Dorure de Röll (Brotherella roellii) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2025
Titre officiel : Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur la dorure de Röll (Brotherella roellii) au Canada
En voie de disparition
2025
Matériel appartenant à des tierces parties
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Information sur le document
Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :
COSEPAC. 2025. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la dorure de Röll (Brotherella roellii) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xv + 51 p. (Registre public des espèces en péril).
Rapport(s) précédent(s) :
COSEPAC. 2010. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la brotherelle de Roell (Brotherella roellii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ix + 25 p. (Registre public des espèces en péril).
Note de production :
Le COSEPAC remercie Dan Tucker d’avoir rédigé le rapport de situation sur la dorure de Röll (Brotherella roellii) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par René Belland et Nicole Fenton, coprésidents du Sous-comité de spécialistes des mousses et lichens du COSEPAC.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :
Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa ON K1A 0H3
Courriel : cosewic-cosepac@ec.gc.ca
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)
Also available in English under the title:
“COSEWIC assessment and status report on the Roell’s Brotherella Moss Brotherella roellii in Canada”.
Photo de la couverture :
Dorure de Röll (Brotherella roellii) au ruisseau Ruby, en Colombie-Britannique, mai 2022. Photo : Dan Tucker.
© Sa Majesté le Roi du Chef du Canada, 2025.
No de catalogue CW69-14/615-2025F-PDF
ISBN 978-0-660-78471-7
COSEPAC sommaire de l’évaluation
Sommaire de l’évaluation – mai 2025
Nom commun : Dorure de Röll
Nom scientifique : Brotherella roellii
Statut : En voie de disparition
Justification de la désignation : Cette mousse est endémique dans l’ouest de l’Amérique du Nord, où toutes les souspopulations existantes connues sont situées dans la région densément peuplée du sudouest de la partie continentale de la ColombieBritannique. Les activités d’échantillonnage exhaustives qui ont été menées dans la région et à l’extérieur de celleci indiquent que l’espèce ne pousse que sur des feuillus et des troncs pourris, dans des peuplements riverains qui se trouvent principalement en zone urbaine. Au moins 106 individus ont été observés dans 30 souspopulations connues. Les caractéristiques du cycle vital de l’espèce accroissent la vulnérabilité des petites souspopulations aux tempêtes et aux sécheresses associées aux changements climatiques ainsi qu’aux activités récréatives, à la construction de routes et à l’aménagement urbain.
Répartition : Colombie-Britannique
Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010. Réexamen et confirmation du statut en mai 2025.
COSEPAC résumé
Dorure de Röll
Brotherella roellii
Description et importance de l’espèce sauvage
La dorure de Röll (Brotherella roellii) est une mousse jaune à vert doré luisante qui pousse en tapis. Les tiges feuillées sont petites, larges d’environ 0,5 mm, et légèrement aplaties. L’espèce se reproduit par voie sexuée au moyen de spores, et par voie asexuée au moyen de pousses flagelliformes caduques. La dorure de Röll est endémique de la côte centrale du Pacifique de l’Amérique du Nord, et les sous-populations de la Colombie-Britannique représentent probablement les seuls sites existants dans le monde.
Connaissances autochtones
Toutes les espèces sont importantes, interreliées et interdépendantes. Le rapport ne comprend pas de CTA propres à l’espèce.
Répartition
Au niveau mondial, la dorure de Röll n’a été signalée que dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique et dans l’État de Washington. Elle est actuellement connue dans les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique, dans les régions de la vallée du Fraser et de la baie Howe, entre les municipalités de Hope et de Squamish. Aux États-Unis, il n’y a que six sous-populations non confirmées dans l’État de Washington. Cependant, puisque la mention la plus récente remonte à plus d’un siècle, la dorure de Röll a été classée SH (possiblement disparue) aux États-Unis par NatureServe en 2022. Ainsi, toutes les sous-populations existantes se trouvent au Canada.
Habitat
Au Canada, la dorure de Röll pousse sur les arbres, les troncs, les souches et les débris ligneux dans les forêts mixtes fraîches et humides, y compris dans les forêts de seconde venue, sur les terrasses fluviales, dans les plaines inondables marécageuses et parfois dans les ravins traversés par un cours d’eau. La base des feuillus et le bois en décomposition constituent les principaux substrats sur lesquels pousse l’espèce. La plupart des sites actuels se trouvent dans des parcs municipaux, régionaux et provinciaux situés en zones urbaines.
Biologie
La dorure de Röll est autoïque, c’est-à-dire qu’un même individu possède des organes reproducteurs mâles et femelles, ce qui augmente les probabilités de réussite de la fécondation et de la production de sporophytes. Les sporophytes de la dorure de Röll arrivent à maturité et dispersent leurs spores en hiver. Les spores mesurent 13 à 17 µm, ce qui rend probable une dispersion régionale sur de longues périodes (plusieurs générations). De plus, la dorure de Röll produit des pousses flagelliformes caduques, qui permettent une reproduction asexuée et une dispersion généralement locale.
La stratégie biologique de la dorure de Röll se caractérise par sa reproduction relativement courante par voies sexuée et asexuée et sa croissance sur des substrats qui disparaissent de manière prévisible après une certaine période (par exemple, troncs d’arbres, souches, billes et débris ligneux). D’après les lignes directrices actuelles de l’UICN concernant les bryophytes, la dorure de Röll est considérée comme une espèce longévive, la durée d’une génération étant de 11 à 25 ans.
La capacité d’adaptation de la dorure de Röll est inconnue. La dorure de Röll ne pousse que dans les forêts mixtes humides à dominance de feuillus, les plaines inondables et les ravins; il est donc peu probable qu’elle survive dans des sites peu humides, même en présence d’un substrat approprié.
Taille et tendances des populations
La taille de la population de dorure de Röll est évaluée en fonction des sous-populations, car aucun dénombrement précis des individus n’a été réalisé dans les sous-populations au fil du temps. Aujourd’hui, la population canadienne de dorure de Röll se compose de 30 sous-populations existantes connues; l’emplacement géographique de 12 d’elles n’a pas été confirmé (les renseignements sur ces sous-populations ne sont pas suffisamment précis pour permettre leur réévaluation), et quatre seraient disparues. Six autres sous-populations sont considérées comme disparues. Le nombre d’individus (colonies), estimé d’après les plus récentes lignes directrices de l’UICN relatives au concept d’« équivalent-individu » pour les bryophytes, est d’au moins 106. Depuis la précédente évaluation de la situation, 20 nouvelles sous-populations ont été découvertes. Sans compter les sous-populations dont l’emplacement géographique n’a pas été confirmé, le nombre de sous-populations a connu un déclin continu de 14,2 % en 12 ans, ce qui correspond à peu près à la durée d’une génération (11-25 ans).
Menaces
Les principales menaces pesant sur la dorure de Röll sont les dommages causés aux équivalents-individus et la dégradation de l’habitat. Ces menaces sont associées 1) aux tempêtes liées aux changements climatiques qui entraînent des inondations et des événements géologiques tels que des glissements de terrain, 2) aux espèces envahissantes et autres espèces problématiques, 3) au développement résidentiel et commercial, en particulier l’expansion des lotissements dans les zones urbaines, et 4) à l’intrusion humaine dans l’habitat, principalement la dégradation de l’habitat due à l’utilisation de sentiers récréatifs. Une immigration depuis la population de l’État de Washington est très improbable, car cette population est considérée comme disparue.
Protection, statuts et activités de rétablissement
La dorure de Röll figure sur la liste des espèces en voie de disparition de la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’espèce est actuellement classée G3 (vulnérable) au niveau mondial, N3? (vulnérable) au Canada, et S1S2 (gravement en péril à en péril) en Colombie-Britannique, et figure sur la liste rouge de la province. Quarante-trois pour cent des sous-populations existantes et historiques connues se trouvent dans des parcs provinciaux, régionaux ou municipaux.
Résumé technique
Brotherella roellii
Dorure de Röll
Roell’s Brotherella Moss
Répartition au Canada : Colombie-Britannique
Données démographiques
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population)
Environ 11 à 25 ans
D’après le système de Bergamini et al. (2019), adopté pour la liste rouge européenne des bryophytes de l’UICN (Hodgetts et al., 2019).
Y a‑t‑il un déclin continu [observé, estimé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?
Oui, un déclin passé de 14 % sur 12 ans est inféré, et rien n’indique que ce déclin s’est arrêté.
Le déclin du nombre total d’individus matures est inféré d’après le déclin du nombre de sous-populations depuis le précédent rapport (2010-2022). Les sous-populations sont utilisées ici pour calculer le déclin, car le nombre exact d’individus par sous-population est inconnu.
Pourcentage [observé, estimé ou présumé] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [trois ans ou une génération, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]
Inconnu
Aucun déclin n’est observé, estimé ou prévu, mais un déclin passé de 14 % sur 12 ans est inféré, ce qui s’inscrit dans la variation sur une génération. Le déclin devrait se poursuivre en raison de la persistance des menaces.
Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]
Inconnu
Inconnu, mais le déclin inféré devrait se poursuivre en raison des menaces persistantes.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] de [réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations, selon la période la plus longue]
Oui, un déclin de 7/37 = 18,9 % des sous-populations sur les trois dernières générations est inféré.
Le déclin du nombre total d’individus matures est inféré d’après le déclin du nombre de sous-populations depuis le précédent rapport (2010-2022).
Pourcentage [prévu, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations, jusqu’à un maximum de 100 ans]
Une diminution du nombre total d’individus au cours des trois prochaines générations est inférée en raison des menaces persistantes.
Pourcentage [observé, estimé, inféré, prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans], commençant dans le passé et se terminant dans le futur (jusqu’à un maximum de 100 ans dans le futur)
Un déclin de 7/37 = 18,9 % des sous-populations sur les trois dernières générations est inféré.
Le déclin du nombre total d’individus matures est inféré d’après le déclin du nombre de sous-populations depuis le précédent rapport (2010-2022)
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles?
Non
Il est peu probable que les changements climatiques et le développement s’arrêtent dans les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique.
Est-ce que les causes du déclin sont clairement comprises?
Partiellement
Le déclin est dû en partie au développement et aux activités récréatives qui perturbent les sous-populations dans les zones récréatives, ainsi qu’à l’inondation de l’habitat riverain liée aux changements climatiques. La perte de certaines sous-populations ne peut être expliquée et pourrait être due à la sécheresse ou à des phénomènes stochastiques.
Est-ce que les causes du déclin ont effectivement cessé?
Peu probable
Changements climatiques
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
Non
Information sur la répartition
Superficie estimée de la zone d’occurrence
6 787 km2
Calculé à partir d’un polygone convexe minimal entourant les sites connus existants de 2002 à 2022.
Indice de zone d’occupation (IZO), établi à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté
128 km2
Sur la base des sites existants connus entre 2002 et 2022
La population est‑elle gravement fragmentée, c.àd. que plus de 50 % des individus ou plus de 50 % de la zone d’occupation totale (comme indicateur du nombre d’individus) se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une sous‑population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?
- Non
- Inconnu
- La superficie de l’habitat dont a besoin la dorure de Röll est petite. Une sous-population peut exister sur un seul arbre, une seule bille ou un seul morceau de bois.
- La dispersion n’a pas été étudiée chez l’espèce. Le potentiel de dispersion entre les sous-populations est inconnu. Cependant, les spores mesurent de 13 à 17 µm; une dispersion régionale à l’échelle de générations est donc probable.
Nombre de localités (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)
>10
Le développement résidentiel, les activités récréatives et les menaces liées aux changements climatiques sont présents dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. Certaines de ces menaces peuvent toucher simultanément toutes les sous-populations, mais leurs manifestations, comme les inondations ou les glissements de terrain liés aux changements climatiques, sont peu susceptibles de frapper toutes les sous-populations en même temps.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?
Non
De nouvelles sous-populations ont été découvertes depuis la publication du précédent rapport de situation, mais elles se situent dans l’aire de répartition qui était déjà connue.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation?
Non
De nouvelles sous-populations ont été découvertes depuis la publication du précédent rapport de situation, mais il est probable qu’elles existaient déjà auparavant mais n’avaient pas été signalées.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous-populations?
Oui, un déclin passé de 14 % entre 2010 et 2022 est inféré.
Un déclin continu dans l’avenir est inféré, car les menaces n’ont pas cessé.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de « localités »?
Oui, en fonction de l’ensemble des menaces, chaque sous-population représente une localité. Un déclin passé de 14 % est donc inféré.
Un déclin continu dans l’avenir est inféré, car les menaces n’ont pas cessé
Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue et/ou la qualité] de l’habitat?
Oui
Un déclin continu est inféré en raison des changements climatiques, de la poursuite du développement résidentiel et de l’augmentation des intrusions humaines et des activités récréatives dans la région des basses-terres continentales, en Colombie-Britannique.
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de sous‑populations?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités?
Non
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
Non
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?
Non
| Sous-population | Individus |
|---|---|
| Sous-population 1 | 1 |
| Sous-population 2 | 9 |
| Sous-population 3 | 7 |
| Sous-population 4 | 4 |
| Sous-population 5 | Disparue |
| Sous-population 6 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 7 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 8 | 1 |
| Sous-population 9 | 1 |
| Sous-population 10 | 1 |
| Sous-population 11 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 12 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 13 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 14 | Présumée disparue |
| Sous-population 15 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 16 | 8 |
| Sous-population 17 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 18 | 2 |
| Sous-population 19 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 20 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 21 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 22 | 3 |
| Sous-population 23 | Présumée disparue |
| Sous-population 24 | Disparue |
| Sous-population 25 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 26 | Disparue |
| Sous-population 27 | 1 |
| Sous-population 28 | 5 |
| Sous-population 29 | 1 |
| Sous-population 30 | Disparue |
| Sous-population 31 | Présumée disparue |
| Sous-population 32 | Présumée disparue |
| Sous-population 33 | 1 |
| Sous-population 34 | 1 |
| Sous-population 35 | 2 |
| Sous-population 36 | 1 (non confirmée) |
| Sous-population 37 | 1 |
| Sous-population 38 | 14 |
| Sous-population 39 | 5 |
| Sous-population 40 | Disparue |
| Sous-population 41 | Disparue |
| Sous-population 42 | 1 |
| Sous-population 43 | 1 |
| Sous-population 44 | 2 |
| Sous-population 45 | 1 |
| Sous-population 46 | 3 |
| Sous-population 47 | 2 |
| Sous-population 48 | 1 |
| Sous-population 49 | 2 |
| Sous-population 50 | 11 |
| Sous-population 51 | 1 |
| Sous-population 52 | 1 |
| Total : Environ 106 individus, dont 94 existants et 12 non confirmés. D’après les données de l’herbier UBC, des enquêtes ciblées et des communications personnelles (2022). Voir le tableau 1. |
|
Analyse quantitative
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans].
Inconnu
Aucune analyse n’a été effectuée.
Menaces
Un calculateur des menaces a‑t‑il été rempli pour l’espèce?
Oui (voir l’annexe 3)
L’impact global des menaces attribué est élevé-moyen (2023)
Principales menaces relevées :
- Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (menace 1 de l’UICN) – impact moyen-faible
- Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (menace 8 de l’UICN) – impact moyen-faible
- Développement résidentiel et commercial (menace 1 de l’UICN) – impact faible
- Corridors de transport et de service (menace 4 de l’UICN) – impact faible
- Utilisation des ressources biologiques (menace 5 de l’UICN) – impact faible
- Intrusions et perturbations humaines (menace 6 de l’UICN) – impact faible
- Modifications des systèmes naturels (menace 7 de l’UICN) – impact faible
- Phénomènes géologiques (menace 10 de l’UICN) – impact faible
Quels sont les facteurs limitatifs pertinents?
