Bulletin trimestriel des répercussions climatiques et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : décembre 2020

Phénomènes importants dans la région du golfe du Maine — septembre à novembre 2020

Description longue 

L’image montre du texte mettant en évidence les phénomènes météorologiques et climatiques importants qui se sont produits de septembre à novembre 2020 dans le golfe du Maine.

La région a connu des chaleurs records au début de novembre.

La sécheresse a persisté pendant l’automne dans certains secteurs de la région.

Le texte se superpose à une carte de la région du golfe du Maine qui comprend : le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ainsi que le Maine, le New Hampshire et la moitié est du Massachusetts.

La sécheresse a persisté dans la région durant le mois de septembre, et de nombreuses répercussions ont été constatées. Les conditions se sont améliorées dans quelques secteurs en octobre et en novembre. Plusieurs systèmes tropicaux ont touché la région en automne, notamment l’ouragan Teddy les 22 et 23 septembre, l’ouragan Delta du 12 au 14 octobre, et la tempête tropicale Zeta, qui a occasionné de la neige sur la Nouvelle-Angleterre, le 30 octobre. Voir les détails à la section « Répercussions régionales ».

Septembre

Plusieurs gelées à la mi-septembre ont interrompu une saison de croissance déjà difficile. Caribou et Bangor (Maine) ont connu l’une de leurs 10 saisons de croissance les plus courtes.

Du 26 au 30 septembre, des températures maximales allant jusqu’à 30 °C (86 °F) et des températures minimales au-dessus de 16 °C (60 °F) ont permis l’établissement de douzaines de records de température dans la région. Caribou (Maine) a connu sa deuxième journée la plus tardive dans l’année avec une température maximale d’au moins 27 °C (80 °F).  

Les 29 et 30 septembre, une tempête a mis fin à la vague de chaleur et a déversé jusqu’à 76 mm (4 po) de pluie. Des rafales atteignant 116 km/h (72 mi/h), les plus fortes du Massachusetts, ont privé d’électricité plus de 165 000 ménages en Nouvelle-Angleterre et environ 49 000 ménages dans les Maritimes. Des arbres et des fils électriques tombés ont entraîné la fermeture de routes et d’écoles en Nouvelle-Angleterre.

Bangor (Maine) a connu son mois de septembre le plus sec jamais enregistré, tandis que Caribou (Maine) a connu son deuxième mois de septembre le plus sec, et Woodstock (Nouveau-Brunswick), son troisième mois de septembre le plus sec. Caribou a connu son deuxième plus petit nombre de jours avec des précipitations mesurables pour le mois de septembre.

Octobre

Le mois d’octobre a été marqué par de nombreuses tempêtes.

Le 7 octobre, un derecho avec des rafales allant jusqu’à 132 km/h (82 mi/h) a provoqué des dégâts considérables dans le Massachusetts et le sud du New Hampshire. De nombreux arbres ont été abattus en raison des vents forts, du stress de sécheresse et du fait qu’ils étaient en pleine feuillaison. Au Massachusetts, près de 240 000 clients ont été privés d’électricité, et il y a même eu une tornade de force EF-0. Le système a produit des rafales atteignant jusqu’à 102 km/h (63 mi/h) dans les Maritimes.

La première neige mesurable de la saison est tombée dans le nord du Maine et dans les Maritimes les 26 et 27 octobre. L’accumulation totale la plus élevée, 10 cm (4 po), a été enregistrée à Doyleville (Nouveau-Brunswick).

Caribou (Maine) a connu son troisième mois d’octobre le plus pluvieux jamais enregistré.

Novembre

La région a connu une chaleur inhabituelle du 6 au 12 novembre, avec des températures maximales allant jusqu’à 25 °C (77 °F). Plus de 30 sites des Maritimes ainsi que Portland et Caribou (Maine) ont enregistré leur jour de novembre le plus chaud de tous les temps. En fait, plusieurs jours durant cette période se sont classés parmi les 10 plus chauds de novembre. Par exemple, Caribou a eu sa journée de novembre la plus chaude ainsi que ses deuxième, cinquième et huitième journées de novembre les plus chaudes. Même les températures minimales d’environ 10 °C (50 °F) se sont classées parmi les 10 plus chaudes de novembre pour quelques sites.

