Situation des populations d’oiseaux migrateurs considérés comme gibiers au Canada en 2014

Pour obtenir une copie de la version complète du rapport de 2014 sur la Situation des populations d'oiseaux migrateurs considérés comme gibier au Canada, veuillez contacter MBRegs.Reports@ec.gc.ca

- Sommaires -

Service canadien de la faune
Comité sur la sauvagine

Timbre sur la conservation des habitats fauniques du Canada, intitulé Teint lumineux cannelle
2014 Timbre sur la conservation des habitats fauniques du Canada
Le Timbre sur la conservation des habitats fauniques du Canada, intitulé Teint lumineux cannelle - Sarcelles cannelles
Oeuvre de la peintre animalière canadienne © Lori Boast de Winnipeg au Manitoba
Table des matières

Page couverture

Par l'intermédiaire d'un partenariat avec Environnement Canada, Habitat faunique Canada reçoit les recettes provenant de la vente du Timbre sur la conservation des habitats fauniques du Canada, lequel est acheté principalement par les chasseurs de sauvagine pour valider leur permis de chasse aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier. Le Timbre sur la conservation est aussi vendu aux collectionneurs de timbres et de lithographies, ainsi qu'à toutes les personnes qui désirent contribuer à la conservation des habitats. En 2013-2014, Habitat faunique Canada a octroyé 37 subventions totalisant environ 1,5 million de dollars. Cela a permis en retour de recueillir des fonds supplémentaires de 11,3 millions de dollars auprès de partenaires pour ces projets, et d'assurer ainsi la conservation, la restauration et l'amélioration de 96 000 acres d'habitat faunique dans l'ensemble du Canada.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur Habitat faunique Canada ou sur le programme Timbre et lithographie sur la conservation des habitats fauniques, veuillez communiquer avec Habitat faunique Canada au 613-722-2090 (dans la région d'Ottawa) ou sans frais au 1-800-669-7919, ou consulter le site : Habitat faunique Canada.

Contexte

Environnement Canada est responsable de la conservation des oiseaux migrateurs et de la gestion de la chasse durable aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier au Canada. Les règlements de chasse aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier sont révisés tous les deux ans par Environnement Canada, avec l'apport des provinces et des territoires ainsi que d'autres parties intéressées.

La situation des populations d'oiseaux migrateurs considérés comme gibier est évaluée sur une base annuelle de manière à assurer des règlements de chasse appropriés. Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada produit donc le rapport intitulé Situation des populations d'oiseaux migrateurs considérés comme gibier au Canada. Ce rapport contient de l'information sur les populations et autres données de nature biologique sur les oiseaux migrateurs considérés comme gibier. Le Service canadien de la faune soutient divers inventaires visant à suivre l'état des populations d'oiseaux migrateurs considérés comme gibier dans leurs aires de reproduction, d'hivernage, de repos et de mue. Les programmes de suivi incluent les inventaires des populations nicheuses de sauvagine permettant d'estimer la taille des populations et leur productivité, et les enquêtes sur les prises permettant d'estimer les taux des prises et d'évaluer l'impact des règlements de chasse sur les populations. Les données issues de ces programmes de suivi sont utilisées dans ce rapport de manière à évaluer la situation des oiseaux migrateurs au Canada et constituent une base scientifique pour la gestion de la sauvagine et pour la mise en place de règlements de chasse durable. Cette information permet de s'assurer que la chasse ne met pas en péril les populations de sauvagine chassées. Un résumé de la situation des populations d'oiseaux migrateurs considérés comme gibier est présenté ci-dessous.

Pour obtenir une copie de la version complète du rapport de 2014 sur la Situation des populations d'oiseaux migrateurs considérés comme gibier au Canada, veuillez contacter MBRegs.Reports@ec.gc.ca

Sommaires

Arlequin plongeur (Histrionicus histrionicus)

Jusque dans les années 1990, l'écologie de l'Arlequin plongeur était peu connue en Amérique du Nord. Cependant, des activités de recherche ont amélioré la compréhension à son sujet dans certaines régions. Aux fins de gestion, l'Arlequin plongeur se divise en deux populations distinctes en Amérique du Nord : la population de l'Ouest, présente le long de la côte du Pacifique, et la population de l'Est, présente le long de la côte de l'Atlantique. La population de l'Ouest est beaucoup plus abondante que la population de l'Est. La population de l'Est se reproduit au Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et au Nunavut, et cette dernière a connu un déclin dans les années 1980, probablement en raison de la chasse excessive. En 2003, la population de l'est a été inscrite comme espèces « préoccupante » à la liste des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. La chasse a été interdite dans l'est du Canada à la fin des années 1990. Depuis, l'effectif de la population a augmenté. La taille de la population de l'Ouest est petite, mais semble stable et la récolte par la chasse sportive est très faible.

