Rapport sur la caractérisation du bassin atmosphérique de Georgia Basin-Puget Sound 2014 : chapitre 5


5. Émissions

Rebecca Saari (Environnement Canada) et Robert Kotchenruther (Environmental Protection Agency des États-Unis, région 10)

La compréhension de la nature et de la quantité des polluants qui pénètrent dans l’atmosphère est essentielle à l’élaboration de plans de gestion de la qualité de l’air et de mesures de contrôle des émissions. Au Canada et aux États-Unis, on fait régulièrement le suivi des émissions annuelles de principaux contaminants atmosphériques (Canada) et des émissions des polluants atmosphériques courants (États-Unis) ainsi que de leurs tendances. Les inventaires des émissions fournissent des renseignements sur la quantité des émissions de polluants et sur les lieux où ils se répandent pendant une période donnée et dans une région définie. Il est possible de se servir de ces inventaires des émissions pour prévoir les émissions futures en se basant sur les projections de croissance économique et sur les changements associés aux niveaux d'activité et à la technologie, de même que sur les mesures et les contrôles prévus. De plus, ils servent à faire une analyse « rétrospective » des émissions afin de mettre à jour les inventaires des émissions précédents pour tenir compte des changements relatifs à la méthodologie et à la couverture géographique. Le présent chapitre présente les concepts principaux, puis regroupe et interprète les prévisions et les inventaires récents effectués par divers organismes responsables de la qualité de l'air dans les régions du bassin atmosphérique de Georgia et de Puget Sound.

5.1 Sources d’émissions anthropiques

Un inventaire des émissions contient des données qui sont classées en trois différents types de sources : ponctuelles, étendues et mobiles. On a recours aux mesures réelles des émissions, effectuées au moyen d’appareils de mesure et d’échantillonneurs, dans la mesure du possible. Lorsqu’il manque des mesures directes, on emploie certaines méthodologies pour estimer les émissions en fonction des quantités de base et des facteurs d’émission.

  • Les émissions de sources ponctuelles proviennent d’une seule installation ou entreprise de services publics qui détient un permis de rejet dans l’air ou qui se conforme à des règlements ou à un plan approuvé. Une installation d’industrie lourde, telle qu’une centrale électrique ou une usine de pâtes et papiers, constitue un exemple fréquent. En général, les sources ponctuelles sont définies par les règlements environnementaux et les programmes qui visent des polluants et des seuils d’émission précis. Les installations signalent habituellement leurs propres émissions, fondées sur des mesures ou des calculs, à l’organisme gouvernemental responsable. On se sert de ces données dans les inventaires des émissions pour saisir ces principaux émetteurs de polluants courants comme sources ponctuelles. Puisqu’il est difficile de déterminer séparément les pollueurs plus petits et non réglementés, ils sont généralement regroupés et saisis comme sources étendues.
  • Les sources étendues émettent des polluants dans une région précise de portée limitée et elles comprennent essentiellement toutes les sources fixes qui n’appartiennent pas à la catégorie des sources ponctuelles. Ce type de source sert à tenir compte des émissions résultant d’une activité précise, et ce, même si chacune des sources de l’activité a de faibles effets largement dispersés géographiquement. Ces nombreuses petites sources sont particulièrement importantes dans les zones résidentielles et suburbaines. Parmi les exemples de sources étendues courantes figurent les maisons (p. ex. poêle à bois), les entreprises ou les industries légères (p. ex. services de nettoyage à sec ou de réparation d’automobiles), les travaux agricoles, les activités de défrichement ou d’enfouissement, la combustion et les émissions naturelles. Habituellement, on estime les émissions de sources étendues en calculant la quantité de polluants courants résultant de chaque type d’activité et en les classant en fonction de la quantité produite par l’activité menée dans la région.
  • Les sources mobiles émettent des polluants provenant de l’équipement mobile, y compris les véhicules routiers motorisés, les navires, les chemins de fer, les aéronefs et tout autre équipement non routier. L’estimation des émissions de toutes les sources mobiles d’une région est assez compliquée, car elle exige souvent des connaissances approfondies des parcs, des profils opérationnels et des caractéristiques des émissions pour chacune des sous-catégories de navires, de véhicules ou d’équipement. Par le passé, les poussières des routes, sous-produit des émissions mobiles qui dépend également de la météorologie, ont été la source d’émissions la plus difficile à quantifier dans cette catégorie. Dernièrement, on a déployé des efforts dans le bassin atmosphérique pour tenir compte de ces émissions le plus exhaustivement possible (Metro Vancouver, 2013).

Différents organismes responsables du bassin atmosphérique compilent des données sur les émissions et font des prévisions aux fins d’élaboration de politiques et de planification. Il est difficile de comparer en toute confiance les constatations de différents organismes lorsque les inventaires comprennent différentes méthodologies, incertitudes et hypothèses. Un organisme estime l’ampleur des futures émissions en fonction de diverses mesures prévues, dont certaines découlent des décisions stratégiques et d’autres sont prises par suite de la croissance de la population et de l’économie.

5.2 Inventaires des émissions dans le bassin atmosphérique

Chaque année, Environnement Canada met à jour un inventaire national des émissions des principaux contaminants atmosphériques. Dans certaines régions, l’inventaire national est accompagné de renseignements plus détaillés provenant des organismes gouvernementaux municipaux et régionaux. Le Grand Vancouver (District régional de Vancouver) a dressé les inventaires pour l’ensemble de la vallée du bas Fraser pour l’année 2010. Les inventaires de toute la vallée du bas Fraser (district régional de la vallée du Fraser et comté de Whatcom) ont été réalisés par le Grand Vancouver (le district régional de Vancouver) pour l'année 2010. Dans ce chapitre, la prévision des émissions dans le bassin de Georgia se concentre sur la partie canadienne de la vallée du bas Fraser. L'inventaire de 2010 inclut une prévision et une analyse rétrospective par tranches de cinq ans de 1990 à 2030 (Metro Vancouver, 2013).

Aux États-Unis, avant d'élaborer une mise au point des inventaires des émissions pour la modélisation de la qualité de l'air ou d'autres applications réglementaires, on se réfère tout d'abord à l'inventaire national des émissions (NEI) de l'Environmental Protection Agency des États-Unis (EPA des États-Unis, 2013). L’inventaire national des émissions de l’Environmental Protection Agency des États-Unis est une compilation des estimations des rejets de polluants atmosphériques sur une base annuelle et de leurs sources. La compilation comprend des estimations d’émissions soumises par les organismes fédéraux, locaux et autochtones de contrôle de la pollution atmosphérique, des estimations de l’Environmental Protection Agency des États-Unis et des émissions provenant d’autres sources. Depuis 1996, l’Environmental Protection Agency des États-Unis compile l’inventaire national des émissions tous les trois ans. L'inventaire le plus récent (en date d'avril 2014) est la version 1 du NEI 2011, publiée en septembre 2013. L'EPAprévoit élaborer une version 2 du NEI 2011 à l'été 2014.

En 2002, l’Environmental Protection Agency a publié la Consolidated Emissions Reporting Rule (CERR , EPA des États-Unis, 2002), qui met à jour la base réglementaire de la collecte de données de l’inventaire des émissions. Selon la Consolidated Emissions Reporting Rule, les organismes de contrôle de la pollution atmosphérique dans les 50 États, le district de Columbia et les territoires doivent rendre compte des données de l’inventaire des émissions dans un délai de 17 mois à partir de la fin de chaque année de déclaration. Bien que la Consolidated Emissions Reporting Rule n’exige pas que les organismes autochtones soumettent les données de l’inventaire, on les encourage fortement à le faire. Conformément à la Consolidated Emissions Reporting Rule, il faut déclarer les polluants définis comme des polluants atmosphériques courants par l’Environmental Protection Agency (EPA des États-Unis, 2010) ainsi que leurs précurseurs. Par ailleurs, la Consolidated Emissions Reporting Rule établit les sources de pollution et les catégories de sources dans lesquelles les émissions seront classées et fixe les seuils de déclaration des émissions.

On s’est appuyé, en partie, sur l’inventaire national des émissions de l’Environmental Protection Agency pour élaborer la mise au point des inventaires des émissions du département de l’Écologie de l’État de Washington pour l’année 2011 ((WA DOE), 2014) et celui du Western Regional Air Partnership pour l’année 2002 ((WRAP), 2010), qu’on aborde dans le présent chapitre. L’inventaire de 2002 du Western Regional Air Partnership contenait des projections jusqu’en 2018 et visait à soutenir la mise en œuvre de plans d’amélioration de la visibilité en vertu de la US Regional Haze Rule ((WRAP), 2007).

Plusieurs organismes différents préparent périodiquement des inventaires des émissions et des prévisions pour tout le bassin de Georgia et Puget Sound. En raison des différentes méthodologies, ce rapport ne combine pas directement les données des inventaires. Néanmoins, on a recours à chacun des inventaires pour déterminer l’importance relative des sources d’émissions et décrire les changements des niveaux d’émissions.

Les émissions totales et relatives des principaux contaminants atmosphériques (PCA), notamment les oxydes d’azotes (NOx), les oxydes de soufre (SOx), les composés organiques volatils (COV), l’ammoniac (NH3), et les matières particulaires (MP10-2,5 et MP2,5), se trouvent dans la figure 5.1 pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser et le bassin de Puget Sound. Il est à noter que les émissions d’oxydes de soufre comprennent le dioxyde de soufre et le SO4, mais, puisqu’elles sont déclarées en fonction de la masse moléculaire du dioxyde de soufre, on emploiera ce terme pour le reste du chapitre. De plus, bien que les poussières de routes soient une source importante de matière particulaire, les émissions de poussières de routes ne sont pas incluses dans les estimations de matière particulaire citées en référence dans le présent chapitre, car une partie des émissions de poussières de routes est considérée comme étant non transportable et retombe au sol au lieu de demeurer en suspension dans l'air (Metro Vancouver, 2013).

