Mésange lapone (Poecile cinctus) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2024

Titre officiel : Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur la Mésange lapone (Poecile cinctus) au Canada

Comité sur la situation des espèces en peril au Canada (COSEPAC)

En voie de disparition

2024

Matériel appartenant à des tierces parties

Suite à l’Avis pour ce site Web, certaines photos ainsi que certains dessins et éléments graphiques se trouvant dans les documents produit par le COSEPAC peuvent être assujettis à des droits d'auteur appartenant à d'autres organisations et personnes. Dans de tels cas, des restrictions concernant l’utilisation, la reproduction, la communication de telles œuvres protégées par le droit d’auteur peuvent s'appliquer, et il peut être nécessaire de demander l'autorisation aux détenteurs de ces droits, avant de reproduire, utiliser ou communiquer ces œuvres.

Un petit oiseau gris aux joues et à la poitrine de couleur pâle, et aux yeux, au bec et aux pattes noirs.
Mésange lapone
Information sur le document

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. Le présent rapport peut être cité de la manière suivante :

COSEPAC. 2024. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Mésange lapone (Poecile cinctus) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, xiv + 57 p. (Registre public des espèces en péril).

Note de production :

Le COSEPAC souhaite remercier C. Lisa Mahon (Ph. D.) et Logan McLeod d’avoir rédigé le rapport de situation sur la Mésange lapone (Poecile cinctus) au Canada, préparé en tant que rapport de situation non sollicité grâce au soutien financier de la Région du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada. La supervision du rapport a été assurée par Louise Blight et Marcel Gahbauer, coprésidents du Sous‑comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa ON K1A 0H3

Courriel : cosewic‑COSEPAC@ec.gc.ca

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)

Also available in English under the title “COSEWIC Assessment and Status Report on the Gray‑headed Chickadee (Poecile cinctus) in Canada”.

Photo de la couverture :

Mésange lapone adulte (Poecile cinctus); photo : Joelle Buffa et Clyde Morris/ Macaulay Library du Cornell Lab of Ornithology (ML282898651; avec autorisation).

© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, 2024.

No de catalogue CW69-14/839-2024F-PDF
ISBN 978-0-660-73022-6

COSEPAC sommaire de l’evaluation

Sommaire de l’évaluation – Mai 2024

Nom commun : Mésange lapone

Nom scientifique : Poecile cinctus

Statut : En voie de disparition

Justification de la désignation : Ce petit passereau présente une répartition holarctique, soit du nord de l’Europe jusqu’à l’extrême nord‑ouest de l’Amérique du Nord, en passant par l’Asie. Son aire de répartition canadienne historique atteignait les Territoires du Nord‑Ouest, mais il n’a récemment été observé qu’au Yukon, où l’on compte les deux seules observations au Canada depuis 2000 malgré d’importants relevés effectués en 2019. Bien que peu de choses soient connues sur cette espèce au Canada, elle est considérée en péril à cause de sa très petite population ainsi que du déclin inféré et prévu de ses effectifs. Les principales menaces qui pèsent sur elle sont probablement les changements climatiques et les phénomènes météorologiques violents ainsi que les changements connexes des processus naturels, notamment en ce qui concerne le cycle gel‑dégel et les feux de friches. Ces facteurs agissent sur la qualité de l’habitat utilisé pour la nidification, le repos et la recherche ou le stockage de nourriture.

Répartition : Yukon, Territoires du Nord‑Ouest

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2024.

COSEPAC resume

Mésange lapone

Poecile cinctus

Description et importance de l’espèce sauvage

La Mésange lapone (Poecile cinctus) est une mésange à tête brune d’apparence similaire à la Mésange à tête brune, mais qui se distingue par des joues et un cou blancs, des flancs plus clairs et des plumes alaires bordées de blanc. Le plumage est semblable chez les deux sexes. Les vocalisations de la Mésange lapone peuvent être distinguées de manière fiable de celles des autres mésanges par une vocalisation distincte, le cri EL , caractérisé par un spectrogramme qui ressemble à la lettre majuscule « L ». La sous‑espèce résidant au Canada, P. c. lathami, est endémique à l’Amérique du Nord. La Mésange lapone est l’une des espèces d’oiseaux les moins bien connues d’Amérique du Nord, en raison d’un suivi et de recherches scientifiques limités et de l’éloignement de son aire de répartition, en grande partie inaccessible, où la population humaine est peu nombreuse et dispersée. L’espèce a apparemment connu des déclins malgré le fait qu’elle vit toute l’année dans des régions sauvages isolées et intactes.

Connaissances autochtones

Toutes les espèces sont importantes, interreliées et interdépendantes. Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) ont été incluses dans les sections pertinentes du rapport.

Répartition

La Mésange lapone a une répartition holarctique qui s’étend du nord de l’Europe à l’extrême nord‑ouest de l’Amérique du Nord, en passant par l’Asie. L’aire de répartition historique au Canada comprenait les Territoires du Nord‑Ouest, mais des données récentes suggèrent une contraction vers le nord de l’aire de répartition historique de l’espèce en Amérique du Nord, soit vers les écorégions des monts British‑monts Richardson et du bassin de la rivière Old Crow dans le nord du Yukon, ainsi que la chaîne Brooks dans le nord de l’Alaska. Il n’y a eu que deux mentions au Canada depuis 2000, et aucun oiseau n’a été détecté lors de relevés importants (nouvelles visites à des sites historiques et échantillons basés sur la conception au moyen d’unités d’enregistrement autonomes [UEA]) et du traitement des données (traitement automatisé et manuel des enregistrements) au Yukon en 2019.

Habitat

La Mésange lapone est une résidente à l’année qui occuperait un habitat similaire tout au long de l’année. Elle est généralement présente dans les forêts mixtes de conifères et de feuillus de la région arctique et boréale, près des limites nord et ouest de la zone arborée dans l’écozone de la taïga de la Cordillère. L’habitat de reproduction est dominé par les épinettes et les saules (par exemple, les zones riveraines et les hautes arbustaies) et des peuplements de peuplier baumier. La Mésange lapone ne niche que dans des cavités, creusant de nouvelles cavités ou rénovant des cavités naturelles ou des trous de pics. Les changements dans la couverture terrestre, le type de forêt et la composition des arbres dans la région arctique et boréale au cours des 20 à 30 dernières années coïncident avec la contraction de l’aire de répartition de la Mésange lapone vers le nord.

Biologie

La Mésange lapone est un reproducteur monogame, qui se reproduit probablement à l’âge d’un an et qui produit une couvée par année. Les couples nichent seuls, et les oiseaux hivernent en petits groupes. La construction du nid commence au début du mois de mai, la taille de la couvée est généralement de 6 à 10 œufs, la période d’incubation est de 14 à 15 jours et la période d’élevage au nid est de 19 jours. Les femelles élèvent les jeunes nouvellement éclos, et les deux parents nourrissent les jeunes à l’envol pendant environ 10 jours, après quoi les jeunes commencent à se disperser. Selon les estimations, la durée d’une génération est de 2,2 ans. Les principaux facteurs limitatifs pour la Mésange lapone ne sont pas bien connus. L’espèce peut être vulnérable à des déclins démographiques abrupts parce qu’elle n’est pas migratrice, qu’elle occupe un climat nordique rigoureux et que la taille de sa population, sa répartition et son aire de répartition annuelle sont petites. Les autres facteurs limitatifs peuvent comprendre la compétition livrée par la Mésange à tête brune, la dépendance à l’égard des caches de nourriture hors des périodes de reproduction, et la dépendance à l’égard de la disponibilité d’arbres de nidification et de repos convenables.

Taille et tendances des populations

Les données de relevé sont insuffisantes pour estimer la taille de la population reproductrice de la Mésange lapone au Canada. Les relevés menés en 2019 à 24 sites ciblés où l’espèce était autrefois présente et à 62 sites de relevé basés sur la conception du Programme de surveillance des oiseaux boréaux dans le nord du Yukon n’ont pas permis de détecter l’espèce. L’analyse bayésienne basée sur des intervalles de détection supposés et des simulations de diverses abondances de la Mésange lapone indique que ce résultat de non‑détection se produit dans 50 % des simulations lorsqu’il y a 159 individus dans la population (c.‑à‑d. une probabilité de 50 % qu’il y ait moins de 159 individus matures au Canada). Ces simulations suggèrent également une probabilité de 99 % que le nombre d’individus matures soit inférieur à 1 000 et une probabilité de 68 % que le nombre d’individus matures soit inférieur à 250. Les données de relevé sont insuffisantes pour quantifier les tendances de la population au Canada. Cependant, un déclin continu est déduit sur la base d’une contraction substantielle de la zone d’occurrence au cours des dernières décennies à la fois au Canada et en Alaska, et de la rareté des mentions récentes à des sites où des observations régulières étaient faites auparavant.

Menaces

Les principales menaces qui pèsent sur la Mésange lapone seraient les changements climatiques et les phénomènes météorologiques violents, ainsi que les modifications des systèmes naturels (incendies). Les changements continus et interdépendants des perturbations naturelles, des processus naturels et de l’état des forêts qui sont induits par le climat entraînent des modifications constantes susceptibles de réduire la superficie, la localisation spatiale et la répartition temporelle des forêts matures contenant des arbres morts, mourants ou endommagés pour le repos et la nidification, ainsi que des arbres vivants pour l’alimentation. Les changements de température, d’humidité, du nombre d’épisodes de gel‑dégel et de la présence ou de l’absence d’épisodes de grand gel qui sont induits par le climat peuvent avoir une incidence sur la qualité et l’intégrité de la nourriture cachée hors de la période de reproduction. L’hybridation avec la Mésange à tête brune peut constituer une menace supplémentaire, car des données préliminaires d’hybridation entre la Mésange lapone et la Mésange à tête brune ont été recueillies dans le nord de l’Alaska. L’impact global des menaces est « moyen‑faible ».

Protection, statut et activités de rétablissement

Au Canada, la Mésange lapone est protégée par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. NatureServe (2024) classe la Mésange lapone dans la catégorie « vulnérable à apparemment non en sécurité » (G3G4) à l’échelle mondiale, la catégorie « gravement en sécurité » (N1) au Canada, la catégorie « gravement en sécurité » (N1) au Yukon et dans la catégorie « gravement en sécurité à en sécurité » (S1S2) en Alaska. L’espèce est considérée comme non classable (SU) dans les Territoires du Nord‑Ouest. L’Alaska Species Ranking System classe également l’espèce dans la catégorie II Rouge (Red), c.‑à‑d. qu’elle fait l’objet d’une très grande préoccupation en matière de conservation.

Résumé technique

Poecile cinctus

Mésange lapone

Gray‑headed Chickadee

Répartition au Canada : Yukon, Territoires du Nord‑Ouest

Données démographiques

Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population)

Environ 2,2 ans

Fondé sur Bird et al. (2020)

Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?

Oui, inféré et prévu.

Sur la base de relevés ciblés et aléatoires, de la diminution de la fréquence des observations opportunistes et du calcul de l’impact global des menaces.

Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur trois ans [ou une génération, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]

Inconnu

Les données sont trop insuffisantes pour permettre une estimation.

Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur cinq ans [ou deux générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]

Inconnu

Les données sont trop insuffisantes pour permettre une estimation.

Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]

Inconnu

Les données sont trop insuffisantes pour permettre une estimation.

Pourcentage [prévu, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].

Réduction prévue de 0 à 30 % au cours des dix prochaines années.

Selon l’impact global des menaces calculé. On considère qu’il est probable que le déclin le plus marqué ait déjà eu lieu dans le passé, étant donné que l’espèce a disparu de vastes portions de son aire de répartition historique au Canada et en Alaska. Toutefois, les répercussions des changements climatiques se poursuivent.

Pourcentage [observé, estimé, inféré, prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] commençant dans le passé et se terminant dans le futur

Inconnu

Le pourcentage de déclin passé est inconnu.

Est‑ce que les causes du déclin sont clairement réversibles?

Non

Il est peu probable que les menaces liées aux changements climatiques puissent être atténuées. Les refuges climatiques (zones protégées contre les répercussions des changements climatiques) nécessitent la désignation de l’habitat convenable.

Est‑ce que les causes du déclin sont clairement comprises?

Non

Les menaces qui y contribuent (principalement les changements climatiques et les phénomènes météorologiques violents, ainsi que les modifications des systèmes naturels) sont soupçonnées ou déduites, mais les causes précises ne sont pas entièrement comprises. Les facteurs limitatifs liés aux populations comprennent probablement la compétition, la dépendance à l’égard des caches de nourriture, et la dépendance à l’égard des arbres de nidification et de repos.

Est‑ce que les causes du déclin ont effectivement cessé?

Non

Les menaces n’ont pas disparu et des facteurs limitatifs subsistent. Les facteurs limitatifs peuvent devenir des menaces lorsqu’une population est petite.

Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?

Non

Les tendances démographiques sont insuffisamment documentées, mais les fluctuations extrêmes sont peu probables chez la plupart des espèces d’oiseaux.

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d’occurrence

Non calculée

Seulement deux occurrences répertoriées au Canada entre 2008 et 2019 (voir le tableau 1), donc la superficie estimée de la zone d’occurrence ne peut pas être calculée.

Indice de zone d’occupation (IZO), établi à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté

Estimé à 8 km2

D’après les mentions canadiennes de 2000 à 2023 (n = 2), l’IZO est estimé à 8 km2. L’IZO réel est certainement inférieur au seuil de 500 km2 puisque l’IZO fondé sur les occurrences historiques est estimé à 60 km2.

La population totale est‑elle gravement fragmentée, c.‑à‑d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?

  1. Inconnu
  2. Inconnu

Nombre de localités (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)

Inconnu

Pas assez de données pour appliquer le concept de « localités ».

Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?

Oui, inféré et prévu.

La limite méridionale de l’aire de répartition s’est déplacée vers le nord et pourrait continuer à le faire en raison des répercussions des changements climatiques. Au Canada, la zone d’occurrence historique (avant 2000; (voir la figure 4) de 133 727 km2 a été réduite à un point tel qu’elle ne peut plus être calculée (seulement deux mentions récentes au Canada). En guise d’indicateur, la zone d’occurrence actuelle de 347 912 km2 en Amérique du Nord (2000‑2023) correspond à moins de 50 % de la zone d’occurrence historique (avant 2000; 845 276 km2), alors que la zone d’occurrence historique en Alaska était de 681 126 km2 et que la zone actuelle est de 320 104 km2, ce qui signifie que le pourcentage de déclin de la zone d’occurrence en Alaska est de 53 % par rapport aux valeurs historiques.

Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occupation?

Oui, inféré et prévu.

Étant donné le déclin inféré du nombre d’individus

Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous‑populations?

Non

Une seule sous‑population

Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités*?

Inconnu

Les données disponibles ne permettent pas d’appliquer le concept de « localités ».

Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat?

Oui, déclin inféré et prévu de l’étendue et de la qualité de l’habitat.

L’analyse des changements récents de la couverture terrestre dans la région arctique et boréale de l’Amérique du Nord (1984‑2014) montre des modifications importantes indiquant divers changements induits par le climat qui sont néfastes pour l’habitat.

Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de sous‑populations?

Non

Une seule sous‑population

Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de localités?

Non

Concept de « localités » non appliqué.

Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?

Non

Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?

Non

Nombre d’individus matures (dans chaque sous‑population)

Sous‑population

Nombre d’individus matures

(utilisez une fourchette plausible)

Remarques sur chacune des estimations

Total

Aucune estimation de la population, bien que l’on déduise que l’effectif de la population canadienne est inférieur à 250 individus matures.

Depuis 2000, les seules détections au Canada consistent en un groupe familial de quatre individus en 2008 et un individu mature observé en 2014; aucun oiseau détecté à 82 sites de relevé dans le nord du Yukon en 2019. L’analyse bayésienne indique qu’il existe une probabilité de 99 % que le nombre d’individus matures soit inférieur à 1 000 et une probabilité de 68 % que le nombre d’individus matures soit inférieur à 250, ou une probabilité de 50 % qu’il y ait moins de 159 individus matures au Canada.

Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans, ou 10 % sur 100 ans].

Inconnue

Aucune donnée pour mener une analyse.

Menaces et facteurs limitatifs

Un calculateur des menaces a‑t‑il été rempli pour l’espèce?

Oui, le 18 janvier 2024.

Impact global des menaces :

moyen‑faible

Principales menaces relevées :

  1. Modifications des systèmes naturels – Incendies et suppression des incendies (menace no 7.1 de l’UICN) – impact moyen‑faible
  2. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents – Déplacement et altération de l’habitat (menace no 11.1 de l’UICN) – impact moyen‑faible
  3. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents – Températures extrêmes (menace no 11.3 de l’UICN) – impact moyen‑faible
  4. Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques – Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques (menace no 8.2 de l’UICN) – impact inconnu
  5. Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques – Matériel génétique introduit (menace no 8.3 de l’UICN) – impact inconnu
  6. Pollution – Polluants atmosphériques (menace no 9.5 de l’UICN) – impact inconnu
  7. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents –Sécheresses (menace no 11.2 de l’UICN) – impact inconnu
  8. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents – Tempêtes et inondations (menace no 11.4 de l’UICN) – impact inconnu

Quels sont les autres facteurs limitatifs pertinents?

Cette espèce résidente a une population, une répartition et une aire de répartition annuelle qui sont petites. Les caractéristiques du cycle vital qui peuvent également être des facteurs limitatifs comprennent la compétition potentielle avec la Mésange à tête brune, la dépendance à l’égard des caches de nourriture et la dépendance à l’égard de la disponibilité d’arbres de nidification et de repos convenables.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada

Contraction de l’aire de répartition et déclin de la population en Alaska, où l’espèce est classée S1S2 par NatureServe.

Une population stable n’existe nulle part ailleurs en Amérique du Nord.

Une immigration a‑t‑elle été constatée ou est‑elle possible?

