Consultation sur la Baleines grises, populations du Pacifique Ouest et du groupe s’alimentant le long de la côte du Pacifique

État actuel : Fermé

Cette consultation s'est déroulée du 3 octobre 2022 au 2 décembre 2022.

La Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada assure la protection juridique des espèces sauvages en péril dans le but de conserver la diversité biologique. Elle énonce également que toutes et tous au Canada ont un rôle à jouer dans la conservation des espèces sauvages.

Avant de décider si la baleine grise (Eschrichtius robustus, le groupe s'alimentant le long de la côte du Pacifique et/ou la populations du Pacifique Ouest), sera inscrite comme espèce en voie de disparition dans la Liste des espèces sauvages en péril, le gouvernement du Canada souhaite connaître votre opinion et recevoir vos commentaires et vos suggestions concernant les éventuelles répercussions écologiques, culturelles, spirituelles, et les impacts économiques de l’inscription (ou de la non-inscription) de ces populations en vertu de la LEP.

Questions clés aux fins de discussion

Modification de la Liste des espèces sauvages en péril

Le processus d'ajout ou de retrait d'une espèce en vertu de la LEP se fait en plusieurs étapes. Il commence par une évaluation de la situation par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et se termine par une décision du gouvernement du Canada de modifier ou non la Liste des espèces sauvages en péril. Les consultations publiques sont une étape importante dans ce processus.

Qui détermine la structure et la situation de la population?

Le COSEPAC est un comité d'experts qui évalue si une espèce sauvage court le risque de disparaître du Canada. Il détermine à la fois la structure et la situation de la population. Le COSEPAC effectue ses évaluations en se fondant sur les meilleures informations disponibles, notamment les données scientifiques, les connaissances écologiques locales et les connaissances traditionnelles des peuples autochtones.

En 2005, le COSEPAC a d’abord évalué la baleine grise comme une seule population connue sous le nom de population du Pacifique Nord-Est et l'a classée « préoccupante ». Cette population a été désignée comme telle en 2011. Lorsque le COSEPAC a réévalué la situation de la baleine grise en 2017, il a divisé la population du Pacifique Nord- Est en deux populations distinctes : la population migratrice du Pacifique Nord (~21 000 individus évalués « non menacés ») et la population du groupe s'alimentant le long de la côte du Pacifique (~250 individus évalués « en voie de disparition »). Contrairement à la population migratrice du Pacifique Nord, le groupe s'alimentant le long de la côte du Pacifique ne migre pas vers les aires d'alimentation du Pacifique Nord, il passe plutôt l'été et l'automne à se nourrir dans les eaux côtières tempérées, notamment celles au large de la Colombie-Britannique.

Le COSEPAC a également évalué une troisième population, celle du Pacifique Ouest (~300 individus), en « voie de disparition ». Cette population transite par les eaux canadiennes au cours de son trajet migratoire. Ces évaluations exigent que le gouvernement entreprenne un processus pour déterminer s'il convient ou non d'inscrire l'une ou l'autre population, ou les deux, « voie de disparition » en vertu de la LEP. Selon la LEP, une espèce en voie de disparition est définie comme une espèce menacée de disparition ou d'extinction imminente.

Baleine grise
Baleine grise (Crédit : A. Denbeigh, avec la permission de Pêches et Océans Canada)

Ce que l’on sait sur la baleine grise

Les baleines grises sont des baleines à fanons (de longues et fines plaques de kératine qui pendent de leurs mâchoires supérieures à la place des dents) qu’elles utilisent pour filtrer les sédiments et piéger des proies telles que de petits invertébrés. Les baleines grises n'ont pas de nageoire dorsale et sont souvent couvertes de plaques de balanes et de poux de baleine. Elles forment généralement de petits groupes d’un à trois individus, mais on peut rencontrer des baleines migratrices en groupes allant jusqu'à 20 individus. Historiquement, les baleines grises du Pacifique Nord -Est étaient chassées à des fins de subsistance et à des fins d’exploitations commerciales. Les baleines grises sont culturellement et spirituellement importantes pour de nombreuses communautés autochtones.