Il convient également de mentionner que les émissions totales présentées dans la figure 5.1 n'incluent pas le monoxyde de carbone. Les émissions de monoxyde de carbone étaient d'environ 923 kilotonnes dans Puget Sound en 2011 et de 294 kilotonnes dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en 2010 ((WA DOE), 2014; Metro Vancouver, 2013). Les émissions de monoxyde de carbone indiquent les niveaux de combustibles fossiles et de combustion de la biomasse dans les bassins atmosphériques et sont principalement liées à la quantité d’émissions des véhicules et des émissions liées au transport dans la région.

 

Figure 5.1 Inventaire des émissions de polluants atmosphériques dans (a) la partie canadienne de la vallée du bas Fraser pour l’année 2010 et (b) le bassin atmosphérique du bassin Puget Sound pour l’année 2011.

(a)

Figure 5.1a Inventaire des émissions de polluants atmosphériques dans (a) la partie canadienne de la vallée du bas Fraser pour l’année 2010 et (b) le bassin atmosphérique du bassin Puget Sound pour l’année 2011. (Voir la description ci-dessous)

(b)

Figure 5.1b Inventaire des émissions de polluants atmosphériques dans (a) la partie canadienne de la vallée du bas Fraser pour l’année 2010 et (b) le bassin atmosphérique du bassin Puget Sound pour l’année 2011. (Voir la description ci-dessous)

Remarques : Les grosses matières particulaires sont la classe granulométrique des matières particulaires entre 2,5 et 10 μm.
Les émissions de poussières de routes ne sont pas incluses pour la matière particulaire à grains grossiers et la MP2,5 mais sont quantifiées ci-dessous. Les termes « nat. » et « anthro. » font allusion aux émissions d’origines naturelle et anthropique, respectivement.
(a) Dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser, les émissions totales de ces contaminants étaient de 140 kilotonnes en 2010 (Metro Vancouver, 2013). Les émissions de poussières de routes étaient de 5 kilotonnes en 2010 (Metro Vancouver, 2013).
(b) Dans le bassin atmosphérique de Puget Sound, les émissions totales de ces contaminants étaient de 511 kilotonnes en 2011 ((WA DOE), 2014). Les émissions de poussières de routes étaient de 15 kilotonnes en 2011 ((WA DOE), 2014).

Description de la figure 5.1

La figure 5.1 comprend deux diagrammes à secteurs. Le premier présente l'inventaire des émissions de polluants atmosphériques pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser. Voici les polluants et leurs pourcentages : SO2 : 3 %, grosses matières particulaires : 5 %, MP2,5 : 4 %, NOx : 33 %, sources anthropiques de COV : 38 %, sources naturelles de COV : 9 %, NH3 : 8 %. Dans la vallée du bas Fraser, les émissions totales de ces contaminants étaient de 156 kilotonnes en 2005. (Grand Vancouver, 2007)

Le deuxième diagramme présente l'inventaire des émissions de polluants atmosphériques pour le bassin atmosphérique de Puget Sound. Voici les polluants et leurs pourcentages : SO2 : 5 %, grosses matières particulaires : 5 %, MP2,5 : 5 %, NOx : 29 %, sources anthropiques de COV : 26 %, sources naturelles de COV : 31 %, NH3 : 3 %. Dans le bassin atmosphérique de Puget Sound, les émissions totales de ces contaminants étaient de 607 kilotonnes en 2005. ((WA DOE), 2007).

La figure contient les notes suivantes :

  1. Les grosses matières particulaires sont la classe granulométrique des matières particulaires entre 2,5 et 10 μm.
  2. Les grosses matières particulaires et les matières particulaires de 2,5 μm comprennent les émissions provenant de la poussière des routes.

 

Tableau 5.1 Niveau de confiance des estimations des émissions
(adapté de la Stratégie nord-américaine de recherche sur l’ozone troposphérique, 2004).
Polluant Source Estimation de la confiance pour la catégorie dans l’inventaire global
Canada États-Unis
SO2
Service public d’électricité
É
É
Comb. de carb. - ind./comm.
M
M
Combustion d’autres carburants
M
M
Transports
M
M
Procédés industriels
M
M
Autres sources anthropiques (hors combustion)
F
F
Naturelle
F
F
NOx
Service public d’électricité
M-É
É
Comb. de carb. - ind./comm.
M
M
Combustion d’autres carburants
M
M
Transports
É

É

Procédés industriels
M
M
Autres sources anthropiques (hors combustion)
F
F
Naturelle
M
M
COVa
Service public d’électricité
M-É
M-É
Comb. de carb. - ind./comm.
M
M

Combustion d’autres carburants

F
F
Transports
M
É
Procédés industriels
M
M
Autres sources anthropiques (hors combustion)
F
F
Naturelle
M
M
NH3
Service public d’électricité
M
M
Comb. de carb. - ind./comm.
F
F
Combustion d’autres carburants
F
F
Transports
M
M
Procédés industriels
F
F
Autres sources anthropiques (hors combustion)
F-M
F
Naturelle
F
F
MP10b
Service public d’électricité
M
M
Comb. de carb. - ind./comm.
M
M
Combustion d’autres carburants
F
F
Transports
M
M
Procédés industriels
M
M
Autres sources anthropiques (hors combustion)
F
F
Naturelle
F
F
MP2,5c
Service public d’électricité
M-F
M-F
Comb. de carb. - ind./comm.
M-F
M-F
Combustion d’autres carburants
F
F
Transports
F
M
Procédés industriels
F
F
Autres sources anthropiques (hors combustion)
F
F
Naturelle
F
F

Remarques :

a Pour les émissions totales de COV, le niveau de confiance des estimations de spéciation est faible

b Pour les émissions totales de matières particulaires, le niveau de confiance des profils de composition est de faible à moyen

c Modèle de transport non routier de l’Environmental Protection Agency

Description du tableau 5.1

Le tableau 5.1 résume le niveau de confiance des estimations des émissions pour une série de polluants et leurs différentes sources, au Canada et aux États-Unis.

La première rangée du tableau contient les en-têtes « Polluant », « Source » et « Estimation de la confiance pour la catégorie dans l'inventaire global ». La dernière colonne est divisée une nouvelle fois en deux sous-catégories : Canada et États-Unis. La première colonne montre les différents polluants qui sont le SO2, le NOx, les COV (pour les émissions totales de COV, le niveau de confiance des estimations de spéciation est faible), le NH3, les MP10 (pour les émissions totales de matières particulaires, le niveau de confiance des profils de composition est de faible à moyen), et les MP2,5(modèle de transport non routier de l'Environmental Protection Agency). La troisième colonne donne les sources possibles pour chaque polluant répertorié dans la première colonne. Dans tous les cas, elles sont les suivantes :

  • Service public d'électricité
  • Combustion de combustibles industriels et combustion de provenance commerciale
  • Autre combustion de combustibles
  • Transport
  • Procédés industriels
  • Autres sources anthropiques (hors combustion)
  • Sources naturelles

La quatrième et la cinquième colonnes indiquent l'estimation du niveau de confiance -- faible (F), moyen (M) ou élevé (É) -- de la catégorie dans l'inventaire global pour le Canada et les États-Unis, respectivement.

 

5.2.1 Incertitudes dans les inventaires des émissions

Bien que les méthodes d’inventaire des émissions soient bien acceptées et consignées, des incertitudes considérables subsistent. Dans le tableau 5.1, les principaux contaminants atmosphériques sont énumérés dans les cellules à la gauche des catégories de sources. Il comprend une estimation du niveau de confiance, soit élevé (É), moyen (M) ou faible (F), établi selon les études citées dans l’évaluation des matières particulaires de la Stratégie nord-américaine de recherche sur l’ozone troposphérique (NARSTO, 2004). Il faut élaborer des approches supplémentaires qui peuvent servir à rapprocher les inventaires des émissions et les mesures de concentrations d’espèces observées dans l’atmosphère (NARSTO, 2004).

5.2.2 Mise en garde sur les incertitudes dans les inventaires des émissions

Depuis la publication du rapport d’évaluation des matières particulaires de la Stratégie nord-américaine de recherche sur l’ozone troposphérique (2004), il se peut que le niveau de confiance de l’estimation des émissions provenant de plusieurs sources ait augmenté grâce à une meilleure assimilation des données disponibles. Par exemple, il y a probablement eu une amélioration de la confiance à l'égard des estimations des émissions produites par le secteur du transport grâce à des modifications spatiales et temporelles dans le réseau de surveillance. Le niveau de confiance des estimations des émissions provenant du service public d’électricité a probablement augmenté en raison de la fermeture de centrales électriques au charbon dans la région. En outre, une amélioration des estimations des émissions des procédés industriels est fort possible en raison du perfectionnement des profils temporels des émissions.

5.2.3 Émissions de contaminants dans le bassin de Georgia

Les émissions totales des principaux contaminants atmosphériques sélectionnés (NOx, SOx, COV, NH3etMP) étaient de 140 kilotonnes (y compris 14 kilotonnes de COV provenant de la végétation) en 2010 pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser (Grand Vancouver, 2013). Les COV et les NOx constituaient les émissions de contaminants les plus importantes. La contribution des NOx et des composés organiques volatils d'origine anthropique équivalait à 71 % de l'ensemble des contaminants.