Possible

Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui

Y a‑t‑il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Inconnu

La qualité de l’habitat au Canada est probablement en déclin.

Les conditions se détériorent‑elles au Canada?

Oui

Les changements récents de la couverture terrestre, du type de forêt et de la composition taxinomique de la forêt qui sont induits par le climat réduisent probablement la quantité, la localisation spatiale, la répartition temporelle et la qualité de l’habitat.

Les conditions de la population source se détériorent‑elles?

Oui

L’analyse des changements récents de la couverture terrestre dans la région arctique et boréale de l’Amérique du Nord (1984‑2014) montre des modifications importantes indiquant divers changements induits par le climat qui sont néfastes pour l’habitat. La détérioration des conditions est également déduite de la contraction de l’aire de répartition et de la réduction de la taille de la population en Alaska.

La population canadienne est‑elle considérée comme un puits?

Inconnu

La possibilité d’une immigration depuis des populations externes susceptible d’entraîner un changement de statut existe‑t‑elle?

Peu probable

La population source potentielle en Alaska est apparemment en déclin; les individus immigrants feraient face à une réduction de la quantité et de la qualité de l’habitat au Canada.

Nature délicate de l’information sur l’espèce

L’information concernant l’espèce est‑elle de nature délicate?

Non

Historique du statut

COSEPAC

Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2024.

Statut et justification de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique : C2a(ii)

Justification du changement de statut : Sans objet

Justification de la désignation : Ce petit passereau présente une répartition holarctique, soit du nord de l’Europe jusqu’à l’extrême nord‑ouest de l’Amérique du Nord, en passant par l’Asie. Son aire de répartition canadienne historique atteignait les Territoires du Nord‑Ouest, mais il n’a récemment été observé qu’au Yukon, où l’on compte les deux seules observations au Canada depuis 2000 malgré d’importants relevés effectués en 2019. Bien que peu de choses soient connues sur cette espèce au Canada, elle est considérée en péril à cause de sa très petite population ainsi que du déclin inféré et prévu de ses effectifs. Les principales menaces qui pèsent sur elle sont probablement les changements climatiques et les phénomènes météorologiques violents ainsi que les changements connexes des processus naturels, notamment en ce qui concerne le cycle gel‑dégel et les feux de friches. Ces facteurs agissent sur la qualité de l’habitat utilisé pour la nidification, le repos et la recherche ou le stockage de nourriture.

Applicabilité des critères

A : Déclin du nombre total d’individus matures

Sans objet Les données disponibles sont insuffisantes pour estimer le taux de réduction du nombre d’individus matures au Canada.

B : Aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation

Sans objet L’IZO estimé est inférieur au seuil de 500 km2, et il y a un déclin continu inféré et prévu de (i) la zone d’occurrence, (ii) de l’IZO, (iii) de l’étendue et la qualité de l’habitat et (iv) du nombre d’individus matures, mais les données sont insuffisantes pour appliquer le concept de « localités » et il n’y a pas de fluctuations extrêmes.

C : Nombre d’individus matures peu élevé et en déclin

Correspond au critère de la catégorie « espèce en voie de disparition » C2a(i). Le nombre total d’individus matures est estimé à moins de 2 500, un déclin continu est inféré et prévu, et une sous‑population est constituée d’individus matures dans une proportion de 95 à 100 %.

D : Très petite population totale ou répartition restreinte

Correspond au critère de la catégorie « espèce menacée » D1. Le nombre d’individus matures est incertain. Il dépasse probablement le seuil établi pour la catégorie « espèce en voie de disparition », mais il est inférieur au seuil établi pour la catégorie « espèce menacée ».

E : Analyse quantitative

Sans objet. Aucune analyse n’a été effectuée.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2024)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Description et importance de l’espèce sauvage

Nom et classification

Classification actuelle :

Classe : Oiseaux

Ordre : Passériformes

Famille : Paridés

Genre et espèce : Poecile cinctus (Boddaert, 1783)

Sous‑espèces au Canada :

Il existe quatre sous‑espèces reconnues de Mésange lapone (Hailman et Haftorn, 2020). Seule P. c. lathami est présente dans la région néarctique, où elle est endémique à l’Alaska et au nord‑ouest du Canada (nord du Yukon et des Territoires du Nord‑Ouest). Trois autres sous‑espèces sont présentes dans la région paléarctique (P. c. lapponicus, de la Fennoscandie au centre‑nord de la Russie; P. c. cinctus, du centre à l’Extrême‑Orient de la Russie; P. c. sayanus, des montagnes Altai et Sayan au nord‑ouest de la Mongolie). Le caractère taxinomiquement distinct de la Mésange lapone s’appuie sur des preuves génétiques (Gill et al., 2005; Johansson et al., 2013), des preuves morphologiques (par rapport à P. c. cinctus, P. c. lathami présente trois différences distinctes relatives au plumage et trois différences structurelles distinctes relatives à la taille du bec; DeCicco et al., 2017), et des preuves comportementales (l’espèce a des vocalisations distinctes qui comprennent les cris tchick‑a‑di et EL; Hailman et Haftorn, 2020). Il n’y a aucune preuve de déplacements historiques ou récents de la Mésange lapone entre la Russie et l’Alaska, par le détroit de Béring (voir la section Structure de la population).

Noms communs :

Français : Mésange lapone (Amérique du Nord); Mésange de Sibérie (Eurasie)

Anglais : Gray‑headed Chickadee

Synonymes et remarques :

Poecile cincta, Parus cinctus, Penthestes cinctus. La Mésange lapone (Poecile cinctus) est classée dans le clade B de la phylogénie des 67 taxons des paridés. Les espèces de paridés du clade B se distinguent des espèces du clade A par leur capacité à creuser leurs propres nids et caches de nourriture (graines et insectes; Johansson et al., 2013). La Mésange lapone fait partie du clade des « mésanges à tête brune » d’Amérique du Nord, avec la Mésange à tête brune (Poecile hudsonicus) et la Mésange à dos marron (Poecile rufescens; Gill et al., 2005; Johansson et al., 2013).

Une hybridation entre la Mésange lapone et la Mésange boréale (P. montanus) s’est produite en Laponie finlandaise, où les deux espèces ont une répartition éparse (Hildén et Ketola, 1985; Järvinen et al., 1985; Järvinen, 1987, 1989). Une hybridation entre la Mésange à tête noire (P. atricapillus), dont le lien de parenté est plus éloigné, et la Mésange à tête brune s’est produite en Amérique du Nord (Lait et al., 2012). Une hybridation entre la Mésange à tête brune et la Mésange de Gambel (Poecile gambeli) a été documentée à deux reprises au Yukon (Society of Yukon Bird Observatories, 2006, 2008). Ces résultats laissent croire que l’hybridation entre la Mésange lapone et la Mésange à tête brune, deux espèces étroitement apparentées, est possible. Une équipe de recherche qui étudie le taux d’hybridation et le flux génétique entre la Mésange lapone et la Mésange à tête brune, des espèces sympatriques, en Alaska et au Yukon, en utilisant des spécimens de musée et des échantillons de sang d’oiseaux sauvages capturés, a obtenu des données préliminaires d’une hybridation probable dans le nord de l’Alaska (Johnson, comm. pers., 2023).

Description de l’espèce sauvage

La Mésange lapone est la plus grande mésange d’Amérique du Nord (longueur du corps : de 13,5 à 14 cm; masse corporelle : de 11,3 à 13 g; Hailman et Haftorn, 2020). Les adultes reproducteurs ont une calotte gris‑brun caractéristique, des joues et un cou blancs, une petite bavette sombre, des flancs de couleur brun cannelle pâle, des ailes bordées de blanc et une longue queue bordée de blanc. Le dos est gris‑brun, et les ailes sont tachetées de blanc, de gris et de noir. La poitrine et le ventre sont principalement blancs. Le bec est noir, et les pattes sont gris pâle. L’espèce se distingue de la Mésange à tête brune, morphologiquement similaire, par ses joues et son cou blancs, ses flancs plus pâles et les plumes de sa queue bordées de blanc. Les juvéniles sont semblables aux adultes, mais leur calotte est brun‑noir terne, leur dos est gris‑brun terne, leurs joues sont blanc crème pâle ou teintées de chamois, et leur bavette est plus grande et légèrement brun pâle (Hailman et Haftorn, 2020). Dans une comparaison des sous‑espèces des régions néarctique et paléarctique orientale, P. c. lathami est décrite comme ayant un manteau et des flancs plus sombres, des plumes de vol aux bords plus rouges, et un bec plus grand (longueur, largeur, profondeur) que P. c. cinctus (DeCicco et al., 2017).

La Mésange lapone possède un répertoire vocal similaire à celui des autres espèces du genre Poecile, composé de 11 à 12 vocalisations ou types de cris communs (trille, gargouillis, tchick‑a‑di, zi (d’alarme), cris brefs (« drapeau » et « bâton », grésillement, si‑si‑si, di, chuitement, piaillement), et aucun chant connu. Ces caractéristiques la rapproche de la Mésange à tête brune et de la Mésange à dos marron en Amérique du Nord (Mahon, 2006; Dahlsten et al., 2020; Ficken et al., 2020). Les vocalisations de la Mésange lapone (à l’exception du zi [d’alarme] de la liste ci‑dessus) peuvent être distinguées de manière fiable des vocalisations des autres espèces de mésanges par un certain nombre d’éléments tonaux uniques qui peuvent être détectés à l’aide de caractéristiques auditives et visuelles (spectrogramme). Par exemple, le cri de la Mésange lapone est typiquement plus court, plus grave et plus emphatique (tchick‑a‑tchou‑tchou) que celui de la Mésange à tête brune, qui est plus rauque. Le seul cri unique à la Mésange lapone, le cri EL, est décrit comme une note di modifiée du complexe tchick‑a‑di et peut être distingué par sa ressemblance à la lettre majuscule « L » sur un spectrogramme (Hailman et Haftorn, 2020).

Bien que l’identification de la Mésange lapone à l’aide de sa morphologie et de ses vocalisations puisse être difficile, le grand intérêt que suscite cette espèce chez les écologistes nord‑américains, les ornithologues amateurs et les scientifiques citoyens suggère qu’il est peu probable que l’espèce soit systématiquement négligée ou mal identifiée par les observateurs dans son aire de répartition.

Unités désignables

Une seule sous‑espèce de la Mésange lapone est reconnue en Amérique du Nord (P. c. lathami; voir la section Nom et classification; Hailman et Haftorn, 2020). Une unité désignable est une unité de biodiversité distincte et importante dans l’évolution (COSEWIC, 2020). Le terme « distincte » signifie qu’il y a actuellement très peu ou pas de transmission d’information héréditaire (culturelle ou génétique) à partir d’autres unités. L’expression « importante dans l’évolution » signifie que l’unité présente des caractères héréditaires adaptatifs ou une évolution que l’on ne trouve pas ailleurs au Canada. Comme rien n’indique que les assemblages de reproducteurs au Canada sont suffisamment distincts ou importants dans l’évolution pour justifier leur prise en compte en tant qu’unités désignables distinctes, la Mésange lapone au Canada est considérée ici comme une seule unité désignable.

Importance de l’espèce

La Mésange lapone est l’une des espèces d’oiseaux les moins bien connues d’Amérique du Nord, en raison d’un suivi et de recherches scientifiques limités et de l’éloignement de son aire de répartition, en grande partie inaccessible, où la population humaine est peu nombreuse et dispersée. Les collectivités nordiques situées dans l’aire de répartition de la Mésange lapone comprennent les suivantes : Old Crow (Yukon; 300 résidants); Aklavik (Territoires du Nord-Ouest; 640 résidants); Fort McPherson (Territoires du Nord-Ouest; 740 résidants); Tuktoyaktuk (Territoires du Nord-Ouest; 960 résidants); Inuvik (Territoires du Nord-Ouest; 3 200 résidants).

Connaissances autochtones

Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sont fondées sur les relations. Elles comportent des renseignements sur les relations écologiques entre les humains et leur environnement, y compris des caractéristiques des espèces, de l’habitat et des lieux. Les lois et les protocoles relatifs aux rapports entre les humains et l’environnement sont transmis par des enseignements et des récits ainsi que par les langues autochtones, et peuvent être fondés sur des observations à long terme. Les noms de lieux fournissent des renseignements sur les zones de récolte, les processus écologiques, l’importance spirituelle ou les produits de la récolte. Les CTA peuvent aider à déterminer les caractéristiques du cycle vital d’une espèce ou les différences entre des espèces semblables.

Importance culturelle pour les peuples autochtones

Cette espèce revêt une importance culturelle pour les peuples autochtones qui détiennent des connaissances détaillées sur la nature évolutive et dynamique de l’espèce. Les CTA ont été incluses dans les sections pertinentes du rapport; les sources d’information sont indiquées. On sait que l’espèce est présente à Old Crow, au Yukon (Vuntut Gwitchin Government, 2015). La science et les connaissances des Gwitchin Vuntut sur la Mésange lapone qui sont accessibles au public sont disponibles dans le livre d’oiseaux Dzhii Dinehtl’èe, Birds of the Van Tat Gwich’in Traditional Territory (Vuntut Gwitchin Government, 2015), une publication de référence sur les oiseaux présents sur le territoire traditionnel des Gwitchin Vuntut avec une transcription moderne en gwitchin. Dans ce document, la Mésange lapone (aucun nom en gwitchin n’est indiqué) est décrite de la façon suivante : « La rare Mésange lapone ressemble beaucoup à la Mésange à tête brune, mais elle a une plus grande tache blanche sur la joue et des flancs d’un chamois plus terne. Elle était présente autrefois dans la région de la rivière Old Crow, mais peu d’observations ont été faites au cours des dernières années. Son cri est un de‑dir grincheux. » ([traduction libre]. 193, Vuntut Gwitchin Government, 2015).

Répartition

Aire de répartition mondiale

La Mésange lapone a une répartition holarctique qui s’étend du nord de l’Europe au nord‑ouest de l’Amérique du Nord, en passant par l’Asie (figure 1). La sous‑espèce endémique à l’Amérique du Nord (P. c. lathami) occupe toute l’année une aire de répartition qui couvre des parties de l’intérieur et du nord de l’Alaska, du Yukon et de l’ouest des Territoires du Nord‑Ouest. L’aire de répartition historique en Amérique du Nord (de 1864 à 1999) s’étend largement dans les régions intérieures et nordiques de l’Alaska, des versants nord de la chaîne Brooks (au nord) à la chaîne de l’Alaska (au sud) et dans le Yukon, où des individus ont été détectés dans les écorégions des monts British‑monts Richardson, du bassin de la rivière Old Crow, des plaines Old Crow, du Nord des monts Ogilvie et de la plaine Eagle, et dans les Territoires du Nord‑Ouest, où des individus ont été détectés dans la chaîne Aklavik et le delta du fleuve Mackenzie, ainsi que près des rivières Anderson et Horton (figure 2). Les mentions d’occurrence historiques et actuelles de la Mésange lapone en Amérique du Nord, d’après les travaux d’écologistes aviaires, les bases de données de musées, les données dans la base de données eBird, la littérature publiée et inédite, et les travaux de sensibilisation liés à la science citoyenne, ont été compilées et évaluées pour en déterminer l’exactitude (Booms et al., 2020; le présent rapport).

L’aire de répartition actuelle de l’espèce en Amérique du Nord (2000 à 2023) semble presque entièrement limitée à la chaîne Brooks en Alaska, et elle s’étend dans les écorégions des monts British‑monts Richardson et du bassin de la rivière Old Crow au Yukon. Les cartes des détections historiques (avant 2000; figure 2) et récentes (2000 à 2010 et 2011 à 2023; figure 3), d’après Booms et al., (2020), mettent en évidence la contraction vers le nord de l’aire de répartition de la Mésange lapone en Alaska et au Yukon.

Une carte de l’aire de répartition mondiale de la Mésange lapone, concentrée dans le nord de l’Europe, en Russie et en Alaska. Une description longue suit.

Figure 1 Aire de répartition mondiale montrant l’aire de répartition annuelle de la Mésange lapone (Poecile cinctus; données tirées de BirdLife International [2020], avec autorisation).

Description longue

Une carte de l’aire de répartition mondiale de la Mésange lapone, qui est concentrée dans le nord de l’Europe, en Russie et en Alaska, et qui s’étend dans une petite partie du nord-ouest du Canada. En Europe, l’aire de répartition couvre des parties du sud‑est, du centre et du nord de la Norvège, ainsi que le nord de la Suède et de la Finlande. Elle traverse latitudinalement le nord de la Russie, sans atteindre la côte nord, puis commence à s’étendre plus au sud, en formant de petites poches dans le nord‑est du Kazakhstan et dans le centre‑nord de la Mongolie, ainsi que dans la péninsule russe du Kamtchatka. L’aire de répartition s’étend également jusqu’en Amérique du Nord et traverse le centre de l’Alaska, puis se rétrécit dans le coin nord-ouest du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest au Canada.

Une carte des mentions d’occurrence de la Mésange lapone en Amérique du Nord avant 2000. Une description longue suit.

Figure 2 Aire de répartition historique de la Mésange lapone (Poecile cinctus) en Amérique du Nord (Yukon et Territoires du Nord‑Ouest, Canada et Alaska, États‑Unis) : les mentions d’occurrence de la Mésange lapone avant 2000 sont représentées par des points jaunes (données tirées de Booms et al., 2020).

