées de septembre à novembre 2019 par rapport à la normale pour Caribou (Maine). Il montre que les précipitations accumulées ont avoisiné généralement la normale jusque vers la fin d’octobre. Par la suite, les précipitations accumulées totales étaient généralement supérieures à la normale, avec un excédent d’environ 50 mm à la fin de novembre.

Quantités observées : ligne épaisse. Normale des précipitations : ligne mince droite. Les zones ombrées en vert indiquent les endroits où les quantités observées ont été supérieures à la normale. Les zones ombrées en brun montrent les endroits où les quantités observées ont été inférieures à la normale.

L’échelle de gauche est en pouces, de 0 à 20 po. L’échelle de droite est en millimètres, de 0 à 500 mm.

Températures : Écarts par rapport à la normale pour l’automne

Écart des températures par rapport à la normale, moyennées pour l’automne (de septembre à novembre 2019). Les données sur les normales de température sont calculées en fonction des données de 1981 à 2010.
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La carte de l’écart des températures automnales par rapport à la normale, moyennées pour la période de septembre à novembre 2019, montre des températures en moyenne inférieures à la normale pour une grande partie du Maine (sauf les zones côtières) et l’ouest du Nouveau-Brunswick. Les températures enregistrées dans l’extrême nord du Maine et le nord-ouest du Nouveau-Brunswick ont atteint en moyenne jusqu’à deux degrés sous la normale. Dans le reste de la région, les températures ont été généralement près de la normale ou légèrement inférieures à la normale.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les anomalies positives (supérieures à la normale), jusqu’à + 5 °C et plus, sont représentées par des tons de rouge. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale) de -5 °C et moins. Le blanc indique des conditions près de la normale (de +0,5 à -0,5 °C).

Les températures automnales (moyenne établie pour septembre, octobre et novembre) ont varié de 2 °C (4 °F) sous la normale à près de la normale dans la plupart des régions, avec l’est du Massachusetts allant jusqu’à 1 °C (2 °F) par rapport à la normale.

En septembre, les températures ont été jusqu’à 3 °C (5 °F) sous la normale sur l’ensemble de la région. Ce mois de septembre s’est classé parmi les cinq mois de septembre les plus froids enregistrés dans certains secteurs des Maritimes, mais aussi le 10ieme mois de septembre le plus chaud pour Boston.

En octobre, les températures ont été jusqu’à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale dans la plupart des régions.

En novembre, les températures ont atteint jusqu’à 3 °C (5 °F) sous la normale. Le 17 novembre, on a enregistré à Caribou, pour la première fois aussi tôt à cette période, des températures inférieures à ‑18 °C (0 °F).

Températures à la surface de la mer : Écart par rapport à la normale pour l’automne

Écart des températures à la surface de la mer (TSM) par rapport à la normale, moyennées pour l’automne (de septembre à novembre 2019). Les normales de TSM sont basées sur les données de 1985 à 2014.
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La carte de l’écart des températures à la surface de la mer par rapport à la normale, moyennées pour la période de septembre à novembre 2019, montre que la température des eaux du golfe du Maine et des eaux côtières de la Nouvelle-Écosse a été supérieure à la normale, sauf dans les eaux côtières près de Cape Cod, où elle a été près ou en dessous de la normale.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les tons de rouge représentent les anomalies positives (supérieures à la normale), jusqu’à + 3 ° C. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -3 °C. Le blanc indique des conditions près de la normale (écarts de près de 0 °C).

À l’automne, on a de nouveau observé des anomalies de température élevée à la surface de la mer dans tout le golfe du Maine, qui ont commencé par de faibles anomalies de température élevée en septembre avant de devenir plus importantes en novembre. Sur le plan spatial, les anomalies de l’automne ont été les plus importantes, à environ 1,5 °C (3 °F) au-dessus de la moyenne (en anglais seulement), dans les bassins plus profonds du golfe du Maine et au large du sud de la Nouvelle-Écosse, et plus faibles dans les secteurs très proches du rivage.