Mise en garde sur les émissions biosynthétiques

Les estimations des émissions de composés organiques volatils issus de la végétation dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser étaient fondées sur un inventaire des émissions de l'année 2000, reposant au prorata sur des données sur la couverture des terres végétales recueillies en 2006 et en 2001 (Metro Vancouver, 2014; district régional de Vancouver, 2003). Bien que les estimations des émissions de composés organiques volatils issus de la végétation constituent une importante source « de fond » dont on peut tenir compte dans la gestion de la qualité de l’air, il s’agit de sources naturelles dont on ne peut pas tenir compte pour trouver des mesures de contrôle des émissions. Si l'on ne tient pas compte des composés organiques volatils naturels dans les émissions totales des principaux contaminants atmosphériques (à l'exception des émissions de monoxyde de carbone), la contribution combinée des émissions de composés organiques volatils et d'oxydes d'azote d'origine anthropique est de 80 % dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser.

5.2.4 Émissions des contaminants dans le bassin de Puget Sound

Le total des émissions des principaux contaminants (NOx, SOx, COV, NH3etMP) était de 511 kilotonnes en 2011 pour Puget Sound, y compris 150 kilotonnes provenant de la végétation. Les estimations des émissions provenant de la végétation s'appuyaient sur la version 1 de l'inventaire national des émissions de 2011 de l'EPA((WA DOE), 2014; EPA des États-Unis, 2013). Les émissions de composés organiques volatils et d’oxydes d’azote sont les plus élevées. La contribution combinée des émissions de composés organiques volatils et d’oxydes d’azote d’origines naturelle et anthropique est de 84 %. Si l’on ne tient pas compte des composés organiques volatils d’origine naturelle dans les émissions totales, la contribution combinée des émissions de composés organiques volatils et d’oxydes d’azote d’origine anthropique est de 78 %.

Mise en garde sur la comparaison des émissions de Georgia Basin et de Puget Sound

On recommande fortement au lecteur de ne pas tirer de conclusions quand il compare les inventaires respectifs de Georgia Basin (Partie canadienne de la vallée du bas Fraser) et de Puget Sound. Les différences évidentes dans les émissions pourraient plutôt témoigner des différences des modèles d'estimation, des méthodologies, des taux d'émissions, des catégories de sources et de la disponibilité des données ((WA DOE), 2014) (Metro Vancouver, 2013).

Pour les mêmes raisons, on ne compare pas les inventaires du rapport de 2004 sur la Caractérisation du bassin atmosphérique de Georgia Basin/Puget Sound et les résultats présentés ici. Toutefois, une analyse rétrospective de la partie canadienne de la vallée du bas Fraser, qui compare les changements des émissions entre 1990 et 2010, est présentée plus loin dans le présent chapitre.

5.2.5 Sources d’émissions par secteur

On peut réduire les émissions dans un bassin atmosphérique au moyen de mesures de contrôle de leurs sources. Certains programmes de contrôle des émissions visent des secteurs et des sources qui émettent de multiples polluants. Un exemple récent est la ratification d'un accord international sous l'égide de l'Organisation maritime internationale afin de créer une zone de contrôle des émissions ciblant les émissions marines de SO2, NOx et MP dans les 200 milles nautiques au large de la côte nord-américaine des océans Pacifique et Atlantique, y compris la côte du bassin atmosphérique de Georgia-Puget Sound (OMI, 2010). Figure 5.2 et figure 5.3l’entente vise à montrer les zones où les émissions annuelles totales de polluants contribuant au smog ont les masses les plus élevées (oxydes d’azote, composés organiques volatils, MP2,5, oxydes de soufre et ammoniac).

Figure 5.2 sous-tend que les véhicules légers (18 %), l'utilisation de produits chimiques (16 %) et les sources non liées aux routes (12 %) rejetaient des niveaux importants d'émissions génératrices de smog dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en 2010. Le secteur des transports, y compris les véhicules légers et lourds et les sources marines, rejette un tiers des émissions totales. On aborde les scénarios de réduction des émissions provenant des véhicules, des sources industrielles ponctuelles et des sources marines et agricoles dans le chapitre 10 : « Modélisation de la qualité de l'air à l'échelle régionale ».

Pendant l'année 2011, le bassin atmosphérique de Puget Sound a émis environ 488 kilotonnes d'émissions génératrices de smog. Les émissions naturelles, composées principalement de composés organiques volatils issus de la végétation, constituaient la source la plus importante (31 %) dans le bassin atmosphérique. Le transport, y compris les véhicules légers et lourds et les sources marines, rejetait plus d’un tiers des émissions totales. La pollution industrielle ponctuelle, l'équipement mobile hors route et l'utilisation de produits chimiques étaient aussi des facteurs importants. Les poêles à bois et les cheminées, dont de nombreux résidents de Puget Sound se servent pour chauffer leur maison, rejetaient 5 % des émissions totales.

 

Figure 5.2 Émissions contribuant au smog par secteur dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en 2010.

Figure 5.2 Émissions contribuant au smog par secteur dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en 2010. (Voir la description ci-dessous)

Remarques : D'après le pourcentage de la masse de NOx, de COV, de MP2,5, de SOx et de NH3.

Émissions totales de 137 kilotonnes en 2010 (Metro Vancouver, 2013)

Description de la figure 5.2

La figure 5.2 est un diagramme à secteurs des émissions contribuant au smog par secteur dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser. Les secteurs et leur pourcentage d'émissions totales contribuant au smog sont les suivants : agriculture : 7 %; évaporation de solvant : 14 %; véhicules légers : 20 %; véhicules lourds : 4 %; milieu marin : 8 %; transport non routier : 14 %; poêles à bois et cheminées : 1 %; sources ponctuelles industrielles : 8 %; autres sources : 14 %; sources naturelles : 10 %.

La figure contient les notes suivantes :

  1. Fondé sur le pourcentage de la masse des NOx, des COV, des MP2,5, des SOx et du NH3.
  2. Émissions totales de 148 kilotonnes en 2005 (Grand Vancouver, 2010)

 

Figure 5.3 Émissions contribuant au smog par secteur dans le bassin de Puget Sound en 2011.

Figure 5.3 Émissions contribuant au smog par secteur dans le bassin de Puget Sound en 2011. (Voir la description ci-dessous)

Remarques : D'après le pourcentage de la masse de NOx, de COV, de MP2,5, de SOx et de NH3.

Émissions totales de 488 kilotonnes en 2011 ((WA DOE), 2014)

Description de la figure 5.3

La figure 5.3 est un diagramme à secteurs des émissions contribuant au smog par secteur dans le bassin de Puget Sound. Les secteurs et leur pourcentage d'émissions totales contribuant au smog sont les suivants : agriculture : 3 %; évaporation de solvant : 3 %; véhicules légers : 19 %; véhicules lourds : 9 %; milieu marin : 8 %; transport non routier 8 %; poêles à bois et cheminées : 6 %; sources ponctuelles industrielles 10 %; autres sources : 2 %; sources naturelles : 32 %.

La figure contient les notes suivantes :

  1. Fondé sur le pourcentage de la masse des NOx, des COV, des MP2,5, des SOx et du NH3.
  2. Émissions totales de 590 kilotonnes en 2005 ((WA DOE), 2007)

 

5.2.6 Sources d’émissions par contaminant

Différents contaminants ont diverses conséquences sur la santé et l’environnement. Lorsqu’un contaminant en particulier est source de préoccupations, comme les MP2,5, il est utile de connaître ses principales sources d’émissions directes. figure 5.4 et figure 5.5 de montrer les principales sources d’émissions par secteur et par contaminant dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser et le bassin de Puget Sound, respectivement. tableau 5.2 détermine les sources principales d’émissions pour chaque polluant dans les bassins de Georgia Basin et de Puget Sound.

 

Figure 5.4 décrit certaines difficultés à surmonter pour contrôler les sources d’émissions afin d’améliorer la qualité de l’air. Les composés organiques volatils, les oxydes d’azote et les MP2,5 sont tous issus d’importantes sources d’émissions provenant de diverses activités industrielles et nationales.

Les sources marines du dioxyde de soufre sont le seul secteur qui contribue le plus aux émissions de la partie canadienne de la vallée du bas Fraser (69 %). Des études récentes sur l’effet des sources marines dans l’ensemble du Canada et des États-Unis ont mené à la mise en place d’une zone de contrôle des émissions par l’Organisation maritime internationale en 2010 (OMI, 2010). Quant à l’ammoniac, l’agriculture demeure la source dominante (66 % des émissions dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser et 80 % dans le bassin de Puget Sound). L’estimation des émissions et le contrôle de l’ammoniac agricole continuent de présenter un défi en raison de la variabilité et de la portée géographique de ces sources. Toutefois, on a tenté, dans un récent rapport d’Environnement Canada, de régler ces problèmes (Environnement Canada, 2010b). On traite d’ailleurs des enquêtes sur les émissions marines et agricoles dans le chapitre 10.

Figure 5.4 Émissions de contaminants par secteur dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en 2010 (Metro Vancouver, 2013).

Figure 5.4 Émissions de contaminants par secteur dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en 2010 (Metro Vancouver, 2013). (Voir la description ci-dessous)

Description de la figure 5.4

La figure 5.4 est un tableau à colonnes empilées qui montre le pourcentage d'émissions par secteur pour les COV, le SO2, le NOx, le NH3 et les MP2,5. Les secteurs sont les suivants : agriculture, brûlage, chauffage, véhicules lourds, véhicules légers, milieu marin, sources naturelles, produits minéraux non métalliques, transport non routier, autres sources, substances pétrolières, transport ferroviaire, évaporation de solvant, et produits du bois.