Description longue

Une carte des mentions d’occurrence de la Mésange lapone en Amérique du Nord avant 2000. La carte montre l’Alaska, le Yukon et l’ouest des Territoires du Nord-Ouest. Il y a 17 mentions d’occurrence dans le centre-ouest de l’Alaska, certaines le long de la côte et d’autres plus à l’intérieur des terres, entre la chaîne Brooks et la chaîne de l’Alaska, et sept autres mentions à l’intérieur de l’Alaska, dans la région de Fairbanks. Il existe un groupe de 12 mentions d’occurrence dans la partie est de la chaîne Brooks, dont 10 dans le nord-est de l’Alaska et deux dans le nord-ouest du Yukon. Juste au sud de la chaîne Brooks se trouve un groupe de sept mentions d’occurrence au nord de la ville d’Old Crow, une en Alaska et six au Yukon, avec deux mentions isolées au sud d’Old Crow et dans le centre-nord du Yukon, respectivement. Cinq autres mentions d’occurrence se trouvent dans les Territoires du Nord-Ouest, près de la côte nord-ouest.

Une carte des mentions d’occurrence de la Mésange lapone en Amérique du Nord entre 2000 et 2023. Une description longue suit.

Figure 3 Aire de répartition actuelle de la Mésange lapone (Poecile cinctus) en Amérique du Nord (Yukon, Canada et Alaska, États‑Unis). Mentions d’occurrence de la Mésange lapone entre 2000 et 2010 (points rouges) et entre 2011 et 2023 (points bleus‑verts). Le site 1 est la confluence des rivières Kelly et Noatak, en Alaska. Le site 2 est la Réserve faunique nationale de l’Arctique, en Alaska. Le site 3 est le parc national Ivvavik, au Yukon. Le site 4 est Old Crow, au Yukon. Le site A dispose de relevés pluriannuels couvrant une période de 24 ans (de 1989 à 2013; pas de points), et le site B dispose de relevés pluriannuels couvrant une période de 18 ans (de 1997 à 2015; pas de points).

Description longue

Une carte des mentions d’occurrence de la Mésange lapone en Amérique du Nord entre 2000 et 2010 et entre 2011 et 2023. La carte montre l’Alaska, le Yukon et l’ouest des Territoires du Nord-Ouest, avec des étiquettes pour le site 1, le site 2, le site 3, le site 4, le site A et le site B.

Le site 1 se trouve dans le nord-ouest de l’Alaska, à l’ouest de la réserve nationale Noatak. Il compte une mention d’occurrence entre 2000 et 2010 et quatre mentions entre 2011 et 2023, avec une autre mention plus au sud entre 2000 et 2010.

Le site 2 se trouve dans le nord-est de l’Alaska, dans la partie est de la chaîne Brooks. Il compte deux mentions d’occurrence entre 2000 et 2010 et quatre mentions entre 2011 et 2023, avec une autre mention au sud‑ouest entre 2000 et 2010 et deux autres mentions au sud-est, l’une entre 2000 et 2010 et l’autre entre 2011 et 2023.

Le site 3 se trouve dans le nord du Yukon, près de la côte, dans le parc national Ivvavik. Il compte une mention d’occurrence entre 2000 et 2010 et aucune mention entre 2011 et 2023.

Le site 4 se trouve également dans le nord du Yukon, juste au sud du site 3, près de la ville d’Old Crow. Il ne compte aucune mention d’occurrence entre 2000 et 2010 et une mention entre 2011 et 2023.

Le site A se trouve dans le nord-est de l’Alaska, juste au nord de la chaîne Brooks et juste à l’ouest de la frontière entre l’Alaska et le Yukon. Aucune mention d’occurrence n’est indiquée sur la carte.

Le site B se trouve dans le nord-est de l’Alaska, juste au sud de la chaîne Brooks, légèrement plus à l’ouest de la frontière entre l’Alaska et le Yukon que le site A. Aucune mention d’occurrence n’est indiquée sur la carte.

Aire de répartition canadienne

Environ 15 % de l’aire de répartition historique de l’espèce en Amérique du Nord se trouve au Canada. L’aire de répartition historique au Canada s’étendait au Yukon, de la frontière de l’Alaska jusque dans l’ouest des Territoires du Nord‑Ouest. Elle couvrait diverses écorégions (par exemple plaines Old Crow, bassin de la rivière Old Crow, monts British‑monts Richardson, plaine Eagle, plateau de la rivière Peel, plaine Fort MacPherson) au sein des écozones de la taïga de la Cordillère et de la taïga des plaines. L’aire de répartition actuelle au Canada s’étend de la frontière de l’Alaska, vers l’est, jusqu’au parc national Ivvavik et à Old Crow au Yukon (figure 3). Les zones importantes actuellement au Canada, comme les zones comptant un habitat convenable, un habitat ou un microhabitat spécialisé, ou un habitat à abondance/densité élevée, n’ont pas été déterminées.

Les activités de recherche et les méthodes d’échantillonnage de la Mésange lapone au Yukon (2019) et en Alaska (2010 à 2017) sont décrites en détail dans la section Taille et tendances des populations.

Structure de la population

Il n’existe aucune preuve de structure au sein de la population de l’Amérique du Nord, et on ne sait pas si la répartition actuelle en Amérique du Nord est contiguë ou discontinue (voir la section Répartition). Il n’existe aucune preuve de déplacements historiques ou récents de la Mésange lapone entre la Russie et l’Alaska, en passant par le détroit de Béring.

La Mésange lapone est considérée comme une espèce résidente à l’année au Canada. Aucun obstacle important à la dispersion et aux déplacements après la reproduction (par exemple migration saisonnière ou sur de courtes distances, nomadisme, irruptions) n’a été relevé pour la Mésange lapone, bien que des obstacles physiques (montagnes, grandes étendues d’eau et distance géographique) restreignent la dispersion et le flux génique de la Mésange à tête brune en Amérique du Nord, y compris les chaînes de l’Alaska et Brooks (Lait et Burg, 2013). Il n’y a pas de variation morphologique, comportementale ou démographique connue au sein de la population nord‑américaine, bien que des différences aient été notées entre les Mésanges lapones des régions néarctique et paléarctique orientale (DeCicco et al., 2017).

Zone d’occurrence et zone d’occupation

La zone d’occurrence historique (avant 2000) de la Mésange lapone était de 133 727 km2 , mais la zone d’occurrence a connu depuis une réduction telle qu’elle ne peut pas être calculée à l’heure actuelle (seulement deux mentions d’occurrence au Canada depuis 2000; voir la figure 4). En guise d’indicateur, la zone d’occurrence actuelle (2000‑2023) en Amérique du Nord est de 347 912 km2, ce qui correspond à moins de 50 % de la valeur historique (845 276 km2; figure 4). La zone d’occurrence historique en Alaska était de 681 126 km2, alors que la zone actuelle est de 320 104 km2; le pourcentage de diminution de la zone d’occurrence en Alaska est donc de 53 %.

L’indice de zone d’occupation (IZO) a été calculé à partir des données historiques (avant 2000) et actuelles (de 2000 à 2023). L’IZO historique au Canada basé sur les occurrences documentées avant 2000 (n = 34) est estimé à 60 km2, et l’IZO actuel basé sur les mentions de 2000 à 2023 (n = 2) est estimé à 8 km2, les deux étant calculés en attribuant chaque mention connue à un carré de grille différent de 2 km de côté (COSEWIC, 2021). Étant donné l’IZO historique estimé, la valeur réelle actuelle est très probablement inférieure au seuil de 500 km2 établi pour la catégorie « espèce en voie de disparition ».

Une carte des aires de répartition et des zones d’occurrence historiques et actuelles de la Mésange lapone en Amérique du Nord. Une description longue suit.

Figure 4 Zone d’occurrence historique (avant 2000) et actuelle (de 2000 à 2023) de la Mésange lapone (Poecile cinctus) en Amérique du Nord et au Canada. Il n’est pas possible de cartographier la zone d’occurrence actuelle au Canada, car il n’y a que deux mentions documentées entre 2000 et 2023.

Description longue

Une carte des aires de répartition et des zones d’occurrence historiques et actuelles de la Mésange lapone au Canada et en Amérique du Nord. La carte montre le nord de l’Alaska, le nord du Yukon et le nord-ouest des Territoires du Nord-Ouest. Les points de répartition sont classés comme suit : Alaska historique (avant 2000), Alaska actuel (2000-2023), Canada historique (avant 2000) ou Canada actuel (2000-2023). La zone d’occurrence historique est indiquée pour le Canada et l’Amérique du Nord; la zone d’occurrence actuelle est indiquée pour l’Amérique du Nord seulement.

Il existe 33 points de répartition historiques en Alaska, dont 17 sont largement répartis entre la côte ouest et la frontière entre l’Alaska et le Yukon, entre la chaîne Brooks et la chaîne de l’Alaska; 5 se trouvent à l’ouest de la chaîne Brooks; et un groupe dense de 11 se trouve dans la partie est de la chaîne Brooks.

Il existe 13 points de répartition historiques au Canada - neuf se trouvent dans le nord du Yukon, dont six sont fortement concentrés autour d’Old Crow, et quatre se trouvent le long de la côte nord-ouest des Territoires du Nord-Ouest.

Il existe 14 points de répartition actuels en Alaska - un à l’intérieur des terres à l’est de la péninsule Seward, un parallèle à la péninsule Seward sur la frontière entre l’Alaska et le Yukon, cinq à l’ouest de la chaîne Brooks et sept dans la partie est de la chaîne Brooks.

Il existe deux points de répartition actuels au Canada, tous deux situés dans le nord du Yukon, près de la frontière entre l’Alaska et le Yukon.

La zone d’occurrence historique en Amérique du Nord couvre 845 276 kilomètres carrés et est grossièrement triangulaire. Sa limite ouest s’étend vers le nord, depuis le refuge national du delta du Yukon jusqu’au nord du détroit de Kotzebue, sa limite nord s’étend vers l’est jusqu’au sud de la baie Franklin dans les Territoires du Nord-Ouest, et sa limite sud s’étend vers le sud-ouest jusqu’au refuge national du delta du Yukon.

La zone d’occurrence historique au Canada couvre 133 727 kilomètres carrés et est également grossièrement triangulaire, couvrant la partie nord-est de la zone d’occurrence historique en Amérique de Nord, à partir de la frontière entre l’Alaska et le Yukon.

La zone d’occurrence actuelle en Amérique du Nord couvre 347 912 kilomètres carrés et est grossièrement quadrilatérale. Sa limite ouest s’étend vers le nord-ouest, de l’est du refuge faunique national de Koyukuk au nord du détroit de Kotzebue; sa limite nord s’étend vers l’est jusque dans le nord‑ouest du Yukon, près de la frontière entre l’Alaska et le Yukon; sa limite est s’étend vers le sud jusqu’au centre‑est de l’Alaska, à la frontière entre l’Alaska et le Yukon, à peu près parallèlement à Fairbanks; et sa limite sud s’étend jusqu’à l’est du refuge faunique national de Koyukuk.

Fluctuations et tendances de la répartition

Les changements dans la zone d’occurrence et l’IZO sont décrits dans la section ci‑dessus.

Biologie et utilisation de l’habitat

Bien que la Mésange lapone soit rare et peu étudiée en Amérique du Nord, la biologie générale de l’espèce est bien connue grâce à des recherches approfondies menées en Europe, principalement en Norvège (Dale et Andreassen, 2016; Hailman et Haftorn, 2020), en Finlande (Järvinen, 1978, 1982; Virkkala, 1990a, 1990b; Virkkala et Leihu, 1990; Saari et al., 1994) et en Russie (Hailman et Haftorn, 2020). Les renseignements ci‑dessous s’appuient sur les informations contenues dans le compte rendu de l’espèce dans l’ouvrage Birds of the World (Hailman et Haftorn, 2020) et dans Booms et al. (2020). Ce dernier document résume les connaissances actuelles et la situation de l’espèce en Amérique du Nord.

Cycle vital et reproduction

La Mésange lapone est un reproducteur monogame qui forme des couples à vie. L’âge moyen à la première reproduction est inconnu (Hailman et Haftorn, 2020), mais la plupart des espèces du genre Poecile se reproduisent pour la première fois à l’âge d’un an et produisent une couvée par année (Ficken et al., 2020). Comme c’est le cas pour les espèces du genre Poecile , les oiseaux nichent en couples reproducteurs et passent l’hiver en groupes (par exemple un ou deux couples plus les jeunes).

La Mésange lapone ne niche que dans des cavités naturelles ou creusées, des trous de pics ou des nichoirs (en Eurasie). En Amérique du Nord, les arbres de nidification comprennent les épinettes (Picea) et les peupliers (Populus), bien que les mentions de nidification soient limitées en nombre (Booms et al., 2020). En Europe, les espèces choisies pour la nidification varient à l’échelle locale (pins [Pinus], épinettes et bouleaux [Betula]) (Hailman et Haftorn, 2020). Cela correspond aux données empiriques concernant la Mésange à dos marron dans le nord‑ouest du Canada, où le type d’arbres choisis pour la nidification semble varier en fonction de l’espèce, de l’état (par exemple arbre vivant ou mort, forme de la tige et de la couronne de l’arbre, état du bois, présence d’agents ayant une incidence sur la santé comme les maladies, les insectes, les défauts physiques), et de la taille des arbres disponibles (Mahon et al., 2007). En Eurasie, les espèces d’arbres utilisées pour la nidification peuvent inclure les pins, les épinettes, les bouleaux et les trembles (Populus); Saari et al., 1994), et le nid est construit en moyenne entre 1,8 et 4,6 m au‑dessus du sol (Hailman et Haftorn, 2020). La plupart des espèces de mésanges à tête brune creusent des cavités dans des arbres morts ou mourants contenant des parties constituées de bois en décomposition (par exemple en raison d’insectes xylophages, de maladies des branches, du tronc et des racines, de cicatrices, de bris, de fentes, de fissures dues au gel ou de cimes mortes; Mahon et Martin, 2006; Mahon et al., 2007; Dahlsten et al., 2020; Ficken et al., 2020). Les femelles de la Mésange lapone creusent ou rénovent les cavités de nidification, y compris en créant un nid à trois couches de bois décomposé, de mousses et de poils de lagomorphes ou de rongeurs qui tapissent le nid (Järvinen, 1982; Hailman et Haftorn, 2020). Le degré de réutilisation des nids et la compétition pour les sites de nidification sont inconnus. Les mâles se reposent près de la cavité de nidification, tandis que les femelles se reposent dans la cavité.

La taille du territoire de reproduction est en moyenne de 16 à 17 ha en Europe, mais n’est pas connue en Amérique du Nord. La densité de reproduction rapportée en Europe varie entre 0,05 et 6,7 couples/km2 (Hailman et Haftorn, 2020). L’estimation la plus récente de la densité de reproduction est de 0,05 à 0,17 couple/km2 dans une forêt mature non perturbée du sud de la Norvège (292,5 km de transects linéaires à 51 sites en 2011 à 2012; Dale et Andreassen, 2016). En Europe, la construction du nid commence au début du mois de mai, la copulation et la ponte ayant lieu une fois le nid terminé ou presque. La date de la première ponte est approximativement entre le 10 et le 24 juin en Alaska et le 1er et le 30 juin au Canada (Hailman et Haftorn, 2020). Un œuf est pondu par jour jusqu’à ce que la couvée soit complète. La taille de la couvée (de 4 à 11 oisillons) peut varier en fonction de l’habitat, de la date de ponte et de l’année (Järvinen, 1982), mais elle est généralement de 6 à 10 oisillons en Amérique du Nord et en Europe (Hailman et Haftorn, 2020). La période d’incubation en Europe est de 13,7 à 16 jours. Les femelles couvent les jeunes nouvellement éclos, et les deux parents nourrissent les oisillons d’une variété d’invertébrés pendant une période d’environ 19 jours. Les jeunes à l’envol restent sur le territoire pendant environ deux semaines, et les adultes les nourrissent pendant une dizaine de jours avant que les jeunes ne se dispersent (Hailman et Haftorn, 2020).

Les données sur les taux de survie de la Mésange lapone sont limitées, avec une estimation de la mortalité annuelle des adultes de 49 %, et un âge adulte maximum observé de 7 ans (Virkkala, 1990a). La durée d’une génération (âge moyen des adultes dans la population) est estimée à 2,2 ans en utilisant des estimations modélisées de l’âge à la première reproduction (F), de la longévité maximale (L) et de la survie annuelle des adultes (S) (par exemple en fonction de la phylogénie, de la masse corporelle, du statut migratoire, de la superficie de l’habitat, du régime alimentaire, de la latitude du centroïde de l’aire de reproduction et de la taille moyenne des couvées) et des estimations dérivées de la durée d’une génération (Bird et al., 2020). Les données sur le succès de reproduction annuel sont limitées, mais les estimations en Europe suggèrent une plage moyenne de 4,8 à 7,7 jeunes à l’envol par nid. Le succès de reproduction annuel sur une vie complète est inconnu, car la durée de vie moyenne des adultes et le succès de reproduction en fonction de l’âge sont inconnus (Hailman et Haftorn, 2020).

Les principaux facteurs qui ont une incidence sur la productivité et la survie de la Mésange lapone en Amérique du Nord sont inconnus, mais pourraient comprendre des répercussions directes (exposition des œufs, des oisillons ou des adultes) et indirectes (limitation des ressources alimentaires et des proies, changements sur le plan des prédateurs, intégrité de la nourriture cachée, changements sur le plan de la végétation et de l’habitat, modification des perturbations naturelles) des changements climatiques. Les températures froides semblent avoir une incidence sur la survie des oisillons pendant la période de reproduction (Järvinen, 1983) et la survie des adultes en hiver en Finlande (Järvinen, 1982). La limitation des ressources alimentaires semble avoir une incidence sur la survie des oisillons en Scandinavie (Järvinen, 1982, 1983, 1990). Le stockage de graines et d’invertébrés est important pour l’alimentation de la Mésange lapone tout au long de l’année (Hailman et Haftorn, 2020), et les changements de l’intégrité de la nourriture cachée hors de la période de reproduction pourraient avoir une incidence sur les taux démographiques (voir les sections Régime alimentaire, Adaptations physiologiques, comportementales et autres, Facteurs limitatifs, et Menaces).

