L’escargot galuchat (Inflectarius inflectus) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2019
Titre officiel : Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’escargot galuchat (Inflectarius inflectus) au Canada 2019
Comité sur la situation des espèces en peril au Canada (COSEPAC)
En voie de disparition 2019
Matériel appartenant à des tierces parties
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Description longue
Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :
COSEPAC. 2019. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’escargot galuchat (Inflectarius inflectus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, xi + 59 p. (Registre public des espèces en péril).
Note de production : Le COSEPAC remercie Annegret Nicolai d’avoir rédigé le rapport de situation sur l’escargot galuchat (Inflectarius inflectus) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Dwayne Lepitzki, coprésident du Sous-comité de spécialistes des mollusques du COSEPAC.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :
Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa ON K1A 0H3
Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : ec.cosepac-cosewic.ec@canada.ca
www.cosepac.ca
Also available in English under the title “COSEWIC Assessment and Status Report on the Shagreen Inflectarius inflectus in Canada”.
Illustration/photo de la couverture : Escargot galuchat — Photo : Annegret Nicolai, île Middle, 1er mai 2013.
COSEPAC sommaire de l’évaluation
Sommaire de l’évaluation – Novembre 2019
Nom commun : Escargot galuchat
Nom scientifique : Inflectarius inflectus
Statut : En voie de disparition
Justification de la désignation : Cet escargot terrestre de taille moyenne se rencontre dans la zone carolinienne du sud-ouest de l’Ontario, où il se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition mondiale. Historiquement, il est connu dans deux sites de la partie continentale de l’Ontario et sur cinq îles du lac Érié. On ne le trouve aujourd’hui que sur deux îles, habitant des boisés rocailleux ou ouverts et où on peut le retrouver en groupes d’individus sous des troncs ou des roches, ainsi que dans la couche de feuilles mortes. L’habitat convenable au Canada a connu une perte et une dégradation, et la fragmentation continue de l’habitat est problématique pour cette espèce en raison de sa faible capacité de dispersion. L’espèce est menacée par les changements climatiques (températures extrêmes, sécheresses et inondations), les brûlages dirigés et les espèces envahissantes.
Répartition : Ontario
Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2019.
COSEPAC résumé
Escargot galuchat
Inflectarius inflectus
Description et importance de l’espèce sauvage
L’escargot galuchat est un escargot terrestre de taille moyenne (la coquille de l’adulte est d’une largeur d’environ 1 cm). Sa coquille est imperforée (absence de trou au milieu de la coquille, où les tours convergent), aplatie, d’une couleur allant de jaune à brun et dotée de trois denticules semblables à des dents dans son ouverture. Cette espèce fait partie de la faune unique de la forêt carolinienne au Canada et joue un rôle important dans le fonctionnement de l’écosystème par l’entremise du cycle des nutriments. La population qui se trouve à la limite de l’aire de répartition de l’espèce au Canada est importante pour la conservation de l’espèce à l’échelle mondiale.
Répartition
L’aire de répartition mondiale de l’escargot galuchat s’étend depuis le sud de l’Ontario, le Michigan et l’État de New York vers le sud jusqu’en Floride, à l’est, et au Texas à l’ouest. Au Canada, l’espèce est toujours présente dans le comté d’Essex sur deux îles du lac Érié : Middle et Pelée. L’espèce semble avoir disparu de deux endroits sur la terre ferme dans le sud-ouest de l’Ontario et de deux autres îles du lac Érié.
Habitat
L’escargot galuchat habite dans des boisés rocheux ou ouverts et peut se trouver en groupes sous des débris ligneux ou des roches et dans la litière de feuilles. Dans tous les sites, l’habitat est entouré d’eau ou de terres arables ne convenant pas à l’espèce. Au total, environ 480 ha d’habitat protégé se trouvent sur les îles Pelée et Middle.
Biologie
L’escargot galuchat est un escargot terrestre ovipare. La reproduction se produit probablement au printemps et à la fin de l’été. L’hibernation se déroule du début d’octobre jusqu’en avril dans les régions tempérées. L’estivation ne peut se produire qu’en cas de sécheresse ou de vagues de chaleur prolongées. La maturité sexuelle peut être atteinte à 1 an et les individus peuvent vivre de 2 à 3 ans. L’espèce se nourrit principalement de bois en décomposition ou de champignons dans la litière du sol forestier. La dispersion active pour la colonisation de nouvelles zones est excessivement lente, car l’espèce demeure confinée dans des microhabitats (débris ligneux, roches) où elle trouve refuge. La dispersion passive de l’espèce par la crue des rivières ou le transport par les oiseaux est possible, mais n’a pas été documentée. Aucun élément ne prouve l’existence d’un transport par des humains.
Taille et tendances des populations
L’espèce semble avoir disparu de six occurrences historiques; la situation à trois autres sites est incertaine, car il s’agit de terres privées qui n’ont pas fait l’objet de recherches. La densité mesurée de l’espèce peut être excessivement faible, soit < 0,1 individu mature/m2, car l’espèce vit en colonies sous de grands débris ligneux. La taille totale de la population est inconnue.
Menaces et facteurs limitatifs
Une faible capacité de dispersion et une faible résistance physiologique aux fluctuations des facteurs environnementaux, tels que la température et l’humidité, sont des facteurs limitatifs. Les principales menaces qui pèsent sur l’escargot galuchat sont les changements climatiques (sécheresses, variation des régimes de gel), les brûlages dirigés et les modifications de l’habitat dues à des espèces envahissantes, comme les vers de terre qui détruisent la litière de feuilles et les Cormorans à aigrettes qui altèrent les conditions de litière.
Protection, statuts et classements
L’escargot galuchat ne fait pas l’objet de désignations au titre de lois. L’espèce est classée comme étant non en péril à l’échelle mondiale et à l’échelle nationale aux États-Unis, mais comme étant gravement en péril au Canada et en Ontario.
Résumé technique
Inflectarius inflectus
Escargot galuchat
Shagreen
Répartition au Canada : Ontario
| Sujet | Information |
|---|---|
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population; indiquez si une méthode d’estimation de la durée d’une génération autre que celle qui est présentée dans les lignes directrices de l’UICN [2011] est utilisée) |
~2 ans |
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures? |
Oui (déclin historique observé en raison de la diminution du nombre de sites occupés; déclin continu inféré en raison des menaces continues) |
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]. |
Inconnu |
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]. |
Inconnu |
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]. |
Inconnu |
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] commençant dans le passé et se terminant dans le futur. |
Inconnu |
Est-ce que les causes du déclin sont a) clairement réversibles et b) comprises et c) ont effectivement cessé? |
a) Non b) Oui c) Non |
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? |
Inconnu |
| Sujet | Information |
|---|---|
Superficie estimée de la zone d’occurrence |
41 km2 |
Indice de zone d’occupation (IZO) (fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté) |
32 km2 |
La population totale est-elle gravement fragmentée, c.-à-d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce? |
a) Non b) Oui |
Nombre de localités* (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant) |
1-6 (selon différentes combinaisons de menaces) |
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence? |
Oui, un déclin historique |
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation? |
Oui, un déclin historique |
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous-populations? |
Oui, un déclin historique |
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités*? |
Oui, un déclin historique |
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue et/ou la qualité] de l’habitat? |
Oui (perte/dégradation historique de l’habitat; déclin continu prévu en raison des menaces) |
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous-populations? |
Non |
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*? |
Non |
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence? |
Non |
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation? |
Non |
*(Voir « définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et International Union for Conservation of Nature (IUCN) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)
| Sous-populations (utilisez une fourchette plausible) | Nombre d’individus matures | |
|---|---|---|
Île Pelée (en raison de la distance et des obstacles à la dispersion, il pourrait y avoir cinq sous-populations sur l’île Pelée) |
Inconnu |
Sans objet |
Île Middle |
Inconnu |
Sans objet |
Toute l’aire de répartition |
Inconnu |
Sans objet |
Analyse quantitative
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est-elle d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, selon la plus longue période, jusqu’à un maximum de 100 ans, ou 10 % sur 100 ans]? Inconnu, aucune analyse effectuée.
Menaces (directes, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible, selon le calculateur des menaces de l’UICN)
Un calculateur des menaces a-t-il été rempli pour l’espèce? Oui (téléconférence officielle sur les menaces tenue le 26 octobre 2018)
Impact global des menaces : Élevé à faible
Menace 11 : Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact ÉLEVÉ À FAIBLE)
Menace 9 : Pollution (impact INCONNU)
Menace 8 : Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact INCONNU)
Menace 7 : Modifications des systèmes naturels (impact FAIBLE)
Menace 4 : Corridors de transport et de service (impact NÉGLIGEABLE)
Menace 6 : Intrusions et perturbations humaines (impact NÉGLIGEABLE)
Quels autres facteurs limitatifs sont pertinents? Faible capacité de dispersion ou de migration, faible résistance aux fluctuations des conditions environnementales
| Sujet | Information | |
|---|---|---|
Sans objet |
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada |
Pennsylvanie (S2), Ohio (SNR), Michigan (SNR). Remarque : les États de New York, du Maryland, du Wisconsin et de l’Iowa ne sont pas inclus dans le classement de NatureServe, mais il existe des données pour ces États. |
Sans objet |
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? |
Non |
Sans objet |
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? |
Oui |
Sans objet |
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? |
Oui |
Sans objet |
Les conditions se détériorent-elles au Canada+? |
Inconnu, mais probable |
Sans objet |
Les conditions de la population source se détériorent-elles? |
Inconnu |
Sans objet |
La population canadienne est-elle considérée comme un puits? |
Inconnu |
Sans objet |
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle? |
Non |
+ Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)
Nature délicate de l’information sur l’espèce
L’information concernant l’espèce est-elle de nature délicate? Oui, il s’agit de la recommandation du SCS des mollusques en raison de la cote « modérée » accordée à l’abattage intentionnel d’individus (matrice relative à la nature délicate des données, Manuel des opérations et des procédures, annexe F8), mais il n’est pas nécessaire de retenir l’information d’une manière plus rigoureuse que ce que prescrit le rapport. Oui
Historique du statut
COSEPAC : Espèce désignée en voie de disparition en novembre 2019.
Statut et justification de la désignation
Statut : En voie de disparition
Code alphanumérique : B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation : Cet escargot terrestre de taille moyenne se rencontre dans la zone carolinienne du sud-ouest de l’Ontario, où il se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition mondiale. Historiquement, il est connu dans deux sites de la partie continentale de l’Ontario et sur cinq îles du lac Érié. On ne le trouve aujourd’hui que sur deux îles, habitant des boisés rocailleux ou ouverts et où on peut le retrouver en groupes d’individus sous des troncs ou des roches, ainsi que dans la couche de feuilles mortes. L’habitat convenable au Canada a connu une perte et une dégradation, et la fragmentation continue de l’habitat est problématique pour cette espèce en raison de sa faible capacité de dispersion. L’espèce est menacée par les changements climatiques (températures extrêmes, sécheresses et inondations), les brûlages dirigés et les espèces envahissantes.
Applicabilité des critères
Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) : Sans objet. Données insuffisantes pour inférer, prévoir ou présumer de manière fiable la diminution de la population.
Critère B (aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation) : Correspond au critère de la catégorie « espèce en voie de disparition » B1ab(iii)+2ab(iii). La zone d’occurrence (41 km2) et l’IZO (32 km2) sont tous deux inférieurs aux seuils (< 5 000 km2 et < 500 km2, respectivement), le nombre de localités se situe entre 1 et 6, mais il est très probable que la population soit répartie dans un maximum de 5 localités et que l’étendue et la qualité de l’habitat connaissent un déclin continu.
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) : Sans objet. Le nombre d’individus matures est inconnu.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) : Le critère D1 ne s’applique pas, car le nombre d’individus est inconnu. Le critère D2 de la catégorie « espèce menacée » pourrait s’appliquer, car le nombre de localités se situe entre 1 et 6, mais il est très probable que la population soit répartie dans un nombre de localités inférieur ou égal au seuil habituel (5 ou moins); de plus, l’espèce est vulnérable aux effets des activités humaines et des événements stochastiques et pourrait devenir en danger critique ou disparaître d’ici 1 ou 2 générations.
Critère E (analyse quantitative) : Sans objet. Aucune analyse n’a été effectuée.
Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.
Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.
Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.
Définitions (2019)
- Espèce sauvage
- Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
- Disparue (D)
- Espèce sauvage qui n’existe plus.
- Disparue du pays (DP)
- Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
- En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.) - Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
- Menacée (M)
- Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
- Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.) - Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
- Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.) - Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
- Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».) - Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.
Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.
Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.
Description et importance de l’espèce sauvage
Nom et classification
Règne : Animal
Embranchement : Mollusques
Classe : Gastéropodes
Ordre : Pulmonés
Sous-ordre : Stylommatophores
Famille : Polygyridés
Genre : Inflectarius
Espèce : Inflectarius inflectus
(Say, 1821)
Nom français : Escargot galuchat
Nom anglais : Shagreen
L’espèce, initialement appelée Helix inflecta par Say en 1821, a également été classée dans les genres Triodopsis par Binney en 1878 et Polygyra par Pilsbry en 1900 (Pilsbry, 1940). Pilsbry (1940) a désigné l’espèce Mesodon inflectus et l’a classée dans le nouveau sous-genre Inflectarius, qui est actuellement accepté comme genre par Turgeon et al. (1998).
Il existe 11 espèces du genre Inflectarius, mais l’Inflectarius inflectus (l’escargot galuchat) est la seule espèce dont l’aire de répartition s’étend au Canada. Une espèce de ce genre, l’Inflectarius magazinensis, est endémique aux monts Magazine, en Arkansas (Caldwell et al., 2014) et est inscrite en tant qu’espèce gravement en péril à la liste rouge de l’UICN (Mollusc Specialist Group, 2000).
