Chabot de la chaîne côtière (Cottus aleuticus) : description de la résidence

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Renseignements supplémentaires :

Pour de plus amples renseignements sur la Loi sur les espèces en péril (LEP) ou sur les espèces en péril, visitez le Registre public des espèces en péril.

Citation recommandée :

Pêches et Océans Canada. 2022. Description de la résidence pour le chabot de la chaîne côtière (Cottus aleuticus), population Cultus au Canada. Loi sur les espèces en péril série de description de la résidence. Pêches et Océans Canada, Ottawa. 2 pp.

1 Introduction

La LEP prescrit ce qui suit :

« Il est interdit d'endommager ou de détruire la résidence d'un ou de plusieurs individus soit d'une espèce sauvage inscrite comme espèce en voie de disparition ou menacée, soit d'une espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays dont un programme de rétablissement a recommandé la réinsertion à l'état sauvage au Canada. » [article 33]

De plus, la LEP définit la « résidence » comme suit :

« Gîte – terrier, nid ou autre aire ou lieu semblable – occupé ou habituellement occupé par un ou plusieurs individus pendant tout ou partie de leur vie, notamment pendant la reproduction, l'élevage, les haltes migratoires, l'hivernage, l'alimentation ou l'hibernation. » [paragraphe 2(1)]

Les sections 2 et 3 ci-dessous fournissent une description de la résidence pour le chabot de la chaîne côtière, population CultusNote de bas de page 1. L’information contenue dans ces sections a été adaptée du « Plan d’action pour le chabot pygmée du lac Cultus (Cottus aleuticus, population Cultus) au Canada » (MPO 2017). La répartition géographique du chabot de la chaîne côtière, population Cultus, est décrite dans le plan d’action pour cette espèce (MPO 2017).

2 Structure, forme et investissement

On suppose généralement que les femelles des chabots de la chaîne côtière (Cottus aleuticus) déposent des masses d'œufs sous des pierres, que les mâles gardent par la suite (Équipe nationale de rétablissement du chabot pygmée 2007). Cette idée est appuyée par McPhail (2007), qui affirme que le comportement de frai de C. aleuticus a été observé en laboratoire, et qu'il est similaire à celui décrit pour le chabot tacheté (C. bairdii). Savage (1963) a fait un résumé des observations signalées d'individus à l'état sauvage, selon lesquelles C. bairdii frayait sous des pierres et dans d'autres crevasses, en déposant les œufs sur le dessus du nid auquel ils adhéraient. Les femelles quittaient le nid peu de temps après le frai; le mâle demeurait avec les œufs et semblait les garder jusqu'à ce qu'ils éclosent et que les petits quittent le nid (Savage 1963). En plus de la garde du nid, Goto (1982) a mentionné que l'aération des œufs par les mâles est un comportement de frai commun chez les cottidés et que l'aération devient plus fréquente au fur et à mesure que les œufs se développent. Le but de l'aération n'est pas décrit, mais elle semble accroître l'oxygénation des œufs, éloigner les déchets métaboliques et maintenir les œufs exempts de toute matière susceptible d'empêcher l'eau de circuler autour d'eux.

3 Occupation et fonction du cycle biologique

D'après la fréquence des observations de femelles gravides (portant des œufs), Ricker (1960) laisse entendre que la majorité des chabot de la chaîne côtière commenceraient à se reproduire à leur troisième année, le frai débutant à la fin mai ou au début juin, atteignant un sommet de la fin juin jusqu'en juillet, et se poursuivant en déclinant jusqu'au début septembre. Le comportement et les habitats de frai demeurent inconnus (Ricker 1960). Il est difficile d'obtenir des données à ce sujet, car le chabot de la chaîne côtière du lac Cultus vit dans les parties profondes du lac Cultus.

Un nid de chabot de la chaîne côtière du lac Cultus est considéré comme une résidence, car le comportement de frai du chabot de la chaîne côtière du lac Cultus est similaire à celui de C. bairdii et des cottidés en général. En effet, il existe un gîte discret dont la structure et la fonction sont semblables à un terrier ou à un nid; un individu de l'espèce s'est investi dans la modification du gîte discret en enlevant de la matière susceptible d'empêcher la circulation de l'eau autour des œufs; le gîte a la capacité fonctionnelle de soutenir le frai et l'éclosion, et le gîte est occupé pendant les stades biologiques des adultes, des œufs et de l'éclosion des juvéniles. Le nid est considéré comme une résidence pendant son occupation par le mâle tout au long de la période de frai, lorsque les œufs sont en incubation et que les juvéniles éclos occupent le nid.

4 Références

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2022-10-06