Anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2023
Titre officiel : Evaluation et rapport de situation du COSEPAC sur l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) au Canada
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)
Préoccupante
2023
Matériel appartenant à des tierces parties
Suite à l’Avis pour ce site Web, certaines photos ainsi que certains dessins et éléments graphiques se trouvant dans les documents produit par le COSEPAC peuvent être assujettis à des droits d'auteur appartenant à d'autres organisations et personnes. Dans de tels cas, des restrictions concernant l’utilisation, la reproduction, la communication de telles œuvres protégées par le droit d’auteur peuvent s'appliquer, et il peut être nécessaire de demander l'autorisation aux détenteurs de ces droits, avant de reproduire, utiliser ou communiquer ces œuvres.
Information sur le document
Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :
COSEPAC. 2023. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada Ottawa. xii + 77 p. (Registre public des espèces en péril).
Note de production :
Le COSEPAC remercie Lester Kohalmi, Don Henne et Albert Tomchyshyn d’avoir rédigé le rapport de situation sur l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Jennifer Heron, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :
Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa ON K1A 0H3
Courriel : cosewic-cosepac@ec.gc.ca
www.cosepac.ca
Also available in English under the title “COSEWIC assessment and status report on the Finlayson’s Oakworm Moth Anisota finlaysoni in Canada”.
Photo de la couverture :
Larves d’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) observées à Marysville (Ontario), le 25 août 2007. Photo : Les Kohalmi.
© Sa Majesté le Roi du Chef du Canada, 2023.
No de catalogue CW69-14/832-2024F-PDF
ISBN 978-0-660-71921-4
COSEPAC sommaire de l’evaluation
Sommaire de l’évaluation – décembre 2023
Nom commun
Anisote de Finlayson
Nom scientifique
Anisota finlaysoni
Statut
Préoccupante
Justification de la désignation
Ce papillon de nuit, connu uniquement au Canada, est limité aux chênaies du sud de l’Ontario, qui comprend des savanes, des boisés, des lisières de forêt et d’autres milieux semi-ouverts. L’espèce est exposée à de nombreuses menaces, dont la compétition, pendant les stades larvaires, avec la spongieuse, espèce de papillon de nuit non indigène et envahissante ainsi que les effets du pesticide Btk, utilisé pour lutter contre cette dernière. Parmi les autres menaces figurent la modification de l’écosystème due à la suppression des incendies et la diminution du nombre de chênes.
Répartition
Ontario
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2023.
COSEPAC resume
Anisote de Finlayson
Anisota finlaysoni
Description et importance de l’espèce sauvage
L’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) est un papillon de nuit de taille moyenne de la famille des Saturniidae (Saturnidés). L’espèce affiche un dimorphisme sexuel au stade adulte, l’aile antérieure étant généralement plus courte chez le mâle (17 à 20 mm) que chez la femelle (24 à 30 mm). Cette dernière présente des ailes de couleur fauve-ocre en face dorsale, et jaune-ocre en face ventrale. Chez le mâle, la face ventrale des ailes est d’un jaune-laiton distinct. L’anisote de Finlayson est difficile à différencier d’Anisota senatoria sur le plan phénotypique.
Le cycle vital de l’espèce suit une périodicité annuelle et comporte quatre étapes (œuf, larve [avec cinq stades larvaires], nymphe et adulte). Les larves matures mesurent environ 50 mm de long et ont le dos rayé noir et jaune vif. En général, les larves d’anisote portent une paire de longues « cornes » (scolus) derrière la tête, mais celles-ci sont réduites à de petits boutons chez l’anisote de Finlayson. Les courts scolus sont considérés comme une caractéristique distinctive pour l’identification des larves. Il est donc possible d’identifier les larves matures à partir de photographies.
Répartition
L’anisote de Finlayson est considérée comme endémique au Canada, son aire de répartition étant limitée au sud de l’Ontario. L’aire de répartition s’étendait anciennement vers l’ouest depuis Rockport, dans la région des Mille-Îles, en suivant les rives du lac Ontario, puis vers le sud jusqu’à la rive nord-est du lac Érié, et enfin vers l’est jusqu’à Fort Érié en passant par la péninsule du Niagara. Au moins 81 sites ont été répertoriés, mais son aire de répartition actuelle se limite à présent à un minimum de 15 sous-populations existantes, situées à l’extrémité est du lac Ontario et au nord du lac Érié. En raison de la faible probabilité de détection et de la faible abondance, il est possible que l’espèce soit encore présente à certains sites considérés comme historiques.
Habitat
L’habitat de l’anisote de Finlayson est restreint à l’écozone des plaines à forêts mixtes et comprend généralement des boisés, des savanes et des forêts à chênes et à canopée ouverte; des terres défrichées comportant une part de milieux naturels et des chênes épars; et des milieux naturels à chênes en bordure ou voisines de zones agricoles. D’après les observations récentes et plus anciennes, l’espèce préfère les chênes qui poussent en milieu ouvert, comme ceux que l’on trouve dans les savanes à chênes naturelles, avec une végétation arbustive de faible densité et peu abondante. Les plantes hôtes larvaires sont notamment le chêne blanc (Quercus alba), le chêne à gros fruits (Q. macrocarpa), le chêne noir (Q. nigra), le chêne rouge (Q. rubra) et, dans une moindre mesure, le chêne jaune (Q. muehlenbergii). On ne dispose pas de renseignements plus précis sur les communautés écologiques et végétales préférées par ce papillon de nuit.
Biologie
La période de vol s’étend de la mi-juin à la mi-juillet. Les œufs sont pondus en grappes sur la face inférieure des feuilles de chêne. Les jeunes larves sont très grégaires, puis, après une suite de mues successives, les larves aux stades avancés se dispersent et deviennent plus solitaires. Les larves arrivent à maturité vers la fin d’août et le début de septembre, puis elles passent l’hiver dans le sol, au stade nymphal, jusqu’en juin. L’espèce produit une génération par année.
Taille et tendances des populations
La taille de la population canadienne d’anisotes de Finlayson et l’abondance des sous-populations distinctes à l’intérieur de son aire de répartition sont inconnues. Dans le passé, l’abondance de l’espèce semblait fluctuer, comme on l’a constaté lors des relevés des insectes forestiers et des maladies menés par le Service canadien des forêts entre les années 1940 et 1980. Au cours de ces relevés historiques, l’abondance des larves ou des adultes du papillon a été recensée, mais consignée au moyen de vagues descriptions du degré de défoliation d’arbres ou de groupes d’arbres (par exemple, 50 %, 100 %). Les données consignées dans ces rapports de foresterie historiques montrent des signes de fluctuations extrêmes.
Menaces et facteurs limitatifs
Les répercussions de la propagation de la spongieuse (Lymantria dispar dispar), une espèce non indigène, de même que d’autres espèces ravageuses à leur stade larvaire constituent la menace la plus grave et la plus plausible pour l’anisote de Finlayson. La spongieuse est cause de défoliation chez les chênes, ce qui réduit cette source de nourriture et rend les feuilles moins appétissantes pour les larves d’anisote. Du Btk est régulièrement pulvérisé sur le feuillage pour lutter contre la spongieuse, et ce pesticide, lorsqu’il est ingéré, cause directement la mort des larves d’anisote de Finlayson en quelques jours. La décision de lutter contre la spongieuse est prise par les administrations de comté, les municipalités ou les propriétaires fonciers, et de nombreuses personnes ne tiennent pas compte des espèces de lépidoptères en péril dans leurs programmes de pulvérisation contre la spongieuse. Les modifications des écosystèmes découlant de la succession végétale et de la suppression des incendies ainsi que les menaces cumulatives pour les chênes hôtes (par exemple, les maladies) sont au nombre des autres menaces qui pèsent sur l’anisote de Finlayson. En outre, le développement résidentiel, urbain et agricole continue de fragmenter une grande partie des milieux de prés ouverts de la région, tout comme l’exploitation minière, l’exploitation de carrières et la construction de routes. On pense également que la pollution lumineuse a une incidence sur les sous-populations de papillons à l’échelle locale.
Protection, statuts et classements
L’anisote de Finlayson n’est pas légalement protégée au Canada. L’espèce est classée en péril à l’échelle mondiale (G2) de même qu’à l’échelle provinciale (S2).
Résumé technique
Anisota finlaysoni
Anisote de Finlayson
Finlayson’s Oakworm Moth
Répartition au Canada : Ontario
Données démographiques
Durée d’une génération
1 an, d’après la biologie du papillon.
Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?
Inconnu. Données insuffisantes.
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [5 ans ou 2 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
Inconnu. Données insuffisantes.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [10 dernières années ou 3 dernières générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
Inconnu. Données insuffisantes.
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [10 prochaines années ou 3 prochaines générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
Inconnu. Données insuffisantes.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [10 ans ou 3 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.
Inconnu. Données insuffisantes.
Est-ce que les causes du déclin a) sont clairement réversibles, b) sont comprises et c) ont effectivement cessé?
- Non. La perte et la fragmentation historiques de l’habitat ne sont pas réversibles.
- Non. Dans le passé, l’anisote de Finalyson a déjà atteint des niveaux d’abondance correspondant à une infestation, mais les renseignements propres à l’espèce et aux localités sont vagues; la perte d’habitat est inférée, mais d’autres facteurs inconnus contribuent aux déclins.
- Non. De nombreuses menaces cumulatives et continues sont présentes dans l’habitat connu et potentiel.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
Inconnu. Données insuffisantes.
Information sur la répartition
Zone d’occurrence estimée
41 592 km2; calculée selon la méthode du plus petit polygone convexe dessiné autour des sous-populations existantes et historiques. Le papillon peut être présent en faible abondance et il pourrait être toujours présent dans des sites historiques offrant un habitat convenable.
Indice de zone d’occupation (IZO) (valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).
> 336 km2 (84 carrés de quadrillage; comprend les sites historiques et existants)
La population totale est-elle gravement fragmentée, c.‑à‑d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?
a. Non. On ne sait pas si les parcelles d’habitat abritent des sous-populations viables, mais on sait que le papillon peut se trouver en faible abondance dans les parcelles à chênes.
b. Oui Les milieux de savanes à chênes étaient autrefois plus répandus et interreliés, mais ces écosystèmes sont actuellement isolés et fragmentés. La fragmentation de l’habitat, la faible capacité de dispersion et le petit nombre de sous-populations existantes distinctes et isolées parmi des milieux non convenables appuient cette affirmation.
Nombre de « localités »
De 7 à 30. On compte 15 sous-populations d’anisotes de Finlayson existantes, qui recoupent au moins 7 comtés du sud de l’Ontario. Chaque comté est ensuite subdivisé en municipalités, et on peut retrouver des régimes de pulvérisation différents dans chacune d’elles. D’après la faible probabilité de détection de l’espèce, il en existe probablement des sous-populations non répertoriées, et celles-ci seraient également menacées par les pesticides pulvérisés pour lutter contre la spongieuse. La fourchette plausible estimée du nombre de localités est de 7 (nombre de comtés où se trouvent des sous-populations existantes) à 30 (nombre minimum de municipalités où se trouvent possiblement des sous-populations existantes).
Y a‑t‑il un déclin [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?
Oui. Déclin inféré d’après les menaces actuelles et continues qui pèsent sur la qualité et la quantité de l’habitat (voir Menaces et tendances de l’habitat).
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation?
Oui. Déclin inféré d’après les menaces actuelles et continues qui pèsent sur la qualité et la quantité de l’habitat (voir Menaces et tendances de l’habitat).
Y a‑t‑il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous‑populations?
Oui. Déclin inféré d’après les menaces actuelles et continues qui pèsent sur la qualité et la quantité de l’habitat (voir Menaces et tendances de l’habitat).
Y a‑t‑il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités?
Oui. Déclin inféré d’après la menace de pulvérisation de pesticides pour lutter contre la spongieuse non indigène.
Y a‑t‑il un déclin [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat?
Oui. Déclin inféré d’après les menaces actuelles et continues qui pèsent sur la qualité et la quantité de l’habitat (voir Menaces et tendances de l’habitat).
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de sous‑populations?
Non. Les données historiques font état d’infestations de larves, mais les renseignements propres à l’espèce et aux localités sont vagues; de plus, le papillon peut persister sans être détecté.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités?
Non
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
Non
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?
Non
Nombre d’individus matures dans chaque sous‑population
Sous-populations (utilisez une fourchette plausible)
81 sous-populations connues (> 15 existantes; 65 historiques)
La plupart des mentions consignent la présence de l’espèce ou l’absence de détection, mais l’abondance n’a pas été consignée. Il n’est pas possible de déterminer la taille des sous-populations. Voir l’annexe 3.
Total
La plupart des mentions consignent la présence de l’espèce ou l’absence de détection, mais l’abondance n’a pas été consignée. Il n’est pas possible de déterminer la taille de la population. Voir l’annexe 3.
Analyse quantitative
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est-elle d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans, ou 10 % sur 100 ans]?
Inconnu. Analyse non effectuée.
Menaces (directes, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible, selon le calculateur des menaces de l’UICN)
Un calculateur des menaces a‑t‑il été rempli pour l’espèce? Oui, voir l’annexe 2. Il a été déterminé que l’impact global des menaces est « élevé ».
Voici les principales menaces relevées :
- 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles (impact élevé-faible)
- 7.3 Autres modifications de l’écosystème (impact moyen)
- 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants (impact moyen)
- 1.1 Zones résidentielles et urbaines (impact faible)
- 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois (impact faible)
- 3.2 Exploitation de mines et de carrières (impact faible)
- 4,1 Routes et voies ferrées (impact faible)
- 9.6 Pollution lumineuse (impact faible)
Quels sont les facteurs limitatifs pertinents?
- Les larves dépendent d’espèces particulières de chênes (Quercus spp.) pour accomplir leur cycle vital.
- Les adultes ne se nourrissent pas, de sorte que les individus doivent consommer au stade larvaire toute l’énergie nécessaire pour les soutenir tout au long du stade nymphal, jusqu’au stade adulte (accouplement, développement des œufs et oviposition).
- Petite taille des sous-populations, tant sur le plan de la superficie (par exemple, habitat limité) que celui de l’abondance.
- La faible capacité de dispersion des femelles et la courte durée de vie des adultes peuvent limiter la colonisation (ou la recolonisation) des parcelles d’habitat.
- La croissance d’une végétation plus dense peut restreindre le panache de phéromones émis par les femelles ainsi que la capacité des mâles à détecter ces dernières.
Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada.
Sans objet. L’espèce n’a été observée qu’au Canada et semble être endémique au Canada.
Une immigration a‑t‑elle été constatée ou est‑elle possible?
Sans objet. L’espèce n’a été observée qu’au Canada et semble être endémique au Canada.
Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?
Sans objet. L’espèce n’a été observée qu’au Canada et semble être endémique au Canada.
Y a‑t‑il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Sans objet. L’espèce n’a été observée qu’au Canada et semble être endémique au Canada.
Les conditions se détériorent‑elles au Canada?
Oui. Il y a un déclin observé de la superficie, de l’étendue et de la qualité de l’habitat.
Les conditions de la population source (extérieure) se détériorent‑elles?
Sans objet. L’espèce n’a été observée qu’au Canada et semble être endémique au Canada.
La population canadienne est-elle considérée comme un puits?
Sans objet. L’espèce n’a été observée qu’au Canada et semble être endémique au Canada.
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe‑t‑elle?
Sans objet. L’espèce n’a été observée qu’au Canada et semble être endémique au Canada.
Nature délicate de l’information sur l’espèce
L’information concernant l’espèce est‑elle de nature délicate?
Non
Historique du statut
Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « préoccupante » en avril 2023.
Statut et justification de la désignation
Statut
Préoccupante
Code alphanumérique
Sans objet.
Justification de la désignation
Ce papillon de nuit, connu uniquement au Canada, est limité aux chênaies du sud de l’Ontario, qui comprend des savanes, des boisés, des lisières de forêt et d’autres milieux semi-ouverts. L’espèce est exposée à de nombreuses menaces, dont la compétition, pendant les stades larvaires, avec la spongieuse, espèce de papillon de nuit non indigène et envahissante ainsi que les effets du pesticide Btk, utilisé pour lutter contre cette dernière. Parmi les autres menaces figurent la modification de l’écosystème due à la suppression des incendies et la diminution du nombre de chênes.
Applicabilité des critères
Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) : Sans objet. Les données sont insuffisantes pour inférer, prévoir ou présumer de manière fiable les tendances de la population.
Critère B (aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation) : Sans objet. Correspond presque aux critères de la catégorie « en voie de disparition » B2ab(i,ii,iii,iv)c(iv). L’IZO est sous le seuil de 500 km2 correspondant à la catégorie « en voie de disparition ». Il y a un déclin continu inféré et prévu des éléments suivants : étendue de la zone d’occurrence; indice de zone d’occupation (IZO); superficie, étendue et qualité de l’habitat; et nombre de sous-populations (d’après les menaces cumulatives posées par la défoliation par la spongieuse et la lutte contre celle-ci, les modifications des écosystèmes et les maladies touchant les chênes). L’anisote de Finlayson peut connaître des fluctuations extrêmes, mais ces données ne sont pas suffisantes pour estimer les fluctuations de la taille de la population adulte. La population n’est pas gravement fragmentée et est probablement présente à plus de 10 localités.
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) : Sans objet. Le nombre d’individus matures est inconnu.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) : Sans objet. Le nombre d’individus matures est inconnu, et la vulnérabilité à un déclin rapide et important de la population est également inconnue.
Critère E (analyse quantitative) : Sans objet. Analyse non effectuée.
Correspond aux critères de la catégorie « espèce préoccupante » suivants :
- b. L’espèce sauvage peut devenir « menacée » si les facteurs dont on craint l’influence négative sur sa longévité ne sont ni renversés, ni gérés de façon efficace;
- c. L’espèce sauvage répond presque à au moins un critère, quel qu’il soit, correspondant à la catégorie « espèce menacée ».
Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.
Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.
Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.
Définitions (2020)
- Espèce sauvage
- Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
- Disparue (D)
- Espèce sauvage qui n’existe plus.
- Disparue du pays (DP)
- Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
- En voie de disparition (VD)*
- Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
- Menacée (M)
- Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
- Préoccupante (P)**
- Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
- Non en péril (NEP)***
- Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
- Données insuffisantes (DI)****
- Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.
* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.
Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.
Description et importance de l’espèce sauvage
Nom et classification
Nom commun français : Anisote de Finlayson
Noms communs anglais : Finlayson’s Oakworm Moth; Hornless Oakworm Moth
Embranchement : Arthropoda – Arthropodes
Classe : Insecta – Insectes
Sous-classe : Pterygota – Ptérygotes ou insectes ailés
Ordre : Lepidoptera – Lépidoptères ou papillons
Sous-ordre : Glossata
Infraordre : Heteroneura
Superfamille : Bombycoidea – vers à soie, sphinx et espèces apparentées
Famille : Saturniidae – Saturnidés
Sous-famille : Ceratocampinae
Genre : Anisota (Hübner, 1820)
Espèce : A. finlaysoni (Riotte, 1969)
Localité type : Shannonville (Ontario)
Contexte taxinomique et similarités
L’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) fait partie du genre Anisota, qui est exclusif à l’Amérique du Nord et à l’Amérique centrale. Ce genre compte 14 espèces connues, dont l’aire de répartition géographique s’étend du Honduras au sud du Canada (Ferguson, 1971; Riotte et Peigler, 1980; Tuskes et al., 1996). Cinq de ces espèces sont présentes au Canada : l’anisote de Finlayson (A. finlaysoni), l’anisote du Manitoba (A. manitobensis) l’anisote sénatoriale (A. senatoria), l’anisote stigma (A. stigma) et l’anisote rose du chêne (A. virginiensis). Les aires de répartition de l’anisote stigma, de l’anisote rose du chêne et de l’anisote sénatoriale chevauchent celle de l’anisote de Finlayson.
L’anisote de Finlayson fait partie d’un complexe de trois espèces, entre lesquelles il est difficile de distinguer les similitudes morphologiques. En plus de l’anisote de Finlayson, ce complexe comprend l’anisote sénatoriale et Anisota peigleri. Cette dernière n’est toutefois pas présente au Canada et se trouve dans le sud-est des États-Unis (Tuskes et al., 1996).
L’anisote de Finlayson a été découverte en 1946 lorsqu’un agriculteur de Shannonville, en Ontario, a alerté le ministère de l’Agriculture qu’une chenille inconnue défoliait ses chênes (Riotte et Peigler, 1980). À l’époque, seule l’anisote sénatoriale avait été décrite, de sorte que les chenilles ayant des caractères morphologiques similaires ont été consignées comme telles. Toutefois, grâce aux travaux de L. R. Finlayson (agent de recherche, ministère de l’Agriculture du Canada, Belleville [Ontario]), il a été déterminé que l’anisote de Finlayson était morphologiquement unique par rapport à l’anisote sénatoriale (Ferguson, 1971; Riotte et Peigler, 1980). Finlayson a reconnu l’insecte comme une nouvelle espèce et a continué d’en recueillir des spécimens et de l’étudier jusqu’à sa mort, en 1965. Sa collection a par la suite été intégrée à celle du Département d’entomologie et de zoologie des invertébrés du Musée royal de l’Ontario, où J. C. E. Riotte a décrit le papillon, qu’il a nommé en l’honneur de L. R. Finlayson (Riotte et Peigler, 1980).
Selon Tuskes et al. (1996), il n’y a pas de caractéristique diagnostique fiable dans les organes génitaux qui permette de différencier l’anisote de Finlayson de l’anisote sénatoriale, et l’anisote de Finlayson n’est pas une espèce à part entière comme la décrivait Riotte (dans Ferguson, 1971). Cependant, les sources de données taxinomiques actuelles traitent l’anisote de Finlayson comme une espèce pleinement valide (par exemple, Pohl et al., 2016; Schmidt, comm. pers., 2023), et c’est cette taxinomie qui est suivie.
Description morphologique
Le cycle vital de l’anisote de Finlayson comporte une métamorphose complète et se déroule en quatre étapes de développement, à savoir l’œuf, la larve (cinq stades larvaires), la nymphe et l’adulte. L’espèce a certaines caractéristiques morphologiques en commun avec l’anisote sénatoriale, et pendant de nombreuses années, ces deux espèces ont été traitées comme une seule. Les renseignements ci-dessous, résumés d’après Ferguson (1971), Riotte et Peigler (1980), Tuskes et al. (1996) et Kohalmi (obs. pers., 2023), comprennent des comparaisons avec l’anisote sénatoriale.