- Aire de répartition mondiale très limitée
- Besoins stricts en matière de niche (humidité élevée et faible luminosité)
Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada
Inconnue, probablement disparue
La population des États-Unis de l’État de Washington est classée SH (possiblement disparue; NatureServe, 2022).
Une immigration a‑t‑elle été constatée ou est‑elle possible?
Peu probable
Peu probable, car la population des États-Unis serait disparue.
Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?
Oui
Les deux populations comptent des sites proches de la frontière entre les États-Unis et le Canada. Les conditions environnementales sont vraisemblablement suffisamment similaires pour que les individus immigrants des États-Unis puissent survivre au Canada.
Y a‑t‑il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Oui
Il y a de l’habitat approprié si les immigrants peuvent se disperser jusqu’à celui-ci.
Les conditions se détériorent‑elles au Canada?
Oui
La destruction de l’habitat due au développement résidentiel et la dégradation de l’habitat due aux activités récréatives et aux changements climatiques détériorent les conditions au Canada. Voir la section « Menaces » du rapport.
Les conditions de la population source se détériorent-elles?
Inconnu
La population des États-Unis est peut-être disparue (COSEWIC, 2010; NatureServe, 2022).
La population canadienne est‑elle considérée comme un puits?
Non
La population canadienne est probablement la seule population existante.
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes susceptible d’entraîner un changement de statut existe‑t‑elle?
Non
La population des États-Unis est peut-être disparue
Espèce sauvage dont les données sur l’occurrence sont de nature délicate (mise en garde à considérer)
La publication de certaines données sur l’occurrence pourrait‑elle nuire davantage à l’espèce sauvage ou à son habitat?
Non
Le Conservation Data Centre de la Colombie‑Britannique ne considère pas que les données sur la dorure de Röll sont de nature délicate. Les données sur les occurrences sont accessibles au public.
Statut
Historique du statut selon le COSEPAC
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2010. Réexamen et confirmation du statut en mai 2025.
Statut et justification de la désignation
Statut : En voie de disparition
Code alphanumérique : C2a(i); D1
Justification du changement de statut :Sans objet
Justification de la désignation : Cette mousse est endémique dans l’ouest de l’Amérique du Nord, où toutes les souspopulations existantes connues sont situées dans la région densément peuplée du sudouest de la partie continentale de la ColombieBritannique. Les activités d’échantillonnage exhaustives qui ont été menées dans la région et à l’extérieur de celleci indiquent que l’espèce ne pousse que sur des feuillus et des troncs pourris, dans des peuplements riverains qui se trouvent principalement en zone urbaine. Au moins 106 individus ont été observés dans 30 souspopulations connues. Les caractéristiques du cycle vital de l’espèce accroissent la vulnérabilité des petites souspopulations aux tempêtes et aux sécheresses associées aux changements climatiques ainsi qu’aux activités récréatives, à la construction de routes et à l’aménagement urbain.
Applicabilité des critères
A : Déclin du nombre total d’individus matures
Sans objet.
Les données sont insuffisantes pour inférer, prévoir ou présumer de manière fiable les tendances de la population.
B : Aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation
Sans objet.
L’IZO (128 km2), est inférieur au seuil de la catégorie « Espèce en voie de disparition », mais la population n’est pas gravement fragmentée, compte plus de 10 localités et ne connaît pas de fluctuations extrêmes.
C : Nombre d’individus matures peu élevé et en déclin
Correspond au critère de la catégorie « Espèce en voie de disparition » C2a(i).
Le nombre d’individus matures est inférieur à 2 500, toutes les sous-populations comptent moins de 250 individus, et il y a un déclin continu inféré.
D : Très petite population totale ou répartition restreinte
Correspond au critère de la catégorie « Espèce en voie de disparition » D1.
Le nombre d’individus matures estimé est inférieur à 250.
E : Analyse quantitative
Sans objet.
Analyse non effectuée.
Si la catégorie proposée pour l’espèce est « préoccupante », « données insuffisantes » « disparue du pays » ou « disparue », énumérez les lignes directrices, les exemples ou les autres éléments à considérer applicables tirés de l’annexe E3 du Manuel des opérations et des procédures.
Préface
Depuis la précédente évaluation de la situation (COSEWIC, 2010), une sous-population a disparu et quatre autres sont considérées comme disparues. Cependant, grâce à l’intensification des activités de recherche, 20 nouvelles sous-populations de dorure de Röll ont été découvertes. Les nouvelles sous-populations élargissent légèrement les substrats connus et la zone d’altitude de l’espèce, ayant été observées sur des débris ligneux et des feuillus situés à moins de 130 m au-dessus du niveau de la mer. Toutes les sous-populations continuent d’être menacées par les inondations et les sécheresses liées aux changements climatiques, par le développement résidentiel et par les activités récréatives. Les activités de rétablissement menées depuis la précédente évaluation comprennent la publication du plan de rétablissement provincial (2013) et du programme de rétablissement fédéral (2021). Depuis la précédente évaluation, d’importantes études de terrain ont été entreprises pour cette espèce dans l’ensemble de son aire de répartition au Canada.
Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.
Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.
Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.
Définitions
(2025)
- Espèce sauvage
- Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
- Disparue (D)
- Espèce sauvage qui n’existe plus.
- Disparue du pays (DP)*
- Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
- En voie de disparition (VD)**
- Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
- Menacée (M)
- Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
- Préoccupante (P)***
- Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
- Non en péril (NEP)****
- Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
- Données insuffisantes (DI)*****
- Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.
- *
- Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
- **
- Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000
- ***
- Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
- ****
- Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
- *****
- Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.
Description et importance de l’espèce sauvage
Nom et classification
Classification actuelle
Classe : Bryopsida
Ordre : Hypnales
Famille : Sematophyllaceae
Genre : Brotherella
Espèce : Brotherella roellii (Renauld et Cardot ) Fleisch.
Sous‑espèces au Canada : Aucune
Changements taxinomiques depuis le rapport précédent (pour les réévaluations)
Aucun
Noms communs
Français : dorure de Röll (auparavant brotherelle de Roell)
Anglais : Roell’s Brotherella Moss
Autochtone (précisez la langue) : Aucun
Citation bibliographique : Botanisches Centralblatt 44: 423. 1890.
Spécimen type : Enumclaw, Washington, Julius Röll, 435, 7 juillet 1888 (WB)
Synonymes et remarques
Brotherella roellii est le nom actuellement accepté pour la dorure de Röll. Selon certaines études récentes, le B. roellii serait un synonyme du B. fauriei; toutefois, une étude plus approfondie invalide cette affirmation. En 2015, le genre Brotherella a été révisé sur la base de caractères morphologiques (Jia et Tan, 2015). Dans ce traitement, le Brotherella roellii a été placé comme synonyme de B. fauriei (Besch. ex Cardot) Broth., espèce répertoriée en Asie de l’Est. Dans ce même traitement, Jia et Tan (2015) suggèrent que tous les spécimens de B. roellii de Colombie-Britannique correspondent au Pylasiadelpha tenuirostris (Bruch et Schimp. ex Sull.). Buck, autre espèce de la famille des Sematophyllaceae dont la répartition actuelle en Amérique du Nord se limite aux États et provinces de l’Est. Une analyse plus poussée montre que Jia et Tan (2015) n’ont examiné qu’un seul spécimen de B. roellii de Colombie-Britannique (Jia, comm. pers., 2022); des experts en taxinomie locaux ont examiné de près ce spécimen et réfutent l’affirmation selon laquelle il appartient au P. tenuirostris (McIntosh et Joya, comm. pers., 2022). Jia (comm. pers., 2022) a conclu que la synonymie avec le Brotherella fauriei était également invalide. Le nom B. roellii devrait avoir préséance, car c’est le nom le plus ancien. En 2021, une nouvelle analyse phylogénétique moléculaire et une classification des Sematophyllaceae ont inclus un spécimen de B. fauriei d’Asie (Han et Jia, 2021); malheureusement, le matériel nord-américain de B. roellii n’a pas été inclus dans cette étude, de sorte que la relation entre la dorure de Röll et les autres espèces du genre demeure obscure.
Description de l’espèce sauvage
Description morphologique
Les individus sont grands par rapport à ceux d’autres bryophytes et forment des tapis luisants jaunes à vert doré (figure 1A). Les tiges feuillées sont petites, larges d’environ 0,5 mm et légèrement aplaties (mais non aplanies); elles forment parfois des pousses flagelliformes caduques (figure 1B). Les cellules corticales de la tige sont grandes, larges de jusqu’à 15 µm; les feuilles caulinaires sont plus ou moins falciformes, unilatérales, ovées-lancéolées, acuminées et concaves et mesurent 0,8-1,2 × 0,2 à 0,36 mm; leurs marges sont plates ou recourbées à la base et dentées en scie au sommet; la nervure est courte, double ou presque inexistante; les cellules alaires sont grandes, bullées et jaunes à orange; les feuilles des ramifications sont légèrement plus petites. Les individus sont autoïques; la soie est longue de 0,6 à 1 cm, la capsule est cylindrique, subdressée, longue de 1 à 1,5 mm et munie d’un opercule rostré aussi long que l’urne (figure 1C); le péristome est parfait, sans anneau de déhiscence; les spores mesurent 13 à 17 µm (COSEWIC, 2010). Voir également les figures 2 A à D.
La dorure de Röll peut être confondue avec l’Hypnum circinale, qui est mêlée à l’espèce dans certaines populations. L’H. circinale se distingue de la dorure de Röll par ses pousses vert-gris mates fortement falciformes. Des descriptions et illustrations supplémentaires de la dorure de Röll sont présentées dans Lawton (1971), Conard (1944) et Grout (1932).
La terminologie relative aux éléments spatiaux utilisée dans le présent rapport est définie comme suit :
- sous-population - sous-ensemble géographiquement distinct de la population qui a peu d’échanges démographiques ou génétiques avec d’autres groupes de ce type. Les fragments d’habitat distincts entourés de zones urbaines et résidentielles (par exemple, les parcs municipaux) sont considérés comme des sous-populations distinctes;
- site - zone où l’on trouve une sous-population (ou une partie d’une sous-population) de dorure de Röll;
- individu - correspond au concept d’« équivalent-individu » pour les bryophytes selon les lignes directrices de l’UICN présentées par Bergamini et al. (2019), selon lequel chaque substrat sur lesquel la bryophyte pousse est considéré comme un individu mature. En effet, il peut être difficile de déterminer les limites des colonies et, dans le cas des arbres et du bois mort, la dynamique de la population de dorure de Röll est liée à l’apparition et à la disparition de ces substrats;
- colonie - groupe distinct de dorure de Röll. Par exemple, une sous-population de dorure de Röll composée de huit équivalents-individus (souches, troncs et arbres distincts) a été signalée au site du ruisseau Ruby. Une souche (individu n°3) comportait deux colonies; la première colonie mesurait 50 cm × 60 cm.
Description génétique
Aucun renseignement n’est disponible sur la structure génétique de la population pour la dorure de Röll. Une interrogation des données du National Center for Biotechnology Information (NCBI) a montré que plusieurs études génétiques ont été réalisées sur d’autres espèces du genre Brotherella, mais le Brotherella roellii n’était pas répertorié dans le navigateur taxinomique de l’organisation (comm. pers., Tucker, 2022). Shaw et al. (2005) ont examiné la structure moléculaire du B. recurvans, mais n’ont pas inclus la dorure de Röll dans leur étude.
Unités désignables
Rien n’indique pour l’instant qu’il existe des unités distinctes et importantes dans l’évolution au sein de la population.
Importance de l’espèce
La dorure de Röll est endémique à la région du nord-ouest du Pacifique de l’Amérique du Nord. La population canadienne pourrait représenter les seuls sites connus encore existants à l’échelle mondiale, car la population des États-Unis a peut-être disparu.
Figure 1. A) Port de la dorure de Röll, B) tiges caduques, C) sporophytes (photos : Dan Tucker)
Description longue
La photo A, celle du haut et la plus grosse, montre une mousse épaisse couvrant une souche d’arbre en décomposition. Un marqueur est placé horizontalement au milieu de la photo pour indiquer l’échelle. La photo B, en bas à gauche, est un gros plan de la mousse. La photo C, en bas à droite, est une vue latérale montrant six sporophytes sur des tiges très minces émergeant de la mousse.
Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Photo by J. Harpel = Photo : J. Harpel
Figure 2. Images par microscopie de la dorure de Röll. A) Cellules alaires de la base de la feuille, renflées et bullées B) coupe transversale de la tige C) feuilles caulinaires D) pousses caduques. Photos : Judith Harpel.
Description longue
La photo A, en haut à gauche, est une vue au microscope de la base d’une feuille. La base se trouve au centre‑droit de la photo et le reste de la feuille descend vers la gauche. Le centre et les bords de la feuille sont flous, mais de longues cellules rectangulaires étroites sont visibles entre le centre et les deux bords. Les cellules les plus visibles semblent mesurer environ 10 à 15 micromètres (mm). Les cellules de la rangée à la base de la feuille sont environ deux fois plus longues et plusieurs fois plus larges que les autres cellules, plus particulièrement celles du bord supérieur.
La photo B montre une coupe transversale d’une tige. La tige est elliptique, mesurant environ 100 mm de haut en bas et environ 60 mm de large. Les cellules de la tige sont également plus ou moins elliptiques. Celles qui se trouvent près du bord sont plus petites que celles du centre. Disposées en deux couches, elles sont d’une grosseur d’environ 8 à 18 mm, et une sorte de matière plus petite les obscurcit. Les cellules du centre sont plus claires et plus grosses, d’une longueur d’environ 10 à 20 mm et d’une largeur de 4 à 10 mm.
La photo C montre deux feuilles caulinaires. Chacune mesure environ 1,25 millimètre (mm) de long et 0,5 mm de large, et présente une pointe aiguë et une base un peu plus étroite que sa partie la plus large, soit environ 0,4 mm de large. Contrairement aux bords des feuilles qui sont lisses, les bases sont irrégulières.
La photo D montre deux pousses, liées à la base. Celle de droite est droite et légèrement inférieure à 3 mm environ. Celui de gauche mesure un peu plus de 3 mm, mais elle s’incurve brusquement vers la droite au tiers environ de sa longueur. Les tiges des deux pousses sont relativement épaisses et sombres. Les feuilles émergent en diagonale de la tige depuis le bas jusqu’au sommet pointu, où les feuilles semblent être plus étroitement serrées. La tige de droite comporte moins de feuilles, et sa moitié inférieure présente quelques petites zones exemptes de feuilles. La tige de gauche est plus épaisse, plus large et plus densément feuillue; il n’y a pas de zones exemptes de feuilles et bon nombre des feuilles se chevauchent.
Connaissances autochtones
Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sont fondées sur les relations. Elles comportent des renseignements sur les relations écologiques entre les humains et leur environnement, y compris des caractéristiques des espèces et de l’endroit où elles vivent. Les lois et protocoles en matière de relations humaines avec l’environnement se transmettent par des enseignements et des récits et par les langues autochtones, et peuvent être fondés sur des observations à long terme. Les noms de lieux fournissent des renseignements sur les territoires de récolte, les processus écologiques, l’importance spirituelle ou les produits récoltés qui sont associés à ces lieux. Les CTA peuvent aider à déterminer les caractéristiques du cycle vital d’une espèce ou les différences entre des espèces semblables.