Novembre a aussi été marqué par de nombreuses tempêtes.

Par exemple, une tempête les 1er et 2 novembre a occasionné jusqu’à 70 mm (3 po) de pluie, de la faible neige et des rafales jusqu’à 100 km/h (62 mi/h) dans les Maritimes, ce qui a mené à l’annulation des traversiers.

Du 30 novembre au 2 décembre, une tempête a déversé jusqu’à 208 mm (8 po) de pluie. La quantité totale de pluie la plus élevée a été enregistrée dans le sud du Nouveau-Brunswick où certaines maisons ont été inondées et une famille a été piégée. Des rafales atteignant 113 km/h (70 mi/h) ont fait tomber des arbres et des fils électriques, laissant plus de 100 000 ménages sans électricité dans le Maine.

Aperçu climatique régional — septembre à novembre 2020

Température : écart par rapport à la normale automnale

Carte des écarts de température par rapport à la normale, moyenne pour la période de septembre à novembre 2020. *Les normales de températures sont basées sur les données de 1981 à 2010.

Description longue 

La carte illustrant les écarts de température moyenne par rapport à la normale (moyenne de septembre à novembre 2020) indique que :

  • presque toutes les régions ont connu des températures supérieures à la normale de 0,5 à 2 °C;
  • les écarts de température moyenne par rapport à la normale les plus élevés, soit de 1 à 2 °C, ont été enregistrés à l’Île-du-Prince-Édouard, dans la moitié sud du Nouveau-Brunswick, certaines parties de la Nouvelle-Écosse et l’est du Massachusetts;
  • le nord-ouest du Nouveau-Brunswick et l’extrême nord du Maine ont enregistré des températures près de la normale.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les anomalies positives (supérieures à la normale) sont représentées par des tons de rouge, atteignant +5 °C et plus. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -5 °C et moins. Le blanc indique des conditions près de la normale (+0,5 °C à -0,5 °C).
 

L’automne (moyenne de septembre, d’octobre et de novembre) a été jusqu’à 2 °C (4 °F) plus chaud que la normale*. Cet automne comptait parmi les 10 plus chauds jamais enregistrés pour Caribou et Portland (Maine).

En général, les températures de septembre ont varié de près de la normale à 2 °C (4 °F) au-dessus de la normale, et les points les plus chauds se trouvaient en Nouvelle-Angleterre. Portland (Maine) a connu son septième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré.

Les températures d’octobre se sont situées dans une limite de 1 °C (2 °F) de la normale pour la plupart des secteurs, et certaines parties du Massachusetts et du New Hampshire étaient jusqu’à 2 °C (4 °F) plus chaudes que la normale.

Le mois denovembre a été jusqu’à 3 °C (5 °F) plus chaud que la normale. Ce mois de novembre a été le plus chaud jamais enregistré pour Greenwood et Lunenburg (N.-É.), et parmi les 10 plus chauds pour Caribou et Portland (Maine), et plusieurs sites des Maritimes.

Écart de la température moyenne quotidienne par rapport à la normale pendant l’autumne à Caribou (au ME). Les jours plus chauds que la normale sont ombragés en rouge et les jours plus froids que la normale sont ombragés en bleu.

Description longue 

Le graphique chronologique montre l’écart de la température quotidienne moyenne par rapport à la normale pendant l’automne (de septembre à novembre 2020) à Caribou, dans le Maine. Il indique :

  • des conditions très chaudes pendant la dernière semaine de septembre, la deuxième semaine de novembre et vers la fin novembre, avec des températures moyennes journalières pouvant atteindre de 9 à 17 °C de plus que la moyenne à long terme;
  • des températures variant au-dessus et au-dessous de la normale pendant le reste de la période, avec des variations au-dessus ou au-dessous de la normale pouvant aller jusqu’à environ 10 °C;

L’échelle verticale à droite en Celsius va de -8 °C à +17 °C (différence par rapport à la normale), les tons de bleu et rouge indiquant les jours avec des écarts négatifs et positifs, respectivement.