Œufs
L’anisote de Finlayson pond ses œufs en grappes. La femelle place jusqu’à plusieurs centaines d’œufs aux extrémités et sur la face inférieure des feuilles situées en périphérie de l’arbre hôte (Kohalmi, obs. pers., 2023). Lorsqu’ils sont fraîchement pondus, les œufs sont jaune vif, puis ils prennent une teinte brun rougeâtre foncé au bout de quelques jours, avant de passer au gris immédiatement avant l’éclosion.
Larves
Les larves de premier stade mesurent environ 5 mm de long. Leur corps dépourvu de poils est jaunâtre clair et présente des rayures faiblement pigmentées. L’une de ces lignes pigmentées traverse la face dorsale sur sa longueur, une autre parcourt le corps le long des spiracles (ouvertures de chaque côté du corps, qui permettent à l’air d’entrer dans la trachée) et deux autres, plus larges, passent entre la ligne dorsale et les spiracles. Les soies (poils raides) sont courtes et minces, et les deux scoli (excroissances épineuses du corps) sur le deuxième segment du thorax ne ressortent que légèrement.
Les larves des stades 2 à 5 ont le corps brun noirâtre avec des rayures latérales jaunes, et leur tête est brun-rouge noirâtre. Les rayures longitudinales jaunes sont composées de deux bandes dorsales étroites atteignant le 7e segment abdominal, d’une bande sous-dorsale droite, d’une bande supraspiraculaire ondulée qui se brise entre les segments du corps, et d’une bande infraspiraculaire droite et interrompue. On observe également une bande ventrale médiane jaune pâle. Les spiracles sont noirs, et la base des épines infraspiraculaires est jaune. Le pronotum (tache dorsale en forme de selle derrière la tête), fortement chitiné, est noir avec des bordures jaunâtres coïncidant avec la deuxième bande latérale jaune. La longueur approximative des larves aux divers stades est de 10 mm au 2e stade, de 21 mm au 3e stade, de 32 mm au 4e stade et de 50 mm au 5e stade.
À la fin du 5e stade, les rayures des larves de l’anisote de Finlayson sont jaune vif, tandis que celles des larves de l’anisote sénatoriale sont généralement orange brûlé. Les scoli sur le deuxième segment du thorax des larves de 5e stade ont une longueur inférieure à 1 mm chez l’anisote de Finlayson, alors qu’ils atteignent une longueur d’environ 5 mm chez l’anisote sénatoriale (Kohalmi, obs. pers., 2023). Cette caractéristique morphologique permet de distinguer les deux espèces. Les larves qui sont aux derniers stades sont facilement identifiables sur le terrain.
Nymphe
Les nymphes sont brun noirâtre, minces, et épineuses. Le crémaster (pointe) se divise en petites branches (on dit qu’il est « bifurqué ») (Ferguson, 1971; Riotte et Peigler, 1980) (figure 1). La nymphose de l’anisote de Finlayson n’a pas fait l’objet d’études.
Adultes
L’espèce affiche un dimorphisme sexuel au stade adulte (figure 1). Les ailes antérieures ont une longueur de 24 à 30 mm chez la femelle, et de 17 à 20 mm chez le mâle (Ferguson, 1971; Riotte et Peigler, 1980).
Les ailes des femelles ont des écailles minces et sont de couleur fauve-ocre lorsqu’on les compare à celles de l’anisote sénatoriale. La face ventrale des ailes chez la femelle présente une tache jaune-ocre, tandis que la face ventrale des ailes chez le mâle est d’un jaune laiton caractéristique (Ferguson, 1971; Riotte et Peigler, 1980). Dans certaines sous-populations, on peut observer une tache pourpre sur la zone terminale des ailes des femelles (Riotte et Peigler, 1980) (figure 1).
Quelques écailles brun foncé sont présentes dans les parties apicales des ailes antérieures (Riotte et Peigler, 1980), mais cette caractéristique est légère ou quasi absente par rapport à ce qu’on observe chez l’anisote sénatoriale (Kohalmi, obs. pers., 2023).
La couleur jaune laiton observable sur la face inférieure des ailes de l’anisote de Finlayson diffère de celle qu’on retrouve chez l’anisote sénatoriale, qui est plutôt rougeâtre-rose (Ferguson, 1971). La tête, le thorax, l’abdomen, les pattes et les ailes antérieures et postérieures de l’anisote de Finlayson sont normalement brun sépia (Riotte et Peigler, 1980). Quant à l’anisote sénatoriale, elle affiche plutôt une couleur terreuse brunâtre (Tuskes et al., 1996) avec une pointe de rouge (Ferguson, 1971). Les caractéristiques diagnostiques des parties génitales ne permettent pas de distinguer de manière fiable l’anisote de Finlayson de l’anisote sénatoriale (Tuskes et al., 1996), et les papillons adultes de ces deux espèces sont difficiles à différencier sur le terrain.
Figure 1. Anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) adulte femelle (en haut), exuvie laissée par une femelle (au milieu) et adulte mâle (en bas), avec étiquettes correspondantes à droite. Photos fournies gracieusement par Brad Hubley, Musée royal de l’Ontario, Toronto (Ontario).
Description longue
Trois photos de spécimens de musée. La première photo montre une femelle adulte couleur pêche orange pâle épinglée sur un fond noir. Le corps a une apparence duveteuse et mesure environ 21 millimètres (mm) de long. Les ailes mesurent environ 28 mm de long et l’envergure des ailes est d’approximativement 43 mm. L’étiquette du spécimen accompagnant cette photo indique : « Anis. (A.) Finl. Femelle. F2, exo. 4 juin 1969. J.C.E. Riotte. ». Une deuxième étiquette indique : « Paratype Anisota (Anisota) finlaysoni Riotte 1969 ». Sur une troisième étiquette figure le code d’identification du spécimen présumé : ROME168940.
La deuxième photo montre l’exuvie laissée par femelle. L’exuvie mesure environ 29 mm de long et 7 mm à son plus large. L’extrémité gauche de l’exuvie se rétrécit jusqu’à une pointe bifurquée, tandis que l’extrémité droite a été brisée. Une partie de l’exuvie n’est pas visible sur la photo. L’exuvie est brun noirâtre et a la forme d’une série de six bols gigognes de gauche à droite. Cette photo n’est pas accompagnée d’une étiquette.
La troisième photo montre un mâle adulte couleur pêche orange pâle épinglé sur un fond noir. Le corps mesure environ 18 mm de long. Les ailes sont partiellement déchirées et mesurent environ 25 mm de long. L’envergure des ailes est d’approximativement 33 mm. Une étiquette de spécimen accompagnant cette photo indique : « Ont.: Shannonville, Hastings Co. 18 juin 1957. I. R. Finlayson ». Une deuxième étiquette indique : « Paratype Anisota (Anisota) finlaysoni Riotte 1969 ». Sur une troisième étiquette figure le code d’identification du spécimen présumé : ROME168785.
Structure spatiale et variabilité de la population
La structure et la variabilité de la population de l’anisote de Finlayson n’ont pas fait l’objet d’études.
Unités désignables
On ne compte qu’une seule unité désignable de l’anisote de Finlayson au Canada. Aucune sous-espèce n’est reconnue et aucune information comportementale ou génétique ne justifie une séparation taxinomique à un niveau inférieur à l’espèce. L’espèce est entièrement présente dans l’aire écologique nationale des plaines des Grands Lacs (COSEWIC, 2021).
Importance de l’espèce
À l’échelle mondiale, l’anisote de Finlayson est peut-être endémique au Canada (voir Répartition).
De façon générale, on connaît peu les rôles écologiques des anisotes. Chez de nombreuses espèces de ce genre taxinomique, l’abondance augmente occasionnellement au point de causer une grave défoliation de leurs chênes hôtes. Chaque stade biologique de l’anisote de Finlayson ainsi que les parasitoïdes adultes qui en émergent constituent une source potentielle de nourriture pour les oiseaux et d’autres prédateurs. À maturité, les larves se déplacent au sol pour y trouver des sites de nymphose convenables; elles sont alors une source possible de nourriture pour les petits mammifères et les invertébrés prédateurs. L’anisote de Finlayson se nymphose dans le sol, et peut alors être une source de nourriture pour la faune du sol (voir Interactions interspécifiques).
Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sont fondées sur les relations. Elles comprennent des renseignements sur les relations écologiques entre les humains et leur environnement, y compris sur les caractéristiques des espèces, des habitats et des localités. Les lois et les protocoles qui touchent aux relations humaines avec l’environnement sont transmis par l’entremise d’enseignements, de récits et de langues autochtones, et peuvent être fondés sur des observations à long terme. Les toponymes fournissent des renseignements sur les zones de récolte, les processus écologiques, l’importance spirituelle ou les produits des récoltes. Les CTA peuvent cerner les caractéristiques du cycle vital d’une espèce ou les différences caractéristiques entre des espèces similaires. Le présent rapport ne comprend pas de CTA propre à l’anisote de Finlayson.
Répartition
Aire de répartition mondiale et canadienne
L’aire de répartition mondiale et canadienne de l’anisote de Finlayson est limitée à une petite région du sud de l’Ontario (figure 2). Le point le plus au nord où l’espèce a été mentionnée se trouve dans la municipalité de Lindsay. À partir de ce point, l’aire de répartition s’étend vers l’ouest le long de la rive nord du lac Ontario jusqu’à Breslau, puis vers le sud jusqu’à Long Point, et enfin vers l’est jusqu’à Fort Érié et Rockport, en passant par la péninsule du Niagara.
Figure 2. Zone d’occurrence et indice de zone d’occupation (IZO) de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) au Canada. Carte préparée par Rosana Nobre-Soares et Amit Saini (Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
Carte du sud de l’Ontario montrant les mentions existantes et historiques de l’anisote à proximité des rives canadiennes des lacs Ontario et Érié. Il y a deux groupes de sites existants, l’un à Kingston et dans les environs, à l’extrémité nord‑est du lac Ontario, et l’autre près de la baie Long Point du lac Érié. Quelques autres sites se trouvent plus près de Hamilton. L’indice de zone d’occupation (IZO) fondée sur les populations existantes est de 140 kilomètres carrés (km2) et est considéré comme étant discontinu, avec 35 grilles à carrés de 2 km de côté. Selon la méthode du plus petit polygone convexe dessiné autour des populations existantes, la zone d’occurrence est de 19 310 km2. Les sites historiques sont plus dispersés, mais toujours en deux endroits principaux : l’un dans la région de Peterborough à Kingston, au nord de l’extrémité nord‑est du lac Ontario, et l’autre dans la région de Mississauga à Hamilton et de la péninsule du Niagara, à l’ouest et au sud‑ouest du lac Ontario. L’IZO fondé sur toutes les mentions est de 336 km2 et est considéré comme étant discontinu, avec 84 grilles à carrés de 2 km de côté. L’étendue de la zone d’occurrence fondée sur toutes les mentions est de 41 592 km2, calculée selon la méthode du plus petit polygone convexe.
Aucune mention de l’anisote de Finlayson n’est connue aux États-Unis (Tuskes et al., 1996; iNaturalist, 2023). L’espèce pourrait se trouver dans le nord de l’État de New York, au sud du lac Ontario, mais aucun individu n’y a été détecté, malgré des recherches approfondies (St. Laurent, comm. pers., .2020; iNaturalist, 2023). Des études antérieures fondées sur les organes génitaux des adultes ont indiqué que l’espèce était présente au Wisconsin (lac Delton et comté de Chippewa) et au Minnesota (lac Green et Minneapolis) (Ferguson, 1971, Hessell, 1976, Riotte et Peigler, 1980). Cependant, Tuskes et al. (1996) ont contesté ces mentions, laissant entendre que les caractères diagnostiques des organes génitaux ne permettent pas de distinguer l’anisote de Finlayson de l’anisote sénatoriale, et que toutes les mentions à l’extérieur de l’Ontario sont en fait des anisotes sénatoriales.
Les mentions de l’anisote de Finlayson forment au moins 81 sous-populationsNote de bas de page 1 (annexe 1). Bon nombre d’entre elles sont historiquesNote de bas de page 2 et se rapportent à des régions géographiques générales. Elles sont nommées d’après les cantons et districts à proximité. Une sous-population pourrait comporter plusieurs sitesNote de bas de page 3 à l’intérieur d’une distance de séparationNote de bas de page 4 définie. Il n’est pas possible de déterminer les coordonnées géospatiales exactes associées à de nombreux sites de collecte et sous-populations datant de plus de 20 ans (c.‑à‑d. avant 2003; voir l’annexe 1).
Les aires de répartition des plantes hôtes larvaires de l’anisote de Finlayson (voir Habitat) sont plus vastes que celle du papillon (figure 3-7).
Figure 3. Mentions du chêne blanc (Quercus alba) dans l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni), d’après les données actuelles d’iNaturalist (2020) (consulté le 7 septembre 2020). Les points rouges représentent l’observation d’un seul arbre. Carte préparée par Rosana Nobre-Soares et Amit Saini (Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
Carte du sud de l’Ontario montant l’emplacement des chênes blancs dans la région allant depuis Windsor, au sud‑ouest, jusqu’à Ottawa, au nord‑est, et au nord‑est de la baie Georgienne, au nord. La plupart des mentions se trouvent dans le corridor de Windsor à Ottawa ainsi qu’au nord et au nord‑est du lac Simcoe. La distance du sud‑ouest au nord‑est est d’environ 720 kilomètres (km) et, du sud au nord, d’environ 480 km. De nombreuses mentions, mais pas toutes, sont regroupées dans les villes, notamment London, Hamilton, Mississauga et Toronto, et autour de celles‑ci.
Figure 4. Mentions du chêne à gros fruits (Quercus macrocarpa) dans l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni), d’après les données actuelles d’iNaturalist (2020) (consulté le 7 septembre 2020). Les points rouges représentent l’observation d’un seul arbre. Carte préparée par Rosana Nobre-Soares et Amit Saini (Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
Carte du sud de l’Ontario montrant l’emplacement des chênes à gros fruits dans la région allant depuis Windsor, au sud‑ouest, jusqu’à Gatineau, dans le nord‑est, et jusqu’au chenal nord du lac Huron, au nord. Les mentions sont largement dispersées dans la région et sont plus fréquentes dans la région du Grand Toronto à London, à Peterborough et à proximité, et à Ottawa-Gatineau et à proximité. La distance du sud‑ouest au nord‑est est d’environ 780 kilomètres (km) et, du sud au nord, d’environ 490 km.
Figure 5. Mentions du chêne rouge (Quercus rubra) dans l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni), d’après les données actuelles d’iNaturalist (2020) (consulté le 7 septembre 2020). Les points rouges représentent l’observation d’un seul arbre. Carte préparée par Rosana Nobre-Soares et Amit Saini (Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
Carte du sud de l’Ontario montrant l’emplacement des chênes rouges dans la région allant depuis Windsor, au sud‑ouest, jusqu’à Gatineau, dans le nord‑est, et jusqu’au chenal nord du lac Huron, au nord. Les mentions sont largement dispersées dans la région et sont plus fréquentes dans la région du Grand Toronto à London, au nord et à l’est du lac Simcoe, et à Ottawa-Gatineau et à proximité. Environ deux douzaines de mentions se trouvent également dans le parc provincial Algonquin. La distance du sud‑ouest au nord‑est est d’environ 780 kilomètres (km) et, du sud au nord, d’environ 490 km.
Figure 6. Mentions du chêne des teinturiers (Quercus velutina) dans l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni), d’après les données actuelles d’iNaturalist (2020) (consulté le 7 septembre 2020). Les points rouges représentent l’observation d’un seul arbre. Carte préparée par Rosana Nobre-Soares et Amit Saini (Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
Carte du sud de l’Ontario montrant l’emplacement des chênes des teinturiers dans la région allant de Windsor, au sud‑ouest, à Peterborough, au nord‑est. Les mentions sont concentrées dans la baie Long Point du lac Érié et autour de celle‑ci, dans la région de Toronto à Hamilton, ainsi que dans la région de Peterborough et à proximité. La distance du sud‑ouest au nord‑est est d’environ 540 kilomètres (km). Toutes les mentions se trouvent à moins de 65 km des lacs Ontario, Érie ou Huron.
Figure 7. Mentions du chêne jaune (Quercus muehlenbergii) dans l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni), d’après les données actuelles d’iNaturalist (2020) (consulté le 7 septembre 2020).s Les points rouges représentent l’observation d’un seul arbre. Carte préparée par Rosana Nobre-Soares et Amit Saini (Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
Carte du sud de l’Ontario montrant l’emplacement des chênes jaunes dans la région allant de Windsor, au sud‑ouest, à Kingston, au nord‑est. Les mentions se situent principalement dans le corridor de Windsor à Oakville, et il y a des groupes dans les îles et les péninsules du lac Érié. D’autres mentions sont indiquées à Peterborough et à Kingston. La distance du sud‑ouest au nord‑est est d’environ 600 kilomètres (km). Toutes les mentions se situent à moins de 50 km des lacs Ontario, Érié ou Huron.
Zone d’occurrence et zone d’occupation
L’étendue de la zone d’occurrence de l’anisote de Finlayson au Canada est de 41 512 km2, calculée selon la méthode du plus petit polygone convexe dessiné autour de l’ensemble des sous-populations existantesNote de bas de page 5 et historiques2 (figure 2). En ne tenant compte que des sous-populations existantes, l’étendue de la zone d’occurrence est de 19 310 km2. L’anisote de Finlayson semble persister en faible abondance dans les parcelles d’habitat convenable. Il est possible que l’espèce soit toujours présente dans des parcelles d’habitat où aucun relevé n’a été réalisé et que certaines des sous-populations classées comme étant historiques puissent en fait être existantes.
L’indice de zone d’occupation (IZO), calculé au moyen d’une grille à carrés de 2 km de côté, est de 336 km2 (84 carrés de grille) pour l’ensemble des sous-populations connues (historiques et existantes). L’IZO fondée sur les sous-populations existantes seulement est de 140 km2 (35 carrés de grille) (figure 2).
Activités de recherche
Les mentions de l’anisote de Finlayson sont datées de 1878 à 2023 (annexe 1) et comprennent environ 81 sous-populations. L’espèce peut être détectée au stade larvaire (par les signes de défoliation découlant de l’alimentation des larves et par observation directe) et au stade adulte. Les sites de collecte exacts à de nombreuses localités historiques sont vagues et inconnus, et d’autres activités de recherche sont nécessaires à ces endroits.
Relevés des larves
Pour les relevés de l’anisote de Finlayson (et des espèces du genre Anisota), il est plus efficace de chercher des larves ou des signes d’alimentation larvaire sur la face inférieure des feuilles des plantes hôtes (par exemple, déjections, veines) (Riotte et Peigler, 1980; Kohalmi, obs. pers., 2023). Les plus jeunes larves forment des grappes, qui peuvent être visuellement repérées à des distances pouvant atteindre dix mètres. Les larves plus âgées se dispersent et se nourrissent seules, et peuvent consommer des feuilles entières, à l’exception des nervures moyennes. Les signes de la défoliation causée par l’anisote de Finlayson sont les plus évidents du milieu à la fin de septembre. Toutefois, lorsque l’abondance des sous-populations est faible, les larves sont difficiles à voir. Ainsi, les années où il se produit une infestation sont les plus fiables pour la détection des larves.
Le Relevé des insectes et des maladies des arbres (RIMA) a été lancé dans les années 1940 pour assurer la surveillance des insectes forestiers ayant des effets néfastes sur la santé des arbres (McGugan, 1958). Il est dirigé depuis 80 ans par le Service canadien des forêts (van Sickle et al., 2001; Natural Resources Canada, 2021). De la fin des années 1940 au milieu des années 1990, des relevés généraux des lépidoptères (et autres insectes) ont été réalisés dans tout le sud de l’Ontario. Au cours de ces relevés, des larves vivantes ont été recueillies et élevées jusqu’au stade adulte à des fins d’identification (voir l’annexe 1) (van Sickle et al., 2001). De nombreuses mentions historiques de l’anisote de Finlayson proviennent du RIMA (annexe 3), bien que l’espèce y ait été consignée en tant qu’anisote sénatoriale jusqu’en 1970. De 1946 à 1965, de vastes recherches ciblées ont été réalisées sur l’anisote de Finlayson, qui a été reconnue comme étant distincte dès 1946 (Ferguson, 1971). La plupart des sites de collecte historiques connus de l’anisote de Finlayson proviennent de ces données (voir l’annexe 1). Cependant, ces dernières n’ont pas été recueillies de façon uniforme, ne sont pas fiables en ce qui concerne l’abondance, et ne comportent pas de renseignements précis sur la localisation autres que la région générale ou le canton. Depuis 2006, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario publie un rapport annuel sur l’état de santé des forêts (Forest Health Conditions in Ontario [ONFHC]) (OMNR, 2007), qui comprend des renseignements sur l’anisote de Finlayson.
L’ordre de priorité des relevés en vue de la préparation du présent rapport de situation a été déterminé en s’appuyant sur la liste des sous-populations historiques de l’anisote de Finlayson extraite du RIMA et de l’ONFHC (voir l’annexe 2 et les sources d’information). Les travaux sur le terrain ont été réalisés du 9 au 24 août 2021 et, à bon nombre de ces sites historiques, se sont concentrés sur le relevé des larves (voir le rapport de terrain à l’annexe 4). Au total, 58 sites ont fait l’objet de relevés, pour un total de 99,75 heures d’activités de recherche. Aucune anisote de Finlayson, ni larve ni adulte, n’a été observée, et aucun signe d’alimentation des larves n’a été consigné.
Relevés des adultes
Les anisotes de Finlayson adultes sont de grande taille et actifs le jour. Elles pourraient donc être détectées au moyen de recherches visuelles le long de transects aléatoires, mais lorsque l’abondance des adultes est faible, l’espèce est difficile à détecter. Comme chez tous les papillons de la famille des Saturnidae, les adultes ne se nourrissent pas, et leur activité est axée sur la recherche de partenaires et la reproduction. Ainsi, les femelles adultes ne sont pas attirées par les fleurs ou les appâts à base de nourriture et, souvent, elles ne volent pas parce qu’elles sont chargées d’œufs. Les lampes à lumière ultraviolette et à vapeur de mercure sont des approches courantes pour le relevé des papillons adultes. Cependant, les mâles sont diurnes et les femelles, même si elles sont actives à la fois le jour et la nuit, sont relativement sédentaires, ce qui fait que les pièges lumineux sont considérés comme inefficaces. À moins que le piège soit placé immédiatement à côté d’elle, il est peu probable que la femelle soit attirée par la lumière.