Incidences régionales – de septembre à novembre 2019

Dorian

Les vents violents de Dorian ont fait tomber des arbres ainsi que des poteaux et des fils électriques. Photo montrant des dommages sur une rue d'Halifax. Image reproduite avec l’aimable autorisation de Andrew Vaughan / La Presse canadienne.
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La photo montre une rue de la ville d’Halifax bloquée par un lampadaire et des fils électriques jonchant le sol, un arbre tombé et des branches cassées. À l’avant-plan, deux personnes observent la scène, en compagnie d’un chien.

L’ouragan Dorian a effleuré la Nouvelle-Angleterre, produisant de fortes vagues, des vents de la force d’une tempête tropicale et jusqu’à 76 mm (3 po) de pluie. La tempête a touché terre en Nouvelle‑Écosse, occasionnant des impacts importants dans les trois provinces maritimes. Les secteurs les plus touchés – le sud-est du Nouveau-Brunswick, l’est de l’Île-du-Prince-Édouard et l’ouest de la Nouvelle-Écosse – ont reçu jusqu’à 160 mm (6,30 po) de pluie, l’accumulation la plus forte, 164 mm (6,46 po), ayant été enregistrée à Mahone Bay (Nouvelle-Écosse). À la plupart des endroits, les pluies les plus fortes sont tombées en moins de 12 heures, ce qui constitue des conditions de tempête survenant une fois tous les 100 ans, avec possibilité de récurrence pendant une année donnée de l’ordre de 1 %. Le taux de précipitations horaires a culminé à plus de 30 mm/h (1 po/h) à plusieurs stations. Les fortes pluies ont entraîné la fermeture de la plupart des secteurs de récolte de mollusques des Maritimes.

Ce sont surtout les forts vents qui accompagnaient Dorian qui ont eu le plus d’impact. Les plus fortes rafales, jusqu’à 145 km/h (90 mi/h), ont été enregistrées en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard et ont été les plus fortes ou parmi les cinq plus fortes rafales enregistrées à ces endroits pendant la saison chaude (de mai à octobre). Plusieurs endroits situés près de la trajectoire de la tempête ont connu deux pointes distinctes de vitesse des vents/rafales correspondant au passage du mur de l’œil de la tempête. Les forts vents générés par Dorian ont aussi occasionné un mélange en profondeur et un refroidissement rapide de 2 °C (4 °F) de l’eau de surface dans le milieu du golfe du Maine.

Dorian a fait monter le niveau des eaux le long de la côte Atlantique de la Nouvelle-Écosse et dans les secteurs longeant le détroit de Northumberland. Par exemple, à Halifax (Nouvelle-Écosse), le niveau d’eau a été mesuré à 2,9 m (9,5 pi) et à Escuminac (Nouveau-Brunswick), les eaux ont atteint un niveau record de 2,6 m (8,5 pi). À l’Île-du-Prince-Édouard, les hautes eaux ont érodé des dunes (en anglais seulement) dans des secteurs de la rive nord et ont rompu le mur de protection (en anglais seulement) du phare de West Point. Dans les eaux profondes au large de la Nouvelle-Écosse, des vagues ont atteint 15 m (49 pi).

Les inondations par endroit, les arbres tombés, les bris de lignes électriques ou de communication, les dommages à la structure des immeubles et des marinas ainsi que la perturbation des transports (routes, traversiers et aéroports) occasionnés par la tempête ont entraîné des dommages assurés d’une valeur de plus de 100 millions de dollars. Le gouvernement fédéral a déployé les Forces armées canadiennes afin de ramener la situation à la normale. Les pannes de courant ont touché plus de 400 000 abonnés (80 % des abonnés) en Nouvelle-Écosse et près de 65 000 abonnés (75 % de la clientèle) à l’Île-du-Prince-Édouard. Dorian a été la tempête la plus coûteuse de l’histoire de Nova Scotia Power (39 millions $) et de Maritime Electric (3,5 millions $) (en anglais seulement). Au Nouveau-Brunswick, plus de 80 000 abonnés ont été touchés par des pannes d’électricité. Le courant n’a pas été rétabli avant plus d’une semaine (en anglais seulement) pour de nombreux abonnés des trois provinces. À Halifax, une grue sur tour s’est effondrée sur un immeuble de grande hauteur en construction. Les travaux nécessaires pour retirer la grue ont été estimés à au moins 2 millions (en anglais seulement) de dollars. À la suite de la tempête, des écoles ont été fermées (en anglais seulement) durant quelques jours, dans certaines régions.