Bécasse d'Amérique (Scolopax minor)

Il existe deux populations distinctes de Bécasses d'Amérique : la population du Centre, dont les individus se reproduisent au Manitoba et en Ontario, et la population de l'Est, qui compte des oiseaux se reproduisant au Québec et dans les Provinces maritimes. Ces deux populations semblent avoir connu une baisse modérée de leurs effectifs par rapport au niveau des années 1970. L'une des raisons possibles de ce déclin est la perte d'habitats d'hivernage et de reproduction appropriés (succession primaire). La Bécasse d'Amérique est un oiseau gibier populaire au Canada, et encore plus aux États-Unis. Cependant, le nombre de prises a diminué au Canada, et encore plus aux États-Unis, au cours de la dernière décennie.

Bécassine de Wilson (Gallinago delicate)

La Bécassine de Wilson compte parmi les oiseaux de rivage les plus abondants et les plus répandus en Amérique du Nord. Cependant, en raison de sa nature discrète, il est difficile d'effectuer un suivi de la population. Celle-ci semble stable depuis la fin des années 1960 et début des années 1970. L'espèce est peu chassée au Canada et le niveau de prises est resté stable au cours de la dernière décennie. La Bécassine de Wilson est bien plus chassée aux États-Unis qu'au Canada.

Bernache cravant (Branta bernicla)

Les Bernaches cravants se reproduisent dans l'Arctique. Il existe quatre populations distinctes de Bernaches cravants reconnues en Amérique du Nord, fondées sur les différences entre les aires de reproduction et d'hivernage : la Bernache cravant de l'Atlantique, la Bernache cravant de l'est de l'Extrême-Arctique, la Bernache cravant noire et la Bernache cravant de l'ouest de l'Extrême-Arctique. Des estimations récentes évaluent la taille de la population de l'Atlantique à environ 200 000 oiseaux. L'effectif de la population de l'est de l'Extrême-Arctique est estimé à partir des décomptes réalisés sur les aires d'hivernage; l'estimé de 2013 était d'environ 35 000 oiseaux. Les Bernaches cravants noires et les Bernaches cravants de l'ouest de l'Extrême-Arctique sont suivies sur leurs aires d'hivernage où il est difficile de séparer les observations des deux espèces, et ainsi d'estimer les effectifs des deux espèces.

Bernache de Hutchins (Branta hutchinsii)

En 2004, The American Ornithologists' Union a reconnu deux espèces de bernaches à partir d'une seule espèce que l'on référait précédemment comme étant la Bernache du Canada : la Bernache du Canada et la Bernache de Hutchins. Au Canada, la population de Bernaches de Hutchins du centre du continent inclut toutes les Bernaches de Hutchins qui nichent au nord de la limite forestière dans l'écozone de l'Arctique; elles migrent principalement par les Prairies et hivernent en majorité dans les voies migratoires du centre et du Mississippi. Il est difficile d'obtenir des estimations concrètes de la population de cette espèce en raison de l'éloignement de son aire de reproduction. Toutefois, la population de Bernaches de Hutchins semble stable ou en augmentation.

Bernache du Canada (Branta canadensis)

Les Bernaches du Canada sont regroupées en différentes populations aux fins de gestion, en fonction de leurs aires de reproduction et d'hivernage. Les populations qui se reproduisent dans les régions subarctiques sont relativement stable depuis le début des années 2000, alors que les populations qui se reproduisent dans les régions tempérées ont augmenté très rapidement au point qu'elles engendrent des conflits avec l'homme, causent des dommages aux récoltes agricoles et peuvent représenter un danger à certains endroits (ex. aéroports). Afin d'atténuer ces problèmes, la chasse à la bernache a été libéralisée ces dernières années, ce qui a entraîné une augmentation des prises.