Description morphologique
L’escargot galuchat est un escargot terrestre distinctif de taille moyenne, la taille adulte variant de 8 à 14 mm (largeur maximale de la coquille). Sa coquille, de couleur chamois ou jaune à brun, est imperforée (absence de trou au milieu de la coquille, où les tours convergent) et aplatie (Pilsbry, 1940). La surface de la coquille est légèrement striée (rainures peu profondes) et présente des granules et un périostracum (couche extérieure de la coquille) écailleux, ce qui pourrait expliquer le nom commun de l’espèce. Les écailles apparaissent comme des poils chez les juvéniles (figure 1), mais perdent cet aspect chez les adultes. La lèvre qui se trouve à l’ouverture de la coquille (c.-à-d. où le corps se retire dans la coquille) est réfléchie, formant une gouttière à sa base. Trois denticules semblables à des dents sont visibles dans l’ouverture : une dent longue et légèrement incurvée sur la paroi supérieure, une dent sur la lèvre basale, et une dent arrondie, légèrement en retrait, sur l’arc extérieur de l’ouverture (voir la photo sur la page couverture). L’animal est gris foncé (figure 1), mais sort rarement de sa coquille.
Figure 1. Escargot galuchat juvénile (Inflectarius inflectus) photographié sur l’île Middle, dans le parc national de la Pointe-Pelée, le 15 septembre 2017. Les écailles du périostracum ressemblent à des poils courts et la coquille est encore perforée. (Photo : Tarra Degazio)
Structure spatiale et variabilité de la population
À l’exception de l’occurrence où l’escargot galuchat est probablement disparu (île North Harbour; tableau 1), il existe actuellement au moins deux sous-populations : la première à l’île Middle et la deuxième à l’île Pelée, dans le lac Érié. Compte tenu des distances et des obstacles à la dispersion, plus d’une sous-population pourrait se trouver sur l’île Pelée; on pourrait toutefois s’attendre à des différences génétiques entre les sous-populations des deux îles, car il n’y a probablement pas de flux génique et de dispersion en eau libre (voir Déplacements et dispersion ). La sous-population de l’île Middle est séparée des individus de l’île Pelée par environ 5 km d’eau libre. Le lac Érié s’est formé à l’avant de l’inlandsis laurentidien en retrait il y a entre 12 500 et 8 000 ans (Forsyth, 1988). On présume que la communauté des gastéropodes a colonisé les péninsules et les zones côtières de ce lac nouvellement formé il y a plus de 4 500 ans, lorsque la montée des eaux lacustres a isolé les îles des régions continentales (Duncan et al., 2011).
| Comté/île | Site | Première mention | Dernière mention | Collectionneurs ou documentation | Statut de l’occurrence selon les relevés de 2013-2018 |
|---|---|---|---|---|---|
Île North Harbour |
Sans objet |
1915 |
1915 |
B. Walker, C. Goodrich, G.H. Clapp (CMNH81267) |
Aucun accès. Habitat naturel non disponible. Le statut est incertain, mais l’espèce est probablement disparue. |
Île Middle Sister |
Sans objet |
1916 |
1916 |
Goodrich (1916) |
Historique, espèce disparue |
Île East Sister |
Sans objet |
1915 |
1915 |
B. Walker, C. Goodrich, G.H. Clapp (CMNH81264) |
Historique, espèce disparue |
Île Middle |
Sans objet |
1915, B. Walker, C. Goodrich, G.H. Clapp (CMNH81268) |
2017 |
T. Dobbie, T. Degazio (2013 : M.J. Oldham BIOUG15234-B10, -B11) |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Forêt Winery (FW) |
1995, M.J. Oldham (NHIC168439206) |
2013 |
A. Nicolai, M.J. Oldham (ANiD014) |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Propriété Richard et Beryl Ivey (PRBI), CNC |
2010, M.J. Oldham, S.R. Brinker |
2013 |
A. Nicolai, M. Oldham (ANiD015) |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Alvar du chemin Stone (ACS) – CNC |
1994, M.J. Oldham, B. Porchuk (NHIC168439208) |
2017 |
A. Nicolai (2013 : NHIC 170498623, ANiD010) |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Alvar du chemin Stone (ACS) – ONature |
2010 |
2010 |
M.J. Oldham, S.R. Brinker (NHIC170017456) |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Réserve naturelle Florian Diamante (RNFD), CNC |
2013 A.G. Harris, R. Foster (BIOUG09921-A02, -A04) |
2018 |
A. Nicolai, V. Briand |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Gibwood (GW), CNC |
2013 |
2013 |
A. Nicolai, M. Oldham (NHIC170498624, ANiD008) |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Pointe Sheridan (PS) |
1995, M.J. Oldham, B. Porchuk (NHIC168439207) |
2017 |
A. Nicolai (RGF, numéro pas encore attribué) |
Existante |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Pointe Lighthouse (PL), Verbeek Savannah |
1995 |
1995 |
M.J. Oldham (NHIC168439209) |
Historique, espèce disparue |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Pointe Fish (PF) |
1994 |
1994 |
M.J. Oldham (NHIC168439211) |
Historique, espèce disparue |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Forêt du camp des Guides |
1994 |
1994 |
M.J. Oldham, B. Porchuk (NHIC 53816, 53817) |
Incertain; aucun accès |
Île Pelée (première mention en 1919 par C. Goodrich sans indication de lieu, CMNH81559) |
Camping |
1995 |
1995 |
M.J. Oldham (NHIC168439210) |
Incertain; aucun accès |
Comté d’Essex |
Parc national de la Pointe-Pelée |
Aucune date |
Aucune date |
COSEPAC (2014a) |
Historique, espèce disparue |
| Comté d’Essex | Oxley |
Aucune date |
Aucune date |
COSEPAC (2014a) |
Historique, espèce disparue |
Une étude des codes à barres génétiques menée par A. Nicolai est en cours à l’Institut de la biodiversité de l’Ontario (IBO; Guelph, Ontario). Le codage à barres de l’ADN se fonde sur la diversité des séquences dans une région de 648 paires de bases du gène codant la sous-unité I de la cytochrome c oxydase (CIO) pour établir une distinction entre les espèces (Hebert et al., 2003). Pour évaluer la similarité du gène COI au sein de l’aire de répartition canadienne de l’espèce, des individus vivants ont été recueillis dans les îles Middle et Pelée en 2013 (deux dans l’île Middle et deux dans la réserve naturelle Florian Diamante [RNFD] de l’île Pelée), puis traités à l’IBO au moyen d’une méthode normalisée pour les mollusques (Layton et al., 2014). L’algorithme BIN (Barcode Index Number) a été utilisé pour délimiter les grappes correspondant aux unités taxinomiques opérationnelles au niveau de l’espèce (Ratnasingham et Hebert, 2013). Les résultats du codage à barres préliminaire montrent que les similarités intra-insulaires des séquences du gène COI chez les deux spécimens de l’île Pelée et les deux spécimens de l’île Middle sont très élevées (similarité > 99,9 %), mais que la dissimilarité interinsulaire est de 12,66 ± 0,01 %. Tous les spécimens de l’île Pelée ont été associés au même numéro BIN dans la base de données BOLD (Barcode of Life Database; Ratnasingham et Hebert, 2007), soit ACL2322, tandis que les spécimens de l’île Middle ont été associés à un autre numéro BIN, soit ACP8279. Ces résultats préliminaires montrent une distance génétique considérable entre les sous-populations des îles Pelée et Middle. De manière semblable, des séquences du gène COI obtenues de différentes sous-populations du Tennessee, de l’Alabama, de la Caroline du Nord et de la Géorgie montraient une variation élevée au sein de l’espèce et une variabilité morphologique élevée au sein des espèces du genre Inflectarius et entre celles-ci (Perez et al., 2014). Pour ce genre, le gène COI n’est pas utile pour distinguer les espèces, étant donné qu’une différence de 12 % est habituellement suffisante pour distinguer les genres et que l’Inflectarius inflectus n’est pas monophylétique.
Unités désignables
Les unités désignables (UD) d’une espèce sont reconnues si elles répondent à la fois aux critères du caractère distinct et de l’importance sur le plan de l’évolution. Or, l’escargot galuchat ne répond à aucun de ces critères. Plus précisément, il n’y a pas suffisamment d’éléments prouvant un caractère distinct sur le plan génétique qui pourrait également être important sur le plan de l’évolution. Même si les 5 km de plan d’eau séparant les îles Middle et Pelée empêchent probablement le flux génique (voir Déplacements et dispersion ) et que le codage à barres préliminaire attribue aux spécimens des deux îles des numéros BIN différents, ce niveau de dissimilarité génétique semble courant pour le genre (voir Structure spatiale et variabilité de la population ; Perez et al., 2014). De plus, les deux îles se trouvent dans l’aire écologique nationale des Plaines des Grands Lacs (COSEPAC), et aucun élément ne prouve une adaptation locale découlant de cette disjonction naturelle. Une seule UD est donc reconnue au Canada.
Importance de l’espèce
Au Canada, l’escargot galuchat a toujours été, et est actuellement, confiné à la région de la forêt carolinienne, près de la limite septentrionale de son aire de répartition mondiale. Tel qu’il a été démontré par Fraser (2000), les populations situées aux limites de l’aire de répartition peuvent avoir une importance en ce qui concerne la diversité génétique, la survie et l’évolution de l’espèce à long terme, et offrent des possibilités d’activités récréatives pour les humains (p. ex. l’observation d’espèces sauvages; dans ce cas-ci, l’observation d’escargots).
Les escargots et les limaces représentent de 2,5 à 6 % (en supposant une densité variant entre 2 et 38 escargots/m2) de la biomasse animale totale des écosystèmes forestiers boréaux (Hawkins et al., 1997b). Généralement, les escargots et les limaces jouent plusieurs rôles importants dans le fonctionnement des écosystèmes forestiers : i) ils favorisent les processus de décomposition, du cycle des éléments nutritifs et de formation des sols (Mason, 1970a, b; Jennings et Barkham, 1979); ii) ils constituent pour les espèces sauvages une source de nourriture et d’éléments nutritifs essentiels (South, 1980; Churchfield, 1984; Frest et Johannes, 1995; Martin, 2000; Nyffeler et Symondson, 2001); et iii) ils servent d’hôtes à des vers parasites (voir par exemple Rowley et al., 1987). Graveland et al. (1994) ont montré que les déclins survenus chez les gastéropodes peuvent avoir des conséquences importantes sur la dynamique des populations de passereaux forestiers. La diversité des gastéropodes peut également être un indicateur du degré de perturbation anthropique (Douglas et al., 2013).
Cette espèce est inconnue de la plupart des Canadiens. Elle n’a aucune valeur commerciale et ne constitue pas une espèce nuisible pour l’agriculture ou les jardins. On ne dispose pas de connaissances traditionnelles autochtones au sujet de l’espèce.
Répartition
Aire de répartition mondiale
L’escargot galuchat est présent dans l’est de l’Amérique du Nord. Le sud de l’Ontario, le Michigan et l’État de New York marquent la limite septentrionale de son aire de répartition. Aux États-Unis, la limite septentrionale de l’aire de répartition s’étend de la Pennsylvanie à l’est au Kansas à l’ouest, et la limite méridionale s’étend de la Floride au Texas (figure 2). Robertson et Blakeslee (1948) font état de deux mentions dans l’État de New York, où ils ont remarqué que l’espèce était très rare. Une mention datant de 2007, Nassau Co. (CMNH 86221), et une autre de 1901, Hamilton Co. (CMNH 81260) au Carnegie Museum, prouvent l’existence de l’escargot galuchat dans l’État de New York. De plus, le Carnegie Museum a également une mention datant de 1981 pour le Maryland : Anne Arundel Co. (CMNH81129). Le National Museum of Natural History a également une mention non datée pour l’Iowa, sans référence de site exact (USNM 132978), et une pour le Wisconsin (USNM 27695). Selon NatureServe (2019), l’État de New York, le Maryland, le Wisconsin et l’Iowa ne font pas partie de l’aire de répartition. Le Carnegie Museum a également une mention non datée pour les Bahamas (CMNH 62.739). voir Statuts et classements non juridiques pour obtenir la liste détaillée des États américains où l’espèce a déjà été observée.
Figure 2. Aire de répartition mondiale de l’escargot galuchat (Inflectarius inflectus). Le comté canadien est indiqué en orange (voir la figure 3 qui illustre l’aire de répartition exacte possible) et les comtés américains sont indiqués en variantes de bleu, suivant la date des mentions (aucune date ou de 1868 à 2016). Il importe de souligner que l’espèce n’est pas présente dans tout le comté. Les occurrences par comté sont fondées sur les plus récentes mentions dans les collections (voir Collections examinées) et la documentation (Robertson et Blakeslee, 1948; Hodges, 2016).
Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Record dates for Inflectarius inflectus = Dates des mentions d’Inflectarius inflectus
USA = États-Unis
no date = aucune date
Description longue
Carte montrant l’aire de répartition mondiale de l’escargot galuchat par comté aux États Unis et au Canada.
Figure 3. Aire de répartition canadienne de l’escargot galuchat (Inflectarius inflectus) en Ontario, selon les mentions compilées pour le présent rapport. « Incertaine » signifie que la présence de l’espèce n’a pu être établie, car l’habitat n’était pas accessible (terrain privé). « Existante » signifie que des coquilles ou des individus vivants ont été découverts au site au cours des 20 dernières années, tandis que « Historique » signifie que seulement des mentions datant de plus de 20 ans existent et que des relevés récents n’ont pas permis de confirmer la présence de l’espèce par des coquilles ou des individus vivants.
Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Inflectarius inflectus occurrences = Occurrences de l’Inflectarius inflectus
Historical = Historique
Uncertain = Incertaine
Extant = Existante
Lake St. Clair = Lac Sainte-Clair
Lake Erie = Lac Érié
Middle Sister Island = Île Middle Sister
North Harbour Island = Île North Harbour
East Sister Island = Île East Sister
Pelee Island = Île Pelée
Middle Island = Île Middle
Description longue
Carte montrant l’aire de répartition canadienne de l’escargot galuchat en Ontario, selon les mentions compilées pour le présent rapport.
Aire de répartition canadienne
La présence de l’escargot galuchat a été signalée par le passé dans la partie continentale du sud-ouest de l’Ontario (deux sites près de Leamington) et dans cinq îles du lac Érié (tableau 1, figure 3). L’aire de répartition actuelle en Ontario englobe seulement deux îles, Middle et Pelée. La présence de l’espèce dans l’île North Harbour, une propriété privée, est incertaine, car l’accès aux fins de vérification sur le terrain n’a pas été autorisé. Toutefois, l’habitat semble non convenable, car l’île n’est plus boisée.