Importante culturelle pour les peuples autochtones
Le rapport ne comprend pas de CTA propres à l’espèce. Cependant, la dorure de Röll a de l’importance pour les peuples autochtones, qui reconnaissent l’interrelation de toutes les espèces au sein de l’écosystème.
Répartition
Aire de répartition mondiale
La dorure de Röll n’a été observée que dans les basses-terres continentales du sud-ouest de la Colombie-Britannique, dans les régions de la vallée du Fraser et de la baie Howe, ainsi que dans l’État de Washington (figure 3). Les six sous-populations connues aux États-Unis sont dispersées dans la région de Puget Sound et dans la partie inférieure de la chaîne des Cascades; leur existence n’a pas été confirmée et elles pourraient avoir disparu. La plus récente récolte connue d’un spécimen dans l’État de Washington remonte à octobre 1913. La dorure de Röll a également été signalée en Alaska par Harvill (1950) et Worley (1972), mais il a été déterminé Judith Harpel que les spécimens associés à ces mentions avaient été mal identifiés (COSEWIC, 2010). Par conséquent, il est probable que la dorure de Röll soit maintenant endémique du Canada.
Figure 3. Répartition de la dorure de Röll au Canada
Description longue
Carte de la région de la vallée du Fraser, dans l’extrémité sud‑ouest de la Colombie‑Britannique, montrant les sous‑populations existantes, disparues, présumées disparues et non confirmées de la dorure de Röll au Canada. Il y a 30 sous‑populations existantes. À l’exception de deux d’entre elles, elles se trouvent toutes dans un rayon de 40 kilomètres (km) de la frontière avec les États‑Unis et s’étendent de Burnaby, juste à l’est de Vancouver, jusqu’à la région de Hope, à environ 150 km à l’est de Vancouver. Les deux autres sous‑populations se trouvent à l’extrémité de la baie Howe, autour de Squamish, à environ 80 km au nord de la frontière avec les États‑Unis. Ce sont également les sous‑populations les plus à l’ouest.
La carte montre aussi quatre sous‑populations disparues : à l’extrémité de la baie Howe, à l’extrémité de la côte à l’ouest de Vancouver, dans la région de Burnaby et près d’Agassiz, à environ 100 km à l’est de Vancouver. Deux sous‑populations présumées disparues se trouvent à l’extrémité de la côte à l’ouest de Vancouver et près de Maple Ridge, à environ 40 km à l’est de Vancouver. Enfin, 12 sous‑populations non confirmées sont présentées, la plupart entremêlées avec toutes les autres, depuis le nord de Squamish jusqu’à l’extrémité de la côte à l’ouest de Vancouver, en passant par la vallée du Fraser jusqu’à Agassiz à l’est. Une sous‑population non confirmée, éloignée des autres, se trouve près du milieu de la baie Howe, sur l’île Gambier.
Aire de répartition canadienne
La dorure de Röll compte 58 sous-populations connues à l’échelle mondiale, dont 52 au Canada, y compris les 30 sous-populations existantes connues. La dorure de Röll a été récoltée pour la première fois par John Macoun le 11 mai 1875 « dans les Cascades à Yale ». Une étude de l’autobiographie de Macoun (Macoun, 1922) visant à déterminer les coordonnées exactes a toutefois révélé qu’il ne se trouvait pas dans la région de Yale le jour où le spécimen a été récolté. Bien que le spécimen correspond sans aucun doute à la dorure de Röll, il semble que les informations figurant sur l’étiquette soient incorrectes, et le site exact d’où provient ce premier spécimen est incertain. De plus amples renseignements sont présentés à la section « Fluctuations et tendances ». Le problème des données sur les emplacements inexactes de Macoun est déjà connu (Godfrey, 1977).
À l’heure actuelle, 30 sous-populations existantes de dorure de Röll (voir la section « Activités de recherche » ci-dessous) sont connues dans les basses-terres continentales des régions du Fraser et de la baie Howe, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Douze autres sites découverts dans la seconde moitié du 20e siècle ne sont pas confirmés, car on ne dispose pas des coordonnées précises pour ces spécimens récoltés par W.B. Schofield, dont les descriptions écrites sont vagues (tableau 1).
Quatre sites sont considérés comme disparus. Six autres sites (récents et historiques) sont disparus (c’est-à-dire que la sous-population n’existe plus). Dans la vallée du Fraser, on trouve des sites épars entre la pointe Grey, dans l’extrême ouest de Vancouver, et Hope, à l’est (figure 3). À la baie Howe, tous les sites sont regroupés dans la région de Squamish (voir tableau 1). Dans son aire de répartition, la dorure de Röll se rencontre le plus souvent dans la région située entre Langley et Chilliwack, et toutes les sous-populations se trouvent dans la zone biogéoclimatique côtière à pruche de l’Ouest (CWH) de la Colombie-Britannique.
D’autres spécimens qui avaient initialement été identifiés comme étant des dorures de Röll ont été exclus. Il a été déterminé qu’un spécimen de Brotherella roellii récolté par Macoun au Nouveau-Brunswick (déposé à l’herbier du New York Botanical Garden) appartenait en fait au B. recurvans , espèce commune de l’est de l’Amérique du Nord. Quelques spécimens provenant de l’île de Vancouver, de l’île Calvert et de Haida Gwaii ont été identifiés comme étant des Brotherella canadensis par Schofield (2006). Un autre spécimen provenant de Haida Gwaii (bras Bigsby, 1964 W.B. Schofield 24165) correspond à une espèce non décrite de Brotherella (Golinski, comm. pers., 2022).
| Numéro | Sous-population | Nouvelles sous-populations trouvées depuis 2010 | Découverte | Relevé récent | Situation | Nombre estimé d’individus | Régime foncier | Source de données |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Mont Sumas, sentier Glen Ryder, Abbotsford | Sans objet | 2009 | 2022 | Existante | 1 | Privé | Relevés ciblés de 2022 |
| 2 | Parc Downes Bowl, Abbotsford | Sans objet | 2007 | 2022 | Existante | 9 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 3 | Parc Century, Abbotsford | Sans objet | 2007 | 2022 | Existante | 7 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 4 | Parc Ravine, Abbotsford | Sans objet | 2007 | 2022 | Existante | 4 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 5 | Agassiz | Sans objet | 1889 | 2009 | Disparue | S.O. | S.O. | COSEWIC, 2010 |
| 6 | Île Anvil, baie Howe | Sans objet | 1969 | 1969 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 7 | Réserve indienne Skway 5, Arnold (Chilliwack) | Sans objet | 1982 | 1982 | Non confirmée | 1 | Premières Nations | Herbier Schofield UBC |
| 8 | Brackendale (centre Cheakamus) | Sans objet | 1916 | 2006 | Existante | 1 | Privé | S. Joya, comm. pers., 2021 |
| 9 | Parc provincial Bridal Veil Falls | Sans objet | 1969 | 2022 | Existante | 1 | Parc provincial | Relevés ciblés de 2022 |
| 10 | Skwhala 2, Chilliwack (région de Chilliwack) | Sans objet | 2009 | 2009 | Existante | 1 | Premières Nations | S. Joya, comm. pers., 2022 |
| 11 | Sardis | Sans objet | 1970 | 1970 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 12 | 5 milles à l’est de Popkum | Sans objet | 1968 | 1968 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 13 | 10 milles au sud de Hope, près de Cheam View | Sans objet | 1971 | 1971 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 14 | Ruisseau Kanaka, à l’est de Haney | Sans objet | 1976 | 2022 | Présumée disparue | Non trouvée | Parc régional | Relevé ciblé de 2022 |
| 15 | Près d’Aldergrove | Sans objet | 1971 | 1971 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 16 | Ruisseau Ruby (ruisseau Skwawolt) | Sans objet | 1969 | 2022 | Existante | 8 | Premières Nations | Relevés ciblés de 2022 |
| 17 | Île Seabird | Sans objet | 1985 | 1985 | Non confirmée | 1 | Premières Nations | Herbier Schofield UBC |
| 18 | Parc Squamish Rotary, Dentville | Sans objet | 1969 | 2021 | Existante | 2 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2021 |
| 19 | Ruisseau Norrish, région de Dewdney | Sans objet | 1975 | 1975 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 20 | Escarpement du mont Sumas | Sans objet | 1981 | 1981 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues Privé | Herbier Schofield UBC |
| 21 | Mont Sumas, près de Matsqui | Sans objet | 1967 | 1967 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 22 | Mont Sumas, région de Straiton | Sans objet | 1966 | 2022 | Existante | 3 | Privé | Relevés ciblés de 2022 |
| 23 | Parc régional Pacific Spirit, terrain de golf | Sans objet | 1999 | 2022 | Présumée disparue | Non trouvée | Parc régional | Relevés ciblés de 2022 |
| 24 | Parc régional Pacific Spirit, école Southlands | Sans objet | 1966 | 2009 | Disparue | S.O. | S.O. | COSEWIC, 2010 |
| 25 | Parc régional Pacific Spirit, monument Fraser | Sans objet | 1969 | 1969 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues Parc régional |
Herbier Schofield UBC |
| 26 | Hastings, 1,1 km au sud-est de Coal Harbour | Sans objet | 1889 | 2009 | Disparue | S.O. | S.O. | Schofield COSEWIC, 2010 |
| 27 | Parc Squint Lake, Burnaby | Sans objet | 2009 | 2021 | Existante | 1 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 28 | Parc régional West Creek Wetlands, lac Wood Duck, Langley | Sans objet | 2007 | 2021 | Existante | 5 | Parc régional | Relevés ciblés de 2022 |
| 29 | Mont Shannon, Chilliwack | Sans objet | 2010 | 2022 | Existante | 1 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 30 | Ravin du ruisseau Kyle, Port Moody | Applicable | 2012 | 2022 | Disparue | S.O. | S.O. | Relevés ciblés de 2022 |
| 31 | Lac Kawkawa, Hope | Applicable | 2012 | 2022 | Présumée disparue | Non trouvée | Parc régional | Relevés ciblés de 2022 |
| 32 | Mont Burnaby, côté sud du sentier Mel, Burnaby | Applicable | 2010 | 2021 | Présumée disparue | Non trouvée | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 33 | Scierie historique Dominion, Langley | Applicable | 2010 | 2021 | Existante | 1 | Couronne | Relevés ciblés de 2022 |
| 34 | Collines Pemberton, Langley | Applicable | 2010 | 2010 | Existante | 1 | Privé | Herbier UBC |
| 35 | Ruisseau Mossom, Port Moody | Applicable | 2017 | 2022 | Existante | 2 | Privé | Relevés ciblés de 2022 |
| 36 | Cheakamus | Sans objet | 1970 | 1970 | Non confirmée | 1 | Coordonnées exactes inconnues | Herbier Schofield UBC |
| 37 | Mont Sumas, ruisseau Wades | Applicable | 2018 | 2018 | Existante | 1 | Couronne | Herbier UBC |
| 38 | MDN Aldergrove, Aldergrove | Applicable | 2016 | 2016 | Existante | 14 | Ministère de la Défense | T. McIntosh, 2016 |
| 39 | MDN Mastqui, Abbotsford | Applicable | 2016 | 2016 | Existante | 5 | Ministère de la Défense | T. McIntosh, 2016 |
| 40 | Fleuve Fraser, district de Yale | Sans objet | 1875 | 1875 | Disparue | S.O. | S.O. | COSEWIC, 2010 |
| 41 | Route de Squamish, juste au nord de Squamish | Sans objet | 1970 | 2009 | Disparue | S.O. | S.O. | COSEWIC, 2010 |
| 42 | Lac Echo | Applicable | 2014 | 2015 | Existante | 1 | Couronne | S. Joya, comm. pers., 2021 |
| 43 | Chemin Tom Barry, Nature Trust of B.C, Hope | Applicable | 2022 | 2022 | Existante | 1 | Privé | Relevés ciblés de 2022 |
| 44 | Milieux humides du lac Cheam, vallée du Haut-Fraser | Applicable | 2022 | 2022 | Existante | 2 | Parc régional | Relevés ciblés de 2022 |
| 45 | Camp Slough, Nature Trust of B.C., Chilliwack | Applicable | 2022 | 2022 | Existante | 1 | Privé | Relevés ciblés de 2022 |
| 46 | Parc Bridalwood, Promontory, Chilliwack | Applicable | 2022 | 2022 | Existante | 3 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 47 | Réserve naturelle Great Blue Heron, Chilliwack | Applicable | 2020 | 2022 | Existante | 2 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 48 | Parc Gardener, Abbotsford | Applicable | 2019 | 2022 | Existante | 1 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 49 | Parc Southern, Abbotsford | Applicable | 2019 | 2022 | Existante | 2 | Parc municipal | Relevés ciblés de 2022 |
| 50 | Skwah 4, Chilliwack | Applicable | 2017 | 2017 | Existante | 11 | Premières Nations | Herbier UBC et S. Joya, comm. pers. 2022 |
| 51 | Parc Milaster Passive, Langley | Applicable | 2020 | 2020 | Existante | 1 | Parc municipal | P. Henderson, comm. pers. 2022 |
| 52 | Région de Popkum, 150 m à l’ouest de la limite ouest du parc provincial Bridal Veil Falls | Applicable | 2022 | 2022 | Existante | 1 | Couronne | S. Joya, comm. pers. 2021 |
| Sans objet | Nombre total minimum d’individus | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | 106; 94 existants connus, 12 non confirmés | Sans objet | Sans objet |
Activités de recherche
Les bryophytes ont été largement herborisés dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique par W.B. et Margaret Schofield et nombre de ses étudiants des années 1960 à la fin des années 2000, et 19 des sous-populations connues de dorure de Röll ont été découvertes par ses étudiants avant 2007. Les recherches ciblées menées par Steve Joya entre 2007 et 2010 pour la préparation du rapport de situation initial (COSEWIC, 2010) ont permis la découverte de neuf nouvelles sous-populations. Depuis la publication du précédent rapport de situation, 16 nouvelles sous-populations ont été découvertes par Steve Joya, Phil Henderson et Terry McIntosh, et quatre autres ont été trouvées par D. Tucker lors de la préparation du présent rapport; voir ci-dessous; Tucker, données inédites).
Il était impossible de visiter toutes les sous-populations connues de dorure de Röll dans le délai imparti pour la préparation du présent rapport. Par conséquent, en novembre 2021 et en mai 2022, des relevés ont été effectués dans 21 sites sélectionnés comportant des sous-populations existantes ou présumées existantes (Joya, comm. pers., 2021) et représentant la plus grande étendue géographique de l’aire de répartition connue de l’espèce au Canada. En outre, 12 sites présentant un habitat potentiellement approprié (selon l’imagerie aérienne) ont fait l’objet de relevés. L’habitat potentiellement convenable a été basé sur les caractéristiques qualitatives du macro-habitat, y compris les forêts riveraines humides et la présence de substrats et de microhabitats connus pour être occupés par l’espèce. Les sites potentiels ont été choisis à l’aide d’images satellites, sur lesquelles on recherchait des forêts mixtes comportant des ruisseaux ou des milieux humides dans des parcs ou d’autres zones. Ceux-ci ont ensuite été visités sur le terrain afin d’y vérifier la présence de microhabitats convenables et de l’espèce. Un résumé des activités de recherche menées dans les sites d’habitat potentiellement convenable et dans les sous-populations connues pour la préparation du présent rapport est présenté au tableau 2.
Ces recherches ont permis de découvrir quatre nouvelles sous-populations : deux à Chilliwack (parc Bridalwood, Promontory, Chilliwack [sous-population 46], camp Slough, Nature Trust of British Columbia [sous-population 45]), une à Hope (chemin Tom Barry, Nature Trust of British Columbia [sous-population 43]), et une à Rosedale (parc régional Cheam Lake Wetlands [sous-population 44]).