Pour les COV, 27 % des émissions proviennent du brûlage, 9 % d'autres sources, 14 % de transport non routier, 19 % de sources naturelles, et 21 % de véhicules légers. Pour le SO2, 69 % des émissions proviennent du milieu marin. Pour le NOx, 7 % des émissions proviennent du transport ferroviaire, 19 % du transport non routier, 7 % de produits minéraux non métalliques, 14 % du milieu marin, 26 % de véhicules légers, 9 % de véhicules lourds, et 11 % du chauffage. Pour le NH3, 20 % des émissions proviennent d'autres sources, et 66 % de sources agricoles. Pour les MP2,5, 5 % des émissions proviennent de produits du bois, 34 % d'autres sources, 12 % de transport non routier, 7 % du milieu marin, 16 % du chauffage, et 14 % du brûlage.

La figure comprend la remarque suivante : « 11 % des émissions totales de MP2,5 proviennent de la poussière des routes, classée dans la catégorie "Autres sources" ».

 

Figure 5.5 Émissions de contaminants par secteur dans le bassin de Puget Sound en 2011 ((WA DOE), 2014).

Figure 5.5 Émissions de contaminants par secteur dans le bassin de Puget Sound en 2011 (WA DOE, 2014). (Voir la description ci-dessous)

Remarques : 5 % des émissions totales de MP2,5proviennent de l’incinération des déchets résidentiels, classée dans la catégorie « Autres sources étendues ».

Description de la figure 5.5

La figure 5.5 est un tableau à colonnes empilées qui montre le pourcentage d'émissions par secteur pour les COV, le SO2, le NOx, le NH3 et les MP2,5. Les secteurs sont l'agriculture, les véhicules lourds, les véhicules légers, le milieu marin, les sources naturelles, le transport non routier, les autres sources diffuses, les sources ponctuelles, l'évaporation de solvant, les poêles à bois et les cheminées.

Pour les COV, 8 % des émissions proviennent des poêles à bois et des cheminées, 6 % proviennent de l'évaporation de solvant, 6 % proviennent du transport non routier, 54 % proviennent de sources naturelles, et 17 % proviennent de véhicules légers. Pour le SO2, 52 % des émissions proviennent de sources ponctuelles, 7 % proviennent de sources non routières, et 32 % proviennent du milieu marin. Pour le NOx, 18 % des émissions proviennent de sources ponctuelles, 14 % de sources non routières, 12 % du milieu marin, 27 % de véhicules légers et 26 % de véhicules lourds. Pour le NH3, 16 % des émissions proviennent de véhicules légers, et 80 % de sources agricoles. Pour les MP2,5, 44 % des émissions proviennent de poêles à bois et de cheminées, 13 % de sources ponctuelles, et 9 % de sources non routières.

La figure contient les notes suivantes :

  1. 8 % des émissions totales de MP2,5 proviennent de l'incinération des déchets résidentiels, classée dans la catégorie « Autres sources étendues ».
  2. On estime que la poussière de routes est un composant minime des émissions de MP2,5 dans le bassin de Puget Sound, mais qu'elle est un composant important des émissions de MP10, qui ne figure pas dans le diagramme.

 

Tableau 5.2 Principaux secteurs d’émissions des bassins atmosphériques de Georgia Basin (partie canadienne de la vallée du bas Fraser) et de Puget Sound.
Secteurs d'émissions dominants
Principaux contaminants atmosphériques Puget Sound - 2011 Georgia Basin
(partie canadienne de la vallée
du bas Fraser) - 2010
COV
  • Sources naturelles
  • Sources mobiles - véhicules routiers
  • Utilisaiton de produits chimiques
  • Utilisation de produits chimiques
  • Sources mobiles - véhicules routiers
  • Sources naturelles
SO2
  • Marines
  • Sources industrielles ponctuelles
  • Marines
  • Sources industrielles ponctuelles
NOx
  • Sources mobiles - véhicules routiers
  • Sources industrielles ponctuelles
  • Moteurs et équipement non routier
  • Marines
  • Sources mobiles - véhicules routiers
  • Marines
  • Moteurs et équipement non routiers
  • Chauffage (y compris les poêles à bois et les cheminées)
NH3
  • Agriculture
  • Agriculture
MP10*
  • Construction (industrielle, résidentielle, commerciale et activités minières)
  • Poêles à bois et cheminées
  • Chauffage (y compris les poêles à bois et les cheminées)
  • Sources industrielles ponctuelles
  • Agriculture
MP2,5*
  • Poêles à bois et cheminées
  • Sources mobiles - véhicules routiers
  • Sources industrielles ponctuelles
  • Moteurs et équipement non routiers
  • Chauffage (y compris les poêles à bois et les cheminées)
  • Moteurs et équipement non routiers
  • Combustion
  • Sources mobiles - véhicules routiers

* Les émissions de poussières de routes ne sont pas incluses dans le tableau ci-dessus. En 2011, les émissions de poussières de routes ont contribué à 21 % et à 9 % des émissions totales de MP10 et de MP2,5, respectivement, dans Puget Sound ((WA DOE), 2014). Dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser, la contribution des émissions de poussières de routes a été de 34 % et de 16 % des émissions totales de MP10 et de MP2,5, respectivement, en 2010 (Metro Vancouver, 2013).

Description du tableau 5.2

Le tableau 5.2 présente les principaux secteurs d'émissions pour six polluants du bassin de Georgia et du bassin atmosphérique de Puget Sound en 2005.

La première rangée du tableau contient le titre « Principaux secteurs d'émissions - 2005 ».

La deuxième rangée du tableau contient les en-têtes « Principaux contaminants atmosphériques », « Puget Sound », et « Bassin de Georgia (partie canadienne de la vallée du bas Fraser) ». La première colonne montre les différents contaminants atmosphériques pris en compte. Ils sont :

  • COV
  • SO2
  • NOx
  • NH3
  • MP10
  • MP2,5

La troisième et la quatrième colonnes énumèrent les principaux secteurs d'émissions pour chaque contaminant dans le bassin atmosphérique de Puget Sound et dans le bassin de Georgia, respectivement.

 

5.3 Prévisions des émissions

Les prévisions des émissions reposent sur les changements prévus des activités (croissance ou déclin) combinés aux changements liés aux taux d'émissions et aux mesures de réduction des émissions. Les développements technologiques, sociaux et économiques et l’élaboration de règlements peuvent mener à des changements des émissions. Par conséquent, il est très important de comprendre les différentes stratégies de contrôle et les nouvelles sources qui ont été prises en considération dans l'estimation des prévisions des niveaux d'émissions. Il est possible de trouver les hypothèses dont on s’est servi pour élaborer les prévisions des émissions pour le bassin atmosphérique de Georgia Basin/Puget Sound dans le Metro Vancouver (2013) et le Western Regional Air Partnership (2007).

D’une part, le Western Regional Air Partnership s’est appuyé sur l’inventaire de 2002 pour élaborer les prévisions de l’inventaire des émissions pour l’année 2018 ((WRAP), 2007). On a procédé à des estimations des émissions de 2010 à 2030 pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser du bassin de Georgia (Metro Vancouver, 2013).

5.3.1 Émissions dans le bassin de Puget Sound

Les programmes de contrôle connus que l’on trouve dans le scénario de 2018 du Western Regional Air Partnership sont les suivants (T. Moore, comm. pers.) :

  • Programmes de gestion de la fumée
  • Nouveaux permis et accords de consentement de l'État/Environmental Protection Agency depuis 2002.
  • Plans de mise en œuvre d’État (State Implementation Plans) pour l’ozone et les MP10 au sein de la région du Western Regional Air Partnership.
  • Programmes de contrôle des émissions de pétrole et de gaz de l’État
  • Sources mobiles : Norme sur les moteurs diesel de véhicules routiers lourds (2007), norme sur les émissions d’échappement du niveau 2, règle sur les gros moteurs à allumage commandé et les véhicules récréatifs et règle sur les moteurs diesel de véhicules non routiers
  • Norme sur les turbines à combustion et les chaudières industrielles/norme sur les dispositifs de chauffage/norme relative à la technologie de contrôle du maximum atteignable ((TCMA)) pour le moteur à mouvement alternatif à combustion interne
  • Norme de la technologie de contrôle du maximum atteignable de 2, 4, 7 et 10 ans pour les composés organiques volatils
  • Meilleure technologie d’adaptation disponible présumée pour le dioxyde de soufre

On prévoit que les émissions de polluants contribuant au smog de l’ensemble du bassin de Puget Sound diminueront de 21 % de 2002 à 2018. figure 5.6 montre à quel point les émissions totales changeront dans chaque comté. figure 5.7 montre à quel point la baisse globale de 21 % varie selon le contaminant. En général, les émissions d’ammoniac et de MP2,5 devraient augmenter dans le bassin de Puget Sound, tandis qu’il y aura une diminution des émissions des autres contaminants.

Figure 5.6 Comparaison des émissions contribuant au smog en 2002 aux prévisions de 2018 pour les comtés du bassin de Puget Sound.