Dans l’île Pelée, l’espèce a été observée à 7 endroits dans 5 secteurs au cours des 20 dernières années :
- propriétés d’Ontario Nature et de Conservation de la nature Canada (CNC) sur l’alvar du chemin Stone (ACS);
- propriété Richard et Beryl Ivey (PRBI) de CNC et forêt Winery (FW);
- réserve naturelle Florian Diamante (RNFD) de CNC;
- Gibwood (GW) de CNC;
- pointe Sheridan
La présence de l’escargot à deux autres sites de l’île Pelée est incertaine (tableau 1). Ces sites sont des propriétés privées et n’ont pas fait l’objet de relevés visant les escargots.
Zone d’occurrence et zone d’occupation
La zone d’occurrence actuelle, établie à partir des mentions des 20 dernières années (tableau 1), est de 41 km2. Si l’on y ajoute les mentions historiques, la zone d’occurrence est de 884 km2. La zone d’occurrence historique et actuelle, mesurée d’après la méthode du plus petit polygone convexe établi à partir des points centraux de chaque site, englobe principalement de l’eau (lac Érié) et des terres ne convenant pas à l’espèce. La zone d’occurrence a diminué d’environ 95 % au cours des 100 dernières années.
Selon des carrés de grille de 2 km de côté, l’IZO est actuellement de 8 carrés de grille (32 km2). Si l’on inclut toutes les mentions historiques, l’IZO est de 15 carrés de grille (60 km2). L’IZO a diminué d’environ 47 % au cours des 100 dernières années.
Activités de recherche
L’escargot galuchat est une espèce qui vit principalement cachée et regroupée sous des débris ligneux. Cependant, les coquilles vides demeurent sur le tapis forestier pendant un certain temps après la mort des individus (> 3 ans, Říhová et al., 2018) et peuvent indiquer la présence de l’espèce.
Parmi les relevés historiques importants qui mentionnent l’escargot galuchat, on peut citer ceux qui ont été réalisés par John Oughton entre 1930 et 1940 environ (Oughton, 1948), par Grimm entre 1970 et le milieu des années 1990 (Grimm, 1996) et par Nekola (2003, 2010). Oughton n’a pas lui-même observé l’espèce, mais il a cité la mention de Goodrich (Goodrich, 1916). Grimm a principalement récolté des individus dans l’est de l’Ontario, mais sa collection comportait des spécimens qui lui avaient été envoyés par d’autres chercheurs, y compris les spécimens récoltés par M.J. Oldham (voir le prochain paragraphe) jusqu’à environ 2000. La collection en fluide (conservée dans de l’alcool) et la collection sèche (principalement des coquilles) de Grimm, qui se trouvent maintenant au Musée canadien de la Nature, ont été examinées par R.G. Forsyth (R. Forsyth, comm. pers., 2019). La collection de Nekola n’est pas accessible.
Les relevés effectués entre 1992 et 2012 étaient des recherches générales visant les escargots terrestres plutôt que des recherches axées sur l’escargot galuchat. Il existe 2 349 mentions de collecte géoréférencées découlant des recherches menées par M.J. Oldham entre 1992 et 2012. Oldham s’est concentré sur les aires de conservation, les parcs et autres zones d’intérêt, principalement dans le sud-est de l’Ontario, et il a envoyé les spécimens qu’il a récoltés depuis environ 2006 aux fins d’identification et de conservation à R.G. Forsyth (R. Forsyth, comm. pers., 2019). Quelques autres relevés ont été effectués par J.M. Bowles en 1994, donnant lieu à 113 mentions de collecte géoréférencées, et par A. Nicolai en 2012, donnant lieu à 364 mentions de collecte géoréférencées. Depuis 2014, l’Agence Parcs Canada réalise des relevés dans sept parcelles (2 × 2 m) de l’île Middle au printemps et à la fin de l’été afin de découvrir des escargots, principalement des espèces en voie de disparition.
Au cours des relevés généraux visant les gastéropodes réalisés entre 2013 et 2018 dans l’habitat naturel restant et les aires protégées du sud-ouest de l’Ontario, 135 emplacements ont fait l’objet de recherches (dans certains emplacements, plusieurs sites comportant différents habitats ont fait l’objet de recherches), pour des activités totalisant 557 heures-personnes (tableau 2). En 2013, les relevés étaient axés sur la récolte de spécimens de plusieurs espèces. Ces relevés ont permis de déposer environ 210 échantillons d’environ 60 espèces conservés dans de l’alcool à l’Institut de la biodiversité de l’Ontario et 200 échantillons de coquilles d’environ 40 espèces, actuellement conservés par R. Forsyth. Pendant les relevés de 2013, tous les sites connus historiquement intacts et accessibles ont été visités, et des spécimens de référence ont été déposés à l’Institut de la biodiversité de l’Ontario (tableau 1). Les relevés effectués entre 2015 et 2018 visaient les espèces dont la conservation est préoccupante, notamment l’escargot galuchat; par conséquent, moins d’échantillons ont été récoltés et déposés.
| Site | Niveau d’effort (heures-personnes) | Observateurs | Date(s) en 2013 | Date(s) en 2014 | Date(s) en 2015 | Date(s) en 2016 | Date(s) en 2017 | Date(s) en 2018 | Mentions de l’I. i. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Forêt patrimoniale Black Oak, partie sud, Windsor |
14 |
AN, JMB, MJO |
3 mai, 28 juillet, 27 et 28 août, 5 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Ancienne zone industrielle au sud de la forêt patrimoniale Black Oak, Windsor |
3 |
MJO |
5 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Forêt patrimoniale Black Oak, partie nord, Windsor |
4 |
AN, MJO, |
29 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Devonwood, Windsor |
6 |
AN, MJO, DL, SD, RGF |
29 avril |
Sans objet |
22 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc du chemin Springgarden, Windsor |
2 |
AN, MJO |
29 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc Ojibway, Windsor |
5 |
AN, MJO, JMB |
29 avril, 3 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc Malden, Windsor |
2 |
AN, JMB |
3 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Oakwood, Windsor |
2 |
AN, MM |
27 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc Brunet, La Salle |
1 |
AN |
28 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Boisé South Cameron, Windsor |
1 |
AN, MM |
28 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Île aux Pêches, Windsor |
2 |
AN, HU |
19 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Île Middle, parc national de la Pointe-Pelée, lac Érié |
38 |
RFF, AN, MJO; AN, TD1, TD2, RG, RGF, 1 employé du parc, 1 étudiant |
1er mai, 29 août |
Sans objet |
13 août |
Sans objet |
28 août |
Sans objet |
En vie |
Parc provincial East Sister Island, lac Érié |
16,5 |
TD1, RFF, AGH, AN, MJO, RGF, RG, 2 employés du parc |
30 avril |
Sans objet |
13 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Île Middle Sister, lac Érié |
3,5 |
TD1, RFF, AGH, AN, MJO |
30 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Réserve naturelle provinciale Lighthouse Point, île Pelée (2 sites) |
10 |
RFF, AN, MJO; AN, RGF |
1er mai, 25 août |
Sans objet |
12 août |
1er sept. |
14 août |
Sans objet |
Non |
Pointe Sheridan, île Pelée |
1 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
14 août |
Sans objet |
Coquilles |
Parcelle Erie Sand and Gravel, CNC, île Pelée |
4,5 |
AN, MJO, AGH, RGF |
2 mai |
Sans objet |
12 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Forêt de la pointe Middle – partie nord, CNC, île Pelée |
5,5 |
AGH, RFF, MJO, AN, RGF |
2 mai; 25 août |
Sans objet |
14 août |
3 sept. |
17 août |
Sans objet |
Non |
Forêt de la pointe Middle – partie sud, CNC, île Pelée |
8 |
RFF, AGH, AN, RGF |
1er et 2 mai, 26 août |
3 août |
Sans objet |
3 sept. |
17 août |
Sans objet |
Non |
Forêt de la pointe Middle – Novatney, CNC, île Pelée |
3 |
AN, MJO, RGF |
2 mai |
Sans objet |
Sans objet |
3 sept. |
17 août |
Sans objet |
Non |
Propriété Gibwood, CNC, île Pelée |
3 |
AN, MJO |
2 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
14 août |
Sans objet |
En vie |
Réserve naturelle Florian Diamante, CNC, île Pelée |
11 |
AGH, RFF, AN, RGF |
2 mai |
2 août |
11 et 12 août |
2 sept. |
14 août |
Sans objet |
En vie |
Réserve naturelle Richard et Beryl Ivey, CNC, île Pelée |
8 |
RFF, AGH, AN, RGF |
1er mai |
2 août |
12 août |
2 sept. |
16 août |
Sans objet |
Coquilles |
Propriété Winery, île Pelée |
6,5 |
RFF, AGH, AN, MJO, RGF |
2 mai |
2 août |
Sans objet |
31 août |
16 août |
Sans objet |
En vie |
Propriété Porchuk, CNC, île Pelée |
8 |
AN, MJO, RGF, AN |
2 mai |
Sans objet |
Sans objet |
1er sept. |
15 août |
Sans objet |
En vie |
Réserve naturelle provinciale Fish Point, île Pelée |
21 |
RFF, AGH, AN, RGF |
1er mai |
3 août |
11 août |
2 sept. |
16 août |
5 et 6 août | Non |
Propriété Fleck, île Pelée |
2 |
RFF, AN |
2 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
15 août |
Sans objet |
Non |
Office de protection de la nature de la région d’Essex, alvar du chemin Stone, île Pelée |
5 |
AGH, AN, RGF |
2 mai |
Sans objet |
11 août |
Sans objet |
16 août |
Sans objet |
Non |
Alvar du chemin Stone – Ontario Nature, île Pelée |
9 |
AGH; AN, MM, RGF |
2 mai; 27 août |
Sans objet |
11 août |
Sans objet |
16 août |
7 au 9 août | Non |
Alvar du chemin Stone – CNC, île Pelée |
4 |
RGF, AN |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Sans objet |
16 août |
Sans objet |
Non |
Propriété Cohen Shaughnessy, CNC, île Pelée |
4,5 |
AGH; AN,MM |
2 mai; 27 août |
3 août |
Sans objet |
Sans objet |
15 août |
Sans objet |
Non |
Parcelle Krestel, CNC, île Pelée |
5 |
AGH, AN, RGF |
1er mai |
3 août |
11 août |
Sans objet |
15 août |
6 août | Non |
Parcelle Finley, CNC, île Pelée |
1 |
AN |
Sans objet |
4 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parcelle Fronzier, CNC, île Pelée |
1 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc national de la Pointe-Pelée (6 sites) |
30 |
AGH, AN, MJO, RFF, RGF, TD2 |
28 et 29 avril |
Sans objet |
Sans objet |
30 août |
11 août |
11 mai | Non |
Marécage Oxley, CNC |
4 |
AN, HU |
20 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature du Ruisseau Cedar |
4 |
RFF, AGH |
29 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
13 août |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Kopegaron Woods |
5 |
RFF, AGH, AN, MJO |
29 et 30 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Two Creeks |
3 |
MJO |
18 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
13 août |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Andrew Murray O’Neil Memorial Woods |
1 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
13 août |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de la Rivière aux Canards |
2 |
AN, MJO |
29 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Camp scout de Canard River (ancien) |
3 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
29 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Sanctuaire d’oiseaux For the Birds (à l’est du chemin Gore, route 13) |
1 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
29 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de Maidstone |
2 |
RFF, AGH |
29 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
29 avril |
Non |
Parc provincial Rondeau |
6,5 |
MJO, JMB; AGH |
17 mai, 4 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc provincial Wheatley |
3 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Sans objet |
Non |
Sinclair’s Bush |
2 |
MJO, JMB |
17 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Thames Grove |
1 |
AN, JMB |
3 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Première Nation de Moraviantown (2 sites) |
9 |
AN, JMB |
7 juin |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc provincial John E. Pearce |
2 |
MJO |
15 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Forêt Newport, TTLT |
3 |
AN; AN, HU |
21 avril, 1er sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Forêt Wardsville, TTLT |
1 |
JMB |
17 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Forêt Backus, CNC, comté de Norfolk |
6 |
MJO; AGH |
15 mai, 2 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
9 août |
Sans objet |
Non |
Lake Erie Farms, CNC comté de Norfolk |
2 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
9 août |
Sans objet |
Non |
Réserve de conservation St. Williams |
2 |
MJO |
15 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Marécage Calton |
1 |
MJO |
15 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature du Lac Whittaker |
2 |
AN, HU |
8 juin |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Étangs Westminster, London |
1 |
AN |
7 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc provincial Komoka |
1 |
AN, HU |
13 janvier |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Université Western, London |
0,5 |
AN |
15 avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc Canatara, Sarnia |
7 |
JMB, MJO; AGH; AN, LC, RGF |
16 mai, 3 août, 22 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
28 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de la Plage Tremblay |
1 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
29 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de Ruscom Shores |
1 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
29 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Killaly Meadows, London |
1 |
AN |
4 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Camp Lambton United Church |
2 |
AGH |
3 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Highland Glen |
1 |
AGH |
3 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Joany's Woods, TTLT |
1 |
AN, JMB |
1er avril |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
4 août | Non |
Port Franks |
2 |
AGH |
4 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc provincial Pinery |
2 |
AN |
5 mai, 7 juillet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature C.M. Wilson |
2 |
MJO, JMB |
16 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Forêt Paxton, Chatham |
2 |
MJO, JMB |
16 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Skunk’s Misery |
2 |
MJO, JMB |
16 mai |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Sentier Avon, près de St. Mary’s |
1 |
AN |
27 juillet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc provincial Long Point |
2 |
AGH |
2 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Bickford Oak |
4 |
AN, LC, RGF |
22 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
28 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Réserve de chasse de la Couronne Brigden (3 sites) |
5 |
AN, LC, RGF |
22 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
28 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature Wawanosh |
1 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
28 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature du Refuge faunique Moore |
2 |
AN, LC |
22 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature du Ruisseau Perch |
2 |
AN, LC |
21 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de Floodway |
2 |
AN, LC |
21 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de Petrolia |
1 |
AN, LC |
22 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc Rouge, Scarborough |
4 |
AN |
14, 15 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc High, étang Grenadier, Toronto |
1 |
MM |
22 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Propriété Clements, Buttenwood, Alvinston |
5 |
MJO, RGF, AN |
Sans objet |
Sans objet |
14 août, 1er sept. |
Sans objet |
11 août |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature A.W. Campbell, Alvinston |
2 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
10 août |
Sans objet |
Non |
Forêt Grape Fern, SCRCAn Shetland |
1 |
EC |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
7 sept. |
Sans objet |
Non |
Parcelle Karner Blue, CNC, Port Franks |
4 |
RGF, AN |
Sans objet |
Sans objet |
17 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Site de rétablissement des grandes graminées, Port Franks |