Canard d'Amérique (Anas americana)

L'aire de reproduction du Canard d'Amérique est centralisée dans l'ouest du Canada. Les effectifs du Canard d'Amérique montrent une tendance à la hausse dans l'ensemble de son aire de répartition, en particulier dans les Prairies canadiennes et la forêt boréale dans l'ouest du pays, après avoir connu d'importantes baisses dans les années 1980 en raison de périodes de sécheresse prolongées. Ailleurs, où l'espèce est moins abondante, la population est demeurée relativement stable ou a légèrement diminuée. Les prises canadiennes de cette espèce sont restées plutôt stables depuis les années 1980.

Canard branchu (Aix sponsa)

Le Canard branchu est une espèce discrète qui niche dans les cavités des arbres, que l'on trouve habituellement dans les marécages, les marais et les habitats riverains au Canada. Au Canada, ce canard se reproduit principalement dans l'est: Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick. Dans l'Ouest, la population reproductrice est faible et dispersée, s'étalant du sud de la Colombie-Britannique à l'extrême sud-ouest de l'Alberta. Menacées d'extinction par le passé, les populations de Canard branchu sont à présent stables ou en augmentation au Canada. Le Canard branchu est une espèce recherchée par les chasseurs au Canada.

Canard chipeau (Anas strepera)

Le Canard chipeau est une espèce commune au Canada, dont l'aire de reproduction principale se trouve dans les Prairies. Les effectifs de la population ont augmenté de façon exceptionnelle dans la majeure partie de l'aire de reproduction, ayant doublés depuis les années 1990, après une période de sécheresse prolongée au cours des années 1980. La grande majorité des prises de Canard chipeau a lieu dans les provinces des Prairies et le nombre de prises est demeuré stable au cours des dernières décennies, mais est minime par rapport aux prises réalisées aux États-Unis.

Canard colvert (Anas platyrhynchos)

Le Canard colvert est l'espèce de canard barboteur la plus abondante et dont l'aire de répartition est la plus vaste au Canada. Les provinces des Prairies accueillent le plus grand nombre de Canards colverts. Au cours des dernières décennies, les Canards colverts se sont étendus vers l'est et sont maintenant bien établis au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Toutefois, ils demeurent rares à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve et Labrador. Sa population est demeurée relativement stable ou a augmenté depuis les périodes de sécheresse des années 1980. Le Canard colvert est l'espèce de canards la plus chassée au pays.

Canard noir (Anas rubripes)

Le Canard noir niche principalement dans le nord-est de l'Amérique du Nord. Il constituait, au siècle dernier, l'une des espèces de canard les plus abondantes, mais sa population a diminué. On croit que le déclin pourrait s'expliquer par les modifications apportées à son habitat de nidification et d'hivernage, la sur-chasse et les interactions (compétitions et hybridation) avec le Canard colvert. Maintenant, il semble que la population s'est stabilisée depuis les années 1990. La récolte de Canards noirs a diminué au cours des années, cependant, le Canard noir demeure une espèce recherchée par les chasseurs au Canada et aux États-Unis.

Canard pilet (Anas acuta)

Le Canard pilet est l'une des espèces de sauvagine les plus abondantes au Canada. L'espèce est présente dans tout le pays, et le cœur de son aire de nidification se situe dans la région des cuvettes des Prairies dans l'Ouest canadien. Le succès de nidification et la productivité annuelle varient en fonction des conditions de précipitation ; les périodes de longue sécheresse ont causé des déclins dramatiques dans la population, surtout dans les Prairies du Canada. Depuis 1990, la population augmente lentement, mais elle n'atteint pas encore les effectifs historiques des années 1970. La chasse de cette espèce a chuté parallèlement à la baisse de sa population et elle demeure relativement stable depuis.

Canard souchet (Anas clypeata)

Au Canada, l'aire de reproduction principale du Canard souchet se trouve dans la région des cuvettes des Prairies et dans les Forêts-parcs de la Saskatchewan, de l'Alberta et du Manitoba. La population continentale montre des signes de croissance depuis les années 1990, après une période de sécheresse dans les Prairies au cours des années 1980. Malgré une hausse constante des effectifs de la population, la chasse de cette espèce demeure relativement stable au Canada.

