Sommaire du statut de l'espèce du COSEPAC sur L'isotrie verticillée Isotria verticillata au Canada – 2011
Les sommaires du statut de l’espèce du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages au Canada que l’on croit en péril. On peut citer le présent document de la façon suivante :
COSEPAC. 2011. Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur le plantain à feuilles cordées (Plantago cordata) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xiv pp.
Note de production :
Le COSEPAC remercie Samuel R. Brinker, qui a rédigé le sommaire du statut de l’espèce sur l’isotrie verticillée (Isotria verticillata) au Canada, dans le cadre d’un contrat conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision ont été assurées par Jeannette Whitton, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des plantes vasculaires du COSEPAC, avec l’aide de Bruce Bennett, également coprésident du Sous-comité, et d’Erich Haber, ancien coprésident du Sous-comité.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au:
Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3
Tél.: 819-953-3215
Téléc.: 819-994-3684
Courriel
www.cosewic.gc.ca
Also available in English under the title COSEWIC Status Appraisal Summary on the Large Whorled Pogonia Isotria verticillata in Canada.
© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2012.
No de catalogue CW69-14/2-21-2012F-PDF
ISBN 978-1-100-98835-1
Sommaire de l’évaluation – novembre 2011
Nom commun
Isotrie verticillée
Nom scientifique
Isotria verticillata
Statut
En voie de disparition
Justification de la désignation
Historiquement, cette orchidée n’a été trouvée qu’à seulement trois sites en Ontario et elle n'a pas été observée depuis 1996 malgré les recherches effectuées dans deux des trois sites connus auparavant. L'espèce a besoin de forêts décidues ou mixtes, riches et humides, sur sol sablonneux avec de l’humus en abondance. La qualité de cet habitat continue de connaître un déclin en raison du piétinement et en raison des plantes et vers de terre exotiques. Il est possible que l’espèce existe toujours au Canada étant donné qu’un grand nombre d’orchidées sont connues pour avoir de longues périodes de dormance et sont souvent présentes en très faible nombre.
Répartition
Ontario
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1985. Réexamen et confirmation du statut en avril 1998, en mai 2000, et en novembre 2011.
Isotria verticillata
Isotrie verticilléeLarge Whorled Pogonia
Répartition canadienne : Ontario
Catégorie de statut
Date de la dernière évaluation : Mai 2000
Justification de la désignation de la dernière évaluation : Il ne reste que trois populations, et aucune n’a été observée depuis 1996.
Nouvelle justification de la désignation (seulement si elle diffère de celle indiquée ci-dessus) :
Historiquement, cette orchidée n’a été trouvée qu’à seulement trois sites en Ontario, et elle n’a pas été observée depuis 1996 malgré les recherches effectuées dans deux des trois sites connus auparavant. L’espèce a besoin de forêts décidues ou mixtes, riches et humides, sur sol sablonneux avec de l’humus en abondance. La qualité de cet habitat continue de connaître un déclin en raison du piétinement et en raison des plantes et vers de terre exotiques. Il est possible que l’espèce existe toujours au Canada, étant donné qu’un grand nombre d’orchidées sont connues pour avoir de longues périodes de dormance et sont souvent présentes en très faible nombre.
Critères appliqués à la dernière évaluation : A1c; B1+2abcde+3d; C2a; D1
Si une version antérieure des critères a été appliquée1, faire correspondre avec les critères actuels : A2c; B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v); C2a(i); D1
Si des critères différents sont proposés sur la foi de nouvelle information, expliquer :
Les sous-critères i, ii, iv et v du critère B ne sont plus jugés applicables, car ils exigent que des changements soient survenus dans la zone d’occurrence, dans l’indice de la zone d’occupation ou dans le nombre d’individus, de populations ou de localités. Or, aucun de ces paramètres n’a changé depuis la dernière évaluation.
Le critère A ne s’applique pas, car aucun déclin n’a été signalé (les effectifs sont toujours de zéro).