1 |
RGF, AN |
Sans objet |
Sans objet |
17 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Réserve de Kettle Point |
1 |
RGF, AN |
Sans objet |
Sans objet |
17 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Sentier Bruce, Burlington |
2 |
RGF, AN |
Sans objet |
Sans objet |
18 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Sentier Britton Tract, Haltonville |
2 |
RGF, AN |
Sans objet |
Sans objet |
18 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc Cape Croker |
1 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
31 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de la Gorge d’Elora |
3 |
AN, KL, 1 étudiant |
Sans objet |
5 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Sentier Speed River, Guelph |
3 |
AN, KL, 1 étudiant |
Sans objet |
5 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Sentier Gorba, Guelph |
3 |
AN, KL, 1 étudiant |
Sans objet |
5 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Arboretum de Guelph |
1 |
AN |
Sans objet |
5 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Parc national de la Péninsule-Bruce (11 sites) |
11 |
AN |
Sans objet |
21, 22, 23 juillet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Rare, Charitable Research Area, Cambridge |
4 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
16 août |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de la Vallée de la Dundas, Hamilton |
4 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
7 août |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de Tiffany Falls, Hamilton |
1 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
7 août |
Sans objet |
Non |
Jardins botaniques royaux, sanctuaire Cootes, Hamilton |
5 |
AN |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
8 août |
Sans objet |
Non |
Parc provincial Port Bruce |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
10 août |
Non |
Zone de protection de la nature de Norfolk |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Non |
Port Dover, lac Silver |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Non |
Port Dover, sentier de la vallée de la rivière Lynn (3 sites) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Non |
Forêt marécageuse de North Cayuga (3 sites) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Non |
Zone de protection de la nature de l’Île Byng |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Non |
Parc provincial Rock Point |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Non |
Zone de protection de la nature de Long Beach |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
11 août |
Non |
Sentier de conservation Gord Harry |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Zone de protection de la nature du Marais Wainfleet |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Zone de protection de la nature E.C. Brown |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Zone de protection de la nature du Lac Mud (2 sites) |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Forêt Point Albino (CNC, 2 sites) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Zone de protection de la nature de Humberstone |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Parc de conservation de Stevensville |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Zone de protection de la nature de St. Johns (2 sites) |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Aire naturelle Short Hills (CNC) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Parc provincial Short Hills |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
12 août |
Non |
Zone de protection de la nature de Brant (3 sites) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
15 août |
Non |
Zone de protection de la nature de Vanderwater (3 sites) |
4 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
13 août |
Non |
Terre régie par la MRCA (chemin Moneymore, Thomasburg) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
13 août |
Non |
Terre régie par la MRCA (chemin Colonization, Thomasburg) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
13 août |
Non |
Terre régie par la MRCA (chemin Rapids, Thomasburg) |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
13 août |
Non |
Sentier de randonnée Geoheritage (Eganville) |
2 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
14 août |
Non |
C44 (ligne Egan, Eganville) |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
14 août |
Non |
C42 (chemin Brehm, Eganville) |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
14 août |
Non |
C62 (chemin Tramore, Eganville) |
1 |
AN, VB |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
14 août |
Non |
Ottawa/Gatineau (14 sites) |
40 |
AN, RGF, PC |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
23-26 août, 6-7 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
North Stormont |
2 |
RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
6 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
MRC de Papineau : Plaisance |
8 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
24 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Metcalfe (près d’Ottawa) |
6 |
AN, PC, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
25 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Edwardsburgh/Cardinal |
2 |
RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
6 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Casselman |
2 |
RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
7 sept. |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Zone de protection de la nature de l’Île Morris |
3 |
AN, RGF |
Sans objet |
Sans objet |
Sans objet |
23 août |
Sans objet |
Sans objet |
Non |
Habitat
Besoins en matière d’habitat
Hubricht (1985) n’a pas défini d’habitat préféré pour l’escargot galuchat aux États-Unis. L’espèce semblait être répandue et se trouvait dans une grande variété de milieux, allant des bois naturels aux bords de routes et aux zones urbaines. Au Tennessee, l’escargot galuchat se trouvait principalement dans les parcs naturels et moins souvent dans les zones urbaines (Hodges, 2016). L’escargot galuchat est toujours confiné à des débris ligneux et à des rochers ou à la litière de feuilles, un microhabitat préservé dans les parcs naturels. Cependant, lorsqu’il n’a pas accès à ces microhabitats, il peut utiliser des détritus et des déchets comme habitat (Hubricht, 1985).
Les activités de recherche susmentionnées ont permis de démontrer qu’au Canada, l’escargot galuchat vit dans des boisés rocailleux ou ouverts (y compris des boisés de micocoulier occidental [Celtis occidentalis]), des boisés décidus clairs et un alvar boisé à chêne jaune (Quercus muehlenbergii). Ces milieux sont définis selon les cartes de classification écologique des terres (Lee et al., 1998) des îles Middle (North - South Environmental Inc., 2004) et Pelée (cartes fournies par CNC pour deux propriétés : ELC_FDNR 2014-131660 et Ivey_ELC_21Feb08-2183, ELC_Gibwood 2011-22419, ELC_Stone_Road_Alvar-53743).
Tendances en matière d’habitat
Changements climatiques
Le climat dans les îles du lac Érié et les terres continentales avoisinantes est beaucoup plus chaud que ce qu’on observe habituellement dans ces latitudes, en raison de l’effet modérateur du lac Érié. Ces régions sont exemptes de gel durant les deux tiers de l’année. Ce climat chaud joue un rôle extrêmement important en permettant la persistance d’espèces végétales et animales à la limite septentrionale de leur aire de répartition (North - South Environmental Inc., 2004). Les perturbations naturelles prédominantes dans l’île Middle sont dues à de violentes tempêtes (Parks Canada, 2008), les vagues immergeant alors une grande partie du côté sud de l’île. La végétation et la couche de litière au sol sont touchées. En 2019, des inondations ont été observées à l’île Middle, tandis qu’à l’île Pelée, l’alvar du chemin Stone a été inondé et la pointe Sheridan était partiellement sous l’eau (A. Nicolai, obs. pers.).
Même si l’espèce se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition au Canada, les changements climatiques ne mèneront pas nécessairement à des conditions se rapprochant de celles qui caractérisent le centre de son aire de répartition aux États-Unis. Les régimes hydrologiques, la couverture neigeuse et les températures sont des facteurs qui peuvent agir sur la survie de l’espèce à différents moments de son cycle vital. Une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les tempêtes, les cycles de gel et de dégel ainsi que les sécheresses, comme on l’observe dans les parties septentrionales de l’aire de répartition de l’espèce, pourrait ne pas correspondre à ce à quoi l’espèce est habituée plus au sud. Pour un résumé des modèles climatiques de l’Ontario, voir McDermid et al. (2015). D’après le modèle de prévision de 1960-1990 à 2015-2045 fourni dans l’Ontario Climate Change Data Portal (modèle PRECIS selon le scénario d’émissions A1B; Wang et Huang, 2013), voici certaines observations et prévisions en matière de changements climatiques :
- La température hivernale moyenne augmentera de 3,3 °C dans le sud-ouest de l’Ontario (passant de -3,8 °C dans la période 1960-1990 à -0,5 °C dans la période 2015-2045). Les températures moyennes proches de 0 °C augmentent les probabilités que les cycles de gel et de dégel à l’automne et en hiver (Nicolai et Ansart, 2017) et les épisodes de gel printanier (Augspurger, 2013) soient plus fréquents
- Les épisodes de pluie seront plus espacés dans le temps, ce qui augmentera les risques de sécheresse, particulièrement dans les régions médiocontinentales (Meehl et al., 2007). Dans le cadre des scénarios de changement climatique, les changements des températures moyennes et extrêmes modifieront les conditions du microhabitat; les effets pourraient être à la fois bénéfiques et néfastes, mais il est difficile d’en évaluer les répercussions globales. En outre, l’activité humaine agit sur la structure du microhabitat, quoique le lien entre le choix de l’habitat et la physiologie ne soit pas bien compris chez l’espèce (Deutsch et al., 2008)
Gestion des terres
Après avoir fait l’objet d’activités d’exploitation forestière au milieu des années 1880, l’île Pelée a surtout été aménagée pour l’agriculture (NCC, 2008). La viticulture et la culture de soja ont principalement lieu sur des terres marécageuses drainées par tuyaux enterrés qui sont situées entre quatre anciennes îles rocheuses. Sur ces anciennes îles, certains alvars sont désormais protégés, la plupart étant d’anciennes prairies ou terres à bois. Quelque 15 à 20 % du couvert de végétation naturelle est toujours intact (ERCA, 2002), et la majeure partie est gérée par Conservation de la nature Canada (CNC) ou par le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario.
Conservation de la nature Canada (CNC) a rétabli la connectivité de l’habitat des quatre îles rocheuses en remettant en état des terres forestières et des milieux humides dans les anciens champs adjacents aux secteurs forestiers sur l’île Pelée (NCC, 2008), mais certaines parcelles d’habitat ne sont toujours pas connectées à la microéchelle convenant aux gastéropodes, car les terres remises en état situées entre les parcelles sont d’anciens champs (devenus des fourrés), qui constituent encore un obstacle (p. ex. dans la propriété Richard et Beryl Ivey). La colonisation ou les échanges entre habitats situés sur des propriétés distantes dans l’île Pelée sont encore plus difficiles en raison d’obstacles séparant les zones protégées. Les fossés et les routes, pavées ou non, ainsi que les pistes de seulement 3 m de largeur, peu importe la densité de la circulation, sont des obstacles à la dispersion des escargots (Baur et Baur, 1990a; Wirth et al., 1999). Les milieux perturbés comme les champs cultivés ou les pâturages ainsi que les petits boisés aménagés entre les champs ne semblent pas constituer des corridors de déplacement, car aucune espèce d’escargot ou de limace indigène n’a été trouvée dans de tels sites sur l’île Pelée entre 2013 et 2018. Conservation de la nature Canada (CNC) lutte contre les plantes envahissantes par des moyens mécaniques ou, périodiquement, à l’aide de produits chimiques (NCC, 2008). L’utilisation d’herbicide à une plus grande échelle est toujours limitée à des parcelles d’étude (étude de CNC en cours, aucun résultat actuellement accessible). L’exploitation forestière et le pâturage du bétail sont interdits, tandis que la chasse est encore autorisée sur presque toutes les propriétés de CNC. L’accès du public est possible sur une piste cyclable et de randonnée qui traverse la savane dans la Réserve naturelle Florian Diamante et la propriété Richard et Beryl Ivey.
La Pelee Island Winery a remis en état la savane à genévrier de Virginie, qui est accessible au public (NCC, 2008). La pointe Sheridan est un petit site historique comportant un vieux quai entouré d’arbres, à proximité immédiate d’un boisé privé et d’une ancienne carrière.
Un brûlage dirigé est prévu à la fin de l’été 2019 dans l’alvar du chemin Stone, propriété d’Ontario Nature, mais il ne s’applique qu’aux zones herbeuses de la savane, qui ne fait pas partie de l’habitat préféré de l’escargot galuchat. L’accès du public est possible sur les sentiers de randonnée qui traversent les propriétés d’Ontario Nature situées dans l’alvar du chemin Stone.
L’île Middle, ajoutée au parc national de la Pointe-Pelée en 2000 (Parks Canada, 2010), est inhabitée depuis les années 1980, mais les perturbations causées par une ancienne piste d’atterrissage et des pelouses sont encore visibles dans la composition de la végétation et la densité du couvert végétal (North - South Environmental Inc., 2004). Plus de 40 % du couvert forestier de l’île Middle a été perdu entre 1995 et 2006 en raison de l’augmentation rapide de la nidification du Cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus; Parks Canada, 2008). Boutin et al. (2011) ont montré que le réservoir de semences est moins touché par la densité des nids que le couvert forestier, ce qui semble indiquer une certaine résilience. Bien que de nombreuses espèces exotiques se trouvent dans la végétation aérienne, plusieurs espèces indigènes d’intérêt pour la conservation persistent dans l’île. On a observé une acidification et une salinité élevée du sol (North - South Environmental Inc., 2004). Depuis 2008, Parcs Canada met en œuvre des stratégies de gestion pour rétablir l’intégrité écologique de l’île Middle et protéger les espèces en péril. Le plan de gestion prévoit l’abattage de cormorans adultes reproducteurs dans l’île, l’utilisation de moyens de dissuasion et l’enlèvement des nids. Les résultats des activités de recherche et de surveillance indiquent que la densité globale des nids de cormorans dans l’île a été réduite de 55 % depuis l’application des mesures de gestion, ce qui s’est traduit par des gains en matière de conservation. La perte de couvert forestier sain a été freinée et l’analyse des images LIDAR montre une augmentation du couvert forestier de 16 % entre 2010 et 2016 (Parks Canada, données inédites). Les données de surveillance montrent également une augmentation du couvert des espèces végétales herbacées indigènes, une augmentation des populations d’espèces en péril et une amélioration générale des indices de santé des arbres depuis le début de la gestion active, en 2008. Cependant, comme la densité des nids de cormorans était toujours de 115 nids/ha en 2017, les impacts négatifs de la nidification des cormorans demeurent apparents dans l’île, et la prolifération d’espèces végétales exotiques envahissantes, favorisée par les perturbations continues et l’augmentation des nutriments, constitue une préoccupation majeure (Dobbie, comm. pers., 2018-2019).