Cygne siffleur (Cygnus columbianus)

Le Cygne siffleur est le plus abondant et le plus répandu des deux espèces de cygnes indigènes en Amérique du nord (le Cygne tuberculé étant une espèce introduite). On reconnait deux populations de Cygne siffleur, soit celle de l'Est et celle de l'Ouest, définies principalement à partir de la localisation de leurs sites d'hivernage situés le long des côtes de l'Atlantique et du Pacifique. L'inventaire tenu au milieu de l'hiver est le principal moyen utilisé pour suivre les effectifs et la tendance de chacune des populations de Cygne siffleur à chaque année. La population de l'Est semble avoir légèrement augmenté au cours de la dernière décennie. Aucune tendance n'a pu être établie pour la population de l'Ouest. La chasse au Cygne siffleur est réglementée de façon très stricte aux États-Unis, alors qu'elle est fermée au Canada.

Cygne trompette (Cygnus buccinator)

Il existe trois populations de Cygnes trompette en Amérique du Nord : la population de la côte du Pacifique, la population des Rocheuses et la population de l'Intérieur. Les trois populations ont atteint ou dépassé leurs objectifs de population et sont en augmentation. La chasse au Cygne trompette est interdite au Canada et aux États-Unis.

Eider à duvet (Somateria mollissima)

On retrouve l'Eider à duvet dans les habitats marins des régions côtières arctiques et subarctiques et l'espèce présente une distribution circumpolaire qui couvre la Russie, l'Alaska, le Canada et le Groenland. L'Eider à duvet passe la totalité de son cycle de vie dans un environnement marin; elle niche en grandes colonies, principalement sur des îles marines, et forme d'importantes agrégations près des côtes en dehors de la saison de reproduction. Sur l'ensemble de l'aire de répartition, on compte quatre sous-espèces d'Eider à duvet. Pour l'Eider à duvet tout comme la plupart des autres espèces de canards de mer, l'éloignement de leurs aires de reproduction et d'hivernage et l'absence d'inventaires réguliers des populations fait en sorte que très peu de données sont disponibles sur ces oiseaux (estimations des effectifs et tendances des populations). Au Canada, l'Eider à duvet est chassé par les Autochtones aux fins de subsistance et à des fins récréatives, et son duvet est collecté commercialement. Dans certaines régions, les données nous indiquent que la chasse doit faire l'objet d'un suivi serré pour s'assurer que la chasse demeure une activité durable.

Eider à tête grise (Somateria spectabilis)

L'aire de répartition de l'Eider à tête grise est circumpolaire. Cette espèce fait partie des canards de mer qui nichent le plus au nord. Il existe deux populations d'Eiders à tête grise: celle de l'Ouest de l'Arctique et celle de l'Est de l'Arctique. Les deux populations semblent être en déclin ou stable localement, mais on ne dispose que peu de données pour évaluer la situation de l'espèce. L'Eider à tête grise est chassé à des fins de subsistance au Canada, en Alaska et en Russie qui représente la majorité des prises de cette espèce. Peu de données existent sur les tendances des populations et les prises par la chasse

Érismature rousse (Oxyura jamaicensis)

L'Érismature rousse n'est pas une espèce abondante au Canada et se retrouve principalement dans la région des cuvettes des Prairies du Canada. Les effectifs de l'Érismature rousse sont stables ou en augmentation dans la plupart de son aire de reproduction de l'Amérique du Nord. Au Canada, l'espèce n'est pas une importante espèce d'oiseau gibier.

Foulque d'Amérique (Fulica americana)

L'aire de reproduction de la Foulque d'Amérique s'étend de la Colombie-Britannique à l'Ontario, et on la retrouve en forte densité dans les Provinces des Prairies. Au début du siècle, la disparition de milieux humides et la chasse excessive ont entraîné un important déclin de la population. Elle s'est rétablie depuis et la tendance actuelle est à la hausse. Au Canada, la chasse à la Foulque d'Amérique a diminué au fil des ans, contrairement aux États-Unis, où les prises sont restées constantes.

Fuligule à collier (Aythya collaris)

Le Fuligule à collier est un canard plongeur commun qui niche dans l'ensemble de la forêt boréale du Canada. Son aire de reproduction s'étend du sud du Yukon jusqu'à Terre-Neuve. Sa population augmente de manière constante dans les provinces des Prairies depuis les années 1990, alors qu'elle demeure stable dans l'est du Canada. La chasse au Fuligule à collier est demeurée relativement stable depuis les 20 dernières années au Canada, étant une espèce recherchée par les chasseurs. Notons qu'une part bien plus importante de la population est chassée aux États-Unis.