Des dommages aux cultures agricoles ont été signalés dans les trois provinces. Les vents violents apportés par Dorian ont abattu des pommiers et fait tomber des pommes au sol (en anglais seulement), arraché des bleuets (en anglais seulement) sur les plants, ravagé des champs de maïs (en anglais seulement) et défolié des plants de pommes de terre. La tempête a endommagé jusqu’à 80 % des arbres de la région de Cavendish du parc national du Canada de l’Île-du-Prince-Édouard, entraîné la fermeture de sentiers et de routes durant des semaines et forcé la fermeture saisonnière (en anglais seulement) hâtive du terrain de camping Cavendish. Dorian a aussi eu des répercussions sur la faune (en anglais seulement), en faisant dévier des oiseaux exotiques vers les Maritimes.

Saison des ouragans de l’Atlantique

Dorian s’approche de la Nouvelle-Écosse. Image reproduite avec l’aimable autorisation de la U.S. National Aeronautics and Space Administration (NASA) (en anglais seulement)/Naval Research Laboratory (NRL).
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La photo est une image satellitaire dans le visible montrant l’ouragan Dorian au sud de la Nouvelle Écosse, la partie blanche représentant la couverture nuageuse. La grande partie dégagée (foncée), au centre, est l’œil de l’ouragan.

Une activité tropicale supérieure à la normale a été observée dans l’océan Atlantique pour une quatrième année consécutive (en anglais seulement). La saison 2019 a produit 18 tempêtes nommées. Six sont devenues des ouragans, dont trois ouragans majeurs. Une saison moyenne produit 12 tempêtes nommées, dont six deviennent des ouragans. De ce nombre, trois sont des ouragans majeurs. Selon la NOAA, « l’activité supérieure à la normale est conséquente avec la période d’activité élevée que nous connaissons, occasionnée en large partie par l’oscillation multidécennale de l’Atlantique, qui est entrée dans une phase chaude en 1995. Les conditions qui ont favorisé la formation de tempêtes plus nombreuses, plus intenses et de plus longue durée, cette année, sont notamment la mousson d’Afrique occidentale, les eaux plus chaudes de l’Atlantique ainsi que le faible cisaillement vertical du vent dans le secteur ouest de l’Atlantique et le golfe du Mexique ». [Traduction libre]

Cette saison, six systèmes tropicaux ou post-tropicaux sont entrés dans la zone d’intervention du Centre canadien de prévision des ouragans : Chantal, Dorian, Erin, Gabrielle, Humberto et Melissa. Les systèmes Dorian, Erin et Melissa ont eu des répercussions sur la partie continentale de la région du golfe du Maine, alors que les autres sont demeurés au large.

Les changements climatiques dans le golfe du Maine

Entre 2004 et 2013, le golfe du Maine s’est réchauffé plus rapidement que 99 % (en anglais seulement) de l’ensemble des océans mondiaux. Le réchauffement océanique est associé au déclin de la population de crevettes de la Nouvelle-Angleterre (en anglais seulement) et à un changement dans les lieux d’alimentation (en anglais seulement) des baleines noires. Avec le réchauffement qui se poursuit (en anglais seulement), d’autres répercussions sont à prévoir. Il est prévu qu’au cours de la prochaine décennie, les débarquements de homards vont diminuer (en anglais seulement) dans le Maine dû aux eaux côtières de faible profondeur (en anglais seulement) devenant moins habitables. Une étude récente (en anglais seulement) indique que, bien que des parties de la baie de Fundy puissent devenir aussi moins favorables, les eaux extracôtières plus profondes du plateau néo-écossais devraient demeurer un habitat convenable pour le homard au cours des prochaines décennies.

Le symposium international du golfe du Maine 2050 (en anglais seulement) a eu lieu à Portland (Maine) au début de novembre. L’événement avait pour but d’examiner les répercussions des changements climatiques dans le golfe du Maine (en anglais seulement) au cours des 30 prochaines années, d’étudier les incidences de ces changements (en anglais seulement), d’examiner des idées et des actions favorisant la résilience et de former des partenariats en vue de concrétiser ces actions.