Le critère C2 ne s’applique pas, car un déclin continu est impossible s’il n’existe aucun individu connu.
S’il est impossible d’appliquer certains des critères actuels, expliquer :
Justification
Espèce sauvage
Explication :
Aucune donnée additionnelle n’a été présentée depuis la dernière évaluation du statut.
Répartition
Explication :
Aucun individu de l’espèce n’a été observé au Canada depuis 1996. L’aire de répartition canadienne connue ne comprend que trois sites se trouvant tous dans le sud-ouest de l’Ontario. L’IZO est estimé à 12 km². Des relevés ont été menés pour retrouver l’espèce, mais aucun individu n’a été détecté.
Information sur la population
Explication :
Les relevés récents n’ont permis de détecter aucun individu de l’espèce, qui n’a pas été observée en Ontario depuis 1996. Trois sites de l’espèce ont déjà été répertoriés : le bois Backus, l’étang Fowlers et le bois Skunk’s Misery, tous situés dans le sud-ouest de l’Ontario. La dernière observation de l’espèce au Canada est celle d’un seul individu, dans le bois Skunk’s Misery, en 1996. Dans les deux autres sites, les derniers individus à avoir été observés l’ont été en 1990, dans le bois Backus, et en 1996, à l’étang Fowlers. De 2000 à 2005, le personnel du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a examiné systématiquement le site de l’étang Fowlers (R. Gould, comm. pers.). Le site du bois Backus a été visité en 2009 dans le cadre de relevés de la végétation et des espèces en péril. Aucun individu de l’espèce n’a été détecté, mais il est possible que de tels individus soient passés inaperçus, car le relevé a été fait à une date tardive (MMM Group, 2009). Aucune information supplémentaire n’est disponible sur le site du bois Skunk’s Misery (White, 1998).
Il est possible qu’un petit nombre d’individus soient encore présents dans un ou plusieurs de ces sites, mais il est peu probable qu’ils soient assez nombreux pour que le statut d’espèce en voie de disparition ne soit plus justifié.
Menaces
Explication :
L’espèce se rencontre dans des forêts décidues ou mixtes riches, humides et relativement clairsemées, à humus abondant et à épaisse litière de feuilles (Klinkenberg, 1986). La destruction et la dégradation de l’habitat dont probablement les principales menaces auxquelles est exposée ou a déjà été exposée l’isotrie verticillée (Jalava et al., 2010). À l’étang Fowlers, l’habitat a été inondé par l’activité de castors (Castor canadensis), ce qui a probablement fait en sorte que le milieu ne convienne plus à l’espèce. Dans le bois Backus, le compactage du sol et le piétinement excessif ont pu avoir contribué à détruire des individus. Une coupe forestière était prévue dans le bois Skunk’s Misery vers la fin des années 1990.
L’impact des vers de terre exotiques n’a pas été pris en compte dans l’évaluation précédente, mais il a été considéré comme une menace moyenne à grave dans la récente ébauche de programme de rétablissement. Cependant, la gravité réelle de cette menace demeure inconnue, car on n’a jamais essayé de confirmer la présence de vers de terre exotiques dans l’un ou l’autre des sites (Javala et al., 2010). Il a été démontré que les vers de terre exotiques réduisent les couches de litière et d’humus présentes dans les forêts tempérées nordiques en accélérant la décomposition de la litière et en réduisant la diversité des champignons du sol, ce qui a pour effet de remplacer les systèmes de décomposition dominés par les champignons par des systèmes plus rapides dominés par les bactéries (Hendrix et Bohlen, 2002; Wardle, 2002; Bohlen et al., 2004; Hale et al., 2005). Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’isotrie verticillée a besoin d’un substrat comportant une épaisse accumulation de litière de feuilles et un humus riche. De plus, comme la plupart des orchidées (McCormick et al., 2004; Shefferson et al., 2005), l’isotrie verticillée a besoin d’associations mycorhiziennes avec des champignons terricoles pour que ses plantules réussissent à s’établir et que tous les stades du cycle vital soient globalement bien adaptés. Par conséquent, la survie de l’isotrie verticillée est sans doute étroitement liée aux besoins édaphiques de son ou ses partenaires mycorhiziens. Il est possible que tout facteur nuisant aux communautés de champignons terricoles rende l’isotrie verticillée plus sensible à la sécheresse ou à l’herbivorie, en plus de réduire la capacité germinative de ses graines. En outre, la charge en nutriments de l’air et des précipitations (augmentation de l’azote assimilable) s’est révélée nuisible à la diversité des champignons (Arnolds, 1991), ce qui peut constituer une menace additionnelle pour les associations mycorhiziennes nécessaires à l’isotrie verticillée. L’alliaire officinale (Alliaria petiolata) semble également constituer une nouvelle menace, apparue depuis l’évaluation du COSEPAC de mai 2000 (Brownell, comm. pers., 2011).