Besoins en matière d’habitat

Habitat de reproduction

Les caractéristiques de l’habitat de reproduction type de la Mésange lapone sont généralement inconnues en Amérique du Nord, en raison du manque d’études portant sur l’écologie de la reproduction et la sélection de l’habitat (Booms et al. 2020; Hailman et Haftorn, 2020). Au Yukon et en Alaska, la Mésange lapone utilise des milieux dominés par les épinettes et les saules (espèces du genre Salix) qui sont adjacents à des rivières entourées de toundra ouverte (Murie, 1928; Sinclair et al., 2003; Spindler et al., 1980). Dans le nord‑ouest de l’Alaska, elle est présente dans les arbustaies basses constituées de saules et d’épinettes (hauteur de moins de 6 m; Hines, 1963). Dans les contreforts de la chaîne Brooks dans le nord‑est de l’Alaska, elle est également présente dans des peuplements isolés de peupliers baumiers (Populus balsamifera) (Booms et al., 2020). En Europe, l’espèce est présente dans une variété de types de forêts nordiques, y compris les forêts de pins éclaircies et peu productives en Norvège, les forêts matures mixtes (pins, épinettes, bouleaux) avec des arbres morts sur pied en Finlande (Virkkala et Liehu, 1990; Saari et al., 1994), les forêts constituées uniquement de conifères (épinettes, pins) en Russie et les forêts de mélèze (Larix cajanderi) des hautes terres en Sibérie (Hailman et Haftorn, 2020). Le degré de spécialisation de l’habitat et des niches est inconnu, bien que des attributs structuraux convenables au sein des peuplements forestiers soient nécessaires pour les arbres de nidification et de repos (conifères et feuillus morts et décomposés sur pied; voir la section Cycle vital et reproduction) et les arbres fourragers (conifères et feuillus vivants, matures et vieux, arbustes à feuilles caduques; voir la section Régime alimentaire). La Mésange lapone est probablement une espèce spécialiste du nord de la forêt boréale en raison de sa dépendance à l’égard des types de forêts matures/anciennes et structurellement complexes qui comptent des attributs structuraux particuliers nécessaires à la nidification, au repos et à l’alimentation.

Habitat de migration

La Mésange lapone est considérée comme une résidente permanente au Canada, et il n’existe aucune donnée relative à des déplacements vers d’autres milieux hors de la période de reproduction. Les jeunes oiseaux peuvent errer au sud de l’aire de reproduction, surtout en hiver (Hailman et Haftorn, 2020).

Habitat d’hivernage

La Mésange lapone fréquente des milieux similaires tout au long de l’année en Europe (Hailman et Haftorn, 2020), et on pense qu’il en est de même en Amérique du Nord.

Déplacements, migration et dispersion

Les déplacements de la Mésange lapone comme la dispersion, la migration sur de courtes distances ou saisonnière (déplacement entre aires de reproduction et autres), le nomadisme (déplacements irréguliers associés à la fluctuation des ressources et à la reproduction opportuniste) ou les irruptions (déplacements irréguliers associés à la fluctuation des ressources alimentaires) ne sont pas documentés en Amérique du Nord. En Europe, des déplacements nomades sporadiques peuvent se produire (Hailman et Haftorn, 2020). La distance de dispersion des juvéniles est inconnue.

Relations interspécifiques

Régime alimentaire

Les adultes de la Mésange lapone se nourrissent généralement de petits invertébrés, notamment d’insectes (larves et chrysalides de punaises, de papillons et de papillons de nuit, phryganes, mouches, tenthrèdes, abeilles, guêpes, fourmis, coléoptères et charançons adultes) et d’araignées (cocons et adultes), et mangent également des semences (épinettes, pins, mélèzes, bouleaux, genévriers, rosiers) et de la charogne (Hailman et Haftorn, 2020). L’habitat d’alimentation est variable mais comprend les aiguilles/feuilles, les troncs, les branches, les brindilles et le lichen de conifères (pins, épinettes, mélèzes) et d’arbres et arbustes à feuilles caduques (bouleaux). La Mésange lapone cache des invertébrés et des semences dans les lichens épiphytes, les fentes de l’écorce et sur la face inférieure des branches pour constituer une cache de nourriture tout au long de l’année (Hailman et Haftorn, 2020). Aucune étude détaillée de l’alimentation en hiver et des caches de nourriture de la Mésange lapone n’a été réalisée en Amérique du Nord.

Prédateurs et compétiteurs

Les prédateurs courants des mésanges en Europe sont les écureuils, les belettes, les rapaces diurnes, les hiboux, les pies‑grièches et peut‑être les geais. En Amérique du Nord, les prédateurs connus de la Mésange à tête brune, qui comprennent l’écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus) et l’ours noir (Euarctos americanus; Ficken et al., 2020), et ceux de la Mésange à dos marron, qui comprennent l’écureuil roux, le grand polatouche (Glaucomys sabrinus) et la martre d’Amérique (Martes americana; Mahon et Martin, 2006), sont également des prédateurs probables de la Mésange lapone. Comme pour la plupart des espèces d’oiseaux nichant dans des cavités, la prédation des œufs, des oisillons, des jeunes ayant récemment pris leur envol ou des adultes n’est généralement pas susceptible de limiter les populations, bien qu’aucune donnée pertinente ne soit disponible à ce sujet (Hailman et Haftorn, 2020). Aucune étude détaillée sur la reproduction ou la démographie de la Mésange lapone n’a été réalisée en Amérique du Nord, y compris la détermination des prédateurs et les mesures de la mortalité causée par les prédateurs au cours de chaque étape de la reproduction.

En Amérique du Nord, on sait peu de choses sur les interactions interspécifiques entre la Mésange lapone, la Mésange à tête brune et la Mésange à tête noire, que ce soit pendant la période de reproduction ou hors de cette période. En Europe, les interactions pendant la période de reproduction peuvent inclure la compétition pour 1) la nourriture et les proies ou 2) les sites d’alimentation, les caches de nourriture et les sites de nidification (Hailman et Haftorn, 2020).

Adaptations physiologiques, comportementales et autres

En tant que résidente des régions boréales nordiques, la Mésange lapone doit survivre à des périodes prolongées de basses températures et d’obscurité à l’automne, à l’hiver et au printemps. Un degré élevé d’isolation (par exemple une masse de plumes importante par rapport à la taille du corps) et une température corporelle relativement basse (de 34,6 à 39,8 °C), par rapport à d’autres espèces de Paridés, de becs‑croisés (espèces du genre Loxia) et de grimpereaux (espèces du genre Certhia; typiquement plus de 41 °C), peut réduire la perte de chaleur chez la Mésange lapone (Hailman et Haftorn, 2020). Les types de sites de repos hors de la période de reproduction ne sont pas connus.

Bien que la Mésange lapone soit bien adaptée pour survivre à des périodes prolongées de températures très basses et d’obscurité, on sait peu de choses sur la tolérance de cette espèce aux changements prévus du climat et de l’habitat (Hailman et Haftorn, 2020). Les changements climatiques s’accélèrent dans les régions nordiques de l’Amérique du Nord. Le nord du Canada connaît un réchauffement presque trois fois supérieur à la moyenne mondiale, avec une augmentation de 2,3 °C de la température annuelle moyenne nationale entre 1948 et 2016 (Canada’s Changing Climate Report, 2019). Pour la Mésange lapone, les changements climatiques peuvent avoir des répercussions directes (exposition des œufs, des oisillons ou des adultes) et indirectes (limitation des ressources alimentaires et des proies, changements sur le plan des prédateurs, intégrité de la nourriture cachée, changements sur le plan de la végétation et de l’habitat, modification des perturbations naturelles) sur la population (voir les sections Menaces et Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours). L’absence d’études sur la démographie, la sélection des sites de nidification et de l’habitat, et la constitution de caches de nourriture pour la Mésange lapone signifie qu’il n’existe pas de données empiriques pour élaborer des modèles démographiques intégrés qui incluent des données sur la population et le cycle vital (par exemple les paramètres démographiques), les effets des facteurs de stress (par exemple les facteurs de stress induits par le climat) et les effets environnementaux (Mahon et Pelech, 2021) ou pour quantifier des liens clairs entre les émissions de gaz à effet de serre, l’attribut environnemental ayant une incidence sur la population (par exemple les événements de gel‑dégel qui limitent l’intégrité de la nourriture cachée à l’automne et à l’hiver) et les paramètres démographiques de la mésange (par exemple la survie en hiver et la fécondité au printemps; Amstrup et Blitz, 2023). On ne sait pas encore comment la Mésange lapone s’adaptera aux répercussions directes et indirectes des changements climatiques dans le nord du Canada.

Facteurs limitatifs

Les principaux facteurs limitatifs pour la Mésange lapone en Amérique du Nord ne sont pas bien connus. En tant qu’espèce non migratrice vivant dans un climat nordique rigoureux et comptant une population de petite taille et une répartition inégale, la Mésange lapone est susceptible de connaître un déclin abrupt de population. Les caractéristiques du cycle vital qui peuvent constituer des facteurs limitatifs (facteurs environnementaux ou intrinsèques importants qui peuvent restreindre la taille de la population) sont les suivantes : 1) la compétition avec la Mésange à tête brune; 2) la dépendance à l’égard des caches de nourriture hors de la période de reproduction; 3) la dépendance à l’égard de la disponibilité d’arbres de nidification et de repos convenables. Les facteurs limitatifs peuvent devenir des menaces lorsque la taille de la population est petite; ces facteurs limitatifs (ou facteurs limitatifs potentiels) peuvent agir seuls ou en interaction pour limiter ou réduire la population des Mésanges lapones.

La Mésange lapone et la Mésange à tête brune sont des espèces sympatriques qui peuvent se livrer une compétition. En règle générale, les espèces de mésanges sympatriques présentent une ségrégation écologique, c’est‑à‑dire qu’elles occupent des milieux ou des microhabitats différents. Dans le nord‑ouest de la Colombie‑Britannique, où les aires de répartition de la Mésange à tête noire, de la Mésange à dos marron et de la Mésange à tête brune se chevauchent, la Mésange à tête noire occupe les forêts de feuillus de basse altitude, la Mésange à dos marron occupe les forêts de conifères et les forêts mixtes de moyenne altitude et la Mésange à tête brune occupe les forêts de conifères de haute altitude (Mahon, obs. pers., 2024). Bien que les mentions et observations historiques suggèrent que les deux espèces occupaient des milieux différents dans les zones où leurs aires de répartition se chevauchent (Murie, 1928), l’absence de données issues de relevés systématiques passés et actuels dans les régions du nord du Yukon, des Territoires du Nord‑Ouest et de l’Alaska limite notre capacité à évaluer les changements dans la répartition ou l’utilisation de l’habitat et des microhabitats dans leurs aires de répartition respectives. La ségrégation écologique pourrait s’effondrer dans la région arctique et boréale où de multiples changements induits par le climat (par exemple augmentation des températures au printemps et à l’été, diminution de la disponibilité de l’eau, diminution de la productivité végétale, augmentation de la fréquence des incendies, changements sur le plan de la végétation et de la couverture végétale) pourraient modifier la disponibilité d’attributs clés de l’habitat comme des arbres de nidification et de repos et des aires d’alimentation convenables, ce qui entraînerait une compétition accrue pour ces besoins vitaux.

La dépendance à l’égard des caches de nourriture, en particulier lors de conditions difficiles hors de la période de reproduction, peut limiter les populations de Mésanges lapones, et les changements induits par le climat peuvent réduire la qualité et l’intégrité de la nourriture cachée (voir les sections Adaptations physiologiques, comportementales et autres et Menaces). L’importance du stockage et de l’intégrité de la nourriture pour 1) la survie des adultes et des jeunes de l’année en hiver, 2) l’état corporel et la capacité de reproduction des Mésanges lapones femelles reproductrices à la fin de l’hiver ou au début du printemps, et 3) la fécondité printanière des couples reproducteurs n’est pas connue en Amérique du Nord ou en Eurasie.

La dépendance à l’égard de la disponibilité d’arbres de nidification et de repos convenables peut être essentielle au maintien de la performance de reproduction (par exemple taille de la couvée, succès de nidification, condition des oisillons) et à la survie des adultes et des juvéniles en hiver (voir les sections Cycle vital et reproduction, Adaptations physiologiques, comportementales et autres, Menaces, et Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours). On ne connaît pas le degré de dépendance à l’égard des arbres de nidification et de repos convenables, l’ampleur de la perte de tels arbres, ni les conséquences sur les populations de Mésanges lapones au Canada. Des recherches récentes suggèrent que les changements à grande échelle sur le plan des incendies de forêt (Hanes et al., 2019) et les déplacements de l’habitat (Wang et al., 2020) dans la région arctique et boréale peuvent avoir modifié la quantité, l’emplacement géographique, la répartition temporelle et la qualité des arbres morts ou mourants pour les cavités et des arbres vivants pour l’alimentation (voir les sections Adaptations physiologiques, comportementales et autres, Menaces, et Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours).

Taille et tendances des populations

Sources de données, méthodes et incertitudes

Booms et al. (2020) ont compilé les mentions de plusieurs sources d’information pour documenter les spécimens et les observations de la Mésange lapone en Amérique du Nord (n = 156 mentions). Ces mentions sont tirées 1) de la consultation de biologistes régionaux (n = 60), 2) de recherches en ligne dans les bases de données de musées (n = 58), 3) de la base de données eBird (n = 15; Sullivan et al., 2009), 4) de la littérature publiée et de rapports inédits (n = 17), 5) de programmes de sensibilisation liée à la science citoyenne (n = 4), et 6) du Bird Banding Laboratory de l’United States Geological Survey (n = 2), et sont résumées dans le tableau 1. L’exactitude de toutes les mentions a été évaluée, et les mentions non fiables ou suspectes ont été omises. Six autres mentions trouvées lors de la rédaction du présent rapport de situation sont également incluses dans le tableau 1, pour un total de 36 mentions d’occurrence (spécimens et observations) de la Mésange lapone au Canada. Des mentions non confirmées existent également pour le Yukon et les Territoires du Nord‑Ouest (par exemple Godfrey, 1966 in Frisch, 1982; Frisch, 1982; Bennett, comm. pers., 2024) mais ne sont pas détaillées ici.

Tableau 1. Mentions d’occurrence (spécimens et observations) de la Mésange lapone (Poecile cinctus) au Canada au cours de la période de 1864 à 2023. L’exactitude de toutes les mentions d’occurrence a été évaluée, et les mentions non fiables ou suspectes ont été omises. Sources : Parker et Parker 1987a, 1987b; Sinclair et al., 2003; Booms et al., 2020; Bennett, comm. pers., 2023; Khidas et Blades 2024a, 2024b, 2024c
Détection Typea Nombre observé Année Mois Jour Territoire Lieu Description du lieu
1 S 1 1864 Juin 1er Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Rivière Anderson
2 O Inconnu 1910 Aucune date Territoires du Nord‑Ouest Delta du fleuve Mackenzie Île Richard; côté sud
3 O Inconnu 1910 Aucune date Territoires du Nord‑Ouest Rivière Horton Baie Langton; 15 miles au sud
4 S 1 1926 Juillet 8 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Timber
5 S 1 1926 Juillet 8 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Timber
6 S 1 1926 Juillet 20 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Potato
7 S 1 1926 Juillet 20 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Potato
8 S 1 1926 Juillet 20 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Potato
9 S 1 1926 Juillet 20 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Potato
10 S 1 1926 Juillet 27 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Potato; 25 miles au sud
11 S 1 1926 Juillet 27 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Potato; 25 miles au sud
12 S 1 1926 Juillet 27 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Potato; 25 miles au sud
13 S 1 1926 Août 2 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Timber; 15 miles au sud
14 S 1 1926 Août 2 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Timber; 15 miles au sud
15 S 1 1926 Août 5 Yukon Rivière Old Crow Ruisseau Black Fox
16 S 1 1942 Septembre 19 Territoires du Nord‑Ouest Delta du fleuve Mackenzie Aklavik
17 S 1 1958 Août 22 Territoires du Nord‑Ouest Chaîne Aklavik Mont Goodenough
18 S 1 1958 Août 22 Territoires du Nord‑Ouest Chaîne Aklavik Mont Goodenough
19 O 2 ou plus 1974 Juillet 8 Yukon Rivière Firth Vallée de la rivière Firth
20 O 1 1981 Août 16 Territoires du Nord‑Ouest Delta du fleuve Mackenzie Inuvik; à l’ouest de la ville
21 O 6 1982 Août Yukon Rivière Blackstone
22 O 3 ou 4 1983 Juillet 8 Yukon Grotte de Bluefish
23 O Inconnu 1987 Août 17 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
24 O 2 ou plus 1987 Août 18 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
25 O 2 1989 Août 6 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
26 O Inconnu 1989 Août 7 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
27 O Inconnu 1989 Août 8 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
28 O 3 1989 Août 13 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
29 O 4 1989 Août 14 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
30 O 1 1989 Août 17 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
31 O 1 1990 Août 18 Territoires du Nord‑Ouest Fleuve Mackenzie Reindeer Station
32 O 1 1993 Juillet 15 Yukon Parc national Ivvavik Rivière Firth, ruisseau Sheep
33 O 1 1993 Juillet 16 Yukon Parc national Ivvavik Rivière Firth en aval des rapides Chute
34 O 1 1999 Juin 8 Yukon Parc national Vuntut Ruisseau Thomas
35 O 4 (groupe familial supposé) 2008 Juillet 15 Yukon Parc national Ivvavik Ruisseau Sheep; près du poste de garde forestier
36 O 1 2014 Juin 21 Yukon Old Crow Old Crow; aéroport d’Old Crow

a S = spécimen et O = observation

La régularité de l’occurrence et la persistance de la population de Mésanges lapones au Canada sont examinées à l’aide d’une approche fondée sur le poids de la preuve. Le nombre limité de mentions reflète en partie l’aire de répartition de la population dans les régions éloignées du nord du Canada où il n’y a que de petits établissements humains dispersés (figures 2 et 3; voir la section Importance de l’espèce), et aucun programme de surveillance aviaire à long terme. Cette espèce a été observée au Canada pendant plus de 150 ans (de 1864 à 2014) et pendant toutes les décennies sauf deux, de 1910 aux années 2010. Elle a été observée à plusieurs sites au Yukon (n = 19) et dans les Territoires du Nord‑Ouest (n = 12), en période de reproduction (juin) et après celle‑ci (juillet-septembre) (tableau 1). Ces mentions suggèrent la présence de petites sous‑populations persistantes plutôt que des déplacements sporadiques (migration sur de courtes distances, nomadisme ou irruptions; voir la section Déplacements, migration et dispersion). Les mentions comprennent des détections multiples (par exemple six détections d’un à quatre individus sur six jours en août 1989) et des détections pluriannuelles (par exemple 1987, 1989 et 1990) au même site (Reindeer Station) dans les Territoires du Nord‑Ouest (tableau 1). En outre, des détections pluriannuelles ont été documentées à deux sites en Alaska, près de la frontière entre le Canada et les États‑Unis : 1) une cabane de trappeur située à environ 16 km de la frontière entre le Canada et les États‑Unis, avec des détections annuelles en hiver entre 1989 et 2013 (24 ans) (figure 3, site A), et 2) un site visité par une entreprise d’observation des oiseaux à environ 200 km de la frontière entre le Canada et les États‑Unis dans la Réserve faunique nationale de l’Arctique, avec des détections annuelles en été entre 1997 et 2015 (18 ans), y compris des preuves de nidification (figure 3, site B; voir aussi la section Fluctuations et tendances, ci‑après). Enfin, la science et les connaissances autochtones offrent des preuves non documentées et publiées de la persistance historique de la Mésange lapone sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Gwitchin Vuntut dans le nord du Yukon (voir la section Importance culturelle pour les peuples autochtones).

