Qualité de l'air et météo
Avis important
Nouvel indice de ventilation. Vous pouvez maintenant accéder aux données nationales de prévision de l’indice de ventilation pour l’ensemble du Canada.
Sur cette page
Modèles de la qualité de l’air
Les modèles de la qualité de l’air sont des systèmes complexes qui nous aident à prédire les conditions de la qualité de l’air. Ils rassemblent de multiples sources de données et simulent la façon dont les polluants, y compris la fumée des feux de forêt, se propagent et se transforment dans l’air.
Les modèles aident à calculer la Cote air santé.
Système régional de prévision déterministe de la qualité de l’air
Nous utilisons le Système régional de prévision déterministe de la qualité de l’air (SRPDQA) pour prévoir les conditions de la qualité de l’air dans l’atmosphère pour des régions entières.
Les cartes interactives fournissent des prévisions horaires à l’échelle de l’Amérique du Nord pour les 72 prochaines heures. Le SRPDQA est un modèle qui regroupe différentes sources d’information sur la qualité de l’air :
- Des données météorologiques et des modèles qui intègrent des données comme la température, les vents, les précipitations et la couverture nuageuse
- Des inventaires d’émissions pour intégrer des sources comme les activités industrielles, le transport et la combustion résidentielle de bois
- Des modèles de transport chimique qui simulent les processus physiques et chimiques complexes qui influence les polluants atmosphériques, tel que les phases gazeuses, la dynamique des aérosols et les précipitations.
Les cartes fournissent des prévisions sur les polluants suivants :
- Dioxyde d’azote (NO2)
- Ozone (O3)
- Somme totale des particules fines (PM2,5) pour toutes les sources
- Particules fines attribuées à la fumée des feux de forêt (PM2,5)
- Moyenne des particules fines (PM2,5)
- Maximum des particules fines (PM2,5)
Consultez d’autres cartes des prévisions du modèle de la qualité de l’air.
Obtenez les produits de données sur le Datamart du SMC et la plateforme de données ouvertes GeoMet.
Fumée des feux de forêt et SRPDQA
En période de feux de forêt, nous utilisons le SRPDQA pour simuler la dispersion des panaches de fumée et leur répercussions sur la qualité de l’air. Le modèle regroupe des renseignements sur:
- L’emplacement du feu
- La taille du feu
- Le comportement du feu
- Le type de combustible
- Les conditions météorologiques
Comment le système de prévision contribue-t-il à la sécurité pendant les feux de forêt?
Lorsque nous recevons de l’information sur la dispersion de la fumée des feux de forêt et de son impact sur la qualité de l’air, nos météorologues sont en mesure d’effectuer les prévisions. Nos prévisions aident les autorités à :
- Anticiper la trajectoire de la fumée
- Émettre des avertissements pour les personnes potentiellement affectées
- Déterminer les ressources nécessaires pour gérer les feux de forêt et protéger la santé publique
Indice de ventilation
Nous offrons un produit de données prévisionnelles nationales sur la ventilation à l’échelle du Canada. Vous pouvez consulter les données ouvertes du SMC et l’AniMet du SMC pour obtenir les prévisions de ventilation.
Au Canada, les secteurs de la foresterie et de l’agriculture ont souvent besoin d’effectuer des brûlages à ciel ouvert. Certaines personnes brûlent des résidus de jardin ou du bois pour se chauffer pendant l’hiver. Toutefois, selon les conditions météorologiques, ces activités peuvent entraîner une mauvaise qualité de l’air.
Une prévision de la ventilation peut aider les industries, les gouvernements et les citoyens à planifier leurs activités de brûlage en indiquant le meilleur moment pour effectuer des brûlages, en fonction des conditions météorologiques et de la qualité de l’air.
L’indice de ventilation mesure la façon dont l’atmosphère peut mélanger ou disperser les polluants. Il se fonde sur les données de nombreuses simulations météorologiques pour créer une grille qui prédit la ventilation.
Échelle de l’indice de ventilation
Niveau : 0
- Le pire niveau de ventilation
- L’air est stagnant et reste dans un endroit
- La faible capacité de dispersion des polluants entraîne une mauvaise qualité de l’air
Niveau : 100
- Le meilleur niveau de ventilation
- L’air est bien mélangé dans l’atmosphère et transporté par le vent
- Le vent réduit les impacts sur la qualité de l’air locale
Impacts des conditions météorologiques sur la qualité de l’air
Différents types de conditions météorologiques peuvent avoir un impact sur la qualité de l’air et la quantité de pollution atmosphérique. Ces conditions incluent:
- Le vent
- L’inversion de température
- La topographie (relief du paysage)
- Un ciel clair, sans nuages
- Les précipitations (brouillard, pluie, neige, etc.)