Protection
Explication :
En Ontario, l’isotrie verticillée est une espèce en voie de disparition aux termes de l’annexe 1 de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD, 2007). De plus, on a rédigé une ébauche de programme de rétablissement en mettant l’accent sur les manques de connaissances et sur les mesures de restauration de l’habitat qui pourraient favoriser le rétablissement de populations autosuffisantes d’isotrie verticillée dans le sud de l’Ontario (Jalava et al., 2010).
Le bois Backus appartient à Conservation de la nature Canada et est géré par cet organisme (Michael Bradstreet, comm. pers., 2011). L’étang Fowlers est une zone faunique provinciale gérée par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario. Le bois Skunk’s Misery est situé sur un terrain privé, mais le propriétaire est conscient de la présence de l’espèce et a jusqu’à présent appuyé les mesures de conservation (Jalava et al., 2010).
Immigration de source externe
Explication :
Aucune information additionnelle n’a été recueillie et aucun changement n’est survenu quant à la possibilité d’immigration de source externe. La population canadienne d’isotrie verticillée (si elle existe encore) est petite, isolée, non contiguë à des populations des États-Unis, et il est peu probable que des unités de reproduction provenant du sud s’établissent au Canada. Cependant, comme les graines des orchidées sont très petites et peuvent être transportées par le vent, une dispersion est toujours possible, bien que l’établissement demeure très improbable.
Analyse quantitative
Détails :
Aucune analyse quantitative n’est disponible pour l’espèce.
Sommaire et autres points à examiner (activités de rétablissement, etc.)
Il n’y a eu aucune observation de l’isotrie verticillée au Canada depuis l’évaluation précédente. La dernière observation a été faite en 1996, dans le bois Skunk’s Misery, où un seul individu, à l’état végétatif, a été retrouvé (White, 1998). L’espèce n’a pas été observée au bois Backus depuis 1990 (White, 1998). La population de l’étang Fowlers n’a pas été observée depuis 1990, et le site ne convient probablement plus à l’espèce, à cause de l’inondation due à l’activité de castors (le site pourrait être restauré, mais on ne sait pas si des individus dormants pourraient y survivre). Bien que l’espèce n’ait pas été observée depuis 1996, on ne sait pas avec certitude si elle peut encore être présente au Canada. On sait que de nombreuses espèces d’orchidées peuvent connaître de longues périodes de dormance et sont souvent présentes en faible densité; il est donc possible que des individus florifères de l’espèce soient un jour redécouverts au Canada. Les vers de terre exotiques, qui réduisent les couches de litière et d’humus ainsi que la diversité des champignons, sont considérés comme une menace additionnelle pour l’espèce dans l’ébauche du programme de rétablissement (Jalava et al., 2010). Le rétablissement de l’isotrie verticillée pourrait exiger une atténuation de cette menace.
1 Une version antérieure des critères quantitatifs a été utilisée par le COSEPAC entre octobre 1999 et mai 2001 et figure sur le site Web du COSEPAC.
Michael Oldham, botaniste et herpétologiste, Centre d’information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Peterborough (Ontario).
Ron Gould, biologiste des espèces en péril, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Aylmer (Ontario).