Mentions d’occurrence avant 2000

La population de Mésanges lapones était considérée comme éparse depuis les bassins versants des rivières Noatak et Kobuk dans le nord‑ouest de l’Alaska jusqu’aux contreforts nord de la chaîne Brooks dans le nord‑est de l’Alaska et au Yukon, et jusqu’aux écorégions de la plaine Old Crow et du bassin de la rivière Old Crow dans le nord du Yukon (Booms et al., 2020). Avant 2000, il y avait au moins 108 mentions d’occurrence en Amérique du Nord (Alaska, Yukon, Territoires du Nord‑Ouest) depuis 1864, avec des mentions dans chaque décennie à partir de 1910, à l’exception des années 1930 et 1960 (Sinclair et al., 2003; Booms et al., 2020; tableau 1). Les détections dans l’intérieur et le centre de l’Alaska, près de Fairbanks, ont eu lieu principalement à l’automne et à l’hiver (Gibson, 2011). Olaus Murie, biologiste spécialiste des espèces sauvages au sein du Bureau of Biological Survey des États-Unis, a réalisé de nombreuses observations et collectes de données ciblant la Mésange lapone en été et en hiver en Alaska et au Yukon au cours des années 1920 (Murie, 1957). Au cours d’un long voyage en bateau sur la rivière Old Crow, au Yukon, de juin à août 1926, Murie (1928) a observé plusieurs groupes familiaux de Mésanges lapones dont les jeunes venaient manifestement de sortir du nid (p. 442), et a recueilli 13 spécimens parmi eux (tableau 1). Murie (1928) a également décrit l’espèce comme étant « très commune » à Old Crow (p. 442) et a noté que l’individu recueilli en 1864 (à Anderson River, Territoires du Nord-Ouest) a été trouvé avec un nid et des œufs.

Mentions d’occurrence depuis 2000

Il y a eu 48 mentions d’occurrence en Amérique du Nord entre 2000 et 2020 (Booms et al., 2020), y compris 32 détections multiples à deux localités dans la Réserve faunique nationale de l’Arctique, située dans le nord‑est de l’Alaska près de la frontière entre le Canada et les États‑Unis (voir la section Répartition). Il n’y a pas de mention vérifiable de la Mésange lapone depuis 2000 dans la portion de l’aire de répartition historique située dans le sud‑ouest ou le centre de l’Alaska, bien que l’espèce soit encore rarement détectée (d’une à trois mentions par année) à deux sites dans la chaîne Brooks dans le nord de l’Alaska. Le premier de ces sites se trouve dans le nord‑ouest de l’Alaska, dans la réserve nationale de Noatak, près de la confluence des rivières Kelly et Noatak (figure 3, site 1), où les ornithologues tentent régulièrement de détecter l’espèce. Bien qu’il y ait eu un groupe de détections en 2016, il n’y en a eu aucune entre 2017 et 2020 (Booms et al., 2020); la base de données eBird ne compte aucune mention après 2020 (Sullivan et al., 2009). Le deuxième site se trouve dans le nord‑est de l’Alaska, dans la Réserve faunique nationale de l’Arctique, à environ 200 km de la frontière entre le Canada et les États‑Unis (figure 3, site 2) avec des mentions récentes au cours de la période de reproduction (par exemple 2015), y compris des détections par une entreprise d’observation des oiseaux et des ornithologues amateurs, et trois détections dans le cadre de relevés ciblant la Mésange lapone effectués par des biologistes du Department of Fish and Game de l’Alaska (Booms et al., 2020).

Il n’y a que deux mentions d’occurrence fiables connues au Canada depuis 2000, toutes deux dans le nord du Yukon. La première, en juillet 2008, concerne quatre oiseaux (probablement un groupe familial; Bennett, comm. pers., 2023) près de la rivière Firth (camp de base du ruisseau Sheep) dans le parc national Ivvavik (figure 3, site 3); la seconde, en juin 2014, concerne un individu près d’Old Crow, relativement près du site où O. Murie a signalé la présence de l’espèce en 1926 (Murie, 1928; figure 3, site 4). Les deux mentions ont été faites par des biologistes résidant au Yukon (tableau 1).

Des relevés intensifs dans l’aire de répartition historique en Alaska ont permis de détecter seulement trois individus entre 2010 et 2017, sans aucune preuve de nidification (Booms et al., 2020). Parcs Canada n’a aucune mention vérifiable de la Mésange lapone dans le parc national Ivvavik, malgré les efforts continus de surveillance des oiseaux depuis 2009 et les visites annuelles d’un biologiste au ruisseau Sheep (dans le parc national Ivvavik) pendant deux à trois semaines entre le printemps et l’automne depuis 2015 (Frandsen, comm. pers., 2024). Deux étudiants en poste au ruisseau Sheep pendant quatre étés (2009 à 2012) ont mis en place 29 parcelles de relevé des oiseaux nicheurs dans un rayon de 5 km. Un enregistrement de dix minutes a été effectué à chaque site au début du mois de juin et à nouveau à la mi‑juin, et des observations locales d’oiseaux ont été effectuées quotidiennement. En 2015, le relevé a été modifié pour inclure le lac Margaret, un site plus près d’Old Crow. Depuis 2018, dix unités d’enregistrement autonomes (UEA; cinq au ruisseau Sheep et cinq au lac Margaret) ont été déployées à ces sites du début du mois de mai à la fin du mois d’octobre, les enregistrements étant faits « dans des conditions optimales », puis sous‑échantillonnés et transcrits manuellement (Frandsen, comm. pers., 2024). La Mésange lapone n’a pas été détectée dans le cadre de ces travaux; une observation potentielle d’un groupe n’a pas pu être confirmée (Straka, comm. pers., 2024).

Les vastes relevés sur le terrain de la Mésange lapone effectués en 2019 dans l’aire de répartition historique au Yukon comprenaient 24 sites de relevé ciblé avec des mentions historiques de l’espèce, et 62 sites de relevé basés sur la conception dans les écorégions de la plaine Eagle, du bassin de la rivière Old Crow, des plaines Old Crow, des monts British‑monts Richardson et du Nord des monts Ogilvie, dans le cadre du Programme de surveillance des oiseaux boréaux au Yukon (Van Wilgenburg et al., 2020). Les sites de relevé basés sur la conception ont été sélectionnés de manière aléatoire à l’aide d’un plan d’échantillonnage hiérarchique qui intègre les contraintes de coût, la stratification de l’habitat, l’équilibre spatial et l’optimisation afin de fournir un plan d’échantillonnage rentable pour surveiller les changements dans la taille et la répartition de la population, et pour soutenir la modélisation des relations entre les espèces et l’habitat (figure 5; Van Wilgenburg et al., 2020). Il n’y avait aucune preuve de changement de l’habitat dû aux incendies de forêt aux 24 sites de relevé ciblé avec des mentions historiques de la Mésange lapone, ni aux 62 sites de relevé basés sur la conception.

Une carte du Yukon montrant les stations d’unités d’enregistrement autonomes et la présence ou l’absence d’espèces de mésanges. Une description longue suit.

Figure 5 Carte des activités de relevé ciblant la Mésange lapone (Poecile cinctus) au Yukon en 2019, montrant les sites où des unités d’enregistrement autonomes (UEA) ont été déployées, y compris le relevé historique ciblé de la Mésange lapone (points; n = 24) et des sites de relevé de la Stratégie de surveillance boréale choisis de façon aléatoire (croix; n = 62). Les mentions de la Mésange à tête brune (P. hudsonicus) sont indiquées par un remplissage vert, et l’absence d’espèces de mésanges est indiquée par l’absence de remplissage, pour les deux types de relevés. Il est à noter que plusieurs UEA ont été utilisées à chaque site de relevé.

Description longue

Une carte du Yukon montrant le déploiement des stations d’unités d’enregistrement autonomes (UAE), y compris les sites de relevé historiques ciblés de la Mésange lapone et les sites de relevé de la Stratégie de surveillance boréale choisis de façon aléatoire, indiquant l’existence de mentions de la Mésange à tête brune ou l’absence d’espèces de mésanges.

Il y a 24 sites de relevé historiques ciblés de la Mésange lapone, dont cinq dans le nord du Yukon, près de la côte; 13 dans la plaine Old Crow, au nord de la ville d’Old Crow; 4 dans la région d’Old Crow; et 2  au sud-est d’Old Crow, près de la frontière entre l’Alaska et le Yukon. La Mésange à tête brune était présente à 23 de ces sites; les espèces de mésanges étaient absentes qu’à un des deux sites au sud-est d’Old Crow.

Il y a 62 sites de relevé de la Stratégie de surveillance boréale choisis de façon aléatoire, et la Mésange à tête brune était présente à 10 de ces sites - 3 dans la plaine Old Crow, au nord d’Old Crow, et 7 à divers emplacements au sud‑ouest, au sud et au sud-est d’Old Crow. Les sites de relevé de la Stratégie de surveillance boréale où les espèces de mésanges étaient absentes se trouvent dans le centre-nord du Yukon, près de la côte (environ 4 sites); au nord de la plaine Old Crow (environ 2 sites); à l’ouest de la plaine Old Crow (environ 3 sites); dans la région d’Old Crow (environ 4 sites); à l’est de la plaine Old Crow (environ 3 sites); et à divers emplacements au sud-ouest, au sud et au sud‑est d’Old Crow (au moins 22 sites).

Des UEA (n = 86; unités d’enregistrement Song Meter SM4) ont été déployées d’avril à juin 2019 à 24 sites de relevé ciblé et à 62 sites de relevé basés sur la conception, chacun étant séparé par plus de 300 m. Au total, 82 des 86 sites de relevé se trouvaient dans un habitat considéré comme convenable pour la reproduction de la Mésange lapone (types de couverture terrestre dominés par des arbres de plus de 4 m). Chaque UEA avait un rayon de détection efficace d’environ 45,2 m (±4,1 m) pour détecter les Mésanges à tête brune ou les Mésanges lapones en train de vocaliser (Matsuoka et al., 2012), ce qui correspond à une zone d’une superficie de 0,64 ha. L’évaluation subséquente des 18 470 heures d’enregistrement provenant des UEA s’est déroulée en deux étapes. Tout d’abord, les enregistrements ont été analysés à l’aide d’un système automatisé de reconnaissance des vocalisations mis au point par Logan McLeod pour détecter le cri EL de la Mésange lapone, et ensuite, toutes les vocalisations potentielles de la Mésange lapone et de la Mésange à tête brune détectées par le système de reconnaissance ont été examinées manuellement (inspection visuelle du spectrogramme et examen auditif de l’enregistrement audio). Aucune Mésange lapone n’a été détectée dans les enregistrements faits dans le nord du Yukon en 2019, bien que des Mésanges à tête brune aient été détectées à 23 des 24 sites de relevé ciblé, et à 10 des 62 sites de relevé choisis de façon aléatoire (figure 5). Depuis 2019, aucune observation fortuite de la Mésange lapone n’a été signalée au Canada, et aucun autre relevé ciblé n’a été réalisé.

Abondance

L’estimation de la population mondiale des Mésanges lapones est d’environ 2 000 000 individus matures (Partners in Flight Science Committee, 2013), et la population nord‑américaine est estimée à moins de 5 000 individus matures, selon les avis d’experts (Rosenberg et al., 2016), bien qu’aucune de ces estimations ne soit étayée par des données de relevé empiriques. Aucun programme de surveillance systématique entrepris en Alaska (par exemple Recensement des oiseaux de Noël, Relevé des oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord le long des routes, enquête de surveillance des oiseaux terrestres de l’Alaska (Alaska Landbird Monitoring Survey) hors route, relevés ciblés dans la chaîne Brooks; Tibbitts et al., 2006; DeGroot et McMillan, 2012) ou au Canada (Recensement des oiseaux de Noël, Relevé des oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord le long des routes, Programme de surveillance des oiseaux boréaux hors route) n’a détecté cette espèce (Booms et al., 2020; Hailman et Haftorn, 2020; Mahon et al., en préparation). Puisque la Mésange lapone est présente en petit nombre dans les zones éloignées, il est nécessaire de mettre en place des programmes de surveillance hors route complets, basés sur la conception et utilisant des relevés représentatifs (couverture spatiale, types d’habitat) et normalisés (protocoles et méthodes) afin de détecter l’espèce et d’estimer la répartition et l’abondance actuelles.

Les données de relevé sont insuffisantes pour estimer la taille de la population reproductrice de Mésanges lapones au Canada; toutefois, la rareté de l’espèce dans un relevé rigoureusement conçu fournit quelques indices quant à son abondance maximale. Les relevés effectués dans le nord du Yukon en 2019 à 24 sites ciblés où l’espèce était autrefois présente et à 62 sites de relevé basés sur la conception du Programme de surveillance des oiseaux boréaux n’ont pas permis de détecter l’espèce. L’analyse bayésienne basée sur des plages de détection supposées et des simulations de diverses abondances de Mésange lapone indique que ce résultat de non‑détection se produit dans 50 % des simulations lorsqu’il y a 159 individus dans la population (c.‑à‑d. une probabilité de 50 % qu’il y ait moins de 159 individus matures au Canada). Ces simulations suggèrent également une probabilité de 99 % que le nombre d’individus matures soit inférieur à 1 000 et une probabilité de 68 % que le nombre d’individus matures soit inférieur à 250.

Les estimations sont basées sur un taux de détection nul aux 82 sites de relevé avec UEA dans un habitat convenable (l’adjectif « convenable » étant déterminé à partir des localités de mentions antérieures; voir le tableau 1) dans le nord du Yukon en 2019. L’analyse a supposé que pendant la moyenne de 225 heures d’activité de chaque UEA au Yukon en 2019, tout oiseau mâle serait détecté au moins une fois s’il avait un territoire chevauchant le rayon de détection efficace de chaque UEA. On a supposé que la taille du territoire était de 0,17 km2 (rayon = 233 m); Hailman et Haftorn, 2020) et que le rayon de détection efficace des UEA pour la Mésange lapone était de 40 m (Matsuoka et al., 2012). Le nombre d’UEA donnant lieu à des détections positives (y=0)) a été modélisé comme une variable aléatoire binomiale et testé à l’aide de simulations spatialement explicites pour produire des estimations appropriées à des densités de population réalistes (Mahon et al., en préparation).

Fluctuations et tendances

La Mésange lapone n’ayant pas été détectée au Canada dans le cadre de programmes de surveillance ciblés ou basés sur la conception, il n’existe pas de données empiriques permettant d’évaluer les fluctuations ou les tendances de la population.

Les efforts récents (par exemple 2010 à 2019) pour détecter la Mésange lapone dans son aire de répartition historique en Amérique du Nord n’ont abouti qu’à trois mentions en Alaska (Booms et al., 2020), ainsi qu’à une observation fortuite au Yukon (Mahon et al., en préparation; tableau 1; figure 3). Les détections en Alaska en 2011 et en 2013 (Booms et al., 2020) et au Canada en 2014 se trouvaient dans la partie nord de l’aire de répartition historique, ce qui est cohérent avec un déplacement ou une contraction vers le nord de l’aire de répartition de la Mésange lapone en Amérique du Nord (voir la section Zone d’occurrence).

Une comparaison du nombre de détections de Mésange lapone en Amérique du Nord au cours des dernières décennies peut être utilisée pour déterminer si l’effectif est en déclin au Canada. Il y a eu 45 mentions d’occurrence en Alaska de 2000 à 2009, mais seulement 3 de 2010 à 2017, malgré 862 heures de relevé dans la partie nord de l’aire de répartition historique au cours de cette période de 8 ans. En outre, la Mésange lapone a été surveillée dans deux zones du nord de l’Alaska pendant plus de 20 ans (représentant 32 des 48 mentions depuis 2000), mais elle n’a pas été observée dans le nord de la Réserve faunique nationale de l’Arctique depuis 2015, ni dans l’est de cette réserve depuis 2013 (Booms et al., 2020). Il n’y a eu que deux observations fortuites de Mésange lapone au Canada depuis 2000 (un groupe de quatre individus en 2008 et un individu en 2014), et aucune provenant de vastes relevés ciblés et basés sur la conception en 2019 dans l’aire de répartition historique de la Mésange lapone dans le nord du Yukon (voir la section Taille et tendances de la population). Cela suggère qu’il pourrait y avoir un déclin en cours au Canada (ainsi qu’en Alaska), mais les données sont insuffisantes pour quantifier le taux de déclin au cours des dix dernières années. Il n’y a pas de fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures pour cette espèce.

