Bulletin des tendances et des variations climatiques — Printemps 2017

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Dans le présent bulletin, on résume les données climatiques récentes et on les présente dans un contexte historique. On examine d’abord la température moyenne à l’échelle nationale pour la saison, puis on souligne les données intéressantes sur les températures régionales. On fait de même pour les précipitations.

Températures nationales

Au printemps (mars-mai) 2017, la température moyenne nationale a été de 0,6 °C supérieure à la moyenne de référence (c.-à-d. la moyenne pour la période de référence 1961-1990), selon les données préliminaires; il s’agit du 27e printemps le plus chaud depuis le début des relevés de températures à l’échelle du pays en 1948. Le printemps le plus chaud a été observé en 2010, alors que la température moyenne nationale a dépassé de 4,0 °C la moyenne de référence. Le printemps a été le plus froid en 1974, alors que la température moyenne nationale était de 2,0 °C inférieure à la moyenne de référence. La carte des variations de température (ci-dessous) indique que les températures ont été supérieures à la moyenne de référence dans la majeure partie des Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Des températures inférieures à la normale ont été enregistrées surtout dans le nord de la Saskatchewan et du Manitoba, le sud-est du Québec, l’est du Labrador et le nord de Terre-Neuve.

Variations des températures par rapport à la moyenne de 1961-1990 – Printemps 2017

La carte des variations de température
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La carte des variations de température indique que les températures ont été supérieures à la moyenne de référence dans la majeure partie des Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Des températures inférieures à la normale ont été enregistrées surtout dans le nord de la Saskatchewan et du Manitoba, le sud-est du Québec, l’est du Labrador et le nord de Terre-Neuve.

Le graphique chronologique (ci-dessous) montre que, lorsqu’elles sont réparties sur l’ensemble du pays, les températures printanières ont fluctué d’une année à l’autre pendant la période 1948-2017. La tendance linéaire indique que les températures printanières moyennées à l’échelle du pays se sont élevées de 1,7 °C au cours des 70 dernières années.

Variations des températures nationales printanières et tendance à long terme, 1948-2017

Le graphique chronologique montre que les températures printanières ont fluctué d’une année à l’autre
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Le graphique chronologique montre que, lorsqu’elles sont réparties sur l’ensemble du pays, les températures printanières ont fluctué d’une année à l’autre pendant la période 1948-2017. La tendance linéaire indique que les températures printanières moyennées à l’échelle du pays se sont élevées de 1,7 °C au cours des 70 dernières années.

Températures régionales 

Lorsqu’on examine les températures à l’échelle régionale, aucune des 11 régions climatiques n’a connu de températures printanières moyennes en 2017 pouvant les ranger parmi les 10 printemps les plus chauds ou les 10 plus froids jamais enregistrés depuis 1948. Les tendances des températures printanières des 11 régions climatiques sont toutes positives pour la période de 70 ans. La tendance la plus marquée a été observée dans la région du Yukon et des montagnes du nord de la Colombie‑Britannique ainsi que dans la région du district du Mackenzie (+2,6 °C dans les deux régions), tandis que la tendance la plus faible (+0,7 °C) a été relevée dans la région du Canada atlantique. Il est possible d’obtenir un tableau qui présente les anomalies et les classements des températures régionales et nationales de 1948 à 2017 et un tableau qui résume les tendances et les extrêmes régionaux et nationaux en s’adressant à ec.btvc@canada.ca.

Carte des régions climatiques du Canada
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Carte des régions climatiques du Canada : Atlantique, Grands Lacs/Saint-Laurent, Forêt nord-est, Forêt nord-ouest, Prairies, Montagnes du sud de la C.-B., Pacifique, Montagnes du nord de la C.-B./Yukon, District du Mackenzie, Toundra arctique, Montagnes et fjords arctique.