Fuligule à dos blanc (Aythya valisineria)

Le Fuligule à dos blanc est l'une des espèces de canard les moins abondantes au Canada. Il se reproduit principalement dans les Provinces des Prairies. Les effectifs de Fuligules à dos sont en augmentation au Canada, après les périodes de déclin survenues en raison des périodes de sécheresse dans l'ouest canadien. Le Fuligule à dos blanc est surtout chassé dans les provinces des Prairies.

Fuligule à tête rouge (Aythya americana)

Le Fuligule à tête rouge se reproduit exclusivement en Amérique du Nord, principalement dans la région des cuvettes des Prairies du Canada et des États-Unis. La population continentale est à la hausse et s'est très bien remise de la période de sécheresse des années 1990. La grande majorité des prises par la chasse sportive s'effectue aux États-Unis.

Fuligule milouinan (Aythya marila) et Petit fuligule (Aythya affinis)

Ces deux espèces étroitement liées sont pratiquement d'apparence identique, ce qui peut les rendre difficiles à distinguer. Pour cette raison, il est difficile de les identifier à l'espèce et d'en estimer les effectifs. La conservation des populations nicheuses des Fuligules milouinans et des Petits fuligules en Amérique du Nord est devenue un sujet de préoccupation suite aux déclins des effectifs par rapport aux niveaux historiques élevés observés dans les années 1970. Les populations ne sont pas encore totalement rétablies et des recherches sont en cours pour en comprendre la cause.

Le Fuligule milouinan est la plus grande des deux espèces, et il s'agit du seul canard plongeur dont sa répartition est circumpolaire. En Amérique du Nord, il est présent dans l'ensemble des régions arctiques et subarctiques.

Le Petit fuligule est la plus petite des deux espèces. Il s'agit du canard plongeur le plus abondant et le plus répandu en Amérique du Nord. Il se reproduit principalement dans la forêt boréale de l'Ouest et la région des prairies-parcs, mais il niche également dans l'est du pays, à des densités plus faibles.

Le Petit fuligule représente une proportion plus importante de la population combinée de Fuligule milouinan et Petit fuligule. Il s'agit également de l'espèce la plus chassée des deux.

Gallinule d'Amérique (Gallinula galeata)

La Gallinule d'Amérique est un oiseau des marais discret que l'on trouve principalement dans le sud de l'Ontario et le sud-ouest du Québec. On trouve également quelques individus dans l'est du Nouveau-Brunswick et dans l'ouest de la Nouvelle-Écosse. On ne possède pas d'estimation des effectifs de la population pour l'ensemble du Canada, mais les données pour l'Ontario indiquent un important déclin. Ainsi, en 2012, le Service canadien de la faune, en partenariat avec le Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario, a lancé un projet pilote de baguage de la gallinule dans la province. Aucune estimation annuelle des prises de gallinules n'est disponible au Canada, mais la chasse est vraisemblablement faible.

Garrot d'Islande (Bucephala islandica)

On trouve deux populations de Garrots d'Islande : une petite population dans l'Est du Canada et une population bien plus importante à l'Ouest. Le Garrot d'Islande a été inscrit, en 2003, comme « espèce préoccupante » à la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril . La limite maximale de prises a été restreinte à un individu par jour tel que recommandé dans le plan de gestion de l'espèce. Il est difficile de bien estimer les prises de Garrot d'Islandes au Canada en raison de la répartition régionale de l'espèce et du faible nombre de chasseurs échantillonnés dans les régions où se retrouve l'espèce.

Garrot à œil d'or (Bucephala clangula)

En Amérique du Nord, le Garrot à œil d'or niche dans les cavités d'arbres de la forêt boréale au Canada et en l'Alaska. Les effectifs dans l'ouest du Canada ont augmenté de façon constante depuis les années 1970-1980, alors que ceux de l'est du Canada sont demeurés stable au fil des ans. La récolte de Garrots à œil d'or a diminué depuis la fin des années 1980 et les prises sont majoritairement réalisées dans l'Est du Canada.

Grand Harle (Mergus merganser)

Le Grand harle est la plus grande des trois espèces de harle d'Amérique du Nord. Il se reproduit dans l'ensemble du Canada, partout où les arbres sont assez gros pour offrir des cavités de nidification. Les effectifs et tendances de la population du Grand harle ne sont pas connus avec précision puisque les inventaires aériens en avion ne permettent pas de distinguer les trois espèces de harle et une partition importante de leur aire de répartition (forêt boréale) n'est pas couverte par les inventaires aériens. Toutefois, les trois espèces peuvent être identifiées lors des inventaires en hélicoptère de parcelles-échantillons dans l'est du Canada. La population de l'est du Canada semble stable depuis 2000.