Fragmentation grave

Un taxon peut être considéré comme gravement fragmenté si la majorité (plus de 50 %) des individus ou la majorité de la superficie totale occupée (plus de 50 %) (comme indicateur du nombre d’individus) se situe dans des parcelles d’habitat qui sont à la fois a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce. On ne connaît pas en détail la répartition de la Mésange lapone au Canada, mais puisque son habitat n’est pas très fragmenté et que les oiseaux sont capables de se disperser sur de longues distances, il est peu probable qu’une fragmentation grave s’applique à cette espèce.

Immigration de source externe

La Mésange lapone pourrait immigrer de l’Alaska vers le Canada, bien que l’on ne connaisse pas la disponibilité d’un habitat convenable pendant la période de reproduction et hors de celle‑ci au Canada. Cependant, la petite taille de la population, la contraction probable de l’aire de répartition et le déclin de la population en Alaska (Booms et al., 2020) ainsi que le déclin potentiel de la quantité, de l’emplacement spatial, de la répartition temporelle et de la qualité de l’habitat au Canada (Wang et al., 2020) suggèrent que l’immigration de la seule population source d’Amérique du Nord en Alaska est peu probable.

Menaces

Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours

Wang et al., (2020) ont utilisé 30 années (1984‑2014) d’imagerie satellitaire Landsat à résolution spatiale moyenne (30 m), de données climatiques, de données topographiques et de données sur le pergélisol en Alaska et dans le nord‑ouest du Canada pour cartographier et caractériser les changements de la couverture terrestre dans la région arctique et boréale. Les résultats suggèrent que 13,6 ± 1,3 % de la région a changé au cours des trois dernières décennies en raison de 1) la simultanéité de la diminution de la zone forestière de conifères (‑14,7 ± 3,0 % par rapport à 1984) et de l’augmentation de la zone forestière de feuillus (+14,8 ± 5,2 % par rapport à 1984) dans le biome boréal, et 2) de l’expansion de la végétation arbustive et herbacée due au climat (+7,4 ± 2,0 %) dans le biome arctique (Wang et al., 2020). Cet effort de cartographie a porté sur l’aire de répartition historique et actuelle de la Mésange lapone en Amérique du Nord tout au long de l’année et a pris en compte tous les facteurs potentiels de changement environnemental (par exemple les incendies de forêt, la récolte du bois, les infestations d’insectes, la mortalité induite par le dégel du pergélisol, l’exploration des ressources). Les facteurs particuliers de changement de la végétation, en particulier ceux qui sont rares ou difficiles à étudier (par exemple le dégel du pergélisol, les infestations d’insectes, les changements dans les eaux de surface), doivent faire l’objet d’études supplémentaires afin d’évaluer les schémas temporels, l’emplacement spatial et l’ampleur. Les changements sur le plan de l’habitat peuvent être caractérisés par des modifications de la couverture terrestre et du type de forêts (par exemple des changements de biome) et des changements connexes dans la composition des espèces d’arbres, la couverture des arbres, la mortalité des arbres (voir Helbig et al., 2016; Coop et al., 2020; Wang et al., 2020), la régénération des arbres et des plantes (Whitman et al., 2019), et l’expansion des arbustes et des herbes (Myers‑Smith et al., 2011, 2019; Wang et al., 2020). Les répercussions prévues de ces changements sur les espèces d’oiseaux des régions nordiques sont considérables. La modélisation des changements futurs de la répartition de 604 espèces d’oiseaux d’Amérique du Nord révèle que les deux tiers des espèces sont modérément ou fortement vulnérables aux changements climatiques (Bateman et al., 2020). Les oiseaux des latitudes septentrionales, y compris les régions arctique et boréale, devraient subir les changements les plus importants dans la composition des communautés d’oiseaux. Les récentes modifications de la couverture terrestre et des types de forêts mentionnées ci‑dessus (par exemple 1984 à 2014; Wang et al., 2020) coïncident avec la contraction apparente de l’aire de répartition de la Mésange lapone vers le nord depuis 2000 au Yukon et en Alaska, ce qui pourrait indiquer un changement de répartition induit par le climat pour cette espèce. Dans le sud de la Norvège, les menaces liées au climat (intégrité de la nourriture cachée), l’augmentation de l’activité forestière dans les forêts matures et anciennes au cours des 30 dernières années et le chevauchement de la sélection de l’habitat entre la Mésange lapone et trois autres espèces de mésanges (Paridés) coïncident avec la contraction de l’aire de répartition et le déclin de la population de la Mésange lapone (Mésange de Sibérie; Dale et Andreassen, 2016).

Menaces actuelles et futures

La Mésange lapone est vulnérable aux effets cumulatifs de diverses menaces, en particulier les changements climatiques et les phénomènes météorologiques violents, ainsi que les modifications des systèmes naturels (incendies de forêt). Les espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques, et la pollution constituent des menaces à impact inconnu. La nature, la portée et la gravité de ces menaces sont décrites à l’annexe 1, selon le système unifié de classification des menaces de l’UICN‑CMP (Union internationale pour la conservation de la nature – Partenariat pour les mesures de conservation; voir Salafsky et al. [2008] pour les définitions, et Master et al. [2012] pour les lignes directrices). Le processus d’évaluation des menaces consiste à évaluer les répercussions pour chacune des 11 principales catégories de menaces et de leurs sous‑catégories, selon la portée (proportion de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années), la gravité (déclin prévu de la population en fonction de la portée au cours des 10 prochaines années ou des 3 prochaines générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum d’environ 100 ans) et l’immédiateté de chaque menace. Le calcul de l’impact global des menaces tient compte des répercussions de chacune des catégories de menaces et peut être ajusté par les spécialistes des espèces qui participent à l’évaluation des menaces.

L’impact global des menaces pesant sur la Mésange lapone est moyen‑faible, ce qui correspond à un déclin prévu de 0 à 30 % au cours des 10 prochaines années. Ces valeurs doivent toutefois être interprétées avec prudence, puisqu’elles peuvent être fondées sur des renseignements subjectifs, comme l’opinion d’experts, même si des efforts ont été déployés pour corroborer les cotes par des études et des données quantitatives.

Il y a relativement peu de sources de menaces directes (par exemple répercussions sur la population) et indirectes (par exemple changements sur le plan de l’alimentation, de la dynamique des prédateurs et de l’habitat) pour la Mésange lapone. Les perturbations humaines sous forme d’exploration et d’extraction des ressources et d’établissements humains sont minimes dans le nord du Yukon et des Territoires du Nord‑Ouest, car la majeure partie de la région n’est accessible que par avion ou par hélicoptère (l’exception étant la route Dempster qui relie la route 5 près de Dawson City, au Yukon, à la route 8 vers Inuvik et Tuktoyaktuk dans les Territoires du Nord‑Ouest), et la plupart des villes et villages nordiques sont de petite taille (Inuvik, la plus grande ville, comptant moins de 4 000 habitants). Les preuves des principales menaces que sont les changements climatiques et les phénomènes météorologiques violents, ainsi que les modifications des systèmes naturels (incendies de forêt), proviennent de données satellitaires à long terme sous la forme de produits observés et dérivés générés par de multiples capteurs (imagerie optique, température thermique/de surface, micro‑ondes, radar) recueillies au cours des 30 à 40 dernières années dans la région arctique et boréale de l’Amérique du Nord (Duncan et al., 2019). De nouvelles avancées dans la technologie des capteurs et les techniques de traitement ont permis des progrès substantiels dans la compréhension de la température de surface (un facteur clé du changement), des propriétés de l’océan Arctique, des propriétés de la biosphère terrestre arctique et boréale (glace terrestre, couverture neigeuse saisonnière, pergélisol, végétation de la toundra, végétation boréale, régimes d’incendie, milieux humides) et des propriétés de l’atmosphère. En particulier, les capteurs commerciaux à très haute résolution peuvent être utilisés pour donner un aperçu de la répartition des types fonctionnels de plantes, des perturbations, de la productivité et des interactions entre la terre et l’atmosphère ainsi que de l’évolution de ces éléments dans le temps (Duncan et al., 2019).

Menace no 7 de l’UICN, modifications des systèmes naturels (impact moyen-faible)

UICN 7.1, incendies et suppression des incendies (impact moyen-faible)

Les conditions météorologiques et climatiques ont une incidence sur les caractéristiques des incendies de forêt à de multiples échelles temporelles et spatiales. Des conditions plus chaudes, plus sèches et plus venteuses augmentent la probabilité de déclenchement, de propagation et d’intensification des incendies de forêt (Moritz et al., 2005). Les incendies jouent un rôle important dans la diversité des paysages et de l’habitat dans les forêts boréales nordiques, et l’augmentation du risque d’incendie constitue une menace indirecte pour les populations de Mésanges lapones au cours des dix prochaines années. Des preuves de l’étendue de l’activité passée des incendies dans la région arctique et boréale sont disponibles dans les cartes cumulatives des incendies (superficie brûlée au cours de la période de 1986 à 2022) compilées par la Base nationale de données sur les feux de forêt du Canada (Natural Resources Canada, 2024; figure 6). En outre, des données récentes issues du suivi des changements du régime des feux de forêt au Canada, pour les périodes de 1959 à 2015 et de 1980 à 2015, montrent que la superficie brûlée, le nombre de grands incendies et les incendies provoqués par la foudre augmentent dans la majeure partie de l’ouest et du nord du Canada (Hanes et al., 2019). Une augmentation importante de la superficie brûlée a également été signalée dans la région boréale du nord du Canada (Kasischke et Turetsky, 2006). Bien qu’il soit peu probable que les incendies de forêt tuent les mésanges adultes, qui peuvent s’envoler de la zone touchée, l’augmentation de l’activité des incendies à l’échelle régionale peut réduire et modifier la disponibilité globale (par exemple la quantité ou la superficie, l’emplacement spatial, la répartition temporelle) de l’habitat convenable (par exemple les types de forêts matures et anciennes contenant des conifères et des feuillus sur pied morts et en décomposition, suffisamment grands pour le creusage de cavités de nidification et de repos, et des arbres vivants en santé pour l’alimentation).

Les preuves des changements actuels et futurs du comportement et de l’activité des incendies de forêt proviennent d’un examen des données sur les incendies passés, comme décrit ci‑dessus (Hanes et al., 2019; Natural Resources Canada, 2024), et d’observations du comportement récent des incendies, de projections du climat futur et de modèles des incendies de forêt dans le nord du Canada. Les conditions plus chaudes et plus sèches prévues devraient entraîner une augmentation de la superficie brûlée annuellement par les grands incendies (plus de 200 ha) dans le nord du Yukon et des Territoires du Nord‑Ouest d’ici 2100 (augmentation de 2 à 4 % par année) selon le profil représentatif d’évolution de concentration (RCP) 2.6 (scénario d’émissions faibles) et le RCP 8.5 (scénario d’émissions élevées), et une augmentation du nombre de grands incendies dans le nord du Yukon et des Territoires du Nord‑Ouest d’ici 2100 selon le RCP 2.6 (augmentation de 0,1 à 0,2 par 100 000 ha/année) et le RCP 8.5 (augmentation de 0,2 à 0,4 par 100 000 ha/année) par rapport à la période de référence de 1981 à 2010 (Natural Resources Canada, 2021). Les tendances en matière de superficie brûlée, de nombre d’incendies, de taille des incendies et de saisonnalité des incendies semblent correspondre aux changements induits par le climat ‑ par exemple, l’augmentation des températures (Gillett et al., 2004; Skinner et al., 2006) et le stress hydrique associé (Flannigan et al., 2016) ‑ qui se sont produits au cours des dernières décennies et qui devraient augmenter partout au Canada au cours du siècle à venir (Wotton et Flannigan, 1993; Girardin et al., 2009; Jain et al., 2017). Les conditions extrêmes de 2023 représentaient des conditions météorologiques sans précédent pour les incendies, causées par des températures chaudes record et une sécheresse persistante et étendue dans la majeure partie du nord et du sud du Canada (Barnes et al., 2023; Tracking and Monitoring of the Risks of Forest Fires-Canada [ESCER], 2023). Ces conditions ont alimenté des incendies de forêt intenses et étendus qui ont brûlé environ 18,4 millions d’hectares de forêt dans le nord et le sud du Canada en 2023, soit près de sept fois la moyenne décennale et l’équivalent d’environ 5 % de la superficie forestière du Canada (Natural Resources Canada, 2022, 2023). En 2023, la superficie brûlée dans le nord du Canada était de près de 224 000 hectares au Yukon et de plus de 4,1 millions d’hectares dans les Territoires du Nord‑Ouest (Public Safety Canada, 2023; Yukon Wildland Fire Management, 2023; Government of Northwest Territories, 2024). Les effets à court terme comprennent des changements sur le plan de l’habitat, qui passe de types de forêts matures et anciennes à des types d’herbes et d’arbustes (par exemple les milieux après perturbation). Les effets à long terme comprennent les profils de mortalité des arbres induite par le feu et la végétation post‑incendie qui ont une incidence sur la probabilité de régénération, de croissance et de survie des arbres, qui à son tour influence la probabilité d’incendies futurs (Coop et al., 2020).

Une carte du Canada montrant les superficies brûlées de 1986 à 2022, d’après des données de Ressources naturelles Canada et de la Base nationale de données sur les feux de forêt. Une description longue suit.

Figure 6 Composite national des superficies brûlées 1986‑2022 (Natural Resources Canada, 2024). Les données proviennent de deux types de fournisseurs :1) Ressources naturelles Canada (polygones rouges) et 2) Agences provinciales et territoriales, et Parcs Canada (polygones orange). Le composite est une base de données et un système SIG qui calcule la superficie forestière brûlée à l’échelle nationale pour chaque année depuis 1986. Il fournit les seules données composites sur les incendies de forêt dans la région arctique et boréale du nord du Canada.

Description longue

Une carte du Canada montrant les superficies brûlées de 1986 à 2022, d’après des données de Ressources naturelles Canada et de la Base nationale de données sur les feux de forêt. La superficie brûlée est concentrée dans une large bande diagonale allant du nord-ouest du Yukon à l’ouest de l’Ontario et couvrant une grande partie du nord et du centre du Yukon, la majeure partie des Territoires du Nord‑Ouest, le coin sud‑ouest du Nunavut, le nord‑est de l’Alberta, le nord de la Saskatchewan, la majeure partie du Manitoba et une grande partie de l’ouest de l’Ontario. Il existe également des concentrations secondaires dans la région centrale intérieure de la Colombie-Britannique et dans le centre-ouest du Québec, ainsi que des concentrations moins denses dans la majeure partie de la Colombie-Britannique, le centre de l’Ontario, le centre-est du Québec et certaines parties du Labrador. Les superficies brûlées d’après les données de Ressources naturelles Canada recoupent généralement les superficies brûlées d’après les données de la Base nationale de données sur les feux de forêt, mais elles sont plus denses et s’étendent plus au nord dans certaines régions.

Menace no 11 de l’UICN, changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact moyen-faible)

La menace que représentent les changements climatiques pour la Mésange lapone au cours des dix prochaines années est principalement due à l’augmentation annuelle actuelle et prévue de la température dans le nord du Canada et à ses conséquences. Entre 1948 et 2016, l’augmentation de la température moyenne annuelle nationale a été de 1,7 °C pour le Canada et de 2,3 °C pour le nord du Canada, soit environ trois fois le taux de réchauffement moyen mondial. Les plus fortes augmentations récentes de la température moyenne annuelle ont été observées dans le nord‑ouest du Canada, où les températures ont augmenté de plus de 3 °C au cours de cette période. Le réchauffement hivernal a été prédominant au Yukon et dans les Territoires du Nord‑Ouest, allant de 4 °C à 6 °C au cours de la période de 1948 à 2016 (Canada’s Changing Climate Report, 2019). Pour la Mésange lapone, les changements climatiques peuvent avoir des répercussions directes (exposition des œufs, des oisillons ou des adultes) et indirectes (limitation des ressources alimentaires et des proies, changements sur le plan des prédateurs, intégrité de la nourriture cachée, changements sur le plan de la végétation et de l’habitat, modification des processus naturels et des perturbations naturelles).