Il est difficile de déterminer la quantité d’habitat potentiel pour l’espèce. Le Brotherella roellii pousse sur plusieurs substrats dans les forêts mixtes humides à dominance de feuillus, y compris les forêts de seconde venue, en particulier dans les terrains bas riverains à aulne, à cerisier amer et à ronce remarquable. En outre, il peut tolérer des sites en terrain surélevé modérément secs (en particulier ceux comportant un ruisseau ou un drainage actif). En dépit de ces vastes associations d’habitats, et malgré des efforts de recherche importants dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, l’espèce présente une répartition très restreinte au Canada et dans l’ouest de l’Amérique du Nord.
| Sous-population | Localité | Résultat | Activités de recherche (heures) |
|---|---|---|---|
| 1 | Mont Sumas, sentier Glen Ryder | Trouvée | 1,25 |
| 22 | Mont Sumas, région de Straiton | Trouvée | 1 |
| 48 | Parc Gardener, Abbotsford | Trouvée | 0,5 |
| 49 | Parc Southern, Abbotsford | Trouvée | 0,75 |
| 3 | Parc Century, Abbotsford | Trouvée | 1 |
| 2 | Parc Downes Bowl, Abbotsford | Trouvée | 1 |
| 4 | Parc Ravine, Abbotsford | Trouvée | 1 |
| 28 | West Creek Wetlands, Langley | Trouvée | 6 |
| 33 | Scierie historique Dominion, Langley | Trouvée | 10 |
| 27 | Parc Squint Lake, Burnaby | Trouvée | 3 |
| 30 | Parc Kyle Ravine, Port Moody | Non trouvée | 4 |
| 32 | Mont Burnaby, sentier Mels, Burnaby | Non trouvée | 1,5 |
| 35 | Ruisseau Mossom, Port Moody | Trouvée | >4 |
| 14 | Ruisseau Kanaka, Maple Ridge | Non trouvée | 5,5 |
| 23 | Pacific Spirit près du terrain de golf, Vancouver | Non trouvée | 0,75 |
| 18 | Sentier Squamish Rotary, Squamish | Trouvée | 4 |
| S.O. | Parc Edgewater, Squamish | Non trouvée | 1,5 |
| S.O. | Parc Fishermans, Squamish | Non trouvée | 1,5 |
| S.O. | Parc provincial Shannon Falls, Squamish | Non trouvée | 3 |
| S.O. | Ruisseau Furry, baie Howe | Non trouvée | 1 |
| 31 | Lac Kawakawa, Hope | Non trouvée | 1 |
| S.O. | Sentier d’interprétation de la nature Hope Rotary | Non trouvée | 0,75 |
| 43 | Chemin Tom Barry, Nature Trust B.C, Hope | Trouvée | 1 |
| 16 | Ruisseau Ruby | Trouvée | 1 |
| 9 | Parc provincial Chilliwack | Trouvée | 1 |
| 44 | Parc régional Cheam lake Wetlands | Trouvée | 0,75 |
| 29 | Parc Mount Shannon, Chilliwack | Trouvée | 1 |
| 45 | Camp Slough, Nature Trust of B.C, Chilliwack | Trouvée | 1,5 |
| 46 | Parc Bridalwood, Promontory, Chilliwack | Trouvée | 0,75 |
| S.O. | Parc régional Thompson, Chilliwack | Non trouvée | 0,75 |
| S.O. | Site récréatif de Tahimi Creek, Chilliwack | Non trouvée | 0,75 |
| S.O. | Parc régional Browne Creek Wetlands, Chilliwack | Non trouvée | 0,75 |
| 47 | Réserve naturelle Great Blue Heron, Chilliwack | Trouvée | 0,50 |
Structure de la population
La dorure de Röll produit de petites spores dispersées par le vent et des pousses flagelliformes (servant à la reproduction asexuée) dispersées sur de plus courtes distances. Par rapport à celles des plantes vasculaires, les diaspores des mousses sont plus petites et se dispersent plus facilement. Pour les bryophytes en général, une faible structure génétique spatiale est considérée comme la norme (Patino et Vanderpoorten, 2018). De plus, le cycle biologique de l’espèce, les conditions environnementales et les obstacles géographiques ont une incidence sur la structure de la population. Lors de l’examen des spécimens de dorure de Röll de l’herbier UBC par Judith Harpel dans le cadre de la préparation du rapport du COSEPAC de 2010, 25 % des spécimens portaient des sporophytes. Soixante-neuf pour cent des spécimens de l’herbier UBC ont été récoltés en hiver ou au printemps (décembre-mai), période à laquelle on peut s’attendre à ce que l’espèce soit en train de former des sporophytes ou les ait déjà produits. Cette observation laisse croire que les sporophytes sont relativement communs, mais on ignore si tous les herborisateurs ont pris soin de trouver des sporophytes lors de la collecte.
Zone d’occurrence et zone d’occupation
La zone d’occurrence a été calculée en fonction de la superficie délimitée par la ligne continue la plus courte (polygone convexe) pouvant renfermer tous les sites où la présence de l’espèce est actuellement connue, inférée ou projetée parmi les sous-populations existantes (conformément à COSEWIC, 2021).
Les mentions non confirmées ont été exclues des calculs, car l’incertitude quant à leurs coordonnées exactes rend impossible une estimation précise de la zone d’occurrence et de l’IZO.
Zone d’occurrence actuelle : la zone d’occurrence au Canada est de 6 787 km2 (figure 3).
IZO actuel : l’IZO au Canada est de 128 km2, valeur calculée à l’aide d’une grille à carrés de 2 km × 2 km superposée aux mentions connues de 2002 à 2022 (figure 3).
Fluctuations et tendances de la répartition
Dans la précédente évaluation de la situation de la dorure de Röll (COSEWIC, 2010), la notion de sous-population historique n’était pas définie explicitement, mais les mentions d’origine de Macoun (1889 à 1916) étaient considérées comme historiques. D’autres mentions datant de plus de 20 ans ont été appelées « anciens sites Schofield », car les spécimens ont été récoltés par W.B. et Margaret Schofield dans les années 1960, 1970 et 1980. Selon un nouveau calcul effectué à partir des données du COSEPAC (COSEWIC, 2010), sur la base des méthodes du COSEPAC (COSEWIC, 2021) et en excluant les mentions disparues et historiques de Macoun, la superficie de la zone d’occurrence en 2010 était de 6 192 km2, et l’IZO, de 88 km2.
La hausse observée de la superficie de la zone d’occurrence et de l’IZO depuis 2010 est due à la poursuite des activités de recherche et à la découverte de plusieurs nouvelles sous-populations, bien que la population soit globalement en déclin (voir Fluctuations et tendances, ci-dessous).
Biologie et utilisation de l’habitat
Cycle vital et reproduction
En général, la dispersion des bryophytes est assurée par des spores ou des diaspores végétatives spécialisées. Contrairement aux autres membres de son genre présents en Amérique du Nord, la dorure de Röll est autoïque, c’est-à-dire qu’un même individu possède des organes reproducteurs mâles et femelles, ce qui augmente les probabilités de réussite de la fécondation et de la production de sporophytes. Les sporophytes de la dorure de Röll arrivent à maturité et dispersent leurs spores en hiver. De plus, l’espèce produit des pousses flagelliformes caduques qui pourraient servir de mécanisme de reproduction asexuée.
Selon les lignes directrices de Bergamini et al. (2019), la dorure de Röll est considérée comme une espèce « longévive »; en l’absence d’études détaillées sur le cycle vital de l’espèce, la durée d’une génération est donc estimée entre 11 et 25 ans, et la durée de trois générations, à 50 ans.
Besoins en matière d’habitat
Les sites hébergeant la dorure de Röll se caractérisent par des forêts mixtes fraîches et humides, des terrasses fluviales, des plaines inondables marécageuses et parfois des ravins traversés par un cours d’eau. L’espèce a été récoltée sur le tronc d’aulnes rouges (Alnus rubra), d’érables à grandes feuilles (Acer macrophyllum), de cornouillers de Nuttall (Cornus nuttallii), de bouleaux (Betula spp.), ainsi que sur des souches, des billes et du bois en décomposition. La dorure de Röll a été récemment observée sur le cerisier amer (Prunus emarginata) et le thuya géant (Thuja plicata) (Tucker, données inédites, 2022). Dans les sites plus secs (par exemple forêt mixte à dominance de feuillus), les colonies sont généralement présentes sur du bois à un stade avancé de décomposition (figure 4a), tandis que dans les sites plus humides (par exemple plaines inondables marécageuses ou ravins), les colonies ont été observées sur des arbres vivants et sur du bois à divers stades de décomposition (figure 4b) (obs. pers., D. Tucker, 2022). D’après des estimations antérieures réalisées en 2009 à l’aide de Google Earth (Harpel, données inédites, 2009), la fourchette d’altitude des sous-populations connues se situait entre 4 et 100 mètres. Cependant, en 2022, une nouvelle sous-population a été découverte à 130 mètres d’altitude (Tucker, données inédites, 2022).
Figure 4. Habitat typique de la dorure de Röll, A) dans des forêts mixtes à dominance de feuillus de haute altitude, sur du bois en décomposition au ruisseau Ruby; B) dans des marécages et des plaines inondables sur des arbres au parc Downes Bowl. Photos : Dan Tucker.
Description longue
La photo A montre la dorure de Röll qui pousse le long d’un tronc se trouvant sur le tapis forestier. Le tronc se trouve en diagonale sur la photo et est entouré de fleurs sauvages printanières et de fougères, et de petits arbres ou arbustes à droite et à gauche. La photo B montre le mètre inférieur, environ, de deux troncs d’arbres, tous deux couverts de dorure de Röll, entourés d’un épais taillis.
Dispersion
En général, le succès de la colonisation des bryophytes dépend de la disponibilité de propagules viables, notamment les spores dispersées par le vent à partir de sous-populations voisines, ainsi que d’un substrat pour l’établissement et de conditions microclimatiques appropriés (par exemple, Palmer 1986; Söderstom, 1988; Schmitt et Slack, 1990; Kiraly et al., 2013).
Lobel et Rydin (2010) ont déterminé des compromis entre la capacité de dispersion, la taille des spores, la tolérance au dessèchement et les taux de germination et de croissance du protonéma chez les bryophytes épiphytes. Les petites spores (<20 µm), comme celles de la dorure de Röll, peuvent se disperser sur de plus grandes distances et germer et produire un protonéma plus rapidement que les spores plus grosses, mais au prix d’une plus grande sensibilité au dessèchement. Cette intolérance au dessèchement pourrait expliquer pourquoi la dorure de Röll préfère les sites humides et n’est pas fréquente dans le paysage. Les spores petites peuvent se disperser sur de grandes distances, des profils spatiaux ayant été identifiés à l’échelle de dizaines de kilomètres ou de régions, par exemple la zone d’occurrence de la dorure de Röll (Barbé et al., 2016). La dispersion des pousses flagelliformes caduques est un moyen possible de production d’une nouvelle colonie par clonage, mais ces pousses sont grandes et ne se dispersent pas facilement sur de longues distances. Ce type de diaspore asexuée a généralement plus de succès que les spores (Lobel et Rydin, 2010).
Relations interspécifiques
Les relations interspécifiques, comme les relations hôte/parasite, l’herbivorie et la concurrence, sont inconnues pour la dorure de Röll. Cependant, la dorure de Röll a été observée aux côtés d’autres espèces de bryophytes, notamment le Bazzania denudate , l’Hypnum circinale, l’Isothecium stoloniferum, et le Rhytidiadelphus loreus. Les plantes vasculaires envahissantes telles que la ronce discolore (Rubus armeniacus) et le lierre commun (Hedera helix) qui poussent sur les souches et les billes en décomposition peuvent également entrer en concurrence avec la dorure de Röll (voir la section Menaces).
Adaptations physiologiques, comportementales et autres
La physiologie et l’adaptabilité de la dorure de Röll n’ont pas été étudiées; toutefois, en règle générale, les bryophytes obtiennent l’eau et les éléments nutritifs dont elles ont besoin en captant les gouttelettes de pluie, de bruine ou de brouillard et les particules atmosphériques, qu’elles absorbent par leurs pousses (Glime, 2021). Étant donné que la dorure de Röll pousse sur divers débris ligneux (qui retiennent l’humidité) et sur des arbres vivants dans les forêts mixtes à dominance de feuillus humides, dans les plaines inondables et en bordure de ruisseaux, il est probable que l’humidité locale soit d’une importance cruciale pour la définition de la niche fondamentale. L’espèce est peu susceptible de survivre dans les sites à faible humidité, même si ceux-ci renferment des substrats appropriés.
Facteurs limitatifs
Les facteurs limitant la population de la dorure de Röll n’ont pas été étudiés, mais ils pourraient inclure des besoins stricts en matière de niche liés à des facteurs environnementaux tels qu’une humidité élevée et une faible luminosité.
Taille et tendances des populations
Sources de données, méthodes et incertitudes
Les coordonnées des sous-populations existantes, non confirmées et disparues ainsi que les données sur l’habitat de celles-ci ont été compilées à partir de l’herbier de bryophytes de l’UBC, du Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, du North American Consortium of Bryophyte Herbaria (CNABH, 2022) et des carnets personnels, des mentions et des spécimens de S. Joya, T. McIntosh et P. Henderson. Dans le cadre des relevés ciblés de vérification sur le terrain réalisés en novembre 2021 et mai 2022, les coordonnées GPS, la description de l’habitat, le nombre d’équivalents-individus, la taille de la colonie (annexe 1) et toute menace potentielle ont été consignés pour chaque sous-population observée. Des photographies ont été prises de tous les équivalents-individus trouvés à chaque site afin de faciliter la relocalisation future et l’évaluation de l’habitat. Les activités de recherche réalisées à chaque site ont également été consignées (tableau 2). Les coordonnées exactes de certaines sous-populations non confirmées, associées à des spécimens récoltés par W.B. et Margaret Schofield, sont très incertaines. Cette incertitude et les descriptions vagues de l’habitat font en sorte que ces sous-populations n’ont pas pu être localisées. De nombreuses collections personnelles ont été examinées (annexe 2).
Abondance
Selon Schofield (2006), « ... bien que l’espèce (B. roellii) soit largement répandue dans une zone restreinte du sud-ouest de la Colombie-Britannique, elle n’est jamais commune malgré le fait que la plupart des populations se trouvent dans des forêts de seconde venue » [traduction libre]. La rareté de l’espèce est également confirmée par O.D. Allen, dans une note manuscrite trouvée avec un spécimen de B. roellii récolté en février 1903 provenant de la chaîne des Cascades, dans l’État de Washington. Il indique : « Je ne connais qu’une seule localité. Elle pousse sur les côtés de gros troncs très décomposés dans les bois; probablement rare » [traduction libre].