Tout au long de l'année, les baleines grises utilisent principalement les habitats côtiers pour se reproduire, mettre bas, migrer et se nourrir. La plupart des baleines grises passent l'hiver et se reproduisent dans les eaux tempérées chaudes au large du Mexique, puis elles migrent vers les eaux froides du Pacifique Nord où elles se nourrissent pendant l'été et l'automne. Certains individus du Pacifique Ouest transitent par les eaux canadiennes au cours de leur migration vers et depuis les aires d'alimentation des eaux côtières au large de la Russie. Le groupe s’alimentant le long de la côte du Pacifique se nourrit dans les eaux entre l'Alaska et le nord de la Californie dans le nord-ouest du Pacifique, elles fréquentent souvent les mêmes sites d'alimentation chaque année.

Baleine grise
Baleine grise (Crédit : Christie McMillan)

Pourquoi sont-elles en péril ?

Alors que les baleines grises du Pacifique ont été gravement décimées par la chasse commerciale au cours du siècle dernier, leur nombre a augmenté puis il est resté bien supérieur à ce qu'il était au milieu du XXe siècle. Cependant, les baleines grises demeurent vulnérables à plusieurs menaces sérieuses et à des événements imprévisibles car les populations évaluées comme en voie de disparition sont de petite taille. Les menaces actuelles qui pèsent sur les baleines grises au Canada sont : les enchevêtrements dans les engins de pêche, les collisions avec des navires, la perturbation ou la destruction de l'habitat où elles s'alimentent, les perturbations physiques, le bruit aigu et chronique, les polluants et les perturbations résultant de certaines activités de recherche scientifique. Les menaces potentielles sont les suivantes : les déversements toxiques et les futures pêches à des fins alimentaires, sociales ou rituelles si les groupes autochtones, qui chassaient traditionnellement les baleines grises, renouvellent leur intérêt pour cette activité. Depuis 2019, un grand nombre de baleines grises se sont échouées le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord ; ces mortalités ont été collectivement déclarés comme un événement de mortalité inhabituelle. Environ 500 décès ont été enregistrés à ce jour dont les causes font actuellement l'objet d'une enquête.

Si une espèce est inscrite en vertu le la Loi sur les espèces en péril

Si l'une ou les deux populations de baleines grises évaluées « en voie de disparition » sont inscrites comme telles en vertu de la LEP, des interdictions entreraient immédiatement en vigueur dans les eaux canadiennes, rendant illégal de tuer, de nuire à, de harceler, de capturer, de prendre, de posséder, de collectionner, d'acheter, de vendre ou d’échanger des individus de ces populations. Un programme de rétablissement et par la suite un plan d'action seraient élaborés afin d’identifier des mesures visant à contrer les menaces connues et pour établir des objectifs en matière de population et de répartition pour soutenir leur rétablissement et leur survie. L'habitat essentiel (l'habitat nécessaire à leur survie ou à leur rétablissement) devrait être, autant que possible, identifié dans le cadre d’un programme de rétablissement ou d’un plan d'action afin qu’il soit protégé contre la destruction. Il est possible d'autoriser des activités poursuivant certains buts, ou de faire des exceptions, pourvu que les conditions préalables soient remplies et que la survie et le rétablissement des populations ne soient pas compromis.

La population du Pacifique Nord-Est n'étant plus reconnue par le COSEPAC, elle sera retirée de la LEP. Cependant, quelle que soit la décision d'inscription sur la liste, toutes les populations de baleines grises et leurs habitats continueront d'être protégés en vertu de la Loi sur les pêches et du Règlement sur les mammifères marins.

Renseignements connexes

Avant de répondre à ce questionnaire, vous souhaitez peut-être vous informer davantage en consultant les sites ci-dessous :

Pour nous joindre

Programme des espèces en péril, Région du Pacifique
200-401, rue Burrard
Vancouver, Colombie-Britannique, V6C 3S4
DFO.PACSAR-LEPPAC.MPO@dfo-mpo.gc.ca

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