Asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) : Evaluation et rapport de situation du COSEPAC
Titre officiel : Evaluation et rapport de situation du COSEPAC sur l’Asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) au Canada
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)
Préoccupante
2024
Matériel appartenant à des tierces parties
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Information sur le document
Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. Le présent rapport peut être cité de la manière suivante :
COSEPAC. 2024. Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xiii + 53 p. (Registre public des espèces en péril).
Note de production :
Le COSEPAC souhaite remercier Tristan McKnight d’avoir rédigé le rapport de situation sur l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) au Canada, préparé aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision du rapport a été assurée par John Klymko, coprésident du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :
Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa ON K1A 0H3
Courriel : cosewic-cosepac@ec.gc.ca
www.cosepac.ca
Also available in English under the title “COSEWIC Assessment and Status Report on the Pacific Sandpirate ‑Lasiopogon pacificus in Canada.”
Photo de la couverture : Asile de la côte Ouest à Steelhead, en Colombie-Britannique (juin 2022); photo prise par Tristan A. McKnight.
© Sa Majesté le Roi du Chef du Canada, 2024.
No de catalogue CW69-14/838-2024F-PDF
ISBN 978-0-660-73020-2
COSEPAC sommaire de l’evaluation
Sommaire de l’évaluation - Mai 2024
Nom commun
Asile de la côte Ouest
Nom scientifique
Lasiopogon pacificus
Statut
Préoccupante
Justification de la désignation
Au Canada, la répartition de cette mouche se limite aux clairières des forêts de début ou de milieu de succession de la région du Lower Mainland de la Colombie-Britannique. On ne trouve le stade larvaire que dans les sols sableux ou graveleux. Neuf sous populations ont été répertoriées, dont trois reposent sur des mentions historiques seulement. Il existe probablement d’autres sous populations, mais il est peu probable qu’il y en ait plus de 20 au total. L’habitat de l’espèce est menacé par le développement et la dégradation issue de multiples facteurs.
Répartition
Colombie-Britannique
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2024.
COSEPAC resume
Asile de la côte Ouest
Lasiopogon pacificus
Description et importance de l’espèce sauvage
L’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) est une mouche asilide (famille des Asilidae) de taille moyenne (environ 1 cm). Parmi les caractères distinctifs de l’espèce figurent un large espace entre les yeux sur le dessus de la tête, une moustache noire et touffue, trois bandes foncées traversant le dessus du thorax, des segments abdominaux affichant des anneaux droits sombres et pâles en alternance, et, chez le mâle, deux pinces opposables et trapues en forme de coin à l’extrémité de l’abdomen.
L’asile de la côte Ouest fait partie d’un groupe de mouches asilides dont la diversification et la coexistence des espèces qui le composent ont été favorisées par une spécialisation dans des niches écologiques particulières. Les mouches asilides sont populaires auprès des naturalistes amateurs, comme en témoigne le nombre croissant de ressources et de guides de terrain en ligne.
Connaissances autochtones
Toutes les espèces sont importantes, interreliées et interdépendantes. Le présent rapport ne contient pas de connaissances traditionnelles autochtones propres à l’espèce.
Répartition
L’aire de répartition mondiale de l’asile de la côte Ouest longe la côte du Pacifique, depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au sud de l’Oregon. Au Canada, moins de 10 sous-populations sont connues le long de la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique.
Habitat
L’asile de la côte Ouest habite les forêts de début ou de milieu de succession dans la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest, généralement dans les clairières de forêts sèches vallonnées à faible altitude (moins de 300 mètres au-dessus du niveau de la mer), à proximité de cours d’eau. Durant la journée, les adultes se perchent sur le sable nu ou sur des rochers et des troncs bas dans des zones exposées et ensoleillées, et ils s’abritent dans de bas arbustes durant la nuit. Les œufs, les larves et les nymphes vivent enfouis dans le sol sablonneux. Les perturbations ponctuelles d’origine naturelle (par exemple, vent, inondations ou érosion) ou anthropique (par exemple, abattage d’arbres, construction de sentiers) peuvent contribuer à maintenir une constellation de petites zones ouvertes, dans lesquelles se trouvent les sous-populations d’asiles de la côte Ouest.
Biologie
Le cycle vital de l’espèce comporte une métamorphose complète, c’est-à-dire qu’il suit, dans l’ordre, les quatre étapes suivantes : œuf, larve, nymphe et adulte. La durée d’une génération est d’au moins deux ans. Les adultes émergent pendant quelques semaines à la fin du printemps (principalement à la fin mai et en juin). Les adultes sont probablement des prédateurs généralistes qui se nourrissent principalement d’autres petites mouches, de punaises et d’insectes aquatiques adultes, tandis que les larves se nourrissent probablement de larves de coléoptères. Le domaine vital de la plupart des individus adultes ne dépasse pas quelques dizaines de mètres carrés seulement, la dispersion nette au cours de la vie étant généralement inférieure à un kilomètre.
Taille et tendances des populations
On ne connaît ni la taille ni les tendances de la population d’asiles de la côte Ouest au Canada. Les récents relevés se sont concentrés sur la localisation des sous-populations existantes et sur la consignation d’information relative à l’habitat. Ces relevés ont principalement été réalisés au moyen de transects aléatoires pendant la période de vol des adultes. Au Canada, on compte 35 spécimens et observations de l’espèce, dont 12 datent des 10 dernières années. Sur les six sous-populations dont l’existence a été confirmée par des mentions récentes, cinq ont été nouvellement répertoriées dans le cadre de récentes activités de recherche. Trois sous-populations sont connues d’après des données historiques uniquement.
Menaces
L’aire de répartition canadienne de l’asile de la côte Ouest a connu d’importantes vagues d’extraction de ressources, de conversion de forêts en terres agricoles et de développement urbain, qui ont entraîné la réduction et la fragmentation de l’habitat potentiel. Parmi les menaces les plus importantes qui pèsent sur l’asile de la côte Ouest figurent le développement résidentiel et commercial, l’exploitation forestière, la pollution et les modifications de l’habitat. Les activités visant la croissance d’étendues de forêt dans la zone biogéoclimatique côtière de la pruche de l’Ouest peuvent avoir interrompu certains des processus de perturbation qui maintenaient autrefois la mosaïque de communautés de début et de milieu de succession qui convient à l’asile de la côte Ouest.
Protection, statut et activités de rétablissement
L’asile de la côte Ouest n’a pas été évalué par le COSEPAC, n’est pas inscrit sur la liste de la LEP et n’est pas protégé par la législation de la Colombie-Britannique. L’espèce n’a pas de statut de conservation aux États-Unis ni à l’échelle mondiale. Elle est classée comme en péril au Canada et en Colombie-Britannique (N2 et S2), et elle figure sur la liste rouge du Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique. La majeure partie de l’aire de répartition de l’espèce au Canada relève de la compétence de gouvernements locaux ou se trouve sur des terres publiques provinciales.
Résumé technique
Lasiopogon pacificus
Asile de la côte Ouest
Pacific Sandpirate
Noms autochtones : aucun connu
Répartition au Canada : Colombie-Britannique
Données démographiques
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population)
Environ 2 ans
D’après la distribution de la taille des larves chez les espèces apparentées.
Y a-t-il un déclin continu [observé, estimé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?
Inconnu
Données insuffisantes.
Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur 3 ans [ou une génération, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
Inconnu
Données insuffisantes.
Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur 5 ans selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
Inconnu
Données insuffisantes.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des 10 dernières années [ou 3 dernières générations, selon la période la plus longue]
Inconnu
Données insuffisantes.
Pourcentage [prévu, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des 10 prochaines années [ou 3 prochaines générations, jusqu’à un maximum de 100 ans]
Inconnu
Données insuffisantes.
Pourcentage [observé, estimé, inféré, prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures sur une période de 10 ans [ou 3 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans], commençant dans le passé et se terminant dans le futur (jusqu’à un maximum de 100 ans dans le futur)
Inconnu
Données insuffisantes.
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles?
Inconnu
Données insuffisantes.
Est-ce que les causes du déclin sont clairement comprises?
Inconnu
Données insuffisantes.
Est-ce que les causes du déclin ont effectivement cessé?
Inconnu
Données insuffisantes.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
Inconnu
Données insuffisantes.
Information sur la répartition
Superficie estimée de la zone d’occurrence
De 392 à 1 800 km2
La zone d’occurrence est de 1 061 km2 d’après le plus petit polygone convexe autour de l’ensemble des sous-populations connues. Elle pourrait être aussi petite que 392 km2, qui correspond au polygone englobant les occurrences récemment relevées, ou aussi grande que 1 800 km2 environ, si l’espèce s’avère répandue dans la région du Lower Mainland.
Indice de zone d’occupation (IZO), valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 × 2 km
De 24 à 80 km2
D’après l’ensemble des sous-populations répertoriées entre 1909 et 2023, l’IZO est de 36 km2. La valeur minimale (24 km2) est calculée uniquement à partir des sous-populations pour lesquelles des mentions récentes ont été consignées. La valeur réelle est probablement comprise entre 40 et 80 km2, car on suppose qu’il existe plus de 10 sous-populations (dont certaines n’ont pas été découvertes), mais probablement moins de 20.
La population est-elle gravement fragmentée, c’est-à-dire que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale (comme indicateur du nombre d’individus) se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une sous‑population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?
- Inconnu
- Oui
- Données insuffisantes
- La plupart des sous-populations sont séparées de plus de 10 km, et la capacité de dispersion de l’espèce est inférieure à 1 km
Nombre de « localités » (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)
Probablement plus de 10, mais moins de 20.
On connaît six localités dont l’existence a été confirmée, et trois localités pour lesquelles on ne dispose que de données historiques, mais qui pourraient encore subsister. D’autres sous-populations non répertoriées, et donc d’autres localités, existent probablement dans le Lower Mainland.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?
Probablement
Le déclin est probable en raison du déclin observé, inféré et prévu de l’étendue et de la qualité de l’habitat, d’après les tendances à la perte et à la fragmentation de l’habitat dans la région.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?
Probablement
Le déclin est probable en raison du déclin observé, inféré et prévu de l’étendue et de la qualité de l’habitat, d’après les tendances à la perte et à la fragmentation de l’habitat dans la région.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous‑populations?
Probablement
Il y a un déclin observé, inféré et prévu de l’étendue et de la qualité de l’habitat, d’après les tendances à la perte et à la fragmentation de l’habitat dans la région.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de « localités »?
Probablement
Déclin observé, inféré et prévu d’après les tendances à la perte et à la fragmentation de l’habitat dans la région.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue et/ou la qualité] de l’habitat?
Oui
Il y a un déclin observé, inféré et prévu de l’étendue et de la qualité de l’habitat, d’après les tendances à la perte et à la fragmentation de l’habitat dans la région.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous-populations?
Non.
Aucune donnée n’indique une telle fluctuation, et rien dans la biologie de la mouche ne laisse croire que ce serait probable.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de « localités »?
Non.
Aucune donnée n’indique une telle fluctuation, et rien dans la biologie de la mouche ne laisse croire que ce serait probable.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
Non.
Aucune donnée n’indique une telle fluctuation, et rien dans la biologie de la mouche ne laisse croire que ce serait probable.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?
Non.
Aucune donnée n’indique une telle fluctuation, et rien dans la biologie de la mouche ne laisse croire que ce serait probable.
Nombre d’individus matures (dans chaque sous‑population)
Sous-populations (individuelles)
Inconnu
Données insuffisantes.
Total
Inconnu
Données insuffisantes.
Analyse quantitative
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans].
Inconnu
Aucune analyse n’a été effectuée.
Menaces
Un calculateur des menaces a‑t‑il été rempli pour l’espèce?
Oui (voir l’annexe 2)
Impact global des menaces attribué : Moyen (2023).
Principales menacées relevées :
- Zones résidentielles et urbaines (1.1) – impact faible
- Zones commerciales et industrielles (1.2) – impact faible
- Zones touristiques et récréatives (1.3) – impact faible
- Exploitation forestière et récolte du bois (5.3) – impact faible
- Activités récréatives (6.1) – impact faible
- Effluents agricoles et sylvicoles (9.3) – impact faible
- Tempêtes et inondations (11.4) – impact faible
- Déplacement et altération de l’habitat (11.1) – impact inconnu
Quels sont les facteurs limitatifs pertinents?
- Capacité de dispersion limitée
- Petite taille de la population et des parcelles
- Vulnérabilité aux conditions météorologiques
Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada
Inconnu
Espèce présente dans l’État de Washington et en Oregon, aux États-Unis, mais aucun statut de conservation n’a été attribué à l’espèce dans ces États. Aucun spécimen récent (50 dernières années) provenant de l’État de Washington, mais des spécimens ont été trouvés à plusieurs reprises en Oregon ces dernières années.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Peu probable
La plus proche sous-population connue aux États-Unis se trouve à 160 km des sous-populations canadiennes. L’espèce n’est pas migratrice et se trouve dans des parcelles d’habitat isolées.
Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?
Oui
Probablement. Aucune différence écologique et aucun décalage phénologique connus.
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Oui
Oui, en petites parcelles isolées.
Les conditions se détériorent‑elles au Canada?
Oui
Diminution probable de l’étendue et de la qualité de l’habitat (voir la section Menaces).
Les conditions de la population source (extérieure) se détériorent‑elles?
Inconnu
Inconnu, mais probable dans une certaine mesure (menaces similaires de l’autre côté de la frontière).
La population canadienne est‑elle considérée comme un puits?
Non.
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes susceptible d’entraîner un changement de statut existe‑t‑elle?
Non.
Espèce sauvage dont les données sur l’occurrence sont de nature délicate (mise en garde à considérer)
La publication de certaines données sur l’occurrence pourrait‑elle nuire davantage à l’espèce sauvage ou à son habitat?
Non.
Statut actuel
Historique du statut selon le COSEPAC
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2024.
Statut et justification de la désignation
Statut
Préoccupante
Codes alphanumériques
Sans objet.
Justification du changement de statut
Sans objet.
Justification de la désignation
Au Canada, la répartition de cette mouche se limite aux clairières des forêts de début ou de milieu de succession de la région du Lower Mainland de la Colombie-Britannique. On ne trouve le stade larvaire que dans les sols sableux ou graveleux. Neuf sous populations ont été répertoriées, dont trois reposent sur des mentions historiques seulement. Il existe probablement d’autres sous-populations, mais il est peu probable qu’il y en ait plus de 20 au total. L’habitat de l’espèce est menacé par le développement et la dégradation issue de multiples facteurs.
Applicabilité des critères
A : Déclin du nombre total d’individus matures
Sans objet.
Sans objet. Les tendances de la population sont inconnues.
B : Aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation
Sans objet.
Sans objet. L’étendue de la zone d’occurrence connue (1 061 km2) et l’IZO (36 km2) sont inférieurs aux seuils fixés pour la catégorie « en voie de disparition », et il y a un déclin observé, inféré et prévu de la qualité de l’habitat. Cependant, la population est probablement présente à plus de 10 localités, elle ne connaît pas de fluctuations extrêmes, et les données sont insuffisantes pour déterminer si elle est gravement fragmentée.
C : Nombre d’individus matures peu élevé et en déclin
Sans objet.
Sans objet. Le nombre d’individus matures est inconnu.
D : Très petite population totale ou répartition restreinte
Sans objet.
Sans objet. Le nombre d’individus matures est inconnu. L’IZO dépasse 20 km2 et le nombre de localités est supérieur à 5.
E : Analyse quantitative
Sans objet.
Aucune analyse n’a été effectuée.
Correspond aux critères de la catégorie « espèce préoccupante » suivants :
b) L’espèce sauvage pourrait devenir « menacée » si les facteurs dont on craint l’influence négative sur sa persistance ne sont ni renversés, ni gérés avec une efficacité démontrée.
c) L’espèce sauvage répond presque à au moins un critère, quel qu’il soit, correspondant à la catégorie « espèce menacée ».
Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.
Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.
Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.
Définitions (2024)
- Espèce sauvage
- Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
- Disparue (D)
- Espèce sauvage qui n’existe plus.