Selon le concept d’« équivalent-individu » pour les bryophytes des lignes directrices de l’UICN (Bergamini et al., 2019), l’arbre, la bille ou la souche sur lequel pousse une ou plusieurs colonies de dorure de Röll peut être considéré comme un individu mature. Le nombre d’individus et la taille des colonies trouvées à un site n’ont souvent pas été notés par l’auteur du relevé. Cependant, dans certains cas, des commentaires qualitatifs sur l’abondance figurent sur les étiquettes d’herbier (par exemple, « localement abondant », S. Joya UBC B203303). Dans les sites récemment étudiés, le nombre d’individus (arbres, troncs, souches) observés a été consigné plus fréquemment et inclus sur les étiquettes d’herbier et dans les carnets de terrain, ce qui peut contribuer à l’estimation de l’abondance. Afin de produire une estimation prudente de l’abondance, les sites pour lesquels on ne dispose pas de données historiques sur l’abondance ont été considérés comme abritant un seul individu. D’après les relevés les plus récents, il y a environ 94 individus connus (106, dont 12 sous-populations non confirmées) de la dorure de Röll au Canada (tableau 1). Des relevés supplémentaires pourraient permettre de découvrir d’autres individus. Toutefois, compte tenu de l’intensité des relevés menés jusqu’à présent, il est peu probable que le nombre d’individus matures soit supérieur à 2 500, et il est certain qu’il est inférieur à 10 000. Un sommaire du nombre d’individus et des mesures des colonies consignés au cours des relevés de vérification sur le terrain de 2021 et 2022 réalisés pour la préparation du présent rapport est présenté à l’annexe 2.
Fluctuations et tendances
Le déclin inféré de la population canadienne de la dorure de Röll a été attribué à la perte d’habitat due à l’expansion urbaine et aux établissements humains, à l’utilisation récréative, à la construction de routes, à l’agriculture, à l’extraction des ressources et au développement industriel (COSEWIC, 2010). Les sites actuels seraient des reliques d’une aire de répartition plus vaste (COSEWIC, 2010), mais cette hypothèse repose sur peu de renseignements sur l’abondance passée des individus et des sous-populations. Il est peu probable que l’espèce connaisse des fluctuations extrêmes.
Les changements de la taille de la population peuvent être évalués en fonction des changements du nombre de sous-populations et de la taille de chaque sous-population. L’examen des données sur les sous-populations indique que 32 sous-populations étaient connues en 2010 (COSEWIC, 2010). Depuis la publication du précédent rapport, 20 sous-populations supplémentaires ont été découvertes, ce qui porte à 52 le nombre total de sous-populations connues.
Plusieurs sous-populations historiques étaient déjà considérées comme disparues dans le rapport de 2010 du COSEPAC, notamment trois des premières mentions de Macoun : Agassiz (sous-population 5), Hastings (sous-population 26) et Yale (sous-population 40). Selon Macoun (1922), le 14 mai 1875, il a pris un bateau à vapeur de Victoria à New Westminster. Le lendemain, il a quitté la région et a atteint la rivière Harrison à la tombée de la nuit. Ces renseignements donnent à penser que son spécimen de Yale daté du 11 mai 1875 a pu être récolté quelque part dans ce qui est aujourd’hui la région de Vancouver ou de Delta. Le site correspondant à la récolte de Macoun à Hastings en 1889 fait aujourd’hui partie de Gastown, dans le centre de Vancouver, et le site de récolte du spécimen d’Agassiz de 1889 semble aujourd’hui être occupé par des aménagements agricoles et urbains.
Une sous-population de dorure de Röll plus récemment trouvée, en 2009, et répertoriée dans le rapport de 2010, a disparu du parc régional Pacific Spirit (site de l’école Southlands; sous-population 24) : les deux équivalents-individus ont été détruits, l’un par un arbre récemment tombé sur la bille pourrie abritant l’individu (COSEWIC, 2010), et l’autre par l’abattage de l’aulne occupé dans le cadre d’un projet d’élargissement de sentier. Une deuxième sous-population a été classée comme disparue en 2010 : dans la région de la baie Howe, le site de la route de Squamish (sous-population 41) localisé par W.B. Schofield en 1970 a été détruit par des travaux d’élargissement de la route en vue des Jeux olympiques d’hiver de 2010 (COSEWIC, 2010).
Au cours des 12 années qui se sont écoulées entre la publication du rapport de situation de 2010 (COSEWIC, 2010) et les travaux de terrain réalisés pour la préparation du présent rapport, cinq sous-populations supplémentaires ont disparu, ou aucune colonie n’a été trouvée lors des visites les plus récentes. À Port Moody, S. Joya a trouvé en 2012 une colonie de dorure de Röll poussant sur une bille en décomposition enjambant le ruisseau dans le ravin du ruisseau Kyle (sous-population 30). En novembre 2021, D. Tucker et T. McIntosh ont effectué une recherche dans le ravin, mais la colonie d’origine n’a pas pu être trouvée, et le ruisseau a récemment connu un débit d’orage qui a laissé une bille pourrie endommagée sur son lit, ce qui indique que la colonie a probablement été détruite par le débit élevé.
Aucune colonie n’a été trouvée dans quatre autres sites, d’où l’espèce est possiblement disparue. Compte tenu des efforts considérables de recherche déployés dans ces sites, les sous-populations doivent être considérées comme disparues à l’heure actuelle : lac Kawkawa (Hope) (sous-population 31), ruisseau Kanaka (Maple Ridge) (sous-population 14), mont Burnaby, sentier Mels (Burnaby) (sous-population 32), parc régional Pacific Spirit, près du terrain de golf Shaughnessy (Vancouver) (sous-population 23). Une autre raison de penser que ces sites ont disparu est que le rédacteur du rapport a réussi à trouver de nouvelles colonies dans plusieurs autres sous-populations où l’équivalent-individu d’origine avait disparu, par exemple dans la sous-population 1 (Tucker, comm. pers., 2022). En 2010, quatre colonies (représentant ensemble un seul équivalent-individu) de dorure de Röll ont été trouvées sur une bille en bordure du sentier Glen Ryder du mont Sumas (sous-population 1). Cet individu était auparavant en bonne santé, mais il s’est dégradé au fil du temps en raison de l’intensification de l’utilisation du sentier récréatif, et l’on craignait que la sous-population ait disparu de ce site (P. Henderson, comm. pers., 2022). À la suite de l’examen du site en mai 2022 et de la comparaison avec les photos prises en 2010, il a été confirmé que la bille d’origine n’était plus présente. Cependant, une recherche plus poussée dans les environs a permis de découvrir un nouvel individu (une colonie) sur une autre bille dans la forêt, à moins de 30 mètres de la bille d’origine.
Enfin, douze sous-populations n’ont fait l’objet d’aucune observation depuis leur découverte par Schofield. Malheureusement, la situation de ces sous-populations n’est pas connue et elles ne peuvent pas être utilisées pour le calcul des fluctuations.
En résumé, sur les 40 populations pour lesquelles on dispose d’informations, sept sous-populations ont disparu récemment : deux ont disparu peu avant la publication du rapport du COSEPAC de 2010 (à l’exclusion des sous-populations historiques de Macoun), et une population est disparue et quatre populations seraient disparues entre 2010 et 2022.
Il n’est pas possible d’estimer les tendances de la population de la dorure de Röll à l’échelle des individus, car il n’existe pas de données appropriées au niveau des sous-populations, c’est-à-dire qu’il n’y a que quelques mesures du nombre d’équivalents-individus pour chaque sous-population, et ces données proviennent toutes de l’inventaire le plus récent. Cependant, dans plusieurs cas, la perte ou le déclin de la colonie d’origine a été rapporté, puis une recolonisation de nouveaux substrats à proximité a été constatée (par exemple, les sous-populations 1 et 16).
Déclin continuNote de bas de page 1 du nombre d’individus matures
Les 12 sous-populations non confirmées pour lesquelles on dispose uniquement de renseignements imprécis sur l’emplacement sont exclues du calcul. Un déclin continu du nombre d’individus matures, d’une ampleur incertaine, est inféré en fonction des fluctuations du nombre de sous-populations. Plusieurs sous-populations ont persisté pendant plus de 50 ans (par exemple, les sous-populations 8, 9 et 16), ce qui donne à penser que les sous-populations sont généralement stables dans le temps en l’absence de perturbations anthropiques, stochastiques ou liées aux changements climatiques. Compte tenu de la stabilité générale des sous-populations, les nouvelles (20) sous-populations découvertes depuis 2010 étaient probablement présentes auparavant et n’avaient tout simplement pas été repérées. Par conséquent, on dispose de renseignements sur une certaine période pour 40 des 52 sous-populations. Sur ces 40 sous-populations, 3 ont disparu il y a plus de 3 générations (les 3 sites de Macoun) et 7 ont disparu au cours des 3 dernières générations : 2 avant 2010 et 5 par la suite. La perte sur trois générations serait donc de 7/40 = 17,5 % selon une estimation prudente, ou de 7/37 = 18,9 % selon une estimation plus réaliste. Depuis le précédent rapport (2010; 35 populations existantes, y compris les 20 qui ont été trouvées depuis mais étaient présumément déjà présentes), l’évaluation la plus précise de la perte serait de 5/35 = 14,28 %.
Il est impossible de compter le nombre d’équivalents-individus que cela représente, car ce nombre est inconnu pour les sites d’où l’espèce a disparu.
Preuve d’un déclin passé (3 générations ou 10 ans, selon la période la plus longue) qui a cessé ou se poursuit (précisez)
La durée d’une génération de la dorure de Röll est de 11 à 25 ans. En l’espace de trois générations, soit 75 ans, 7 sous-populations ont disparu; la perte de 2 ou 3 des sites historiques découverts par Macoun pourrait toutefois être antérieure à cette période.
Preuve d’un déclin prévu ou présumé dans l’avenir (3 prochaines générations ou 10 prochaines années, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans)
Alors que de nombreuses sous-populations sont menacées en raison des perturbations continues liées aux changements climatiques et à la pression humaine, le taux de déclin futur du nombre d’individus matures est incertain.
Tendances à long terme
Les tendances à long terme du nombre d’individus matures sont incertaines, mais on suppose que le développement agricole et résidentiel depuis le début du 20e siècle dans la vallée du Fraser a détruit de nombreux individus de la dorure de Röll.
Fluctuations de la population, y compris les fluctuations extrêmes
Le nombre d’individus matures n’a pas été estimé précédemment et les fluctuations ne peuvent donc pas être déterminées, mais rien n’indique que l’espèce subit des fluctuations extrêmes.
Fragmentation grave
La capacité de dispersion et la structure de la population n’ont pas été étudiées pour la dorure de Röll. La dorure de Röll n’a besoin que d’un seul arbre, d’une seule souche ou d’une seule bille pourrie comme substrat. La taille de l’habitat en soi ne devrait donc pas avoir d’incidence sur la viabilité à long terme de la population si le substrat et les conditions environnementales persistent. Cependant, de petits fragments d’habitat tels que les parcs urbains sont soumis à une forte pression des activités récréatives, ce qui menace la viabilité à long terme des sous-populations concernées.
Immigration de source externe
La possibilité d’une immigration depuis la population de dorure de Röll des États-Unis est très faible. Bien qu’il existe des sites connus au Canada près de la frontière des États-Unis, la population connue dans l’État de Washington est considérée comme probablement disparue. En outre, le développement agricole à grande échelle des deux côtés de la frontière limite l’habitat potentiel de l’espèce.
Menaces
Tendances passées, à long terme et actuelles en matière d’habitat
Le développement agricole et industriel passé dans les basses-terres continentales a probablement éliminé de nombreuses sous-populations de la dorure de Röll; toutefois, cette menace est probablement passée.
Menaces actuelles et futures
Les menaces pesant sur la dorure de Röll ont été évaluées selon le système unifié de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature – Partenariat pour les mesures de conservation; voir Salafsky et al. [2008] pour les définitions, et Master et al. [2012], pour les lignes directrices).
L’impact global des menaces calculé pour la dorure de Röll est « élevé à moyen » (annexe 3).
Les menaces les plus graves et les plus plausibles qui pèsent sur la dorure de Röll sont cumulatives et sont notamment les inondations et les sécheresses liées aux changements climatiques, les espèces envahissantes, l’urbanisation et les intrusions humaines. Elles sont analysées ci-dessous par ordre décroissant d’impact (voir l’annexe 3 pour plus de détails).
Changements climatiques (UICN 11; impact global de la menace : moyen-faible)
Les espèces les plus vulnérables aux effets des changements climatiques en Colombie-Britannique sont celles qui affichent des populations petites, une dispersion lente, une plage d’altitudes restreinte et des besoins climatiques spécifiques et dont l’habitat est limité à des fragments (Gayton, 2008). La plupart de ces caractéristiques correspondent à celles de la dorure de Röll; cependant, puisque les enveloppes climatiques (variables climatiques pertinentes sur le plan biologique corrélées avec les zones biogéoclimatiques actuelles; voir Wang et al., 2012) devraient se déplacer vers le nord et en altitude (Gayton, 2008), l’habitat potentiel de la dorure de Röll (qui est actuellement limitée aux basses altitudes) pourrait s’étendre si l’on suppose que la dispersion est possible et qu’il y a encore suffisamment de substrats et de microhabitats à des altitudes plus élevées.
Tempêtes et inondations (catégorie de menace 11.4; impact de la menace : moyen‑faible)
Les tempêtes et les inondations menacent la dorure de Röll par deux mécanismes : l’inondation lente et l’envasement, et les débits d’orage à haute énergie. Ces deux mécanismes pourraient se produire (isolément ou simultanément) à la suite de précipitations importantes et pourraient entraîner la mort d’individus de l’espèce. Neuf des 30 sous-populations existantes (ou 32/106 équivalents-individus; 30 % de la population canadienne) de la dorure de Röll se trouvent dans les plaines inondables et pourraient être éliminées par les tempêtes1 (Ministry of Environment. 2008; FVRD, 2019). Des ondes de tempête localisées de moindre ampleur dans les ruisseaux et les ravins pourraient éliminer les individus qui poussent près de ces zones, en particulier ceux qui se trouvent sur des débris ligneux qui ne sont pas bien ancrés au sol (par exemple, la bille détruite dans le ravin du ruisseau Kyle, à Port Moody, lors de l’onde de tempête de novembre 2021). On ne sait pas combien de temps les individus qui poussent sur des arbres vivants pourraient survivre à la submersion, mais il semble peu probable qu’une brève inondation détruise ces sous-populations. En raison des changements climatiques induits par l’humain, le débit de pointe des cours d’eau lors de précipitations extrêmes a augmenté de 13 à 16 % dans les basses terres continentales de la Colombie-Britannique, et la probabilité d’inondations à grande échelle (comme celles de novembre 2021) a augmenté de 120 à 330 % par rapport à la période de référence de 1950 à 1969 (Gillett et al., 2022). La menace que représentent les ondes de tempête localisées et les inondations généralisées va probablement se poursuivre et s’intensifier à l’avenir.
Sécheresse (catégorie de menace 11.2; impact de la menace : inconnu)
La dorure de Röll ne pousse que dans des habitats humides (ravins, milieux humides) ou sur des substrats humides dans des habitats plus secs (débris ligneux humides dans les forêts mixtes humides à dominance de feuillus); la sécheresse pourrait donc avoir un effet négatif sur l’espèce. Les chutes de neige médianes dans la région côtière du sud de la Colombie-Britannique devraient diminuer de 24 à 52 % (PCIC, 2013) d’ici les années 2050 par rapport au scénario de référence de 1960 à 1991. Ce phénomène aura un impact sur le volume des cours d’eau, les régimes d’écoulement et l’émergence des eaux souterraines dans les bassins versants en aval. Cette diminution de l’humidité, combinée à l’augmentation des températures estivales (PCIC, 2013), pourrait entraîner des conditions de sécheresse prolongées. En outre, les augmentations généralisées du taux de mortalité des arbres (doublement tous les 17 ans) dans le nord-ouest du Pacifique au cours de la période de 1970 à 2006 ont été attribuées au réchauffement régional et au stress causé par la sécheresse (Van Mantgem et al., 2009). Les sous-populations de dorure de Röll qui poussent sur des arbres vivants peuvent être endommagées ou éliminées si le taux de mortalité de leurs hôtes augmente sous l’effet de la sécheresse.
