Refuge d’oiseaux migrateurs du Lac-de-la-Dernière-Montagne

Avis

Le refuge d’oiseaux migrateurs du lac Last-Mountain est ouvert au public pour une utilisation de jour uniquement. Même si la plupart des sentiers seront ouverts à partir du 1ier juin, il est possible que certains sentiers et installations pour les visiteurs restent fermés jusqu’à ce qu’ils puissent rouvrir en toute sécurité.

Veuillez respecter les mesures d’éloignement physique. Respectez l’environnement et ne laissez aucune trace de votre passage.

Rappelez-vous, vous êtes responsable de votre propre sécurité.

L’accès aux services et aux installations non-disponibles actuellement pourra se faire sous peu, selon les conditions et directives des autorités de santé publique fédérale et provinciale.

Pour plus d’information consultez notre Foire aux questions

Le refuge d'oiseaux migrateurs (ROM) du Lac-de-la-Dernière-Montagne est situé au nord-ouest de Régina, Saskatchewan. Il permet à beaucoup d'oiseaux de se reproduire, se nourrir et se reposer.

Importance du refuge : oiseaux migrateurs et espèces sauvages

Le refuge d’oiseaux migrateurs du Lac-de-la-Dernière-Montagne constitue le premier refuge d’oiseaux migrateurs à avoir été créé en Amérique du Nord. Situé à 165 km au sud-est de Saskatoon, en Saskatchewan, dans la Réserve nationale de faune du Lac-de-la-Dernière-Montagne, ce refuge couvre 4 736 ha de la partie nord de ce grand lac ainsi qu’une partie des terres avoisinantes.

La partie nord de ce refuge représente une importante aire d’alimentation et de repos pour de nombreuses espèces d’oiseaux. Un nombre impressionnant de canards, d’oies et de grues du Canada utilise cette région durant la migration printanière et automnale. Cette section du lac fournit également des habitats de reproduction et de mue pour les canards barboteurs (des canards qui se nourrissent près de la surface de l’eau) et les canards plongeurs (des canards qui plongent sous la surface de l’eau pour se nourrir), et elle est particulièrement importante durant les périodes de sécheresse.

À l’automne, ce refuge d’oiseaux migrateurs constitue une importante aire de perchage pour de grandes bandes de canards, d’oies des neiges, d’oies de Ross, de grues du Canada et, dans une moindre mesure, de bernaches du Canada. La grue blanche, une espèce menacée, a été observée à plusieurs occasions durant les périodes de migration printanière et automnale. Parmi les colonies d’oiseaux nicheurs qui sont reconnus pour utiliser les îles du lac de la Dernière-Montagne, figurent les espèces suivantes :

  • cormoran à aigrettes
  • goéland à bec cerclé
  • goéland de Californie
  • sterne pierregarin
  • sterne de forster
  • pélican d’Amérique
Pélicans en vol
Pélicans en vol. Photo: Todd Kemper


On sait que la colonie de pélicans peut compter certaines années plus de 1 000 nids. Parmi les autres oiseaux aquatiques qui se reproduisent dans la région, on compte le grèbe esclavon, le grèbe à cou noir, le grèbe à bec bigarré, le grève élégant et le bihoreau gris ainsi qu’une variété d’oiseaux de rivage. En fait, sur plus de 301 espèces d’oiseaux enregistrées près de l’extrémité nord du lac de la Dernière-Montagne, on sait que plus de 111 espèces s’y reproduisent, dont le pluvier siffleur, espèce menacée.

Alors que cette aire est importante pour la survie de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, elle est également utilisée par d’autres espèces fauniques, dont les suivantes :

  • tétras à queue fine
  • perdrix de Hongrie
  • renard roux
  • blaireau
  • coyote
  • lièvre de Townsend
  • cerf de Virginie

Les marais, les ruisseaux et les eaux peu profondes du lac représentent également des frayères importantes pour les poissons.