Voir le tableau pour plus de détails:

Écart quotidien de la température moyenne (° C) par rapport à la normale pour la date, septembre à novembre 2020, Caribou, Maine

 

jour de mois septembre octobre novembre
1 -0.6 4.8 -0.8
2 1.8 0.8 -1.4
3 5.3 0.2 -5.9
4 3.2 -2.4 -7.1
5 0.1 0.1 4.5
6 -1.1 3.1 10.0
7 0.7 5.5 8.6
8 5.6 -1.2 3.8
9 -0.3 -1.8 11.5
10 -1.2 5.8 16.4
11 -1.8 -3.7 14.2
12 -1.1 -3.2 8.3
13 1.9 -1.3 -0.4
14 -1.2 2.2 2.3
15 -3.8 3.6 -1.3
16 1.2 6.2 3.7
17 -2.5 -0.5 -0.8
18 -5.3 0.6 -3.6
19 -3.7 2.9 -5.1
20 -5.2 2.6 3.2
21 -4.1 0.0 3.8
22 -3.3 4.1 -2.1
23 4.4 4.1 3.4
24 2.4 2.8 -2.7
25 -1.0 -3.6 -4.4
26 4.5 -5.3 0.3
27 8.9 -3.2 6.7
28 10.8 -4.1 4.1
29 13.8 -1.7 5.2
30 7.6 -5.1 9.1
31   -5.2  

 

Précipitations : pourcentage de la normale automnale

Précipitations automnales totales exprimées en pourcentage des normales de précipitations totales (accumulation de septembre à novembre 2019). Les normales de précipitations des États-Unis sont basées sur les données de 1981 à 2010. Les normales de précipitations pour le Canada sont basées sur les données de 2002 à 2019.

Description longue 

La carte illustre les précipitations totales exprimées en pourcentage des normales de précipitations pour l’automne (valeurs totales pour les mois de septembre à novembre 2020.) Il indique :

  • des conditions beaucoup plus sèches que la normale sur la plupart des Maritimes, le sud du Maine, le New Hampshire et l’est du Massachusetts;
  • les zones les plus sèches, avec des précipitations aussi faibles que la moitié de la quantité moyenne, se trouvaient dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, le sud-ouest et le sud-est du Nouveau-Brunswick, l’est de l’Île-du-Prince-Édouard, le nord de la Nouvelle-Écosse continentale et l’île du Cap-Breton;
  • des précipitations supérieures à la normale ou près de celle-ci sur le nord-ouest du Nouveau-Brunswick et le nord du Maine.

Sur l’échelle de droite, les quantités supérieures à la normale (110 % de la normale et plus) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (90 % à 110 % de la normale), en blanc.
 

Les précipitations automnales (accumulées de septembre à novembre) ont varié de 50 % de la normale à près de la normale pour la majorité de la région.

Le mois de septembre a été sec pour la plupart des secteurs, et certaines parties du Maine et de l’ouest du Nouveau-Brunswick ont reçu moins de 25 % des précipitations normales.

En octobre, les parties sud des Maritimes étaient sèches, alors que les parties nord des Maritimes et de la Nouvelle-Angleterre étaient pluvieuses, avec des précipitations qui ont varié de 25 % à plus de 200 % de la normale.

Les précipitations de novembre ont varié de 25 % de la normale à près de la normale dans la plupart des secteurs, les points les plus secs se trouvant dans l’ouest du Maine et le nord du New Hampshire. Cependant, le nord du Maine a été plus pluvieux que la normale.

Températures à la surface de la mer : Écart par rapport à la normale automnale

Anomalies de la température de la surface de la mer (SST) au cours de l’automne. Les normales de la température à la surface de la mer sont basées sur les données de 1985 à 2014.