De 2008 à 2023, 41 observations de l’anisote de Finlayson ont été consignées sur iNaturalist (2023). Des relevés récents réalisés en 2023 ont permis de consigner la présence de l’espèce à douze sites au nord de Kingston, tous situés dans l’aire de répartition connue de l’anisote (Schmidt, comm. pers., 2023).
Habitat
Besoins en matière d’habitat
L’anisote de Finlayson habite les boisés et savanes à chênes à canopée ouverte présents dans son aire de répartition connue, dans le sud de l’Ontario. Les mentions du papillon ont tendance à provenir davantage des plus jeunes peuplements de chênes à canopée ouverte, mais cette tendance s’appuie uniquement sur les observations des personnes effectuant les relevés. Les plantes hôtes larvaires sont notamment le chêne blanc (Quercus alba) (figure 3), le chêne à gros fruits (Q. macrocarpa) (figure 4), le chêne rouge (Q. rubra) (figure 5), le chêne noir (Q. nigra) (figure 6) et, dans une moindre mesure, le chêne jaune (Q. muehlenbergii) (figure 7). Ces chênes hôtes ont une aire de répartition plus vaste que celle de l’anisote de Finlayson; il existe donc d’autres facteurs inconnus qui limitent la répartition du papillon. Les milieux susmentionnés font tous partie de l’écozone des plaines à forêts mixtes (ESTR Secretariat, 2016).
Une grande partie des renseignements sur l’habitat de l’anisote de Finlayson proviennent de la localité type de Shannonville (figures 8 et 9), où L. R. Finlayson a étudié l’espèce de 1946 jusqu’à peu de temps avant sa mort, en 1965. L’habitat y est composé d’une savane à chênes sèche, dominée par le chêne à gros fruits, le caryer ovale (Carya ovata) et un chêne qui semble être le chêne jaune, mais qui pourrait s’être hybridé avec le chêne à gros fruits. Sous la canopée poussent de l’herbe dense et des arbustes épars, dont le clavalier d’Amérique (Zanthoxylum americanum) et le sumac aromatique (Rhus aromatica) (Kohalmi, obs. pers., 2023). Le sol est composé d’une mince couche de granulométrie grossière recouvrant un substrat rocheux de calcaire, qui affleure en de nombreux endroits. De l’habitat semblable est présent près de Hagersville, au sud de Grimsby, à l’est et au sud de Shannonville de même que sur l’île Wolfe, où des larves ont été observées se nourrissant uniquement sur le chêne à gros fruits (Kohalmi, obs. pers., 2023). Dans le comté de Norfolk, l’espèce est associée à des terres boisées où le chêne est un élément important du couvert forestier.
En 2023, des larves d’anisote de Finlayson ont été trouvées près de Kingston, dans de l’habitat à chênes blancs clairsemés adjacent à des terres cultivées en soja et en maïs (Schmidt, comm. pers., 2023). Elles ont été observées à 12 sites dispersés dans le secteur.
En captivité, l’anisote de Finlayson a été élevée avec succès sur du chêne blanc, du chêne à gros fruits, du chêne noir et du chêne rouge, en plus du chêne pédonculé (Q. robur), une espèce ornementale (Kohalmi, pers. obs., 2023). D’après les données sur l’élevage des larves, fondées sur les résultats du RIMA (McGugan, 1958), les larves se nourrissent de sept espèces de chênes. Cependant, ces observations ont été faites entre 1944 et 1954, au moment où l’anisote de Finlayson et l’anisote sénatoriale étaient encore considérées comme conspécifiques.
Figure 8. Savane à chênes dans la localité type de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni), à Shannonville (Ontario). Photo : L. Kohalmi, 7 août 2008.
Figure 9. Savane à chênes dans la localité type de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni), à Shannonville (Ontario). Photo : L. Kohalmi, 7 août 2008.
Tendances en matière d’habitat
Les peuples autochtones du sud de l’Ontario, par l’entremise de leurs pratiques culturelles, ont eu une incidence sur la couverture terrestre globale, mais les forêts ouvertes et les savanes à chênes couvraient encore une grande superficie avant la colonisation européenne (Butt et al., 2005). Les peuples autochtones ont utilisé le feu comme outil pour défricher les terres aux fins d’établissement de campements et de déplacements, pour améliorer l’habitat du gibier et pour préparer les terres agricoles (Bakowsky, 1993). Au début des années 1800, la colonisation européenne à grande échelle a entraîné des changements importants dans le paysage du sud de l’Ontario; la végétation naturelle a été enlevée pour l’agriculture, et les pratiques de brûlage du bois et de brûlage culturel ont progressivement cessé. Au fil du temps, le développement urbain s’est élargi.
Les milieux indigènes de savane, de prairie et de boisé à chênes couvraient autrefois plus de 11 000 000 ha en Amérique du Nord. On estime qu’avant la colonisation européenne et la conversion subséquente des terres, ces types de communautés végétales couvraient entre 800 et 2 000 km2 dans le paysage du sud de l’Ontario (Rodger, 1998). Les forêts et les savanes autrefois présentes dans la région occupée par l’anisote de Finlayson ont été en grande partie transformées par le développement agricole. On estime que de 20 à 80 % des terres, selon l’écodistrict, ont été converties en terres agricoles dans l’aire de répartition du papillon (Henson et Brodribb, 2005).
Avant la colonisation européenne, il y avait dans le sud de l’Ontario tout un éventail de régimes d’incendies, en raison des mélanges diversifiés de végétation et de conditions aux sites (Nowaki et Abrams, 2008). En raison des politiques de lutte contre les incendies des années 1920, ces régimes d’incendie ont radicalement changé (par exemple, l’étendue et la fréquence des incendies ont diminué), ce qui a eu des conséquences écologiques imprévues (Nowaki et Abrams, 2008). L’une de ces conséquences est le changement de composition et de structure des écosystèmes, puisque la succession végétale a entraîné la transformation des milieux ouverts (par exemple savanes et boisés) en forêts à couvert fermé, après quoi les plantes qui dépendent des incendies ont été remplacées par une végétation résistante à l’ombre et sensible au feu (Nowaki et Abrams, 2008). Cette tendance se poursuit aujourd’hui avec la suppression continue des incendies et une baisse du recrutement des chênes, qui, en l’absence d’incendie, sont supplantés par une variété de feuillus mésophytiques de fin de succession, hautement concurrentiels et opportunistes lorsqu’il s’agit de profiter des ouvertures dans la canopée. Parmi ceux-ci figurent notamment les érables (Acer spp.), les hêtres (Fagus spp.), les cerisiers (Prunus spp.) et les bouleaux (Betula spp.).
La perte généralisée des milieux boisés à chênes qu’a connue l’Ontario dans le passé a entraîné l’isolement géographique des parcelles d’habitat restantes dans le paysage. À l’exception de quelques grandes parcelles d’habitat, la plupart des parcelles ont une superficie inférieure à 0,5 ha et sont faiblement connectées aux autres parcelles du paysage. Même si une grande proportion de ces zones sont désignées comme aires protégées, l’habitat poursuivra vraisemblablement son déclin, tant en superficie qu’en qualité, à moins que des mesures continues soient prises pour maintenir les fonctions écologiques (par exemple, enlèvement de végétation indigène ou non indigène envahissante, brûlage dirigé).
Les données sur les pertes récentes d’habitat de savane à chênes ne sont pas disponibles, mais la superficie de boisés et de milieux humides dans la région de Long Point (comtés de Haldimand et de Norfolk) a diminué d’environ 8 % entre 2011 et 2016, et dans l’est de l’Ontario (comtés de Frontenac et de Leeds et Grenville), d’environ 10 % à 20 % (Statistique Canada, 2022). La majeure partie de la savane à chênes actuellement protégée est composée de chênes noirs, et non de chênes à gros fruits, l’espèce hôte que préfère l’anisote de Finlayson. Les plus grandes parcelles de savane à chênes à gros fruits encore existantes se trouvent dans les régions de Hamilton-Niagara et de Belleville-Kingston. Les fragments qui se trouvent le long de routes et de clôtures en bordure de propriétés agricoles peuvent offrir un habitat de transition convenable.
Dans le sud de l’Ontario, les boisés à chênes sont devenus rares, petits et fragmentés en raison de la suppression des incendies, de l’introduction et de la propagation de plantes non indigènes, et de régimes inappropriés de plantation d’arbres (Tallgrass Ontario, 2019) (voir la section Menaces). Les forêts à chênes dépendent des feux, mais elles ont besoin de feux peu fréquents et de faible intensité (Tallgrass Ontario, 2019). Ce besoin est différent de celui de la plupart des forêts de feuillus du sud de l’Ontario, lesquelles sont composées d’arbres intolérants au feu (par exemple, érable à sucre, frêne [Fraxinus spp.] et hêtre à grandes feuilles [Fagus grandifolia]) et comprennent des communautés de transition à herbes hautes dominées par le chêne qui, elles, ont besoin de feux fréquents (Tallgrass Ontario, 2019). Des brûlages dirigés ont été réalisés à Gordon Island (Van Wieran, comm. pers., 2021) et des activités de remise en état ont été entreprises (par exemple, par l’organisation Lower Trent Conservation) (Beamer, comm. pers., 2020).
En Ontario, la protection de l’habitat forestier est régie par les plans officiels des municipalités et les règlements locaux sur la coupe d’arbres, et les tendances passées en matière d’habitat ne sont pas les mêmes pour toutes les sous-populations en raison des différents régimes et objectifs de gestion.
Lorsque la localité type de Shannonville a été revisitée en 2007, plusieurs stations-service et magasins avaient été construits sur le site depuis 1985 (Kohalmi, obs. pers., 2023). De plus, une nouvelle résidence avait été construite, entraînant la conversion de prairies indigènes en pelouse. Un petit lotissement résidentiel et de grandes maisons ont également été construits à proximité. De nombreux chênes étaient toujours présents, lesquels pourraient encore soutenir des colonies viables d’anisotes de Finlayson (Kohalmi, pers. obs., 2023).
Biologie
Les renseignements sur la biologie de l’anisote de Finlayson sont une synthèse des observations de Ferguson (1971), de Riotte et Peigler (1980), de Tuskes et al. (1996) et de Kohalmi (obs. pers., 2023).
Cycle vital et reproduction
L’anisote de Finlayson produit une génération par année, et son cycle vital comporte quatre stades biologiques distincts (œuf, larve, nymphe, adulte) (voir la section Description morphologique). Elle passe l’hiver sous terre, au stade de nymphe, et les adultes émergent entre la mi-juin et la mi-juillet (Riotte et Peigler, 1980). Les pièces buccales chez l’adulte sont non fonctionnelles; l’adulte ne nourrit pas et dépend des réserves de gras accumulées au cours du stade larvaire. La durée de vie moyenne des adultes élevés en captivité est d’environ 7 jours (Kohalmi, obs. pers., 2023). Les mentions du papillon (annexe 1) comptent à la fois des spécimens élevés en captivité et des spécimens capturés à l’état sauvage.
Les activités quotidiennes de l’anisote de Finlayson adulte se concentrent sur la recherche de partenaires sexuels et la reproduction. Les femelles libèrent des phéromones sexuelles en milieu de matinée pour attirer les mâles, et l’accouplement a lieu de la fin de la matinée (de 10 h à 12 h) jusqu’au crépuscule, mais il arrive que les femelles mettent fin à l’accouplement et commencent à pondre des œufs en fin d’après-midi (Tuskes et al., 1996). Après l’accouplement, les femelles pondent leurs œufs en grappes sur la face inférieure des feuilles de chêne (Tuskes et al., 1996; Kohalmi, obs. pers., 2023).
Le comportement d’oviposition (ponte des œufs) est rarement observé, mais dans un compte rendu du 28 juin 1967, une oviposition a été consignée à 15 h, après quoi environ 400 œufs, répartis en trois grappes sur trois chênes blancs, ont été comptés (Ferguson, 1971; Riotte et Peigler, 1980). De l’oviposition à l’éclosion, il faut compter environ 12 à 15 jours (Riotte et Peigler, 1980; Kohalmi, obs. pers., 2023). Après l’éclosion, les larves restent groupées, fonctionnant apparemment en groupe uni pour consommer les feuilles de la plante hôte. Les larves arrêtent de s’alimenter au 5e stade, entre la fin août et le début de septembre. Elles se laissent alors choir au sol, puis cherchent un endroit convenable pour s’y enfouir de 25 à 100 mm, à côté d’un arbre hôte. Une fois dans le sol, les larves aménagent une loge de terre dans laquelle elles hivernent au stade de nymphe, avant d’émerger comme adulte au printemps suivant (Johnson et Lyon, 1976).
Physiologie et adaptabilité
On en sait peu sur la physiologie et l’adaptabilité de l’anisote de Finlayson. On sait que les larves se nourrissent d’au moins quatre espèces de chênes (voir la section Habitat). Les aires de répartition de ces espèces hôtes s’étendent au-delà de l’aire de répartition connue du papillon, ce qui indique que d’autres facteurs inconnus doivent limiter la répartition de celui-ci.
Déplacements et dispersion
Comme tous les papillons de la famille des Saturnidae, les anisotes de Finlayson adultes vivent moins d’une semaine. La capacité de dispersion des papillons adultes est inconnue, mais on sait que les femelles ne se dispersent pas loin en raison du poids des œufs qu’elles transportent (Tuskes et al., 1996). D’après les données dont on dispose sur l’anisote du Manitoba, les mâles ont une bonne capacité de vol (Henne, comm. pers., 2021), mais les femelles ne volent pas bien (Riotte et Peigler, 1981; Tuskes et al., 1996). L’anisote de Finlayson ne migre pas.
On ignore si la situation de l’anisote de Finlayson répond aux critères d’une fragmentation graveNote de bas de page 6. Dans le passé, les milieux de savanes à chênes étaient plus répandus et connectés, mais ces écosystèmes sont actuellement isolés, fragmentés et séparés de vastes zones d’habitat non convenable. Lorsqu’on tient compte des facteurs limitatifs d’ordre biologique du papillon (par exemple, faible capacité de dispersion, adultes qui ne s’alimentent pas) et des menaces cumulatives présentes dans le paysage (voir la section Menaces), les sous-populations existantes pourraient ne pas être viables, même dans de petites parcelles d’habitat et en faible abondance. Toutefois, on ne dispose d’aucune donnée qui permette de déterminer si l’espèce est présente dans ces parcelles d’habitat, et la viabilité de celles-ci est inconnue.
Relations interspécifiques
L’anisote de Finlayson et l’anisote rose du chêne (Anisota virginiensis) sont des espèces sympatriques. On ne dispose toutefois d’aucune donnée sur les interactions concurrentielles entre les deux espèces ni sur les mécanismes d’isolement reproductif qui empêchent leur hybridation, comme la différenciation par phéromone ou les différences dans les périodes de vol.
Hybridation
On a déjà cru que l’anisote de Finlayson pouvait s’hybrider avec l’anisote sénatoriale dans la partie ouest de son aire de répartition (c.‑à‑d., le comté de Norfolk). Toutefois, les données récentes sur les traînées de phéromones et le codage à barres génétique ne montrent aucun signe d’hybridation entre ces deux espèces (Schmidt, comm. pers., 2023).
Plante hôte
On sait que les larves se nourrissent d’au moins quatre espèces de chênes dans leur aire de répartition en Ontario (voir la section Habitat).
Parasitisme
Les larves de l’anisote de Finlayson peuvent être parasitées par des guêpes et des mouches. Les jeunes larves de l’anisote de Finlayson (en particulier celles de premier et de deuxième stades) secouent à l’unisson la partie antérieure de leur corps lorsqu’elles sont perturbées, possiblement pour dissuader les guêpes parasitoïdes d’injecter leurs œufs. Des parasitoïdes indigènes, dont certains ont été élevés en captivité à partir de larves d’anisote de Finlayson, s’attaquent à l’espèce. Ces parasitoïdes jouent normalement un rôle important dans l’arrêt des infestations d’anisotes, mais leur rôle pendant les phases endémiques de l’espèce est inconnu.
La guêpe Hyposoter fugitivus (annexe 4), a été observée sur des anisotes de Finlayson (obs. pers., 2023). Cette guêpe s’attaque aux jeunes larves, longues de moins de 10 mm (Peigler, 1994). La guêpe femelle dépose ses œufs à l’intérieur des jeunes larves hôtes. La larve de la guêpe se développe et se nymphose à l’intérieur de la larve d’anisote de Finlayson, ce qui entraîne la mort de l’hôte au 4e stade ou avant. L’autre espèce de guêpe observée est de la famille des Ichneumonidae, et des cas de parasitage de l’anisote de Finlayson par cette guêpe ont été observés. Cette autre espèce est plus grande que H. fugitivus et semble beaucoup moins commune. Bien qu’elle n’ait toujours pas été identifiée, elle ressemble à Habronyx magniceps (Hymenoptera : Ichneumonidae), qui parasite l’anisote sénatoriale, apparentée à l’anisote de Finlayson (Henne, 2004).
Deux espèces de mouches parasitaires non identifiées de la famille des Tachinidae ont également été observées en association avec des larves d’anisote de Finlayson. La première a été observée à deux reprises, lorsqu’une larve de mouche est sortie d’une nymphe d’anisote qui avait hiverné (Kohalmi, obs. pers., 2023). La deuxième, beaucoup plus commune, est une mouche tachinide de plus petite taille qui émerge des nymphes hivernées et les tue (Kohalmi, obs. pers., 2023). Dans chaque hôte ainsi parasité, de une à trois larves de mouche se développent et se nourrissent. Cette deuxième espèce de Tachinidae parasite également l’anisote sénatoriale.
Mécanismes de défense
La coloration présumément aposématique (avertissement) aux stades larvaires (corps noir avec bandes longitudinales jaune vif) a probablement un effet dissuasif sur les prédateurs. Le tanin présent dans les feuilles de chêne et consommé par les larves pourrait être séquestré dans l’organisme de ces dernières, ce qui ferait en sorte que les prédateurs éviteraient de les consommer. Le corps épineux des larves et des nymphes peut également décourager la prédation. Lorsqu’elles sont dérangées, certaines femelles adultes, notamment chez l’anisote rose du chêne et chez l’anisote sénatoriale, réagissent en repliant leurs ailes et enroulant leur abdomen, avant de se raidir et de se laisser tomber au sol. Elles se fondent alors dans la végétation environnante. Quant aux mâles, un nombre réduit d’écailles au centre de l’aile antérieure les fait ressembler à des abeilles lorsqu’ils volent avec un battement d’ailes rapide. Il s’agit d’une adaptation semblable à celle des papillons à ailes transparentes du genre Hemaris.
Prédation
En juin 1967, des centaines d’anisotes de Finlayson adultes ont été observées à Shannonville, reposant sur des brins d’herbe sous les chênes (Kohalmi, obs. pers., 2023), les rendant ainsi vulnérables à la prédation près du sol. Dans le comté de Prince Edward, une araignée sauteuse mâle (Phidippus Clarus) a été observée en train de tuer une anisote de Finlayson adulte mâle au repos (Kohalmi obs. pers., 2023). La prédation par les oiseaux et les rongeurs est aussi possible. Quant aux larves au sol à la recherche de sites de nymphose et aux nymphes en diapause sous la surface du sol, elles pourraient être la cible de taupes et de campagnols.
Agents pathogènes et virus
Les agents pathogènes qui s’attaquent aux insectes, comme ceux du genre Beauveria (des pathogènes fongiques) et le virus de la polyédrose nucléaire (VPN), peuvent causer la mortalité des larves de lépidoptères, en particulier lors d’une période d’abondance élevée. On a observé un champignon blanc, identifié provisoirement comme Beauveria bassiana, causant la mort d’anisotes de Finlayson en diapause au stade nymphal (Kohalmi, obs. pers., 2023). Un agent pathogène, qui pourrait être le VPN, se manifeste au stade nymphal de l’anisote de Finlayson, transformant l’intérieur de la nymphe en liquide noir (Kohalmi, obs. pers., 2023). Selon certaines observations d’infection entraînant un noircissement des organes et une mort prématurée, il semble que le VPN touche également les adultes (Kohalmi, obs. pers., 2023).
Taille et tendances des populations
Activités et méthodes d’échantillonnage
Les activités et les méthodes d’échantillonnage utilisées pour recueillir des données sur l’anisote de Finlayson au Canada ne sont pas suffisantes pour évaluer la taille et les tendances de la population à l’échelle de son aire de répartition. À partir de 1936, des données sur les tendances historiques et actuelles se rapportant à l’anisote de Finlayson ont été recueillies dans le cadre du RIMA annuel fédéral et des relevés provinciaux (McGugan, 1958). De nombreuses mentions historiques de l’anisote de Finlayson proviennent du RIMA (annexe 3), bien que l’espèce y ait été consignée en tant qu’anisote sénatoriale jusqu’en 1970. Dans ces rapports, la présence du papillon était décrite au moyen d’un pourcentage de défoliation des chênes hôtes (voir l’annexe 3 et la section Sources d’information). La structure de la métapopulation d’anisotes de Finlayson n’a pas été étudiée.
Abondance
Il n’est pas possible d’estimer l’abondance de l’anisote de Finlayson au Canada. La présence de l’anisote aux sites historiques a été consignée comme une infestation dans les rapports annuels du RIMA. Cependant, l’abondance de tels épisodes d’infestation n’a pas été évaluée. Elle a plutôt été consignée sous forme de pourcentage de défoliation des arbres (par exemple, défoliation à 100 %, légère défoliation) ou de catégorie générale d’abondance (par exemple, faible, élevée) (voir par exemple Sajan, 1981; 1982).
Fluctuations et tendances
Les données d’observation de l’anisote de Finlayson de 1946 à 2021 ont été compilées (figures 10 et 11), et on peut y voir des fluctuations cycliques de la population entre 1950 et le milieu des années 1970, suivies de fluctuations asynchrones des populations et, plus récemment, d’une diminution du nombre d’observations. Ces anciens cycles de population coïncident avec les observations des RIMA fédéraux, qui étaient réguliers jusqu’aux années 1980 (figures 10 et 11). Aucune observation de l’anisote de Finlayson n’a été consignée au RIMA fédéral ni à l’ONFHC après 2006, ce qui laisse supposer une absence de nouvelle infestation. Lorsqu’on ne tient compte que des données générées par le gouvernement (figures 10 et 11), on constate également un déclin important après 1985. Il est aussi possible que l’abondance du papillon soit maintenant si faible que ces infestations ne se produisent plus.