Figure 5.6 Comparaison des émissions contribuant au smog en 2002 aux prévisions de 2018 pour les comtés du bassin de Puget Sound. (Voir la description ci-dessous)

Remarques : Selon la masse totale d’oxydes d’azote, de composés organiques volatils, de MP2,5, d’oxydes de soufre et d’ammoniac ((WRAP), 2007)

Description de la figure 5.6

La figure 5.6 est un diagramme à barres qui présente une comparaison des émissions contribuant au smog en 2002 aux prévisions de 2018 pour les comtés suivants : Clallam, Jefferson, King, Kitsap, Lewis, Mason, Pierce, Skagit, Snohomish, Thurston, et Whatcom. Les valeurs tracées sont les émissions totales en kilotonnes par année. Les valeurs sont basées sur la masse totale de NOx, de COV, de MP2,5, de SOX et de NH3 ((WRAP), 2007). Voici les valeurs d'émission :

  • Pour Clallam, la valeur de 2002 est d'environ 30 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 25 kilotonnes par année.
  • Pour Jefferson, la valeur de 2002 est d'environ 25 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 25 kilotonnes par année.
  • Pour King, la valeur de 2002 est d'environ 240 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 175 kilotonnes par année.
  • Pour Kitsap, la valeur de 2002 est d'environ 25 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 20 kilotonnes par année.
  • Pour Lewis, la valeur de 2002 est d'environ 75 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 55 kilotonnes par année.
  • Pour Masin, la valeur de 2002 est d'environ 20 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 20 kilotonnes par année également.
  • Pour Pierce, la valeur de 2002 est d'environ 95 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 75 kilotonnes par année.
  • Pour Skagit, la valeur de 2002 est d'environ 50 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 40 kilotonnes par année.
  • Pour Snohomish, la valeur de 2002 est d'environ 85 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 75 kilotonnes par année.
  • Pour Thurston, la valeur de 2002 est d'environ 30 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 25 kilotonnes par année.
  • Pour Whatcom, la valeur de 2002 est d'environ 55 kilotonnes par année, et celle de 2018, d'environ 50 kilotonnes par année.

 

Figure 5.7 Pourcentage de changement des émissions contribuant au smog de 2002 à 2018 par contaminant.

Figure 5.7 Pourcentage de changement des émissions contribuant au smog de 2002 à 2018 par contaminant. (Voir la description ci-dessous)

Remarques : « nat. » et « anthro. » représentent les émissions naturelles et anthropiques ((WRAP), 2007)

Description de la figure 5.7

La figure 5.7 est un diagramme à barres qui montre le pourcentage de changement des émissions contribuant au smog dans le bassin atmosphérique de Puget Sound de 2002 à 2018, réparti par contaminant. Les pourcentages de changement par contaminant sont les suivants : SO2, -60 %; NOx, -53 %; COVanthropiques, -11 %; COV naturels, 0 %; NH3, 14 %; et MP2,5, 11 %.

 

On estime qu’il y aura une plus forte diminution des émissions d’oxydes d’azote par rapport à celles des coMPosés organiques volatils, ce qui a des conséquences sur la formation d’ozone. De même, les émissions d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre devraient accuser une baisse plus iMPortante que les émissions d’ammoniac, ce qui aura des répercussions sur la formation et la composition de matières particulaires secondaires (MP2,5).

Les émissions naturelles de composés organiques volatils, qui sont principalement émis par les incendies de forêt et les processus biologiques des plantes et des arbres, ne semblent pas changer en 2018 selon la figure 5.7, car les émissions issues de la végétation étaient maintenues à un niveau constant en 2002 ainsi que les émissions des incendies de forêt d’après la moyenne des émissions de 2000 à 2004 ((WRAP), 2007).

5.3.2 Émissions de Georgia Basin

Les prévisions des émissions de 2010 dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser (Metro Vancouver, 2013) incorporaient toutes les mesures stratégiques et toutes les activités fédérales, provinciales et régionales prévues de même que les nouvelles sources d'émission. Parmi les mesures stratégiques prévues et les sources nouvelles quantifiées dans la prévision, mentionnons les suivantes :

  • le règlement sur les chaudières et les dispositifs de chauffage du Metro Vancouver;
  • le programme d'inspection et de maintien AirCare de la Colombie-Britannique (jusqu'en 2014, après quoi les analyses des émissions prennent fin pour les véhicules légers);
  • l'annexe VI du règlement maritime de l'Organisation maritime internationale (OMI) et la zone de contrôle des émissions de l'OMI;
  • l'activité des navires est liée à la croissance prévue des expéditions;
  • les terminaux charbonniers nouveaux et élargis.

Parmi les autres mesures stratégiques potentielles et les sources nouvelles qui ont été mentionnées mais qui n'ont pas été quantifiées pour des raisons comme l'état d'avancement incertain de la mise en œuvre, le manque de données et les répercussions peu importantes, mentionnons :

  • les exigences énergétiques du code du bâtiment de la Colombie-Britannique;
  • le règlement sur le contrôle de la fumée provenant de la combustion à l'air libre de la Colombie-Britannique;
  • les nouveaux systèmes énergétiques de quartier;
  • les exigences fédérales de base relatives aux émissions industrielles;
  • l'exigence relative à la modernisation des véhicules lourds (provinciale).

Pour plus de détails sur les mesures stratégiques et les sources incluses dans la prévision, consultez Metro Vancouver (2013).

La figure 5.8 montre les tendances relatives aux émissions dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser par polluant, depuis 1990. La plupart des émissions ont diminué et devraient continuer à le faire, à l'exception des composés organiques volatils (COV), de l'ammoniac et de la matière particulaire (MP10), qui devraient augmenter après 2015. La figure 5.9montre qu'en 2010, les véhicules légers étaient la source la plus importante de polluants générateurs de smog; toutefois, compte tenu des normes d'émission améliorées des véhicules, les contributions des véhicules légers devraient diminuer jusqu'en 2020. D'ici 2030, l'utilisation des produits chimiques devrait être la principale source de polluants générateurs de smog dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser. Il convient de mentionner que le nouveau règlement de contrôle des émissions marines aura une incidence importante sur les projections des émissions internationales pour la vallée du bas Fraser. Comme le montre la figure 5.10, sans ces règlements, les émissions marines internationales dans la vallée du bas Fraser de 2030 seraient semblables à celles de 2010. Veuillez consulter Metro Vancouver (2010) pour plus de détails.

Figure 5.8 Prévisions et analyse rétrospective des émissions par rapport à 2010, année de référence, pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser (Metro Vancouver, 2013).

Figure 5.8. Prévisions et analyse rétrospective des émissions par rapport à 2010, année de référence, pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser (Metro Vancouver, 2013). (Voir la description ci-dessous)

Description de la figure 5.8

La figure 5.8 est un diagramme des émissions de NOx, de NH3, de MP10, de MP2,5, de COV (naturels et anthropiques), et de SO2 en kilotonnes par année, de 1990 à 2030. Les prévisions et l'analyse rétrospective des valeurs sont basées sur l'année 2005.

Pour les COVanthropiques, les émissions de 2005 étaient légèrement supérieures à 60 kilotonnes par année. L'analyse rétrospective indique un déclin constant des émissions de 100 kilotonnes par année en 1990. Selon les prévisions, il devrait y avoir un déclin continu jusqu'à environ 50 kilotonnes par année en 2010, suivi d'une augmentation lente mais constante pour atteindre 55 à 60 kilotonnes par année en 2030.

Pour le NOx, les émissions de 2005 étaient légèrement supérieures à 50 kilotonnes par année. L'analyse rétrospective indique un déclin constant des émissions de 85 kilotonnes par année en 1990. Selon les prévisions, il devrait y avoir un déclin continu des émissions jusqu'à ce qu'elles atteignent environ 40 kilotonnes par année en 2020; ensuite, les émissions devraient demeurer stables à l'horizon 2030.

Pour les MP10, les émissions de 2005 étaient d'environ 15 kilotonnes par année. L'analyse rétrospective révèle qu'il s'agit d'un très léger déclin d'au plus d'une kilotonne par année à partir de 1990, et les prévisions indiquent qu'il devrait y avoir une très légère augmentation d'au plus de deux kilotonnes par année d'ici 2030.

Pour les COVnaturels, les émissions de 2005 étaient d'environ 15 kilotonnes par année, et aucun changement n'a été relevé dans l'analyse rétrospective ou dans les prévisions.

Pour le NH3, les émissions de 2005 étaient légèrement inférieures à 15 kilotonnes par an. Il y a eu une augmentation à partir d'environ 10 kilotonnes par année en 1990, et les émissions devraient augmenter jusqu'à 15 kilotonnes par année d'ici 2030.

Pour le SO2, les émissions de 2005 étaient d'environ 5 kilotonnes par année. Il y a eu une diminution à partir d'environ 10 kilotonnes par année en 1990, et les émissions de SO2 devraient augmenter légèrement pour se situer entre 5 et 10 kilotonnes par année d'ici 2030.

Pour les MP2,5, les émissions de 2005 étaient d'environ 5 kilotonnes par année, ce qui représente un léger déclin d'au plus d'une kilotonne par année par rapport à 1990. Aucune augmentation n'est prévue à l'horizon 2030.

 

Figure 5.9 Prévisions et analyse rétrospective des émissions de polluants contribuant au smog dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en fonction du secteur d'activité et de l'année de référence de 2010 (Metro Vancouver, 2013).

Figure 5.9. Prévisions et analyse rétrospective des émissions de polluants contribuant au smog dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en fonction du secteur d'activité et de l'année de référence de 2010 (Metro Vancouver, 2013). (Voir la description ci-dessous)

Description de la figure 5.9

La figure 5.9 est un diagramme des émissions par six différents secteurs en kilotonnes par année, de 1990 à 2030. Les prévisions et l'analyse rétrospective des valeurs sont basées sur l'année 2005.

Les émissions provenant de véhicules légers ont diminué, passant de 60 kilotonnes par année à 30 kilotonnes par année entre 1997 et 2005. Selon les prévisions, cette diminution devrait atteindre un palier d'ici 2020, et les émissions devraient demeurer stables à 15 kilotonnes par année.