Vent
Lorsque le vent souffle, il peut transporter la pollution vers nous ou loin de nous sur de longues distances. Parfois, il peut créer un canal dans l’air qui débute d’une source de pollution et transporte les polluants jusqu’à des centaines, voire des milliers de kilomètres (transport à grande distance). Les particules dont la taille est inférieure à 2,5 microns et l’ozone troposphérique sont des exemples de polluants qui peuvent être transportés sur de longues distances.
Lorsqu’il n’y a pas de vent ou que celui-ci est très léger, les polluants locaux peuvent également s’accumuler. En été comme en hiver, ce phénomène se produit lorsqu’un vent léger ou absent se combine à une inversion de température.
Inversion de température
Une inversion de température se produit lorsque l’air froid se trouve au niveau du sol et que l’air plus chaud se trouve au-dessus. Dans des conditions normales, l’air chaud est au niveau du sol et l’air froid au-dessus.
Lors d’une inversion, les températures sont à l’envers. L’air chaud agit comme un « couvercle » et emprisonne les polluants avec l’air froid au niveau du sol, où nous vivons et respirons. Les inversions peuvent durer des heures ou des jours.
Topographie
La topographie, ou relief du paysage, peut créer des conditions qui retiennent les polluants. Par exemple, les bassins et les vallées avec une faible altitude peuvent retenir l’air froid qui s’y installe la nuit. En raison de la dénivellation du relief, l’air froid ne peut pas monter. Par conséquent, l’air froid s’installe et retient les polluants atmosphériques qui s’accumulent dans ces vallées.
État du ciel (clair et sans nuages)
Un ciel clair et sans nuages peut entraîner une pollution atmosphérique plus élevée, car il permet à la lumière du soleil et aux rayons ultraviolets (UV) d’atteindre la surface de la Terre. L’augmentation de l’ensoleillement par une journée sans nuages, en particulier un fort ensoleillement estival, provoque des réactions chimiques entre les polluants atmosphériques existants. Par exemple, l’augmentation de l’ensoleillement provoque davantage de réactions dans les oxydes d’azote, ce qui crée de l’ozone troposphérique. L’ozone troposphérique est l’une des principales composantes du smog.
Précipitations
Les précipitations (pluie, neige, brouillard, etc.) agissent comme un « nettoyant » pour l’atmosphère lorsque des particules de pollution se collent aux gouttelettes d’eau dans l’air. Les gouttelettes d’eau peuvent rester suspendues dans l’air sous forme de nuages ou de brouillard. Elles peuvent également transporter la pollution au sol (dépôt humide) et dans nos rivières et ruisseaux par la pluie ou la neige.
Impacts des conditions météorologiques sur les feux de forêt
Les conditions météorologiques jouent un rôle important dans les feux de forêt. Les conditions sèches, la chaleur, les vagues de chaleur et le vent ont tous une influence sur les feux de forêt, car ils affectent :
- La probabilité de provoquer un incendie
- Le comportement du feu lorsqu’il brûle
- La dispersion de la fumée
Sécheresses et feux de forêt
Les conditions météorologiques sèches peuvent favoriser les feux de forêt, par exemple :
- Une longue période de sécheresse pendant laquelle les sources de combustible (arbres, en particulier les arbres résineux, feuilles et branches au sol, autres combustibles) s’assèchent et s’enflamment facilement
- Un faible enneigement en hiver et un manque de précipitations au printemps et en été
- Les températures élevées qui augmentent l’évaporation et la perte d’humidité
Chaleur, vagues de chaleur et fumée des feux de forêt
La chaleur et les vagues de chaleur (épisodes de chaleur extrême) ont une incidence sur la fréquence et la probabilité des feux de forêt. Par exemple, les éclairs (l’une des principales causes des feux de forêt) sont plus fréquents pendant les vagues de chaleur.
Les vagues de chaleur se forment souvent dans des conditions météorologiques sèches. Il est alors plus facile pour la température de l’air d’augmenter, car l’air sec contient moins de gouttelettes d’eau à évaporer. Les changements climatiques entraînent des températures plus chaudes et modifient les cycles de précipitations. Par conséquent, les étés sont plus secs et plus chauds. Ces hausses de température ne sont pas équilibrées par les précipitations, ce qui crée des conditions favorables pour les feux de forêt.
Vent, absence de vent et feux de forêt
Le vent et l’absence de vent peuvent avoir un impact sur la dispersion des feux de forêt et de la pollution par la fumée :
- Les vents forts alimentent un feu de forêt en oxygène et le font croître et se disperser
- Les vents forts peuvent disperser la fumée sur de grandes superficies
- Le vent peut propager le feu dans différentes directions
- Un vent léger conserve le panache de fumée dans un endroit
- Un vent léger fait monter la fumée très haut dans l’atmosphère
- La fumée peut se déplacer sur des centaines, voire des milliers de kilomètres de l’incendie
- les vents légers s’accompagnent souvent d’inversions de température
- Les inversions retiennent la fumée près du sol et causent une importante pollution atmosphérique dans la région