Grande oie des neiges (Chen caerulescens atlantica)

La Grande Oie des neiges se reproduit dans l'est du haut Arctique du Canada. La plus importante colonie nicheuse se trouve sur l'île Bylot, au Nunavut. Pendant la migration, la totalité de la population fait une halte dans les marécages et les terres agricoles du sud du Québec, et une petite partie de la population a récemment commencé à migrer vers l'est de l'Ontario et le nord du Nouveau-Brunswick. Les Grandes Oies des neiges ont connu une augmentation exceptionnelle, passant de quelques milliers d'individus dans les années 1930 à un million d'individu en 1999. La Grande Oie des neiges a été désignée « espèce surabondante » et fait l'objet de mesures spéciales de conservation visant à contrôler la taille de sa population. En effet, les règlements de chasse ont été libéralisés et une saison spéciale de conservation au printemps a été ouverte au Québec en 1999, et étendue au sud-est de l'Ontario en 2012. La mise en place des mesures spéciales de conservation semble avoir arrêté la croissance de la population des Grandes Oies des neiges. La population est maintenant relativement stable oscillant entre environ 700 000 et un million d'individus par année.

Grue du Canada (Grus canadensis)

Deux populations de Grues du Canada se reproduisent au Canada, soit la population du centre du continent et la population de l'Est. La population du centre du continent, la plus abondante des deux est stable. La population de l'Est, quant à elle, affiche une tendance à la hausse à long terme. Au Canada, la chasse de cette espèce est uniquement autorisée au Manitoba, en Saskatchewan et au Yukon. Les prises ont variées, mais augmentent légèrement au fil des ans.

Guillemots

Il existe deux espèces de guillemots :

  • Guillemot marmette (Uria aalge)
  • Guillemot de Brünnich (Uria lomvia)

Au Canada, les deux espèces sont plus abondantes sur la côte de l'Atlantique, avec un faible nombre de Guillemot marmettes se reproduisant également en Colombie-Britannique et un faible nombre de Guillemot de Brünnich se reproduisant dans l'ouest de l'Arctique. Les effectifs des deux espèces ont été considérablement réduits au siècle dernier suite aux dérangements causés par l'homme, la surchasse, la pollution et, possiblement le développement de la pêche commerciale. Les marmettes sont chasées par les résidents de Terre-Neuve et du Labrador, ainsi que les peuples autochtones. Les résidents de Terre-Neuve ont obtenus les droits de chasse à la marmette peu après l'adoption de la Confédération en 1949. Jusqu'en 1994, le nombre de prises de marmette était excessif. Maintenant, la récolte est règlementée, mais la mise en application de la réglementation est difficile.

Harelde kakawi (Clangula hyemalis)

En dépit de signes de déclin à long terme, le Harelde kakawi est le canard de mer de l'Arctique le plus abondant en Amérique du Nord. Sa population semble s'être stabilisée depuis le début des années 1990. L'aire de répartition du Harelde kakawi est circumpolaire et, en Amérique du Nord, les couples se reproduisent à de faibles densités dans les régions éloignées de l'arctique et le subarctique. La majeure partie de l'année, les oiseaux vivent principalement dans les eaux marines côtières, souvent loin au large. Le Harelde kakawi n'est pas une espèce couramment recherchée par les chasseurs sportifs au Canada, en raison de son goût fort. Toutefois, on pense qu'il s'agit d'une espèce importante pour la chasse de subsistance par les Autochtones.

Harle couronné (Lophodytes cucullatus)

Le Harle couronné est la plus petite des trois espèces de harles et la seule que l'on ne trouve qu'en Amérique du Nord. Le Harle couronné se reproduit principalement dans l'est du Canada. Les plus grandes densités d'oiseaux se retrouvent dans la région des Grands Lacs (au sud de l'Ontario) et au Québec. L'espèce est également présente dans le sud-est de la Saskatchewan, dans le sud du Manitoba, au Nouveau-Brunswick et sur l'Île-du-Prince-Édouard. On pense qu'il s'agit de l'un des canards de mer les moins abondants au Canada, mais les effectifs et tendances de la population sont difficiles à établir avec précision ou à estimer en raison de sa nature discrète, de son association avec les terres humides boisées et de son habitude à nicher dans les cavités des arbres. De plus, il est difficile de différencier les trois espèces de harle lors des inventaires aériens en avion et une partie de l'aire de nidification n'est pas couverte par les inventaires aériens.