Arnolds, E. 1991. Decline of ectomycorrhizal fungi in Europe, Agriculture, Ecosystems and Environment 35 : 209–244.
Bohlen, P.J., S. Scheu, C.M. Hale, M.A. McLean, S. Migge, P.M. Groffman et D. Parkinson. 2004. Non-native invasive earthworms as agents of change in northern temperate forests, Frontiers in Ecology and the Environment 2(8) : 427-435.
Brownell, V.R. 1998. comm. pers. 2011. Correspondance par courriel avec B.A. Bennett, janvier 2011, Direction des espèces en péril, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario.
Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition. Site Web consulté le 9 avril 2010.
Hale, C.M., L.E. Frelich et P.B. Reich. 2005. Exotic European earthworm invasion dynamics in northern hardwood forests of Minnesota, USA, Ecological Applications 15(3) : 848-860.
Hendrix, P.F., et P.T. Bohlen. 2002. Exotic Earthworm Invasions in North America: Ecological and Policy Implications, BioScience 52(9) : 801-811.
Jalava J.V., J. Jones et J.D. Ambrose. 2010. DRAFT recovery strategy for the Large Whorled Pogonia (Isotria verticillata) in Ontario, Ontario Recovery Strategy Series, préparé pour le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Peterborough (Ontario), vi + 8 p.
Klinkenberg, R. 1986. Status report on the Large Whorled Pogonia (Isotria verticillata) in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada, Service canadien de la faune, 40 p.
McCormick, M.K., D.F. Whigham et J. O’Neill. 2004. Mycorrhizal diversity in photosynthetic terrestrial orchids, New Phytologist 163 : 425-438.
MMM Group. 2009. Ecological Inventory of Species at Risk, Vegetation, Insects, Breeding Birds in Backus Woods, Norfolk County Vegetation Survey, préparé pour Earth Tramper Consulting Inc., l’Office de protection de la nature de Long Point et le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, 415 p.
Shefferson, R.P., M. Weiss, T. Kull et D.L. Taylor. 2005. High specificity generally characterizes mycorrhizal association in rare lady’s slipper orchids, genus Cypripedium, Molecular Ecology 14 : 613-626.
Wardle, D. 2002. Communities and ecosystems: linking the above-ground and belowground components, Princeton University Press, Princeton (New Jersey).
White, D.J. 1998. Rapport de situation du COSEPAC sur l’isotrie verticillée (Isotria verticillata) au Canada – Mise à jour, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, 6 p.
Auteur du sommaire : Samuel R. Brinker
Isotrie verticilléeLarge Whorled Pogonia
Répartition au Canada : Ontario
| Durée d’une génération On sait que certaines espèces apparentées sont capables de dormance prolongée (jusqu’à 20 ans, par exemple), mais la dormance n’a pas été étudiée chez la présente espèce. |
Inconnue |
| Y a-t-il un déclin continu observé du nombre total d'individus matures? Comme aucun individu n’a été observé au Canada depuis 1996, aucun déclin ne peut être constaté. |
Non |
| Pourcentage estimé de réduction continue du nombre total d’individus matures à l’intérieur de 5 années ou 2 générations. Comme la durée d’une génération est inconnue, ce paramètre ne peut pas être estimé. |
Inconnu |
| Pourcentage observé de réduction ou d’augmentation du nombre total d’individus matures au cours des dix dernières années ou trois dernières générations. Aucun individu n’a été observé depuis 1996, mais la capacité de dormance et la durée d’une génération sont inconnues. |
Inconnu |
| Pourcentage prévu d'augmentation du nombre total d'individus matures au cours des dix prochaines années. | Inconnu |
| Pourcentage inféré d’augmentation du nombre total d’individus matures au cours de toute période de dix ans ou trois générations commençant dans le passé et se terminant dans le futur. | Inconnu |
| Les causes du déclin sont-elles clairement réversibles, sont-elles comprises et ont-elles cessé? Les causes du déclin historique ne sont pas entièrement comprises, mais elles n’ont probablement pas cessé, et elles pourraient ne pas être réversibles. |
Non |
| Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? | S.O. |
| Superficie estimée de la zone d’occurrence |
12 km² |
| Indice de la zone d’occupation (IZO) Chacun des trois sites connus occupait un seul carré de 2 × 2 km de la grille. Comme ces sites ne sont pas considérés comme disparus, l’IZO ainsi calculé est de 12 km². |