Description longue 

La carte de l’écart des températures à la surface de la mer par rapport à la normale, moyenné pour l’automne (de septembre à novembre 2020), montre que la température des eaux a été supérieure à la normale pour presque tous les secteurs maritimes du golfe du Maine, de la baie de Fundy et les eaux au sud de la Nouvelle-Écosse. Plus de détails sont fournis dans le texte principal.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les tons de rouge représentent les anomalies positives (supérieures à la normale), jusqu’à +3 °C. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -3 °C. Le blanc indique des conditions près de la normale (écarts de près de 0 °C).

Les températures à la surface de la mer sur l’ensemble du golfe du Maine ont été supérieures à la normale pendant l’automne. Les anomalies ont été les plus fortes (supérieures à 2,0 °C [4 °F]) sur les bassins plus profonds de l’ouest du golfe, supérieures à 1,0 °C (2 °F) dans la majeure partie du reste des régions, et les plus faibles sur les bassins plus profonds de l’est du golfe (autour de 0,5 °C [0,9 °F]). Les températures sur l’ensemble de la baie de Fundy et du plateau néo-écossais ont été environ 1,0 °C (2 °F) supérieures à la normale.

Répercussions régionales — septembre à novembre 2020

Conditions de sécheresse

En septembre, la sécheresse s’est intensifiée en Nouvelle-Angleterre. On note une sécheresse grave à extrême dans de nombreux secteurs, mais certaines localités des Maritimes ont connu une légère amélioration. De la mi-octobre à novembre, les conditions se sont améliorées dans certains secteurs.

30 novembre 2020, Rapport de surveillance de la sécheresse. (en anglais seulement) 

Description longue 

La carte du Programme de surveillance de la sécheresse en Amérique du Nord pour la fin de novembre indique :

  • une zone de sécheresse extrême (catégorie de sécheresse D3) sur le sud-est du New Hampshire;
  • une zone de sécheresse grave (catégorie de sécheresse D2) sur l’extrême sud-ouest du Maine;
  • une sécheresse modérée (catégorie de sécheresse D1) sur le sud-est du Nouveau-Brunswick, le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, certaines parties du nord de la Nouvelle-Écosse, toute l’Île-du-Prince-Édouard, la côte du Maine et une grande partie du reste du New Hampshire;
  • une sécheresse anormale (conditions anormalement sèches) (catégorie de sécheresse D0) dans les régions limitrophes à ceux subissant une sécheresse modérée;
  • aucune sécheresse ou de conditions anormalement sèches sur le nord du Maine, le nord-ouest du Nouveau-Brunswick ou le littoral est de la Nouvelle-Écosse.

Les lettres « SL » sur la carte au-dessus des Maritimes et du New Hampshire indiquent des répercussions à court terme (habituellement < 6 mois) (p. ex., agriculture, plaine) et à long terme (>6 mois) (p. ex., hydrologie, écologie).
Les catégories de cartes de Surveillance de la sécheresse sont :

  • DO (Sécheresse anormale), jaune
  • D1 (Sécheresse modérée), brun clair
  • D2 (Sécheresse grave), orange
  • D3 (Sécheresse extrême), rouge
  • D4 (Sécheresse exceptionnelle), rouge foncé

Agriculture : On s’attendait à ce que le rendement fourrager soit réduit de jusqu’à 75 % dans le Maine et le New Hampshire et de jusqu’à 50 % dans les Maritimes. Les agriculteurs ont acheté du foin pour nourrir le bétail, mais il y a eu des pénuries de foin et une augmentation des prix. Un agriculteur du New Hampshire a même dépensé environ 14 000 $ pour du foin. Le rendement des pommes de terre a diminué d’au moins 20 % dans le nord du Maine et l’Île-du-Prince-Édouard et de 50 % au Nouveau-Brunswick, ce qui représente des pertes de revenu pouvant atteindre jusqu’à 50 millions de dollars. Par ailleurs, les pommes étaient plus petites que d’habitude et les rendements ont diminué dans certaines parties de la Nouvelle-Angleterre. De plus, une ferme du Massachusetts a perdu environ le tiers de ses jeunes sapins de Noël. Le manque d’eau a posé des problèmes aux producteurs de canneberges, et ils ont connu quelques pertes au Massachusetts. Aussi, les rendements de bleuets sauvages ont diminué dans le Maine et les Maritimes en raison de la sécheresse et du gel. On s’attendait à ce que les rendements des cultures soient inférieurs de moitié à la normale dans le Maine. Au Nouveau-Brunswick, les champs qui produisent normalement 8000 livres par acre ont donné moins de 1000 livres par acre. Les pommes étaient plus petites que d’habitude et les rendements ont diminué dans certaines régions de la Nouvelle-Angleterre. Les agriculteurs de la Nouvelle-Angleterre ont vu leurs dépenses augmenter en raison de la sécheresse. Par exemple, les coûts d’irrigation et de main-d’œuvre ont dépassé 50 000 $ dans une ferme du Massachusetts et environ 30 000 $ dans une ferme du New Hampshire. Cependant, la saison a été bonne pour l’ail dans l’Île-du-Prince-Édouard.