Histoire

Le refuge d’oiseaux migrateurs du Lac-de-la-Dernière-Montagne existe depuis longtemps et est reconnu depuis plus de 120 ans pour être un lieu spécial pour les oiseaux migrateurs. Le 8 juin 1887, environ 2 500 acres de terres bordant la rive à l’extrémité nord du lac ont été retirées du marché et réservées en vue d’établir une aire de reproduction pour la sauvagine. Puis, en 1917, en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, la zone réservée a été officiellement établie comme le refuge d’oiseaux migrateurs du lac de la Dernière-Montagne. En 1982, le lac de la Dernière-Montagne a été désigné comme une zone humide d’importance internationale pour la sauvagine et d’autres espèces d’animaux sauvages en vertu de la Convention de Ramsar. L’ensemble du refuge d’oiseaux migrateurs du lac de la Dernière-Montagne est aujourd’hui reconnu comme une région faunique importante par le Programme biologique international.

Paysage

Situé dans l’écorégion de la prairie mixte et humide de la Saskatchewan, le lac de la Dernière-Montagne est alimenté par le ruissellement printanier qui pénètre par les ruisseaux Lanigan et Saline à son extrémité nord, le ruisseau Lewis à l’extrémité ouest, la rivière Arm au sud-ouest et le ruisseau Long Lake, aussi connu sous le nom de ruisseau Last Mountain, qui se jette dans la rivière Qu’Appelle à l’extrémité sud. Un barrage, qui se trouve à l’extrémité sud du lac, aide à contrôler sa profondeur, ce qui est essentiel puisque le lac sert également de réservoir qui contient l’eau du ruissellement printanier du bassin de la rivière Qu’Appelle.
Paysage
Coucher de soleil au refuge d’oiseaux migrateurs du Lac-de-la-Dernière-Montagne. Photo: Dean Nernberg


Des structures de contrôle de débit d’eau construites par Canards Illimités Canada, situées à l’extrémité nord du lac, permettent la manipulation du niveau d’eau à l’intérieur d’une série de bassins, créant davantage d’habitats marécageux pour la sauvagine et des vasières pour les oiseaux de rivage. Il y a également plusieurs îles naturelles ainsi que de nombreuses baies et péninsules dans le lac qui sont attrayantes pour un bon nombre d’espèces d’oiseaux. Le terrain marécageux et les petites mares qui se trouvent en bordure de l’extrémité nord du lac constituent également un habitat très invitant. Une grande partie de la rive à l’intérieur du refuge est composée de sable et de quelques parcelles graveleuses et rocailleuses. Les terres avoisinantes comprennent de grandes sections alcalines sur les prairies basses indigènes.

Le saviez-vous?

Les fondrières des Prairies qui marquent le paysage sont des vestiges de l’époque où les glaciers de la période glaciaire ont fondu. Ce recul des glaciers a créé un paysage truffé de dépressions peu profondes. Ces « fondrières » se sont transformées en terres humides riches en végétaux et en vie aquatique qui sont reconnues pour être des zones extrêmement importantes pour la sauvagine.

Carte du refuge

Carte du refuge d'oiseaux migrateurs du Lac-de-la-Dernière-Montagne
  • Description longue
    Carte montrant l'emplacement du refuge d'oiseaux migrateurs (ROM) du Lac-de-la-Dernière-Montagne, situé entre Imperial et Govan, dans le sud de la Saskatchewan. Les limites de la réserve nationale de faune (RNF) du Lac-de-la-Dernière-Montagne ainsi que celles du ROM du Lac-de-la-Dernière-Montagne sont indiquées. La RNF comprend presque toutes les terres entourant la partie nord du lac de la Dernière-Montagne alors que le ROM recouvre les eaux au nord du lac. Les deux aires protégées se superposent dans quelques cantons et se situent entre les autoroutes 2 et 20. L'échelle de la carte est en kilomètres. Les eaux permanentes, les eaux intermittentes, les routes ainsi que les autoroutes sont indiquées sur la carte. Un médaillon montre l'emplacement de ces aires protégées dans le Canada.