- Disparue du pays (DP)
- Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
- En voie de disparition (VD)*
- Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
- Menacée (M)
- Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
- Préoccupante (P)**
- Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
- Non en péril (NEP)***
- Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
- Données insuffisantes (DI)****
- Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.
* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.
Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.
Description et importance de l’espèce sauvage
Nom et classification
Classification actuelle
Classe : Insecte
Ordre : Diptères
Famille : Asilidae
Genre : Lasiopogon
Espèce : Lasiopogon pacificus (Cole et Wilcox, 1938)
Noms communs
Anglais :
Pacific Sandpirate (Cannings et al., 2023)
Pacific Lasiopogon (COSEWIC, 2018)
Pacific Sand-Robber (Cannings, 2018)
West Coast Robber Fly (Hébert, comm. pers., 2023)
Français : Asile de la côte Ouest (Hébert, comm. pers., 2023)
Synonymes et remarques :
Il n’y a pas de synonyme ni de sous-espèce de Lasiopogon pacificus. L’espèce fait partie d’un genre relativement diversifié de mouches asilides, et on compte au moins 60 espèces de Lasiopogon en Amérique du Nord (Cannings, 2002; McKnight et Cannings, 2020). L’asile de la côte Ouest fait partie d’un clade de cinq espèces étroitement apparentées (officieusement appelé « complexe d’espèces aldrichii » [Cannings, 2002; McKnight et Cannings, 2020]), qui se distinguent surtout par la morphologie de leurs organes génitaux, la génétique moléculaire et leur répartition géographique.
Description de l’espèce sauvage
L’asile de la côte Ouest est difficile à identifier pour un observateur non averti, et même les photographies (par exemple, celles qu’on trouve sur iNaturalist) ne permettent pas toujours d’identifier l’espèce.
L’adulte est une mouche de taille moyenne, longue d’environ 1 cm (voir la photo de couverture et la figure 1). Comme chez les autres mouches asilides, les pièces buccales de l’asile de la côte Ouest comportent une trompe noire de type perceur, les yeux composés sont séparés d’un espace creux sur le dessus de la tête, et une touffe de poils proéminente (appelée mystax ou « moustache ») se dresse entre les pièces buccales et les antennes. Les espèces du genre Lasiopogon se reconnaissent à l’espace entre les yeux qui diverge latéralement au-dessus des antennes, à un renflement proéminent sur la face avant de la tête, à l’abdomen allongé et principalement cylindrique, et aux organes génitaux externes, qui forment des pinces se refermant latéralement chez le mâle, et une couronne apicale de courtes épines ainsi qu’une carène ventrale en forme d’auge chez la femelle. Il existe des clés d’identification techniques des différents genres de mouches asilides (voir par exemple, Wood, 1981).
Figure 1. Asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) mâle recueilli le 31 mai 2022 à Mission (Colombie-Britannique), sous-population de Steelhead. Photo : T. A. McKnight.
Trois autres espèces du genre Lasiopogon sont présentes dans la vallée du bas Fraser, soit L. puyallupi, L. cinereus et L. fumipennis, et au moins quatre autres sont présentes dans d’autres parties de la Colombie-Britannique. L’asile de la côte Ouest se reconnaît à la combinaison de caractéristiques suivante : poils de la moustache noirs, trois bandes foncées parcourant longitudinalement la face dorsale brune du thorax, bouton de l’haltère de couleur crème, pattes foncées, segments abdominaux tous brun foncé avec un étroit anneau apical droit gris pâle, et organes génitaux externes, comportant des pinces trapues et cunéiformes s’élargissant vers le point apical chez le mâle, et un ovipositeur brun foncé avec des plaques ventrales apicales effilées de couleur rouille chez la femelle. La femelle (figure 2) est souvent légèrement plus grande que le mâle, mais les différences entre les sexes sont minimes, à l’exception des organes génitaux. Des clés d’identification des espèces ont été publiées (voir par exemple Cannings, 2002; McKnight et Cannings, 2022).
Les stades immatures (œufs, larves et nymphes) de l’asile de la côte Ouest sont inconnus, et un examen microscopique est nécessaire pour les identifier, même au niveau du genre. Melin (1923) a publié des descriptions d’espèces apparentées.
Unités désignables
L’asile de la côte Ouest est évalué en tant qu’une seule unité désignable dans l’ensemble de son aire de répartition canadienne, laquelle se trouve entièrement dans l’aire écologique nationale du Pacifique (COSEWIC, 2020). Cette décision repose sur l’absence de caractère distinctif, c’est-à-dire qu’aucune sous-espèce n’est reconnue et que les dissections d’organes génitaux internes ne montrent pas de différence notable, même entre les spécimens du Canada et de l’Oregon (McKnight, obs. pers.). Cette absence de différence laisse supposer que la dispersion et le flux génétique entre les deux extrémités de l’aire de répartition mondiale de cette espèce n’ont pas été suffisamment perturbés pour qu’une variation phénotypique soit perceptible. Les codes à barres fondés sur l’ADN de quatre spécimens d’asile de la côte Ouest sont accessibles dans le Barcode of Life Datasystem (Ratnasingham et Hebert, 2007), mais les quatre proviennent de l’Oregon et sont réunis en un seul numéro d’index. Aucun spécimen canadien n’a fait l’objet d’un séquençage de l’ADN à des fins de comparaison.
Figure 2. Asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) femelle recueilli le 31 mai 2022 à Mission (Colombie-Britannique), sous-population de Steelhead. Photo : T. A. McKnight.
Importance de l’espèce
Les mouches asilides sont populaires auprès des naturalistes amateurs, comme en témoigne le nombre croissant de ressources et de guides de terrain en ligne.
Connaissances autochtones
Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sont fondées sur les relations. Il s’agit de renseignements sur les rapports écologiques entre les humains et leur environnement, ce qui comprend les caractéristiques de l’espèce, des habitats et des localités. Les lois et les protocoles relatifs aux rapports entre les humains et l’environnement sont transmis par des enseignements et des récits ainsi que par les langues autochtones, et peuvent être fondés sur des observations à long terme. Les noms de lieux fournissent des renseignements sur les zones de récolte, les processus écologiques, l’importance spirituelle ou les produits de la récolte. Les CTA peuvent aider à déterminer les caractéristiques du cycle vital d’une espèce ou les différences entre des espèces semblables.
Importance culturelle pour les peuples autochtones
Le présent rapport ne comprend pas de CTA propres à l’espèce. L’asile de la côte Ouest demeure toutefois important pour les peuples autochtones, qui reconnaissent l’interdépendance de toutes les espèces au sein de l’écosystème.
Répartition
Aire de répartition mondiale
L’asile de la côte Ouest est présent le long de la côte Pacifique, du sud-ouest de la Colombie-Britannique au sud de l’Oregon, soit une aire de répartition d’environ 62 000 km2 (figure 3). L’espèce est confinée à une étroite bande de terre de faible altitude (généralement moins de 300 m) entre la côte et les chaînes de montagnes côtières du Pacifique. Des sous-populations pour lesquelles des mentions récentes ont été consignées sont présentes en Oregon (McKnight et Cannings, 2020) et en Colombie-Britannique (dans le cadre du présent rapport), mais aucun spécimen n’a été consigné dans l’État de Washington depuis plus de 60 ans, quoique l’absence de spécimen soit probablement attribuable à l’absence de relevés.
Figure 3. Répartition mondiale de l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) (carte réalisée par Amit Saini, Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
La carte indique environ 22 emplacements où la présence de l’asile de la côte Ouest a été consignée. En Oregon, six de ces emplacements se trouvent le long d’un tronçon de la côte du Pacifique de 200 kilomètres, et un septième est situé à environ 50 kilomètres de la côte. Dans l’État de Washington, les deux sites les plus au sud se trouvent directement sur la côte, juste au nord de l’embouchure du fleuve Columbia, tandis que les sites les plus au nord se trouvent légèrement à l’intérieur des terres, à l’extrémité nord-ouest de la péninsule Olympique. Deux autres sites se trouvent encore plus loin de la côte, mais à proximité ou directement sur le bord du détroit de Puget. En Colombie-Britannique, les neuf sites sont regroupés le long d’une bande qui s’étend de la côte jusqu’à 100 km de celle-ci, juste au nord de la frontière avec les États-Unis, près de Vancouver.
Aire de répartition canadienne
L’aire de répartition canadienne de l’asile de la côte Ouest est limitée à la vallée du bas Fraser, de Vancouver (à l’ouest) à Chilliwack (à l’est) (figure 4). Neuf sous-populations ont été répertoriées, dont six existantes et trois historiques, toutes vérifiées à l’aide de spécimens adultes ou de photographies. Puisque l’asile de la côte Ouest ne se disperse pas beaucoup à l’âge adulte, on suppose que tous les sites où un adulte a été observé abritent une sous-population. Les sous-populations sont considérées comme existantes si des individus ont été consignés à un site au cours des 20 dernières années, et comme historiques si l’espèce n’a pas été observée depuis plus de 20 ans, mais qu’un habitat potentiel est encore présent. Seule une petite partie (2 % de la superficie) de l’aire de répartition mondiale de l’asile de la côte Ouest se trouve au Canada. Chaque occurrence au Canada est considérée comme une sous-population géographiquement distincte, puisque la distance de séparation est de 1 km (NatureServe, 2024), ce qui est légèrement supérieur à la plus grande dispersion connue (c’est-à-dire 0,7 km, voir la section Déplacements, migration et dispersion). Ainsi, il se produit peu ou pas d’échanges démographiques ou génétiques entre chaque génération.
Figure 4. Carte de la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique, indiquant toutes les sous-populations existantes et historiques de l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) de même que le polygone représentant la zone d’occurrence autour des sous-populations connues (carte réalisée par Amit Saini, Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
La carte indique l’emplacement de trois sous-populations existantes et de six sous-populations historiques d’asiles de la côte Ouest dans la vallée du bas Fraser de même qu’à Vancouver. Les sous-populations existantes sont les trois plus à l’ouest; parmi celles-ci, on trouve une sous-population sur le bord de la baie Burrard, à Vancouver, une autre à environ 25 kilomètres (km) à l’est, sur le bord du fleuve Fraser, à Surrey, et une troisième à Langley, à 20 km au sud-est et à environ 10 km au nord de la frontière avec les États-Unis. Les six sous-populations historiques sont toutes légèrement plus à l’est. Quatre d’entre elles se trouvent au nord du fleuve Fraser et sont réparties le long d’une ligne d’environ 22 km orientée grossièrement vers l’est à partir de Maple Ridge, jusqu’à environ 50 km de la côte. Les deux autres sous-populations historiques sont les deux plus au sud, au sud du fleuve Fraser. L’une se trouve à Abbotsford, à environ 30 km au sud-est de Langley et à 5 km au nord de la frontière, et l’autre, juste au nord du lac Cultis, à environ 25 km à l’est et à 10 km au nord de la frontière.
Le polygone servant au calcul de l’étendue de la zone d’occurrence fait 1 082 kilomètres carrés (km2), s’étendant sur environ 90 km depuis la baie Burrard, à Vancouver, jusqu’au point situé juste au nord du lac Cultis. À son point le plus large, près de son extrémité orientale, le polygone a une largeur d’environ 20 km.
Les spécimens de musée, les observations dans le cadre de relevés et les mentions photographiques sur l’asile de la côte Ouest au Canada sont datées de 1909 à 2023. On compte au moins 35 observations et spécimens de musée représentant neuf sous-populations au Canada au cours de cette période (tableau 1). Toutes les mentions ont été vérifiées par Rob Cannings ou Tristan McKnight, tous deux experts reconnus des mouches asilides.
Sous-population |
Zone géographique |
Remarquesa |
Altitude |
Sourceb |
Première détection |
Dates d’observation |
Nombre d’individusc |
Personne ayant effectué la collecte ou l’observation |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Non affecté |
Vallée du Fraser |
Site de collecte inconnu. |
Non estimée |
CNC |
1921 |
8 août 1921 |
1 |
E. Hearle |
1 |
Bon Accord |
Site de collecte inconnu, mais probablement dans le parc d’Invergarry, à Surrey, lat./long. estimées à cet endroit. |
67 m |
MCZ |
1909 |
17 juin 1909 |
1M, 2F |
? |
2 |
Langley |
Site de collecte inconnu, lat./long. estimées correspondent possiblement à un parc dans la ville. |
19 m |
RBCM " |
1931 |
7 mai 1931 Mai 1931 |
1M 1M |
K. Graham " |
3 |
Steelhead |
Site de collecte historique inconnu. Relocalisé dans la forêt municipale en 2022. |
275 m |
CAS, FISH RBCM CAS " " " " RBCM " |
1933 |
31 mai 1933 9 juin 1933 10 juin 1933 13 juin 1933 15 juin 1933 19 juin 1933 20 juin 1933 31 mai 2022 8 juin 2022 |
1M, 1F 1M 1M 1F 1M 1F 1M 3M 1M |
H.B. Leech " " " " " " T. A. McKnight " |
4 |
Vancouver |
Site de collecte inconnu, lat./long. estimées correspondent possiblement à un parc dans la ville. |
62 m |
UBC UBC, RBCM RBCM " UBC, RBCM |
1933 |
8 juillet 1933 26 mai 1934 24 mai 1935 20 mai 1936 24 mai 1936 |
1F 1M, 1F 2M, 1F 1F 1M, 1F |
J.K. Jacob " " " " |
5 |
Chilliwack, rivière Vedder |
Site d’observation près de la rive, le long du sentier. Revisité en 2022, mais inondé. |
23 m |
iNaturalist |
2021 |
12 juin 2021 |
1M |
Sean Daniels |
6 |
Mission, ruisseau Pattison |
Site de collecte dans la marge de recul de la route riveraine. |
63 m |
RBCM " |
2022 |
31 mai 2022 1er juin 2023 |
1M 3F |
T. A. McKnight |
7 |
Mission, rive de la rivière Stave |
Site de collecte près de l’aire de pique-nique de la plage bordant la décharge du barrage. |
10 m |
RBCM |
2022 |
31 mai 2022 |
1F |
T. A. McKnight |
8 |
Maple Ridge, Thornhill |
Site de collecte sur un sentier forestier dans un parc municipal. |
211 m |
RBCM |
2022 |
7 juin 2022 |
1F |
T. A. McKnight |
9 |
Abbotsford, parc Old Riverside |
Site de collecte dans la forêt, près du ruisseau à côté du trottoir de bois |
15 m |
RBCM |
2023 |
17 mai 2023 |
1M |
J. Wray |
a Les descriptions de l’habitat aux sites des sous-populations existantes sont présentées ci-dessous.
Sous-population 3 : Le long de sentiers et de chemins forestiers à travers des blocs de forêt de seconde venue. La végétation dominante comprend le douglas de Menzies (Pseudotsuga menziesii), la pruche de l’Ouest (Tsuga heterophylla), le thuya géant (Thuja plicata), des fougères et des ronces du genre Rubus.
Sous-population 5 : Rochers dans une barre sableuse en bordure de rivière où poussent principalement des arbres feuillus (par exemple, l’aulne rouge [Alnus rubra]), des arbustes et des graminées.
Sous-population 6 : Rochers le long des rives d’un cours d’eau au débit rapide, où poussent principalement des arbres feuillus (par exemple, le peuplier de l’Ouest [Populus balsamifera ssp. trichocarpa] et l’aulne rouge) et des ronces du genre Rubus au bord des bancs de sable/champs de blocs.
Sous-population 7 : Sol sablonneux près de touffes de Rubus et d’herbes entourant une aire de pique-nique près d’une rivière au débit lent en aval d’un barrage.
Sous-population 8 : Sentier vallonné et sablonneux traversant une forêt mixte. Des peuplements importants de douglas de Menzies et de pruches de l’Ouest sont présents dans d’autres parties de cette forêt, mais le spécimen se trouvait dans une zone dominée par des arbres feuillus (par exemple, l’aulne rouge et l’érable à grandes feuilles [Acer macrophyllum]) avec de la pruche de l’ouest, du thuya géant, et des ronces du genre Rubus en sous-étage.