Harle huppé (Mergus serrator)

L'aire de reproduction du Harle huppé est vaste en Amérique du Nord. On sait que ce dernier se reproduit des latitudes élevées pouvant atteindre 75o de latitude nord. On pense qu'il s'agit de l'un des canards de mer les moins abondants au Canada, mais les effectifs et les tendances de la population sont difficiles à établir avec précision ou à estimer en raison de sa nature discrète, de l'éloignement d'une partie de son aire de reproduction et de son habitude à nicher dans les cavités des arbres.

Macreuses

Les trois espèces de macreuses qui se reproduisent au Canada sont :

  • Macreuse à bec jaune (Melanitta americana)
  • Macreuse à front blanc (M. perspicillata)
  • Macreuse brune (M. Fusca)

Peu d'information sont disponibles sur les macreuses que tout autre groupe de canards de mer, mais, parmi les trois espèces, c'est la Macreuse brune qui est la mieux connue. Les études des dernières années ont permis de mieux comprendre l'écologie des macreuses au cours des périodes de reproduction, de mue et d'hivernage. Il n'existe actuellement aucun inventaire fournissant de bonnes estimations de la taille et tendances des populations. On sait que les populations des trois espèces de macreuses présentes dans l'ouest du Canada semblent avoir connu un déclin par rapport aux niveaux historiques, et sont demeurées stables au cours des 20 dernières années. Toutefois, des données plus précises sont nécessaires pour bien évaluer l'état des populations au pays.

Oie de Ross (Chen rossii)

La grande majorité des Oies de Ross se reproduisent dans la région de la baie de la Reine-Maud, dans le centre de l'Arctique canadien. Toutefois, de plus en plus d'oiseaux se reproduisent le long de la côte ouest de la baie d'Hudson. Considérée comme une espèce rare au début du siècle dernier, la population d'Oie de Ross ne cesse d'augmenter depuis le milieu des années 1990. On estime que la population compte à présent entre 1,5 et 2,5 millions d'oiseaux. L'Oie de Ross a été désignée « espèce surabondante » en 2014 et fait l'objet de mesures spéciales de conservation visant à contrôler la taille de sa population.

Oie rieuse (Anser albifrons)

L'aire de répartition de l'Oie rieuse est l'une des plus vastes de toutes les oies au monde. En Amérique du Nord, elle se reproduit sur une vaste partie de l'Arctique, de l'Alaska à la côte ouest de la baie d'Hudson. Les Oies rieuses qui se reproduisent au Canada appartiennent à la population du centre du continent. Les effectifs de la population ont beaucoup augmenté depuis la fin des années 1980 et des estimés récents suggèrent que la taille de la population pourrait atteindre les 2,4 millions d'oiseaux. La plupart des Oies rieuses de la population du centre du continent migrent en passant par l'Alberta et la Saskatchewan à l'automne, endroits où elles sont principalement chassées au Canada.

Petit garrot (Bucephala albeola)

Le Petit garrot est le plus petit canard plongeur d'Amérique du Nord. Il niche dans les cavités d'arbres. L'espèce est présente d'un océan à l'autre, mais elle est plus abondante dans l'ouest du Canada. Dans l'ensemble, sa population continentale est en hausse. Depuis l'an 2000, la récolte du Petit garrot est demeurée relativement stable au Canada, mais elle est largement inférieure aux niveaux historiques des années 1970.

Petite Oie des neiges (Chen caerulescens caerulescens)

La Petite Oie des neiges niche en colonies comptant de quelques centaines à plusieurs centaines de milliers d'oiseaux dans les zones côtières et intérieures de l'Arctique. On distingue trois populations de Petites Oies des neiges : population du centre du continent, la population de l'Ouest de l'Arctique et la population de l'île Wrangel. Le nombre de Petites Oies des neiges de la population du centre du continent a augmenté de façon exceptionnelle depuis les années 1970, passant d’une population avoisinnant les 2 milions à plus de 12 millions dans les dernières années. La Petite Oie des neiges du centre du continent a été désignée « espèce surabondante » et fait l'objet de mesures spéciales de conservation visant à contrôler les effectifs de sa population depuis 1999. On estime maintenant que sa population pourrait atteindre jusqu'à 13 millions d'individus. En 2014, la population de l'Ouest de l'Arctique a également été désignée « espèce surabondante ».