UICN 11.1, déplacement et altération de l’habitat (impact moyen-faible)

Les déplacements et les altérations de l’habitat qui diminuent la quantité, l’emplacement spatial, la répartition temporelle et la qualité de l’habitat convenable de reproduction et d’hivernage (par exemple les arbres de nidification et de repos, l’habitat d’alimentation) pour la Mésange lapone peuvent se produire à la suite de changements dans les éléments suivants : 1) les zones de rusticité des plantes et les zones de convenabilité du climat qui modifient les zones où les arbres et les arbustes peuvent croître et survivre (par exemple la réduction du nombre d’épinettes dans le nord du Yukon; Natural Resources Canada, 2021); 2) des conditions plus sèches et une sécheresse entraînant une augmentation de la mortalité des arbres due au stress physiologique ou aux interactions avec les incendies de forêt et les insectes (pris en compte dans l’indice d’humidité climatique; Allen et al., 2010; Canada’s Changing Climate Report, 2019); 3) l’état du pergélisol (température, épaisseur) qui entraîne des changements dans la composition et la structure de la forêt (par exemple diminution du couvert arboré dans les zones mal drainées et augmentation du couvert arboré dans les zones bien drainées; Helbig et al., 2016; Canada’s Changing Climate Report, 2019). Les preuves de ces changements passés et actuels sur le plan de l’habitat proviennent d’un examen des changements de la couverture terrestre dans la région arctique et boréale entre 1984 et 2014 à l’aide de l’imagerie satellitaire, de données climatiques, de données topographiques et de données sur le pergélisol (Wang et al., 2020; voir la section Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours). Ces changements de la couverture terrestre entraînent des changements de type de forêts (par exemple des changements de biome; voir la section Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours). Les prévisions futures s’alignent sur les preuves actuelles des changements de la couverture terrestre au cours des dernières décennies (à l’aide de l’imagerie satellitaire et de données de capteurs) dans la région arctique et boréale (Wang et al., 2020) et dans la région de la forêt boréale en Amérique du Nord et en Europe (Berner et Goetz, 2022). La modélisation du caractère convenable de l’habitat (densité et répartition) jusqu’à la fin du siècle à l’aide de modèles de répartition d’espèces et de trois modèles climatiques mondiaux pour 46 espèces d’oiseaux terrestres occupant des écorégions du nord‑ouest du Canada (Yukon et Territoires du Nord‑Ouest) et de l’Alaska (Van Oordt La Hoz et al., en préparation) fournit des preuves à l’appui des futurs changements ou réductions de l’habitat convenable pour la Mésange lapone ou d’autres espèces d’oiseaux similaires. Pour la Mésange à tête brune résidente et d’autres espèces d’oiseaux terrestres associées aux conifères, la quantité d’habitat convenable devrait diminuer au cours des prochaines décennies (Van Oordt La Hoz et al., en préparation). Les répercussions pertinentes pour la Mésange lapone comprennent les changements actuels et futurs des types de peuplements forestiers qui modifient la disponibilité (par exemple la quantité ou la superficie, l’emplacement spatial, la répartition temporelle) d’un habitat convenable contenant les attributs structuraux requis (par exemple les conifères et les feuillus sur pied morts et décomposés nécessaires pour la nidification et le repos ainsi que les conifères et les feuillus vivants, matures et vieux, nécessaires pour l’alimentation). La Mésange lapone, comme les petits excavateurs que sont la Mésange à tête brune, la Sittelle à poitrine rousse (Sitta canadensis) et le Grimpereau brun (Certhia americana), est probablement une espèce spécialiste qui occupe un habitat atypique, peu commun et spécialisé dans les parties nord de la forêt boréale, en raison de sa dépendance à l’égard des types d’habitat matures/anciens, structurellement complexes et contenant des attributs structuraux précis nécessaires à la nidification, au repos et à l’alimentation (Mahon et al., 2016).

UICN 11.2, sécheresses (impact inconnu)

Les sécheresses dépendent du climat et devraient s’aggraver avec l’augmentation annuelle prévue des températures dans le nord du Canada. Les preuves des sécheresses passées et actuelles proviennent d’un examen des produits observés et dérivés des données satellitaires dans la région arctique et boréale au cours de la période de 1982 à 2011. Des printemps plus précoces et les conditions chaudes et sèches qui les accompagnent dans les dernières parties de la saison de croissance peuvent diminuer la productivité estivale maximale et entraîner une augmentation de la mortalité des arbres et de l’activité des incendies (Buermann et al., 2013). Le réchauffement printanier précoce et l’allongement des périodes sans gel sont associés à une diminution de la verdure et de l’humidité en été (Parida et Buermann, 2014). Les répercussions de l’augmentation des sécheresses sur la Mésange lapone sont inconnues. Si une augmentation de la mortalité des arbres peut accroître la disponibilité d’arbres de nidification et de repos convenables, d’autres effets comme la réduction de la productivité et l’augmentation de l’activité des feux peuvent réduire la quantité globale, la superficie, l’emplacement spatial ou la répartition temporelle de l’habitat convenable (par exemple les types de forêts matures et anciennes contenant des arbres en décomposition et morts suffisamment grands pour le creusage de cavités de nidification et de repos, et des arbres vivants en santé pour l’alimentation).

UICN 11.3, températures extrêmes (impact moyen‑faible) et UICN 11.4, tempêtes et inondations (impact inconnu)

Les effets directs du climat comprennent les changements saisonniers ou la variabilité des températures et des précipitations entraînant des phénomènes météorologiques extrêmes susceptibles de provoquer une mortalité liée à l’exposition (par exemple des tempêtes de grêle entraînant la mortalité des jeunes à l’envol). Les preuves des effets passés, présents et futurs induits par le climat sont diverses et peuvent être étayées par des études empiriques d’espèces étroitement liées (par exemple d’autres mésanges à tête brune) ou d’espèces ayant des besoins vitaux similaires et vivant dans le même écosystème. Les changements ou les valeurs extrêmes de paramètres particuliers comme la température, l’humidité, le nombre d’événements de gel‑dégel et la présence/absence d’événements de gel peuvent avoir une incidence sur la qualité et l’intégrité de la nourriture cachée pour les espèces comme la Mésange lapone qui dépendent du stockage d’aliments périssables comme les graines et les noix à l’automne et à l’hiver (Sutton et al., 2016, 2019). Le nombre d’épisodes de gel‑dégel à l’automne a influencé la fécondité à la fin de l’hiver (nombre de jeunes produits par individu au cours d’une période de reproduction donnée), le principal indice vital ayant une incidence sur la croissance de la population de Geais du Canada (Perisoreus canadensis), une autre espèce résidente de la forêt boréale qui dépend des caches de nourriture, au cours d’une période de 38 ans dans le sud de l’Ontario (Sutton et al., 2021). Les conditions automnales plus chaudes et plus variables ont accéléré la dégradation de la nourriture cachée périssable (arthropodes, champignons, baies, chair de vertébrés, y compris les charognes et les proies; Sutton et al., 2019) nécessaires à la réussite de la reproduction et à la stabilité de la population (Sutton et al., 2021; voir aussi Waite et Strickland, 2006).

Les phénomènes graves provoquant des perturbations forestières sont également de plus en plus fréquents en raison des changements climatiques. Au niveau du peuplement ou à un niveau plus élevé, l’augmentation de l’incidence et de la gravité des tempêtes peut entraîner une augmentation des chablis, qui réduit les caractéristiques de l’habitat dont la Mésange lapone a besoin, comme les arbres matures et vieux morts et en décomposition. Cependant, bien qu’un nouveau système utilisant l’imagerie satellitaire puisse cartographier les zones endommagées dans les forêts, il n’existe pas de données au niveau des peuplements sur la quantité et la localisation des chablis créés après les tempêtes dans les forêts boréales nordiques de la région arctique‑boréale (Wegmueller et Townsend, 2021) et la portée, la gravité et l’immédiateté de cette menace pour la Mésange lapone restent inconnues.

Menace no 8 de l’UICN, espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact inconnu)

UICN 8.2, espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques (impact inconnu)

Il existe des preuves d’observation d’une forte prédation de la Mésange lapone par la Pie‑grièche grise (Lanius borealis) à un site en Alaska. La prédation des juvéniles a eu lieu pendant plusieurs années dans une zone où l’on sait qu’il y avait un ou plusieurs couples reproducteurs de Mésanges lapones. Il s’agit notamment de la prédation de couvées entières certaines années, et de la disparition ultérieure de ce phénomène. On ne sait pas si la prédation par les Pies‑grièches est responsable de cette disparition (Booms, comm. pers., 2023). On ne sait pas non plus si cela a une incidence sur la Mésange lapone au Canada, car il n’y a pas d’observations de prédation de l’espèce par les Pies‑grièches au pays. Les taux de prédation élevés combinés à la petite taille des couvées, au petit nombre de jeunes à l’envol, à la courte durée de vie et à la dispersion des sous‑populations reproductrices signifient que des années consécutives de taux de prédation élevés et de faible productivité pourraient entraîner une diminution de la persistance de la population de Mésanges lapones (la population ne peut pas maintenir une densité suffisante pour persister dans le temps) ‑ un exemple de facteurs limitatifs devenant une menace pour une petite population.

UICN 8.3, matériel génétique introduit (impact inconnu)

L’hybridation peut limiter les populations en provoquant une dilution génétique (où la forme rare est remplacée par des hybrides) ou une dilution démographique (où les taux de croissance de la population passent au‑dessous des taux de remplacement en raison de la production d’hybrides inadaptés) (Todesco et al., 2016). L’hybridation peut également menacer les populations dont l’aire de répartition ou la taille sont réduites en raison d’autres menaces. Les conditions potentielles qui facilitent les mécanismes d’hybridation sont inconnues mais pourraient comprendre les régimes climatiques, la répartition des mésanges, les besoins vitaux (ressources alimentaires ou proies), et les tolérances physiques (Curry, 2005). Des preuves préliminaires provenant d’études en cours sur l’hybridation et le flux génétique des Mésanges lapones et des Mésanges à tête brune en Alaska et au Yukon ont permis de trouver des hybrides probables dans le nord de l’Alaska (Johnson, comm. pers., 2023). Cette équipe de recherche poursuit son travail d’estimation du taux d’hybridation entre la Mésange lapone et la Mésange à tête brune, des espèces sympatriques, en Alaska et au Yukon : 1) l’estimation du flux génétique entre les deux espèces (à l’aide de spécimens de musées et d’échantillons de sang d’oiseaux sauvages capturés); 2) l’examen des changements temporels de la diversité génétique chez la Mésange à tête brune pour les échantillons prélevés i) avant 1930, ii) entre 1931 et 1975, et iii) en 2020 ou depuis. Le degré de menace que cela représente pour la Mésange lapone n’est pas connu à l’heure actuelle.

Menace no 9 de l’UICN, pollution (impact inconnu)

UICN 9.5, polluants atmosphériques (impact inconnu)

Bien qu’il y ait peu de preuves empiriques des effets négatifs de la fumée des incendies de forêt sur les oiseaux terrestres résidant dans les forêts boréales nordiques de l’Amérique du Nord ou de l’Europe, les particules provenant de la fumée des incendies de forêt pourraient avoir une incidence sur les populations d’oiseaux dans le nord du Canada en raison de l’augmentation récente de la superficie brûlée et du nombre de grands incendies. Un document récent examinant les effets de la fumée des incendies de forêt sur la santé et le comportement des espèces sauvages présente des preuves d’un certain nombre d’effets aigus et chroniques sur la santé, notamment l’empoisonnement au monoxyde de carbone, la détresse respiratoire, les troubles neurologiques, les maladies respiratoires et cardiovasculaires, le stress oxydatif (déséquilibre des radicaux libres) et l’immunosuppression (Sanderfoot et al., 2022). Les effets de la fumée des incendies de forêt sur la Mésange lapone sont inconnus.

On sait que des dépôts atmosphériques de contaminants comme le mercure se produisent aux hautes latitudes nordiques, bien qu’il n’y ait pas de données empiriques sur les effets négatifs du mercure atmosphérique sur les oiseaux terrestres résidant dans les forêts boréales nordiques de l’Amérique du Nord ou de l’Europe. Un examen des lacunes dans les connaissances indique que la plupart des recherches menées à ce jour ont porté sur les oiseaux aquatiques et les niveaux trophiques connexes pendant les périodes de reproduction dans les systèmes marins et aquatiques, ce qui laisse une évaluation incomplète de la menace que représente le mercure atmosphérique pour de nombreux taxons d’oiseaux (Seewagen, 2010). Les effets des contaminants atmosphériques sur la Mésange lapone sont donc inconnus.

Nombre de localités fondées sur les menaces

Les principales menaces qui pèsent sur la Mésange lapone (les changements climatiques et les phénomènes météorologiques violents, ainsi que les modifications des systèmes naturels qui en découlent sous la forme d’incendies de forêt) sont généralisées dans l’ensemble de l’aire de répartition annuelle de l’espèce au Canada. Toutefois, à l’heure actuelle, les répercussions liées au climat sont mal connues; il n’y a donc pas assez de données pour appliquer le concept de « localités » à la Mésange lapone au Canada.

Statuts et protection

Statuts et protection juridiques

La Mésange lapone étant une espèce résidente au Canada, elle y est protégée par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Elle ne figure pas actuellement sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (2002). Le COSEPAC a évalué cette espèce comme étant en voie de disparition en mai 2024.

Statuts et classements non juridiques

NatureServe (2024) classe la Mésange lapone dans la catégorie « vulnérable à apparemment non en sécurité » (G3G4) à l’échelle mondiale, la catégorie « gravement en sécurité » (N1) au Canada, « non classable » (SU) dans les Territoires du Nord‑Ouest, et dans la catégorie « gravement en sécurité » (S1) au Yukon. Aux États‑Unis, l’espèce est considérée vulnérable (N3), tandis qu’en Alaska, elle est classée dans la catégorie « gravement en sécurité à en sécurité » (S1S2; cote arrondie S1). L’Alaska Species Ranking System classe l’espèce dans la catégorie II Rouge (Red), c.‑à‑d. qu’elle fait l’objet d’une très grande préoccupation en matière de conservation (Alaska Center for Conservation Science, 2017).

Protection et propriété de l’habitat

La Mésange lapone a été détectée dans le parc national Ivvavik au Yukon en 1993 et en 2008, ainsi que dans le parc national Vuntut en 1999. La majeure partie de l’aire de répartition se trouve sur des terres publiques territoriales. La présence de la Mésange lapone a été détectée dans la région désignée des Inuvialuit au Yukon et dans les Territoires du Nord‑Ouest, sur le territoire traditionnel des Gwitchin Vuntut au Yukon et dans la région désignée des Gwich’in dans les Territoires du Nord‑Ouest.

Sources d’information

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Youngflesh, C., G.A. Montgomery, J.F. Saracco, D.A.W. Miller, R.P. Guralnick, A.H. Hurlbert, R.B. Siegel, R. LaFrance, et M.W. Tingley. 2023. Demographic consequences of phenological asynchrony for North American songbirds. Proceedings of the National Academy of Sciences 120(28):e2221961120. https://doi.org/10.1073/pnas.222196112.

Yukon Wildland Fire Management. 2023. Fire season in review. Fireline 2023. 48 pp.

Collections examinées

Aucune collection n’a été examinée pour la préparation du présent rapport.

Experts contactés

Remerciements

La préparation du présent rapport a été financée par la Région du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada. Les rédacteurs du rapport souhaitent remercier les membres du SCS Christian Artuso, Pete Davidson, Richard Elliott, Elsie Krebs et Dave Toews pour leurs commentaires et Amit Saini (Secrétariat du COSEPAC, ECCC) pour la création de la figure 4 et le calcul des valeurs de la zone d’occurrence. Les experts énumérés ci‑dessus ont fourni des données ou des conseils précieux.

Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

C. Lisa Mahon, Ph. D., est responsable du programme de surveillance des oiseaux terrestres de la Région du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada, et professeure adjointe au département des sciences biologiques de l’Université de l’Alberta. Elle a effectué un postdoctorat sur la modélisation des effets cumulatifs sur les oiseaux terrestres boréaux à l’Université de l’Alberta, ainsi que des recherches de cycle supérieur sur l’écologie de la reproduction et la sélection d’habitat de la Mésange à dos marron, la réponse des oiseaux qui nichent dans des cavités aux coupes partielles dans le nord de la Colombie‑Britannique (doctorat à l’Université de la Colombie‑Britannique), et la sélection d’habitat du Bruant de Baird dans le sud de l’Alberta (maîtrise en sciences à l’Université de l’Alberta). Ses domaines d’étude actuels comprennent la conservation et la gestion des oiseaux terrestres dans les écosystèmes boréaux nordiques, avec un accent sur la surveillance et la documentation de l’état des populations dans les systèmes boréaux et de haute altitude, l’évaluation des changements sur le plan de la répartition le long des gradients d’altitude, la détermination des changements sur le plan de la phénologie saisonnière et de l’utilisation de l’habitat et des ressources dans les milieux de haute altitude pendant la période de reproduction et hors de celle‑ci, l’évaluation et la quantification de l’adaptation aux changements climatiques, le relevé des refuges boréaux régionaux, la conception et la modélisation des évaluations des effets cumulatifs à l’échelle régionale, l’élaboration et l’application d’outils acoustiques pour améliorer la fiabilité et la précision des mesures de population.

Au moment de la rédaction du présent rapport, Logan McLeod était biologiste spécialiste des oiseaux terrestres de la Région du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement et du Changement climatique Canada. Il a beaucoup travaillé sur les programmes de surveillance des oiseaux terrestres dans la région boréale du Canada. Il a obtenu une maîtrise de l’Université de l’Alberta pour des études sur la répartition et la taille des populations de Râles jaunes dans le nord de l’Alberta et les Territoires du Nord‑Ouest.

Annexe A. Résultats du calculateur des menaces pour la Mésange lapone (Poecile cinctus).

Tableau d’évaluation des menaces

Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème : Mésange lapone, Poecile cinctus

Date : 18 janvier 2024

Évaluateurs : C. Lisa Mahon, Louise Blight, Dwayne Lepitzki (animateur), Andrew Horn, Tom Jung, Alexandra Heathcote, Travis Booms, Bruce Bennett, Eve Lamontagne, Paul Leonard, Syd Cannings, Ryan Durack, Richard Elliot, Karen Timm (Secrétariat du COSEPAC)

Références : L’ébauche du calculateur accompagnait l’ébauche du rapport de situation du COSEPAC (six mois) daté du 26 juin 2021; la téléconférence sur les menaces a eu lieu le 18 janvier 2024.