Certaines années, l’abondance des larves d’anisote sénatoriale, espèce étroitement apparentée, augmente dans certaines régions de l’est des États-Unis au point où les propriétaires cherchent à prendre des mesures de contrôle (Coffelt et Schultz, 1993). En Ontario, les deux espèces ont une grande importance et peuvent tuer ou défolier gravement les arbres et les arbustes (Nystrom et Ochoa, 2006). Les infestations d’anisote sénatoriale sont généralement localisées, mais une défoliation grave peut s’étendre sur de vastes superficies (MacAloney et Ewan, 1964). Elles peuvent se produire à répétition dans une même grande région, mais dans des localités différentes, de sorte que le degré d’infestation varie d’une année à l’autre (Rose et Lindquist, 1982).
De nombreux facteurs contribuent aux fluctuations de l’abondance des papillons de nuit. Comme on ne dispose pas de données de référence, il n’est pas possible de conclure à un déclin (Didham et al., 2020). De plus, la collecte de données sur l’anisote de Finlayson n’a pas été réalisée de manière uniforme, ce qui est source d’autres inconnues qui nuisent à l’interprétation des fluctuations et des tendances de la population. Les données dont on dispose sur l’anisote de Finlayson avant 2006 proviennent principalement des rapports du RIMA et de l’ONFHC (figure 11). Après 2006, les données compilées proviennent d’iNaturalist (2023) et de commentaires de chercheurs indépendants ciblés.
Figure 10. Nombre d’observations d’anisotes de Finlayson (Anisota finlaysoni) mentionnées de 1946 à 2021, d’après l’ensemble des données disponibles. En ce qui concerne les observations faites de 1946 à 1986 (voir l’annexe 1), la présence du papillon a été consignée selon une mesure subjective de la défoliation des arbres hôtes, et il n’est pas possible de déterminer l’abondance de l’espèce à partir de ces données.
Description longue
Graphique à barres avec le nombre d’observations d’anisotes allant de 0 à 11 durant les années 1946 à 1986. Des pics ont été atteints avec 10 observations en 1973 et 11 en 1980. De 1987 à 2021, le nombre d’observations était généralement compris entre 0 et 2, avec 7 observations en 2008, 3 en 2019 et 4 en 2020.
Figure 11. Observations d’anisotes de Finlayson (Anisota finlaysoni) en fonction de l’année, d’après les données du Relevé des insectes et des maladies des arbres (RIMA). Voir les sources des données à l’annexe 3. Le programme a pris fin en 1986, mais quelques relevés dirigés par le gouvernement ont été réalisés entre 1987 et 2021.
Description longue
Graphique à barres avec le nombre d’observations d’anisotes allant de 0 à 11 durant les années 1946 à 1985. Des pics ont été atteints avec 8 observations en 1973 et 11 en 1980. Au cours d’années plus récentes, une anisote a été observée en 1992 et une autre en 2006.
Immigration de source externe
Il n’y a pas de populations existantes connues de l’anisote de Finlayson à l’extérieur du Canada. L’espèce est actuellement considérée comme endémique.
Menaces et facteurs limitatifs
L’anisote de Finlayson semble vulnérable aux effets cumulatifs de diverses menaces, notamment les impacts d’espèces non indigènes ou envahissantes, comme la spongieuse (Lymantria dispar dispar), et les efforts déployés pour lutter contre de telles espèces par l’application de pesticides. La nature, la portée et la gravité de ces menaces sont décrites à l’annexe 2, selon le système unifié de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature – Partenariat pour les mesures de conservation; voir Salafsky et al. [2008] pour les définitions, et Master et al. [2012], pour les lignes directrices).
Le processus consiste à évaluer les impacts pour chacune des 11 catégories principales de menaces et leurs sous-catégories, en fonction de la portée (proportion de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années), de la gravité (déclin prévu de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années ou 3 prochaines générations, la plus longue de ces périodes étant retenue jusqu’à un maximum d’environ 100 ans) et de l’immédiateté de chaque menace. L’impact global des menaces est calculé en tenant compte des impacts distincts de toutes les catégories de menaces.
Les menaces qui pèsent sur l’anisote de Finlayson ont été évaluées pour l’ensemble de son aire de répartition canadienne. L’impact global des menaces calculé à la suite de cette évaluation est élevé, ce qui correspond à un déclin prévu de 10 à 70 % au cours des 10 prochaines années. Ces valeurs doivent toutefois être interprétées avec prudence, puisqu’elles peuvent être fondées sur des renseignements subjectifs, comme l’opinion d’experts, même si des efforts ont été déployés pour corroborer les cotes par des études et des données quantitatives.
Les régions où l’anisote de Finlayson a été observée à la fois dans le passé et récemment sont notamment Belleville-Kingston, Hamilton-Niagara et la plaine sableuse de Norfolk. Certaines menaces sont communes aux trois régions, alors que d’autres sont propres à chaque région. Les détails sont présentés ci-après en suivant les rubriques et la numérotation du système de l’UICN-CMP, lesquelles sont classées de la menace à l’impact le plus élevé à celle ayant l’impact le plus faible.
Menace 9 de l’UICN : pollution (impact élevé-faible)
9.3 effluents agricoles et sylvicoles (impact élevé-faible)
Bacillus thuringiensis kurstaki (Btk) est une bactérie pathogène d’origine naturelle qui s’attaque aux larves défoliantes et dont les spores entrent dans la composition de pesticides commerciaux conçus pour lutter contre celles-ci, bien que la bactérie touche également la plupart des larves de papillons non ciblées. On a souvent affirmé que le Btk s’attaque spécifiquement aux espèces visées, mais il a été démontré, dans le cadre d’une étude approfondie, que la plupart des larves de lépidoptères étaient sensibles au Btk (Kreig et Langenbruch, 1981). Des études contrôlées sur le terrain ont aussi démontré un impact sur des lépidoptères non ciblés (Rastall et al., 2003).
L’aire de répartition géographique de la spongieuse non indigène chevauche celle de l’anisote de Finlayson. La spongieuse a été détectée pour la première fois en Ontario en 1969, et la première défoliation généralisée s’est produite en 1981 (MNRF, 2023). Depuis, des infestations se sont produites tous les 7 à 10 ans, la plus récente datant de 2020-2022. Dans de nombreuses régions, y compris en Ontario, du Btk est régulièrement pulvérisé pour lutter contre la spongieuse et d’autres infestations de chenilles s’attaquant à des plantes d’importance économique. La superficie sur laquelle du Btk est pulvérisé varie d’une année à l’autre, en fonction de l’étendue de la présence de la spongieuse. Les larves de spongieuse sont généralement actives du début d’avril jusqu’en mai, et l’application de Btk pour lutter contre les infestations de celle-ci se fait au cours de la même période, qui ne chevauche pas la période d’activité larvaire de l’anisote de Finlayson.
Les larves de spongieuse émergent au début du printemps et celles de l’anisote de Finlayson, plus tard en été. Toutefois, il a été démontré que les effets de l’application de Btk peuvent persister pendant au moins trois ans (Miller, 1990, 1992). On considère que la durée de vie du Btk est courte, mais des données probantes indiquent que des spores bactériennes vivantes peuvent persister dans l’environnement (Seligy et al., 1997). Des endospores viables de Bacillus thuringiensis ont été récupérées dans le feuillage d’épinettes blanches (Picea glauca) un an après le traitement (Reardon et Haissig, 1984). Ces spores viables peuvent également persister dans le sol pendant plusieurs années, puis germer et se multiplier dans des larves d’insectes (Vilas-Boas et al., 2000). En plus de pouvoir infecter les larves par ingestion, le Btk peut causer une septicémie chez les invertébrés en s’introduisant dans les abrasions et les lésions de la cuticule (Addison, 1993). Cette voie d’infection est particulièrement pertinente dans le cas des larves d’anisote de Finlayson, qui s’enfouissent et se nymphosent dans des sols grossiers, lesquels peuvent facilement causer des abrasions dans la cuticule larvaire.
Depuis le milieu des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, le déclin de l’anisote de Finlayson est corrélé avec la propagation et l’expansion de l’aire de répartition de la spongieuse ainsi que des mesures de lutte au Btk contre cette dernière. Les pulvérisations de Btk réalisées par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario tout au long des années 1980 ont culminé en 1990 avec une application à grande échelle dans l’ensemble du centre et du sud de l’Ontario (Meating et al., 1990). Le Ministère a mis fin à ces pulvérisations en 1992, mais il s’en pratique encore dans certaines aires de conservation et municipalités (Linton, 2015; COSEWIC, 2019).
Les néonicotinoïdes sont une nouvelle classe d’insecticides systémiques utilisés en agriculture, principalement pour le traitement des semences. Ces insecticides peuvent constituer une menace lorsque le sol dans lequel des graines traitées ont été plantées est labouré et que des poussières sont transportées par voie aérienne vers l’habitat de l’anisote de Finlayson à proximité. Les chênes qui poussent le long des clôtures et dans les emprises de routes bordant les champs cultivés avec des graines traitées peuvent aussi absorber ces insecticides systémiques. Les néonicotinoïdes ont été introduits, et sont devenus largement utilisés, dans les années 1990. À l’heure actuelle, il n’existe aucune donnée sur la susceptibilité de l’anisote de Finlayson aux néonicotinoïdes, mais ceux-ci n’auraient pas pu jouer un rôle dans le déclin de l’espèce au cours des années 1980.
9.5 polluants atmosphériques (impact inconnu)
La pollution par le dioxyde de carbone (CO2) et les rapports carbone/azote ont une incidence sur la santé des chênes et, par conséquent, sur le succès de la ponte, du développement et d’autres processus biologiques du papillon. On ne connaît pas les effets du CO2 et des autres polluants atmosphériques sur l’anisote de Finlayson.
9.6 pollution lumineuse (impact faible)
La pollution lumineuse causée par le développement résidentiel, industriel et commercial constitue une menace croissante dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson. De nombreux insectes nocturnes sont attirés par les lumières artificielles, y compris les papillons de nuit du genre Anisota. Les papillons mâles ne sont pas attirés par les lumières, mais les femelles, elles, le sont, et la pollution lumineuse peut interrompre les activités normales d’accouplement et de ponte, en plus d’exposer les papillons à la prédation par les oiseaux (Tuskes et al., 1996). Des dizaines d’anisotes roses du chêne femelles ont été observées sur les murs d’une station-service vivement éclairée la nuit, ainsi exposées à la prédation par les oiseaux et incapables de pondre leurs œufs (Kohalmi, obs. pers., 2023). Ces mêmes effets pourraient aussi toucher l’anisote de Finlayson. Toutefois, pour qu’il y ait un impact direct sur les anisotes de Finlayson femelles, il faudrait que la source lumineuse soit proche, et c’est pour cette raison que la portée a été déterminée comme petite.
Menace 7 de l’UICN : modifications des systèmes naturels (impact moyen)
7.3 autres modifications de l’écosystème (impact moyen)
En général, les chênes sont sensibles au stress environnemental, et même de petits changements dans l’environnement de croissance peuvent compromettre la santé des arbres. Les changements du rapport air-eau dans le sol, le compactage du sol dans la zone racinaire et les dommages causés à l’arbre pendant les activités de construction peuvent affaiblir l’arbre ou lui causer un stress. De nombreuses maladies peuvent toucher les chênes et avoir un effet cumulatif sur la qualité de l’habitat et la quantité de chênes disponibles pour l’anisote de Finlayson. Quelques-unes de ces maladies sont décrites ci-dessous.
Déclin du chêne
Les chênes qui se trouvent dans l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson peuvent être touchés par le « déclin du chêne » (Allen et Kuta, 1994). Ce dépérissement n’est pas attribuable à un seul agent pathogène, mais à plusieurs facteurs cumulatifs qui affaiblissent l’arbre (par exemple, inondation, compactage du sol), le rendant plus vulnérable aux ravageurs forestiers.
Le pourridié-agaric (Armillaria spp.) est une maladie fongique qui a été signalée pour la première fois au Canada en 1918 et qui est maintenant présente dans les régions forestières de l’ensemble du pays. Il s’agit d’une importante maladie chez les jeunes conifères des provinces des Prairies (Hiratsuka, 1987), qui entraîne le pourrissement des arbres et finit par les tuer (Catton et al., 2007).
L’agrile du châtaignier (Agrilus bilineatus) est un coléoptère dont les larves creusent des galeries dans les chênes, entraînant possiblement la mort de l’arbre au bout de trois ou quatre ans de dépérissement (Oak, 2002; Natural Resources Canada, 2015).
Guêpes cynipides (Hymenoptera : famille des Cynipidae). De nombreuses espèces de Cynipidae peuvent former des galles chez le chêne. Ces guêpes ne tuent pas l’arbre, mais elles le rendent l’arbre plus vulnérable à d’autres maladies.
Le coupe-rameau du chêne (Anelaphus parallelus) est un coléoptère longicorne. L’adulte émerge à la fin de l’été et se nourrit des extrémités des rameaux, avant de s’accoupler et de pondre ses œufs dans ces extrémités mortes. En effet, les larves en développement ont besoin de matière morte. L’insecte cause des blessures, des pousses adventices et des déformations de la tige qui limitent la croissance de l’arbre et affaiblissent sa santé globale.
L’anthracnose est une maladie causée par un complexe de nombreux champignons. Elle se manifeste par des taches brunes ou cannelle de forme irrégulière sur les feuilles, qui deviennent tordues et tombent prématurément. Les autres symptômes comprennent le dépérissement des rameaux ou des branches ainsi que d’éventuels dommages causés par une infection secondaire.
La tache des feuilles du chêne (Tubakia dryina) est un exemple de maladie fongique qui cause l’apparition de taches sur les feuilles de nombreuses espèces d’arbres et de plantes, y compris les chênes. Il s’agit de dommages esthétiques, mais le champignon affaiblit l’arbre et le rend plus vulnérable à d’autres maladies, qui peuvent éventuellement le tuer.
La brûlure bactérienne des feuilles (Xylella fastidiosa) est une bactérie qui croît dans le xylème de l’arbre et le bouche, ce qui empêche les nutriments d’atteindre les pousses et la couronne. La bactérie finit par tuer l’arbre.
Le flétrissement du chêne (Bretziella fagacearum) est un champignon propagé par des insectes ou par greffage sur racine. L’infection cause le flétrissement et la décoloration des feuilles, puis la défoliation et éventuellement la mort des chênes.
Vers-gris. Les chênes peuvent également être affaiblis par la défoliation causée par des espèces indigènes de lépidoptères, comme les arpenteuses actives à l’automne (Alsophila pometaria) et au printemps (Paleacrita vernata). Cette défoliation les rend vulnérables à d’autres insectes ravageurs et maladies, comme le dépérissement du chêne (Oak, 2002). Par exemple, la ville d’Oakville a connu une grande mortalité et un important déclin des chênes dans le parc Iroquois Shoreline Woods en 2002 en raison du pourridié-agaric (Armillaria Gallica) et de l’agrile du châtaignier (Agrilus bilineatus) (Williams et al., 2013).
Les sous-populations de spongieuses peuvent croître au point de donner lieu à des infestations, et ainsi causer une défoliation généralisée chez de nombreuses espèces de feuillus, en particulier les chênes. Lors des relevés sur le terrain de 2021 en vue de la préparation du présent rapport de situation, une importante défoliation causée par la spongieuse a été observée dans l’habitat visité (voir l’annexe 4). La période d’activité larvaire de la spongieuse précède celle de l’anisote de Finlayson, et comme la spongieuse peut consommer de grandes quantités de feuilles de chêne, elle peut causer une diminution de la qualité et de la quantité de nourriture disponible, de même que des futurs sites de ponte (voir la menace 9.3).
La suppression des incendies favorise la croissance en sous-étage d’arbustes indigènes et non indigènes, qui viennent combler les ouvertures et possiblement supprimer la croissance des semis et le recrutement du chêne, modifiant ainsi graduellement l’écosystème. Par exemple, le nerprun cathartique (Rhamnus cathartica), une plante envahissante présente dans l’habitat de l’anisote de Finlayson, empêche la lumière du soleil d’atteindre le sol, ce qui a une incidence sur la température du sol dans lequel les larves d’anisote de Finlayson se métamorphosent en nymphes. Les racines de cette plante envahissante peuvent également nuire à la qualité du milieu dans lequel les larves s’enfouissent. Les femelles du genre Anisota émergent de leur enveloppe nymphale avec des œufs non fécondés pleinement développés. Elles sont donc lourdement chargées et, en général, demeurent à proximité de leur site d’émergence. Elles trouvent un site de repos et émettent une phéromone sexuelle attirante, qui se répand autour d’elles en un panache. Les mâles sont plus mobiles. Ils recherchent les parcelles d’habitat et les parcourent en quête de phéromones femelles. Au cours des dernières décennies, des plantes non indigènes envahissantes ont lentement empiété sur l’habitat de savane à chênes, comblant les ouvertures dans ces milieux autrefois ouverts. Le panache de phéromones ne se disperse alors plus aussi loin qu’avant. Les conséquences de ces modifications de l’habitat sur le papillon n’ont pas été étudiées.
Menace 8 de l’UICN : espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact moyen)
8.1 espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants (impact moyen)
Les larves de spongieuse nuisent à la santé des arbres hôtes et rendent l’arbre moins appétissant pour les larves d’anisote de Finlayson. Les plantes possèdent des moyens de défense phytochimiques, qui se déclenchent lorsqu’elles subissent des lésions tissulaires infligées par des insectes herbivores (War et al., 2012). Les défenses déclenchées chez l’arbre hôte par la défoliation de la spongieuse seraient élevées au moment de l’émergence des larves d’anisote de Finlayson et où celles-ci commenceraient à se nourrir du même hôte. Les colonies de larves d’anisote de Finlayson aux premiers stades évitent l’assèchement des bords de feuilles mâchés en se nourrissant d’autres feuilles (Kohalmi, obs. pers., 2023). Les rebords de feuilles séchés par l’action précédente de la spongieuse pourraient repousser les larves d’anisote de Finlayson qui chercheraient en s’en nourrir.
Les larves d’anisote de Finlayson restent groupées pour s’alimenter, contrairement aux larves de la spongieuse, qui se propagent dans tout l’arbre et peuvent ainsi toucher la plupart des feuilles, même lorsque l’arbre n’est pas complètement défolié. Les défenses phytochimiques déclenchées par la spongieuse et la qualité réduite de la nourriture disponible pour la croissance des larves d’anisote de Finlayson sont considérées comme des menaces directes, et elles sont évaluées dans la catégorie de menace 8.1. La défoliation par la spongieuse réduit la qualité de l’habitat, et elle est évaluée dans la catégorie de menace 7.3.
Les anisotes de Finlayson femelles pondent généralement leurs œufs en un seul amas sur une seule feuille. Elles sont sélectives et semblent éviter de déposer leurs œufs sur des feuilles dont la qualité et l’orientation ne leur conviennent pas (Kohalmi, obs. pers., 2023). Ce comportement est différent de celui qu’on observe chez la plupart des autres Saturnidés, qui n’ont aucune réticence à pondre sur des surfaces artificielles en captivité (Kohalmi, obs. pers., 2023). Ainsi, les infestations de spongieuse, dont les larves modifient la qualité des feuilles de l’hôte, peuvent également avoir pour effet de nuire au succès de l’oviposition chez l’anisote de Finlayson.
En outre, la spongieuse peut transporter des sous-populations de mouches parasites, lesquelles peuvent s’attaquer à des espèces non ciblées de papillons de nuit. Compsilura concinnata (Diptera : Tachinidae) est une mouche parasite non indigène qui a été introduite à répétition en Amérique du Nord entre 1906 et 1986 dans le cadre d’un programme de lutte biologique contre la spongieuse (Boettner et al., 2000). Malheureusement, ce parasitoïde généraliste s’attaque à plus de 200 espèces indigènes de papillons et de tenthrèdes (Elkinton et Boettner, 2012), y compris l’anisote sénatoriale, l’anisote stigma et l’anisote rose du chêne (Wagner, 2012).
Menace 1 de l’UICN : développement résidentiel et commercial (impact global faible)
L’urbanisation et le développement industriel entraînent une destruction de l’habitat à chênes convenable. Le développement résidentiel et commercial dépend généralement de la croissance de la population humaine, qui a augmenté de 4,6 % en Ontario de 2011 à 2016, cette dernière étant l’année du dernier recensement publié. La population de l’Ontario devrait augmenter de 35,8 % (5,3 millions) de 2020 à 2046. Cette croissance devrait être attribuable à 90 % au solde migratoire en 2021-2022, proportion qui devrait diminuer à 83 % en 2027-2028 avant de se stabiliser à 89 % d’ici 2046 (Government of Ontario, 2021). Même si on ne dispose pas de donnée précise, la superficie d’habitat perdu au profit de lotissements résidentiels et d’autres aménagements urbains a augmenté au cours des 10 dernières années et devrait continuer à augmenter avec la croissance de la population humaine (Government of Ontario 2021).
1.1 zones résidentielles et urbaines (impact faible)
La menace de développement résidentiel et commercial dans les petites collectivités situées à l’intérieur et à proximité de l’habitat de l’anisote de Finlayson s’est accentuée en raison d’une migration de la population humaine hors des grands centres urbains du sud de l’Ontario. On s’attend à ce que les lotissements résidentiels représentent une moindre menace dans la région de la plaine sableuse de Norfolk en raison des vastes aires de conservation présentes dans la région (par exemple, terres de Conservation de la nature Canada et réserves forestières). Le développement résidentiel dans la ceinture de verdure (figure 12) et la moraine d’Oak Ridges, dans la région du Grand Toronto (RGT), s’étendra vraisemblablement (figure 13) (Environmental Registry of Ontario, 2023).
Figure 12. Limites de la zone de la ceinture de verdure dans le sud de l’Ontario. Carte créée à l’aide de l’application en ligne « Faire une carte topographique : espaces naturels et patrimoniaux » du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario.
Description longue
Carte du sud de l’Ontario avec un polygone très irrégulier délimitant la ceinture de verdure, qui s’étend de Peterborough vers l’est, le long de la rive du lac Ontario, mais pas toujours adjacent à celle‑ci, jusqu’à St Catharines et aussi loin à l’ouest que les limites extérieures de Hamilton jusqu’à Guelph et Orangeville. La limite s’étend également vers le nord à partir d’environ Port Perry pour longer les rives est et sud du lac Simcoe. Elle se dirige ensuite dans les terres jusqu’à New Tecumseth, et une étroite section de la ceinture de verdure serpente vers le nord en direction de la rive sud‑ouest de la baie Georgienne. La carte ne comprend pas de barre d’échelle.