Précipitations nationales

Au printemps 2017, les précipitations moyennes nationales ont été de 19,2 % supérieures à la moyenne de référence (c.-à-d. la moyenne pour la période de référence 1961-1990), selon les données préliminaires; il s’agit du 3e printemps le plus humide enregistré depuis le début des relevés à l’échelle du pays en 1948. Le printemps a été le plus humide en 2012 et en 1979 (au même rang, avec des précipitations de 20,4 % supérieures à la moyenne de référence), et le plus sec, en 1956 (précipitations de 27 % inférieures à la moyenne de référence). La carte des variations des précipitations pour le printemps 2017 (ci-dessous) montre que les conditions ont été notablement plus humides que la moyenne dans la majeure partie du sud de la Colombie‑Britannique, le centre de l’Alberta et de la Saskatchewan, le sud-ouest de l’Ontario, le sud du Québec ainsi que le nord et le sud du Nunavut. Le printemps 2017 a été nettement plus sec que la moyenne surtout dans le sud de la Saskatchewan, le sud du Manitoba, le Yukon, l’ouest des Territoires du Nord-Ouest et le nord du Québec.

Variations des précipitations par rapport à la moyenne de 1961 à 1990 — Printemps 2017

La carte des variations des précipitations
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La carte des variations des précipitations pour le printemps 2017 montre que les conditions ont été notablement plus humides que la moyenne dans la majeure partie du sud de la Colombie‑Britannique, le centre de l’Alberta et de la Saskatchewan, le sud-ouest de l’Ontario, le sud du Québec ainsi que le nord et le sud du Nunavut. Le printemps 2017 a été nettement plus sec que la moyenne surtout dans le sud de la Saskatchewan, le sud du Manitoba, le Yukon, l’ouest des Territoires du Nord-Ouest et le nord du Québec.

Il convient de noter que la « moyenne » des précipitations dans le nord du Canada est généralement bien inférieure à celle observée dans le sud du Canada; c’est pourquoi une variation en pourcentage dans le Nord représente beaucoup moins de précipitations que le même pourcentage dans le Sud. En conséquence, les classements des précipitations à l’échelle nationale sont souvent faussés par les variations nordiques et ne correspondent pas nécessairement au volume d’eau qui tombe sur le pays.

Le graphique ci-dessous des variations des précipitations, exprimées en pourcentage, montre que depuis le milieu des années 1970, lorsqu’on fait la moyenne à l’échelle du pays, les précipitations printanières sont généralement plus importantes que la moyenne de 1961 à 1990.

Variations des précipitations printanières nationales par rapport à une moyenne mobile sur neuf ans, 1948-2017

Le graphique des variations des précipitations
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Le graphique des variations des précipitations, exprimées en pourcentage, montre que depuis le milieu des années 1970, lorsqu’on fait la moyenne à l’échelle du pays, les précipitations printanières sont généralement plus importantes que la moyenne de 1961 à 1990.

Précipitations régionales

Les précipitations printanières de 2017 ont été classées parmi les 10 plus abondantes enregistrées depuis 1948 dans 7 des 11 régions climatiques : la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent (les plus abondantes, de 59,4 % supérieures à la moyenne); les montagnes du sud de la Colombie-Britannique (les plus abondantes, de 41,1 % supérieures à la moyenne); les montagnes et les fjords de l’Arctique (les plus abondantes, à 86,8 % au-dessus de la moyenne); la forêt du Nord-Ouest (les 7es plus abondantes, de 22,9 % supérieures à la moyenne); la toundra arctique (les 9es plus abondantes, de 26,1 % supérieures à la moyenne); la forêt du Nord-Est (les 10es plus abondantes, de 12,8 % supérieures à la moyenne); et la côte du Pacifique (les 10es plus abondantes, de 23,8 % supérieures à la moyenne). En 2017, aucune des 11 régions climatiques n’a connu de printemps se classant parmi les 10 plus secs enregistrés depuis 1948. Il est possible d’obtenir un tableau qui présente les anomalies et les classements des précipitations régionales et nationales de 1948 à 2017 et un tableau qui résume les tendances et les extrêmes régionaux et nationaux en s’adressant à ec.btvc@canada.ca.

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