Cisco de l’Alaska : consultation, 2020
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Sommaire et sondage en vue des consultations sur l’inscription du cisco de l’Alaska dans la Liste des espèces en péril en tant qu’espèce préoccupante – Veuillez transmettre vos commentaires d’ici le 20 mars 2020.
Consultations : Faites connaître votre opinion
La Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada assure la protection juridique des espèces sauvages en péril afin de préserver la diversité biologique. En outre, elle reconnaît que tous les Canadiens ont un rôle à jouer dans la conservation des espèces sauvages.
Avant de prendre une décision concernant l’inscription du cisco de l’Alaska (Coregonus laurettae) dans la Liste des espèces en péril en tant qu’espèce préoccupante, le gouvernement du Canada aimerait avoir votre opinion, vos commentaires et vos suggestions au sujet des répercussions écologiques, culturelles et économiques pouvant découler de l’inscription ou de la non-inscription de cette espèce aux termes de la LEP.
Inscription d’une espèce dans la Liste des espèces en péril
Le processus d’inscription d’une espèce en vertu de la LEP comprend plusieurs étapes : il commence par une évaluation de l’état par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et se termine par une décision prise par le gouvernement du Canada, d’inscrire ou non l’espèce dans la Liste des espèces en péril (Annexe 1). Des consultations publiques sont menées pour connaître l’opinion de la population canadienne. Il s’agit d’une étape importante du processus.
Photo : R. J. Brown, U.S. Fish and Wildlife Service
Caractéristiques du Cisco de l’Alaska
Le cisco de l’Alaska est une espèce de corégone anadrome presque entièrement confiné à l’Alaska, un nombre limité étant observé au Canada et dans les régions côtières orientales de la Sibérie. Il est présent dans les régions côtières saumâtres des mers de Beaufort, de Béring et des Tchouktches, avec des migrations de frai aux rivières Kuskokwim et Sustina et au fleuve Yukon. Le rayon connu du cisco de l’Alaska au Canada est un tronçon de 145 km du fleuve Yukon – de la frontière entre l’Alaska et le Yukon à Dawson City, Yukon.
Le cisco de l’Alaska partage des similitudes morphologiques avec d’autres espèces de cisco; cependant, le cisco de l’Alaska a un corps plus allongé, moins comprimé latéralement et des nageoires pelviennes et pectorales pâles par rapport aux autres espèces de cisco.
Le cisco de l’Alaska atteint la maturité sexuelle entre 4 et 9 ans, avec un âge maximal enregistré de 13 ans. Le cisco de l’Alaska se nourrit de petits poissons, de zooplancton, de crustacés et d’insectes aquatiques. L’alimentation se fait principalement dans les eaux côtières et les deltas.
Le cisco de l’Alaska a des interactions limitées avec les humains au Canada étant donné qu’il y en a peu au pays et qu’il se trouve dans un endroit éloigné.
Qui a attribué le statut d’espèce préoccupante au cisco de l’Alaska
Le COSEPAC est un comité d’experts indépendants qui évalue les espèces sauvages qui risquent de disparaître du Canada et leur attribue un statut. Il effectue ses évaluations en fonction des meilleurs renseignements disponibles, lesquels comprennent des données scientifiques, des connaissances écologiques locales et le savoir traditionnel des peuples autochtones. Le COSEPAC a évalué le cisco de l’Alaska comme « espèce préoccupante » en novembre 2017. En vertu de la LEP, une espèce préoccupante désigne une espèce qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition par l’effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son égard.
Pourquoi le cisco de l’Alaska est-il en péril
Le COSEPAC a évalué le cisco de l’Alaska comme étant une « espèce préoccupante » parce qu’il est confiné à une petite aire de répartition au Canada et qu’il peut être exposé à une variété de menaces. Ce poisson anadrome migre chaque année dans les eaux de l’Alaska du fleuve Yukon pour atteindre les tronçons supérieurs de ce dernier et frayer. L’abondance de l’espèce dans la partie canadienne du fleuve Yukon n’est pas connue, mais elle est faible comparativement aux sections de l’Alaska du fleuve. La principale menace pour la population au Canada est une combinaison des pêches dirigées et des prises accessoires, mais ces dernières sont mal quantifiées. Si la pêche n’est pas gérée efficacement, l’espèce pourrait devenir menacée.
On sait très peu de choses sur cette espèce, et c’est pourquoi il est important de mener des recherches scientifiques afin de combler les lacunes dans les connaissances.
Si une espèce est inscrite en vertu de la Loi sur les espèces en péril
Si le cisco de l’Alaska était inscrit comme espèce préoccupante, les interdictions prévues à la LEP (par exemple, de tuer, de blesser et de capturer) ne s’appliqueraient pas. Toutefois, l’inscription entraînerait l’élaboration d’un plan de gestion aux termes de la LEP qui comprendrait des mesures de conservation pour cette espèce dans les eaux canadiennes.
Avant de remplir ce sondage, vous pouvez consulter le lien suivant, où se trouvent des renseignements généraux :
D’autres renseignements sont disponibles dans le Registre public des espèces en péril.
Pour obtenir de plus amples renseignements
Programme des espèces en péril, région du Pacifique
401, rue Burrard, bureau 200
Vancouver (Colombie-Britannique) V6C 3S4
sara@pac.dfo-mpo.gc.ca
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