Feux de forêt : la Nouvelle-Angleterre a connu un nombre inhabituellement élevé d’incendies, qui ont brûlé plus profondément et ont été plus longs à éteindre. En fait, le Massachusetts a connu plus de 1000 feux de forêt à la fin septembre, dont 52 feux durant une période de neuf jours, de la fin septembre au début octobre. Le réseau de tours d’incendie de l’État a été étendu en raison de l’augmentation du risque d’incendie. Le Maine a connu sa pire année en 35 ans pour les feux de forêt avec 1 150 feux de forêt au début de décembre. Dans le New Hampshire, une loi d’urgence interdisant les feux en plein air à proximité des bois publics a été en vigueur pendant un mois en raison de la sécheresse, et il était interdit de faire des feux dans plusieurs communautés ainsi que la forêt nationale des White Mountains. La sécheresse a également asséché ou réduit les approvisionnements en eau sur lesquels certains pompiers comptent pour lutter contre les incendies. En Nouvelle-Écosse, 176 feux ont brûlé 710 hectares, soit les pertes les plus élevées depuis 2016. Au Nouveau-Brunswick, 462 incendies ont eu lieu jusqu’à la fin novembre, et 1388 hectares ont été brûlés, ce qui est bien supérieur à la moyenne décennale de 236 incendies et 319 hectares.

Ressources en eau : La rivière Aroostook à Washburn et Masardis (Maine) a atteint un débit minimal record. Le niveau de la rivière dans les Maritimes a oscillé de près à légèrement en dessous des niveaux minimums historiques à de nombreux endroits pendant l’été et jusqu’au milieu de l’automne. Des restrictions d’eau étaient en place pour des centaines de localités du Massachusetts et du New Hampshire. Des puits secs ont été signalés dans l’ensemble de la Nouvelle-Angleterre, dont plus de 1 000 au New Hampshire, certains entrepreneurs en forage de puits ayant une liste d’attente de plus de 100 personnes, ou une attente de 6 à 12 semaines. Toutefois, une nappe phréatique plus basse que la normale a permis à la construction de progresser plus rapidement que prévu le long du front de mer à Bangor (Maine).

Niveau minimal record de l’écoulement fluvial le long de la rivière Aroostook à Washburn (Maine). Crédit photo : James Sinko.
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Photo du faible débit record le long de la rivière Aroostook à Washburn, au Maine. Elle montre 2 ponts traversant la rivière. De chaque côté, il y a de larges étendues de terre nue ou de fond de rivière exposé.

Saison des ouragans

C’était la cinquième année consécutive d’activité tropicale supérieure à la normale dans l’océan Atlantique. Il y a eu un nombre record de 30 tempêtes nommées, dont 13 sont devenues des ouragans(deuxième plus grand nombre d’ouragans enregistré), y compris six ouragans majeurs (deuxième plus grand nombre enregistré.). Une saison moyenne produit 12 tempêtes nommées dont six deviennent des ouragans, y compris trois ouragans majeurs. À la mi-septembre, on comptait cinq systèmes tropicaux dans l’Atlantique en même temps pour la deuxième fois seulement dans les annales. Le mois s’est terminé avec un record de 10 tempêtes nommées. En novembre, deux ouragans majeurs ont été enregistrés pour la première fois. Trois systèmes tropicaux ont touché la région pendant l’été, et trois autres ont touché la région durant l’automne.