Sous-population 9 : Trottoir de bois le long d’un petit ruisseau. Les sentiers du parc traversent une végétation de forêt mixte (douglas de Menzies, thuya géant, érable à grandes feuilles, pruche de l’Ouest) et de marais (prêles [Equisetum sp.], lysichiton d’Amérique [Lysichiton americanus]). La fougère-aigle (Pteridium aquilinum) et des arbustes indigènes (ronce remarquable [Rubus spectabilis], ronce à petites fleurs [R. nutkanus]) dominent le sous-étage, tandis que des plantes à fleurs herbacées indigènes et non indigènes (p. ex, hydrophylle à pédoncule mince [Hydrophyllum tenuipes], dicentre à belles fleurs [Dicentra formosa], maïanthème dilaté [Maianthemum dilatatum], renoncule rampante [Ranunculus repens]) sont présentes en bordure des sentiers (Wray et Heron, 2023).
b Source : Musée avec spécimen de référence, voir la section Collections examinées pour connaître les sigles utilisés. Les spécimens du RBCM de 2022 et 2023 ont été recueillis lors des activités sur le terrain en vue du présent rapport.
c Tous les individus sont des adultes.
Des quatre sous-populations connues d’après des données historiques (tableau 1), une seule (celle de Steelhead) a été confirmée comme étant toujours existante lors des relevés récents. Cependant, comme les relevés récents n’ont pas permis de vérifier toutes les parcelles d’habitat potentiel lors de saisons propices et dans des conditions météorologiques favorables, les autres sous-populations pourraient également être toujours existantes. Des relevés ciblés réalisés en 2022 et en 2023 ont mené à la détection de quatre sous-populations non répertoriées auparavant. Une cinquième sous-population auparavant inconnue a aussi été signalée sur la plateforme iNaturalist en 2021. Ces données laissent supposer qu’il existe probablement plusieurs autres sous-populations non répertoriées.
Les activités de recherche ciblée comprennent 109,5 heures de relevés effectués au cours de 107 visites à 83 sites (62 dans le Lower Mainland, 16 sur la Sunshine Coast et cinq sur l’île de Vancouver) sur 39 jours en mai et en juin 2022 et 2023 (sites de relevés indiqués à la figure 5; voir l’annexe 1 pour de plus amples renseignements concernant les activités de recherche). Lors de ces deux années, les conditions n’ont pas été favorables aux relevés. Le printemps 2022 a été relativement froid, humide et tardif, et l’émergence de nombreux insectes a semblé retardée de plusieurs semaines. Quant au printemps 2023, un mois de mai exceptionnellement sec a semblé provoquer l’émergence précoce des mouches asilides, à des degrés d’abondance plus faibles qu’à l’habitude (McKnight, obs. pers.). Même si l’asile de la côte Ouest a pu être observé lors de ces relevés, les conditions météorologiques ont probablement augmenté la probabilité de résultats faussement négatifs (c’est-à-dire que l’espèce n’a pas été détectée à des sites où elle est présente). En outre, dans les trois régions étudiées, il reste encore de l’habitat dans lequel aucun relevé n’a été réalisé.
Figure 5. Carte du sud-ouest de la Colombie-Britannique indiquant l’emplacement des récentes activités de recherche sur le terrain visant spécialement l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) (carte réalisée par Amit Saini).
Description longue
La carte montre un petit groupe de cinq relevés ayant décelé la présence de l’asile de la côte Ouest (positifs) dans la vallée du Fraser, à environ 60 kilomètres (km) à l’est de Vancouver et entre 5 km et 25 km au nord de la frontière avec les États-Unis. Environ 25 relevés négatifs réalisés en 2022 sont indiqués, situés entre la côte autour de Vancouver et environ 110 km à l’intérieur des terres, et entre la frontière et environ 40 km au nord de celle-ci. Dans la même zone, des relevés négatifs de 2023 sont représentés en nombre similaire aux relevés de 2022, à l’exception d’un relevé situé à environ 50 km au nord-est des relevés de 2022 les plus à l’est. En outre, deux relevés négatifs ont été réalisés en 2023 au sud de la frontière, dont l’un à Bellingham, environ 20 km au sud de la frontière et à 25 km de la côte, et l’autre, sur le bord du détroit de Juan de Fuca, 80 km à l’est de Victoria. Trois autres relevés négatifs de 2023 sont situés près de Victoria, non loin de la pointe sud de l’île de Vancouver, et deux autres se trouvent le long de la partie centrale de la côte est de l’île de Vancouver, à Parksville, soit environ 120 km au nord de Victoria. Sur la côte du détroit de Géorgie directement opposée à Parksville, environ 13 relevés négatifs ont été réalisés en 2023 sur une distance d’environ 90 km, entre l’extrémité sud de la Sunshine Coast et Powell River. Enfin, un dernier groupe de quatre relevés négatifs de 2023 se trouvent près de Squamish, à l’extrémité de la baie Howe, à environ 50 km au nord de Vancouver.
Malgré ces lacunes et incertitudes dans les données, il est remarquable que l’asile de la côte Ouest n’a été relevé que dans la vallée du bas Fraser, alors que d’autres mouches asilides, et même d’autres espèces de Lasiopogon, ont été observées dans de nombreuses localités du sud-ouest de la Colombie-Britannique (figure 6). Il s’agit là d’une indication solide que l’asile de la côte Ouest, au Canada, est restreint à la vallée du bas Fraser.
Figure 6. Carte du sud-ouest de la Colombie-Britannique indiquant les localités où des mouches asilides en général (Asilidae), des Lasiopogon non ciblés, et des asiles de la côte Ouest (L. pacificus) ont été recueillis ou observés. Données compilées à partir des spécimens répertoriés par le Royal BC Museum (N = 947), certains autres musées (N = 90) et iNaturalist (N = 1 309), pour la région de la Colombie-Britannique comprise entre 51° N et 121,3° O (carte réalisée par Amit Saini, Secrétariat du COSEPAC).
Description longue
La carte indique neuf signalements de l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) le long d’une bande d’environ 30 km de large entre Vancouver et environ 100 kilomètres (km) à l’est, juste au nord de la frontière avec les États-Unis. Dans la même zone, des mentions de Lasiopogon non ciblés sont indiquées, ainsi qu’un autre petit groupe de mentions un peu plus au nord-est. D’autres mentions sont indiquées dans une zone allant jusqu’à environ 250 km au nord de la frontière et jusqu’à 250 km de la côte, ainsi qu’en plusieurs endroits de l’île de Vancouver, dont sept dans la partie centre-sud de la côte ouest, un sur la côte nord-ouest, et deux autres dans la partie centrale de la côte est. Les mentions générales de mouches asilides (Asilidae) se trouvent globalement dans la même zone que celle des mentions décrites précédemment, mais en nombre beaucoup plus important, en particulier près de Vancouver et sur la pointe sud et la côte est de l’île de Vancouver.
Structure de la population
La structure de la population de l’asile de la côte Ouest n’a pas fait l’objet d’études, mais il n’y a pas de variation connue au sein de l’espèce (voir la section Unités désignables).
Zone d’occurrence et zone d’occupation
Zone d’occurrence actuelle
L’étendue de la zone d’occurrence est comprise entre 392 km2 et 1 600 km2. La zone d’occurrence calculée au moyen du plus petit polygone convexe englobant l’ensemble des mentions connues, de 1909 à 2023, est de 1 082 km2 (figure 4). La zone d’occurrence fondée sur le plus petit polygone convexe englobant uniquement les sous-populations comportant des mentions récentes est de 392 km2. Si des occurrences supplémentaires, actuellement non répertoriées, étaient présentes de manière répandue dans la vallée du bas Fraser, la zone d’occurrence pourrait alors atteindre 1 600 km2.
Indice de zone d’occupation actuel
L’indice de la zone d’occupation (IZO) connue au Canada est de 36 km2, calculé en superposant une grille à carrés de 2 km de côté sur l’ensemble des mentions connues de 1909 à 2023. L’IZO fondé uniquement sur les sous-populations comportant des mentions récentes est de 24 km2, mais les mêmes mises en garde que celles concernant la zone d’occurrence s’appliquent. Il existe probablement des sous-populations non répertoriées qui feraient augmenter l’IZO; toutefois, il est peu probable que l’IZO dépasse 200 km2 compte tenu de l’habitat potentiel limité et de la rareté apparente de cette espèce. Même dans le paysage apparemment « convenable » de la vallée du bas Fraser, où des relevés plus intensifs ont été réalisés ces dernières années, l’espèce n’a pas été trouvée en fortes densités.
Fluctuations et tendances de la répartition
Les données sur l’asile de la côte Ouest en Colombie-Britannique sont insuffisantes pour évaluer les fluctuations ou les tendances.
Biologie et utilisation de l’habitat
On sait peu de choses sur la biologie des espèces de Lasiopogon. Le résumé ci-dessous s’appuie sur les publications de Melin (1923), Lavigne et Holland (1969), Rogers et Lavigne (1972) et Haab et al. (2019), ainsi que sur les observations faites pendant le travail de terrain associé à la préparation du présent rapport de situation (par exemple, McKnight, obs. pers.).
Cycle vital et reproduction
Le cycle vital des espèces de Lasiopogon comporte une métamorphose complète, c’est-à-dire qu’il se déroule selon les quatre étapes suivantes : œuf, larve, nymphe et adulte. Chez les autres genres de mouches asilides, la période d’incubation des œufs peut être aussi courte qu’un seul jour (Machimus) ou aussi longue que 56 jours (Andrenosoma). La période d’incubation chez le genre Lasiopogon est inconnue (Dennis et al., 2013). D’après la distribution de leur taille (Melin, 1923), les larves de Lasiopogon mettraient au moins deux ans à se développer, et les nymphes se développeraient en 9 à 17 jours à température constante (Melin, 1923; McKnight, obs. pers.). Les adultes vivent généralement jusqu’à un mois (Haab et al., 2019). Les mouches passent l’hiver au stade larvaire, et les nymphes ne sont pas trouvées avant le printemps (Melin, 1923).
La période de vol des adultes commence autour de la transition entre le printemps et l’été. Au Canada, les observations consignées sont datées du 7 mai au 8 août, la plupart entre la fin mai et la mi-juin. Le calendrier précis de l’émergence des Lasiopogon adultes peut varier de quelques semaines d’une année à l’autre, probablement en raison des variations dans les conditions météorologiques (Haab et al., 2019). L’émergence des Lasiopogon suit généralement une courbe asymétrique positive (c’est-à-dire une forte poussée précoce suivie d’un déclin progressif), les mâles étant généralement plus abondants que les femelles pendant la première moitié de la saison (Haab et al., 2019).
La reproduction et la ponte chez Lasiopogon se font tout au long de la vie de l’adulte, et les deux sexes sont polygames (Haab et al., 2019). Aucune donnée sur la fécondité de Lasiopogon n’est disponible, mais la taille des masses d’œufs pondus par d’autres mouches asilides varie de 1 chez de nombreux genres à plus de 300 chez le genre Damalis (Dennis et al., 2023), tandis que les femelles disséquées de Laphria, de Rhadiurgus, d’Eutolmus, et de Dymachus contenaient de 6 à 400 œufs (Melin, 1923). Les Lasiopogon femelles pondent en enfouissant à moitié leur abdomen dans le sol sablonneux, près de la base des plantes (Melin, 1923; Rogers et Lavigne, 1972; Haab et al., 2019).
Les taux de survie sont également inconnus, mais les larves d’autres mouches asilides élevées en laboratoire ont un taux de mortalité élevé, à cause de nématodes parasites, de la prédation par d’autres invertébrés et de facteurs de stress environnementaux comme la dessiccation (Musso, 1981). Selon une étude fondée sur la réobservation d’individus marqués portant sur une autre espèce de Lasiopogon, les adultes ont une durée de vie médiane de six jours, mais certains individus survivent plusieurs semaines (Haab et al., 2019).
Besoins en matière d’habitat
L’asile de la côte Ouest habite les forêts de début ou de milieu de succession dans la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest, généralement dans les clairières de forêts sèches vallonnées de faible altitude, à proximité de cours d’eau. La plupart des espèces de Lasiopogon habitent des milieux sablonneux ou rocheux relativement ouverts, souvent près de l’eau, mais certaines peuvent se trouver dans des milieux de forêt ou de lande (Cannings, 2002). Elles restent dans le même habitat général à toutes les étapes de leur cycle vital, mais les individus immatures se trouvent sous terre tandis que les adultes vivent au-dessus de la surface du sol. Durant la journée, les adultes ont tendance à se percher sur du sable nu, des rochers bas ou des troncs couchés au sol dans des zones exposées au soleil; la nuit, ou par mauvais temps, ils s’abritent sur des perchoirs cachés dans des arbustes bas (Lavigne et Holland, 1969; Lehr, 1984). Il arrive souvent que plusieurs espèces se trouvent dans le même habitat général au même moment, mais les différences de microhabitat ou de phénologie saisonnière peuvent faciliter le partage des niches et la coexistence (McKnight, 2017).
On sait peu de choses sur les besoins précis de l’asile de la côte Ouest en matière d’habitat. Selon la description originale de l’espèce, elle figure parmi une liste de taxons trouvés « sur du sable sec d’une plage maritime et dans des clairières de boisés près de l’océan » (Cole et Wilcox, 1938), mais lors d’une récente collecte en Oregon, des spécimens ont été trouvés perchés dans des ouvertures et des sentiers de forêts vallonnées, à moins d’un kilomètre de la plage maritime et des cours d’eau voisins (McKnight et Cannings, 2020; Moon, comm. pers., 2022). Au Canada, les sous-populations existantes d’asiles de la côte Ouest se trouvent dans une variété de milieux : sentiers traversant des forêts conifériennes ou mixtes de seconde venue, bords rocailleux de cours d’eau traversant des forêts mixtes, et bords sablonneux de rivières entourés d’arbustes et de forêts. Lors de récents relevés dans l’état de Washington, l’asile de la côte Ouest n’a pas été détecté sur les dunes exposées ni sur les plages rocailleuses bordant de grandes rivières, des lacs ou la mer, même lorsque des espèces apparentées comme L. puyallupi ou L. tumulicola étaient présentes (McKnight, obs. pers.). L’espèce n’a pas non plus été trouvée dans les forêts matures intactes, lesquelles présentent probablement une végétation trop dense et un milieu trop sombre et trop humide pour les Lasiopogon.
L’asile de la côte Ouest est présent dans la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest (CWH), la plupart des sous-populations se trouvant dans la sous-zone maritime sèche (CWHdm) et la variante maritime très sèche de l’est (CWHxm1). Il est également présent, à l’occasion, dans la variante maritime très humide (CWHvm1) (British Columbia Ministry of Forests, 2009). Dans cet écosystème, l’asile de la côte Ouest habite les sites forestiers de début ou de milieu de succession. Certaines perturbations périodiques d’origine naturelle (par exemple, déracinement par le vent, inondations ou érosion) ou anthropique (par exemple, abattage d’arbres, construction de sentiers) peuvent contribuer à maintenir une constellation de milieux ouverts où l’on trouve des communautés de transition qui conviennent à l’asile de la côte Ouest. Parmi les végétaux dominants observés aux sites canadiens abritant des sous-populations d’asiles de la côte Ouest figurent des arbres pionniers ou de début de succession comme l’aulne (Alnus), le bouleau (Betula) ou l’érable (Acer), et seuls de jeunes individus d’espèces climaciques comme la pruche (Tsuga), le thuya (Thuja) ou le douglas de Menzies (Pseudotsuga menziesii) sont présents. Les arbustes, fougères et plantes couvre-sol comme Rubus et Pteridium sont également abondants. Dans ce paysage, les microhabitats où l’asile de la côte Ouest a été trouvé sont généralement composés de sols sablonneux ou graveleux parsemés d’endroits surélevés pour se percher, comme des troncs d’arbres tombés (ni fraîchement coupés, ni mous par suite de la décomposition) ou des rochers.