Biologie
On dispose de peu d’information sur la biologie de l’escargot galuchat. L’étude de Barker (2001) fournit les caractéristiques générales de la biologie des escargots terrestres. Certaines données sur d’autres Polygyridés sont disponibles. Ces données pourraient cependant donner lieu à des conclusions erronées quant à la capacité de l’escargot galuchat de survivre ou de s’adapter à des conditions précises, parce qu’il y a, chez les Polygyridés, des espèces communes qui ne suscitent aucune préoccupation sur le plan de la conservation, et d’autres, comme le Patera appressa, qui sont fortement synanthropiques (associées à l’activité humaine) et possiblement envahissantes (Grimm et al., 2010).
Cycle vital et reproduction
L’escargot galuchat est un escargot terrestre pulmoné (capable de respirer dans l’air), qui est hermaphrodite simultané (possédant des organes reproducteurs mâle et femelle) et ovipare (Pilsbry, 1940). De manière générale, les deux membres d’un couple reproducteur échangent du sperme et produisent des œufs. Chez un autre escargot de la famille des Polygyridés, le Neohelix albolabris, il peut y avoir autofécondation si la probabilité d’accouplement est extrêmement faible, ce qui entraîne un succès reproductif très faible (McCracken et Brussard, 2008). Habituellement, la fréquence d’une telle consanguinité est très faible chez la plupart des populations (McCracken et Brussard, 2008). Chez la plupart des espèces d’escargots, les gros individus pondent plus d’œufs que les petits (Heller, 2001). Dans les régions tempérées, la reproduction a habituellement lieu au printemps et à la fin de l’été, et les œufs sont pondus dans des trous peu profonds creusés dans le sol humide (Barker, 2001). La taille de la ponte de l’escargot galuchat est inconnue.
La plupart des gastéropodes sont crépusculaires ou nocturnes, et des espèces sympatriques présentent souvent différents régimes d’activité (Asami, 1993). Pendant les relevés effectués de 2013 à 2018, la plupart des espèces d’escargots observées étaient principalement actives le matin ou après la pluie. Toutefois, l’escargot galuchat a seulement été observé sous des débris ligneux, immobile. La période d’hibernation s’étend probablement du début octobre à la mi-avril; on s’attend à ce que le moment exact varie en fonction des conditions au cours d’une année donnée. Les sites d’hibernation chez d’autres espèces sont habituellement des dépressions peu profondes (5 à 10 cm) sur le sol forestier, couvertes de litière de feuilles ou de terre (Pearce et Örstan, 2006). Dans les régions tempérées, l’estivation chez diverses espèces d’escargots a lieu à l’occasion, durant les longues périodes de chaleur et de sécheresse (Nicolai et al., 2011). Pendant l’estivation, les escargots demeurent habituellement inactifs dans un microhabitat humide, comme dans le sol, sous la litière de feuilles et sous des débris ligneux. Pendant les longues périodes d’inactivité que sont l’hibernation et l’estivation, les escargots ferment l’ouverture de leur coquille au moyen d’un épiphragme légèrement calcifié. Des Polygyridés en estivation et en hibernation, dont les épiphragmes étaient visibles, ont été observés pendant les relevés de 2013 à 2018, en août et en novembre, respectivement.
De manière générale, et chez d’autres espèces, la croissance n’a lieu que durant les périodes d’activité (du printemps à l’automne; Nicolai, 2010; Nicolai et al., 2010; Charrier et al., 2013). La taille adulte de la coquille (~10 mm de largeur) peut être atteinte après 1 an et la maturité sexuelle peut être atteinte au même moment, comme il a été observé chez d’autres espèces de même taille (Nicolai, obs. pers.). L’escargot galuchat peut vivre de 2 à 3 ans. On estime que la durée d’une génération se situe entre l’âge de la maturité sexuelle et la longévité, et elle est donc probablement de 2 ans.
Physiologie et adaptabilité
Les réponses physiologiques des Polygyridés aux facteurs environnementaux ainsi que leur plasticité et leur adaptabilité n’ont pas fait l’objet d’études exhaustives. On ne dispose de détails ni sur le régime ni sur le comportement alimentaire. L’escargot galuchat, à l’instar d’autres espèces qui vivent dans la litière de feuilles, comme l’escargot-forestier écharge (Allogona profunda; COSEWIC, 2014b), l’escargot-tigre à bandes de l’Est (Anguispira kochi kochi; COSEWIC, 2017) ou le polyspire rayé (Webbhelix multilineata; COSEWIC, 2018) peut se nourrir de végétaux en décomposition (partout dans la litière de feuilles) ou de micromycètes poussant sur les troncs d’arbres où il se trouve.
De manière générale, les escargots ont besoin de calcium pour la formation de leur coquille. La disponibilité du calcium dans le sol et le substrat rocheux agit sur la richesse en espèces d’escargots (c.-à-d. le nombre d’espèces) dans un secteur donné (Nekola, 2005) ainsi que sur les processus physiologiques, comme la résistance à la chaleur des œufs (Nicolai et al., 2013). Les métaux lourds et les pesticides qui sont présents dans le sol s’accumulent dans les tissus et risquent de perturber les processus physiologiques (Barker, 2001).
Les escargots vivant dans des régions qui connaissent de longues périodes de sécheresse et de chaleur estivent généralement dans des gîtes permettant d’atténuer ces facteurs et scellent l’ouverture de leur coquille afin de prévenir l’évaporation (Barker, 2001; Pearce et Örstan, 2006). Dans les régions tempérées, de nombreuses espèces n’estivent que dans les conditions extrêmes pour une courte période et ont développé des réactions biochimiques au stress thermique qui protègent les processus et l’architecture cellulaires (comme la fluidité membranaire, l’osmorégulation et l’activité enzymatique) et maintiennent ainsi les mécanismes de survie (Nicolai et al., 2011). Les périodes de chaleur et de sécheresse exceptionnellement longues qui se produisent à des moments inhabituels peuvent augmenter le taux de mortalité, par exemple jusqu’à 70 % chez l’escargot de Bourgogne (Helix pomatia), tout de suite après le réveil suivant l’hibernation (Nicolai et al., 2011).
Les escargots sont vulnérables au gel hivernal. Diverses stratégies présentant un certain degré de plasticité ont évolué et leur permettent de survivre aux températures inférieures à zéro (voir l’examen d’Ansart et Vernon, 2003). Au sein d’une même famille, les espèces ont développé des stratégies différentes qui peuvent être désavantageuses pour certaines dans un contexte de changements climatiques et de dégradation du microhabitat causée par l’humain (Nicolai et Ansart, 2017). Le taux de mortalité durant l’hibernation atteint habituellement environ 40 % chez certaines espèces et régit la dynamique des populations (Peake, 1978; Cain, 1983). Habituellement, les escargots des régions tempérées hibernent dans des microsites protégés qui sont aussi isolés par la neige (Nicolai et al., 2011). Burch et Pearce (1990) avancent que l’existence de refuges offrant un « tampon » contre les fluctuations des conditions environnementales, comme la température et l’humidité, pourrait constituer le facteur limitatif le plus important en ce qui a trait à l’abondance des escargots terrestres.
Déplacements et dispersion
On ignore quelles sont les distances de déplacement de l’escargot galuchat. Bien qu’on ait observé que d’autres espèces de Polygyridés parcourent entre 120 et 220 cm par jour à l’intérieur d’un domaine vital de 80 à 800 m2 (Pearce, 1990), on n’a jamais observé l’escargot galuchat se déplaçant activement pendant les travaux réalisés sur le terrain entre 2013 et 2018. Ainsi, la distance de dispersion pourrait être inférieure à 32,2 m sur 3 ans, comme on l’a observé chez l’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana; Edworthy et al., 2012). Les œufs et les stades immatures ne seraient pas dispersés par le vent. Certains escargots peuvent cependant survivre pendant de courtes périodes dans l’eau, en conditions d’hypoxie (Nicolai et Ansart, 2017), ainsi qu’au passage dans le système digestif des oiseaux (Wada et al., 2012). D’autres espèces d’escargots se dispersent par l’entremise de la migration des oiseaux (Kawakami et al., 2008) ou, particulièrement chez les populations riveraines, en se déplaçant sur des objets flottants (Vagvolgyi, 1975) ou grâce aux poissons (Altaba, 2015). La probabilité de transport aérien ou aquatique chez l’escargot galuchat est inconnue, mais elle est vraisemblablement faible.
En Ontario, la probabilité de dispersion depuis les États-Unis est nulle, compte tenu de la faible capacité de dispersion des escargots (voir Structure spatiale et variabilité de la population et/ou Immigration de source externe). La possibilité d’expansion vers le nord de la population canadienne périphérique d’escargots galuchats serait en grande partie annulée par la perte et la dégradation passées et actuelles de l’habitat, qui sont d’importants facteurs à considérer en ce qui concerne les espèces périphériques dans le contexte du réchauffement climatique (Gibson et al., 2009). Comme l’escargot galuchat ne cherche pas activement de matière végétale fraîche comme nourriture, il est peu probable qu’il soit transporté dans le cadre d’activités humaines, par exemple dans les produits horticoles ou agricoles, et donc introduit dans de nouveaux milieux (Robinson, 1999; Robinson et Slapcinsky, 2005).
Relations interspécifiques
Des trématodes (Barger et Hnida, 2008; Barger, 2011) et des flagellés nageant librement ou fixés ont été observés chez d’autres Polygyridés (Current, 2007). Des acariens parasites affectent aussi couramment les escargots en général (A. Nicolai, obs. pers.), les taux d’infection atteignant généralement entre 46 et 78 % au sein d’une population (Baur et Baur, 2005). Selon l’espèce d’acarien, les infections peuvent causer une mortalité élevée, des perturbations de la reproduction et une baisse de la résistance au froid chez certaines espèces d’escargots (Baur et Baur, 2005). Les nématodes peuvent aussi infecter une population d’escargots et accroître le taux de mortalité chez les juvéniles (Morand et al., 2004). Chez les escargots élevés en laboratoire, c.-à-d. dans un espace confiné, les nématodes peuvent entraîner une mortalité extrêmement élevée (Örstan, 2006), alors qu’ils n’ont pas été efficaces pour lutter contre les gastéropodes nuisibles dans un espace vert urbain (c.-à-d. dans un espace ouvert; Fredon Inc., données inédites).
La prédation peut être une cause de mortalité pour les escargots terrestres. Les prédateurs potentiels ont été résumés en ces termes par Jordan et Black (2012, traduit de l’anglais) : « Les gastéropodes sont une source importante de nourriture pour un grand nombre d’espèces, dont les salamandres, les grenouilles, les crapauds, les tortues, les serpents, les lézards, les oiseaux, les musaraignes, les campagnols, les taupes, les rats, les souris, les tamias et les écureuils. Les mollusques terrestres sont également consommés par divers invertébrés, comme les larves de mouches de la famille des Sciomyzidés, les larves de lucioles, les larves de guêpes parasites, les carabidés, les staphylins, les fourmis, les araignées et les faucheux ». Parmi les espèces de gastéropodes carnivores, on retrouve le grand luisant (Oxychilus draparnaudi) qui se nourrit, entre autres, d’escargots forestiers, particulièrement le polyspire rayé, l’escargot Stenotrema barbatum et l’Anguispira alternata (souvent observés dans les mêmes sites; Örstan, 2006). Le luisant aillé (Oxychilus alliarius) est une espèce d’escargot prédatrice envahissante qui nuit aux escargots terrestres indigènes à Hawaï (Curry et al., 2016). Le grand luisant et le luisant des caves (Oxychilus cellarius) ont été observés dans des îles du lac Érié et dans la partie continentale du sud-ouest de l’Ontario pendant les relevés réalisés entre 2013 et 2018. L’introduction de prédateurs exotiques ou l’abondance accrue de prédateurs indigènes à la suite d’une perturbation du milieu peuvent accroître la mortalité résultant de la prédation.
Il est possible que les Polygyridés indigènes du sud-ouest de l’Ontario entrent en compétition pour la nourriture avec d’autres gastéropodes terrestres, notamment des espèces exotiques, mais cette possibilité n’a pas été documentée. Les gastéropodes exotiques introduits, comme l’escargot des bois (Cepaea nemoralis) et diverses espèces de limaces, comme la petite limace grise (Deroceras reticulatum) ou la limace brune (Arion fuscus/subfuscus), présentes dans bon nombre de réserves naturelles en Ontario, pourraient entrer en compétition directe pour la nourriture, car ces espèces se nourrissent principalement de matière végétale en décomposition ou de champignons.
Taille et tendances des populations
Activités et méthodes d’échantillonnage
En 2017, les travaux sur le terrain visaient à accroître les activités de recherche, à mesurer l’abondance et la démographie ainsi qu’à mieux comprendre la répartition et l’écologie de l’espèce. La méthode utilisée était une recherche visuelle sous les débris ligneux et dans la litière de feuilles, suivant un transect aléatoire qui traversait différents types d’habitat dans chaque site. De plus, des parcelles de 2 m de côté (total de 35 parcelles) ont été établies dans différents types d’habitat dans tous les sites historiques de l’île Pelée afin de mesurer l’abondance et de répertorier les espèces exotiques (tableau 3). La taille des individus a été établie en fonction de la largeur maximale de la coquille. L’escargot galuchat a fait l’objet de relevés dans cinq parcelles de l’île Middle, mais la taille des individus n’a pas été mesurée en raison de contraintes de temps.
| Lieu | Site | Vérification sur le terrain en 2017 | Abondance totale de l’Inflectarius inflectus | Espèces de gastéropodes exotiques |
|---|---|---|---|---|
Île Middle |
Sans objet |
3 parcelles |
7 juvéniles, 2 adultes |
Oxychilus cellarius |
Île Pelée |
Forêt Winery |
1 parcelle |
Sans objet |
Sans objet |
| Île Pelée | Alvar du chemin Stone – Porchuk, CNC |
3 parcelles |
2 juvéniles |
Sans objet |
| Île Pelée | Alvar du chemin Stone – Shaughnessy, CNC |
2 parcelles |
Sans objet |
Sans objet |
| Île Pelée | Alvar du chemin Stone – Krestel, CNC |
1 parcelle |
Sans objet |
Sans objet |
| Île Pelée | Alvar du chemin Stone – Finley, CNC |
1 parcelle |
Sans objet |
Sans objet |
| Île Pelée | Alvar du chemin Stone – ON Nature |
3 parcelles |
Sans objet |
Deroceras reticulatum |
| Île Pelée | Florian Diamante, CNC |
6 parcelles |
Sans objet |
Deroceras reticulatum |
| Île Pelée | Gibwood, CNC |
2 parcelles |
Sans objet |
Sans objet |
| Île Pelée | Richard et Beryl Ivey, CNC |
4 parcelles |
Sans objet |
Deroceras reticulatum Arion fasciatus |
| Île Pelée | Pointe Lighthouse |
3 parcelles |
Sans objet |
Deroceras reticulatum |
| Île Pelée | Pointe Fish |
5 parcelles |
Sans objet |
Cepaea nemoralis Deroceras reticulatum |
| Île Pelée | Pointe Sheridan |
1 parcelle |
Sans objet |
Deroceras reticulatum |
Abondance, fluctuations et tendances
La distribution de la taille des individus de l’espèce n’a pas pu être analysée en 2017, car seulement 2 individus vivants ont été découverts dans la propriété de CNC de l’alvar du chemin Stone sur l’île Pelée (juvéniles de 4 et 6 mm); toutefois, la présence de juvéniles indique qu’une reproduction a lieu. Dans l’île Middle, l’équipe de chercheurs de Parcs Canada a découvert 7 juvéniles et 2 adultes.