Espèces, gènes ou agents pathogènes indigènes problématiques (UICN 8; impact global de la menace : moyen-faible)
Espèces envahissantes (catégorie de menace 8.1; impact de la menace : moyen-faible)
Étant donné que de nombreuses sous-populations de la dorure de Röll se trouvent dans des sites en zone urbaine, ceux-ci renferment fréquemment des espèces envahissantes. Des interactions entre les espèces envahissantes et la dorure de Röll se produisent. Par exemple, au parc Mount Shannon à Chilliwack (sous-population 29), l’espèce pousse sur une souche de thuya géant qui, depuis mai 2022, commence à être colonisée par le lierre commun, espèce envahissante. De même, la bille pourrie adjacente au sentier Glen Ryder au mont Sumas (sous-population 1) est recouverte par la ronce discolore, autre espèce envahissante. Les plantes envahissantes peuvent entrer en concurrence avec la dorure de Röll pour la lumière et les éléments nutritifs et modifier les caractéristiques du substrat et le microclimat autour de l’individu touché. On peut s’attendre à ce que cette menace persiste dans les sites situés en zones urbaines, mais elle peut être atténuée par l’élimination des plantes envahissantes.
Développement résidentiel et commercial (UICN 1; impact global de la menace : faible)
Zones résidentielles et urbaines (catégorie de menace 1.1; impact de la menace : faible)
La plupart des sous-populations connues de dorure de Röll se trouvent dans les zones urbaines de la vallée du Fraser et de Squamish. L’aménagement d’habitations et de zones urbaines pourrait entraîner la destruction d’individus ou la perte d’habitat, notamment en raison de l’augmentation de l’effet de lisière dû au défrichement. Selon un recensement effectué par Statistique Canada, la croissance de la population humaine dans les municipalités situées dans l’aire de répartition de la dorure de Röll a augmenté de 8 à 22 % entre 2016 et 2021 (Statistics Canada, 2021). En particulier, la municipalité de Squamish a connu la plus forte croissance démographique au cours de cette période et est la quatrième municipalité de la province sur le plan de la vitesse de croissance de la population (Statistics Canada, 2021). Cependant, de nombreuses sous-populations connues dans les zones urbaines se trouvent dans des parcs régionaux et municipaux qui peuvent offrir une certaine protection contre le développement (tableau 1). À l’échelle de la population canadienne, 53 % des sous-populations existantes (16/30), mais seulement 29 % des équivalents-individus (31/106 individus), se trouvent sur des terres appartenant à la Couronne, à des municipalités ou à des Premières Nations et pourraient être menacées par le développement à l’avenir. Cependant, dans le seul site d’une sous-population qui fait actuellement l’objet d’un développement (Première Nation Skwah 4 à Chilliwack; sous-population 50), les billes et les souches abritant la dorure de Röll ont été relocalisées à l’extérieur de la zone de développement, sous la supervision d’un expert en bryologie (McIntosh, comm. pers., 2022).
Zones résidentielles et urbaines (catégorie de menace 1.3; impact de la menace : faible)
Quatorze des 30 sous-populations existantes (47 %; 42/106 équivalents-individus) de la dorure de Röll se trouvent dans des parcs (tableau 1). Dans le passé, l’entretien des sentiers, la construction ou l’expansion des zones et des installations utilisées par l’humain (par exemple toilettes, aires de stationnement, voies d’entrée) ont endommagé ou éliminé des sous-populations dans les parcs (par exemple sous-population des parcs Pacific Spirit, Southlands et Bridal Veil Falls ; COSEWIC, 2010). En 2022, au parc Ravine d’Abbotsford, un individu a été trouvé sur un aulne récemment abattu en bordure d’un sentier principal.
Corridors de transport et de service (UICN 4; impact global de la menace : faible)
Lignes de services publics (menace 4.2; impact de la menace : faible)
Le tracé du pipeline TransMountain est proche de la sous-population (n = 1 individu) qui se trouve à 150 m à l’ouest de la limite du parc Bridal Veil Falls (sous-population 46) (Trans Mountain Pipeline ULC, 2019). Le défrichement de la forêt pour la construction du pipeline peut créer des effets de lisière (par exemple, augmentation des perturbations dues au vent et modification du microclimat), qui peuvent s’étendre à plus de 45 mètres dans la forêt et avoir des répercussions sur les communautés de bryophytes (Baldwin et Bradfield, 2005). T. McIntosh prévoit de superviser le déplacement de la souche au site du pipeline s’il s’avère que celle-ci se trouve dans la zone de construction.
Utilisation des ressources biologiques (UICN 5; impact global de la menace : faible)
Exploitation forestière et récolte de bois (catégorie de menace 5.3; impact de la menace : faible)
Vingt-cinq pour cent de la population canadienne (26/106 individus, 8 sous-populations existantes et non confirmées) se trouvent sur des terres appartenant à la Couronne ou à des Premières Nations, et il est possible que la récolte de bois de chauffage ou l’exploitation forestière dans les environs aient un impact sur les sous-populations de ces sites. Cependant, puisque la dorure de Röll peut pousser à la fois sur les arbres et sur le bois en décomposition, elle est adaptée aux substrats qui se décomposent et se dégradent naturellement au fil du temps. En outre, la dorure de Röll a été observée principalement sur des espèces de feuillus dont la valeur en bois est relativement faible, et le risque que ses arbres hôtes soient délibérément abattus est faible. Les arbres sur lesquels la dorure de Röll pousse le plus souvent (aulne rouge, cerisier amer, bouleau à papier) sont généralement dominants dans les forêts de seconde venue, qui se développent après des perturbations, notamment l’exploitation forestière. Actuellement, il n’y a pas d’exploitation forestière dans les sites abritant la dorure de Röll, et aucun signe de récolte de bois n’y a été observé.
Intrusions et perturbations humaines (UICN 6; impact global de la menace : faible)
Activités récréatives (catégorie de menace 6.1; impact de la menace : faible)
La plupart des 14 sous-populations situées dans des parcs se trouvent en bordure de sentiers principaux qui sont fréquentés pour les activités récréatives. La circulation piétonnière a déjà causé l’élimination d’individus de la dorure de Röll par le passé (par exemple, l’individu d’origine du sentier Glen Ryder du mont Sumas - sous-population 1). Les individus qui poussent sur des billes en décomposition sont plus vulnérables aux dommages causés par les activités récréatives que ceux poussant sur des arbres vivants et des souches. Onze individus (10 % de la population canadienne) ont été trouvés sur des billes en décomposition près des sentiers dans les parcs Gardener (sous-population 48), Southern (sous-population 49), Century (sous-population 3), Ravine (sous-population 4), Downes Bowl (sous-population 2), Squamish Rotary (sous-population 18) et West Creek Wetlands. Les individus qui se trouvent sur les billes au parc West Creek Wetlands (lac Wood Duck) (sous-population 28) à Langley sont probablement moins exposés au piétinement que les autres sous-populations parce que ce site fait l’objet d’un accès restreint et d’une circulation piétonnière réduite. Dans la réserve naturelle Great Blue Heron (sous-population 47), une grande colonie se trouve sur une bille utilisée comme panneau d’interprétation juste à côté d’un sentier très fréquenté. Bien que cette colonie soit probablement à l’abri du piétinement en raison de la visibilité de la bille et de son utilisation à des fins d’interprétation, l’individu pourrait être endommagé par inadvertance si le panneau était manipulé ou déplacé. Le vélo de montagne est une autre activité récréative représentant une menace pour les sous-populations de l’espèce. En particulier, l’individu du mont Shannon à Chilliwack (sous-population 29) semble être situé à l’intersection de plusieurs sentiers de vélo de montagne populaires. La pression associée aux activités récréatives dans les parcs augmentera probablement avec la croissance de la population humaine, et ces activités continueront à menacer les sous-populations restantes de la dorure de Röll.
Modifications des systèmes naturels (UICN 7; impact global de la menace : faible)
Incendies et suppression des incendies (catégorie de menace 7.1; impact de la menace : faible)
Puisque la dorure de Röll se trouve généralement dans des ravins, des milieux humides et des forêts mixtes à dominance de feuillus, le risque de feu de forêt est faible pour les sous-populations connues. Toutefois, des incendies accidentels d’origine humaine peuvent se produire. Les cigarettes peuvent provoquer des incendies accidentels dans les parcs municipaux ou régionaux, ainsi que sur les terres de la Couronne et des Premières Nations. Toutefois, le risque est probablement plus faible pour les terres de la Couronne et des Premières Nations en raison de la moindre fréquentation de visiteurs. Cependant, pour la même raison, les sous-populations situées sur les terres de la Couronne et des Premières Nations peuvent être menacées par les feux de camp mal contenus ou le dépôt de matériaux inflammables. Par exemple, le site du ruisseau Ruby (sous-population 16) est situé à proximité de l’autoroute, et une zone située à moins de 30 m du site semble être utilisée comme campement temporaire et comme décharge. De même, des produits chimiques inflammables mal entreposés à une propriété adjacente au site du chemin Tom Barry, Nature Trust of B.C. (sous-population 43) à Hope (comm. pers., Sara Connal, gardienne du site, 2022) pourraient représenter un risque d’incendie. La menace d’incendies accidentels d’origine humaine devrait persister.
Phénomènes géologiques (UICN 10; impact global de la menace : faible)
Avalanches et glissements de terrain (catégorie de menace 10.3; impact de la menace : faible)
Dans la vallée du Fraser et à la baie Howe, de grands éboulements, des avalanches et des coulées de débris canalisées se produisent depuis des millénaires (Evans et Savigny, 1994). Au cours des 10 000 dernières années, d’importants glissements de terrain se sont produits à Cheam (5010 ± 70 AP), Katz (3260 ± 70 AP) et Hope (9680 ± 320 AP) (Evans et Savigny, 1994; Orwin et al., 2004) et sont observables dans la géologie de ces régions. Le deuxième éboulement catastrophique en importance au Canada (1915, mine Britannia) s’est produit à la baie Howe, et des coulées de débris canalisées (déclenchées par de fortes précipitations) se produisent encore fréquemment dans toute la région (Evans et Savigny, 1994). Récemment, en novembre 2021, un phénomène de « rivière atmosphérique » associé à fortes précipitations a déclenché plusieurs coulées de débris canalisées dans la vallée du Fraser (Global News, 2021). De multiples glissements de terrain se sont produits au ruisseau Ruby et entre Popkum et Hope. Bien que ces événements localisés n’aient pas eu d’impact sur les sous-populations connues de dorure de Röll, les trois sous-populations concernées (14/106 individus; 13 % de la population canadienne) soit celles du ruisseau Ruby (sous-population 16), de l’île Seabird (sous-population 17) et du parc provincial Bridal Veil Falls (sous-population 9) sont susceptibles de subir des glissements de terrain à l’avenir. Les changements climatiques devraient modifier les précipitations antérieures et à court terme dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, et la fréquence des glissements de terrain devrait par conséquent augmenter (Jakob et Lambert, 2009), ce qui donne à penser que ces phénomènes se poursuivront et prendront de l’ampleur au fil du temps.
Nombre de localités
Le nombre de sites est bien supérieur à 10, car les menaces plausibles les plus graves, à savoir le développement résidentiel, les intrusions humaines (par exemple, les activités récréatives) et certains effets des changements climatiques, sont répandues dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce mais ont des impacts localisés (par exemple, glissements de terrain, ondes de tempête).
Protection, statuts et activités de rétablissement
Statuts et protection juridiques
La dorure de Röll est actuellement désignée à titre d’espèce en voie de disparition à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et est protégée par cette loi. En Colombie-Britannique, l’espèce n’est pas protégée par le Wildlife Act ou d’autres lois.
Statuts et classements non juridiques
La dorure de Röll a été classée G3 (vulnérable) en 2004. Une réévaluation récente de la dorure de Röll par NatureServe (2025) n’a malheureusement pas élucidé complètement la confusion taxinomique supposée, comme cela a été fait pour le présent rapport. Par conséquent, les révisions récentes des statuts ne sont pas incluses ici.
Protection et propriété de l’habitat
Quatorze (47 %) des 30 sous-populations existantes de dorure de Röll sont protégées dans des parcs provinciaux, régionaux ou municipaux. Deux autres sites sont protégés sur des terres privées du Nature Trust of British Columbia, et deux autres sur des terres du ministère de la Défense nationale. Une autre sous-population est protégée sur la propriété privée d’une réserve écologique appartenant au district scolaire de North Vancouver et gérée par le Cheakamus Outdoor Education Centre près de Squamish. Cinq sous-populations se trouvent sur des terres des Premières Nations, et les autres sous-populations existantes se trouvent sur des terres de la Couronne ou dans des lotissements privés. Le régime foncier de chaque site est présenté au tableau 1.
Activités de rétablissement
- Plan de rétablissement de la dorure de Röll en Colombie-Britannique (Ministry of Environment, 2013)
- Programme de rétablissement de la dorure de Röll au Canada (Environment and Climate Change Canada, 2021)
Sources d’information
Références citées
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Experts contactés
- Connal, S. Gardien du site, Tom Berry Road Nature Trust of British Columbia. Hope, Colombie-Britannique, Canada.
- Foster, R. Vice-président. Mossom Creek Hatchery. Burnaby, Colombie-Britannique, Canada.
- Golinski, K. Conservateur des collections. Herbier UBC, Vancouver, Colombie-Britannique, Canada.
- Henderson, P. Botaniste. Langley, Colombie-Britannique, Canada.
- Jarvis, J. Biologiste des ressources. Metro Vancouver. Vancouver, Colombie-Britannique, Canada.
- Jia, Y. Botaniste. Laboratoire de botanique systématique et évolutive, Institut de botanique, Académie chinoise des sciences. Beijing, Chine
- Joya, S. Bryologue. Vancouver, Colombie-Britannique, Canada.
- Knopp, D. Gardien du site. Camp Slough, Nature Trust of British Columbia. Chilliwack, Colombie-Britannique, Canada.
- McIntosh, T. Bryologue. Vancouver, Colombie-Britannique, Canada.
- McNaughton, C. Gestionnaire des terres de conservation. Nature Trust of British Columbia. Vancouver, Colombie-Britannique, Canada.
- Mindell, R. Bryologue. Courtenay, Colombie-Britannique, Canada.
- Penny, J. Botaniste de programme. Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. Victoria, Colombie-Britannique, Canada.
- Sadler, KD. Responsable. Rétablissement des espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada. Nanaimo, Colombie-Britannique, Canada.
- Simon, A. Botaniste. Île Galiano, Colombie-Britannique, Canada.
- Wu, J. Chargée de projet scientifique. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Gatineaum, Québec, Canada.
- Young, S. Directeur général. Première Nation Skwahlook. Agassiz, Colombie-Britannique, Canada.
Remerciements
Environnement et Changement climatique Canada a financé la préparation du présent rapport. Les experts énumérés ci-dessous ont fourni des données et/ou des conseils précieux. Le rédacteur du rapport remercie Terry McIntosh, Steve Joya, Phil Henderson, Randal Mindell et John Reynolds pour les données, les photos et l’aide apportée sur le terrain, Karen Golinski pour avoir révisé le manuscrit du rapport et fourni des données provenant de l’herbier UBC, Kella Sadler et Jennifer Penny pour avoir facilité l’accès aux renseignements du Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et à la version provisoire du programme de rétablissement fédéral.