La consistance du sol de l’habitat larvaire des espèces de Lasiopogon doit faire l’objet d’une étude plus approfondie, mais elle contribue probablement à la répartition inégale et limitée de celles-ci. Dans le cas des six sous-populations existantes où des adultes ont été observés, les types de sol dominants étaient les suivants : deux alluvions récentes (sable), deux Buntzen (limon sableux, modérément bien drainé), un Isar (limon sableux, rapidement drainé), et un Glen Valley (très mal drainé) (Comar et al., 1962; Luttmerding, 1981; BC Soils Information Finder Tool, 2018). Bien que ces types représentent un éventail de sols, la combinaison de dépôts alluviaux et de till glaciaire, avec des quantités modérées de gravier, semble être généralement commune. Les sols dominés par le silt ou l’argile sont probablement trop fins pour la plupart des Lasiopogon, et les champs de galets, de cailloux ou de blocs rocheux sont probablement trop grossiers. Même si l’asile de la côte Ouest est parfois présent dans des microhabitats où se trouvent de nombreux blocs rocheux, ces sites comportent aussi une abondance de sable. Le substrat du fleuve Fraser passe d’un lit à prédominance sablonneuse à un lit de gravier juste en amont de la sous-population connue la plus à l’est (Church, 2017), ce qui peut limiter l’habitat potentiel de l’espèce au-delà de ce point, quoique certains des types de sol mentionnés précédemment se trouvent aussi loin à l’est que Hope. On en trouve également le long de la Sunshine Coast, au moins jusqu’à Sechelt.
Un exercice de cartographie a été réalisé dans le Lower Mainland et dans les régions voisines afin d’estimer l’étendue de l’habitat potentiel dans l’aire de répartition connue de l’espèce (Wray et Heron, 2023). Dans le cadre de cet exercice, un terrain était considéré comme un habitat convenable s’il remplissait les trois conditions suivantes : 1) situé dans l’une des trois sous-zones ou variantes convenables de la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest, 2) une altitude inférieure à 300 m et 3) une forêt mixte à dominance de feuillus, sans égard au stade de succession. La superficie de l’habitat potentiel de l’asile de la côte Ouest a été estimée à 410,86 km2 dans le Lower Mainland, à 346,79 km2 sur la Sunshine Coast et à 331,97 km2 dans le sud-est de l’île de Vancouver, pour un total de 1 089,62 km2. En outre, l’étendue des terres dont le type de sol correspond à l’un des quatre types répertoriés pour l’espèce est estimée à 354,76 km2 dans le Lower Mainland et sur la Sunshine Coast (BC Soils Information Finder Tool, 2018). Ces calculs surestiment probablement la superficie de l’habitat convenable, car ils ne tiennent pas compte des besoins, mal connus, en matière de microhabitat. Ils peuvent néanmoins donner une idée de l’étendue de l’habitat disponible pour l’espèce dans la région.
Déplacements, migration et dispersion
La dispersion de l’asile de la côte Ouest n’a pas fait l’objet d’études, mais certains renseignements peuvent être déduits de recherches menées sur d’autres espèces du genre. Même si les Lasiopogon sont capables de voler avec agilité, la plupart des vols sont plutôt courts (seulement quelques mètres), et la dispersion entre parcelles discrètes d’habitat convenable est relativement rare. Ces mouches ont tendance à rester relativement basses par rapport au sol (généralement moins de 3 m) lorsqu’elles volent ou se reposent, de sorte qu’il est peu probable qu’elles soient transportées sur de longues distances par le vent. Les milieux privilégiés par la plupart des Lasiopogon ont tendance à présenter des fragments d’habitat optimal dynamiques, changeant au fil des ans à mesure que les perturbations et la succession végétale ouvrent ou ferment des parcelles du milieu forestier, ou que les inondations déplacent les bancs de sable le long des rivières. La plus longue dispersion globale répertoriée dans le cadre d’expériences de marquage et de réobservation de centaines d’individus de deux autres espèces de Lasiopogon n’est que de 0,7 km, et la plupart des individus marqués ne sont restés qu’à quelques dizaines de mètres de leur point d’observation initial, même après plusieurs semaines (Haab et al., 2019; McKnight, obs. pers.). La dispersion à l’échelle du kilomètre, même si elle est rare (moins de 1 %), permet probablement à une métapopulation de trouver de nouvelles parcelles d’habitat et ainsi d’éviter la disparition locale dans des conditions naturelles. L’espèce ne migre pas.
Au cours d’une journée, les Lasiopogon adultes se déplacent pour passer de leurs lieux de repos nocturnes (généralement sur des brindilles et des arbustes en périphérie d’une parcelle) à leurs perchoirs diurnes (sur des rochers, des troncs ou du sable nu à découvert), pour diverses actions selon les circonstances (poursuite d’une proie ou d’un partenaire, évitement d’un prédateur) et pour rester dans des parcelles ensoleillées (Lavigne et Holland, 1969; Haab et al., 2019). Malgré ces déplacements fréquents, les individus restent souvent fidèles à un même site, adoptant un comportement proche de celui de domaine vital, comme le fait de revenir se percher aux mêmes endroits, à quelques mètres près, jour après jour, au lieu de se déplacer dans toute la zone de microhabitat et de chasser les autres individus qui empiètent (Haab et al., 2019). Le domaine vital médian observé est de 20 m2 (Haab et al., 2019). Les sous-populations peuvent être dispersées de manière très irrégulière dans un paysage, parfois localisées dans des microhabitats dont le diamètre ne dépasse pas 100 mètres et absentes d’autres microhabitats voisins de quelques mètres seulement (Haab et al., 2019).
La dispersion anthropique est peu probable, car l’espèce n’est pas attirée par l’humain ni associée à lui. Les adultes sont généralement très méfiants à l’égard des humains et s’enfuient lorsqu’on les approche. Il est toutefois concevable que des larves puissent être transportées dans des cargaisons de sable ou de terre végétale, mais aucun cas de ce genre n’a été observé jusqu’à maintenant.
Relations interspécifiques
Les mouches asilides comme l’asile de la côte Ouest occupent un niveau intermédiaire dans le réseau trophique des insectes. Elles contribuent à réguler, directement ou indirectement, les populations de certains insectes par la prédation et la compétition (Musso, 1983; Rees et Onsager, 1985), mais elles servent à leur tour de nourriture à d’autres insectes ou à des vertébrés prédateurs de plus grande taille.
La plupart des renseignements dont on dispose sur l’interaction des Lasiopogon avec d’autres espèces concerne les proies des adultes. Les mouches asilides, larves ou adultes, sont généralement des prédateurs généralistes d’autres insectes. La mouche adulte saisit sa proie dans ses pattes épineuses et lui insère sa trompe dans le corps. Elle y injecte alors une salive paralysante et protéolytique qui dissout les tissus, puis elle aspire le liquide ainsi produit.
Régime alimentaire
On ne connaît qu’une seule proie de l’asile de la côte Ouest (un plécoptère), mais les données compilées sur les espèces apparentées de Lasiopogon laissent supposer que les adultes sont des prédateurs généralistes qui se nourrissent principalement de petites mouches, de punaises et d’insectes aquatiques volants. Les données compilées et publiées (N = 234) sur plusieurs espèces de Lasiopogon révèlent que les proies sont composées de diptères à 63 % (de 28 familles, dont cinq forment les deux tiers : Chironomidae, Tipulidae, Anthomyiidae, Empididae et Muscidae), d’Ephemeroptera à 19 %, d’Hemiptera à 13 % (principalement Cicadellidae et Aphididae), et d’un mélange de Trichoptera, de Coleoptera, d’Hymenoptera, d’Isoptera, de Lepidoptera, d’Odonata, de Plecopera et d’Acari pour les 5 % restants (Lavigne, 2016; Haab et al., 2019; McKnight et Cannings, 2020). La diversité des proies de Lasiopogon ne s’exprime pas seulement lorsqu’elles sont regroupées pour le genre entier; des études portant sur des espèces individuelles ont montré que les proies capturées en quelques jours à un seul site représentaient de 8 à 17 familles (Lavigne et Holland, 1969; Rogers et Lavigne, 1972). Le cannibalisme conspécifique a été observé chez plusieurs espèces de Lasiopogon, mais ce comportement est apparemment assez rare; les taux de cannibalisme chez d’autres mouches asilides semblent être inversement corrélés à l’abondance des proies (O’Neill, 1992). Les proies dont se nourrissent les larves de Lasiopogon sont inconnues, mais les plus courantes chez les larves d’autres mouches asilides sont les larves de coléoptères (Wood, 1981).
Prédateurs et compétiteurs
On ne connaît pas les prédateurs ni les concurrents de l’asile de la côte Ouest, mais on peut en déduire certains d’après les espèces apparentées. Parmi les principaux prédateurs de Lasiopogon figurent d’autres mouches asilides (Lehr, 1984; Lavigne, 2016), des araignées (Dennis et al., 2012) et des vertébrés comme des oiseaux et des lézards. La compétition et la prédation par d’autres mouches asilides pourraient être la plus grande préoccupation quotidienne des Lasiopogon adultes. Les libellules et les demoiselles peuvent être une source de compétition intraguilde de même que de prédation, puisqu’elles habitent souvent les mêmes milieux, qu’elles ont tendance à se nourrir de proies similaires à celles de Lasiopogon (par exemple, de petits diptères; Pritchard, 1963; Kaunisto et al., 2020) et qu’elles sont parfois la proie de mouches asilides, ou inversement (Lavigne, 1976; Do et Choi, 2019). On ignore quels les prédateurs et les concurrents des larves de Lasiopogon.
Interactions hôte/parasite/maladie
On dispose de peu d’information sur les parasites ou les maladies des mouches asilides. Des acariens parasites sont parfois observés sur les spécimens adultes, et les larves meurent parfois à cause d’une infection causée par des nématodes.
Adaptations physiologiques, comportementales et autres
On ne dispose d’aucune donnée portant spécialement sur les adaptations physiologiques de l’asile de la côte Ouest, mais certaines déductions peuvent être faites à partir d’espèces apparentées. Comme la plupart des Lasiopogon, l’asile de la côte Ouest vole au printemps et a donc probablement une plus grande tolérance au temps frais que beaucoup d’autres mouches asilides dont la période de vol est plutôt au milieu de l’été. Certaines espèces du genre sont présentes plus au nord que les autres mouches asilides, jusqu’aux côtes de l’océan Arctique, et les espèces que l’on trouve plus au sud, au Mexique, ne sont présentes qu’en milieu montagneux (McKnight et Cannings, 2020). Chez certaines espèces de Lasiopogon, les adultes peuvent être actifs à des températures de l’air aussi basses que 10 à 15 °C (Lehr, 1984), mais ils le sont plus souvent au-dessus de 20 à 25 °C (Lavigne et Holland, 1969; Haab et al., 2019). Les adultes sont également plus actifs par temps ensoleillé que par temps nuageux (Cannings, 1997) et ne le sont généralement pas du tout lorsque le ciel est couvert et qu’il menace de pleuvoir, quoique leur activité peut reprendre en quelques minutes ou quelques heures si le soleil revient. Selon Haab et al. (2019), les adultes sont actifs uniquement lorsque l’éclairement atteint un seuil correspondant à peu près à celui d’un endroit principalement ombragé par une journée ensoleillée.
Les Lasiopogon pourraient être plus vulnérables à la dessiccation que bien d’autres mouches asilides. Elles sont l’un des rares taxons à avoir été observées en train de « boire » (c’est-à-dire de plonger leur tête dans le sable mouillé) au lieu d’acquérir de l’humidité uniquement en buvant leurs proies (Lavigne et Holland, 1969), et de nombreuses espèces de ce genre ne se trouvent que sur des sites très proches d’un cours d’eau. Toutefois, l’excès d’eau pourrait aussi être un problème, puisque les Lasiopogon ne se trouvent jamais à proximité de zones marécageuses ou saumâtres. Un bon drainage est probablement important à la fois pour les larves et les adultes. Les mouches asilides au dernier stade larvaire peuvent parfois survivre sans se nourrir pendant des mois, voire des années, tant que le sol ne se dessèche pas complètement (Melin, 1923).
Les Lasiopogon sont probablement adaptés pour faire face à des perturbations stochastiques mineures, puisque leur habitat comporte des sols sablonneux irréguliers facilement érodables en bordure de cours d’eau ainsi que des communautés végétales de transition, qu’ils peuvent vivre plusieurs années, et que l’émergence des adultes est concentrée durant la transition du printemps à l’été. Jusqu’à maintenant, les tentatives d’élevage de Lasiopogon en captivité n’ont pas réussi à maintenir un cycle vital complet, de sorte que les sous-populations sauvages sont essentielles pour l’avenir de ces espèces.
Facteurs limitatifs
Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas d’origine humaine et comprennent des caractéristiques qui rendent l’espèce moins susceptible de réagir favorablement aux mesures de conservation. Ils peuvent toutefois devenir des menaces s’ils entraînent un déclin de la population. L’asile de la côte Ouest est probablement limité par une combinaison des facteurs limitatifs ci-dessous.
Capacité de dispersion limitée
De petite taille, l’asile de la côte Ouest est peu susceptible de se disperser sur de grandes distances, en particulier à travers de l’habitat non convenable (par exemple, terrains marécageux, hautes montagnes, villes recouvertes d’asphalte). L’isolement des sous-populations peut entraîner une diminution de la diversité génétique, des différences génétiques plus importantes et une dépression de consanguinité.
Petite taille de la population et des parcelles
Les sous-populations d’asiles de la côte Ouest sont petites, isolées et confinées à des parcelles d’habitat dont la taille moyenne n’est pas connue. Or, la taille d’une parcelle peut limiter la sous-population dans un habitat donné.
Vulnérabilité aux conditions météorologiques
Les conditions nuageuses limitent l’activité et peuvent empêcher les individus de chasser ou de se reproduire fréquemment, tandis que les conditions extrêmes de gel, de température, d’humidité ou de précipitations ont une incidence sur la survie à tous les stades du cycle vital. Des phénomènes météorologiques extrêmes au cours d’une année donnée peuvent avoir des répercussions sur l’abondance des générations suivantes.
Taille et tendances des populations
Sources de données, méthodologies et incertitudes
Les relevés de l’asile de la côte Ouest ont été axés sur la confirmation et la consignation des sous-populations existantes ainsi que sur la collecte de données sur le cycle vital et l’habitat. Les relevés ont été réalisés en suivant des transects aléatoires à travers l’habitat convenable (voir l’annexe 1), avec une collecte de spécimens à titre de référence pour documenter les sous-populations. Aucune expérience de marquage et de réobservation qui aurait permis d’estimer la taille des sous-populations de l’espèce avec une rigueur statistique n’a été réalisée.
Abondance
Les données sont insuffisantes pour estimer l’abondance de l’asile de la côte Ouest au Canada, quoique l’espèce semble relativement rare dans son aire de répartition par rapport aux mouches asilides apparentées. Au total, 35 spécimens et observations ont été consignés depuis 1909 (tableau 1). En 2022, sept adultes ont été signalés dans quatre sous-populations; pour trois d’entre elles, un seul individu a été observé au cours du relevé. En 2023, quatre adultes ont été signalés dans deux sous-populations.
Fluctuations et tendances
Les données sur l’abondance et la répartition de l’asile de la côte Ouest sont insuffisantes pour évaluer les fluctuations ou les tendances. Aucune des sous-populations n’a fait l’objet d’études répétées permettant de détecter les changements dans la population. Les fluctuations naturelles de la population de mouches asilides sont mal comprises, mais découlent probablement de facteurs comme les parasites, les prédateurs, les conditions météorologiques ainsi que la répartition ou l’abondance des proies. Les Lasiopogon adultes sont sensibles aux conditions météorologiques, puisqu’ils ne volent que lorsque le temps est chaud et ensoleillé, et un relevé infructueux n’indique pas nécessairement une absence. Des études sur des espèces apparentées de Lasiopogon laissent supposer que le sommet d’abondance des adultes dans une sous-population peut varier au moins du simple au double en l’espace de quelques années, mais qu’il peut également y avoir une variation apparente comparable d’une semaine à l’autre au cours d’une même année (Haab et al., 2020; McKnight, obs. pers.).