Pigeon à queue barrée (Patagioenas fasciata)

Au Canada, on trouve le Pigeon à queue barrée dans les habitats boisés de la côte de la Colombie-Britannique. L'espèce a subi un déclin important de sa population depuis les années 1970 en partie attribuable à une chasse excessive. Les prises ont été très limitées au Canada au cours des 20 dernières années. Le Pigeon à queue barrée a été désigné « espèce préoccupante » et inscrit, en 2011, à la liste des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril .

Râles

Il y a quatre espèces de râles au Canada :

  • Râle de Virginie (Rallus limicola)
  • Râle jaune (Coturnicops noveboracensis)
  • Râle élégant (Rallus elegans)
  • Marouette de Caroline (Porzana carolina)

Les râles sont des oiseaux de marais discrets qui se reproduisent dans les milieux humides au Canada. La plupart du temps, ils demeurent cachés dans une végétation dense et émergente, ce qui complique le suivi des populations et la chasse. Les populations de Râles de Virginie et de Marouettes de Caroline semblent être en augmentation ; la chasse de ces espèces est autorisée, mais elle apparait être très faible. Les populations de Râles jaunes et de Râles élégants semblent en déclin, au moins à l'échelle locale. Le Râle jaune a été désigné « espèce préoccupante » et inscrit, en 2003, à liste des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril . Au cours de la même année, le Râle élégant, quant à lui, a été inscrit à la liste comme « espèce en voie de disparition ». Aucune de ces deux espèces, le Râle jaune ou le Râle élégant, ne peut être chassée au Canada.

Sarcelle à ailes bleues (Anas discors)

La sarcelle à ailes bleues se reproduit dans la majeure partie du Canada, son aire de reproduction principale étant située dans la région des cuvettes des Prairies. Dans l'ensemble, sa population est en augmentation depuis le début des années 1990. Toutefois, les effectifs des populations dans le sud de l'Ontario et du Québec ont subi des déclins importants au cours des dernières décennies. On estime que le développement agricole et la destruction de l'habitat de la sarcelle dans l'est du Canada pourraient être responsables de son déclin. Par conséquent, des règlements restrictifs concernant la chasse sont en vigueur au Québec. Le nombre de prises annuelles de Sarcelle à ailes bleues au Canada est moins élevé que celui pour les Sarcelles d'hiver.

Sarcelle d'hiver (Anas crecca)

La sarcelle d'hiver est une espèce largement répandue et relativement abondante au Canada. Contrairement à de nombreux autres canards barboteurs, l'aire de reproduction principale de cette espèce ne se trouve pas dans la région des cuvettes des Prairies, mais dans la forêt boréale. Dans l'ouest du Canada, la population de Sarcelle d'hiver augmente constamment depuis le début des années 1990, alors que dans l'Est, elle est demeurée relativement stable. De toutes les espèces de canard, c'est la plus chassée au Canada après le Canard colvert et le Canard noir, et le niveau de prise est resté assez stable depuis le début des années 2000. Néanmoins, la chasse au Canada ne représente qu'une fraction des prises réalisées aux États-Unis.

Tourterelle triste (Zenaida macroura)

La Tourterelle triste est l'un des oiseaux migrateurs gibiers les plus communs et les plus chassés (principalement aux États-Unis), ainsi que l'une des espèces aviaires les plus abondantes et répandues en Amérique du Nord. Cette espèce niche souvent en milieux urbains et ruraux dans le sud du Canada. On retrouve les plus fortes densités de tourterelles dans l'est du pays, en Ontario dans la région inférieure des Grands Lacs et au Québec dans la plaine du Saint-Laurent. Dans l'ouest, les plus fortes densités sont observées dans la région des cuvettes des Prairies du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta. Un suivi de l'espèce est mené au Canada grâce au Relevé des oiseaux nicheurs. Les résultats de cet inventaire indiquent que la population a nettement augmenté depuis 1970 avant de se stabiliser au cours de la dernière décennie. Une saison de chasse à la Tourterelle triste a été ouverte en 2013 en Ontario.

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