Pour les sources naturelles, les émissions de 2005 étaient légèrement supérieures à 35 kilotonnes par année. Il y a eu un très léger déclin d'un maximum de 2 kilotonnes par année de 1990 à 2005, mais les émissions devraient demeurer aux niveaux de 2005 jusqu'en 2030.

Pour les sources non routières, il y a eu une légère augmentation, d'un peu plus de 25 kilotonnes par année en 1990 à environ 30 kilotonnes par année en 1995. Ces émissions ont ensuite diminué jusqu'à environ 20 kilotonnes par année en 2005, et devraient continuer à diminuer jusqu'à environ 15 kilotonnes par année d'ici 2020 pour ensuite se stabiliser à ce niveau.

Pour l'évaporation de solvant, il y a eu une légère augmentation, d'un peu plus de 20 kilotonnes par année en 1990 à un peu moins de 25 kilotonnes par année en 2000. Les émissions ont ensuite diminué de nouveau, pour passer à environ 20 kilotonnes par année en 2005; on s'attend à ce qu'elles diminuent à un peu moins de 20 kilotonnes par année au plus tard en 2010. Après 2010, il devrait y avoir une augmentation constante jusqu'à un peu plus de 25 kilotonnes par année.

Pour le milieu marin, il y a eu une augmentation constante, d'un peu plus de 10 kilotonnes par année en 1990 à un peu moins de 15 kilotonnes par année en 2005. Les émissions devraient continuer à augmenter, pour attendre un peu plus de 20 kilotonnes par année d'ici 2030.

 

Figure 5.10 Prévisions des émissions de polluants contribuant au smog dans la vallée du bas Fraser en fonction des recommandations du Comité de la protection du milieu marin faites en avril 2008 (Metro Vancouver, 2010).

Figure 5.10. Prévisions des émissions de polluants contribuant au smog dans la vallée du bas Fraser en fonction des recommandations du Comité de la protection du milieu marin faites en avril 2008 (Metro Vancouver, 2010). (Voir la description ci-dessous)

Description de la figure 5.10

La figure 5.10 est un diagramme à barres empilées des émissions de polluants contribuant au smog en kilotonnes par année, à intervalles de cinq ans entre 1990 et 2030. Les émissions des navires, les émissions de toutes les autres sources, ainsi que les réductions prévues des émissions marines en raison du règlement du Comité de la protection du milieu marin (CPMM) sont montrées.

En 1990, les émissions des navires étaient d'environ 10 kilotonnes par année, alors que les émissions de toutes les autres sources étaient d'environ 300 kilotonnes par année. Les émissions de toutes les autres sources ont diminué de façon constante de 1990 à 2010, année à laquelle elles ont atteint un niveau d'environ 175 kilotonnes par année. Pendant cette même période, les émissions du milieu marin ont augmenté de façon constante, pour atteindre environ 20 kilotonnes par année. De 2015 à 2030, les émissions de toutes les autres sources devraient demeurer constantes alors que les émissions du milieu marin visées par le règlement du Comité de la protection du milieu marin continueront à augmenter jusqu'à environ 30 kilotonnes par année. À la suite de la mise en œuvre du règlement du Comité de la protection du milieu marin, les émissions marines devraient diminuer en 2015 jusqu'à environ 10 kilotonnes par année et demeurer à ce niveau jusqu'en 2030.

 

Le tableau 5.3 illustre les changements prévus des émissions pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser en 2030 par rapport à 2010. Les émissions de NOx et SO2 devraient diminuer, alors que les émissions de COV, d'ammoniac et de MP10d'origine anthropique augmenteront. L'analyse des sources de contaminants et les hypothèses dont on a tenu compte dans les estimations peuvent aider à expliquer les changements des émissions.

Tableau 5.3 Changements prévus des émissions pour la partie
canadienne de la vallée du bas Fraser (Metro Vancouver, 2013).
Contaminant Changement prévu des émissions (2010 à 2030)
NOx
-30%
SO2
-74%
COV (anthropique)
+5%
NH 3
+15%
MP 10
(Comprend la poussière des routes)
+11%
MP 2,5
(Comprend la poussière des routes)
-6%
Description du tableau 5.3

Le tableau 5.3 présente les changements prévus des émissions pour six différents contaminants atmosphériques pour le bassin atmosphérique de Puget Sound (2002 à 2018) et la partie canadienne de la vallée du bas Fraser (2005 à 2020).

La première rangée du tableau contient les en-têtes « Contaminant » et « Changement prévu des émissions ». Ce dernier en-tête est ensuite subdivisé en colonnes avec les en-têtes « Puget Sound (2002 à 2018) » et « Partie canadienne de la vallée du bas Fraser (2005 à 2020) ». La première colonne montre les différents contaminants atmosphériques pris en compte. Ils sont :

  • NOx
  • SO2
  • COV(anthropiques)
  • NH3
  • MP10(comprend la poussière des routes)
  • MP2,5(comprend la poussière des routes)

La troisième et la quatrième colonnes montrent la variation en pourcentage prévue des changements des émissions pour chaque contaminant dans le bassin atmosphérique de Puget Sound et dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser, respectivement.

 

La diminution importante prévue des émissions de SO2 dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser est due à la mise en œuvre de la zone nord-américaine de contrôle des émissions, dont la phase 1 est entrée en vigueur en août 2012 et dont la phase 2 entrera en vigueur en janvier 2015. Le total des émissions de SO2 en 2030 pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser devrait diminuer de 74 % par rapport aux émissions de 2010 (Metro Vancouver, 2013). Les émissions de SO2 devraient demeurer relativement constantes après 2015 dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser. La prévision de ces émissions tient compte d'un certain nombre de changements de permis, des niveaux d'activités et de la mise en œuvre du règlement. Parmi les principales sources contribuant aux émissions de SO2 dans l'avenir, mentionnons les industries des métaux de première transformation dans le comté de Whatcom et les sources industrielles, comme le raffinage du pétrole et les navires (Metro Vancouver, 2013).

Les émissions de NOx proviennent principalement de sources mobiles, notamment des voitures et des camions (sur route), de l'équipement hors route et des navires. Des diminutions modérées des émissions de NOx sont prévues pour la partie canadienne de la vallée du bas Fraser vers 2025, après quoi les émissions devraient demeurer relativement constantes. Dans l'avenir, les navires devraient devenir l'une des principales sources de NOx en raison de la croissance prévue de la navigation commerciale; cependant, la croissance des émissions de NO2 sera atténuée au fil du temps avec la mise en œuvre, en 2016, des normes relatives aux moteurs nautiques du niveau 3 de l'annexe VI de l'Organisation maritime internationale (OMI).

On prévoit que les émissions de composés organiques volatils (COV) d'origine anthropique diminueront dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser jusqu'en 2015 en raison de normes plus sévères sur les émissions des véhicules, de programmes d'inspection des émissions des véhicules et de mesures de contrôle visant à réduire les émissions de composés organiques volatils provenant des revêtements architecturaux et des produits commerciaux et de consommation. Les émissions de COV devraient augmenter de nouveau après 2020 en raison d'une augmentation des émissions provenant de l'utilisation de produits chimiques et devraient surpasser les niveaux de 2010 d'ici 2030 (Metro Vancouver, 2013).

La grande majorité des émissions d'ammoniac sont imputables aux pratiques agricoles ayant lieu dans les deux bassins atmosphériques. Dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser, les émissions d'ammoniac devraient augmenter pendant la prochaine décennie en raison de la croissance du secteur de l'agriculture, de l'augmentation de l'utilisation de véhicules légers et de l'augmentation de l'apport de polluants dans les installations de traitement des eaux usées. De plus, il y a des émissions d'ammoniac provenant des véhicules routiers dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser, bien qu'elles soient très inférieures aux émissions du secteur de l'agriculture.

Les émissions de MP10 dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser devraient augmenter de 10 % au cours de la période allant de 2010 à 2030, reflétant en grande partie la croissance projetée dans le secteur de la construction.

5.4 Changements des émissions et la qualité de l’air ambiant

Puisqu’on prévoit des changements des émissions au cours des prochaines décennies, il est important de comprendre leurs effets sur les concentrations ambiantes de polluants atmosphériques, ce qui peut jeter les bases des discussions sur les approches à la gestion de la qualité de l’air et à l’élaboration de mesures de contrôle possibles de la pollution. On peut y parvenir au moyen de la modélisation mathématique, qui permet d’estimer les concentrations de la qualité de l’air en fonction de la teneur des émissions. On peut consulter une discussion plus approfondie sur les outils et les modèles utilisés pour évaluer les conséquences des changements d’émissions proposés sur la qualité de l’air dans le bassin atmosphérique de Georgia Basin/Puget Sound dans le chapitre 10 : « Modélisation de la qualité de l’air à l’échelle régionale ».

L’ozone, les matières particulaires fines et d’autres polluants sont liés par une interaction complexe des émissions courantes et de leurs précurseurs, des processus chimiques et physiques et de la météorologie. Cette interaction est illustrée dans le tableau 5.4, dans lequel la réduction des émissions des principaux contaminants atmosphériques est liée aux conséquences sur les concentrations d’ozone et de matières particulaires fines, ainsi que sur la composition des matières particulaires et la pollution acide. Le tableau 5.4 contient d’importantes données qui dépassent les rapports immédiats entre les hausses et les baisses des émissions et de la pollution ou les problèmes atmosphériques connexes. Le fait qu’on ait relevé une augmentation des concentrations d’azote dans les matières particulaires et une baisse des émissions de dioxyde de soufre met l’accent sur l’interaction du sulfate (SO42-), de l’ammoniac (NH3) et du nitrate (NO3-). Ici, la concurrence entre l’acide sulfurique (H2SO4) et l’acide nitrique (HNO3) pour l’ammoniac (NH3) assimilable afin de former du nitrate d’ammonium (NH4NO3) entraîne une faible augmentation des concentrations de nitrate dans les matières particulaires. Cela est particulièrement important dans les secteurs où la concentration d’ammoniac est limitée.