Les sous-populations connues d’asiles de la côte Ouest au Canada sont toutes séparées par des distances supérieures à la limite de dispersion normale présumée, mais sans connaître la taille de chaque sous-population et sans un meilleur échantillonnage pour évaluer l’occupation réelle de la matrice environnante, il est impossible d’évaluer avec certitude le degré de fragmentation.
Immigration de source externe
Une immigration depuis les sous-populations d’asiles de la côte Ouest aux États-Unis est peu probable. Les mentions connues les plus proches ont été signalées dans l’ouest de l’État de Washington, à environ 160 km au sud des plus proches mentions canadiennes (figure 3), et une grande partie de l’habitat intermédiaire serait relativement inhospitalier, que ce soit la mer des Salish ou la zone métropolitaine de Seattle, fortement urbanisée. Les spécimens muséaux les plus récents de l’État de Washington sont également anciens (1953), et une poignée de relevés informels dans de l’habitat apparemment convenable de cet État au cours de la dernière décennie n’ont mené qu’à l’observation d’autres espèces de Lasiopogon (McKnight, obs. pers.). Même si cette absence d’observation est probablement le résultat d’un échantillonnage insuffisant alors que l’asile de la côte Ouest est probablement encore présent quelque part dans l’État de Washington, elle laisse tout de même supposer que les sous-populations survivantes sont de petite taille et localisées dans de petites parcelles. Des sous-populations existantes sont connues dans l’ouest de l’Oregon, mais elles se trouvent à plus de 500 km de la population canadienne. Puisque les mouches du genre Lasiopogon ne migrent pas et, selon les connaissances actuelles, ne se dispersent pas sur plus d’un kilomètre (voir la section Mouvements, migration et dispersion), l’immigration naturelle à travers des centaines de kilomètres d’habitat fragmenté (ou même des dizaines de kilomètres s’il y avait des occurrences non répertoriées dans l’État de Washington plus près des sous-populations canadiennes) est improbable.
Menaces
Tendances passées, à long terme et actuelles en matière d’habitat
L’habitat de l’asile de la côte Ouest est composé de forêts de début ou de milieu de succession dans la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest, généralement dans les clairières de forêts sèches vallonnées, à proximité de cours d’eau. Au cours du siècle dernier, la vallée du bas Fraser a connu d’importantes vagues d’extraction de ressources (par exemple, exploitation forestière, carrières de sable), de conversion de forêts en terres agricoles et d’urbanisation toujours croissante, qui ont ensemble réduit et fragmenté l’habitat potentiel de l’asile de la côte Ouest. Les activités de conservation des peuplements forestiers dans les aires protégées de la zone biogéoclimatique côtière de la pruche de l’Ouest peuvent parfois interrompre certains processus de perturbation naturels qui maintenaient autrefois la mosaïque de communautés de début à milieu de succession qui convient à l’asile de la côte Ouest. La plupart des cours d’eau de la vallée du fleuve Fraser ont été modifiés, notamment ensevelis, canalisés ou endigués, en plus d’avoir été pollués et d’avoir vu la végétation riveraine indigène enlevée ou perturbée (Department of Fisheries and Oceans Canada, 1998). Les espèces de cet écosystème ont été touchées par ces changements, et les changements climatiques pourraient augmenter la fréquence et l’intensité des inondations et des sécheresses. La vallée du bas Fraser a également connu récemment une forte croissance de la population humaine. De 2011 à 2021, les districts régionaux du Grand Vancouver et du fleuve Fraser ont connu une croissance démographique de 14 % et de 17 %, respectivement, soit 329 000 et 46 000 habitants (Statistics Canada, 2012; Statistics Canada, 2023); cette croissance devrait se poursuivre dans l’avenir. Les projets de prolongement autoroutier et les plans d’aménagement urbain de la région laissent entrevoir une nouvelle expansion de la capacité des parcs résidentiels, industriels et commerciaux, ce qui pourrait empiéter sur des fragments d’habitat de l’asile de la côte Ouest (voir par exemple City of Abbotsford, 2004).
Menaces actuelles et futures
L’asile de la côte Ouest est vulnérable aux effets cumulés de diverses menaces, en particulier le développement résidentiel et commercial, l’exploitation forestière, les activités de loisirs, la pollution et le déplacement de l’habitat. La nature, la portée et la gravité de ces menaces sont décrites dans l’annexe 2, d’après le système unifié de classification des menaces de l’Union internationale pour la conservation de la nature et du Partenariat pour les mesures de conservation (UICN-CMP) (voir Salafsky et al. [2008] pour les définitions et Master et al. [2012] pour les lignes directrices). Le processus consiste à évaluer les impacts pour chacune des 11 catégories principales de menaces et de leurs sous-catégories, en fonction de la portée (proportion de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années), de la gravité (déclin prévu de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années ou 3 prochaines générations, la plus longue de ces périodes étant retenue jusqu’à un maximum d’environ 100 ans) et de l’immédiateté de chaque menace. Le calcul de l’impact global des menaces tient compte des impacts de chacune des catégories de menaces et peut être ajusté par les spécialistes des espèces qui participent à l’évaluation des menaces.
L’impact global des menaces qui pèsent sur l’asile de la côte Ouest est moyen, ce qui correspond à un déclin anticipé de 3 à 30 % au cours des dix prochaines années. Ces valeurs doivent toutefois être interprétées avec prudence, car elles peuvent être fondées sur des données subjectives, comme des avis d’experts, même si des efforts ont été faits pour corroborer les résultats avec les études et les données quantitatives disponibles.
Les menaces propres à l’asile de la côte Ouest sont mal comprises, mais les menaces générales pesant sur les mouches asilides du genre Lasiopogon et leur habitat en Colombie-Britannique ont été évaluées en s’appuyant sur des expériences comparant les données historiques et récentes sur les localités de même que sur des observations à long terme des sous-populations locales. Les principales catégories de menaces pesant potentiellement sur l’espèce ont été recensées, et elles sont présentées ci-dessous par ordre d’importance. Reportez-vous au tableau 2 et à l’annexe 2 pour davantage de précisions.
| Numéro de la sous-population |
Nom de la sous-population |
Statut |
Catégorie de menace de l’UICN potentiellement présente |
|||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
1.1 |
1.2 |
1.3 |
5.3 |
6.1 |
9.3 |
11.1 |
11.4 |
|||
| Nombre total de sous-populations visées par la menace : |
4 |
2 |
7 |
2 |
7 |
2 |
8 |
3 |
||
1 |
Bon Accord |
Historique |
Sans objet | Sans objet | X |
Sans objet | X |
Sans objet | X |
Sans objet |
2 |
Langley |
Historique |
X |
X |
X |
Sans objet | X |
Sans objet | X |
Sans objet |
3 |
Steelhead |
Existante |
X |
Sans objet | X |
X |
X |
X |
X |
Sans objet |
4 |
Vancouver |
Historique |
Sans objet | Sans objet | X |
Sans objet | X |
Sans objet | X |
Sans objet |
5 |
Chilliwack, rivière Vedder |
Existante |
Sans objet | Sans objet | X |
Sans objet | X |
Sans objet | X |
X |
6 |
Mission, ruisseau Pattison |
Existante |
X |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | X |
X |
7 |
Mission, rive de la rivière Stave |
Existante |
Sans objet | Sans objet | X |
Sans objet | X |
X |
X |
X |
8 |
Maple Ridge, Thornhill |
Existante |
X |
X |
X |
X |
X |
Sans objet | X |
Sans objet |
Menace 1 : développement résidentiel et commercial (impact faible)
Menace 1.1 : zones résidentielles et urbaines (impact faible)
L’expansion des zones urbaines pour répondre à la croissance démographique peut entraîner des conditions d’habitat qui ne conviennent pas à l’asile de la côte Ouest, par exemple par suite du défrichage, de la suppression d’habitat de la modification des régimes hydrologiques naturels. L’aire de répartition de l’espèce en Colombie-Britannique se situe dans une région densément peuplée, le Lower Mainland, mais de nombreuses sous-populations sont probablement déjà confinées à des zones bénéficiant d’une certaine protection municipale ou régionale contre le développement. Les trois sous-populations historiques de Bon Accord, de Langley et de Vancouver (nos 1, 2 et 4) se trouvent dans des zones déjà fortement urbanisées et, si l’asile de la côte Ouest y est encore présent, il est probablement limité à de petites poches d’habitat dans des parcs établis et des zones protégées. Les campements de sans-abri dans les parcs municipaux pourraient endommager ces poches d’habitat, en particulier près des lisières de forêt et des rivières. Même si la sous-population de Thornhill (no 8) se trouve dans un parc municipal, le terrain est en fait composé d’une mosaïque de propriétés privées et publiques et dépend d’une tradition de sentiers informels, de libre accès et de protection qui pourrait être révoquée. En outre, certaines parties de la zone appartenant à la municipalité sont désignées comme « réserve urbaine » dans le plan communautaire officiel de la ville de Maple Ridge, ce qui signifie qu’elles pourraient être ouvertes à un futur aménagement urbain. De même, la ville d’Abbotsford a défini une stratégie d’expansion des zones résidentielles et de son périmètre urbain sur les flancs des collines, comme le mont Sumas, afin de préserver les terres agricoles établies dans les basses-terres (City of Abbotsford, 2004). L’habitat environnant de plusieurs sous-populations de l’est, comme celle de Steelhead ou du ruisseau Pattison (nos 3 et 6), est également soumis à la pression de la transformation des terres en propriétés rurales ou en lotissements suburbains, ce qui supprimerait de l’habitat potentiel de l’asile de la côte Ouest. Le fait que les sous-populations historiques pour lesquelles aucun spécimen n’a été détecté lors des relevés récents se trouvent dans les zones les plus urbanisées de la région pourrait être un indicateur des conditions de survie difficiles si le développement s’intensifiait.
Menace 1.2 : zones commerciales et industrielles (impact faible)
Comme indiqué à la catégorie de menace précédente, Zones résidentielles et urbaines, de nombreuses sous-populations d’asiles de la côte Ouest sont limitées à des poches de terres protégées dans un environnement urbain ou suburbain. L’expansion des zones commerciales et industrielles pourrait être une menace pour l’espèce si ces centres commerciaux empiétaient sur des parcs ou d’autres parcelles d’habitat. À titre d’exemple, la ville d’Abbotsford a aménagé un parc industriel et une sous-station électrique au Mont Lehman, ce qui a éliminé des parcelles de forêt de seconde venue et de forêt mixte (City of Abbotsford, 2004).
Menace 1.3 : zones touristiques et récréatives (impact faible)
Comme indiqué à la menace Zones résidentielles et urbaines, de nombreuses sous-populations d’asiles de la côte Ouest se trouvent dans des parcs publics et peuvent être limitées à ces zones. La gestion visant à attirer davantage d’activités récréatives (par exemple, la conversion de zones naturelles des parcs en terrains de sport, la construction de parcs aquatiques sur les rivières ou les lacs) pourrait causer une dégradation de l’habitat restant dans ces parcelles. En outre, l’augmentation du nombre de visiteurs peut favoriser la propagation d’espèces végétales envahissantes qui pourraient modifier les conditions de l’habitat, le rendant non convenable pour l’asile de la côte Ouest.
Menace 5 : utilisation des ressources biologiques (impact faible)
Menace 5.3 : exploitation forestière et récolte du bois (impact faible)
L’exploitation forestière est pratiquée dans de nombreuses régions où l’asile de la côte Ouest est présent au Canada. Même si l’espèce n’a apparemment pas besoin de forêts matures pour son propre cycle de vie, on la trouve invariablement dans des forêts en début ou en milieu de succession dans la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest, et il faut donc maintenir des zones avec ce type d’habitat. Les sous-populations existantes de Steelhead et de Thornhill (no 3 et 8) se trouvent sur des sites qui ont clairement fait l’objet d’une récolte de bois au cours des dernières années ou qui sont gérés comme des boisés municipaux, de sorte que l’espèce peut manifestement coexister avec certains degrés de récolte d’arbres. Néanmoins, dans certains cas, l’ampleur et le rythme des coupes peuvent dépasser le seuil permettant la survie d’une sous-population locale.
L’abattage des arbres peut entraîner l’enlèvement des troncs tombés dont se sert l’adulte pour se percher pendant la journée ou les rendre inutilisables, tandis que la coupe du couvert arboré à proximité pourrait entraîner la perte des branches utilisées comme perchoirs nocturnes et la perte d’habitat d’espèces proies potentielles.
Menace 6 : intrusions et perturbations humaines (impact faible)
Menace 6.1 : activités récréatives (impact faible)
La population humaine à la fois grande et croissante dans le Lower Mainland et l’utilisation croissante des terres publiques à des fins récréatives pourraient menacer les sous-populations d’asiles de la côte Ouest confinées dans des parcelles d’habitat limitées. Comme indiqué à la menace Zones résidentielles et urbaines, de nombreuses sous-populations d’asiles de la côte Ouest se trouvent dans des parcs publics, où se produisent régulièrement des intrusions et perturbations humaines. Les forêts aux sites des sous-populations de Thornhill, de Chilliwack et de Bon Accord (nos 1, 5 et 8) sont fréquentées par des randonneurs, des cyclistes de montagne ou des chevaux; les routes et sentiers de la forêt de Steelhead (no 3) ont été empruntés par des véhicules récréatifs motorisés et de la machinerie lourde d’abattage; la sous-population de la rivière Stave (no 7) est directement adjacente à une aire de pique-nique; et les parcs de Vancouver ou de Langley où des sous-populations (nos 2 et 4) pourraient persister (p. ex, le parc régional Pacific Spirit ou le parc Stanley) sont très fréquentés par les piétons. Les chiens sans laisse peuvent avoir un impact sur l’habitat de l’asile de la côte Ouest en raison du piétinement, des déjections et de l’urine. Même si les Lasiopogon tolèrent certaines perturbations, une activité accrue dans ces parcs pourrait entraîner la compaction ou l’érosion des sols de même que le piétinement des jeunes plantes, et ainsi dégrader l’habitat dans son ensemble. Les effets cumulatifs de nombreux randonneurs pourraient donc entraîner une dégradation de l’habitat. Les trois sous-populations historiques sont probablement situées dans le district régional du Grand Vancouver, dont la population humaine est beaucoup plus élevée que celle des zones où des sous-populations sont toujours existantes dans le district régional de la vallée du Fraser. Les différences corrélées dans les taux de fréquentation des parcs régionaux pourraient expliquer en partie la rareté de l’asile de la côte Ouest, mais il est difficile de l’évaluer compte tenu de l’imprécision de l’emplacement des localités historiques.
Menace 9 : pollution (impact faible)
Menace 9.3 : effluents agricoles et sylvicoles (impact faible)
Des insecticides ou des herbicides pourraient être pulvérisés dans l’habitat des mouches asilides situé en bordure de terres agricoles, de forêts aménagées ou de sentiers récréatifs, et le ruissellement de ces pesticides pourrait faire en sorte que des plantes non ciblées utilisées comme habitat par l’asile de la côte Ouest ou ses proies soient touchées, ou que des effets néfastes pour les mouches asilides se produisent en raison d’un contact direct avec des larves ou des adultes, quoique les tolérances physiologiques de ces espèces sont mal connues. Si des pesticides sont appliqués régulièrement, les effets cumulatifs pourraient entraîner un déclin à long terme de l’asile de la côte Ouest, de ses proies ou les deux. À l’échelle du microhabitat, l’exploitation forestière peut entraîner une augmentation du débit des cours d’eau du bassin versant et une modification des apports en nutriments, ce qui peut accroître l’érosion et la sédimentation (Gregory et al., 1987), et donc rendre les terres environnantes plus ou moins convenables pour les larves.