Cinq systèmes tropicaux nommés dans l’Atlantique le 14 septembre 2020. Source : la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.
Description longue 

Photo satellite montrant 5 systèmes tropicaux nommés dans l’Atlantique le 14 septembre 2020. D’ouest en est : Sally (à l’ouest de la Floride), Paulette (à l’est du cap Hatteras), Rene, Teddy (plus au sud) et Vicky (sur l’est de l’Atlantique).

L’ouragan Teddy a produit un fort ressac, des inondations côtières mineures, et un risque d’incendie extrêmement élevé en raison des vents en Nouvelle-Angleterre à mesure qu’il se déplaçait vers le nord dans l’océan Atlantique le 22 septembre. Teddy est devenu une tempête post-tropicale avant de toucher terre près d’Ecum Secum (Nouvelle-Écosse) le 23 septembre. La tempête a occasionné de fortes pluies, des vents forts et un ressac pilonnant sur la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse. Les bouées extracôtières ont enregistré des hauteurs de vagues significatives jusqu’à 12 m (39 pi), avec des pointes de vague allant jusqu’à 25 m (82 pi), tandis que la bouée de Halifax a enregistré des hauteurs de vagues significatives jusqu’à 5 m (16 pi) avec une pointe de 7 m (23 pi). Les plus fortes chutes de pluie ont varié d’environ 80 à 125 mm (3 à 5 po). Des rafales allant jusqu’à 100 km/h (62 mi/h) ont été enregistrées en Nouvelle-Écosse, la rafale la plus forte, de 119 km/h (74 mi/h), ayant été enregistrée à Eskasoni. Les vents forts ont provoqué des pannes d’électricité dans l’ensemble des Maritimes. Les dommages aux cultures ont été généralement localisés, certains vergers de pommiers en Nouvelle-Écosse ayant perdu environ 10 % de leurs pommes.

Un système dépressionnaire associé aux restes de l’ouragan Delta a déversé jusqu’à 102 mm (4 po) de pluie dans la région, la quantité la plus importante étant tombée en Nouvelle-Angleterre, du 12 au 14 octobre. Caribou (Maine) a reçu son plus grand total de précipitations en deux jours depuis octobre 2017.

Le 30 octobre, les restes de la tempête tropicale Zeta ont occasionné jusqu’à 16,5 cm (6,5 po) de neige en Nouvelle-Angleterre. Les quantités les plus importantes se trouvaient dans l’est du Massachusetts, où des branches d’arbres et des fils électriques sont tombés en raison du poids de la neige. Boston (Massachusetts) a connu sont mois d’octobre le plus enneigé et sa journée d’octobre la plus enneigée jamais enregistrés. Lorsqu’on tient également compte de la chute de neige printanière tardive, Boston a enregistré son intervalle le plus court entre deux chutes de neige mesurables, soit 194 jours (du 18 avril au 30 octobre).

Aperçu régional — Hiver 2020-2021

Température et précipitations

Cartes de prévision de la probabilité d’une température supérieure à la normale pour la période de décembre 2020 à février 2021. Carte du U.S. Climate Prediction Center (CPC) (à gauche) produite le 19 novembre. Carte des températures d’ECCC (droite) produite le 30 novembre.
Description longue 

Cartes de la probabilité de températures supérieures à la normale pour l’hiver (moyenne de décembre 2020 à février 2021) pour la Nouvelle-Angleterre (à gauche) et les Maritimes (à droite).

Les prévisions pour la saison hivernale annoncent des conditions plus chaudes que la normale dans toutes les régions, avec un niveau de confiance élevé.

Pour les mois de décembre à février, le Climate Prediction Center (CPC) de la NOAA et Environnement et Changement climatique Canada favorisent tous deux une probabilité accrue de températures supérieures à la normale pour la région du golfe du Maine.