La réduction des émissions d’oxydes d’azote a une incidence variable sur les concentrations d’ozone et de matières particulaires. À proximité, et sous le vent, de certains centres urbains où les concentrations de composés organiques volatils sont limitées, la réduction des émissions d’oxydes d’azote peut entraîner la hausse des concentrations d’ozone. Toutefois, la baisse des émissions d’oxydes d’azote engendre des baisses plus importantes des concentrations d’ozone plus loin sous le vent. La présence de concentrations d’oxydes d’azote plus faibles influe sur la composition des matières particulaires, dans lesquelles des sulfates peuvent remplacer l’azote oxydé. Il se peut que la fraction de composé organique des matières particulaires augmente ou diminue selon l’effet des oxydes d’azote sur les niveaux d’oxydants. Par conséquent, la baisse des émissions d’oxydes d’azote n’assure pas la réduction des concentrations d’ozone et des matières particulaires. En réalité, les concentrations pourraient facilement augmenter dans certains secteurs si les conditions atmosphériques s’y prêtaient.

Les trois derniers éléments du tableau 5.4 indiquent que la baisse du carbone noir, des composés organiques primaires et d’autres matières particulaires primaires peut être liée à l’augmentation des concentrations d’ozone, mais à la baisse des concentrations de MP2,5.

Table 5.4 Emission reductions and associated changes in ozone, PM, and acid deposition (adapted from NARSTO, 2004).

Reduction in Pollution Emissions Change in Associated Pollutant or Atmospheric Issue
Ozone PM Composition PM2.5(j) Acid Deposition
Sulphate Nitrate Organic Compounds
SO2   decrease increase(d)   decrease decrease
NOX decrease; possible small increase possible small increase/ decrease(b) decrease(e) possible small increase/ decrease(g) decrease; possible small increase decrease; possible small increase
VOC decrease possible small increase/ decrease decrease; possible small increase(f) decrease(h) decrease; possible small increase decrease; possible small increase
NH3   possible small decrease(c) decrease   decrease increase(k)
Black Carbon possible small Increase(a)     possible small decrease(i) decrease  
Primary Organic Compounds possible small Increase(a)     decrease decrease  
Other Primary PM possible small Increase(a)       decrease increase(k)
Description du tableau 5.4

Le tableau 5.4 présente les changements prévus par rapport à trois polluants atmosphériques ou problèmes (ozone, matières particulaires et dépôts d'acide) qui sont associés aux réductions de sept différentes émissions primaires différentes.

La première colonne du tableau contient l'en-tête « Réduction des émissions de polluants » et montre les différents contaminants atmosphériques primaires pour lesquels les réductions entraîneront des changements par rapport aux matières particulaires, à l'ozone et aux dépôts d'acide. Ces contaminants sont :

  • SO2
  • NOx
  • COV
  • NH3
  • Carbone noir
  • Composés organiques primaires
  • Autres matières particulaires primaires

Le tableau comporte six colonnes supplémentaires qui ont en commun le titre « Changement des polluants ou des problèmes atmosphériques connexes ». Ces colonnes ont les en-têtes « Ozone »; « Composition des matières particulaires », qui est une catégorie ensuite subdivisée en colonnes avec les en-têtes « Sulfate », « Nitrate » et « Composés organiques »; « MP2,5 »; et « Dépôts d'acide ». Sous chacun de ces en-têtes, il y a des flèches qui indiquent le type et l'ampleur des changements associés à une réduction des émissions répertoriées dans la première colonne. Les flèches bleues indiquent des réductions et les flèches rouges indiquent des augmentations. La taille de la flèche évoque l'ampleur du changement. Si la cellule est vide, la réduction ou l'augmentation est négligeable.

Les réductions des émissions de SO2 entraînent une diminution importante de la composition des particules de sulfate, une légère augmentation de la composition des particules nitreuses (en raison de l'effet du NH3 sur le pH des nuages et du brouillard), et une diminution importante des MP2,5 et des dépôts acides. La réaction des autres polluants et les enjeux connexes sont négligeables.

Les réductions des émissions de NOx entraînent une importante diminution et une faible augmentation des concentrations d'ozone, ainsi qu'une faible diminution et une faible augmentation de la composition des particules de sulfate (une note indique que l'effet sur les concentrations d'ozone diurnes est lié à une augmentation du flux solaire et une diminution du piégeage des radicaux; l'effet sur les concentrations d'ozone nocturnes n'est pas connu). Les réductions des émissions de NOx entraînent également une importante diminution de la composition des particules nitreuses (une note indique que la diminution de sulfate peut accroître la concentration de NH3disponible aux fins de réactions avec le NHO3 afin de former du NH4NO3, qui est plus important lorsque le NH4NO3 a accès à une concentration limitée de NH3), une faible diminution et une faible augmentation de la composition des particules de composés organiques (une note indique que l'augmentation est le résultat d'une diminution de la formation de nitrate organique et une plus grande concentration d'OH disponible aux fins de réaction avec le NO2; la diminution est le résultat d'une diminution des niveaux d'oxydants), une importante diminution et une faible augmentation des MP2,5, ainsi qu'une importante diminution et une faible augmentation des dépôts acides.

Les réductions des émissions de COV entraînent une grande diminution des concentrations d'ozone, une faible diminution et une faible augmentation de la composition des matières de sulfate, et une diminution importante et une faible augmentation de la composition des particules de nitrate (une note indique qu'il y a diminution sauf dans des cas particuliers [p. ex. SJV] et qu'une diminution du NOxpeut mener à une augmentation des concentrations d'ozone avec une augmentation connexe de la formation de HNO3). Les réductions des émissions de COV entraînent également une diminution importante de la composition des particules de composés organiques (en lien avec l'effet du NOx sur les niveaux d'oxydants [OH, ozone et NO3]), une diminution importante et une faible augmentation des MP2,5, et une légère diminution et une légère augmentation des dépôts acides.

Les réductions des émissions de NH3 entraînent une diminution importante de la composition des particules de sulfate (en raison de l'effet du NOxsur les niveaux d'oxydants [OH, H2O2 et ozone]; par exemple, voir les résultats de modélisation de l'initiative SAMI [initiative liée à la région sud des Appalaches]). Les réductions des émissions de NH3 entraînent aussi une diminution importante de la composition des particules de nitrate, une diminution importante des MP2,5, ainsi qu'une augmentation importante des dépôts acides (se rapporte à l'acidité nette des dépôts atmosphériques, et non au potentiel d'acidification pour l'écosystème). La réaction des autres polluants et les enjeux connexes sont négligeables.

Les réductions des émissions de carbone noir donnent lieu à une faible augmentation des concentrations d'ozone (dans certaines régions urbaines où les COV sont limités, et en aval de ces régions), une faible diminution de la composition des particules de composés organiques (il s'agit d'une diminution des composantes secondaires; la magnitude dépend de la fraction de CO anthropique secondaire), ainsi qu'une diminution importante des MP2,5.

Les réductions des émissions de composés organiques primaires entraînent une faible diminution de la concentration d'ozone (dans certaines régions urbaines où les COV sont limités, et en aval de ces régions), une diminution importante de la composition des particules des composés organiques, ainsi qu'une diminution importante des MP2,5.

Les réductions des émissions des autres matières particulaires primaires donnent lieu à une faible augmentation de la concentration d'ozone (dans certaines régions urbaines où les COV sont limités, et en aval de ces régions), à une diminution importante des MP2,5, et une augmentation importante des dépôts acides (se rapporte à l'acidité nette des dépôts atmosphériques, et non au potentiel d'acidification pour l'écosystème).

Remarques : Les flèches bleues indiquent des réductions et les flèches rouges indiquent des augmentations. La taille de la flèche évoque l’ampleur du changement. Si la cellule est vide, la réduction ou l’augmentation est négligeable. Veuillez consulter NARSTO (2004) pour obtenir une explication complète des interactions non linéaires des réductions d’émissions et des niveaux de polluants dans l’air ambiant.

5.5 Variabilité des émissions

L’analyse des émissions dans le présent rapport concernait les inventaires annuels et la façon dont ils varient selon les compétences. Les sources d’émissions varient d’ailleurs d’une saison, d’une semaine et d’un jour à l’autre en raison de la variabilité des niveaux d’activité. Selon une étude du département de l’Écologie de l’État de Washington (2002), les sources dominantes d’ammoniac sont attribuables à l’épandage d’engrais agricole au printemps et à l’automne, et aux déchets des animaux d’élevage l’été et l’hiver. Les sources routières y contribuaient pour une petite fraction en été et en hiver. Les poussières des routes étaient les sources dominantes de PM10 pendant l’été et l’hiver et les émissions agricoles fugitives l’étaient en automne, tandis que les émissions des poêles à bois et des cheminées étaient des sources importantes en hiver. Pour ce qui est des émissions de MP2,5, elles provenaient essentiellement des poêles à bois et des cheminées au printemps et en hiver, des poussières des routes en été et des poussières diffuses agricoles et du brûlage dirigé des champs en automne. Les composés organiques volatils étaient émis par des sources naturelles tout au long de l’année, alors que les sources mobiles routières dominaient l’hiver. Les sources mobiles contribuaient principalement aux émissions d’oxydes d’azote et de monoxyde de carbone (CO) tout au long de l’année. Finalement, les émissions de dioxyde de soufre provenant de sources ponctuelles variaient très peu pendant l’année.