En 2017, la densité de l’espèce dans différents types d’habitat n’a pas pu faire l’objet d’une estimation, car seulement quelques individus ont été observés (n = 11). En 2013 et en 2014, l’espèce a été observée dans des groupes de 10 à 20 individus sous 1 ou 2 débris ligneux par site. En 2013, 21 et 44 individus vivants ont été récoltés dans la RNFD et l’île Middle, respectivement. Dans le site de GW, environ 10 individus ont été observés sous un morceau de bois. En 2018, 3 individus (1 juvénile) ont été observés dans le site de la RNFD. En raison de la grande hétérogénéité de la répartition de l’espèce, il est difficile d’estimer la taille de la population. Cependant, étant donné la rareté de l’espèce, on pourrait s’attendre à une densité maximale de < 0,1 adulte/m2 (2 adultes dans 5 parcelles de 4 m2 chacune dans l’île Middle en 2017). Si l’on présume que cette densité est répartie uniformément dans toute la zone naturelle protégée des îles Pelée et Middle, où l’espèce a été observée au cours des 20 dernières années (tableau 1), le nombre maximal estimé d’individus matures de la population canadienne dans des aires protégées est de 480 100. Ce nombre doit toutefois être pris en considération avec une extrême prudence en raison de la répartition inégale et par groupes de l’espèce et de son habitat préféré ainsi que de l’hypothèse voulant que la densité des individus soit uniforme dans toute l’aire protégée. Cette estimation maximale a été obtenue en multipliant la densité des individus par la superficie des différentes aires protégées suivantes : dans l’île Pelée, RNFD : 184 ha, PRBI : 51 ha, GW : 14 ha, ACS – propriétés d’Ontario Nature et de CNC : 179 ha, FW : 33,6 ha; île Middle : 18,5 ha; total de 480 ha d’aire protégée. Le nombre d’individus présents sur des terres privées (forêt Winery, pointe Sheridan) est inconnu, car l’escargot galuchat n’a pas été observé dans les parcelles (tableau 3); la densité de l’espèce ne peut donc pas être calculée. Essentiellement, la taille de la population canadienne est inconnue.
Immigration de source externe
Même si les escargots ont une certaine capacité de dispersion passive (voir Déplacements et dispersion ), une immigration de l’extérieur du Canada est improbable en raison des obstacles et de la disjonction des populations. Les sous-populations des États-Unis les plus proches, en Ohio et au Michigan, sont séparées par de grands plans d’eau, comme le lac Érié et la rivière Detroit. L’observation de l’escargot galuchat la plus près consignée dans iNaturalist (iNaturalist, 2019) a été faite dans l’île Kelley’s, en Ohio, à environ 6 km au sud de l’île Middle, dans le lac Érié.
Menaces et facteurs limitatifs
Menaces
Les menaces qui pèsent directement sur l’escargot galuchat ont été évaluées et organisées en fonction du système unifié de classification des menaces de l’Union internationale pour la conservation de la nature et du Partenariat pour les mesures de conservation (Conservation Measures Partnership, ou CMP) (UICN-CMP) (Master et al., 2012), au moyen des définitions de Salafsky et al. (2008). Les menaces sont définies comme étant les activités ou processus immédiats qui ont un effet direct et négatif sur la population. Les résultats de l’impact, de la portée, de la gravité et de l’immédiateté des menaces sont présentés sous forme de tableau à l’annexe 1. Le calcul des menaces englobe les sous-populations existantes dans les îles Middle et Pelée, y compris tous les sites comptant des escargots vivants et les sites représentant de l’habitat potentiel, où des coquilles vides ont été observées entre 2013 et 2018 (tableau 1). Les sous-populations de la partie continentale et celles des autres îles du lac Érié sont considérées comme disparues et n’ont pas été incluses dans l’évaluation des menaces. L’impact global des menaces calculé est ÉLEVÉ-FAIBLE (annexe 1). Les menaces sont présentées ci-dessous en fonction de leur impact calculé, du plus élevé au plus faible. La numérotation des menaces correspond aux catégories et sous-catégories du calculateur des menaces.
Menace 11 : Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents – impact élevé-faible
D’après le cadre d’évaluation de la vulnérabilité des espèces aux changements climatiques établi par Foden et al. (2013), l’escargot galuchat peut être considéré comme étant très vulnérable, parce que i) il est exposé aux changements climatiques (gels printaniers, absence de couverture neigeuse, sécheresses); ii) il est sensible (besoin de conditions de microhabitat précises) et iii) sa capacité d’adaptation est faible (faibles possibilités de dispersion extrinsèque et intrinsèque, car il vit dans des îles).
Menace 11.2 : Sécheresses, et menace 11.3 : températures extrêmes (impact élevé-faible)
D’après les modèles de changement climatique, on s’attend à ce que le sud-ouest de l’Ontario subisse davantage de phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des sécheresses, des inondations et des températures extrêmes (Varrin et al., 2007). L’étude de McDermid et al. (2015), qui a été effectuée à une échelle spatiale plus précise, indique également que les précipitations estivales vont probablement diminuer dans le bassin du lac Érié alors que les précipitations hivernales vont probablement augmenter. Les escargots pourraient être vulnérables à la hausse des températures moyennes, accompagnée de la fréquence accrue des sécheresses (Pearce et Paustian, 2013). En raison de l’augmentation de la température moyenne, le gel printanier devient plus fréquent (Augspurger, 2013), ce qui peut entraîner de la mortalité chez les escargots au printemps en l’absence de couverture neigeuse (p. ex. jusqu’à 90 %; données inédites). Cependant, les escargots de taille moyenne sont moins vulnérables au gel que les escargots de plus grande taille, mais ils dépendent tout de même de la couverture neigeuse et des abris dans le microhabitat qui servent de zone tampon (Ansart et al., 2014). Les sécheresses peuvent donner lieu à un taux de mortalité élevé chez certaines espèces, selon la présence ou non de refuges (p. ex. 75 % chez l’escargot de Bourgogne, Nicolai et al., 2011). Même si l’escargot galuchat semble être une espèce généraliste en ce qui concerne l’habitat (Hubricht, 1985), il dépend fortement des débris ligneux et des roches pendant tout son cycle vital et il se trouve donc principalement dans les milieux naturels (Hodges, 2016) où la structure du microhabitat est complexe.
Menace 11.4 : Tempêtes et inondations (impact faible)
Les tempêtes ont été reconnues comme étant une perturbation naturelle prédominante dans l’île Middle (Parks Canada, 2008), immergeant le côté sud de l’île. Au cours des travaux effectués sur le terrain entre 2013 et 2018, de grandes piles de vieilles coquilles de plusieurs espèces ont été trouvées sur le côté sud de l’île. Elles pourraient être le résultat d’une mortalité massive due à de violentes tempêtes. À cause de l’augmentation des précipitations découlant des changements climatiques, des inondations peuvent également toucher d’autres îles qui abritaient auparavant des sous-populations. L’altitude (au-dessus du niveau de la mer) sur l’île Pelée varie de 175 m (~1 km au nord du quai du traversier, le long de la rive ouest de l’île) à 183 m (près de Gibwood) et le niveau du lac est de 173 m (Natural Resources Canada, 2019). La menace devrait également être prise en compte dans l’examen des possibilités de recolonisation.
Menace 7 : Modifications des systèmes naturels – impact faible
Menace 7.1 : Incendies et suppression des incendies (impact faible)
Les brûlages dirigés constituent aujourd’hui un important outil de gestion pour la conservation des prairies et des forêts en Amérique du Nord (Gottesfeld, 1994; Williams, 2000), particulièrement pour limiter l’envahissement par les espèces exotiques (Brooks et Lusk, 2008) et pour favoriser la croissance et la reproduction des espèces indigènes des prairies (Towne et Owensby, 1984). Les brûlages ont une incidence directe et indirecte sur la survie des animaux nichant au sol, des organismes qui vivent dans la litière et des invertébrés du sol, notamment les escargots (Nekola, 2002). Le feu réduit et modifie les substrats et les résidus organiques, qui sont des sources de nutriments et servent de zones tampons et d’abris pour ces organismes. Le feu modifie aussi le microclimat lorsque le sol brûlé et dénudé est chauffé par le soleil, augmentant ainsi l’évaporation au sol (examen par Saestedt et Ramundo, 1990; Knapp et al., 2009). Le feu détruit la couche supérieure du sol, la litière et la couche d’humus supérieure, qui constitue le facteur le plus important pour la survie des organismes vivant dans la litière et au sol (Bellido, 1987).
Des parties de l’alvar du chemin Stone, sur l’île Pelée, ont été soumises à des brûlages dirigés effectués par Ontario Nature et l’Office de protection de la nature de la région d’Essex en 1993, en 1997, en 1999 et en 2005 (NCC, 2008). Ontario Nature prévoit effectuer des brûlages dans l’alvar à la fin de l’été 2019 pour améliorer l’habitat des serpents et lutter contre les graminées envahissantes dans l’alvar du chemin Stone. Les répercussions directes du feu sur les populations d’escargots pourraient être réduites lorsque l’habitat est étendu et que la recolonisation depuis des zones intactes est possible. Lorsque les zones d’habitat sont petites, on s’attend à ce que les grands feux soient néfastes pour les populations, tandis que les feux très épars et limités à un secteur généralement restreint seraient moins nuisibles. Le brûlage dirigé sera effectué sur 11 ha de la propriété d’Ontario Nature où la profondeur de la litière varie entre 4 et 17 cm. Le bloc de brûlage se compose d’une mosaïque de graminées de saison fraîche, de végétation typique de l’alvar, de grandes graminées de prairie et d’arbustes ligneux. Des feuillus sur pied et des arbustes, comme le micocoulier occidental (Celtis occidentalis), le clavalier d’Amérique (Zanthoxylum americanum), des sumacs (Rhus sp.), des mûriers (Morus sp.), le chêne jaune et le frêne bleu (Fraxinus quadrangulata), sont dispersés dans toute la zone brûlée, mais la fermeture du couvert forestier est inférieure à 10 %. Des genévriers de Virginie (Juniperus virginiana) se trouvent dans la partie nord du bloc de brûlage. Aucun individu vivant ni aucune coquille d’escargot galuchat n’ont été découverts dans l’alvar du chemin Stone pendant les travaux effectués sur le terrain entre 2013 et 2018. Toutefois, la menace devrait être prise en considération malgré l’absence d’observations récentes.
Menace 7.3 : Autres modifications de l’écosystème (impact inconnu)
Il existe plusieurs plantes fortement envahissantes dans le sud de l’Ontario, notamment l’alliaire officinale (Alliaria petiolata), qui se trouve dans les îles Pelée et Middle. On a observé des cas où cette plante évinçait la végétation indigène et modifiait le cycle des éléments nutritifs dans le sol, ralentissant ainsi la remise en état des milieux (Catling et al., 2015). Bien qu’un impact positif d’une plante envahissante sur la diversité des escargots terrestres communs ait été documenté dans l’ouest de la Pennsylvanie (Utz et al., 2018), les plantes envahissantes peuvent également entraîner une diminution de l’abondance des escargots en voie de disparition, comme on l’a vu en Europe (Stoll et al., 2012). Stoll et al. (2012) ont constaté que l’impact dépend de la taille : l’abondance des petites espèces (taille de coquille < 5 mm) a augmenté alors que celle des grandes espèces (> 5 mm) a diminué.
Les lombrics non indigènes ont envahi des régions du Canada relativement récemment et ont modifié l’habitat du sol forestier en réduisant ou en éliminant la couche naturelle de litière de feuilles ainsi qu’en creusant dans le sol minéral et en mêlant celui-ci à la couche organique de surface (CABI, 2016). Bien qu’on ne dispose pas d’indications directes des effets des lombrics non indigènes sur les gastéropodes terrestres, Norden (2010) et Forsyth et al. (2016) ont avancé que les lombrics envahissants pourraient modifier indirectement les communautés d’escargots terrestres. Les lombrics, comme ceux du genre asiatique Amynthas, qui enlèvent la couche de litière de feuilles à la surface (Qui et Turner, 2017), où vivent les escargots, constitueraient plus particulièrement une menace (voir aussi Dobson, 2017 et Lee, 2017, pour des photographies des effets des lombrics non indigènes sur la couche d’humus). D’autres effets indirects pourraient être causés par les lombrics se nourrissant de graines de plantes forestières (Cassin et Kotanen, 2016) ou modifiant la relation de mutualisme entre les plantes et les champignons (Paudel et al., 2016), ce qui aurait une incidence sur la composition du sous-étage (Drouin et al., 2016) et pourrait réduire la quantité de plantes nourricières disponibles. Ce changement de la structure du sol forestier a des répercussions profondes sur les communautés végétales et les communautés d’invertébrés qui vivent dans la litière (Addison, 2009; Dobson et Blossey, 2015) ainsi que sur l’abondance et le succès de la nidification des oiseaux (Loss et al., 2012). Les lombrics envahissants sont présents sur la rive nord du lac Érié (Evers et al., 2012), dans l’île Pelée (Reynolds, 2011) et ailleurs en Ontario (Reynolds, 2014). Des lombrics du genre asiatique Amynthas sont présents dans le comté d’Essex (Reynolds, 2014).