Sommaire biographique du rédacteur du rapport
Dan Tucker est bryologue et étudiant à la maîtrise en sciences à l’université de Victoria en Colombie-Britannique. Ses recherches portent sur la biodiversité et l’écologie des bryophytes. Dan a obtenu son baccalauréat en sciences de l’Université d’Alberta en 2020.
Annexe 1. Renseignements sommaires sur l’habitat et l’abondance des individus de la dorure de Röll trouvés dans le cadre des relevés terrain de novembre 2021 et mai 2022
Les données de localisation précise des sites sont omises du tableau. Ceux-ci peuvent être obtenus sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.
| Site | Date du relevé | No de l’individu/spécimen | Taille approximative de la colonie | Habitat | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|
| Ruisseau Mossom | 4 mai 2022 | 1 | 10 cm × 10 cm | Sur un aulne rouge vivant, à hauteur de la tête en bordure du ruisseau | Individu d’origine de S. Joya |
| 2/RM | 25 cm × 25 cm | Sur un tronc d’aulne rouge tombé dans une dépression marécageuse | Sans objet | ||
| Parc Squint Lake | 16 novembre 2021 | 1/DT 1094 | 10 cm × 10 cm | Sur un aulne rouge à hauteur de poitrine | Sans objet |
| Parc Squamish Rotary | 17 novembre 2021 | 1/DT 1097 | 100 cm × 30 cm | Sur une bille en décomposition dans une forêt marécageuse d’aulnes rouges | Sous-population d’origine de Dentville |
| 2/DT 1098 | 100 cm × 30 cm | Sur une bille en décomposition dans une forêt marécageuse d’aulnes rouges | Sans objet | ||
| Tom Berry Road Nature Trust | 4 mai 2022 | 1/DT 1262 | 10 cm × 10 cm | Sur une souche de thuya en décomposition | Sans objet |
| Ruisseau Ruby | 4 mai 2022 | 1/DT 1260 | 2 colonies, toutes les deux de 50 cm × 60 cm | Sur une souche de thuya en décomposition adjacente à la face de l’affleurement | Sans objet |
| 2/DT1261 | 100 cm × 40 cm | Sur une grosse bille en décomposition | Sans objet | ||
| 3 | 16 cm × 10 cm | Sur du bois pourri tombé au sol, enchevêtré dans des érables circinés | Aucune récolte | ||
| 4 | Petit, aucune mesure prise | Sur un tronc de peuplier tombé au sol | Aucune récolte | ||
| 5 | 45 cm × 40 cm | Sur une souche de thuya géant en décomposition | Aucune récolte | ||
| 6 | 16 cm × 13 cm | Sur un érable à grandes feuilles en décomposition | Aucune récolte | ||
| 7 | Aucune mesure prise | À la base d’une souche de thuya en décomposition | Aucune récolte | ||
| 8 | Petit, aucune mesure prise | Sur une petite bille en décomposition à moitié enfouie dans le sol à l’entrée de la forêt | Situé à gauche après l’entrée de la lisière de la forêt depuis la zone de l’étang/du marais. | ||
| Chutes Bridal Veil | 4 mai 2022 | DT 1263 | 16 cm x 4 cm | Sur une grosse souche de thuya en terrain dégagé | Sur une grosse souche de thuya en terrain dégagé. Sous-population de Djan-Chekar, 1991 |
| Cheam Lake Wetlands | 4 mai 2022 | 1/DT 1264 | 60 cm × 30 cm | Sur des troncs d’aulnes rouges | + 1 colonie, aucune récolte |
| 2 | 16 cm x 5 cm | À la base du tronc d’un aulne rouge | Aucune récolte | ||
| Parc Mount Shannon | 3 mai 2022 | DT 1255 | 100 cm × 75 cm | Sur la souche d’un grand thuja géant dans une clairière | Dans une zone récréative très fréquentée |
| Camp Slough Nature Trust | 3 mai 2022 | DT 1256 | 50 cm × 75 cm | Sur de gros débris ligneux | Sur de gros débris ligneux |
| Parc Bridalwood, Promontory, Bridal Veil Falls | 3 mai 2022 | 1/DT 1257 | <1 m de la base du tronc | Sur le tronc d’un bouleau à papier | Altitude de 130 m, ce qui est plus élevé que les mentions précédentes |
| 2/DT 1258 | <1 m de la base du tronc | Sur le tronc d’un bouleau à papier | Altitude de 130 m, ce qui est plus élevé que les mentions précédentes | ||
| 3/DT 1259 | 15 cm x 7 cm | Sur le tronc d’un bouleau à papier | Altitude de 130 m, ce qui est plus élevé que les mentions précédentes | ||
| Réserve naturelle Great Blue Heron | 2 mai 2022 | 1/DT 1251 | 200 cm × 50 cm | Sur une bûche en décomposition près d’un panneau d’interprétation | Colonie d’origine de S. Joya |
| 2 | 5 cm × 5 cm | Sur du bois en décomposition enchevêtré dans des arbustes, à 3 m de la bille mère | Aucune récolte | ||
| Mont Sumas, Glen Ryder | 3 mai 2022 | DT 1254 | 150 cm × 20 cm | Sur une grosse bille en décomposition dans une forêt | Nouvel individu. L’individu d’origine a été détruit |
| Mont Sumas, secteur de Striaton | 2 mai 2022 | 1/DT 1248 | 16 cm × 16 cm; | Sur une bille en décomposition | Sans objet |
| 2/DT1249 | 10 cm × 5 cm | À la base du tronc d’un aulne rouge vivant | Sans objet | ||
| 3/DT1250 | 20 cm × 14 cm | À la base du tronc d’un aulne rouge vivant | Sans objet | ||
| Parc Gardner | 2 mai 2022 | DT 1247 | 20 cm × 60 cm | Sur une bille en décomposition à moitié enfouie dans le sol | Sans objet |
| Parc Southern | 2 mai 2022 | Colonie 1/DT 1245 | 5 cm × 5 cm | Sur une souche de thuya en décomposition | Sans objet |
| Colonie 2/DT 1246 | 600 cm × 30 cm | Recouvrant entièrement une bille de feuillus en décomposition | Sans objet | ||
| Parc Century | 2 mai 2022 | 1/DT 1238 | 32 cm × 45 cm | À la base d’un tronc de cerisier amer en décomposition | Sans objet |
| 2/DT 1239 | 15 cm × 20 cm | Sur une bille pourrie dans le lit d’un ruisseau | Sans objet | ||
| 3 | Éparse dans une zone d’environ 600 cm à partir de la base de l’arbre | Sur le tronc d’un cerisier amer | Aucune récolte | ||
| 4 | 5 cm × 5 cm | Trouvée sur un cerisier amer le long du ruisseau | Aucune récolte | ||
| 5 | 10 cm × 10 cm | Sur une bille d’aulne rouge en décomposition au-dessus d’un ruisseau en bordure de la propriété | Aucune récolte | ||
| 6 | 30 cm × 30 cm | Sur le tronc du cerisier amer à approximativement 1 m du sol | Aucune récolte | ||
| 7 | Aucune mesure prise | Sur une souche de douglas en bordure du sentier, près de l’entrée du chemin George Ferguson | Aucune récolte | ||
| Parc Downes Bowl | 2 mai 2022 | 1/DT 1243 | 42 cm × 60 cm | Sur des billes en décomposition, des troncs de thuya et des bouleaux à papier. | Sans objet |
| 2/DT 1244 | 10 cm × 50 cm | Sur un cerisier amer tombé en décomposition le long du sentier | Sans objet | ||
| 3 | Aucune mesure prise | Sur une bille sous un thuya géant | Aucune récolte | ||
| 4 | Grande colonie - non mesurée | À la base du tronc d’un cerisier amer | Aucune récolte | ||
| 5 | > 300 cm de la base du tronc | Sur un cerisier amer, juste après le pont le long du sentier | Aucune récolte | ||
| 6 | > 300 cm de la base du tronc | Sur un tronc d’aulne, le long d’un sentier | Aucune récolte | ||
| 7 | > 300 cm de la base du tronc | Sur un tronc d’aulne, le long d’un sentier | Aucune récolte | ||
| 8 | > 300 cm de la base du tronc | Sur un tronc d’aulne, le long d’un sentier | Aucune récolte | ||
| Parc Ravine | 2 mai 2022 | 1/DT 1240 | 5 cm × 10 cm | Sur le tronc d’un aulne rouge récemment abattu | Sans objet |
| 2/DT 1241 | 100 cm × 150 cm | Sur le tronc d’un thuya géant incliné | Sans objet | ||
| 3/DT 1242 | 50 cm x 6 cm | Sur une bille de bouleau en décomposition le long du sentier | Sans objet | ||
| 4 | Petite, non mesurée | Sur des débris ligneux en décomposition le long du sentier | Aucune récolte | ||
| West Creek Wetlands – lac Wood Duck | 18 novembre 2021 | 1/DT 1101; DT 1104; DT 1105 | 15 cm x 8 cm | À la base du tronc d’un cerisier amer en décomposition | Sans objet |
| 2/ DT 1102 | 40 cm × 30 cm | À la base du tronc d’un aulne rouge, en bordure d’un sentier | Sans objet | ||
| 3/DT 1103 | 10 cm × 20 cm | Sur une bille de feuillu en décomposition | Sans objet | ||
| 4/DT 1104 | 150 cm × 30 cm | Sur un cerisier amer tombé, en décomposition et sans écorce | Sans objet | ||
| 5/DT 1105 | 40 cm × 40 cm | Dans la partie inférieure du tronc d’un aulne rouge | Sans objet | ||
| Rawlison - Site de la scierie Old Dominion | 18 novembre 2021 | 1/DT 1099 | 50 cm × 50 cm | Sur une grande souche de thuya brûlée | Poussant parmi d’autres bryophytes |
Annexe 2. Collections examinées
Les collections de l’herbier UBC ont été interrogées et examinées. D’autres spécimens ont été demandés au Consortium of North American Bryophyte Herbaria (CNABH, 2022), et à l’herbier personnel de S. Joya.
Collections interrogées et examinées à partir de l’herbier UBC. Données fournies par Karen Golinksi, conservatrice de l’herbier UBC.
| Numéro de spécimen | Auteur principal de la récolte | Numéro de l’herborisateur | Date de récolte | Herbier |
|---|---|---|---|---|
| B238762 | S. Joya | 2157 | 1er juin 2018 | UBC |
| B238550 | S. Joya | 2059 | 19 août 2017 | UBC |
| B238912 | T. McIntosh | _9924 | 24 mars 2016 | UBC |
| B238913 | T. McIntosh | _9925 | 24 mars 2016 | UBC |
| B238935 | T. McIntosh | _9947 | 23 mars 2016 | UBC |
| B238905 | T. McIntosh | _9917 | 22 mars 2016 | UBC |
| B238906 | T. McIntosh | _9918 | 22 mars 2016 | UBC |
| B238907 | T. McIntosh | _9919 | 22 mars 2016 | UBC |
| B225422 | S. Joya | 1559 | 19 août 2012 | UBC |
| B210281 | Steven Joya | sans objet | 1er mai 2010 | UBC |
| B205262 | Phil Henderson | 2010-54 | 27 mars 2010 | UBC |
| B205263 | Phil Henderson | 2010-53 | 27 mars 2010 | UBC |
| B210256 | Steven Joya | sans objet | 28 janvier 2010 | UBC |
| B206199 | Steven Joya | 538 | 6 février 2010 | UBC |
| B206200 | Steven Joya | 537 | 6 février 2010 | UBC |
| B205264 | Phil Henderson | 2010-64 | 16 avril 2010 | UBC |
| B233058 | Judy A. Harpel | 47428 | 18 juin 2009 | UBC |
| B233067 | Judy A. Harpel | 47439 | 18 juin 2009 | UBC |
| B212138 | Steve Joya | 335 | 17 juin 2009 | UBC |
| B212446 | J.A. Harpel | 47395 | 17 juin 2009 | UBC |
| B212447 | J.A. Harpel | 47396 | 17 juin 2009 | UBC |
| B212448 | J.A. Harpel | 47397 | 17 juin 2009 | UBC |
| B205260 | Steve Joya | 357 | 25 juillet 2009 | UBC |
| B203304 | Steven Joya | s.n. | 30 mai 2007 | UBC |
| B203303 | Steven Joya | s.n. | 28 mai 2007 | UBC |
| B203302 | Steven Joya | s.n. | 10 mai 2007 | UBC |
| B202755 | W.B. Schofield | 125888 | 17 avril 2007 | UBC |
| B181993 | W.B. Schofield | 113993 | 2 mars 2000 | UBC |
| B182005 | W.B. Schofield | 114008 | 2 mars 2000 | UBC |
| B174822 | W.B. Schofield | 112102 | 14 mars 1999 | UBC |
| B174774 | W.B. Schofield | 112047 | 22 novembre 1998 | UBC |
| B174775 | W.B. Schofield | 112048 | 22 novembre 1998 | UBC |
| B174776 | W.B. Schofield | 112049 | 22 novembre 1998 | UBC |
| B167760 | W.B. Schofield | 109831 | 7 mars 1998 | UBC |
| B154614 | W.B. Schofield | 100570 | 27 février 1994 | UBC |
| B136214 | N. Djan-Chekar | 91-507 | 5 oct. 1991 | UBC |
| B123458 | W.B. Schofield | 92881 | 19 mars 1989 | UBC |
| B123812 | W.B. Schofield | 93234 | 18 avril 1989 | UBC |
| B114077 | W.B. Schofield | 87581 | 23 février 1987 | UBC |
| B94604 | W.B. Schofield | 82738 | 2 mars 1985 | UBC |
| B66678 | W.B. Schofield | s.n. | 31 mars 1984 | UBC |
| B28521 | W.B. Schofield | 77215 | 14 mars 1982 | UBC |
| B28628 | W.B. Schofield | 77242 | 14 mars 1982 | UBC |
| B23934 | W.B. Schofield | 76041 | 21 mars 1981 | UBC |
| B23883 | W.B. Schofield | 75983 | 7 février 1981 | UBC |
| B22195 | W.B. Schofield | s.n. | février 1980 | UBC |
| B10279 | W.B. Schofield | 74533 | 16 avril 1980 | UBC |
| B150928 | W.B. Schofield | 67796 | 4 mars 1978 | UBC |
| B150915 | W.B. Schofield | 59607 | 27 mars 1976 | UBC |
| B150929 | W.B. Schofield | 59629 | 9 avril 1976 | UBC |
| B201979 | W.B. Schofield | 58075 | 13 juin 1975 | UBC |
| B150931 | W.B. Schofield | 43843 | 31 mars 1971 | UBC |
| B150932 | W.B. Schofield | 43861 | 31 mars 1971 | UBC |
| B150933 | W.B. Schofield | 43863 | 31 mars 1971 | UBC |
| B150934 | D.W. Jamieson | 3483 | 31 mars 1971 | UBC |
| B111481 | W.B. Schofield | 43205 | 17 oct. 1970 | UBC |
| B150930 | W.B. Schofield | 43231 | 17 oct. 1970 | UBC |
| B111591 | W.B. Schofield | 43611 | 2 novembre 1970 | UBC |
| B150919 | W.B. Schofield | 40582 | 21 février 1970 | UBC |
| B150920 | W.B. Schofield | 40419 | 15 oct. 1969 | UBC |
| B150921 | W.B. Schofield | 38010 | 22 février 1969 | UBC |
| B150924 | W.B. Schofield | 38789 | 27 avril 1969 | UBC |
| B150923 | W.B. Schofield | 38735 | 20 avril 1969 | UBC |
| B150922 | W.B. Schofield | 38695 | 15 avril 1969 | UBC |
| B150927 | W.B. Schofield | 38700 | 15 avril 1969 | UBC |
| B150925 | W.B. Schofield | 37918a | 16 oct. 1968 | UBC |
| B150926 | W.B. Schofield | 37918 | 16 oct. 1968 | UBC |
| B154332 | W.B. Schofield | 37062 | 31 mai 1968 | UBC |
| B150935 | Margaret B. Schofield | ? | 19 mai 1968 | UBC |
| B150918 | W.B. Schofield | 35892 | 10 mars 1968 | UBC |
| B150917 | W.B. Schofield | 33358 | 23 avril 1967 | UBC |
| B150936 | Margaret B. Schofield | ? | 16 janvier 1966 | UBC |
| B150916 | W.B. Schofield | 28454 | 27 février 1966 | UBC |
| B203436 | W.B. Schofield | 24165 | 10 juin 1964 | UBC |
| B150914 | John Macoun | 484 | juin 1916 | UBC |
Annexe 3. Évaluation du calculateur des menaces pour la dorure de Röll (Brotherella roellii)
Nom scientifique de l’espèce : Dorure de Röll (Brotherella roellii)
Date : 8 août 2023
Évaluateurs :
Modérateur : Dwayne Leptizki (membre du COSEPAC)
Rédacteur du rapport : Daniel Tucker
SCS ML : René Belland (coprésident), Richard Caners, Karen Golinski, Marc Favreau, Tegan Padgett, Provinces : Carrina Maslovat (C.-B.)