Menace 11 : changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact faible)
Menace 11.1 : déplacement et altération de l’habitat (impact inconnu)
Les conséquences des changements climatiques pour l’asile de la côte Ouest sont incertaines. L’espèce vit dans une niche écologique exposée aux effets des changements climatiques (inondations, cycles phénologiques découplés, etc.) et a des besoins précis en matière de microhabitat qui peuvent être sensibles aux perturbations. Sa faible capacité de dispersion peut faire en sorte qu’elle sera moins en mesure de se déplacer rapidement loin des effets de perturbations soudaines. Même de légères différences dans les stades de la succession végétale ou la granulométrie du substrat peuvent avoir un impact considérable sur la valeur adaptative des espèces. Le réchauffement des températures pourrait permettre à l’espèce d’étendre son aire de répartition au-delà de la limite nord actuelle, mais il pourrait aussi permettre à des concurrents intraguildes normalement actifs durant l’été d’émerger plus tôt dans l’année et d’exercer une pression sur les sous-populations d’asiles de la côte Ouest. Les changements dans les régimes de précipitations et d’écoulement des cours d’eau pourraient modifier l’humidité du sol où vivent les larves, avec une incidence sur les communautés végétales qui y poussent, influençant ainsi la disponibilité de proie tant pour les larves que pour les adultes. Le fleuve Fraser connaît des sommets de ruissellement plus précoces et des débits minimaux réduits à la fin de l’été (British Columbia Ministry of Environment, 2016), ce qui pourrait modifier les régimes de sédimentation sablonneuse et d’humidité. Toutefois, il convient de noter que les parcelles de microhabitat convenable sont dynamiques et que le moment de l’arrivée des conditions printanières varie de manière stochastique d’une année à l’autre, de sorte que l’asile de la côte Ouest possède probablement une certaine capacité d’adaptation innée à un environnement changeant. Des changements rapides dans les extrêmes de température, comme des gels tardifs ou la formation de dômes de chaleur, pourraient faire augmenter la mortalité des adultes ou des nymphes plus rapidement que l’espèce ne peut s’adapter.
Menace 11.4 : tempêtes et inondations (impact faible)
Les changements climatiques devraient entraîner une intensification des tempêtes dans de nombreuses régions, ce qui pourrait provoquer des inondations plus importantes et une érosion accrue dans l’habitat de l’asile de la côte Ouest, et ainsi rendre des parcelles d’habitat inhabitables, au moins temporairement. Les adultes peuvent se déplacer dans une certaine mesure, mais il faudra des générations aux sous-populations pour se remettre d’une mortalité larvaire à grande échelle. Les sous-populations de Chilliwack, du ruisseau Pattison et de la rivière Stave (nos 5, 6 et 7) sont les plus vulnérables aux inondations. Il convient de noter que les dégâts d’inondation causés par une rivière atmosphérique dans le nord-ouest du Pacifique (novembre 2021) ont manifestement emporté des zones d’habitat convenable au site de la sous-population de Chilliwack (no 5, consignée en juin 2021), lequel a également été inondé lors des relevés de 2022 en raison d’une fonte tardive et intense du manteau neigeux. L’augmentation de la fréquence des tempêtes pourrait entraîner une couverture nuageuse persistante, réduisant le temps total que les adultes peuvent consacrer à l’alimentation et à l’accouplement.
Nombre de localités fondées sur les menaces
Le nombre minimum de localités correspond aux six sous-populations existantes (c’est-à-dire pour lesquelles des mentions récentes ont été consignées). Chaque sous-population est probablement suffisamment éloignée des autres pour ne pas avoir la même vulnérabilité à une menace donnée, et peut donc être considérée comme une localité distincte. Les décisions concernant le développement urbain, les activités récréatives et l’exploitation de forêts et de carrières relèvent généralement des gouvernements municipaux, et ces activités ne sont donc pas susceptibles de toucher simultanément plusieurs sous-populations. Quant aux feux de forêt et aux inondations extrêmes, ils seraient probablement limités à un bassin versant ou à un fragment de forêt en particulier.
En plus de ces six sous-populations, trois autres pourraient encore exister, mais ne sont connues que par des mentions historiques. Étant donné que cinq des sous-populations n’ont été découvertes qu’en 2021 et qu’il reste de l’habitat potentiellement convenable où aucun relevé n’a été réalisé dans le Lower Mainland, il est très probable qu’il existe d’autres sous-populations non répertoriées, mais le nombre total de sous-populations, et donc de localités, est probablement inférieur à 20.
Protection, statuts et activités de rétablissement
Statuts et protection juridiques
Protection fédérale
L’asile de la côte Ouest n’a pas été évalué antérieurement par le COSEPAC et n’est pas inscrit sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP).
Protection provinciale
En Colombie-Britannique, plusieurs lois visent la protection ou la gestion des espèces en péril dans la province. Les principales dont les dispositions pourraient s’appliquer à l’asile de la côte Ouest sont la loi sur les aires protégées de la Colombie‑Britannique (Protected Areas of British Columbia Act), la loi sur les pratiques relatives aux forêts et aux pâturages (Forest and Range Practices Act), et la loi sur les activités pétrolières et gazières (Oil and Gas Activities Act). Toutefois, l’asile de la côte Ouest ne figure pas sur la liste de ces deux dernières, et leurs dispositions ne s’appliquent donc pas.
La loi sur les parcs (Park Act) de la Colombie-Britannique protège les espèces d’invertébrés en péril (espèces inscrites sur les listes rouge et bleue par le Centre de données sur la conservation [CDC] de la Colombie-Britannique) dans les parcs provinciaux et les aires protégées. Lorsque l’on sait que des espèces en péril et l’habitat dont elles ont besoin se trouvent dans une zone protégée, des mesures de gestion sont incorporées dans le plan directeur du parc (si le parc dispose d’un plan directeur écrit et approuvé). L’asile de la côte Ouest a été inscrit sur la liste rouge par le CDC de la Colombie-Britannique (BC CDC, 2024), mais il n’est répertorié dans aucune zone protégée de la province. Il pourrait toutefois y avoir de l’habitat potentiel dans des zones provinciales protégées du Lower Mainland de la Colombie-Britannique.
L’espèce pourrait être inscrite sur la liste des espèces sauvages désignées en vertu de la Forest and Range Practices Act (Province of British Columbia, 2002) et de l’Oil and Gas Activities Act (Province of British Columbia, 2008). La stratégie de gestion des espèces sauvages désignées (Identified Wildlife Management Strategy) est une initiative lancée en 1999 par le ministère de l’Environnement, en partenariat avec le ministère des Forêts et des Pâturages (et en consultation avec d’autres intervenants) (voir Province of British Columbia, 2002; WLAP, 2004). Les deux lois s’appliquent aux forêts et aux pâturages de la Couronne provinciale ainsi qu’à l’affectation des terres réglementées par l’Oil and Gas Activities Act. Sous le régime de ces lois, les espèces sauvages désignées et leur habitat peuvent être gérés de manière à contrer les effets néfastes des activités réalisées dans les forêts et les pâturages, ou des activités pétrolières et gazières dans les zones d’habitat d’espèces sauvages. Toutefois, l’asile de la côte Ouest n’est actuellement pas inscrit sur la liste des espèces sauvages désignées.
Protection internationale
L’asile de la côte Ouest n’est inscrit sur aucune liste associée à des accords internationaux ou mondiaux complémentaires, comme la loi sur les espèces en voie de disparition (Endangered Species Act) des États-Unis ou la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Statuts et classements non juridiques
Les cotes de conservation de l’asile de la côte Ouest (NatureServe, 2024) sont les suivantes :
- Mondial GNR (Non classée)
- Canada N2 (En péril)
- Colombie-Britannique Liste rouge, S2 (En péril) (BC CDC, 2024)
L’asile de la côte Ouest n’a pas été évalué par des organisations des États-Unis ni par l’UICN (IUCN, 2022).
Protection et propriété de l’habitat
La plupart des sous-populations connues se trouvent dans des zones protégées relevant d’autorités municipales, ce qui est en partie le résultat des permis de collecte qui ont été accordés pour les relevés de 2022, et en partie le résultat des préférences de l’espèce en matière d’habitat (forêts de basse altitude quelque peu perturbées).
En supposant que les sous-populations de Vancouver, de Bon Accord et de Langley (nos 1, 2, 4) existent encore, elles sont probablement confinées à des parcs détenus par les municipalités, l’administration régionale ou des propriétaires privés (par exemple, Université de la Colombie-Britannique) et bénéficiant d’une protection établie.
Les sous-populations de Thornhill, de Chilliwack et d’Abbotsford (nos 5, 8 et 9) se trouvent dans des peuplements forestiers composés de terres municipales et privées protégées conjointement, tandis que la sous-population de Steelhead (no 3) se trouve dans une zone composée d’une mosaïque de terres publiques municipales et provinciales, lesquelles sont gérées en tant que forêt municipale. La sous-population du ruisseau Pattison (no 6) se trouve sur une emprise de route provinciale près d’un terrain privé (Gadsden, comm. pers., 2022). La sous-population de la rivière Stave (no 7) se trouve sur des terres appartenant à BC Hydro.
D’autres sous-populations non répertoriées sont probablement présentes dans le Lower Mainland. Les parcs provinciaux et les terres publiques provinciales à proximité renferment de nombreux milieux de début et de milieu de succession où des relevés devraient être réalisés, quoique ceux-ci sont souvent situés à des altitudes plus élevées et qu’ils offrent possiblement un microhabitat différent de celui que préfère l’asile de la côte Ouest.
Sources d’information
Références citées
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Collections examinées
Tous les spécimens physiques connus de l’asile de la côte Ouest en provenance du Canada ont été examinés, et ils sont conservés dans les collections suivantes :
- CAS : Département d’entomologie, California Academy of Sciences, San Francisco (Californie), États-Unis
- CNC : Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes, Ottawa (Ontario), Canada
- FISH : Collection privée d’Eric M. Fisher, El Dorado Hills (Californie), États-Unis
- MCZ : Département d’entomologie, Harvard Museum of Comparative Zoology, Université Harvard, Cambridge (Massachusetts), États-Unis
- RBCM : Royal British Columbia Museum, Victoria (Colombie-Britannique), Canada
- UBC : Collection entomologique Spencer, Beaty Biodiversity Museum, Université de Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique), Canada
Toutes les observations de mouches asilides en Colombie-Britannique (plus de 2 000) publiées sur les plateformes Web iNaturalist.org et bugguide.net ont été examinées afin de déterminer s’il pouvait s’agir de l’asile de la côte Ouest. Une seule mention a été trouvée.
Aucun spécimen d’asile de la côte Ouest n’a été trouvé lors des recherches effectuées dans les collections suivantes, qui sont pertinentes à l’échelle régionale bien que relativement petites :
- Burke Museum, Université de Washington, Seattle (Washington), États-Unis
- Département des sciences biologiques, Université Simon Fraser, Burnaby (Colombie-Britannique), Canada
- Collection de référence d’arthropodes du Centre forestier du Pacifique, Victoria (Colombie-Britannique), Canada
- Slater Museum of Natural History, Université de Puget Sound, Tacoma (Washington), États-Unis
Aucun spécimen canadien d’asile de la côte Ouest n’a été trouvé dans les collections suivantes, mais elles contiennent des spécimens provenant des États-Unis :
- AMNH : American Museum of Natural History, New York (New York), États-Unis
- EMEC : Essig Museum of Entomology, départment d’entomologie, Université de Californie, Berkeley (Californie), États-Unis
- ESUW : Département des sciences des plantes, des sols et des insectes, Université du Wyoming, Laramie (Wyoming), États-Unis
- FMNH : Field Museum of Natural History, Chicago (Illinois), États-Unis
- FSCA : Collection d’arthropodes de l’État de la Floride, Florida Department of Agriculture, Gainsville (Floride), États-Unis
- MSUC : Collection de recherche sur les arthropodes Albert J. Cook, Université du Michigan, East Lansing (Michigan), États-Unis
- OSUC : Collection d’insectes C.A. Triplehorn, Université de l’Ohio, Columbus (Ohio), États-Unis
- TAM : Collection privée de Tristan A. McKnight, Tucson (Arizona), États-Unis
- UCRC : Entomology Research Museum, Université de Californie, Riverside (Californie), États-Unis
- USNM : National Museum of Natural History, Smithsonian Institution, Washington (DC), États-Unis
- WSUC : Collection entomologique James, Université de Washington, Pullman (Washington), États-Unis
Experts contactés
- Cannings, Rob. Curator Emeritus of Entomology, Royal BC Museum, Victoria (Colombie-Britannique)
- Cannings, Syd. Biologiste spécialiste des espèces en péril, Service canadien de la faune, Environnement et changement climatique Canada, Whitehorse (Yukon)
- Filion, Alain. Agent de projets scientifiques et de géomatique, soutien scientifique du COSEPAC, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Gatineau (Québec)
- de Forest, Leah. Spécialiste de la conservation des espèces, Parcs Canada, Halifax (Nouvelle-Écosse)
- Gagnon, Jean-Marc. Conservateur des invertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa (Ontario)
- Génier, François. Gestionnaire des collections entomologiques, Musée canadien de la nature, Ottawa (Ontario)
- Govindarajulu, Purnima. Chef d’unité, Species Conservation Unit, Conservation Science Section, Ecosystems Branch, Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Victoria (Colombie-Britannique)
- Grant, Paul. Chercheur scientifique, Aquatic Ecosystem and Marine Mammals Section, Science Branch, Department of Fisheries and Oceans (Colombie-Britannique)
- Heron, Jennifer. Spécialiste de la conservation des invertébrés, British Columbia Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Vancouver (Colombie-Britannique)
- Ilves, Katriina. Centre Beaty pour la découverte des espèces, Musée canadien de la nature, Ottawa (Ontario)
- Lake, Randal. Chef, Affaires réglementaires, Environnement et changement climatique Canada, Nanaimo (Colombie-Britannique)
- May-McNally, Shanna. Conseillère scientifique principale par intérim, espèces en péril et saumon atlantique, ministère des Pêches et des Océans, Ottawa (Ontario)
- McDonald, Rachel. Conseillère principale en environnement, Défense nationale, Ottawa (Ontario)
- Renton, Robyn. Analyste des données et de l’information sur la conservation, Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique)
- Sadler, Kella. Chef, Rétablissement des espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Nanaimo (Colombie-Britannique)
- Saini, Amit. Agent de projets scientifiques et de géomatique, soutien scientifique du COSEPAC, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Gatineau (Québec)
- Shepherd, Pippa. Scientifique des écosystèmes III, conservation et gestion des espèces, Parcs Canada, Vancouver (Colombie-Britannique)
- Wilson, Gregory A. Spécialiste des espèces aquatiques en péril, Ecosystem Protection and Sustainability Branch, Ministry of Environment, Victoria (Colombie-Britannique)
- Wu, Jenny. Agente de projet scientifique et coordonnatrice des CTA, Secrétariat du COSEPAC, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Gatineau (Québec)
Remerciements
Le présent rapport a été financé par Environnement et Changement climatique Canada.
Nous remercions les experts suivants d’avoir transmis des données et formulé des conseils précieux : Rob Cannings, Jenny Heron, John Reynolds, John Richardson, Julie Wray, Sean Daniels et Brad Moon ont donné des précisions au sujet des espèces trouvées sur les plateformes de science citoyenne. Gretchen McKnight et Karl McKnight ont apporté leur soutien et leur aide lors des relevés sur le terrain.
Les personnes suivantes ont contribué à ce que les permis pour les relevés sur le terrain soient accordés : Tanya Bettles et Ken Snowden (ville d’Abbotsford), Tara Friesen et Ryan Mulligan (ville de Chilliwack), Julie Kanya (ville de Coquitlam), Colin Priddle (ville de Maple Ridge), Graham Watson (ville de Richmond), Pamela Zevit (ville de Surrey), Gord Gadsden et Charlotte Whaley (district régional de la vallée du Fraser), Ionut Aron (forêt Malcolm Knapp), Janice Jarvis (parcs du Grand Vancouver).