Aperçu régional - hiver 2019 à 2020

Températures et précipitations

Cartes montrant la probabilité de températures supérieures à la normale moyennées pour la période de décembre 2019 à février 2020. Carte de température du Climate Prediction Center (CPC) (ci-dessus, à gauche) produite le 21 novembre. Carte des températures d’ECCC (ci-dessus, à droite) produite le 30 novembre.
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La carte de l’aperçu des températures pour la période de décembre à février pour la Nouvelle Angleterre (à gauche) montre que toute la région affiche une probabilité de températures supérieures à la normale de l’ordre de 30 à 40 %.

La carte de l’aperçu des températures pour la période de décembre à février pour les Maritimes montre que des températures supérieures à la normale sont prévues pour toute la région, avec une probabilité de l’ordre de 50 à 60 % pour une grande partie de la région.

Pour la période de décembre à février, le Climate Prediction Center (CPC) (en anglais seulement) de la NOAA et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) prévoient des possibilités accrues de températures supérieures à la normale pour la Nouvelle-Angleterre et les Maritimes.

ECCC prévoit une probabilité accrue de précipitations sous la normale dans la moitié nord du Nouveau‑Brunswick pour la période de décembre à février. Des probabilités égales de précipitations inférieures à la normale ou qui approchent ou dépassent la normale ont été établies pour le reste de la région du golfe du Maine.

Les aperçus saisonniers combinent divers facteurs, comme des modèles dynamiques, les effets de tendances à long terme, la teneur en humidité du sol et ENSO.

El Niño/Oscillation australe (ENSO)

Prévisions probabilistes officielles de l’oscillation australe El Niño (ENSO) pour le début de décembre 2019, publiées par le Climate Prediction Center (CPC) des États-Unis et l’Institut international de recherche (IRI) pour le climat et la société. L’état ENSO est basé sur l’anomalie de la température à la surface de la mer NINO3.4. L’ENSO neutre est défini comme étant compris entre -0,5 °C et 0,5 °C.
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Le graphique de la série chronologique montre les probabilités de conditions El Niño, La Niña et de conditions neutres pour les 12 prochains mois. Les probabilités de prévision sont représentées par des barres verticales et les probabilités climatologiques, par des lignes. Les couleurs bleu, gris et rouge représentent les conditions La Niña, les conditions neutres et les conditions El Niño, respectivement. Chaque barre représente les probabilités pour trois mois. Deux mois se chevauchent pour chaque intervalle. Le premier intervalle de trois mois est novembre, décembre et janvier. Les mois de mars, avril et mai 2020 sont au milieu du graphique. Le dernier intervalle de trois mois est juillet, août et septembre 2020.

Le graphique des probabilités de prévision montre que des conditions neutres sont les plus probables pour toute la période. La probabilité est de près de 70 % pour les mois d’hiver et fléchit légèrement pour atteindre 50 % pour l’été.

La probabilité de prévision du phénomène El Niño demeure à environ 30 % pour toute la période. Cette probabilité est légèrement inférieure à la probabilité climatologique pour l’hiver, mais similaire à la probabilité climatologique pour l’été.

La probabilité de prévision du phénomène La Niña est très faible et s’accroît graduellement au cours de la période pour atteindre 20 % pour les mois d’été. La probabilité climatologique pour La Niña est d’environ 35 % dans les mois d’hiver et d’environ 25 % pour les mois du printemps et de l’été.

En novembre, des conditions El Niño/Oscillation australe (ENSO) neutres ont été observées dans la région équatoriale de l’océan Pacifique. Le Climate Prediction Center de la NOAA indique que ces conditions neutres devraient se poursuivre (en anglais seulement) et établit à 70 % et à 65 %, respectivement, les probabilités qu’elles se maintiennent au cours de l’hiver 2019-2020 et du printemps.

Personnes-ressources

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (en anglais seulement)
Northeast Regional Climate Center (en anglais seulement)
Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.edu

Partenaires du golfe du Maine

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Bulletins trimestriels des impacts liés au climat et aperçu saisonnier – en ligne sur le site Canada.ca et sur le site U.S. National Integrated Drought Information System – U.S. Drought Portal (en anglais seulement)

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