Les colonies de nidification du Cormoran à aigrettes ont connu une expansion fulgurante dans les îles du lac Érié depuis le début des années 1980, particulièrement dans les îles Middle Sister, East Sister et Middle (COSEWIC, 2017). Lorsque l’île Middle a été intégrée au parc national de la Pointe-Pelée en 2000, le nombre de nids de cormorans avait atteint 5 202 et l’île montrait des signes de perte de couvert forestier. Depuis 2008, Parcs Canada gère activement la densité des nids de Cormorans à aigrettes dans l’île Middle (Thorndyke et Dobbie, 2013), et la végétation s’est rétablie. On trouve encore de fortes densités de nids dans les autres îles. Les cormorans pourraient être à l’origine de la disparition de l’escargot galuchat des îles East Sister et Middle Sister et ont été identifiés comme étant une menace pour l’escargot-tigre à bandes de l’Est (COSEWIC, 2017) en raison de l’accumulation de guano qui entraîne une modification de la chimie du sol, un dépérissement des arbres, une réduction de la richesse des espèces végétales et une augmentation de la proportion d’espèces non indigènes (North - South Environmental Inc., 2004; Boutin et al., 2011).
Menace 8 : Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques – impact inconnu
Menace 8.1 : Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes (impact inconnu)
La compétition avec des gastéropodes terrestres exotiques constitue également une menace potentielle (Whitson, 2005; Grimm et al., 2010) en raison des comportements d’agression (Kimura et Chiba, 2010), des effets de la densité et/ou de la compétition pour la nourriture (Baur et Baur, 1990b). Les gastéropodes non indigènes peuvent entrer en compétition avec les espèces indigènes restantes pour s’approprier les ressources et les abris. La limace brune, la petite limace grise et l’escargot des bois sont largement répandus dans le sud de l’Ontario. Les escargots carnivores, comme le grand luisant et le luisant des caves (Oxychilus cellarius), qui ont été observés dans les îles du lac Érié et la partie continentale du sud-ouest de l’Ontario pendant les relevés effectués de 2013 à 2017, peuvent avoir un impact direct sur les espèces indigènes (Mahlfeld, 2000).
Le Dindon sauvage (Meleagris gallopavo) et le Faisan de Colchide (Phasianus colchicus) ont été introduits à certains endroits en Ontario pour la chasse. Ces deux espèces d’oiseaux sont omnivores et incluent des escargots dans leur alimentation (Sandilands, 2005). On ignore quelles sont les répercussions sur les populations d’escargots, mais il s’agit d’une autre source possible de prédation, et ces espèces d’oiseaux ont d’ailleurs été récemment désignées comme étant des menaces continues pour le polyspire rayé, une espèce en voie de disparition (COSEWIC, 2018), l’escargot-tigre à bandes de l’Est (COSEWIC, 2017), l’escargot-forestier écharge (COSEWIC, 2014b) et la salamandre à petite bouche (Ambystoma texanum; COSEWIC, 2014c), une autre espèce en voie de disparition. Cependant, l’escargot galuchat se cache sous des débris ligneux et dans des amas de roches, des endroits difficilement accessibles par ces oiseaux, ce qui réduit l’impact potentiel de cette menace.
Menace 9 : Pollution – impact inconnu
Menace 9.1 : Eaux usées domestiques et urbaines (impact négligeable)
La pollution de l’air et de l’eau (p. ex. les métaux lourds et le sel routier) à proximité des routes constitue une menace pour les escargots terrestres (Viard et al., 2004), car les métaux lourds présents dans le sol et les plantes s’accumulent dans les tissus des escargots (Notten et al., 2005) et diminuent la consommation de nourriture, la croissance et la fécondité (Laskowski et Hopkin, 1996).
Menace 9.3 : Effluents agricoles et sylvicoles (impact inconnu)
Les répercussions des pesticides sur les gastéropodes terrestres sont peu connues. Aucun effet à l’échelle des populations de limaces ou d’escargots terrestres n’a été détecté dans les paysages agricoles (Roy et al., 2003) ou forestiers (Hawkins et al., 1997a), mais des études en laboratoire ont montré que l’exposition à certains herbicides accroît la mortalité chez une espèce d’escargot aquatique infectée par une cercaire de trématode parasite (Koprivnikar et Walker, 2011) et pourrait nuire à la reproduction des escargots terrestres (Druart et al., 2011). Les insecticides néonicotinoïdes sont de plus en plus utilisées comme couche protectrice sur les semences de soja et de maïs (Douglas et Tooker, 2015) et n’ont pas été nocifs pour la petite limace grise, mais l’ont été pour les arthropodes prédateurs des mollusques (Douglas et al., 2015). Actuellement, on ne sait pas de quelle façon ces pesticides agissent sur les espèces de gastéropodes indigènes. L’étroite proximité des terres agricoles avec les zones boisées du sud de l’Ontario pourrait également exposer les escargots à la dérive de pesticides.
Menace 4 : Corridors de transport et de service – impact négligeable
Menace 4.1 : Routes et voies ferrées (impact négligeable)
Les parcelles boisées sont séparées les unes des autres par des routes et des fossés en Ontario. Les routes pavées ou les pistes de seulement 3 m de largeur, où la circulation est dense ou faible, peuvent fragmenter les populations d’escargots (Wirth et al., 1999), car ceux-ci ne traversent pas les routes en général (Baur et Baur, 1990a). Reck et van der Reer (2015) citent une étude réalisée par Martin et Roweck (1988), qui ont documenté des disparitions locales au sein d’une population de boutons communs (Discus rotundatus) en Allemagne, survenues après que l’habitat initial est devenu non convenable et que des routes ont fait obstacle aux déplacements. La mortalité routière a également été reconnue comme une menace pour les espèces sauvages dans d’autres aires protégées, dont le parc national de la Pointe-Pelée (Parks Canada, 2007). Toutefois, il est peu probable que l’escargot galuchat soit affecté par la mortalité routière, car les individus quittent rarement les débris ligneux sous lesquels ils s’abritent.
Menace 6 : Intrusions et perturbations humaines – impact négligeable
Menace 6.1 : Activités récréatives (impact négligeable)
Depuis l’expansion du service de traversier en 1992, il s’est produit une augmentation marquée du tourisme sur l’île Pelée. Compte tenu des tendances mondiales en matière de tourisme et d’écotourisme, on peut s’attendre à ce que cette augmentation se poursuive. L’alvar du chemin Stone est un site important pour l’écotourisme dans l’île Pelée. Ce site attire de nombreux observateurs d’oiseaux, photographes, touristes, écologistes et chercheurs. Un court sentier en forme de boucle se trouve près du chemin. De grandes parties de l’alvar du chemin Stone sont inaccessibles en raison de la densité élevée de la végétation et de l’absence de sentiers. Le nombre de visiteurs est plus faible dans les propriétés de CNC de l’île Pelée. La chasse est permise dans toutes les propriétés de CNC. Il est possible de visiter l’île Middle sauf pendant la fermeture annuelle, du 1er mars au 1er septembre, qui vise à protéger la colonie d’oiseaux aquatiques pendant la période de nidification. Bien que le piétinement ne constitue pas une menace pour cette espèce qui vit sous des débris ligneux, le déplacement des débris ligneux et des roches ou la perturbation de la litière de feuilles peuvent altérer les conditions du microhabitat de l’espèce.
Menace 6.3 : Travail et autres activités (impact négligeable)
Le suivi de la végétation et des espèces en péril (y compris les escargots) continuera dans les îles Middle et Pelée. Les escargots ne feront pas l’objet d’une collecte, mais ils pourraient être touchés par le piétinement et la modification des conditions du microhabitat dans de petits secteurs de chaque site.
Effets cumulatifs
De manière générale, l’exploitation forestière et minière, l’agriculture, les activités récréatives et l’établissement de forêts de seconde venue augmentent l’abondance des plantes envahissantes (Calinger et al., 2015). Une carrière se trouve dans l’île Pelée, et les propriétaires fonciers coupent des arbres sur leurs terres. Les changements climatiques et la perturbation des forêts peuvent aussi faciliter la propagation des espèces introduites au Canada, dont les répercussions sur les espèces indigènes de gastéropodes sont essentiellement inconnues et non étudiées, mais possiblement graves.
Facteurs limitatifs
Au Canada, l’escargot galuchat se trouve près de la limite septentrionale de son aire de répartition, dont l’expansion vers le nord est probablement limitée par les hivers rigoureux, la perte et la fragmentation d’habitat causées par des activités humaines (Gibson et al., 2009) et les obstacles physiques (c.-à-d. les grandes étendues d’eau). Une faible capacité de dispersion, combinée à une faible résistance physiologique à la fluctuation de facteurs environnementaux (p. ex. la température et l’humidité), limite le flux génique entre les sous-populations. À l’échelle du microhabitat, la disponibilité de refuges humides permettant de se protéger des fluctuations environnementales représente probablement un facteur limitatif pour la croissance et la persistance des populations d’escargots terrestres en général dans certains sites (Burch et Pearce, 1990).
Nombre de localités
Compte tenu de tous les sites où l’escargot galuchat a été observé depuis 2010 (tableau 1, figure 3) et des diverses menaces, le nombre de localités se situe entre un et six, le nombre minimum correspondant à la combinaison des deux îles actuellement occupées, soit les îles Middle et Pelée. Les menaces les plus graves et les plus plausibles sont les changements climatiques et les brûlages dirigés ainsi que la menace des Cormorans à aigrettes, qui est limitée à l’île Middle et dont l’impact est inconnu. Étant donné que l’augmentation de la fréquence des sécheresses et des températures extrêmes pourrait toucher chaque île de manière différente, chaque île pourrait constituer une localité; toutefois, les inondations pourraient toucher les deux îles en même temps. Si les sécheresses et les températures extrêmes agissaient différemment dans différentes zones de l’île Pelée, chaque bloc de territoire protégé pourrait être considéré comme une localité : pointe Sheridan, GW, PRBI/FW, RNFD et ACS (tableau 1, figure 3 : cinq localités). Les brûlages dirigés constituent une autre menace qui se limite à l’ACS.
Protection, statuts et classements
Statuts et protection juridiques
L’escargot galuchat n’est protégé par aucune loi, réglementation, coutume ou condition. Il ne figure pas sur la liste rouge de l’UICN (IUCN, 2017) et n’est pas protégé par l’Endangered Species Act des États-Unis (US FWS, 2017) ni par une loi provinciale. Il n’est pas non plus inscrit à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES, 2017).
Statuts et classements non juridiques
NatureServe (2019) fournit les cotes ci-dessous pour l’escargot galuchat aux États-Unis et au Canada :
- Cote mondiale : G5 – non en péril (dernière évaluation le 2 décembre 2009)
- Cote nationale (États-Unis) : N5 – non en péril (dernière évaluation le 8 octobre 2002)
- Cote nationale (Canada) : N1 – gravement en péril (dernière évaluation le 10 août 2017; même cote par le CCCEP en 2016)
Les cotes infranationales (cotes S) attribuées par NatureServe (2019) pour les États-Unis et par le CCCEP (2016) pour le Canada sont les suivantes :
- SNR : Alabama, Floride, Géorgie, Illinois, Indiana, Kansas, Louisiane, Michigan, Mississippi, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas
- S5 : Arkansas, Kentucky, Caroline du Nord, Tennessee
- S3 : Virginie
- S2 : Pennsylvanie, Virginie-Occidentale
- S1 : Ontario (NatureServe, en 2019, lui attribue la cote S1S2)
NatureServe (2019) n’a pas attribué de cote aux occurrences de l’espèce dans l’État de New York, au Maryland, en Iowa et au Wisconsin.
Protection et propriété de l’habitat
Le tableau 1 montre la propriété de l’habitat actuellement occupé en Ontario. Les sites appartenant à Parcs Canada, à Conservation de la nature Canada et à Ontario Nature sont des zones protégées. La forêt Winery appartient à la Pelee Island Winery. Les plans de gestion de ces zones sont examinés à la section Tendances en matière d’habitat. La pointe Sheridan englobait la limite publique d’une plus grande zone boisée privée.
Remerciements
La rédactrice du rapport remercie Robert Forsyth, qui a fourni son aide dans le cadre des travaux sur le terrain en plus de l’identification, de l’intégration aux bases de données et de la conservation des spécimens de l’Ontario, et qui a offert de précieux renseignements. Conservation de la nature Canada a permis d’accéder à ses propriétés sur l’île Pelée et fourni des locaux à la station de recherche Ivey. Tammy Dobbie et son équipe du parc national de la Pointe-Pelée ont appuyé les travaux sur le terrain. La rédactrice remercie Parcs Ontario d’avoir délivré un permis de collecte, fourni des cartes de la végétation et accordé la permission d’accéder aux parcs provinciaux et aux aires protégées. Merci à Ron Gould d’avoir participé aux travaux sur le terrain. Michael J. Oldham, du Centre d’information sur le patrimoine naturel du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, a offert son aide pour la réalisation des relevés sur le terrain et a fourni des renseignements sur les mentions historiques. La rédactrice remercie également Northern Bioscience Inc. d’avoir appuyé les relevés sur le terrain en 2013. Valérie Briand (Université de Rennes 1) a compilé les sources d’information. Le financement des travaux sur le terrain réalisés en Ontario et de la préparation du présent rapport de situation provient d’Environnement et Changement climatique Canada.