Planifiez votre visite

Que ce soit pour faire un circuit panoramique en voiture parsemé de haltes d’interprétation, explorer des sentiers de promenade ou avoir une vue d’ensemble de la vaste étendue de terres humides et de prairies à partir d’une tour d’observation, une visite au refuge d’oiseaux migrateurs ainsi qu’à la réserve nationale de faune du Lac-de-la-Dernière-Montagne saura plaire à tout le monde. Les plus aventureux y trouveront aussi leur compte, car ce magnifique endroit offre une foule de possibilités d’activités, comme la pêche, la chasse, le canot, le kayak, la randonnée pédestre, l’observation d’oiseaux, la photographie d’espèces sauvages ou l’étude de la nature. À ne pas manquer : le spectacle offert par les dizaines de milliers d’oies, de canards, de cygnes et de grues qui y font halte pour se reposer et reprendre des forces au cours de leur longue migration.

Installations destinées au public : kiosque d’information libre-service, toilettes (situées près du kiosque d’information), sentiers d’auto-interprétation (dotés de quais flottants et de caches pour observer les oiseaux), stationnement et tour d’observation.

Des refuges d’oiseaux migrateurs, comme celui du lac de la Dernière-Montagne, sont établis à la grandeur du pays afin de protéger les oiseaux migrateurs durant les périodes critiques de leur cycle vital. Que ces refuges soient utilisés par les oiseaux pour s’alimenter, se reposer ou nicher, ils jouent un rôle important dans la survie de nombreuses espèces. Bien que plusieurs routes publiques donnent accès au refuge, une grande partie des terres entourant le lac de la Dernière-Montagne sont cultivées et des propriétaires privés peuvent en limiter l’accès. Veuillez-vous assurer de savoir comment protéger le refuge et veuillez lire les restrictions (notamment en ce qui concerne les armes à feu et la chasse) qui s’y appliquent afin de conserver la faune qui y vit. Les chats et les chiens ne peuvent circuler librement dans les refuges d’oiseaux migrateurs.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements sur les activités permises dans les refuges d’oiseaux migrateurs, veuillez consulter la section Gestion et activités du site Web. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le refuge d’oiseaux migrateurs du Lac-de-la-Dernière-Montagne, veuillez communiquer avec notre bureau régional.

Éléments clés au sujet du refuge d’oiseaux migrateurs du Lac-de-la-Dernière-Montagne

Désignation de l’aire protégée Refuge d’oiseaux migrateurs
Province ou territoire Saskatchewan
Latitude et longitude 51°22' N, 105°12' O
Taille en hectares (ha) 4736 ha
Date de création (publication dans la Gazette du Canada) 1917
Catégorie de gestion de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) IV – Aire de gestion des habitats ou des espèces (disponible en anglais seulement)
Autres désignations
Type d’habitat principal Eaux libres et marais (68 %), prairies indigènes (30 %), terres cultivées (1 %), parc (1 %)
Espèces clés d’oiseaux Grue du Canada, cormorant à aigrettes, goéland à bec cerclé, goéland de Californie, sterne pierregarin et pélican d'Amérique
Autres espèces Oiseaux : Grue blanche, grande oie des neiges, oie de Ross, bernache du Canada, pluvier siffleur, sterne de Forster, grèbe esclavon, grèbe à cou noir, grèbe à bec bigarré, grèbe élégant, bihoreau gris, tétras à queue fine et perdrix grise
Mammifères : renard roux, blaireau, coyote, lièvre de Townsend et cerf de Virginie
Espèces inscrites sous la Loi sur les espèces en péril (LEP) Pluvier siffleur (de la sous-espèce circumcinctus) et grue blanche (grus americana)
Organisme de gestion Service canadien de la faune
Propriétaires fonciers La province de la Saskatchewan, le Service canadien de la faune et des propriétaires privés

Liens connexes

Coordonnées

Environnement et Changement climatique Canada
Service canadien de la faune
Aires protégées – Région des Prairies
115, chemin Perimeter
Saskatoon (Saskatchewan)  S7N 0X4

Sans frais : 1-800-668-6767 (au Canada seulement)
Adresse électronique: ec.enviroinfo.ec@canada.ca

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