12 km² |
| La population totale est-elle très fragmentée? | S.O. |
| Nombre de localités* Comme on ne connaît actuellement aucun individu existant, la meilleure façon d’estimer le nombre de localités est de considérer chacune des populations connues ayant déjà existé comme une localité. |
3 |
| Y a-t-il un déclin continu observé de la zone d’occurrence? | Non |
| Y a-t-il un déclin continu observé et prévu de l’indice de la zone d’occupation? | Non |
| Y a-t-il un déclin continu observé du nombre de populations? | Non |
| Y a-t-il un déclin continu observé du nombre de localités? |
S.O. |
| Y a-t-il un déclin continu observé de la qualité de l’habitat? | Oui |
| Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations? | Non |
| Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*? | S.O. |
| Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence? | Non |
| Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de la zone d’occupation? | Non |
* Voir la définition de localité.
| Population | Nbre d'individus matures |
|---|---|
| Étang Fowlers | Inconnu (aucun n’a été observé) |
| Bois Backus | Inconnu (aucun n’a été observé) |
| Bois Skunk’s Misery | Inconnu (aucun n’a été observé) |
| Total Aucun individu n’a été observé. |
Inconnu |
| Probabilité de disparition à l’état sauvage Aucune analyse n’a été faite. |
S.O. |
| L’espèce n’a pas été observée au Canada depuis 1996, et les causes des déclins ne sont pas bien comprises. Les menaces déjà notées sont la destruction et la dégradation de l’habitat, les espèces exotiques et envahissantes (y compris les vers de terre exotiques et l’alliaire officinale), le piétinement et la cueillette. |
| Statut ou situation des populations de l’extérieur? L’espèce est rare dans les États situés le plus près de l’Ontario. (Par exemple, elle est cotée S2 au Michigan et S3 dans l’État de New York.) |
||
| Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? | Elle est possible. | |
| Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? | Probablement | |
| Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? | Probablement | |
| Une immigration à partir de populations externes est-elle vraisemblable? | Elle est improbable | |
| COSEPAC : En voie de disparition, novembre 2011 |
| Statut : En voie de disparition |
Code alphanumérique : B1ab(iii)+2ab(iii); D1 |
| Justification de la désignation : Historiquement, cette orchidée n’a été trouvée qu’à seulement trois sites en Ontario, et elle n’a pas été observée depuis 1996 malgré les recherches effectuées dans deux des trois sites connus auparavant. L’espèce a besoin de forêts décidues ou mixtes, riches et humides, sur sol sablonneux avec de l’humus en abondance. La qualité de cet habitat continue de connaître un déclin en raison du piétinement et en raison des plantes et vers de terre exotiques. Il est possible que l’espèce existe toujours au Canada, étant donné qu’un grand nombre d’orchidées sont connues pour avoir de longues périodes de dormance et sont souvent présentes en très faible nombre. |
|
| Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) Sans objet. Aucun déclin n’a été signalé. |
|
| Critère B (petite aire de répartition et déclin ou fluctuation) Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition » B1ab(iii)+2ab(iii), car la superficie de la zone d’occurrence et l’IZO sont inférieurs aux seuils fixés pour la catégorie. L’espèce n’a été observée que dans 3 localités, et son habitat continue de décliner . |
|
| Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) Sans objet. Aucun déclin n’a été signalé. |
|
| Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition » D1, car la population comprend moins de 250 individus connus. |
|
| Critère E (analyse quantitative) Aucune n’a été faite. |
Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.
Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.
Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.
Définitions
(2011)
Espèce sauvage
Espèce, sous–espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.
* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.
Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.