Les différents niveaux d’activité ont également une incidence sur les émissions hebdomadaires et quotidiennes. On a constaté, par exemple, que les habitudes de conduite des automobilistes changent durant la semaine en fonction des horaires de travail et de loisir. Ces habitudes se reflètent dans les émissions quotidiennes, où l’on observe des concentrations maximales d’oxydes d’azote et de monoxyde de carbone au début de la journée et en fin d’après-midi. De plus, les émissions d’oxydes d’azote et de MP2,5 augmentent elles aussi le soir, la nuit et tôt le matin, avec le chauffage des maisons.

5.6 Sources naturelles

Il existe de nombreuses sources naturelles d’émissions, dont la végétation, les milieux humides (marais), les incendies de forêt, l’océan et les volcans. Voici une description de ces sources et des émissions qu’elles produisent :

  • Les incendies de forêt et les volcans déposent de grandes quantités de polluants dans le bassin atmosphérique de Georgia Basin/Puget Sound, mais uniquement de façon épisodique. Les incendies de forêt sont une source de matières particulaires, d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils, dont les derniers contribuent à la formation d’ozone; les volcans rejettent également des oxydes de soufre et des métaux lourds.
  • La végétation et les terres humides émettent des substances chimiques organiques (COV) qui contribuent à la formation d’ozone et de particules organiques secondaires. La végétation est une source importante au cours du printemps et de l’été, où la production végétale est à son point culminant. Étant donné que la volatilisation est un processus important du rejet des composés organiques volatils naturels, le taux d’émission dans l’atmosphère est fonction de la température.
  • Les secteurs marins comme le détroit de Georgia émettent des composés sulfurés issus de processus biologiques, de même que du sodium et du chlore provenant des lames déferlantes et des embruns. Même si d’autres substances chimiques proviennent des océans, leurs émissions dans l’atmosphère sont minimes.

On a quantifié l’importance de certaines sources d’émissions naturelles dans des parties de la zone atmosphérique du bassin de Georgia-Puget Sound. On estime que les émissions marines biosynthétiques constituent environ 7 % du bilan annuel du soufre dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser du bassin de Georgia, mais jusqu’à 26 % au printemps (Sharma, 2003). Le sodium présent dans l’eau de mer réagit au contact d’autres polluants atmosphériques, formant ainsi des particules. Le chlorure dans l'eau de mer peut également être transformé en chlore par l'oxydation, ce qui peut jouer un rôle dans les réactions menant à la production d'ozone. Dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser, on estime que les émissions provenant de la végétation rejettent 14 kilotonnes par année, ou 24 % du total de composés organiques volatils; dans le bassin de Puget Sound, elles représentent 54 % de toutes les émissions de composés organiques volatils, soit 150 kilotonnes par année. Ce sont là des volumes importants d’émissions organiques volatils dans le bassin atmosphérique, qu’il est impossible de contrôler par réglementation ou grâce à la technologie. L’emplacement des sources naturelles par rapport aux sources anthropiques peut influer sur la formation d’ozone et de matières particulaires. On sait que les émissions de sources anthropiques sont transportées par le vent des zones urbaines et des banlieues vers des milieux plus ruraux, où elles réagissent avec les émissions naturelles pour augmenter les concentrations d’ozone et de matières particulaires. On abordera ce phénomène dans les chapitres 7 et 8, respectivement.

5.7 Résumé du chapitre

Les inventaires des émissions sont des outils essentiels pour comprendre la nature et la quantité de polluants qui pénètrent dans l’atmosphère. Il est possible de se servir de ces inventaires pour prévoir les émissions futures en se basant sur les projections de croissance économique et sur les changements associés aux niveaux d'activité et à la technologie et comme un outil pour planifier de contrôles des émissions. Le présent chapitre traite des récents inventaires des émissions et des prévisions préparées par divers organismes de surveillance de la qualité de l'air dans la zone atmosphérique du bassin de Georgia-Puget Sound.

Les oxydes d'azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV) d'origine anthropique constituent les émissions de polluants atmosphériques les plus importantes tant dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser que dans Puget Sound. Ces émissions proviennent en grande partie du secteur des transports et incluent des contributions des véhicules légers et lourds, des véhicules marins et des véhicules hors route. L'utilisation de produits chimiques est aussi une source importante de COV dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser. Le chauffage (y compris les poêles à bois et les foyers) est une source importante d'émissions de MP2,5 dans la partie canadienne de la vallée du bas Fraser et dans Puget Sound.

D’après les prévisions de 2018 menées par le Western Regional Air Partnership (2007), les émissions de polluants contribuant au smog dans l’ensemble du bassin de Puget Sound diminueront de 21 % de 2002 à 2018. En général, les émissions d’ammoniac et de MP2,5 devraient augmenter dans le bassin, tandis que les émissions des autres contaminants (composés organiques volatils, oxydes d’azote et dioxyde de soufre) enregistreront une baisse. En outre, on s’attend à ce que les émissions de composés organiques volatils d’origine naturelle demeurent constantes.

Les prévisions préparés par le Metro Vancouver (2013) pour la période entre 2010 et 2030 indiquent que les émissions d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils diminueraient jusqu’en 2020, en raison des normes plus sévères sur les émissions provenant des véhicules et de l’augmentation du rendement énergétique des carburants. Après l’an 2025 les émissions d’oxydes d’azote vont rester plus ou moins constantes, tandis que les émissions de composés organiques volatils vont augmenter à cause d’une croissance de l’activité dans le secteur des produits chimiques.  On prévoit que les émissions d’ammoniac provenant de l’agriculture, et de matières particulaires grossières (MP10) provenant de la construction augmenteront, par contre on s’attend à ce que celles de MP2,5 diminuent. On prévoit que les émissions de SO2 dans le bassin de Georgia diminueront de façon significative de 2010 à 2015 en raison de la mise en œuvre de la zone de contrôle des émissions marines de l'Organisation maritime internationale (OMI) et que les émissions marines de NOxdiminueront en raison de la mise en œuvre des normes du niveau 3 de l'annexe VI de l'OMI, concernant les nouveaux moteurs nautiques. Les changements des émissions devraient avoir des conséquences variables sur les concentrations ambiantes de polluants atmosphériques à cause des interactions chimiques complexes des précurseurs d'émissions courantes, des processus physiques et chimiques et de la météorologie.

5.8 Références

Environnement Canada. 2010a. 2005 version 1 March 2007 - SEDIS SCENARIO BC 10KM Grid for Georgia Basin. Communication personnelle avec Patricia Smith de la section d’analyse et de prévision de la Direction des données sur la pollution.

Environnement Canada. 2010b. Évaluation canadienne 2008 de l’ammoniac atmosphérique d’origine agricole. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada. ISBN : 978-1-100-91363-6. [CD-ROM].

[GVRD] Greater Vancouver Regional District. 2003. 2000 Emission Inventory for the Canadian Portion of the Lower Fraser Valley Airshed - Detailed Listing of Results and Methodology. Greater Vancouver Regional District Policy and Planning Department, Fraser Valley Regional District, novembre 2003.

Metro Vancouver, 2013. 2010 Lower Fraser Valley Air Emissions Inventory and Forecast and Backcast. Final report and Summarized Results. September 2013. (Accessed: March 13, 2014)

Metro Vancouver, 2014. Details on 2010 Lower Fraser Valley Air Emissions Inventory. Personal communication with Shelina Sidi and Francis Ries of Air Quality Policy and Management of Metro Vancouver.

NARSTO, 2004. Particulate Matter Science for Policy Makers: A NARSTO Assessment. P. McMurry, M. Shepherd, and J. Vickery, eds. Cambridge University Press, Cambridge, England. ISBN 0 52 184287 5.

[OMI] Organisation maritime internationale. 2010. IMO environment Committee makes progress. Comité de la protection du milieu marin (CPMM) - 60e session, du 22 au 26 mars 2010. [consulté le 21 avril 2010].

Sharma, S., Vingarzan, R., Barrie, L.A., Norman, A., Sirois, A., Henry, M., di Cenzo, C. 2003. Concentrations of dimethyl sulphide in the Strait of Georgia and its impact on the atmospheric sulphur budget of the Canadian West Coast. J. Geo. Res.108(D15):4459.

[US EPA] Environmental Protection Agency des États-Unis. 2002. Consolidated Emissions Reporting. Federal Register, vol. 67, n° 111. [consulté le 3 mars 2011].

[US EPA] Environmental Protection Agency des États-Unis. 2010. National Ambient Air Quality Standards. [consulté le 3 mars 2011].

U.S. EPA(Environmental Protection Agency), 2013. 2011 National Emissions Inventory, version 1, Technical Support Document. (Accessed 30-April-2014)

[(WA DOE)] Washington State Department of Ecology. 2002. Review of the WA State Visibility Protection State Implementation Plan. Washington State Department of Ecology Air Quality Program. Novembre 2002. [consulté le 27 mai 2010].

[(WA DOE)] Washington State Department of Ecology. 2014. Washington State 2011 County Emissions Inventory. Document interne du (WA DOE); communication personnelle, Sally Otterson.

[(WRAP)] Western Regional Air Partnership. 2007. Emissions Overview. [consulté le 2 juin 2010].

[(WRAP)] Western Regional Air Partnership. 2010. Inventory Descriptions - Last Update May 2010. [consulté le 2 juin 2010].

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