L’aperçu des précipitations d’ECCC favorise des précipitations supérieures à la normale pour les Maritimes de décembre à février. Il y a une probabilité accrue de précipitations supérieures à la normale pour le nord du New Hampshire de décembre à février, selon le CPC. On prévoit des probabilités égales de précipitations sous la normale, près de la normale et au-dessus de la normale pour le reste de la Nouvelle-Angleterre.

Sécheresse

Le Climate Prediction Center de la NOAA indique que la sécheresse devrait s’atténuer en Nouvelle-Angleterre entre le 17 décembre 2020 et le 31 mars 2021. Le sud-est du New Hampshire fait exception à la règle puisque la sécheresse devrait s’améliorer, mais quand même persister. Ces prévisions sont basées sur les conditions actuelles de La Niña, qui tend à déplacer la trajectoire de la tempête vers l’intérieur de la Nouvelle-Angleterre.

Carte des sécheresses du Climate Prediction Center (CPC) produite le 17 décembre.
Description longue 

Perspectives de sécheresse saisonnière pour la Nouvelle-Angleterre. Selon la carte, seulement le sud du New Hampshire et l’extrême sud du Maine pourraient possiblement être touchés par la sécheresse.
Dans ces régions, la carte indique deux possibilités :

  • La sécheresse est susceptible de disparaître.
  • La sécheresse se poursuit, mais s’atténue.

La Niña

Prévisions probabilistes officielles de l’oscillation australe El Niño (ENSO) au début décembre 2020, publiées par le Climate Prediction Center (CPC) des États-Unis et l’Institut international de recherche (IRI) pour le climat et la société.
Description longue 

Le graphique chronologique montre les probabilités de prévision d’El Niño, de La Niña et de conditions neutres au cours des 12 prochains mois, ainsi que les probabilités climatologiques, élaborées début décembre 2020.

Selon le graphique, la probabilité de conditions La Niña est très élevée pour l’hiver. Les conditions neutres deviennent plus probables en été.

Les barres verticales représentent les probabilités de prévision et les lignes indiquent les probabilités climatologiques. Les couleurs bleu, gris et rouge représentent respectivement les conditions La Niña, les conditions neutres et les conditions El Niño. Chaque barre représente les probabilités pour 3 mois. Deux mois se chevauchent pour chaque intervalle.

Le tableau ci-dessous indique les probabilités de prévisions des conditions El Niño, neutres et La Niña pour chaque intervalle de trois mois.

Prévisions probabilistes officielles d’El Niño-oscillation australe (ENSO) (en pourcentage (%))

Saison La Niña Neutre El Niño
NDJ 2020 100 0 0
DJF 2021 100 0 0
JFM 2021 95 5 0
FMA 2021 85 15 0
MAM 2021 68 32 0
AMJ 2021 48 50 2
MJJ 2021 34 59 7
JJA 2021 27 57 16
JAS 2021 28 51 21

Les probabilités climatologiques de La Nina, de conditions neutres et d’El Niño (lignes pleines) sont les suivantes :

  • La Niña : environ 35 % pour les mois d’hiver, 25 % pour les mois du printemps et 25 % pour les mois d’été;
  • Conditions neutres : environ 30 % pour les mois d’hiver, 55 % pour les mois du printemps et 50 % pour les mois d’été;
  • El Niño : environ 35 % pour les mois d’hiver, 20 % pour les mois du printemps et 25 %  pour les mois d’été.

En novembre, les conditions liées au phénomène La Niña ont persisté dans la région équatoriale de l’océan Pacifique. Le Climate Prediction Center de la NOAA indique qu’il y a 95 % de probabilité que les conditions de type La Niña persistent durant l’hiver et environ 50 % de probabilité que les conditions ENSO soient neutres au printemps 2021. Cette La Niña devrait être d’intensité modérée.

Personnes-ressources

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration(en anglais seulement)

Northeast Regional Climate Center(en anglais seulement)

Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.edu

Partenaires du golfe du Maine

Pour recevoir cette publication trimestrielle : Climate network. (en anglais seulement)

Bulletins trimestriels des impacts liés au climat et aperçu saisonnier – en ligne sur le site Canada.ca et sur le site drought.gov :

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