Anthea Carmichael (CAS), Claudia Copley (RBCM), Rod Crawford (Burke Museum), John Esme (Pacific Forestry Centre), Whit Farnum (MCZ), Eric Fisher (FISH), Tiia Haapalainen (Université Simon Fraser), Karen Needham (UBC), Jim O’Hara (CNC) et Gary Shugart (Slater Museum) ont facilité l’accès aux collections d’insectes.
Des remerciements sont également adressés aux personnes suivantes : Joanna James, John Klymko et Dave McCorquodale pour la révision et l’administration de la version provisoire du rapport de situation, Amit Saini et Alain Filion pour leur aide en matière de cartographie et de statistiques sur les espèces, ainsi que les membres du sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC.
Sommaire biographique du rédacteur du rapport
Tristan A. McKnight est un entomologiste ayant récolté des spécimens de Lasiopogon pendant 14 années consécutives. Il a publié plusieurs articles universitaires sur les mouches asilides et a donné un atelier en 2019 sur l’identification de ces mouches. Sa thèse de doctorat, décerné par l’Université du Michigan, portait sur la biosystématique et l’écologie évolutive des mouches asilides du genre Lasiopogon, ce qui l’a amené à trouver et à recueillir des spécimens de plusieurs espèces, dont L. pacificus, pour lesquelles aucune collecte n’avait été réalisée en de nombreuses décennies. Il est professeur praticien adjoint au département d’entomologie de l’Université d’Arizona, et ses recherches portent sur les mouches asilides et d’autres insectes.
Annexe 1. Activités de recherche et lacunes dans les données relatives à l’asile de la côte ouest.
Avant le présent rapport, aucune mention de l’asile de la côte Ouest au Canada n’avait été consignée depuis de nombreuses décennies. Les relevés réalisés en 2022 et en 2023 ont donc été axés sur le repérage des sous-populations existantes et sur la collecte d’information relative à l’habitat.
Le sud-ouest de la Colombie-Britannique est l’une des régions du Canada où il y a eu le plus d’échantillonnage lié aux espèces de Lasiopogon, mais la plupart des activités de recherche consistaient en des relevés généraux des mouches asilides plutôt qu’en des recherches ciblées pour l’asile de la côte Ouest (Cannings, comm. pers., 2021). De plus, les activités de recherche infructueuses avant 2022 ont été mal consignées. Il est toutefois possible de se faire une idée des recherches infructueuses réelles en examinant les endroits où d’autres mouches asilides ont été répertoriées dans la région (figure 6). Les spécialistes ont peut-être été peu enclins à rechercher de manière plus étendue l’asile de la côte Ouest, longtemps absent des observations, en raison de l’incertitude quant à son habitat présumé, c’est‑à‑dire le sable de plage par rapport aux ouvertures en milieu forestier (Cannings, comm. pers., 2021). L’altitude est aussi source d’incertitude, puisque, même si l’espèce est surtout présente à basse altitude (généralement à moins de 70 m), une mention isolée dans la chaîne côtière de l’Oregon a été répertoriée à 1 200 m, ce qui laisse supposer qu’elle est parfois présente dans les montagnes. Or, la plupart du temps, d’autres espèces prennent sa place dans ces milieux.
En préparation des récents relevés, des experts en taxonomie ont été consultés pour obtenir des listes de tous les spécimens historiques connus de l’asile de la côte Ouest (Cannings, comm. pers., 2021) et plusieurs musées régionaux ont été revisités pour y rechercher des spécimens canadiens potentiellement omis parmi les spécimens de collection récents, indéterminés ou utilisés à des fins éducatives (voir la section Collections examinées). Les parcs et autres zones renfermant de possibles parcelles d’habitat forestier ou sablonneux à proximité des sites historiques, de même que de nouveaux sites potentiellement convenables ailleurs dans la région, ont été repérés au moyen de l’imagerie satellite sur Google Earth.
Des relevés dans l’habitat potentiel des mouches asilides ont ensuite été réalisés au moyen de transects aléatoires, parcourus entre 9 h et 17 h par temps chaud et ensoleillé. Des mouches asilides ont été capturées avec des filets fauchoirs, puis identifiées, et des spécimens de référence ont été conservés. Ces méthodes sont généralement considérées comme appropriées pour ce taxon (Lavigne et Holland, 1969; Baker et Fischer, 1975).
Aucun piège passif n’a été utilisé lors des relevés récents, en partie parce que l’utilisation de filets fauchoirs simplifiait le processus d’obtention de permis, mais surtout parce que les pièges passifs sont rarement utilisés pour la capture des mouches asilides. Quant aux pièges Malaise ou aux pièges à cuvette, même s’ils permettent à l’occasion de capturer des mouches asilides, celles-ci ne représentent qu’une petite minorité des insectes capturés, et le recours à ces techniques implique le sacrifice d’une grande quantité de prises accessoires (Clement et al., 2018; Wolff et al., 2018).
Un échantillonnage intensif a été réalisé en 2022 et en 2023, en mai et en juin de chaque année (Wray et Heron, 2023; McKnight, obs. pers.). Cette période a été choisie pour coïncider avec la plupart des dates où des spécimens ont été observés dans le passé, en donnant la priorité aux dates les plus précoces parce que l’abondance des sous-populations de Lasiopogon est généralement plus élevée en début de saison, mais en laissant une certaine souplesse pour tenir compte de la variation annuelle de la phénologie saisonnière, qui peut se déplacer de 1 à 2 semaines d’une année à l’autre (voir la section Cycle de vie et reproduction). Ces deux relevés ont toutefois coïncidé avec des périodes durant lesquelles les conditions n’étaient pas optimales pour la collecte des Lasiopogon. Le printemps 2022 a été relativement froid, humide et tardif; par conséquent, l’émergence de nombreux insectes a été retardée de plusieurs semaines. Des mouches asilides ont néanmoins été observées : une espèce apparentée (L. puyallupi) a été trouvée dès le premier jour de relevé dans la région, et l’asile de la côte Ouest a été trouvé au cours de la première semaine, mais les abondances semblaient faibles, ce qui a possiblement eu une incidence sur le succès de l’échantillonnage. Quant au printemps 2023, il a été anormal dans l’autre extrême : un mois de mai relativement sec a présumément influencé le développement des nymphes au cours de la période principale, et les mouches asilides ont semblé émerger plus tôt et à des abondances plus faibles qu’à l’habitude (McKnight, obs. pers.).
Comme il est parfois possible d’identifier les espèces de Lasiopogon à partir de photographies de terrain, les observations de mouches asilides publiées sur les plateformes Web iNaturalist.org et bugguide.net ont également été examinées. Les données d’iNaturalist comptent environ 2 700 mentions de mouches asilides en Colombie-Britannique entre 2007 et 2023, dont 41 sont des Lasiopogon et une est l’asile de la côte Ouest (sans compter les mentions qui correspondent aux spécimens de référence provenant des relevés récents). Le lieu d’où provenait cette observation n’était pas clairement défini, mais son auteur, sur demande, a communiqué les coordonnées précises pour aider à orienter les relevés vers des sites prometteurs (Daniels, comm. pers., 2022). Malheureusement, lors du relevé de 2022, le site était inondé en raison d’un fort ruissellement printanier. De plus, il avait probablement été creusé lors de l’inondation historique de novembre 2021, quoiqu’il reste un habitat potentiel sur les pentes surélevées à proximité.
Le tableau ci-dessous présente les activités de recherche récentes (depuis 2020) visant spécialement l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) dans son aire de répartition potentielle au Canada. Les zones de recherche marquées comme « proches » se situent dans un rayon de 5 km d’un site de collecte d’une sous-population connue (ou présumée, s’il s’agit d’un site historique).
Zone géographique (toutes en Colombie-Britannique, Canada) |
Sous-population |
Date(s) de la visite |
Asile de la côte Ouest détecté? |
Effort de recherche (heures) |
Personne(s) ayant effectué le relevé |
|---|---|---|---|---|---|
Abbotsford, parc Downes Bowl |
Proche de no 9 |
17 mai 2023 |
Non |
2,25 |
J. Wray |
Abbotsford, parc régional du sentier Matsqui |
— |
19 mai 2023 |
Non |
2,25 |
J. Wray |
Abbotsford, parc McDonald, rivière Sumas |
— |
27 mai 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Abbotsford, parc McKay Creek |
— |
27 mai 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Abbotsford, parc McKee Creek |
— |
18 mai 2023 |
Non |
0,75 |
J. Wray |
Abbotsford, parc McKee Creek |
— |
27 mai 2022 7 juin 2022 18 mai 2023 |
Non Non Non |
0,5 0,25 1,25 |
T. McKnight T. McKnight J. Wray |
Abbotsford, parc Old Riverside |
No 9 |
17 mai 2023 1er juin 2023 |
Oui (1) Non |
2,0 1,0 |
J. Wray T. McKnight |
Abbotsford, parc Stoney Creek |
— |
2 juin 2022 7 juin 2022 18 mai 2023 |
Non Non Non |
1,5 1,0 1,75 |
T. McKnight T. McKnight J. Wray |
Abbotsford, parc Willband Creek |
Proche de no 9 |
2 juin 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Chilliwack, Park Peach |
Proche de no 5 |
2 juin 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Chilliwack, terrain de camping de la rivière Vedder |
Proche de no 5 |
2 juin 2022 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Chilliwack, rivière Vedder près de Yarrow |
Proche de no 5 |
7 juin 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Chilliwack, sentier Rotary le long de la rivière Vedder |
Proche de no 5 |
2 juin 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Chilliwack, rivière Vedder, berges et sentiers à 1 km à l’ouest du pont du chemin Vedder |
No 5 |
27 mai 2022 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Chilliwack, rivière Vedder, sentiers près du chemin Wilson |
Proche de no 5 |
27 mai 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Coquitlam, parc Coquitlam River, bord de la rivière Coquitlam |
— |
1er juin 2022 7 juin 2022 |
Non Non |
1,0 0,25 |
T. McKnight T. McKnight |
Coquitlam, park régional Minnekhada |
— |
7 juin 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Coquitlam, parc Upper Coquitlam River, bord du ruisseau Partridge et de la rivière Coquitlam |
— |
1er juin 2022 |
Non |
0,75 |
T. McKnight |
Delta, Pointe Brunswick |
— |
16 mai 2023 |
Non |
2,0 |
J. Wray |
District régional de la vallée du Fraser, parc régional de Cheam Lake |
— |
14 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
District régional de la vallée du Fraser, rivière Chehalis au terrain de camping, en aval du pont du chemin Morris Valley |
— |
15 juin 2023 |
Non |
2,0 |
T. McKnight |
District régional de la vallée du Fraser, rivière Chilliwack, 4 km à l’est du parc Slesse |
— |
2 juin 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
District régional de la vallée du Fraser, rivière Chilliwack, site de loisirs Thurston Meadows |
— |
7 juin 2022 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
District régional de la vallée du Fraser, ruisseau Slesse, 1 km au sud de la jonction avec la rivière Chilliwack |
— |
7 juin 2022 |
Non |
1,25 |
T. McKnight |
District régional de la vallée du Fraser, parc régional de Sumas Mountain |
— |
7 juin 2022 |
Non |
1,5 |
T. McKnight |
Hope, jonction de la rivière Coquihalla et du ruisseau Suckers |
— |
15 juin 2023 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Hope, sentiers du mont Thacker |
— |
15 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Langley, parc régional Aldergrove |
— |
16 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Langley, parc régional de Campbell Valley |
Présumé proche de no 2 |
28 mai 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Maple Ridge, parc provincial Golden Ears, lac Alouette |
— |
26 mai 2023 |
Non |
2,0 |
J. Wray |
Maple Ridge, parc provincial Golden Ears, ruisseau Gold |
— |
26 mai 2023 2 juin 2023 |
Non Non |
2,25 0,5 |
J. Wray T. McKnight |
Maple Ridge, parc Hammond, sentiers des dunes |
— |
26 mai 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Maple Ridge, parc régional Kanaka Creek, 0,5 km à l’est du pont de la 240e rue |
— |
31 mai 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Maple Ridge, parc régional Kanaka Creek, pont du ruisseau Kanaka à Cliff Falls |
— |
26 mai 2022 2 juin 2023 |
Non Non |
0,25 0,5 |
T. McKnight T. McKnight |
Maple Ridge, parc régional Kanaka Creek, ruisseau Kanaka à l’est de Fish Fence |
— |
2 juin 2022 7 juin 2022 2 juin 2023 |
Non Non Non |
1,0 1,0 1,0 |
T. McKnight T. McKnight T. McKnight |
Maple Ridge, parc régional Kanaka Creek, ruisseau Kanaka près de Fish Fence |
— |
26 mai 2022 28 mai 2022 2 juin 2022 |
Non Non Non |
0,5 1,0 0,5 |
T. McKnight T. McKnight T. McKnight |
Maple Ridge, parc régional Kanaka Creek, ruisseau Kanaka à l’ouest de la jonction avec la 256e rue |
— |
2 juin 2022 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Maple Ridge, Forêt de recherche Malcolm Knapp, bords de ruisseaux près de la limite sud |
— |
6 juin 2022 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Maple Ridge, Forêt de recherche Malcolm Knapp, bords de route au nord du lac Blaney |
— |
6 juin 2022 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Maple Ridge, boucle du lac Rolley |
— |
25 mai 2023 |
Non |
2,0 |
J. Wray |
Maple Ridge, chutes du lac Rolley |
— |
25 mai 2023 |
Non |
2,25 |
J. Wray |
Maple Ridge, parc Thornhill, sentiers forestiers du côté sud-ouest |
No 8 |
6 juin 2022 7 juin 2022 14 juin 2022 2 juin 2023 |
Non Oui (1) Non Non |
1,0 2,0 0,25 1,0 |
T. McKnight T. McKnight T. McKnight T. McKnight |
Mission, sentiers forestiers du mont Bear au nord-est de Mill Pond |
Proche de no 3 |
31 mai 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Mission, Parc régional Cascade Falls |
— |
31 mai 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Mission, forêt municipale au nord du chemin Dewdney Trunk |
No 3 |
31 mai 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Mission, ruisseau Pattison à la jonction du chemin Sylvester |
No 6 |
31 mai 2022 1er juin 2023 |
Oui (1) Oui (3) |
0,5 1,0 |
T. McKnight T. McKnight |
Mission, aire de loisirs Ruskin Dam, bord de la rivière Stave au sud-est du barrage Ruskin |
No 7 |
31 mai 2022 8 juin 2022 |
Oui (1) Non |
1,0 0,5 |
T. McKnight T. McKnight |
Mission, Steelhead, sentiers forestiers au nord de la rue Ainsworth |
No 3 |
31 mai 2022 8 juin 2022 1er juin 2023 |
Oui (3) Oui (1) Non |
2,5 1,0 1,5 |
T. McKnight T. McKnight T. McKnight |
North Vancouver, Parc Lynn Canyon |
— |
6 juin 2022 11 juin 2023 |
Non Non |
0,25 1,5 |
T. McKnight T. McKnight |
Vancouver Nord, parc régional Lynn Headwaters |
— |
4 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Port Moody, parc régional Belcarra, bord du lac Sasamat et sentier de Buntzen Ridge |
— |
1er juin 2022 |
Non |
0,75 |
T. McKnight |
Port Coquitlam, sentier pédestre Citadel Landing |
— |
11 mai 2023 |
Non |
3,5 |
J. Wray et J. Heron |
Richmond, parc Deas Island |
— |
12 juin 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Richmond, parc Garry Point |
— |
12 juin 2022 |
Non |
0,25 |
T. McKnight |
Squamish, rivière Cheekye à l’est de la jonction avec l’autoroute 99 |
— |
13 juin 2023 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Squamish, rivière Mamquam en amont de la jonction avec le ruisseau Raffuse |
— |
12 juin 2023 |
Non |
2,0 |
T. McKnight |
Squamish, ruisseau Skookum en amont de la jonction avec la rivière Mamquam |
— |
12 juin 2023 |
Non |
2,0 |
T. McKnight |
Squamish, rivière Cheekye, 1 km à l’est de la jonction avec l’autoroute 99 |
— |
13 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Sunshine Coast, parc provincial Francis Point |
— |
30 mai 2023 |
Non |
2,0 |
J. Wray |
Sunshine Coast, parc provincial Garden Bay, Nord |
— |
30 mai 2023 |
Non |
0,5 |
J. Wray |
Sunshine Coast, parc provincial Garden Bay, Sud |
— |
30 mai 2023 |
Non |
1,0 |
J. Wray |
Sunshine Coast, terrain de camping Homesite Creek |
— |
5 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Sunshine Coast, parc Kinnikinnick |
— |
1er juin 2023 |
Non |
1,5 |
J. Wray |
Sunshine Coast, baie Lang, rivière Lois au pont de l’autoroute 101 |
— |
6 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Sunshine Coast, parc provincial Porpoise Bay |
— |
29 mai 2023 |
Non |
1,75 |
J. Wray |
Sunshine Coast, parc provincial Roberts Creek |
— |
29 mai 2023 |
Non |
1,0 |
J. Wray |
Sunshine Coast, ville de Roberts Creek, parc Cliff Gilker |
— |
5 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Sunshine Coast, parc provincial Sargeant Bay |
— |
1er juin 2023 |
Non |
1,0 |
J. Wray |
Sunshine Coast, Sechelt, parc Burnett Falls |
— |
5 juin 2023 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Sunshine Coast, Parc provincial Skookumchuck Narrows |
— |
31 mai 2023 |
Non |
3,0 |
J. Wray |
Surrey, parc Invergarry, sentiers forestiers et ravin du ruisseau Bon Accord |
No 1 |
1er juin 2022 3 juin 2023 |
Non Non |
1,5 1,0 |
T. McKnight T. McKnight |
Surrey, parc provincial Peace Arch |
— |
24 mai 2023 |
Non |
1,25 |
J. Wray |
Surrey, aire de gestion de la faune de Serpentine |
— |
24 mai 2023 |
Non |
2,0 |
J. Wray |
Surrey, parc régional Tynehead |
— |
1er juin 2022 12 juin 2022 |
Non Non |
1,0 2,0 |
T. McKnight T. McKnight |
Vancouver, parc McDonald Beach |
Présumé proche de no 4 |
12 juin 2022 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Vancouver, parc régional Pacific Spirit, sentiers de plage au nord du jardin botanique |
Présumé proche de no 4 |
13 juin 2022 3 juin 2023 |
Non Non |
0,5 1,0 |
T. McKnight T. McKnight |
Vancouver, parc régional Pacific Spirit, sentiers forestiers près de la 16e ave |
Présumé proche de no 4 |
13 juin 2022 3 juin 2023 |
Non Non |
2,0 0,5 |
T. McKnight T. McKnight |
Vancouver, parc Stanley |
Présumé proche de no 4 |
30 mai 2022 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Île de Vancouver, Parksville, parc de l’estuaire de la rivière Englishman |
— |
7 juin 2023 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Île de Vancouver, parc provincial Rathtrevor |
— |
7 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Île de Vancouver, parc Bamberton |
— |
7 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Île de Vancouver, parc régional Sea to Sea |
— |
8 juin 2023 |
Non |
1,0 |
T. McKnight |
Île de Vancouver, parc régional East Sooke |
— |
8 juin 2023 |
Non |
0,5 |
T. McKnight |
Totaux : |
Sans objet |
39 jours |
7 occurrences |
109,5 heures |
3 personnes |
Annexe 2. Tableau d’évaluation des menaces pesant sur l’asile de la côte ouest au Canada.