Guide pour le calcul de l’impact global des menaces
Impact des menaces Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - maximum de la plage d’intensité Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - minimum de la plage d’intensité
A (Très élevé) 0 0
B (Élevé) 0 0
C (Moyen) 2 0
D (Faible) 0 2
Impact global des menaces calculé Moyen Faible

Impact global des menaces attribué :

CD = Moyen‑faible

Impact global des menaces – commentaires

La durée d’une génération de la Mésange lapone étant estimée à 2,2 ans (Bird et al., 2020), les menaces sont évaluées sur une période de 10 ans. Les répercussions des changements climatiques sur la Mésange lapone et son habitat sont probablement déjà en cours, mais elles sont mal comprises. Les individus peuvent produire une couvée par année, mais ils peuvent vivre longtemps en raison de leur statut de résident, de l’utilisation obligatoire de cavités pour la nidification et le repos, et des adaptations nécessaires pour survivre toute l’année (alimentation opportuniste pendant la période de reproduction; création de caches de nourriture en hiver; survie en cas de froid extrême et d’obscurité). Les changements immédiats et à court terme (annuels, décennaux) sur le plan de l’habitat résultant des changements induits par le climat dans les incendies de forêt, la dynamique de la végétation, le dégel du pergélisol et les sécheresses entraînent des modifications de la couverture terrestre, des types de forêts et des attributs structuraux des arbres dans toute la région arctique et boréale. Puisque cette espèce réside toute l’année au pays, les menaces ne sont évaluées qu’à l’intérieur du Canada. Le nombre d’individus matures est inconnu, bien que l’espèce n’ait pas été détectée dans l’aire de répartition historique lors des relevés ciblés de 2019. La modélisation indique que le nombre d’individus pourrait être inférieur à 1 000 ou même à 250; données insuffisantes pour quantifier la tendance de la population. Contraction de l’aire de répartition historique à la chaîne Brooks et au bassin de la rivière Old Crow dans le nord du Yukon (figure 4). Les facteurs limitatifs peuvent comprendre 1) la compétition potentielle avec la Mésange à tête brune; 2) la dépendance à l’égard des caches de nourriture hors de la période de reproduction; et 3) la dépendance à l’égard de la disponibilité d’arbres convenables pour la nidification et le repos. Les facteurs limitatifs pourraient devenir des menaces pour l’espèce lorsque la taille de la population est petite.

Calcul de l’impact global des menaces
Nombre Menace Impact (calculé) Impact Portée (10 prochaines années) Gravité (10 années) Immédiateté Commentaires
1 Développement résidentiel et commercial sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet L’espèce n’est pas présente dans les collectivités humaines, bien qu’elle ait déjà été présente à Fairbanks, en Alaska.
1.1 Zones résidentielles et urbaines sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
1.2 Zones commerciales et industrielles sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
1.3 Zones touristiques et récréatives sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
2 Agriculture et aquaculture sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
2.2 Plantations pour la production de bois et de pâte sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
2.3 Élevage de bétail sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
2.4 Aquaculture en mer et en eau douce sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
3 Production d’énergie et exploitation minière sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
3.1 Forage pétrolier et gazier sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet Il est peu probable que cela constitue une menace mesurable dans l’aire de répartition limitée au Canada.
3.2 Exploitation de mines et de carrières sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet Il est peu probable que cela constitue une menace mesurable dans l’aire de répartition limitée au Canada.
3.3 Énergie renouvelable sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
4 Corridors de transport et de service sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
4.1 Routes et voies ferrées sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet Pas une menace car il y a peu de routes dans l’aire de répartition de l’espèce, à l’exception d’un petit nombre de routes dans les collectivités nordiques très petites et éloignées. Pas de données pertinentes pour estimer l’effet de la menace.
4.2 Lignes de services publics sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
4.3 Voies de transport par eau sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
4.4 Corridors aériens sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
5 Utilisation des ressources biologiques sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
5.1 Chasse et capture d’animaux terrestres sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet Aucune recherche létale n’est en cours. Espèces non chassées ou collectées
5.2 Cueillette de plantes terrestres sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
5.3 Exploitation forestière et récolte du bois sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet Pas une menace, car il n’y a pas d’exploitation forestière industrielle et la collecte de bois de chauffage est limitée à proximité des collectivités peu peuplées.
5.4 Pêche et récolte de ressources aquatiques sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
6 Intrusions et perturbations humaines sans objet Négligeable Petite (1‑10 %) Négligeable (<1 %) Élevée (continue) sans objet
6.1 Activités récréatives sans objet Négligeable Petite (1‑10 %) Négligeable (<1 %) Élevée (continue) Les répercussions de l’observation récréative des oiseaux sont limitées en raison de l’éloignement et des coûts d’accès élevés aux sites historiques/anciens dans le nord du Yukon, par exemple près d’Old Crow (Yukon), parc national Vuntut et parc national Ivvavik; pas de données pertinentes pour estimer l’effet de la menace, bien que les observations des ornithologues contribuent aux données d’occurrence. Les excursions ornithologiques ciblant cette espèce sont très rares au Canada.
6.2 Guerre, troubles civils et exercices militaires sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
6.3 Travail et autres activités sans objet Négligeable Petite (1‑10 %) Négligeable (<1 %) Élevée (continue) La capture, le baguage et la collecte de sang modérément invasifs peuvent être effectués par le SCF‑ECCC et l’USFWS dans le nord du Yukon en 2024 (en fonction du financement et de la localisation des oiseaux). Autres répercussions négligeables, car la surveillance et la recherche comprennent généralement des méthodes non invasives et un nombre limité de visites limitées. Pas de données pertinentes pour estimer les menaces.
7 Modifications des systèmes naturels CD Moyen‑faible Restreinte (11‑30 %) Modérée‑légère (1‑30 %) Élevée (continue) sans objet
7.1 Incendies et suppression des incendies CD Moyen‑faible Restreinte (11‑30 %) Modérée‑légère (1‑30 %) Élevée (continue) Les cartes cumulatives des incendies (superficie brûlée au cours de la période de 1986 à 2022; NRCAN, 2023) témoignent de l’activité passée des incendies dans la région arctique et boréale. Les données observées sur les incendies de 1959 à 2015 et de 1980 à 2015 au Canada, ainsi que les projections du climat futur et les modèles des incendies de forêt dans le nord du Canada, permettent d’étayer les changements actuels et futurs du comportement et de l’activité des incendies de forêt. La superficie brûlée, le nombre de grands incendies et les incendies provoqués par la foudre augmentent dans l’ouest et le nord du Canada (Hanes et al., 2019). La superficie brûlée augmente également dans la région boréale du nord du Canada (Kasischke et Turetsky, 2006). Les projections de modèles laissent croire que la superficie brûlée annuellement par les grands incendies augmentera de 2 à 4 % par année dans le nord du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest d’ici 2100 (NRCAN, 2021). Les répercussions sur la Mésange lapone comprennent la conversion des forêts à la suite d’incendies de forêt. L’augmentation de la superficie brûlée et du nombre de grands incendies entraînera des changements sur le plan de l’habitat, qui passera de types de forêts matures et anciennes à des types d’herbes et d’arbustes. Une augmentation de l’intensité des incendies de forêt entraînera la disparition de certains attributs structuraux des forêts anciennes nécessaires à la nidification, au repos et à l’alimentation. Même si les incendies de forêt augmenteront au cours des dix prochaines années, les zones utilisées par la Mésange lapone ne présentent pas toutes le même risque d’incendie de forêt. L’augmentation de l’activité des incendies à l’échelle régionale pourrait réduire la disponibilité globale (quantité ou superficie, emplacement spatial, répartition temporelle) d’habitat convenable (types de forêts matures et anciennes contenant des attributs structuraux particuliers pour la nidification, le repos et l’alimentation). Un ou plusieurs grands incendies de forêt au cours d’une saison des incendies pourraient limiter l’habitat convenable à l’année dans le nord du Yukon ou les Territoires du Nord‑Ouest.
7.2 Gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
7.3 Autres modifications de l’écosystème sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet Réduction de la nourriture causée par l’homme : voir 11.3 et les menaces similaires qui pèsent sur le Geai du Canada.
8 Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques sans objet Inconnu Généralisée (71 à 100 %) Inconnue Élevée (continue) sans objet
8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques sans objet Inconnu Généralisée (71 à 100 %) Inconnue Élevée (continue) Les observations montrent que la Pie‑grièche grise exerce un niveau de prédation délétère dans une localité en Alaska, mais rien n’indique qu’il en soit de même au Canada.
8.3 Matériel génétique introduit sans objet Inconnu Généralisée (71 à 100 %) Inconnue Élevée (continue) Si elle se produit, l’hybridation avec la Mésange à tête brune indigène et sympatrique pourrait limiter les populations de Mésanges lapones en provoquant une dilution génétique ou démographique. Des données préliminaires provenant d’études en cours sur l’hybridation et le flux génétique en Alaska et au Yukon ont permis d’identifier des hybrides probables dans le nord de l’Alaska (Johnson, comm. pers., 2023). Les conditions qui facilitent l’hybridation sont inconnues, mais pourraient comprendre les régimes climatiques, la répartition des mésanges, les besoins vitaux (ressources alimentaires ou proies) et les tolérances physiques (Curry, 2005). L’hybridation peut menacer les populations dont l’aire de répartition ou la taille sont réduites en raison d’autres menaces comme les changements sur le plan de l’habitat induits par le climat, les sécheresses, les épisodes de gel et de dégel et les incendies de forêt.
8.4 Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
8.5 Maladies d’origine virale ou maladies à prions sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
8.6 Maladie de cause inconnue sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
9 Pollution sans objet Inconnu Généralisée (71 à 100 %) Inconnue Élevée (continue) sans objet
9.1 Eaux usées domestiques et urbaines sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
9.2 Effluents industriels et militaires sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
9.3 Effluents agricoles et sylvicoles sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
9.4 Déchets solides et ordures sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
9.5 Polluants atmosphériques sans objet Inconnu Généralisée (71 à 100 %) Inconnue Élevée (continue) Les particules atmosphériques provenant de l’augmentation des incendies de forêt dans le Nord pourraient avoir une incidence sur les oiseaux terrestres (voir l’examen récent par Sanderfoot et al., 2022 sur les effets de la fumée des incendies de forêt sur le comportement et la santé des espèces sauvages), mais il n’existe aucune donnée sur les effets négatifs sur les oiseaux terrestres résidant dans les forêts boréales nordiques. Puisque les polluants atmosphériques comme le mercure ont une incidence sur les oiseaux marins de l’Arctique, des répercussions sur les oiseaux terrestres sont plausibles, mais la recherche se concentre actuellement sur les oiseaux aquatiques pendant la période de reproduction dans les systèmes marins/aquatiques (voir l’examen des lacunes dans les connaissances par Seewagen, 2010). Par conséquent, les effets négatifs sur les oiseaux terrestres vivant dans les forêts boréales nordiques sont inconnus. Il est peu probable qu’il s’agisse d’une menace mesurable dans l’aire de répartition limitée au Canada, mais il n’existe pas de données pertinentes sur les particules ou les polluants issus des incendies de forêt permettant d’estimer les effets de la menace.
9.6 Apports excessifs d’énergie sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
10 Phénomènes géologiques sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
10.1 Volcans sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
10.2 Tremblements de terre et tsunamis sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
10.3 Avalanches et glissements de terrain sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet
11 Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents CD Moyen à faible Généralisée (71 à 100 %) Modérée‑légère (1‑30 %) Élevée (continue) sans objet
11.1 Déplacement et altération de l’habitat CD Moyen à faible Généralisée (71 à 100 %) Modérée‑légère (1‑30 %) Élevée (continue) L’examen des changements de la couverture terrestre dans la région arctique et boréale entre 1984 et 2014 montre que 13,6 % de la région a changé en raison 1) de la diminution de la superficie des forêts de conifères et de l’augmentation de la superficie des forêts de feuillus dans le biome boréal et 2) de l’expansion de la végétation arbustive et herbacée dans le biome arctique (Wang et al., 2020). Cet examen permet d’étayer les changements passés et actuels sur le plan de l’habitat. La modélisation récente de la végétation dans la région arctique et boréale, qui prévoit le remplacement à terme de la toundra arctique par des déplacements vers le nord des forêts boréales, y compris la dominance potentielle des arbres à feuilles caduques (Kittel et al., 2020), fournit des preuves à l’appui des changements futurs sur le plan de l’habitat et de la végétation. Ces modèles de végétation concordent avec les prévisions de changements du biome climatique au Yukon, notamment la perte de la toundra arctique dans le nord du Yukon, la perte de la toundra alpine et l’augmentation éventuelle de la superficie de la forêt boréale dans le centre et le nord du Yukon. Le réchauffement des températures et l’augmentation des précipitations favoriseront l’expansion des forêts de feuillus et de conifères dans les zones qui constituent actuellement la toundra arctique, la forêt boréale subarctique (taïga) et les zones arbustives subalpines (Rowland et al., 2016). La modélisation du caractère convenable futur de l’habitat (densité et répartition) jusqu’à la fin du siècle pour 46 espèces d’oiseaux terrestres occupant actuellement des écorégions du nord‑ouest du Canada (Yukon et Territoires du Nord-Ouest) et de l’Alaska fournit des preuves des changements futurs sur le plan de l’habitat convenable. Pour la Mésange à tête brune, la quantité d’habitat convenable diminuera au cours des prochaines décennies (Van Oordt La Hoz et al., en préparation). Les répercussions sur la Mésange lapone peuvent inclure des changements futurs dans les types de peuplements forestiers qui modifient la disponibilité (quantité ou superficie, emplacement spatial, répartition temporelle) d’un habitat convenable contenant les attributs structuraux requis (par exemple des arbres morts et décomposés sur pied pour la nidification et le repos, et des arbres matures et vieux vivants pour l’alimentation). La Mésange lapone (semblable à d’autres petits excavateurs) est probablement une espèce spécialiste de la forêt boréale nordique et dépend de types d’habitat plus anciens et structurellement complexes contenant des attributs structuraux particuliers nécessaires à la nidification, au repos et à l’alimentation (Mahon et al., 2016). Des preuves récentes des effets des changements phénologiques induits par le climat chez 41 espèces résidentes et migratrices en Amérique du Nord laissent croire que le moment de la reproduction aviaire ne suit pas le rythme des changements phénologiques et que les changements induits par le climat dans l’avancement de la feuillaison printanière peuvent entraîner des baisses futures de la productivité de la reproduction. Les espèces présentes dans les environnements forestiers contenant des ressources pulsées (par exemple les cônes/semences de conifères) devraient avoir des réponses phénologiques plus fortes, et les espèces résidentes ou migrant sur de courtes distances qui se reproduisent plus tôt dans la saison devraient avoir une sensibilité phénologique élevée aux fluctuations de la feuillaison printanière (la Mésange à dos marron est un exemple d’espèce); Youngflesh et al., 2023). Peu de travaux ont été menés pour comprendre les changements phénologiques, les liens trophiques et les mécanismes sous‑jacents (par exemple les effets directs sur l’abondance des proies invertébrées), à l’exception de travaux sur les espèces d’oiseaux des hautes terres britanniques et écossaises (Pearce‑Higgins, 2010; Pearce‑Higgins et al., 2010; Fletcher et al., 2013).
11.2 Sécheresses sans objet Inconnue Généralisée (71 à 100 %) Inconnue Élevée (continue) Les données satellitaires recueillies dans la région arctique et boréale entre 1982 et 2011 appuient l’existence de sécheresses passées et présentes. Des printemps plus précoces entraînent une diminution de la productivité estivale, une augmentation de la mortalité des arbres et une augmentation de l’activité des incendies (Buermann et al., 2013). Le réchauffement printanier précoce et l’allongement des périodes sans gel entraînent une diminution de la verdure et de l’humidité en été (Parida et Buermann, 2014). Les sécheresses dépendent du climat et devraient s’aggraver avec l’augmentation annuelle des températures dans le nord du Canada. Les répercussions sur la Mésange lapone sont inconnues (la mortalité des arbres peut entraîner une augmentation des attributs de l’habitat et structuraux, mais une réduction de la productivité et une augmentation de l’activité des incendies peuvent réduire la disponibilité globale de l’habitat).
11.3 Températures extrêmes CD Moyen-faible Généralisée (71 à 100 %) Modérée‑légère (1‑30 %) Élevée (continue) Les données sur les effets passés, présents et futurs induits par le climat peuvent être étayées par des études empiriques portant sur des espèces étroitement liées. Pour le Geai du Canada, une autre espèce résidente de la forêt boréale qui, comme la Mésange lapone, dépend des caches de nourriture, le nombre d’épisodes de gel‑dégel à l’automne a influencé la fécondité à la fin de l’hiver (nombre de jeunes produits), le principal indice vital ayant une incidence sur la croissance de la population. Les conditions automnales plus chaudes et plus variables ont accéléré la dégradation de la nourriture périssable cachée nécessaire à la réussite de la reproduction et à la stabilité de la population (Sutton et al., 2019, 2021). Les répercussions l’augmentation des épisodes de gel‑dégel sur la Mésange lapone sont inconnus mais, comme pour le Geai du Canada, elles peuvent avoir une incidence sur la qualité et l’intégrité de la nourriture cachée hors de la période de reproduction, réduire l’état corporel et la capacité de reproduction des femelles, et réduire le rendement de la reproduction (nombre d’œufs, nombre de jeunes éclos, nombre de jeunes à l’envol).
11.4 Tempêtes et inondations sans objet Inconnu Inconnue Inconnue Inconnue Pas de données pertinentes pour estimer l’effet de la menace. Les données au niveau des peuplements sur la quantité et l’emplacement des chablis créés après les tempêtes sont inconnues dans les forêts boréales nordiques de la région arctique et boréale. Un nouveau système conçu à partir d’images Sentinel‑2 et Planet Dove à haute résolution spatiale et temporelle permet de cartographier les zones endommagées dans les forêts; système formé et testé dans des lieux d’étude de cas jusqu’à présent uniquement dans les 48 États américains inférieurs (Wegmueller et Townsend, 2021).
11.5 Autres impacts sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet

Classification des menaces d’après l’IUCN‑CMP, Salafsky et al. (2008).

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2025-01-30