Experts contactés
- Service canadien de la faune :
- Région de l’Ontario (13 mars 2018)
- Musées :
- Musée royal de l’Ontario (visite en août 2015)
- Musée canadien de la nature (29 novembre 2016)
- Carnegie Museum of Natural History, Pittsburgh (29 novembre 2016)
- University of Michigan, Museum of Zoology (29 novembre 2016)
- Parcs :
- Parcs Canada (de nombreuses fois durant la période 2013-2018)
- Parcs Ontario (de nombreuses fois durant la période 2013-2018)
- Représentants provinciaux et territoriaux :
- Ontario (8 décembre 2017)
- Centres de données sur la conservation ou centres d’information sur le patrimoine naturel :
- Ontario : Centre d’information sur le patrimoine naturel (de nombreuses fois durant la période 2013-2018)
- Secrétariat du COSEPAC :
- CTA (7 juin 2017, 8 décembre 2017)
- Organismes de conservation :
- CNC (de nombreuses fois durant la période 2013-2017)
- Ontario Nature (9 décembre 2016)
- Office de protection de la nature de la région d’Essex (9 décembre 2016)
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Sommaire biographique de la rédactrice du rapport
Annegret Nicolai est biologiste à l’UMR CNRS 6553 ECOBIO/OSUR de l’Université de Rennes 1, en France. Elle détient un doctorat de l’Université de Brême, en Allemagne, ainsi que de l’Université de Rennes 1, en France. Ses recherches portent sur divers aspects écophysiologiques des escargots terrestres et notamment sur l’impact des changements climatiques et de la disponibilité des ressources sur la physiologie et la reproduction des espèces en voie de disparition et des espèces envahissantes. Elle dispose de connaissances très spécifiques sur la biologie, l’anatomie, la physiologie et l’écologie des gastéropodes terrestres. En Allemagne, elle a élaboré un programme d’élevage en captivité pour une espèce protégée, l’Helix pomatia. En France, elle a corédigé le plan d’action national pour la conservation du Tyrrhenaria ceratina en Corse. Dans le laboratoire du professeur Sinclair, à l’Université Western, en Ontario, elle a étudié la stratégie d’hivernage du Cepaea nemoralis, une espèce envahissante. Depuis 2012, elle effectue un inventaire des gastéropodes terrestres d’Ontario et participe au projet Barcoding of Life de l’Université de Guelph. Elle est devenue membre du Sous-comité de spécialistes des mollusques du COSEPAC en 2014.
Collections examinées
Les collections du Musée canadien de la nature, du Musée royal de l’Ontario, du Bishops Mills Natural History Centre, de l’Academy of Natural Sciences (Philadelphie) et du Carnegie Museum of Natural History (Pittsburgh) ainsi que les données d’occurrence du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario ont pu être examinées avec l’autorisation des conservateurs (voir Remerciements et Experts contactés). Un relevé global des mentions de musées a pu être examiné au moyen du Système mondial d’information sur la biodiversité (Global Biodiversity Information Facility [GBIF], 2016). Ce relevé a permis de vérifier un grand éventail de mentions de musées, notamment les mentions canadiennes :
- NatureServe Central Databases (accès par le portail de données GBIF) doi:10.15468/lysaex
- et les mentions américaines :
- Museum of Comparative Zoology, Harvard University (2016): Museum of Comparative Zoology, Harvard University. Dataset/Occurrence. doi:10.15468/p5rupv, doi:10.15468/p5rupv doi:10.15468/p5rupv (en anglais seulement)
- Field Museum: Field Museum of Natural History (Zoology) Invertebrate Collection doi:10.15468/6q5vuc
- Florida Museum of Natural History: UF Invertebrate Zoology doi:10.15468/sm6qo6
- Bailey-Matthews National Shell Museum (BMSM) doi:10.15468/49s45k
- Sam Noble Oklahoma Museum of Natural History: Recent Invertebrates Specimens doi:10.15468/glxcep
- SysTax: SysTax - Zoological Collections doi:10.15468/zyqkbl
- Queensland Museum: Queensland Museum provider for OZCAM doi:10.15468/lotsye
- North Carolina Museum of Natural Sciences Invertebrates Collection doi:10.15468/jzqd4x
- University of Kansas Biodiversity Institute Invertebrate Zoology Collection doi:10.15468/ubq6lh
- California Academy of Sciences: CAS Invertebrate Zoology (IZ) doi:10.15468/tiac99
- Orrell T (2016): NMNH Extant Specimen and Observation Records. v1.6. National Museum of Natural History, Smithsonian Institution. Dataset/Occurrence. doi:10.15468/hnhrg3 (en anglais seulement)
- Natural History Museum Rotterdam: Natural History Museum Rotterdam (NL) - Mollusca collection doi:10.15468/tgt9dj
- iNaturalist.org: iNaturalist Research-grade Observations doi:10.15468/ab3s5x
- Academy of Natural Sciences: MAL doi:10.15468/xp1dhx
- Biologiezentrum Linz Oberoesterreich: Biologiezentrum Linz doi:10.15468/ynjblx
Annexe I. Calculateur des menaces pour l’escargot galuchat (Inflectarius inflectus).
Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème :
Inflectarius inflectus (escargot galuchat)
Date :
10/26/2018
Évaluateurs :
Participants à la téléconférence sur les menaces : Joe Carney (coprésident du SCS), Jill Crosthwaite (Conservation de la nature Canada), Christina Davy (ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario), Tammy Dobbie (Parcs Canada), Robert Forsyth (SCS), Dwayne Lepitzki (animateur, coprésident responsable), Bev McBride (observatrice), Kelly McNichols-O’Rourke (SCS), Annegret Nicolai (rédactrice du rapport de situation), Marie-Ève Paquet (observatrice), Elizabeth Shapiro (Service canadien de la faune – région de l’Ontario), Daelyn Woolnough (SCS)
Références :
Ébauche de l’évaluation des menaces fournie avec la version provisoire du rapport de situation
| Impact des menaces (descriptions) | Comptes des menaces de niveau 1 : maximum de la plage d’intensité | Comptes des menaces de niveau 1 : minimum de la plage d’intensité |
|---|---|---|
A (Très élevé) |
0 |
0 |
B (Élevé) |
1 |
0 |
C (Moyen) |
0 |
0 |
D (Faible) |
1 |
2 |
| Impact global des menaces calculé : | Élevé | Faible |
Valeur de l’impact global attribuée :
BD = Élevé-faible
Impact global des menaces – commentaires :
La plage étendue de l’impact global des menaces découle de l’incertitude liée à la gravité de la menace des changements climatiques. La durée d’une génération est de 2 ans environ; par conséquent, la gravité et l’immédiateté ont été évaluées pour les 10 années à venir. L’espèce est historiquement connue à deux sites de la partie continentale du sud de l’Ontario (y compris le parc national de la Pointe-Pelée [PNPP]) et dans cinq îles du lac Érié (tableau 1; figure 3). De récents relevés semblent indiquer que l’espèce est maintenant restreinte à sept sites dans cinq aires naturelles de l’île Pelée (info. suppl. 6) et dans l’île Middle (qui fait partie du PNPP). L’espèce n’a pas été observée à la pointe Fish depuis 1994. L’accès n’a pas été accordé pour effectuer des relevés dans l’île North Harbour, mais il n’y a pas d’habitat convenable dans cette île. Il n’existe aucune estimation de sous-population pouvant aider à évaluer la portée des menaces (mais voir 7.1 et 11.4). L’ébauche du calculateur des menaces incluait seulement les sites où des coquilles ou des individus vivants ont été observés depuis 2013 : îles Middle et Pelée (forêt Winery, PRBI, alvar du chemin Stone, RNFD, Gibwood, pointe Sheridan).
| Numéro | Menace | Impact des menaces | Impact (calculé) | Portée (10 prochai-nes années) | Gravité (10 ans ou 3 gén.) | Immédiateté | Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
1.3 |
Zones touristiques et récréatives |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Aucune nouvelle expansion des secteurs touristique ou récréatif n’est prévue. L’expansion potentielle des sentiers dans les propriétés de Conservation de la nature Canada (CNC) n’empiétera pas sur l’habitat de l’espèce. |
2.1 |
Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | On ne s’attend à aucune expansion agricole. |
3.2 |
Exploitation de mines et de carrières |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | La pointe Sheridan comporte une ancienne carrière. La carrière actuellement exploitée se trouve à l’extrémité nord-est de l’île Pelée, mais elle est inaccessible, car il s’agit d’une propriété privée. |
4 |
Corridors de transport et de service |
Sans objet | Négligeable |
Négligeable (< 1 %) |
Négligeable (< 1 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Sans objet |
4.1 |
Routes et voies ferrées |
Sans objet | Négligeable |
Négligeable (< 1 %) |
Négligeable (< 1 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
La mortalité routière n’est pas considérée comme une menace en raison des préférences en matière de microhabitat de l’espèce. |
5.1 |
Chasse et capture d’animaux terrestres |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Un petit nombre d’individus des îles Middle et Pelée ont été récoltés en 2013-2016 aux fins d’analyses génétiques. Aucune autre récolte n’est prévue au cours des 10 prochaines années. |
5.3 |
Exploitation forestière et récolte du bois |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Menace historique, mais ne se produit pas actuellement et ne devrait pas augmenter. |
6 |
Intrusions et perturbations humaines |
Sans objet | Négligeable |
Restreinte (11-30 %) |
Négligeable (< 1 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Sans objet |
6.1 |
Activités récréatives |
Sans objet | Négligeable |
Négligeable (< 1 %) |
Négligeable (< 1 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Bien que le piétinement ne soit pas une menace pour cette espèce (en raison de ses préférences en matière de microhabitat), le déplacement de débris ligneux et de rochers ou la perturbation de la litière de feuilles peuvent modifier les conditions du microhabitat de l’espèce. |
6.3 |
Travail et autres activités |
Sans objet | Négligeable |
Restreinte (11-30 %) |
Négligeable (< 1 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Les études de la population et le suivi de l’espèce et d’autres espèces comme les salamandres (qui utilisent des débris ligneux comme microhabitat) se poursuivent. |
7 |
Modifications des systèmes naturels |
D |
Faible |
Petite |
Modérée (11-30 %) |
Modérée (peut-être à court terme, < 10 ans/3 gén.) |
Sans objet |
7.1 |
Incendies et suppression des incendies |
D |
Faible |
Petite |
Modérée (11-30 %) |
Modérée (peut-être à court terme, < 10 ans/3 gén.) |
Des brûlages dirigés auront lieu dans l’habitat de l’alvar en 2019, où l’espèce a été observée pour la dernière fois en 2010. Si l’espèce est toujours présente et en présumant une répartition homogène dans l’alvar du chemin Stone, le brûlage pourrait toucher < 10 % de la population canadienne, avec un taux de mortalité présumé de 75 % des individus dans cette zone, même si la réduction sur 10 ans ne sera que modérée. |
7.3 |
Autres modifications de l’écosystème |
Sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnue |
Élevée (menace toujours présente) |
Des plantes envahissantes (comme l’alliaire officinale) se trouvent dans les îles Pelée et Middle. Le programme d’intervention semble contribuer à la réduction des effets du Cormoran à aigrettes sur l’habitat de l’île Middle. Les lombrics envahissants affectent l’habitat en modifiant la chimie du sol, ce qui peut nuire à l’espèce. L’abattage d’arbres non indigènes pour lutter contre les espèces exotiques (dans l’île Pelée) et pour protéger le mûrier rouge (dans l’île Middle) a des effets inconnus, mais pourrait être positif si les souches fournissent un microhabitat convenable. La disparition progressive des frênes dans les forêts des îles Middle et Pelée modifie le climat local et les conditions microclimatiques de l’habitat de l’espèce. |
8 |
Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques |
Sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnue |
Élevée (menace toujours présente) |
Sans objet |
8.1 |
Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants |
Sans objet | Inconnu |
Généralisée (71-100 %) |
Inconnue |
Élevée (menace toujours présente) |
Le Dindon sauvage et le Faisan de Colchide introduits dans l’île Pelée pourraient se nourrir d’escargots, mais peut-être PAS de l’espèce en question. Des escargots carnivores introduits se trouvent dans l’île Middle et ils pourraient également constituer une menace. Des limaces envahissantes se trouvent dans l’île Pelée, mais on ignore si elles entrent en compétition avec l’espèce. |
8.2 |
Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques |
Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Les ratons-laveurs deviennent de plus en plus abondants. On ignore toutefois s’ils constituent une menace pour les escargots terrestres. |
9 |
Pollution |
Sans objet | Inconnu |
Généralisée-grande (31-100 %) |
Inconnue |
Élevée-modérée |
Sans objet |
9.1 |
Eaux usées domestiques et urbaines |
Sans objet | Négligeable |
Négligeable (< 1 %) |
Négligeable (< 1 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
La menace que représente la pollution causée par les routes est négligeable, car il n’y a pas beaucoup de circulation dans l’île Pelée. |
9.3 |
Effluents agricoles et sylvicoles |
Sans objet | Inconnu |
Généralisée-grande (31-100 %) |
Inconnue |
Élevée-modérée |
CNC procède à la remise en état des champs dans des propriétés adjacentes. Une légère utilisation d’herbicides a eu lieu par le passé sur les propriétés de CNC et se produira probablement à l’avenir pour lutter contre les espèces envahissantes. Dans l’île Middle, le glyphosate sera utilisé pour lutter contre les plantes envahissantes du sous-étage. Les impacts du glyphosate à l’échelle des populations n’ont pas été détectés dans les paysages agricoles ou forestiers, mais ont été constatés lors d’études en laboratoire. Les néonicotinoïdes utilisés dans la culture du soja peuvent avoir un effet sur les escargots. |
11 |
Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents |
BD |
Élevé-faible |
Généralisée (71-100 %) |
Élevée-légère (1-70 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Sans objet |
11.2 |
Sécheresses |
BD |
Élevé-faible |
Généralisée (71-100 %) |
Élevée-légère (1-70 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Les effets des sécheresses toucheraient fort probablement l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, quoique la gravité de ces effets puisse être réduite dans certains microhabitats. |
11.3 |
Températures extrêmes |
BD |
Élevé-faible |
Généralisée (71-100 %) |
Élevée-légère (1-70 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Menace étroitement liée aux sécheresses. Les changements dans les régimes de gel printanier/automnal (gel sans couverture neigeuse) toucheraient fort probablement l’ensemble de l’aire de répartition, mais la gravité varierait entre les microhabitats. Les escargots de taille moyenne sont moins vulnérables au gel. |
11.4 |
Tempêtes et inondations |
D |
Faible |
Petite |
Élevée-légère (1-70 %) |
Élevée (menace toujours présente) |
Les tempêtes à l’île Middle causent des inondations et pourraient entraîner un taux élevé de mortalité. |
Classification des menaces d’après l’IUCN-CMP, Salafsky et al. (2008).