Références : : Ébauche du calculateur préparée par le rédacteur du rapport et fondée sur la version provisoire du rapport du COSEPAC
| Impact des menaces | Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - maximum de la plage d’intensité | Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - minimum de la plage d’intensité |
|---|---|---|
| A (Très élevé) | 0 | 0 |
| B (Élevé) | 0 | 0 |
| C (Moyen) | 2 | 0 |
| D (Faible) | 6 | 8 |
| Impact global des menaces calculé | Élevé | Moyen |
Impact global des menaces attribué : BC = élevé-moyen
Ajustement de la valeur de l’impact – justification : Sans objet
Impact global des menaces – commentaires : Sans objet
| Nombre | Menace | Impact (calculé) | Impact | Portée (10 prochaines années) | Gravité (10 ans ou 3 gén.) | Immédiateté | Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Développement résidentiel et commercial | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême (71 à 100 %) | Élevée (continue) | Sans objet |
| 1.1 | Zones résidentielles et urbaines | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême (71 à 100 %) | Élevée (continue) | La population humaine des municipalités situées dans l’aire de répartition de la dorure de Röll augmente rapidement (croissance de 8 à 22 % entre 2016 et 2021) (Statistics Canada, 2021). Bien que peu de sites abritant des sous-population fassent actuellement l’objet d’un développement, 30 % de la population canadienne (31/105 individus) de dorure de Röll se trouvent sur des terres de la Couronne, privées, municipales ou des Premières Nations et pourraient être menacés à l’avenir par la construction de logements et l’aménagement urbain. Toutefois, il est peu probable que les 31 individus soient touchés au cours des dix prochaines années. En outre, cette menace peut être atténuée par un déplacement proactif des colonies en dehors des zones de développement. Par exemple, T. McIntosh a supervisé le déplacement d’une bille colonisée à la Première Nation Skwah 4 (1/11 individus au site touché par le développement) en dehors de la zone de développement. |
| 1.2 | Zones commerciales et industrielles | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 1.3 | Zones touristiques et récréatives | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême (71 à 100 %) | Élevée (continue) | Dix-neuf sous-populations, ou 40 % de la population canadienne (42/106 individus) de la dorure de Röll, se trouvent dans des parcs. Dans le passé, l’entretien des sentiers, la construction ou l’expansion des zones et des installations utilisées par l’humain (par exemple toilettes, aires de stationnement, voies d’entrée) ont endommagé ou éliminé des sous-populations dans les parcs. Par exemple, la construction de nouvelles toilettes dans le parc provincial Bridal Veil Falls a détruit la sous-population qui s’y trouvait en 2004. |
| 2 | Agriculture et aquaculture | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.1 | Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Cette menace a été importante dans le passé, mais ce n’est plus le cas, car le développement agricole des forêts indigènes dans l’aire de répartition est en grande partie terminé (COSEWIC, 2010). |
| 2.2 | Plantations pour la production de bois et de pâte | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.3 | Élevage de bétail | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.4 | Aquaculture en mer et en eau douce | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3 | Production d’énergie et exploitation minière | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3.1 | Forage pétrolier et gazier | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3.2 | Exploitation de mines et de carrières | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3.3 | Énergie renouvelable | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 4 | Corridors de transport et de service | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême-élevée (31 à 100 %) | Élevée (continue) | Sans objet |
| 4.1 | Routes et voies ferrées | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | L’expansion de l’autoroute Sea-to-Sky (99) pour les Jeux olympiques de 2010 a entraîné la disparition d’une sous-population. |
| 4.2 | Lignes de services publics | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême-élevée (31 à 100 %) | Élevée (continue) | En 2022, le projet de construction du pipeline TransMountain est en cours. Le tracé proposé est proche de la sous-population (n = 1 individu) qui se trouve à 150 m à l’ouest de la limite du parc Bridal Veil Falls (Trans Mountain Pipeline ULC, 2019). Le défrichement de la forêt pour la construction du pipeline peut créer des effets de lisière (par exemple, augmentation des perturbations dues au vent et modification du microclimat), qui peuvent s’étendre à plus de 45 mètres dans la forêt et avoir des répercussions sur les communautés de bryophytes (Baldwin et Bradfield, 2005). T. McIntosh prévoit de superviser le déplacement de la souche au site du pipeline s’il s’avère que celle-ci se trouve dans la zone de construction. |
| 4.3 | Voies de transport par eau | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 4.4 | Corridors aériens | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5 | Utilisation des ressources biologiques | D | Faible | Restreinte (11 à 30 %) |
Légère (1 à 10 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) | Sans objet |
| 5.1 | Chasse et capture d’animaux terrestres | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5.2 | Cueillette de plantes terrestres | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5.3 | Exploitation forestière et récolte du bois | D | Faible | Restreinte (11 à 30 %) |
Légère (1 à 10 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) | Vingt-cinq pour cent de la population canadienne (26/106 individus) se trouvent sur des terres appartenant à la Couronne ou à des Premières Nations, et il est possible que la récolte de bois de chauffage ou l’exploitation forestière dans les environs aient un impact sur les sous-populations de ces sites. Cependant, les espèces d’arbres sur lesquelles pousse la dorure de Röll ne sont pas ciblées pour la récolte, et la mousse préfère les forêts de seconde venue qui se forment après des perturbations telles que l’exploitation forestière. |
| 5.4 | Pêche et récolte de ressources aquatiques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 6 | Intrusions et perturbations humaines | D | Faible | Généralisée (71 à 100 %) |
Légère (1 à 10 %) | Élevée (continue) | Sans objet |
| 6.1 | Activités récréatives | D | Faible | Généralisée (71 à 100 %) |
Légère (1 à 10 %) | Élevée (continue) | Quarante pour cent de la population canadienne (42/106 individus, 19 sous-populations) se trouvent dans des parcs et en bordure de sentiers principaux utilisés à des fins récréatives. Les sous-populations présentes sur les billes et les souches en décomposition le long des sentiers sont les plus susceptibles d’être endommagées par la circulation des piétons et des cyclistes. Onze individus (10 % de la population canadienne) ont été trouvés sur des billes et des souches en décomposition dans des parcs (les sites précis et des exemples sont présentés dans le texte). |
| 6.2 | Guerre, troubles civils et exercices militaires | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | 14 individus au MDN Aldergrove 5 à Mastqui, Abbotsford = 19/106 = 18 % de la population canadienne. Aucune menace n’a été observée lors des récents relevés menés par T. McIntosh. |
| 6.3 | Travaux et autres activités | Sans objet | Négligeable | Restreinte (11‑30 %) | Négligeable (< 1 %) | Élevée (continue) | De petits fragments d’individus pourraient être prélevés à des fins de recherche à l’avenir, mais aucune activité de recherche n’est actuellement prévue. |
| 7 | Modifications des systèmes naturels | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême (71 à 100 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) | Sans objet |
| 7.1 | Incendies et suppression des incendies | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême (71 à 100 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) | Puisque la dorure de Röll se trouve généralement dans des ravins, des milieux humides et des forêts mixtes à dominance de feuillus, elle est exposée à un faible risque de feu de forêt. Toutefois, des incendies accidentels d’origine humaine peuvent se produire. Par exemple, les cigarettes peuvent poser un risque dans les parcs municipaux et régionaux. Sur les terres de la Couronne et des Premières Nations, les feux de camp mal contenus ou le dépôt de matériaux inflammables peuvent représenter une menace pour les sous-populations. |
| 7.2 | Gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 7.3 | Autres modifications de l’écosystème | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8 | Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques | CD | Moyen-faible | Grande (31 à 70 %) |
Modérée–légère (1 à 30 %) | Élevée (continue) | Sans objet |
| 8,1 | Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes | CD | Moyen-faible | Grande (31 à 70 %) |
Modérée–légère (1 à 30 %) | Élevée (continue) | Étant donné que de nombreuses sous-populations de la dorure de Röll se trouvent dans des sites en zone urbaine, des plantes envahissantes sont fréquemment présentes dans ces mêmes sites. Les plantes invasives qui peuvent utiliser les billes et les souches comme substrat peuvent concurrencer la dorure de Röll si aucune mesure n’est prise pour lutter contre elles. Deux individus (2 % de la population canadienne) sont touchés par ce phénomène; les sites touchés sont indiqués dans le texte. Une atténuation est possible par l’élimination des espèces envahissantes. |
| 8.2 | Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.3 | Matériel génétique introduit | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.4 | Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.5 | Maladies d’origine virale ou maladies à prions | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.6 | Maladie de cause inconnue | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9 | Pollution | Sans objet | Inconnu | Généralisée (71 à 100 %) |
Inconnue | Élevée (continue) | Sans objet |
| 9.1 | Eaux usées résidentielles et urbaines | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.2 | Effluents industriels et militaires | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.3 | Effluents agricoles et sylvicoles | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.4 | Déchets solides et ordures | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.5 | Polluants atmosphériques | Sans objet | Inconnu | Généralisée (71 à 100 %) |
Inconnue | Élevée (continue) | Les effets des polluants atmosphériques sur la survie de la dorure de Röll ne sont pas connus. Cependant, les bryophytes épiphytes seraient particulièrement sensibles aux polluants atmosphériques (Pescott et al., 2015). La pollution de l’air dans la vallée du Fraser peut être élevée, en particulier pendant les mois d’été (Metro Vancouver, 2018), bien que la pollution suive une tendance à la baisse grâce à l’arrivée de nouvelles technologies d’émission. |
| 9.6 | Apports excessifs d’énergie | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10 | Phénomènes géologiques | D | Faible | Petite (1 à 10 %) |
Extrême (71 à 100 %) | Élevée-modérée | Sans objet |
| 10.1 | Volcans | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10.2 | Tremblements de terre et tsunamis | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10.3 | Avalanches et glissements de terrain | D | Faible | Petite (1 à 10 %) | Extrême (71 à 100 %) | Élevée-modérée | Les coulées de boue, les glissements de terrain et les avalanches sont fréquents dans la vallée du Fraser et la baie Howe (Evans et Savigny, 1994) et sont souvent déclenchés par de fortes précipitations (Orwin et al., 2004). La région supérieure de la vallée du Fraser, vers Hope, est particulièrement exposée à ces phénomènes géologiques. Les sous-populations du ruisseau Ruby (n = 8), de l’île Seabird (1), de Bridal Veil Falls (1), de Popkum (1+1) et de Hope (Cheam View 1, Tom Barry 1, lac Kawkaw S.O.) sont les plus susceptibles d’être affectées par des glissements de terrain dans le futur (14/106 = 13 % de la population canadienne). Les changements climatiques devraient modifier les précipitations antérieures et à court terme et, par conséquent, la fréquence des glissements de terrain dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique devrait augmenter (Jakob et Lambert, 2009). |
| 11 | Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents | CD | Moyen-faible | Restreinte (11 à 30 %) |
Élevée-modérée (11 à 70 %) | Élevée (continue) | Sans objet |
| 11.1 | Déplacement et al.ération de l’habitat | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | L’habitat potentiel peut se déplacer vers le nord et en altitude en supposant qu’il y ait une dispersion et un substrat adéquat. |
| 11.2 | Sécheresses | Sans objet | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Élevée (continue) | L’humidité est importante pour la survie de la dorure de Röll, puisqu’elle pousse sur des débris ligneux en décomposition (et souvent saturés) dans les ravins, les milieux humides et les forêts mixtes humides à dominance de feuillus. Les chutes de neige médianes dans la région côtière du sud de la Colombie-Britannique devraient diminuer de 24 à 52 % (PCIC, 2013) d’ici les années 2050 par rapport au scénario de référence de 1960 à 1991. Ce phénomène aura une incidence sur les volumes des cours d’eau, les régimes d’écoulement et l’évacuation des eaux souterraines dans les bassins versants en aval; combiné à l’augmentation des températures estivales (PCIC 2013), il pourrait entraîner des conditions de sécheresse prolongées. De même, les augmentations généralisées du taux de mortalité des arbres dans le nord-ouest du Pacifique ont été attribuées au stress associé à la sécheresse (Van Mantgem et al., 2009). La dorure de Röll étant épiphyte, les sous-populations qui poussent sur des arbres vivants peuvent être endommagées ou éliminées lorsque le taux de mortalité de leurs hôtes augmente sous l’effet de la sécheresse. |
| 11.3 | Températures extrêmes | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 11.4 | Tempêtes et inondations | CD | Moyen-faible | Restreinte (11‑30 %) | Élevée-modérée (11 à 70 %) | Élevée (continue) | Neuf sous-populations (32/106 = 30 % de la population canadienne) de la dorure de Röll se trouvent dans des plaines inondables et pourraient être éliminées par l’inondation due à des phénomènes de grande envergure (par exemple la rivière atmosphérique de 2021) (FVRD, 2019; Ministry of Environment, 2008) : Brackendale (Cheakamus Centre, n = 1), Skwhala 2 Chilliwack (1), parc Squamish Rotary (2), MDN Matsqui (Abbotsford, 5), ruisseau Ruby (8) chemin Tom Barry, Nature Trust of B.C. (Hope, 1), Camp Slough Nature Trust of B.C. (Chilliwack, 1), réserve naturelle Great Blue Heron (Chilliwack, 2) et Skwah 4 (Chilliwack, 11). Des ondes de tempête localisées de moindre ampleur dans les ruisseaux et les ravins pourraient éliminer les sous-populations qui poussent près de ces zones, en particulier ceux qui se trouvent sur des débris ligneux qui ne sont pas bien ancrés au sol (par exemple, la bille détruite dans le ravin du ruisseau Kyle, à Port Moody, lors de l’onde de tempête de novembre 2021). En raison des changements climatiques induits par l’humain dans les basses terres continentales de la Colombie-Britannique, le débit de pointe des cours d’eau lors de précipitations extrêmes a augmenté de 16 à 63 %, et la probabilité d’inondations à grande échelle (comme celles de novembre 2021) a augmenté de 120 à 330 % par rapport à la période de référence de 1950 à 1969 (Gillett et al., 2022). La menace que représentent les ondes de tempête localisées et les inondations généralisées va probablement se poursuivre et s’intensifier à l’avenir. |