Figure 13. Moraine d’Oak Ridges. Carte créée à l’aide de l’application en ligne « Faire une carte topographique : espaces naturels et patrimoniaux » du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario.
Description longue
Carte du sud de l’Ontario avec un polygone irrégulier délimitant la moraine d’Oak Ridges, qui s’étend des environs de Caledon, à l’ouest, jusqu’à la rive sud du lac Rice, à l’est. La ligne du polygone se trouve dans les municipalités suivantes ou à proximité : New Tecumseth, Newmarket, Whitchurch-Stouffville, Gwillimbury, Vaughan, Richmond Hill, Clarington et Port Hope. La carte ne comprend pas de barre d’échelle.
Menace 2 de l’UICN : agriculture et aquaculture (impact global faible)
2.1 cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois (impact faible)
D’après les données des dix dernières années, on prévoit une conversion progressive des terres agricoles (< 5 %) dans l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson. Entre 2011 et 2021, la superficie des terres cultivées et des pâturages a diminué d’environ 10 % à Haldmand-Norfolk, au nord du lac Érié, et de 10 % à 30 % dans le comté de Frontenac et le comté de Leeds et Grenville, à l’extrémité est du lac Ontario (Statistics Canada, 2022). Ces tendances devraient se poursuivre.
Menace 3 de l’UICN : Production d’énergie et exploitation minière (impact global faible)
3.2 Exploitation de mines et de carrières (impact faible)
Des carrières de calcaire ont été aménagées dans la majeure partie de l’habitat de savane à chênes à gros fruits, y compris à la localité type de Shannonville. Dans la région de Belleville-Kingston, des carrières de calcaire se trouvent en périphérie de Kingston, de Napanee, de Shannonville, de Belleville et de Picton ainsi que sur la rive est du comté de Prince Edward. À l’extrémité ouest de la RGT et dans la région de Hamilton-Niagara, on trouve des carrières près d’Oakville, de Milton, de Guelph, de Kitchener, de Dundas et de St Catherines, de même qu’au sud-ouest de Grimsby et au sud de Beamsville. À l’est de la plaine sableuse de Norfolk, des carrières sont présentes en périphérie de Hagersville et de Dunneville. Quatre carrières sont également situées au sud-ouest de Woodstock (Ministry of Northern Development, Mines, Natural Resources and Forestry, 2023).
Souvent, les carrières désaffectées se remplissent d’eau et ne peuvent pas être remises en état sous forme de savanes à chênes. Quant aux carrières actives, elles produisent de la poussière de calcaire qui se dépose en épaisses couches sur les feuilles, qui deviennent alors impropres à la consommation. L’expansion des carrières pour répondre aux besoins de construction futurs réduirait encore davantage l’habitat de savane à chênes à proximité. Certaines des savanes à chênes à gros fruits de la qualité la plus élevée se trouvent entre Hamilton et St Catherines, sur des formations de calcaire de l’Ordovicien et du Silurien. Ces formations ont été désignées comme des zones potentielles d’extraction de pierres, même si elles se trouvent dans la région de Niagara de la ceinture de verdure (figure 12) (Niagara Region Potential Resource Areas-Stone, 2015).
Menace 4 de l’UICN : corridors de transport et de service (impact global faible)
4.1 routes et voies ferrées (impact faible)
Les routes où la circulation est dense sont une cause de mortalité en raison des impacts avec les véhicules, et elles constituent des obstacles à la dispersion des papillons adultes. Les routes et les voies feées peuvent également entraîner la mort des larves au sol. Or, avec la croissance de la population humaine, la circulation devrait augmenter dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson. Par exemple, la construction possible de l’autoroute 413 pourrait avoir une incidence sur l’ensemble de l’habitat restant dans l’aire de répartition historique de l’espèce dans la région de Milton (AECOM, 2023). Dans les autres parties de l’aire de répartition, on n’a connaissance d’aucun autre projet de route ou d’expansion ferroviaire.
À l’inverse, l’effet des routes secondaires et des chemins de fer où la circulation est peu fréquente sur l’habitat du papillon peut être favorable. Ces zones offrent des milieux de lisière de forêts dans des zones densément végétalisées, dont la canopée s’est refermée en raison de la suppression des incendies et de l’empiétement de la végétation sur les milieux ouverts.
Menace 11 de l’UICN : changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact inconnu)
11.2 sécheresses (impact inconnu)
Les sécheresses affaiblissent les chênes et sont un facteur de stress pour ces arbres, qui deviennent plus vulnérables aux insectes et aux maladies (voir la menace 7.3). Les impacts varient probablement d’une partie à l’autre de l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson.
11.3 températures extrêmes (impact inconnu)
Le couvert de neige a une incidence sur la survie des nymphes qui hivernent. Les larves s’enfouissent de 8 à 10 cm sous terre et creusent une petite cavité dans laquelle elles se tissent un cocon de soie pour s’y nymphoser. Un couvert de neige moins épais entraîne une diminution de sa protection isolante, ce qui expose les individus en hivernation à des températures plus froides, par exemple en raison d’une exposition au vent ou d’un sol plus froid.
11.4 tempêtes et inondations (impact inconnu)
Les chênes des îles du Saint-Laurent subissent périodiquement des dommages causés par des tempêtes, particulièrement lors de tempêtes de verglas de portée et de gravité accrues, qui causent la cassure des branches. Ces dommages augmentent la vulnérabilité des chênes aux maladies. L’impact global des tempêtes et des inondations pour l’ensemble de l’aire de répartition est toutefois inconnu.
Facteurs limitatifs
Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas d’origine humaine et comprennent des caractéristiques qui rendent l’espèce moins susceptible de réagir favorablement aux mesures de conservation. Ils peuvent toutefois devenir des menaces s’ils entraînent un déclin de la population. Les principaux facteurs limitatifs de l’anisote de Finlayson sont hypothétiques, mais sont probablement une combinaison des facteurs suivants.
Petite taille des sous--populations
Les plantes hôtes de l’anisote de Finlayson sont des chênes, et le papillon est associé aux chênaies de l’Ontario, un type d’habitat dont l’aire de répartition géographique est restreinte et divisée en parcelles inégales. Selon la théorie écologique, le risque qu’une sous-population disparaisse d’une parcelle d’habitat diminue avec le nombre de sous-populations environnantes (Hanski, 1982). L’anisote de Finlayson semble se retrouver en sous-populations petites ou localisées, ce qui empêche le mélange génétique entre les sous-populations, entraînant une dépression de consanguinité et, ainsi, une augmentation du risque de disparition locale.
Capacité de dispersion limitée
Dans le passé, les écosystèmes de boisés à chênes étaient plus répandus et reliés entre eux, mais, à présent, ils sont isolés et fragmentés. L’anisote de Finlayson ne semble pas être en mesure de se déplacer sur de longues distances dans de l’habitat non convenable. Les femelles sont peu mobiles et peu susceptibles de se disperser loin en raison du poids des œufs qu’elles transportent. La structure des sous-populations et l’isolement géographique des parcelles d’habitat limitent probablement la capacité de dispersion et les interactions entre les sous-populations.
Parasites naturels
On sait que les parasites peuvent s’attaquer aux papillons à n’importe quelle étape de leur cycle vital, mais on ne dispose d’aucune donnée propre à l’anisote de Finlayson. Il existe des parasitoïdes indigènes qui s’attaquent aux anisotes, dont certains ont pu être élevés en captivité à partir de larves d’anisote de Finlayson (voir la section Interactions interspécifiques).
Spécificité à l’égard de la plante hôte
L’anisote de Finlayson a besoin de chênes hôtes particuliers pour accomplir son cycle vital (voir la section Habitat).
Vulnérabilité aux variations météorologiques
Les régimes climatiques saisonniers ont une incidence sur l’abondance et la répartition des papillons à toutes les étapes de leur cycle vital. Les conditions météorologiques influent notamment sur les degrés-jour, et donc sur l’émergence subséquente de la génération suivante. Les conditions météorologiques de l’année précédente (par exemple température et précipitations moyennes, gel) ont une incidence sur la croissance, la sénescence et l’abondance des plantes hôtes, de même qu’une incidence directe sur la santé et l’abondance des larves. L’humidité et les températures hivernales extrêmes influencent la survie des larves ainsi que la capacité des phéromones femelles à se disperser dans le paysage. La température et les précipitations ont un impact sur la croissance de l’espèce et les déplacements des adultes.
Nombre de localités
Le terme « localité »Note de bas de page 7 désigne une zone écologiquement ou géographiquement distincte dans laquelle un seul événement menaçant peut toucher rapidement tous les individus du taxon présent. L’étendue de la localité dépend de la superficie touchée par l’événement menaçant et peut inclure une partie d’une ou de nombreuses sous-populations. On compte 15 sous-populations existantes de l’anisote de Finlayson, qui recoupent au moins 7 comtés du sud de l’Ontario. Chaque comté est ensuite subdivisé en municipalités, et on peut retrouver des régimes de pulvérisation différents dans chacune d’elles. D’après la faible probabilité de détection de l’espèce, il en existe probablement des sous-populations non répertoriées, et celles-ci seraient également menacées par les pesticides pulvérisés pour lutter contre la spongieuse. La fourchette plausible estimée du nombre de localités est de 7 (nombre de comtés où se trouvent des sous-populations existantes) à 30 (nombre minimum de municipalités où se trouvent de possiblement des sous-populations existantes).
Protection, statuts et classements
Statuts et protection juridiques
L’anisote de Finlayson n’est ni inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, ni protégée en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Les chênes hôtes ne sont pas non plus protégés sous le régime de ces lois. Les sous-populations d’anisotes de Finlayson présentes dans le parc national des Mille-Îles sont protégées en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada. De même, toute sous-population d’anisotes de Finlayson présente dans les parcs provinciaux et les réserves de conservation de l’Ontario serait protégée en vertu de la Loi sur les parcs provinciaux et les réserves de conservation de l’Ontario. Les sous-populations connues présentes dans les aires protégées sont énumérées à l’annexe 1.
Statuts et classements non juridiques
Les cotes de conservation de l’anisote de Finlayson (NatureServe, 2023) sont indiquées ci-dessous :
- cote mondiale : G2 (en péril) (dernière révision le 16 octobre 2023)
- cote nationale : N2 (en péril) (dernière révision le 16 octobre 2023)
- cote provinciale (Ontario) : S2 (en péril) (dernière révision le 16 octobre 2023)
Protection et propriété de l’habitat
Les sites de collecte précis sont vagues et inconnus pour de nombreuses localités historiques. Les sous-populations dont on connaît la propriété foncière, y compris celles qui se trouvent dans des aires protégées, sont énumérées à l’annexe 1.
Remerciements
Des remerciements sont adressés aux conservateurs des musées et des institutions gouvernementales qui ont pu offrir leur aide durant la pandémie afin de fournir des dossiers, des photos et d’autres renseignements au sujet de l’anisote de Finlayson. Les rédacteurs du rapport de situation aimeraient remercier Jennifer Heron (coprésidente du Sous-comité des spécialistes des arthropodes du COSEPAC), de même que Rosana Soares, Joanna James, Sydney Allen, Amit Saini et Jenny Wu (Secrétariat du COSEPAC).
Des remerciements sont également adressés au personnel des aires de conservation et des parcs qui ont donné accès aux sites et offert des conseils pour les relevés sur le terrain : Lisa Burnside et Lesley McDonell, de l’Office de protection de la nature de Hamilton; David Beamer, de l’Office de protection de la nature de Lower Trent; Brad McNevin et Tim Trustham, de l’Office de protection de la nature de Quinte; Andrea Dunn, Jennifer Roberts, Brenda Van Ryswyk et Adam Baker, de l’Office de protection de la nature de la région de Halton; Sandra Sharma, Adam Christie et Kim Frohlich, de l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara; Steve Knapton, de l’Office de protection de la nature de la région de Cataraqui; George Elgear et Gus Saurer, de l’Office de protection de la nature de la région de Ganaraska; et Chris Reinhart, de l’Office de protection de la nature de la région de Long Point.
Merci également à Tom Mason, ancien conservateur des invertébrés et des oiseaux au zoo de Toronto, et à Susan Tomchyshyn, qui ont gracieusement donné de leur temps, ainsi qu’à Alain Aeschelmann, qui a assuré une partie du transport sur le terrain.
Les rédacteurs du rapport aimeraient remercier tout particulièrement les nombreux réviseurs de la version préliminaire du rapport pour leurs commentaires réfléchis et leurs suggestions utiles. La révision a été assurée par le Sous-comité des spécialistes des arthropodes : David McCorquodale, Robert Buchkowski, Syd Cannings, Jeremy deWaard, Allan Harris, Colin Jones, John Klymko, Jayme Lewthwaite, Jessica Linton, Dawn Marks, Julia Mlynarek, Jeff Ogden, Leah Ramsay, John Richardson, Sarah Semmler, Brian Starzomski, Sue Chiblow (Sous-comité des CTA), Dan Benoit (Sous-comité des CTA) et Myrle Ballard (Sous-comité des CTA).
Experts contactés
- Anderson, Robert. Chercheur scientifique, Musée canadien de la nature, Ottawa (Ontario).
- Barber, Kevin. Ressources naturelles Canada, Centre de foresterie des Grands Lacs, Sault-Sainte-Marie (Ontario).
- Dowsley, Martha. Professeure agrégée, Département d’anthropologie, Université Lakehead, Thunder Bay (Ontario).
- Gardiner, Laura. Scientifique des écosystèmes, Parcs Canada, Saskatchewan.
- Gartshore, Mary. Consultante privée, comté de Norfolk (Ontario).
- Hubley, Brad. Gestionnaire de la collection entomologique, Département d’histoire naturelle, Musée royal de l’Ontario, Toronto (Ontario).
- Johnson, Marc. Professeur agrégé, Université de Toronto, Toronto (Ontario).
- Jones, Colin. Zoologiste provincial spécialiste des arthropodes. Centre d’information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Peterborough (Ontario).
- Lambert, Sheldon. Gestionnaire, Conservation des ressources, parc national des Mille-Îles, Parcs Canada, Mallorytown (Ontario).
- Pickett, Karolyne. Biologiste de la faune, Service canadien de la faune, Section de la planification de la conservation et de l’intendance, Ottawa (Ontario).
- Pohl, Greg. Chercheur en biodiversité forestière et gestionnaire de collections, Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Edmonton (Alberta).
- Porter, Trevor. Professeur adjoint, Université de Toronto, Toronto (Ontario).
- Pruss, Shelley. Professeure auxiliaire, Département des ressources renouvelables, Université de l’Alberta; spécialiste de la conservation des espèces, Direction de la conservation des ressources naturelles, Parcs Canada, Fort Saskatchewan (Alberta).
- Schmidt, Christian. Chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement d’Ottawa, Ottawa (Ontario).
- St. Laurent, Ryan. Étudiant au doctorat, University of Florida. Gainesville (Floride).
- Stone, Derek. Gestionnaire de la conservation et des programmes, The Riverwood Conservancy (Ontario).
- Troubridge, Jim. Retraité, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement d’Ottawa, Ottawa (Ontario).
- Zitani, Nina. Conservatrice, collections zoologiques, Université Western, Département de biologie, édifice des sciences biologiques et géologiques, London (Ontario).
Sources d’information
Addison, J.A. 1993. Persistence and nontarget effects of Bacillus thuringiensis in soil: a review. Canadian Journal of Forest Research 23(11): 2329-2342.
AECOM. 2023. Highway 413. https://www.highway413.ca [consulté le 13 février 2023]. [Également disponible en français AECOM. 2023. Autoroute 413. https://www.highway413.ca/accueil/
Allen, M., et G. Kuta. 1994. Oak Decline. Natural Resources of Canada, Canadian Forest Service, Northwest Region, Forestry Leaflet 28, Edmonton, Alberta. [Également disponible en français : Allen, M., et G. Kuta. 1994. Déclin du Chêne. Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Région du Nord-Ouest, Dépliant forestier 28, Edmonton, Alberta.]
Andress, B. 2004. Short-Horned Oakworm (Anisota finlaysoni) infestation at Gordon Island: A review of the insect’s ecology, the infestation, and control options. Resource Conservation, St. Lawrence Islands National Park.
Bakowsky, W. et J. L. Riley 1992. A survey of the prairies and savannahs of southern Ontario. pp. 7-16 In R. Wickett, P. Dolan Lewis, A. Woodliffe et P. Pratt (coord.). Proceedings of the Thirteenth North American Prairie Conference: Spirit of the Land, Our Prairie Legacy. August 6-9, 1992. Windsor, Ontario: Corporation of the City of Windsor.
Beamer, D. 2020. Communication personnelle adressée à L. Kohalmi. Manager, Conservation Lands. Lower Trent Conservation.
Boettner, G.H., J.S. Elkinton, et C. Boettner. 2000. Effects of a biological control introduction on three nontarget native species of saturniid moths. Conservation Biology 14:1796-1806.
Canadian Forest Service (CFS). 1973. Forest insect and disease conditions in Ontario. Bulletin No. 3 (août-septembre 1973). L.L. McDowall et W.L. Sippell (eds.) 10pp.
Canadian Forestry Service (CFS). 1985. Forest insect and disease conditions in Ontario, 1985. Bulletin No. 3. Compilé par M.J. Applejohn et G.M. Howse. Gouvernement du Canada. 32 pp.
Coffelt, M.A. et P.B. Schultz. 1993. Host plant suitability of the orange-striped oakworm (Lepidoptera: Saturniidae). Journal of Environmental Horticulture 11:182-186.
COSEWIC. 2009. COSEWIC assessment and status report on the Virginia Goat’s-rue Tephrosia virginiana in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa. vii + 31 pp. [Également disponible en français : COSEPAC. 2009. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la téphrosie de Virginie (Tephrosia virginiana) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 34 p.]
COSEWIC. 2019. COSEWIC assessment and status report on the Reversed Haploa Moth Haploa reversa in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa. xi + 40 pp. [Également disponible en français : COSEPAC. 2019. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’haploa inversé (Haploa reversa) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, xi + 45 p.]
COSEWIC. 2021. Guidelines for recognizing designatable units. Appendix E4 in COSEWIC Operations and Procedures Manual, revised November 2021. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada, Environment and Climate Change Canada, Ottawa, Ontario. [Également disponible en français : COSEPAC. 2021. Lignes directrices du COSEPAC pour reconnaître les unités désignables. Annexe E4 dans Manuel des opérations et des procédures du COSEPAC, révisé en novembre 2021. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa (Ontario).]
Didham, R.K., Y. Basset, C.M. Collins, S.R. Leather, N.A. Littlewood, M.H.M. Menz, J. Müller, L. Packer, M.E. Saunders, K. Schönrogge, A.J.A Stewart, S.P. Yanoviak, et C. Hassall. 2020. Interpreting insect declines: seven challenges and way forward. Insect Conservation and Diversity 13:103-114.
Dowsley, M. 2021. Communication personnelle adressée à L. Kohalmi. Professeure agrégée, Département d’anthropologie et Département de géographie et d’environnement, Université Lakehead.
Elkinton, J.S. et G.H. Boettner. 2012. Benefits and harm caused by the introduced generalist tachinid, Compsilura concinnata, in North America. BioControl 57:277-288.
Environmental Registry of Ontario. 2023. Decision on proposed amendments to the Greenbelt Area boundary regulation. https://ero.Ontario.ca/notice/019-6217. [consulté le 13 février 2023]. [Également disponible en français : Registre environnemental de l’Ontario. 2023. Décision sur les modifications proposées au règlement sur la désignation de la zone de la ceinture de verdure. https://ero.Ontario.ca/fr/notice/019-6217].
Ferguson, D. C. 1971. Bombycoidea: Saturniidae, Citheroniinae and Hemileucinae. Part I. Moths of America North of Mexico, Fascicle 20.2B. E.W. Classey Ltd. et R.B.D. Publications, London, England.
Government of Ontario. 2021. Ontario population projections. [Également disponible en français : Gouvernement de l’Ontario. 2021. Projections démographiques pour l’Ontario.
Hanski, I. 1982. Dynamics of regional distribution: the core and satellite species hypothesis. Oikos 38: 210-221.
Henne, D.C. 2004. Parasitoid survey of Anisota virginiensis (Lepidoptera: Saturniidae) at Belair, Manitoba from 1989-1999. Proceedings of the Entomological Society of Manitoba 60:5-10.
Henne, D.C. 2021. Communication personnelle adressée à L. Kohalmi. Entomologiste, Manitoba.
Henson, B.L. et K.E. Brodribb. 2005. Great Lakes Conservation Blueprint for Terrestrial Biodiversity Volume 2: Ecodistrict Summaries. Nature Conservancy of Canada. 351 pp.
Hessel, S.A. 1976. A preliminary scan of rare and endangered Nearctic moths. Atala 4:19-21.
Hiratsuka, Y. 1987. Forest tree diseases of the prairie provinces. Canadian Forest Service Northern Forestry Centre, Edmonton, Alberta. Inv. Rep. NOR-X-286.
Hubley, Brad. 2020. Communication personnelle adressée à L. Kohalmi. Gestionnaire des collections entomologiques. Département d’histoire naturelle. Musée royal de l’Ontario, Toronto, Ontario.
iNaturalist. 2023. Anisota finlaysoni observations https://www.inaturalist.org/taxa/59918-Anisota-finlaysoni [consulté le 25 septembre 2023]. [Également disponible en français : iNaturalist. 2023. Observations d’Anisota finlaysoni. https://www.inaturalist.org/taxa/59918-Anisota-finlaysoni]
IUCN (International Union for the Conservation of Nature) Standards and Petitions Committee. 2019. Guidelines for Using the IUCN Red List Categories and Criteria. Version 14.0. Prepared by the Standards and Petitions Subcommittee in August 2019. [Également disponible en français : Comité des normes et des pétitions de l’UICN. 2019. Lignes directrices pour l’utilisation des Catégories et Critères de la Liste rouge de l’UICN. Version 14.0. Élaborées par le Comité des normes et des pétitions.]