Tableau de classification des menaces pour l’asile de la côte Ouest (Lasiopogon pacificus) dans son aire de répartition géographique au Canada, d’après le système unifié de classification des menaces de l’Union internationale pour la conservation de la nature et du Partenariat pour les mesures de conservation (UICN-CMP). Pour une description détaillée du système de classification des menaces, consulter Salafsky et al (2008) et Master et al. (2012). Pour de plus amples renseignements sur la façon dont les valeurs sont attribuées, voir Master et al. (2012).
Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème :
Lasiopogon pacificus, asile de la côte Ouest
Date :
27 avril 2023
Évaluateurs :
Jennifer Heron (co-présidente et animatrice), John Klymko (co-président), Tristan McKnight (rédacteur du rapport), Robert Buchkowski (membre du SCS), Syd Cannings (membre du SCS et membre du COSEPAC pour ECCC), Lisa Capar (membre du SCS), Jeremy deWaard (membre du SCS), Jayme Lewthwaite (membre du SCS), Dawn Marks (membre du SCS), Leah Ramsay (membre du SCS), John S. Richardson (membre du SCS), Brian Starzomski (membre du SCS), et Pamela Zevit (Ville de Surrey).
Références :
Version provisoire du rapport de situation et du calculateur de menaces
Impact des menaces |
Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - maximum de la plage d’intensité |
Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - minimum de la plage d’intensité |
|---|---|---|
A (Très élevé) |
0 |
0 |
B (Élevé) |
0 |
0 |
C (Moyen) |
0 |
0 |
D (Faible) |
5 |
5 |
Impact global des menaces calculé |
Moyen |
Moyen |
Impact global des menaces attribué :
C = moyen
Nombre |
Menace |
Impact (calculé) |
Impact |
Portée (10 prochaines années) |
Gravité (10 ans) |
Immédiateté |
Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
1 |
Développement résidentiel et commercial |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Extrême (71-100 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
1.1 |
Zones résidentielles et urbaines |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Extrême (71-100 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
La zone de la sous-population de Thornhill est désignée comme « réserve urbaine » pour le développement futur de Maple Ridge, bien que cette conversion ne soit pas imminente. Quelques projets de développement autour des sous-populations de Mission et de Langley. Il s’agit principalement d’une menace passée pour les sites de Vancouver et de Surrey, bien que les campements de sans-abri dans les parcs urbains puissent dégrader certains habitats en bordure de rivière ou de forêt. |
1.2 |
Zones commerciales et industrielles |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Extrême (71-100 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Possibilité de développement à Thornhill et autour des sites de Mission à moyen terme, bien qu’il n’y ait pas de menace précise connue. Il s’agit principalement d’une menace passée pour les sites de Vancouver et de Surrey. |
1.3 |
Zones touristiques et récréatives |
D |
Faible |
Grande (31-70 %) |
Légère (1-10 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Des activités récréatives sont pratiquées et des aménagements mineurs sont occasionnellement réalisés aux sites de Thornhill, de la rivière Stave, de Steelhead et de Chilliwack, et les éventuelles sous-populations existantes aux sites de Vancouver et de Surrey se trouvent probablement dans des parcs où de nouvelles constructions récréatives pourraient perturber l’habitat. |
2 |
Agriculture et aquaculture |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
2.1 |
Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Les activités agricoles se poursuivent dans la réserve de terres agricoles près du site du ruisseau Pattison, mais elles ne semblent pas s’étendre vers le haut de la pente à court terme, de sorte que la menace n’est pas claire. |
2.2 |
Plantations pour la production de bois et de pâte |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
2.3 |
Élevage de bétail |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
2.4 |
Aquaculture en mer et en eau douce |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
3 |
Production d’énergie et exploitation minière |
Sans objet | Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) |
Restreinte (11‑30 %) |
Inconnu |
Faible (possiblement à long terme, plus de 10 ans ou 3 générations) |
sans objet |
3.1 |
Forage pétrolier et gazier |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
3.2 |
Exploitation de mines et de carrières |
Sans objet | Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) |
Restreinte (11‑30 %) |
Inconnu |
Faible (possiblement à long terme, plus de 10 ans ou 3 générations) |
Des carrières de sable sont en activité à quelques kilomètres des sites de Steelhead et de Chilliwack; si cette industrie étend ses activités, elle pourrait empiéter sur l’habitat et le dégrader. |
3.3 |
Énergie renouvelable |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
4 |
Corridors de transport et de service |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | sans objet |
4.1 |
Routes et voies ferrées |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Des routes se trouvent à proximité de la plupart des sites connus, mais le risque de mortalité routière est probablement faible, car la circulation est présente depuis de nombreuses années et les mouches asilides ont tendance à éviter les zones où l’activité est trop intense. L’entretien des bords de routes et de voies ferrées pourrait dégrader l’habitat en raison de l’enlèvement des débris utilisés comme perchoirs, mais ces activités ont aussi lieu depuis longtemps. |
4.2 |
Lignes de services publics |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Des lignes de services publics se trouvent à proximité des sites de Steelhead et de Thornhill, mais ne constituent probablement pas une menace importante. Les perturbations écologiques régulières dans les emprises des lignes de services publics peuvent contribuer à maintenir l’habitat à un stade de succession convenable pour l’asile de la côte Ouest, mais une perturbation trop importante peut également être préjudiciable. L’effet net n’est pas clair. |
4.3 |
Voies de transport par eau |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
4.4 |
Corridors aériens |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
5 |
Utilisation des ressources biologiques |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
sans objet |
5.1 |
Chasse et capture d’animaux terrestres |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Probablement pas une menace, puisque les mouches asilides ne sont généralement pas une cible populaire pour la récolte, et cette espèce émerge plus tôt dans l’année que la plupart des autres mouches asilides, passant ainsi inaperçues. |
5.2 |
Cueillette de plantes terrestres |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
5.3 |
Exploitation forestière et récolte du bois |
D |
Faible |
Petite (1-10 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Le site de Steelhead se trouve dans une forêt activement aménagée et exploitée pour la récolte du bois, tandis que le site de Thornhill se trouve dans un bloc exploité il y a quelques décennies. Une exploitation forestière trop importante pourrait détruire l’habitat, mais la menace qui pèse sur ces sites est présente depuis de nombreuses années et l’asile de la côte Ouest peut manifestement coexister avec une exploitation sélective. |
5.4 |
Pêche et récolte de ressources aquatiques |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
6 |
Intrusions et perturbations humaines |
D |
Faible |
Grande (31-70 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Sans objet |
6.1 |
Activités récréatives |
D |
Faible |
Grande (31-70 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Multiples activités récréatives en permanence aux sites de Thornhill, de la rivière Stave, de Steelhead et de Chilliwack. Les éventuelles sous-populations existantes aux sites de Vancouver et de Surrey se trouvent probablement dans des parcs et se trouvent donc exposées à des activités récréatives en permanence. Les véhicules tout-terrain, les bicyclettes et le trafic piétonnier peuvent accroître l’érosion et le compactage du sol, et donc influencer l’abondance d’insectes proies. L’impact cumulé de nombreux randonneurs pourrait entraîner une dégradation de l’habitat, même si chacun à lui seul ne suffit pas à en causer une. |
6.2 |
Guerre, troubles civils et exercices militaires |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Le site du MDN à Chilliwack renferme un habitat potentiel à une distance raisonnable, mais n’a pas fait l’objet de relevés. Les exercices militaires pourraient perturber l’habitat ou contaminer le sol, mais si l’espèce est présente à cet endroit, il est évident qu’elle coexiste avec les activités qui s’y pratiquent déjà. |
6.3 |
Travail et autres activités |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
7 |
Modifications des systèmes naturels |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
7.1 |
Incendies et suppression des incendies |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | L’espèce vit à la lisière de forêts où des incendies sont susceptibles de se produire. Ainsi, les incendies et les mesures de suppression des incendies pourraient modifier la végétation environnante, accroître l’érosion et modifier la disponibilité de proie, quoique des incendies occasionnels puissent être bénéfiques pour créer des poches de perturbation dans la succession forestière. |
7.2 |
Gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Le site de la rivière Stave se trouve directement sous un barrage et pourrait être inondé par suite de mesures de gestion de l’eau. Le site de Chilliwack a quant à lui été inondé lors de la grande inondation de 2021. Quelques inondations périodiques sont probablement bénéfiques, car elles remettent en place l’habitat sablonneux et font reculer la succession végétale, mais trop d’inondations noient les larves, creusent le substrat sablonneux et modifient l’écologie d’un site. |
7.3 |
Autres modifications de l’écosystème |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Inconnu. Certaines espèces envahissantes sont susceptibles de modifier les écosystèmes, mais on ne sait pas dans quelle mesure elles auraient une influence sur l’asile de la côte Ouest. |
8 |
Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
8.1 |
Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Aucune interaction négative connue avec les espèces non indigènes de la région. Certaines plantes couvre-sol envahissantes pourraient recouvrir les zones de sable nu dans l’habitat (par exemple le long des sentiers), mais ce problème n’a pas encore été documenté. |
8.2 |
Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
8.3 |
Matériel génétique introduit |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
8.4 |
Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
8.5 |
Maladies d’origine virale ou maladies à prions |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
8.6 |
Maladie de cause inconnue |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
9 |
Pollution |
D |
Faible |
Restreinte (11‑30 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Sans objet |
9.1 |
Eaux usées domestiques et urbaines |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
9.2 |
Effluents industriels et militaires |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
9.3 |
Effluents agricoles et sylvicoles |
D |
Faible |
Restreinte (11‑30 %) |
Légère (1-10 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Le site de Steelhead est une forêt activement aménagée pour la récolte du bois, laquelle pourrait être source d’érosion et d’effluents dans l’habitat. Le site de la rivière Stave est situé en aval et pourrait être exposé à une combinaison d’effluents, mais en raison de la proximité d’une zone récréative, ces effluents seraient probablement gérés de manière à en réduire les effets. Les pesticides ou herbicides appliqués sur les sentiers ou dans les zones agricoles pourraient dériver dans l’habitat et nuire à l’asile de la côte Ouest. On connaît toutefois mal les tolérances physiologiques de l’espèce. |
9.4 |
Déchets solides et ordures |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
9.5 |
Polluants atmosphériques |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Les incendies de forêt ont lieu plus tard en été (en dehors de la saison de vol des adultes). |
9.6 |
Apports excessifs d’énergie |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
10 |
Phénomènes géologiques |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
10.1 |
Volcans |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
10.2 |
Tremblements de terre et tsunamis |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
10.3 |
Avalanches et glissements de terrain |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
11 |
Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents |
D |
Faible |
Grande (31-70 %) |
Légère (1-10 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Sans objet |
11.1 |
Déplacement et altération de l’habitat |
Sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnu |
Élevée (menace toujours présente) |
Les conséquences des changements climatiques sont incertaines. Cette espèce devrait avoir une certaine résilience naturelle aux changements environnementaux stochastiques, ce qui lui permettrait de s’adapter à un climat changeant. Toutefois, les changements dans les cycles phénologiques, dans les régimes de précipitations et de débit des cours d’eau, et dans les communautés écologiques en général pourraient modifier l’habitat existant et le rendre moins convenable plus rapidement que la population peut s’adapter. Le réchauffement des températures pourrait permettre à l’espèce d’étendre son aire de répartition vers le nord, mais cette expansion serait limitée par les chaînes de montagnes côtières. |
11.2 |
Sécheresses |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
11.3 |
Températures extrêmes |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Des températures extrêmes, comme un gel très tardif ou la formation d’un dôme de chaleur, peuvent faire augmenter la mortalité des adultes ou des nymphes près de la surface du sol. Toutefois, les Lasiopogon sont adaptés à certains écarts de température, compte tenu de leur phénologie printanière et de leur répartition, de sorte que l’impact réel n’est pas bien connu. |
11.4 |
Tempêtes et inondations |
D |
Faible |
Grande (31-70 %) |
Légère (1-10 %) |
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
Le site de Chilliwack a été inondé lors des crues de 2021, et les sites de Mission situés en bordure de cours d’eau (par exemple, rivière Stave et ruisseau Pattison) pourraient être endommagés par d’autres crues. Comme de nombreuses espèces de Lasiopogon vivent dans des zones riveraines dynamiques exposées à des perturbations périodiques, dont les inondations, cette espèce est probablement naturellement résistante à cette menace, mais l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes pourrait être problématique. Les adultes peuvent se déplacer dans une certaine mesure, mais en cas de mortalité des larves, la population pourrait prendre des générations à se rétablir. |
11.5 |
Autres impacts |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. |
Classification des menaces d’après l’IUCN-CMP, Salafsky et al. (2008).