IUCN (International Union for the Conservation of Nature). 2001. IUCN Red List Categories and Criteria: Version 3.1. IUCN Species Survival Commission. Gland, Switzerland and Cambridge, U.K. (and subsequent updates). https://www.iucnredlist.org [consulté novembre 2023]. [Également disponible en français : UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). 2001. Catégories et Critères de la Liste rouge de l'UICN : version 3.1. IUCN Species Survival Commission. Gland, Suisse et Cambridge, Royaume-Uni (et mises à jour subséquentes). https://www.iucnredlist.org/fr/]
Johnson, W.T. et H.H. Lyon. 1976. Insects that feed on trees and shrubs: an illustrated practical guide. Cornell University Press. 464 p.
Kline, V.M. 1997. Orchards of oak and a sea of grass. Pp. 3-21 dans S. Packard et C.F. Mutel (eds). The Tallgrass Restoration Handbook. Island Press.
Kohalmi, L. 2023. Données personnelles (2007-2019) sur les observations, l’hybridation, la phénologie et la génétique de l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) et de l’anisote sénatoriale (Anisota senatoria). Renseignements communiqués au cours de la préparation du présent rapport de situation (2023). Lépidoptériste indépendant, Ontario.
Krieg, A., et G. A. Langenbruch. 1981. Susceptibility of arthropod species to Bacillus thuringiensis. Pp. 837-896 in H.D. Burges (ed.) Microbial Control of Pests and Plant Diseases 1970-1980. Academic Press, London.
Lambert, S. 2020. Correspondance par courriel adressée à L. Kohalmi. Août 2020. Gestionnaire, Conservation des ressources, Parc national des Mille-îles, Parcs Canada, Mallorytown, ON.
Linton, J. 2015. Recovery Strategy for the Mottled Duskywing (Erynnis martialis) in Ontario. Ontario Recovery Strategy Series. Prepared for the Ontario Ministry of Natural Resources and Forestry, Peterborough, Ontario. v+38 pp.
MacAloney, H.J. et H.G. Ewan. 1964. Identification of hardwood insects by type of tree injury, North-Central Region. Lake States Experiment Station, St. Paul, Minnesota. U.S. Forest Service Research Paper LS-11. 70 p.
McGugan, R.M. 1958. Forest Lepidoptera of Canada recorded by the Forest Insect Survey. 1. Papilionidae to Arctiidae. Forest Biology Division, Canada Department of Agriculture, Publication 1034, Ottawa.
Meating, J.H., G.M. Howse et J.J. Churcher. 1990. Gypsy Moth in Ontario. Report prepared for the Eighteenth Annual Forest Pest Control Forum, Ottawa, 20‑22 novembre 1990.
Miller, J.C. 1990. Field assessment of the effects of a microbial pest control agent on nontarget Lepidoptera. American Entomologist. Summer 1990:135-139.
Miller, J.C. 1992. Effects of a microbial insecticide, Bacillus thuringiensis kurstaki, on nontarget Lepidoptera in a spruce budworm-infested forest. Journal of Research on the Lepidoptera. 29: 267-276.
Ministry of Natural Resources and Forestry (MNRF). 2023. Lymantria dispar dispar (LDD) moth. https://www.Ontario.ca/page/lymantria-dispar-dispar-ldd-moth#section-0 consulté le 13 février 2023. [Également disponible en français : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF). 2023. Lymantria dispar dispar (LDD). www.Ontario.ca/fr/page/spongieuse
Natural Resources Canada – Canadian Forest Service. 1988. A review of important forest insect and disease problems in the Brockville District of Ontario, 1950-1980. Compilé par L.S. MacLeod, D.C. Constable, V. Jansons, et W.A. Ingram. Forestry Canada, Ontario Region. Government of Canada.127 pp.
Natural Resources Canada – Canadian Forest Service. 1991a. A review of important forest insect and disease problems in the Napanee District of Ontario, 1950-1980. Compilé par D. Constable, W.D. Biggs, W.A. Ingram, B.E. Smith, E. Czerwinski, and P. Bolan. Forestry Canada, Ontario Region. Government of Canada. 191 pp.
Natural Resources Canada – Canadian Forest Service. 1991b. A review of important forest insect and disease problems in the Niagara District of Ontario, 1950-1980. Compilé par W.D. Biggs D.C. Constable, C.G.Jones and P.M. Bolan. Forestry Canada, Ontario Region. Government of Canada. 33 pp.
Natural Resources Canada. 2015. Two-lined chestnut borer (Agrilus bilineatus [(Weber\) fact sheet. https://tidcf.nrcan.gc.ca/en/insects/factsheet/284 [consulté le 15 septembre 2019]. [Également disponible en français : Ressources naturelles Canada. 2015. Agrile du châtaignier (Agrilus bilineatus (Weber) https://aimfc.rncan.gc.ca/fr/insectes/fiche/284?_gl=1*1slb3yj*_ga*MTMxMDI0NTA2OC4xNzEzMzc1NjY3*_ga_C2N57Y7DX5*MTcxMzM3NTY2Ni4xLjAuMTcxMzM3NTY2Ni4wLjAuMA..]
NatureServe. 2023. NatureServe Explorer 2.0. Anisota finlaysoni. https://explorer.natureserve.org/Taxon/ELEMENT_GLOBAL.2.118613/Anisota_finlaysoni [consulté le 11 novembre 2023]. [Également disponible en français : NatureServe. 2023. NatureServe Explorer 2.0. Anisota finlaysoni. https://explorer.natureserve.org/Taxon/ELEMENT_GLOBAL.2.118613/Anisota_finlaysoni]
Niagara Region 2041 Growth Strategy. 2016. Presentation “How We Grow” on https://www.niagararegion.ca/2041/pdf/mcr-pic3-boards.pdf [consulté en 2021]
Niagara Region Potential Resource Areas-Stone. 2015. Niagara Region Official Plan. https://www.niagararegion.ca/living/icp/pdf/2015/schedules/official-plan-schedule-d1.pdf [consulté en mars 2021]
Nowacki, G.J. et M.D. Abrams. 2008. The demise of fire and “mesophication” of forests in the eastern United States. Bioscience (58) 2:123-138.
Nystrom, K.L. et I.M. Ochoa. 2006. Insects and mites associated with Ontario forests: Classification, common names, main hosts, and importance. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service Information Report GLC-X-7. 98 p.
Oak, S.W. 2002. Native diseases and insects that impact oaks. Chapter 6 dans Oak Forest Ecosystems: Ecology and Management for Wildlife. McShea, W. J. et W.M. Healy (eds.). The Johns Hopkins University Press. xiii + 432 pp.
OMNR (Ontario Ministry of Natural Resources). 1981. Results of forest insect and disease surveys in the Central Region of Ontario, 1980. M.J. Applejohn, H.J. Weir, et C.A. Barnes (eds.). 33 pp.
OMNR (Ontario Ministry of Natural Resources). 2007. Forest Health Conditions in Ontario, 2006. T. Scarr, A. Hopkin, et J. Pollard (eds.). Queen’s Printer for Ontario. vi + 81 pp.
Ontario Ministry of Natural Resources and Forestry. 2023. Lymantria dispar dispar (LDD) moth. https://www.Ontario.ca/page/spongy-moth#section-0 [consulté le13 février, 2023]. [Également disponible en français : ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario. 2023. Lymantria dispar dispa (LDD) https://www.Ontario.ca/fr/page/spongieuse.]
Packer, L. 1991. The status of two butterflies, Karner Blue (Lycaeides melissa samuelis) and Frosted Elfin (Incisalia irus), restricted to oak savannah in Ontario. Pp. 245-271 dans G.W. Allen, P.F.J. Eagles et S.W. Price (eds.) Conserving Carolinian Canada. University of Waterloo Press.
Packer, L. 1994. The Extirpation of the Karner Blue Butterfly in Ontario. Pp. 143-151 dans D.A. Andow, R.J. Baker, and C.P. Lane (eds.) Karner Blue Butterfly: A Symbol of a Vanishing Landscape. Minnesota Agricultural Experiment Station (Miscellaneous Publication series), St. Paul, Ontario.
Peigler, R.S. 1994. Catalog of parasitoids of Saturniidae of the world. Journal of Research on the Lepidoptera. 33:1-121.
Pohl, G.R., Patterson, B. et Pelham, J.P. 2016. Annotated taxonomic checklist of the Lepidoptera of North America, North of Mexico. Working paper published online by the authors at ResearchGate.net 766 pp.
Rastall, K., V. Kondo, J.S. Strazanc et L. Butler. 2003. Lethal effects of biological insecticide applications on nontarget Lepidopterans in two Appalachian forests. Environmental Entomology 32(6):1364-1369.
Reardon, R.C. et K. Haissig. 1984. Efficacy and field persistence of Bacillus thuringiensis after ground application to balsam fir and white spruce in Wisconsin. Canadian Entomologist 116:153-158.
Riotte J.C.E. et R.S, Peigler 1980. A revision of the American genus Anisota (Saturniidae). Journal of Research on the Lepidoptera.19:101-180.
Rodger, L. 1998. Tallgrass Communities of Southwestern Ontario: A Recovery Plan. Prepared for World Wildlife Fund and the Ontario Ministry of Natural Resources and Forestry. February 1998. pp. 78.)
Rose, A. H. et O.H. Lindquist. 1982. Insects of eastern hardwood trees. Department of the Environment, Canadian Forestry Service, Forestry Technical Report 29. Ottawa. 304p. [Également disponible en français : Rose, A. H. et O.H. Lindquist. 1982. Insectes des feuillus de l'est du Canada. Ministère de l’Environnement, Service canadien des forêts, Rapport technique de foresterie 29. Ottawa. 304 p.]
Sajan, B. 1981. Results of forest insect and disease surveys in the Eastern region of Ontario, 1980. Great Lakes Forest Research Centre and Ontario Ministry of Natural Resources, Sault-Sainte-Marie, Ontario. 24 pp. https://osdp-psdo.Canada.ca/dp/en/search/metadata/NRCAN-CFS-1-32268 [consulté le 25 septembre, 2023]. [Également disponible en français : https://osdp-psdo.Canada.ca/dp/fr/recherche/metadonnees/NRCAN-CFS-1-32268]
Sajan, R.J. 1982. Results of forest insect and disease surveys in the Eastern region of Ontario, 1981. Great Lakes Forest Research Centre and Ontario Ministry of Natural Resources. 28 p. https://osdp-psdo.Canada.ca/dp/en/search/metadata/NRCAN-CFS-1-34598 [consulté le 25 septembre, 2023]. [Également disponible en français : https://osdp-psdo.Canada.ca/dp/fr/recherche/metadonnees/NRCAN-CFS-1-34598]
Sajan, R.J. 1983. Results of forest insect and disease surveys in the Eastern region of Ontario, 1982. Great Lakes Forest Research Centre and Ontario Ministry of Natural Resources. 30 p. https://osdp-psdo.Canada.ca/dp/en/search/metadata/NRCAN-CFS-1-34603 [consulté le 25 septembre, 2023]. [Également disponible en français : https://osdp-psdo.Canada.ca/dp/fr/recherche/metadonnees/NRCAN-CFS-1-34603]
Schmidt, C. 2023. Communication personnelle adressée à J. Heron. Chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada. Centre de recherche et de développement d’Ottawa. Ottawa, Ontario.
Seligy, V.L., R.W. Beggs, J.M. Rancourt et A.F. Tayabali. 1997. Quantitative bioreduction assays for calibrating spore content and viability of commercial Bacillus thuringiensis insecticides. Journal of Industrial Microbiology et Biotechnology 18:370-378.
Singh, T., Satyanarayana, J. 2009. Insect Outbreaks and Their Management, dans Peshin, R. et Dhawan, A.K. (eds.) Integrated Pest Management: Innovation-Development Process. Springer, Dordrecht. https://doi.org/10.1007/978-1-4020-8992-3_13 [consulté le 24 février 2023].
St. Laurent, R. 2020. Communication de vive voix et par courriel avec L. Kolmani. Étudiant au doctorat, University of Florida. Gainsville, Florida.
Statistics Canada. 2022. Land use, Census of Agriculture. https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/en/tv.action?pid=3210040601&pickMembers%5B0%5D=1.1099&cubeTimeFrame.startYear=2011&cubeTimeFrame.endYear=2016&referencePeriods=20110101%2C20160101 [consulté le 14 juillet 2022]. [Également disponible en français : Statistique Canada. 2022. Utilisation des terres, Recensement de l’agriculture. https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=3210040601&pickMembers%5B0%5D=1.1099&cubeTimeFrame.startYear=2011&cubeTimeFrame.endYear=2016&referencePeriods=20110101%2C20160101&request_locale=fr].
Swengel, S. R., D. Schlicht, F. Olsen et A. B. Swengel. 2010. Declines of prairie butterflies in the midwestern USA. Journal of Insect Conservation 15:32-339.
Symbiota Collections of Arthropods Network (SCAN). 2020. https://scan-bugs.org/portal/taxa/index.php?taxon=Anisota+finlaysoni&formsubmit=Search+Terms [consulté le 23 septembre 2020].
Taekema, D. 2019. ‘City planners warn Bill 66 could ‘incentivize’ development in the Greenbelt’. CBC News-Hamilton. 17 janvier 2019. https://www.cbc.ca/news/Canada/hamilton/city-planners-warn-bill-66-could-incentivize-development-in-the-greenbelt-1.4981244 [consulté le 28 septembre 2020].
Toronto Entomologists’ Association (TEA). 2020. Ontario Moth Atlas. https://www.ontarioinsects.org/moth/index.html [consulté le 25 août 2020].
Tuskes, P.M., J.P. Tuttle, et M.M. Collins. 1996. The wild silk moths of North America: a natural history of the Saturniidae of the United States and Canada. Ithaca, NY and London: Cornell University Press. iv + 250pp.
Van Wieren, J. 2021. Communication personnelle adressée à L. Kohalmi. Écologiste de parc. Parc national des Mille-îles, Agence Parcs Canada, Ontario.
Vilas-Boas, L.A., G.F.L.T. Vilas-Boas, H.O. Saridakis, M.V.F. Lemos, D. Lereclus et O.M.N. Arantes. 2000. Survival and conjugation of Bacillus thuringiensis in a soil microcosm. FEMS Microbiology Ecology 31:255-259.
Wagner, D.L. 2012. Moth decline in the northeastern United States. News of the Lepidopterists’ Society 54:52-56.
War, A.R, M.G. Paulraj, T. Ahmad, A.A. Buroo, B. Hussain, S. Ignacimuthu et H.C. Shaarmal. 2012. Mechanisms of Plant Defense against Insect Herbivores. Plant Signalling et Behavior 7(10):1306-1320.
Watson and Associates Economists Ltd. 2020. Population, Housing and Employment Projections Study, County of Frontenac. (https://www.frontenaccounty.ca/en/government/resources/Documents/Frontenac-County-Population-Housing-and-Employment-Projections-2016-to-2046-Final-Report-2020.pdf) [consulté le 20 septembre 2023]
Williams, P.A., J.W. McNeil, K.W. Gottschalk, et R.A. Haack. 2013. Managing an oak decline crisis in Oakville, Ontario: Lessons learned. Proceedings of the 18th Central Hardwoods Forest Conference: p.192-207.
Sommaire biographique des rédacteurs du rapport
Don Henne, Ph. D., est titulaire d’un baccalauréat ès sciences en agriculture (majeure en entomologie) et d’une maîtrise ès sciences en entomologie de l’Université du Manitoba, ainsi que d’un doctorat en entomologie de la Louisiana State University. Ses intérêts de recherche comprennent la biodiversité et la conservation des insectes, l’écologie des populations, les statistiques spatiales et écologiques de même que les interactions hôte-parasitoïde. Il travaille actuellement comme entomologiste dans le secteur privé.
Lester Kohalmi est titulaire d’un baccalauréat ès sciences (biologie et chimie) et d’un baccalauréat ès arts (arts du théâtre) de l’Université York, respectivement du département de biologie et du département des beaux-arts. Il est également titulaire d’une maîtrise ès sciences avec mémoire sur la génétique et la spéciation du genre Hyalophora (Lepidoptera :Saturniidae), également de l’Université York. Ses publications scientifiques portent sur la génétique moléculaire des lépidoptères et de la levure. Il est également photographe professionnel, en plus d’avoir dirigé la publication de livres et rédigé des articles de journaux et de magazines.
Albert Tomchyshyn est titulaire d’un baccalauréat ès sciences de l’Université de Toronto – Mississauga, avec spécialisation en biologie et mineures en mathématiques et en gestion de l’environnement. Il est actuellement secrétaire de la Toronto Entomologists’ Association, pour laquelle il a travaillé à la réalisation des atlas des papillons de jour et des papillons de nuit de l’Ontario. Ses recherches ont notamment porté sur un projet d’évaluation de la richesse et de l’abondance des pollinisateurs des asclépiades, lequel a été présenté à l’assemblée générale annuelle de l’Entomological Society of Ontario, en 2019.
Collections examinées
Les collections suivantes ont été consultées en lien avec l’anisote de Finlayson
- American Museum of Natural History (AMNH), 200 Central Park West, New York, New York 10024-5102
- Buffalo Museum of Science, 1020 Humboldt Parkway, Buffalo, New York 14211 (Paige Langle).
- Musée canadien de la nature, Campus du patrimoine naturel, 1740, chemin Pink, Gatineau (Québec) J9J 3N7 (Robert Anderson).
- Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes, Agriculture et Agroalimentaire Canada, édifice K. W. Neatby, 960, avenue Carling, Ottawa (Ontario) K1A 0C6 (Don Lafontaine)
- Centre de foresterie des Grands Lacs (NRC-FRS), Ressources naturelles Canada, 1219, rue Queen Est, Sault-Sainte-Marie (Ontario) P6A 2E5 (Kevin Barber).
- Lyman Entomological Museum, Université McGill, 21111, chemin Lakeshore, Sainte-Anne-de-Bellevue (Québec) H9X 3V9 (Stéphanie Boucher).
- Michigan State University, Albert J. Cook Arthropod Research Collection, 426 Auditorium Road, East Lansing, Michigan 48824 (recherche dans la base de données en ligne – https://doi.org/10.15468/dl.h8pebv).
- Milwaukee Public Museum Invertebrate Zoology Collection (MPM), 800 West Wells Street, Milwaukee, Wisconsin 53233 (recherche dans la base de données en ligne).
- Natural History Museum (NHM), Cromwell Road, Londres, Angleterre SW7 5BD (recherche dans la base de données en ligne).
- Centre de foresterie du Nord (NRC-FRS), Ressources naturelles Canada, 5320-122nd Street, Edmonton (Alberta) T6H 3S5 (Greg Pohl).
- Royal Alberta Museum, 12845-102nd Avenue, Edmonton (Alberta) T5N 0M6 (Tyler Cobb).
- Royal British Columbia Museum, 675, rue Belleville, Victoria (Colombie-Britannique) V8W 9W2 (recherche dans la base de données en ligne).
- Musée royal de l’Ontario (ROM), 100, Queen’s Park, Toronto (Ontario) M5S 2C6 (Brad Hubley).
- Smithsonian National Museum of Natural History (USNM), 10th Street and Constitution Avenue, Washington, D.C. 20560 (recherche dans la base de données en ligne).
- Spencer Entomological Collection, Beaty Biodiversity Museum, Université de la Colombie-Britannique, 2212 Main Hall, Vancouver (Colombie-Britannique) V6T 1Z4 (recherche dans la base de données en ligne).
- Strickland Entomological Museum, Université de l’Alberta, Edmonton (Alberta) T6G 2E9 (recherche dans la base de données en ligne).
- Texas A et M University, Department of Entomology, TAMU 2475, College Station, Texas 77843-2475 (James McDermott).
- The Manitoba Museum, 190, Rupert Avenue, Winnipeg (Manitoba) R3B 0N2 (Randall Mooi).
- Toronto Entomologists’ Association (TEA) Moth Atlas (recherche dans la base de données en ligne).
- University of Georgia Collection of Arthropods (UGCA), Natural History Museum Building, Athens, Georgia 30602-7882 (recherche dans la base de données en ligne).
- Université de Guelph, Guelph (Ontario) N1G 2W1 (Steve Marshall).
- University of Minnesota Insect Collection (UMSP), Department of Entomology, 219 Hodson Hall, 1980 Folwell Avenue, University of Minnesota, St. Paul, Minnesota 55108 (recherche dans la base de données en ligne).
- Université Western, Département de biologie, Biological and Geological Sciences Building, London (Ontario) N6A 5B7 (Nina Zitani).
- Yale Peabody Museum of Natural History (PMNH), 170 Whitney Avenue, New Haven, Connecticut 06511 (recherche dans la base de données en ligne).
Annexe 1. Sous-populations d’Anisotes de Finlayson (Anisota finlaysoni), d’après les données de spécimens de musée, d’observations, de documents écrits et de bases de données en ligne.
| No de la sous-population | Nom de la sous-population | Date de l′observation | Situation (historique3 ou existante4) | Première observation dans cette sous-population | Observation la plus récente à ce site | Année de la plus récente activité de recherche | Propriété du terrain | Étape du cycle vital | Notes sur le nombre d′anisotes de Finlayson ou l′abondance | Référence1, 2 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
16 |
Corn Island |
1989 – 2010 |
Existante |
Fin des années 1980 |
2010 |
2021 |
Propriété privée |
Larve |
Défoliation importante de chênes rouges et blancs |
Andress, 2004; Dowsley, comm. pers., 2021 |
| 17 |
Demorestville |
2008 |
Existante |
2008 |
2015 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Colonies dispersées sur des chênes à gros fruits |
Kohalmi, obs. pers., 2023 |
Demorestville |
2010 |
Existante |
2008 |
2015 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
2 (de l’œuf, L. Kohalmi, obs. pers., 2023) |
Spécimens de l’atlas des papillons de nuit de la TEA2 conservés à l’UGA2, Kohalmi (comm. pers. 2023) |
|
Demorestville |
2012 |
Existante |
2008 |
2015 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
2 colonies sur différents chênes à gros fruits |
Kohalmi (comm. pers., 2023) |
|
Demorestville |
2015 |
Existante |
2008 |
2015 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
1 colonie sur chêne à gros fruits |
Kohalmi (comm. pers., 2023) |
|
30 |
Île Gordon |
1999 2003, 2004, 2008 |
Existante |
1999 |
2008 |
2021 |
Fédérale; Parc national des Mille-Îles |
Larve |
Chênes rouges défoliés |
Andress, 2004; Lambert, comm. pers., 2020 |
31 |
Rivière Grand |
2008 |
Existante |
2008 |
2008 |
2008 |
Inconnue |
Larve |
Au moins six vues sur une photo |
iNaturalist, 2023 (Graham Buck) |
| 33 |
Hagersville |
Inconnue |
Existante |
1973 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé au ROM2 |
Hagersville |
1973 |
Existante |
1973 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
1 |
Riotte et Peigler, 19801; spécimens conservés au ROM2 |
|
Hagersville |
2008 |
Existante |
1973 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
4e stade larvaire (2 colonies sur chêne à gros fruits) |
Kohalmi (obs. pers., 2023) |
|
60 |
Simcoe |
2019 |
Existante |
2019 |
2019 |
2019 |
Inconnue |
Larve |
1 |
iNaturalist, 2023 (Eric Giles) |
| 63 |
Sud de la plaine sableuse de Norfolk |
2020 |
Existante |
2020 |
2020 |
2020 |
Inconnue |
Larve |
2 |
iNaturalist, 2023 (dbeadle) |
Sud de la plaine sableuse de Norfolk |
2020 |
Existante |
2020 |
2020 |
2020 |
Inconnue |
Larve |
1 |
iNaturalist, 2023 (sam10turner) |
|
| 67 |
Pointe Turkey |
2019 |
Existante |
2019 |
2020 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Parc provincial de l’Ontario |
Larve |
1 |
iNaturalist, 2023 (wanderoff) |
Pointe Turkey |
2020 |
Existante |
2019 |
2020 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Parc provincial de l’Ontario |
Larve |
1 |
iNaturalist, 2023 (mpisaric) |
|
71 |
Walsh Station |
2006 |
Existante |
2006 |
2006 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
ONFHC2, 2006 |
72 |
Backus Woods |
2019 |
Existante |
2019 |
2019 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
1 |
iNaturalist, 2023 (field_daze) |
| 75 |
Île Wolfe |
1982 |
Existante |
1982 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Dommages légers aux arbres le long de la clôture |
RIMA2, région de l’Est, 1982 (Sajan, 1983) |
Île Wolfe |
2008 |
Existante |
2008 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Possiblement provinciale |
Larve |
4 au 5e stade sur chêne à gros fruits; relevés en bordure de route |
Kohalmi (comm. pers., 2023) |
|
76 |
Marysville |
2007 |
Existante |
2007 |
2007 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Une colonie de larves de 1er et 2e stades sur chêne à gros fruits |
Kohalmi (obs. pers., 2023) |
77 |
Chemin Clark Canton de Loyalist |
2021 |
Existante |
2021 |
2021 |
2021 (Kohalmi, 2021) |
Probablement privée |
Larve |
Une larve de 5e stade |
iNaturalist, 2023 (anitame) |
78 |
Réserve de conservation de St. Williams |
2019 |
Existante |
2019 |
2019 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
1 |
iNaturalist, 2023 (rachel18) |
81 |
Au nord de Kingston |
2023 |
Existante |
Inconnu, mais le papillon a été observé dans le passé à ces endroits |
2023 |
2023 |
Inconnue |
Larve |
Nombreuses larves observées sur des chênes d’au moins 12 sites. |
iNaturalist, 2023 (Schmidt) |
| 1 |
Canton d’Ameliasburgh |
1957 |
Historique |
1957 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu; présumées nombreuses; défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
Canton d’Ameliasburgh |
1959 |
Historique |
1957 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu; présumées nombreuses; « forte infestation » |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
|
Canton d’Ameliasburgh |
1967 |
Historique |
1957 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu; présumées nombreuses; Petites poches de défoliation importante |
RIMA2, région de l’Ontario, 1967 |
|
| 3 |
Belleville |
1948 |
Historique |
1948 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Adulte |
Recueilli au stade larvaire; sur chêne blanc (FIS, 1947) |
RIF2; (spécimen paratype conservé à l’UWO2) |
Belleville |
1971 |
Historique |
1948 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Infestation sur 5 km |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
|
Belleville |
1972 |
Historique |
1948 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Zone infestée de 518 km2 |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
|
Belleville |
1980 |
Historique |
1948 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % au nord de Belleville |
RIMA2, région de l’Est, 1980 (Sajan, 1981) |
|
| 4 |
Canton de Bertie |
1956 |
Historique |
1956 |
1964 |
1964 |
Inconnue |
Larve |
Légère infestation |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
Canton de Bertie |
1964 |
Historique |
1956 |
1964 |
1964 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation importante |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
|
5 |
Binbrook |
1974 |
Historique |
1974 |
1974 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIMA2 situation en Ontario, 1974 |
6 |
Canton de Blenheim |
1976 |
Historique |
1976 |
1976 |
1976 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIMA2 situation en Ontario, 1976 |
7 |
Brantford |
1980 |
Historique |
1980 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Petites zones avec de fortes infestations |
RIMA2, région du Centre 1950-1980 |
8 |
Breslau |
1980 |
Historique |
1980 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Petites zones avec de fortes infestations |
RIMA2, région du Centre 1950-1980 |
9 |
Canton de Caistor |
1967 |
Historique |
1967 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Infestation moyenne |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
10 |
District de Cambridge |
1981 |
Historique |
1981 |
1981 |
1981 |
Inconnue |
Larve |
Abondance réduite à faible |
RIMA2, région du Centre, 1981 (OMNR, 1981) |
11 |
Canton de Camden |
1953 |
Historique |
1953 |
1953 |
1953 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 15 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
12 |
Campbellford |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
Riotte et Peigler, 19801 |
13 |
Campbellville |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé au ROM2 |
14 |
Canton de Canborough |
1967 |
Historique |
1967 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Infestation moyenne |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
15 |
Chippawa |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé au CNC2 |
18 |
Deseronto |
Inconnue |
Historique |
1911 |
1911 |
1911 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
Riotte et Peigler, 19801; spécimens conservés dans la CNC/ROM2 |
18 |
Deseronto |
1911 |
Historique |
1911 |
1911 |
1911 |
Inconnue |
Adulte |
1 |
spécimen conservé au ROM2 (paratype) |
19 |
Dunnville |
1957 |
Historique |
1957 |
1971 |
1971 |
Inconnue |
Larve |
Infestation accrue |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
19 |
Dunnville |
1958 – 1959 |
Historique |
1957 |
1971 |
1971 |
Inconnue |
Larve |
Légères infestations |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
19 |
Dunnville |
1971 |
Historique |
1957 |
1971 |
1971 |
Inconnue |
Larve |
Petites poches de défoliation légère |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
20 |
Erinsville |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
21 |
Canton d’Ernestown |
1973 |
Historique |
1973 |
1973 |
1973 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée-importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
22 |
Canton d’Escott |
1982 |
Historique |
1982 |
1982 |
1982 |
Inconnue |
Larve |
Forte défoliation, chênes blancs et chênes à gros fruits |
RIMA2, région de l’Est, 1982 (Sajan, 1983) |
23 |
Flamborough |
1974 |
Historique |
1974 |
1985 |
1985 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIMA2, situation en Ontario, 1974 (CFS, 1985) |
23 |
Flamborough |
1985 |
Historique |
1974 |
1985 |
1985 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation de 10 % à 100 % |
RIMA2, Ontario, 1985 (CFS, 1985) |
24 |
Fort Erie |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
25 |
Frankford |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
26 |
Canton de Fredericksburg |
1954 – 1955 |
Historique |
1954 |
1958 |
1957 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation variable |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
26 |
Canton de Fredericksburg |
1958 |
Historique |
1954 |
1958 |
1957 |
Inconnue |
Larve |
Infestation moyenne-élevée |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
27 |
Canton de Gainsborough |
1972 |
Historique |
1972 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation importante |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
28 |
Gananoque |
1975 |
Historique |
1975 |
1983 |
1983 |
Inconnue |
Larve |
Colonies dispersées – bordure de route |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
28 |
Gananoque |
1976 |
Historique |
1975 |
1983 |
1983 |
Inconnue |
Larve |
Colonies dispersées – bordure de route |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
28 |
Gananoque |
1983 |
Historique |
1975 |
1983 |
1983 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIMA2 situation en Ontario, 1983 |
29 |
Glen Miller |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnu |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
32 |
Canton de Grimsby |
1971 |
Historique |
1971 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
32 |
Canton de Grimsby |
1972 |
Historique |
1971 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Défoliation importante |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
32 |
Canton de Grimsby |
1973 |
Historique |
1971 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée-importante |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
32 |
Canton de Grimsby |
1974 |
Historique |
1971 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIMA2 situation en Ontario, 1974 |
32 |
Canton de Grimsby |
2008 |
Historique |
1971 |
2008 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Une colonie de 5e stade sur chêne à gros fruits, et une larve de 5e stade sur un autre chêne à gros fruits |
L. Kohalmi (comm. pers., 2023) |
34 |
Comté de Haldimand |
1992 |
Historique |
1992 |
1992 |
1992 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIMA2, Ontario, 1992 |
35 |
Comté de Hallowell |
1961 |
Historique |
1961 |
1961 |
1961 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
36 |
Comté de Halton |
1973 |
Historique |
1973 |
1973 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2, Ontario, 1973 (CFS, 1973) |
37 |
Comté de Hastings |
1951 |
Historique |
1951 |
1951 |
1951 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
38 |
Canton de Hillier |
1959 |
Historique |
1959 |
1972 |
1972 |
Inconnue |
Larve |
Forte infestation |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
38 |
Canton de Hillier |
1972 |
Historique |
1959 |
1972 |
1972 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée-importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
39 |
Île Howe |
1973 |
Historique |
1973 |
1973 |
1973 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée-importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
40 |
Kingston |
Inconnue |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnu |
Riotte et Peigler, 19801; spécimens conservés au ROM2 |
40 |
Kingston |
1954 – 1955 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation variable |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
40 |
Kingston |
1968 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Adulte |
3 |
Spécimen conservé au ROM2 |
40 |
Kingston |
1969 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Adulte |
1 |
Spécimen conservé au ROM2 |
40 |
Kingston |
1970 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Larve |
Grand nombre trouvé |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
40 |
Kingston |
1971 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Adulte |
20 |
Spécimen conservé au ROM2 |
40 |
Kingston |
1971 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Larve |
Infestation sur 5 km |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
40 |
Kingston |
1972 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Adulte |
3 |
Spécimen conservé au ROM2 |
40 |
Kingston |
1972 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Larve |
Zone infestée de 518 km2 |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
40 |
Kingston |
1973 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Adulte |
1 |
Spécimen conservé au ROM2 |
40 |
Kingston |
1973 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée-importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
40 |
Kingston |
1975 |
Historique |
1954 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Larve |
Colonies dispersées – bordure de route |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
41 |
Canton de Leeds |
1982 |
Historique |
1982 |
1982 |
1982 |
Inconnue |
Larve |
Forte défoliation, chênes blancs et chênes à gros fruits |
RIMA2, région de l’Est, 1982 (Sajan, 1983) |
42 |
Lindsay |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
43 |
Milton |
1980 |
Historique |
1980 |
1985 |
1985 |
Inconnue |
Larve |
Infestation moyenne |
RIMA2, région du Centre 1950-1980 |
43 |
Milton |
1985 |
Historique |
1980 |
1985 |
1985 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation de 10 % à 100 % |
RIMA2, Ontario, 1985 (CFS, 1985) |
44 |
Mountain View |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
sans objet | Aucune note |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé au CNC2 |
45 |
Napanee |
Inconnue |
Historique |
1953 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnu |
Riotte et Peigler, 19801; spécimens conservés dans la CNC2 et au ROM2 |
45 |
Napanee |
1953 |
Historique |
1953 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Adulte |
2 (recueillis au stade larvaire, RIF, 1952) |
RIF2 1952; spécimens conservés au ROM2 (paratype) |
45 |
Napanee |
1970 |
Historique |
1953 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Nombre élevé sur chênes à gros fruits |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
45 |
Napanee |
1973 |
Historique |
1953 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée-importante |
RIMA2, Ontario, 1973 |
45 |
Napanee |
1980 |
Historique |
1953 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % le long de l’autoroute 401 Est, à l’ouest de Deseronto, dans l’ensemble de la réserve de Tyendinaga |
RIMA2, région de l’Est, 1980 (Sajan, 1981) |
46 |
District de Napanee |
1960 |
Historique |
1960 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Fortes infestations |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
46 |
District de Napanee |
1980 |
Historique |
1960 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2, région de l’Est, 1980 (Sajan, 1981) |
47 |
Canton de Nassagaweya |
1975 |
Historique |
1975 |
1975 |
1975 |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
RIMA2 situation en Ontario, 1975 |
48 |
Oakville |
1974 |
Historique |
1974 |
1974 |
1974 |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
RIMA2 situation en Ontario, 1974 |
49 |
Odessa |
1950 |
Historique |
1950 |
150 |
1950 |
Inconnue |
Larve |
larve recueillie sur chêne blanc (RIF 1949) |
RIF2 1949; (paratype; spécimen conservé à l’UWO2) |
50 |
Palermo |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
51 |
Canton de Portland |
1954 – 1955 |
Historique |
1954 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation variable |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
52 |
Canton de Richmond |
1952 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
52 |
Canton de Richmond |
1953 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 15 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
52 |
Canton de Richmond |
1973 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation modérée-importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
52 |
Canton de Richmond |
1980 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
53 |
Rockport |
1983 |
Historique |
1983 |
1983 |
1983 |
Inconnue |
Larve |
Inconnue |
RIMA2, Ontario, 1983 |
54 |
Rockton |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé au ROM2 |
55 |
St. Williams |
Inconnue |
Historique |
1970 |
1972 |
1972 |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé au ROM2 |
55 |
St. Williams |
1970 |
Historique |
1970 |
1972 |
1972 |
Inconnue |
Larve |
Inconnue |
Atlas des papillons de nuit de la TEA2; Walter Plath |
55 |
St. Williams |
1972 |
Historique |
1970 |
1972 |
1972 |
Inconnue |
Adulte |
1 |
spécimen conservé au ROM2 |
56 |
Canton de Seneca |
1960 – 1961 |
Historique |
1960 |
1972 |
1972 |
Inconnue |
Larve |
Infestation moyenne |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
56 |
Canton de Seneca |
1972 |
Historique |
1960 |
1972 |
1972 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation importante |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
57 |
Shannonville |
1905 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
2 |
spécimen conservé au ROM2 (paratype) |
57 |
Shannonville |
1946 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Défoliation consignée par L.R. Finlayson |
Riotte et Peigler, 19801 |
57 |
Shannonville |
1957 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
47 |
Spécimens conservés au ROM2 (paratype) |
57 |
Shannonville |
1967 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte et œufs |
Un mâle (type), une femelle (allotype) et 400 œufs prélevés |
Riotte et Peigler, 19801. Spécimens adultes conservés au ROM2 |
57 |
Shannonville |
1967 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
3 (œufs élevés en captivité) |
Spécimens conservé au ROM2 |
57 |
Shannonville |
1968 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
8 (élevé en captivité) |
Spécimens d’élevage conservés au ROM2 (paratype) |
57 |
Shannonville |
1974 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
2 (recueillis au stade de l’œuf, RIF, 1973) |
J.C.E. Riotte (base de données en ligne YPM/DM2) |
57 |
Shannonville |
1974 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
9 (recueillis sur le terrain) |
J.C.E. Riotte/J. Tuttle (Atlas des papillons de nuit de la TEA2) |
57 |
Shannonville |
1975 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
3 |
J.C.E. Riotte (MPM2) |
57 |
Shannonville |
1975 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
9 (élevés à partir d’œufs et de larves recueillis en 1974) |
J. Tuttle (base de données en ligne de la MSU2) |
57 |
Shannonville |
1978 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Inconnue |
« La colonie de Shannonville toujours en bonne santé » [traduction] |
Riotte et Peigler, 19801 |
57 |
Shannonville |
1985 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
2 (élevés à partir de larves recueillies en 1984) |
J. Tuttle (base de données en ligne MSU2) |
57 |
Shannonville |
1986 |
Historique |
1946 |
1985 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
Photos de 2 (élevés à partir d’œufs recueillis sur du « chêne blanc », mais selon L. Kohalmi, ce serait plutôt du chêne à gros fruits) |
Tuskes et al., 1996, Kohalmi (obs. pers., 2023) |
58 |
Sheffield |
Inconnue |
Historique |
1950 |
1950 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé dans la CNC/ROM2 |
58 |
Sheffield |
1950 |
Historique |
1950 |
1950 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
recueillis au stade de larve (RIF, 1949 |
Spécimen conservé au ROM2 |
58 |
Sheffield |
1950 |
Historique |
1950 |
1950 |
2021 (relevé sur le terrain, voir l’annexe 4) |
Inconnue |
Adulte |
recueillis au stade de larve (RIF, 1949 |
Spécimen conservé au ROM2 |
59 |
Canton de Sidney |
1952 |
Historique |
1952 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
59 |
Canton de Sidney |
1958 |
Historique |
1952 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Infestation moyenne-élevée |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
59 |
Canton de Sidney |
1959 |
Historique |
1952 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Forte infestation |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
59 |
Canton de Sidney |
1961 |
Historique |
1952 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2, Napanee 1950-1980 |
59 |
Canton de Sidney |
1963 |
Historique |
1952 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
59 |
Canton de Sidney |
1967 |
Historique |
1952 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation importante par endroits |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
61 |
Snyder |
Inconnue |
Historique |
1952 |
1953 |
1953 |
Inconnue |
Larve |
Renseignements non consignés |
Riotte et Peigler, 19801; spécimens conservés dans la CNC/ROM2 |
61 |
Snyder |
1952 |
Historique |
1952 |
1953 |
1953 |
Inconnue |
Adulte |
1 (recueilli au stade de larve (RIF, 1951) |
Spécimen conservé au ROM2 |
61 |
Snyder |
1953 |
Historique |
1952 |
1953 |
1953 |
Inconnue |
Adulte |
2 (recueillis au stade de larve (RIF, 1952) |
Spécimen conservé au ROM2 |
62 |
Canton de South Dumfries |
1977 |
Historique |
1977 |
1977 |
1977 |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
RIMA2 situation en Ontario, 1977 |
64 |
Canton de Sophiasburg |
1952 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
64 |
Canton de Sophiasburg |
1957 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
64 |
Canton de Sophiasburg |
1958 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Infestation moyenne-élevée |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
64 |
Canton de Sophiasburg |
1980 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
65 |
Canton de Thurlow |
Inconnue |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
65 |
Canton de Thurlow |
1952 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
65 |
Canton de Thurlow |
1959 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Forte infestation |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
65 |
Canton de Thurlow |
1961 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
65 |
Canton de Thurlow |
1963 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
65 |
Canton de Thurlow |
1964 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Petit nombre trouvé |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
65 |
Canton de Thurlow |
1980 |
Historique |
1952 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
66 |
District de Maple au nord de Toronto |
1980 |
Historique |
1980 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Petit nombre – district de Maple |
RIMA2, région du Centre 1950-1980 |
68 |
District de Tweed |
Inconnue |
Historique |
1967 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
68 |
District de Tweed |
1967 |
Historique |
1967 |
1967 |
1967 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2, région de l’Ontario, 1967 |
69 |
Canton de Tyendinaga |
Inconnue |
Historique |
Inconnue |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
sans objet | RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
69 |
Canton de Tyendinaga |
1959 |
Historique |
1959 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Forte infestation |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
69 |
Canton de Tyendinaga |
1961 |
Historique |
1961 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
69 |
Canton de Tyendinaga |
1962 |
Historique |
1962 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
69 |
Canton de Tyendinaga |
1963 |
Historique |
1963 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Poches de défoliation importante |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
69 |
Canton de Tyendinaga |
1964 |
Historique |
1964 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Petit nombre trouvé |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
69 |
Canton de Tyendinaga |
1965 |
Historique |
1965 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Quelques-uns trouvés |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
69 |
Canton de Tyendinaga |
1980 |
Historique |
1980 |
1980 |
1980 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2 Napanee 1950-1980 (NRC-CFS, 1991a) |
70 |
Canton de Wainfleet |
1960 – 1961 |
Historique |
1960 |
1960 |
1960 |
Inconnue |
Larve |
Légère infestation |
RIMA2 Niagara 1950-1980 (NRC-CFS, 1991b) |
73 |
Comté de Wentworth |
1973 |
Historique |
1973 |
1973 |
1973 |
Inconnue |
Larve |
Défoliation à 100 % |
RIMA2, Ontario, 1973 (CFS, 1973) |
74 |
Canton de Windham |
1978 |
Historique |
1978 |
1978 |
1978 |
Inconnue |
Larve |
Aucune note |
RIMA2 situation en Ontario, 1978 |
79 |
Otter Lake |
1974 |
Historique |
1974 |
1974 |
1974 |
Inconnue |
Inconnue |
Aucune note |
Riotte et Peigler, 19801; spécimen conservé au ROM2 |
80 |
Lac Catchacoma |
1969 |
Historique |
1969 |
1969 |
Au moins 1969 |
Inconnue |
Adulte |
Aucune |
spécimen conservé au ROM2 |
2 |
Barriefield |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Inconnue |
Larve |
Inconnu |
RIF2; Riotte et Peigler, 19801 |
1 Les mentions signalées dans Riotte et Peigler (1980) sont probablement des localités consignées dans le Relevé des insectes forestiers (McGugan, 1958). L’emplacement de ces spécimens ou registres est inconnu, et certains d’entre eux pourraient avoir été perdus (Pohl, comm. pers., 2020).
2 Musées où des spécimens sont conservés et/ou publications sources : CNC (Collection nationale canadienne), DM (Denver Museum of Nature and Science), RIMA (Relevé des insectes et des maladies des arbres), RIF (Relevé des insectes forestiers, ministère de l’Agriculture du Canada), MPM (Milwaukee Public Museum), MSU (Michigan State University), ONFHC (« Forest Health Conditions in Ontario », publié par le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario) (OMNR, 2007), ROM (Musée royal de l’Ontario), TEA (Toronto Entomologists’ Association), UGA (University of Georgia), UWO (Université Western), YPM (Yale Peabody Museum).
3 Historique : Fondé sur les données des collections historiques, mais en l’absence de relevé récent sur le terrain; les données sont insuffisantes pour être en mesure de confirmer l’existence continue de la sous-population. La sous-population est peut-être disparue en conséquence de la perte d’habitat ou de la dégradation générale de l’environnement dans la zone. Le statut d’« historique » désigne généralement une zone d’occurrence qui n’a pas été reconfirmée depuis au moins 20 ans. Elle peut aussi désigner les zones d’occurrence pour lesquelles les renseignements de collecte sont imprécis, de telle sorte qu’il peut être difficile ou impossible de déterminer si les observations subséquentes proviennent de la même zone d’occurrence ou non (modifié de NatureServe, 2023).
4 Existante : La présence actuelle de l’espèce dans la zone est connue ou jugée très probable; la zone englobe des localités où il y a eu des mentions actuelles ou récentes (20 dernières années) de l’espèce et où il reste de l’habitat convenable. Les sous-populations existantes sont incluses dans le calcul de l’étendue de la zone d’occurrence.
Annexe 2. Évaluation des menaces pesant sur l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni) au Canada. La classification ci-dessous s’appuie sur le système unifié de classification des menaces de l’UICN-CMP (union internationale pour la conservation de la nature–partenariat pour les mesures de conservation). Pour une description détaillée du système de classification des menaces, voir le site web du cmp (CMP, 2010). Les menaces peuvent être observées, inférées ou prévues à court terme. Dans le présent rapport, elles sont caractérisées en fonction de leur portée, de leur gravité et de leur immédiateté. L’« impact » d’une menace est calculé selon la portée et la gravité de celle‑ci. Pour de plus amples informations sur les modalités d’assignation des valeurs, voir master et al. (2009) et les notes au bas du tableau.
Nom scientifique
Anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni)
Date de l’évaluation :
20 décembre 2021
Évaluateurs et évaluatrices :
Les Kohalmi (rédacteur du rapport), Don Henne (rédacteur du rapport), Syd Cannings (Service canadien de la faune et Sous-comité de spécialistes [SCS] des arthropodes), Colin Jones (représentant de l’Ontario et SCS des arthropodes), David McCorquodale (coprésident du SCS des arthropodes), Jeff Ogden (SCS des arthropodes), Joanna James (Secrétariat du COSEPAC), Jennifer Heron (coprésidente du SCS des arthropodes).
Références :
Voir l’annexe 1 (Sous-populations d’anisotes de Finlayson [Anisota finlaysoni], d’après les données de spécimens de musée, d’observations, de documents écrits et de bases de données en ligne) et l’annexe 3 (Rapports d’inventaires forestiers fédéraux et provinciaux concernant l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni).
Impact des menaces |
Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - maximum de la plage d’intensité |
Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - minimum de la plage d’intensité |
|---|---|---|
A (Très élevé) |
0 |
0 |
B (Élevé) |
2 |
0 |
C (Moyen) |
1 |
1 |
D (Faible) |
5 |
7 |
Impact global des menaces calculé : |
Très élevé |
Élevé |
Impact global des menaces attribué :
Élevé
Ajustement de la valeur de l’impact global calculée – justifications :
Il y a un chevauchement possible des menaces sur le plan de la portée et de la gravité (par exemple, effets de la défoliation par la spongieuse, pulvérisation pour lutter contre les infestations larvaires, faible détectabilité de l’anisote). De plus, pour bon nombre de sites et de sous-populations, les données disponibles sont qualitatives. Puisque le papillon est difficile à détecter, il existe probablement d’autres sous-populations non consignées dans l’habitat potentiel. L’ajustement de l’impact global des menaces de « très élevé » à « élevé » a été fait pour tenir compte de ces inconnues.
Impact global des menaces – commentaires :
L’anisote peut être présente en faible abondance à certains sites et pourrait y être détectée au cours des dix prochaines années, malgré le déclin de la qualité et de la quantité de l’habitat.
| Numbre | Menace | Impact (calculé) | Impact | Portée (10 prochaines années) | Gravité (10 ans) | Immédiateté | Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
1 |
Développement résidentiel et commercial |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
1.1 |
Zones résidentielles et urbaines |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
1.2 |
Zones commerciales et industrielles |
sans objet | Négligeable |
Négligeable (< 1 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
La perte d’habitat causée par l’expansion des zones commerciales et industrielles devrait augmenter avec la croissance de la population humaine, en particulier en périphérie des zones urbaines. Des parcelles résiduelles de chêne à gros fruits et de savane associée sont encore présentes de Burlington à Milton sur des propriétés non aménagées à l’extrémité ouest de la région du Grand Toronto, ainsi qu’en bordure de grandes propriétés où se trouvent d’uniques entrepôts et usines. L’anisote de Finlayson a été observée pour la dernière fois dans la région de Milton en 1985 (SFC, 1985) et elle n’y a pas été observée lors des recherches approfondies réalisées de 2007 à 2019 (Kohalmi, obs. pers., 2023). L’habitat existant pourrait convenir à la recolonisation. L’intensification du développement résidentiel et le rezonage en lotissements menacent d’éroder davantage ces parcelles, voire de les éliminer. |
1.3 |
Zones touristiques et récréatives |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
2 |
Agriculture et aquaculture |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
2.1 |
Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
2.2 |
Plantations pour la production de bois et de pâte |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
2.3 |
Élevage de bétail |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
2.4 |
Aquaculture en mer et en eau douce |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
3 |
Production d’énergie et exploitation minière |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Modérée (11-30 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
sans objet |
3.1 |
Forage pétrolier et gazier |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
3.2 |
Exploitation de mines et de carrières |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Modérée (11-30 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
3.3 |
Énergie renouvelable |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
4 |
Corridors de transport et de service |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Modérée–légère (1-30 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
4.1 |
Routes et voies ferrées |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Modérée–légère (1-30 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
4.2 |
Lignes de services publics |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
4.3 |
Voies de transport par eau |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
4.4 |
Corridors aériens |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
5 |
Utilisation des ressources biologiques |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet |
5.1 |
Chasse et capture d’animaux terrestres |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. Possibilité de capture de papillons par des collectionneurs, mais probablement négligeable. Possibilité de capture dans des pièges ciblant d’autres espèces, mais si faible que cela est négligeable. |
5.2 |
Cueillette de plantes terrestres |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
5.3 |
Exploitation forestière et récolte du bois |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
5.4 |
Pêche et récolte de ressources aquatiques |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
6 |
Intrusions et perturbations humaines |
sans objet | Négligeable |
Négligeable (< 1 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
6.1 |
Activités récréatives |
sans objet | Négligeable |
Négligeable (< 1 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Des activités récréatives sont pratiquées à certains sites. Ces activités peuvent avoir comme impacts le piétinement de larves au sol ou de sites de nymphose, mais on considère ces impacts comme négligeables. En cas d’augmentation subite de l’abondance, la lutte antiparasitaire est prise en compte à la section 9.3. |
6.2 |
Guerre, troubles civils et exercices militaires |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
6.3 |
Travail et autres activités |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet |
7 |
Modifications des systèmes naturels |
C |
Moyen |
Généralisée (71-100 %) |
Modérée (11-30 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
7.1 |
Incendies et suppression des incendies |
sans objet | Négligeable |
Généralisée (71-100 %) |
Négligeable (< 1 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
L’habitat de prairie et de savane de l’anisote de Finlayson était autrefois soumis à des incendies réguliers. Le feu maintient l’habitat de savane en réduisant l’incursion d’arbres, d’arbustes et de plantes envahissantes (Kline, 1997). L’anisote de Finlayson a évolué avec le feu et est probablement adaptée aux incendies réguliers. À présent, les feux sont rares dans la majeure partie de l’aire de répartition historique de l’espèce, sauf à Turkey Point, où des brûlages dirigés sont pratiqués (COSEWIC, 2009). Bien que le feu puisse contribuer à maintenir un habitat convenable, un brûlage dirigé excessif peut réduire les populations de certaines lépidoptères (Swengel et al., 2010). Les brûlages dirigés sont souvent plus fréquents, plus intenses et plus étendus (parfois, la parcelle d’habitat est brûlée en entier) que les incendies naturels, en plus d’être réalisés en dehors de la saison normale des feux de forêt. La régénération par le feu a été axée sur ces sites et a été motivée en partie par la volonté de remettre en état l’habitat du bleu mélissa (Lycaedes melissa samuelis), du lutin givré (Callophrys irus) et de l’hespérie Persius de l’Est (Erynnis Persius) (Packer, 1991; 1994). Les impacts de la suppression des incendies sont évalués à la catégorie de menace 7.3. |
7.2 |
Gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
7.3 |
Autres modifications de l’écosystème |
C |
Moyen |
Généralisée (71-100 %) |
Modérée (11-30 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
8 |
Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques |
BD |
Moyen |
Généralisée (71-100 %) |
Modérée (11-30 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
8.1 |
Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants |
C |
Moyen |
Généralisée (71-100 %) |
Modérée (11-30 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
La défoliation par la spongieuse est prise en compte à la catégorie de menace 7.3 parce qu’elle modifie l’habitat et ne tue pas directement l’anisote de Finlayson. Cependant, la spongieuse réduit également la qualité de l’habitat des chênes et rend l’arbre moins appétissant pour les larves d’anisotes. La mouche parasite est quant à elle évaluée ici, mais les impacts sont inconnus. |
8.2 |
Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | La succession naturelle est prise en compte dans la catégorie de menace 7.3. |
8.3 |
Matériel génétique introduit |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
8.4 |
Espèces ou maladies problématiques d’origine inconnue |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
8.5 |
Maladies d’origine virale ou maladies à prions |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
8.6 |
Maladie de cause inconnue |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
9 |
Pollution |
BD |
Élevé – faible |
Grande – petite (1-70 %) |
Élevée (31-70 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
sans objet |
9.1 |
Eaux usées domestiques et urbaines |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
9.2 |
Effluents industriels et militaires |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
9.3 |
Effluents agricoles et sylvicoles |
BD |
Élevé – faible |
Grande – petite (1-70 %) |
Élevée (31-70 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
La spongieuse est présente dans la majeure partie de l’aire de répartition de l’anisote de Finlayson, mais il est peu probable que des pesticides soient pulvérisés sur l’ensemble de l’aire de répartition au cours d’une même année. Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
9.4 |
Déchets solides et ordures |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
9.5 |
Polluants atmosphériques |
sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnue |
Élevée (menace toujours présente) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
9.6 |
Apports excessifs d’énergie |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
L’énergie excédentaire fait référence à la pollution lumineuse. Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
10 |
Phénomènes géologiques |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet |
10.1 |
Volcans |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
10.2 |
Tremblements de terre et tsunamis |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
10.3 |
Avalanches et glissements de terrain |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | Sans objet. |
11 |
Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents |
sans objet | Non calculé (en dehors de la période visée par l’évaluation) |
Généralisée (71-100 %) |
Légère (1-10 %) |
Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 générations) |
sans objet |
11.1 |
Déplacement et altération de l’habitat |
sans objet | Non calculé (en dehors de la période visée par l’évaluation) |
Généralisée (71-100 %) |
Légère (1-10 %) |
Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 générations) |
Les chênes vivent longtemps, alors les répercussions du déplacement de l’habitat se feront sentir à long terme. |
11.2 |
Sécheresses |
sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnue |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
11.3 |
Températures extrêmes |
sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnue |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
11.4 |
Tempêtes et inondations |
sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnue |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Voir la section Menaces et facteurs limitatifs. |
11.5 |
Autres impacts |
sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet | sans objet |
1 Impact – Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. Le calcul de l’impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L’impact d’une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l’espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d’un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d’impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l’impact ne peut être déterminé (par exemple lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues).
2 Portée – Proportion de l’espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d’ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l’espèce dans la zone d’intérêt (généralisée = 71‑100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %).
3 Gravité – Au sein de la portée, niveau de dommage que causera vraisemblablement la menace sur l’espèce d’ici une période de 10 ans ou de 3 générations. Habituellement mesuré comme l’ampleur de la réduction de la population (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %).
4 Immédiateté – Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.
Annexe 3. Rapports d’inventaires forestiers fédéraux et provinciaux concernant l’anisote de Finlayson (Anisota finlaysoni).
L’étude des insectes forestiers et de leurs répercussions sur les forêts du Canada est devenue une priorité à la fin des années 1940, et au cours des 80 dernières années, le Service canadien des forêts a mené en continu des relevés et des programmes de surveillance des insectes forestiers (Natural Resources Canada, 2021). De la fin des années 1940 jusqu’au milieu des années 1990, des larves vivantes ont été recueillies lors de relevés généraux des lépidoptères (et d’autres insectes), puis élevées aux fins d’identification. Les spécimens ont par la suite été comptabilisés et déposés dans des musées. Ces travaux ont commencé dans le cadre des relevés des insectes et des maladies des arbres (RIMA) réalisés en 1936 par le Laboratoire d’entomologie du Dominion, coordonné depuis Ottawa jusqu’en 1944, lorsque l’Ontario a été divisé, aux fins de ces relevés, en deux parties : le Nord et le Sud de l’Ontario. En 1945, le personnel d’Ottawa a poursuivi les relevés au sud des districts forestiers du parc Algonquin et de Parry Sound, tandis que le personnel du laboratoire d’insectes forestiers de Sault-Sainte-Marie a pris en charge les relevés au nord. En 1950, le laboratoire de Sault-Sainte-Marie est devenu responsable de la production de rapports sur les insectes de l’ensemble de l’Ontario. Les résultats de ces relevés d’insectes et de maladies ont été rapportés dans le Rapport annuel du Relevé des insectes et des maladies des arbres (RIMA), publié par le ministère Forêts du Canada. À partir de 1948, les rapports annuels de districts et de régions ont été préparés par les techniciens du RIMA basés à Sault-Sainte-Marie. Depuis 2006, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario publie un rapport annuel sur l’état de santé des forêts (Forest Health Conditions in Ontario) (OMNR, 2007).
Dans le passé, la majeure partie des activités d’échantillonnage de l’anisote de Finlayson était axée sur la consignation de la répartition et de l’abondance afin d’évaluer le risque de défoliation pour les chênes.
Ce qui suit constitue un résumé des données sur l’anisote de Finlayson d’après les rapports du Relevé des insectes et des maladies des arbres (voir la section Sources d’information). Les données sur l’abondance du papillon n’ont généralement pas été consignées, et de nombreuses mentions sont fondées sur des observations subjectives de la défoliation. Les rapports, en anglais, utilisent les termes suivants de manière interchangeable : oakworms, Shorthorned Oakworm, Anisota finlaysoni et Orange-striped Oakworm Moth, Anisota senatoria.
Résumé des RIMA dans le district de napanee de 1950 à 1980 (NRC-CFS, 1991a)
Les mentions antérieures à 1970 sont identifiées comme A. senatoria (=A. finlaysoni), mais les localités se situent dans l’aire de répartition actuelle d’A. finlaysoni. La défoliation par ces insectes cause rarement la mort de l’hôte, mais les arbres affaiblis sont exposés à des attaques par des insectes et des maladies secondaires. Une défoliation modérée à importante a été signalée pour la plupart des périodes de 1951 à 1967.
1950 Aucune mention.
1951 Défoliation importante des chênes par A. senatoria le long de la rivière Trent, dans le sud du comté de Hastings.
1952 Fortes infestations dans les cantons de Sidney, Thurlow, Richmond et Sophiasburg. La défoliation des chênes est de 100 %, et le défoliateur est identifié comme A. senatoria.
1953 Défoliation des chênes blancs et des chênes à gros fruits à environ 15 % causée par A. senatoria dans les cantons de Richmond et de Camden.
1954-1955 Divers degrés de défoliation des chênes à gros fruits par A. senatoria dans les cantons de Portland, de Kingston, de Fredericksburgh Nord et de Fredericksburgh Sud.
1956 Défoliation presque complète des chênes blancs en milieu ouvert par A. senatoria dans les pâturages et les boisés à l’ouest de Shannonville, dans le canton de Tyendinaga.
1957 Retour d’une forte infestation dans le canton de Tyendinaga; défoliation à 100 % du chêne blanc consignée sur 9 ha dans les cantons d’Ameliasburgh et de Sophiasburgh.
1958 Infestations d’A. senatoriamoyennes à fortes relevées dans les cantons de Sidney, de Sophiasburgh, Fredericksburgh Nord et Fredericksburgh Sud.
1959 Retour de fortes infestations dans les cantons de Sidney, de Thurlow, de Tyendinaga, de Hilliard et d’Ameliasburgh.
1960 Réapparition d’enclaves d’infestation importante dans tout le district.
1961 Diminution des populations par rapport à celles de 1960, mais de petites poches de chênes gravement défoliés sont observées dans les cantons de Sidney, de Thurlow, de Tyendinaga et de Hallowell.
1962 Défoliation importante relevée dans le canton de Tyendinaga, mais l’insecte n’est pas signalé ailleurs dans le district.
1963 Enclaves de défoliation importante par A. senatoria observées dans les cantons de Thurlow, de Sidney et de Tyendinaga.
1964 Petits nombres relevés dans les cantons de Tyendinaga et de Thurlow.
1965 Quelques A. senatoria relevés dans le canton de Tyendinaga.
1966 Aucune mention.
1967 Défoliation à 100 % d’un petit groupe de chênes à gros fruits dans le canton de Sidney.
1968 Une colonie relevée (aucun emplacement précisé).
1969 Aucune mention.
1970 A. finlaysoni relevée en grands nombres dans les régions de Kingston et de Napanee.
1971 La petite infestation près de Kingston s’est élargie et touche une zone large de 5 km, de Kingston à Belleville. Dans cette zone, des arbres sont complètement défoliés par A. finlaysoni.
1972 L’infestation dans la région de Kingston-Belleville couvre 518 km carrés, où de petits peuplements et des arbres sont complètement défoliés. Une défoliation modérée à importante est également observée dans le canton de Hilliard, dans le comté de Prince Edward.
1973 Défoliation modérée à importante dans les cantons de Richmond, d’Ernestown et de Kingston ainsi que dans la partie ouest de l’île Howe.
1974 Aucune mention.
1975 Des colonies dispersées sont observées sur des arbres le long des routes à proximité de Kingston et de Gananoque.
1976 Quelques colonies observées sur des arbres le long des routes près de Gananoque.
1977-1979 Aucune mention.
1980 Défoliation à 100 % de chênes à gros fruits en milieu ouvert en bordure de routes dans les cantons de Richmond, de Tyendinaga, de Thurlow et de Sophiasburgh.
Résumé des RIMA dans le district de brockville de 1950 à 1980 (NRC-CFS, 1988)
1950-1972 Aucune mention.
1973 Faibles populations observées dans les cantons de Front of Leeds et de Lansdowne, près de Gananoque.
1974 Aucune mention.
1975 Colonies dispersées en bordure de routes près de Gananoque.
1976 Quelques colonies sur des chênes près de Gananoque
1977-1980 Aucune mention.
Résumé des RIMA dans le district de Niagara de 1950 à 1980 (NRC-CFS, 1991b)
1950-1970 Aucune mention.
1971 Défoliation modérée de chênes à gros fruits dans la région de Grimsby, et petites poches de dommages légers dans la région de Dunnville.
1972 Défoliation importante de chênes blancs épars dans les cantons de Seneca, de Grimsby et de Gainsborough.
1973 Défoliation modérée à importante de chênes blancs en milieu ouvert dans le canton de Grimsby.
1974-1980 Aucune mention.
Résumé des RIMA dans le district de niagara de 1950 à 1980 (NRC-CFS, 1991b)
Initialement identifée comme A. senatoria (= A. finlaysoni)
1950-1955 Aucune mention.
1956 Légère infestation dans le canton de Bertie.
1957 Le degré d’infestation a augmenté près de Dunnville.
1958-1959 Légères infestations présentes dans la région de Dunnville.
1960-1961 Moyenne infestation dans le canton de Seneca et légère infestation présente dans le canton de Wainfleet.
1962-1963 Aucune mention.
1964 Défoliation importante observée dans le canton de Bertie.
1965-1966 Aucune mention.
1967 Infestation moyenne dans les cantons de Canborough et de Caistor.
1968-1980 Aucune mention.
RIMA – région du centre de l’Ontario, 1980 (OMNR, 1981)
Après avoir diminué à un niveau faible en 1979, l’abondance a augmenté en 1980. De petites poches de fortes infestations sont relevées sur un petit nombre de chênes blancs (Quercus alba) poussant en milieu ouvert dans la périphérie ouest de Brantford et dans la région de Breslau-Conestogo du district de Cambridge. De moyennes infestations sont observées sur des haies d’arbres au sud de Milton, dans le district de Cambridge, et un petit nombre de larves sont observées sur quelques plantes ornementales du district de Maple, au nord de Toronto.
RIMA – région de l’est de l’Ontario, 1980 (SAJAN, 1981)
En 1980, on observe une augmentation marquée de la défoliation causée par l’anisote de Finlayson dans la partie centrale du district de Napanee. Les chênes à gros fruits (Quercus macrocarpa) sont défoliés à 100 % le long de l’autoroute 401 à l’est de la ville de Napanee, dans l’ensemble de la réserve indienne de Tyendinaga à l’ouest de Deseronto, et au nord de Belleville dans le canton de Thurlow. Dans la région de Green Point du canton de Sophiasburg, les chênes à gros fruits sont complètement défoliés, et les larves immatures migrent vers les caryers ovales (Carya ovata) à proximité. Même si ces caryers sont légèrement défoliés, les larves ne peuvent y survivre et ne sont donc pas en mesure d’accomplir leur cycle vital. Une légère défoliation est relevée dans la partie centrale de l’île Wolfe sur des arbres poussant en milieu ouvert le long de clôtures.
RIMA – Ontario, 1973 (CFS, 1973)
Des chênes sont défoliés dans certaines parties du sud-ouest de l’Ontario, en particulier dans le sud des comtés de Halton et de Wentworth ainsi que dans le nord de la péninsule du Niagara. Ailleurs, on observe une défoliation dispersée, légère à modérée. Dans la région du sud-est, les populations ont diminué par rapport aux niveaux de 1972, quoique des poches de défoliation modérée à importance sont observées près de Napanee et de Kingston.
RIMA – Ontario, 1985 (CFS, 1985)
L’anisote de Finlayson a causé une défoliation de 10 % à 100 % des chênes blancs et des chênes à gros fruits dans la ville de Milton et dans les cantons de Flamborough et de Blenheim, dans le district de Cambridge.
Rapport de 2006 sur l’état de santé des forêts de l’Ontario (OMNR, 2007)
L’anisote de Finlayson infeste des chênes rouges près de Walsh Station, dans le comté de Norfolk (district d’Aylmer). La défoliation atteint 100 % sur les jeunes arbres du peuplement, tandis que les grands arbres matures subissent une défoliation modérée à importante. Des larves sont présentes, et restent actives alors que le mois de septembre est bien entamé.