Paruline du Canada (Cardellina canadensis) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC au Canada 2020

Titre officiel : Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline du Canada Cardellina canadensis au Canada 2020

Comité sur la situation des espèces en peril au Canada (COSEPAC)
Préoccupante 2020

Matériel appartenant à des tierces parties 

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Photo d’une Paruline du Canada
Paruline du Canada
Information sur le document

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2020. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline du Canada (Cardellina canadensis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, xiii + 61 p. (Registre public des espèces en péril).

Rapport(s) précédent(s) :

COSEPAC. 2008. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la paruline du Canada (Wilsonia canadensis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, vii + 38 p.

Note de production : Le COSEPAC remercie Jon McCracken d’avoir rédigé le rapport de situation sur la Paruline du Canada (Cardellina canadensis) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Marcel Gahbauer, coprésident du Sous-comité des spécialistes des oiseaux du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : ec.cosepac-cosewic.ec@canada.ca
Site web : www.cosepac.ca

Also available in English under the title “COSEWIC Assessment and Status Report on the Canada Warbler Cardellina canadensis in Canada”.

Illustration/photo de la couverture : Paruline du Canada – Photo fournie par le rédacteur.

COSEPAC sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2020

Nom commun : Paruline du Canada

Nom scientifique : Cardellina canadensis

Statut : Espèce préoccupante

Justification de la désignation : Quatre-vingts pour cent de l’aire de reproduction de ce petit oiseau chanteur, qui hiverne dans le nord de la cordillère des Andes, se trouve au Canada. Selon les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs, le déclin à long terme de la population canadienne a commencé à ralentir en 2003, et les effectifs connaissent une hausse stable depuis 2012, le taux de croissance global de la dernière décennie s’élevant à 46 %. Toutefois, d’importantes menaces persistent, notamment le défrichage des forêts en Amérique du Sud aux fins d’élevage du bétail et d’autres activités agricoles. Le changement de statut de l’espèce reflète l’amélioration notable de la tendance de la population depuis la dernière évaluation, qui l’avait désignée espèce « menacée ». Néanmoins, l’espèce pourrait retrouver ce statut d’espèce « menacée » si les menaces ne sont pas gérées efficacement.

Répartition au Canada : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Yukon, Territoires du Nord-Ouest.

Historique du statut : Espèce désignée « menacée » en avril 2008. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2020.

COSEPAC résumé

Paruline du Canada
Cardellina canadensis

Description et importance de l’espèce sauvage

La Paruline du Canada est un petit oiseau chanteur coloré. Les mâles arborent des couleurs plus vives que les femelles et les juvéniles, leurs parties supérieures et leur queue bleu-gris contrastant avec leur gorge et leur poitrine jaunes. Des rayures noires forment un collier sur la poitrine qui est plus marqué chez les mâles que chez les femelles. Près de 80 % de la population mondiale de l’espèce se reproduit au Canada, ce qui confère au pays une grande responsabilité en matière de conservation de l’espèce.

Répartition

La Paruline du Canada se reproduit dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada sauf le Nunavut et Terre-Neuve-et-Labrador. Aux États-Unis, elle se reproduit dans plusieurs États du nord et vers le sud, le long des Appalaches. Elle migre vers le nord-ouest de l’Amérique du Sud pour y passer l’hiver.

Habitat

La Paruline du Canada préfère généralement se reproduire dans des forêts mixtes (feuillus et conifères) humides dont l’étage arbustif est bien développé, mais elle utilise également des forêts arbustives riveraines occupant des pentes et des ravins ainsi que des peuplements qui se régénèrent après avoir subi des perturbations naturelles ou anthropiques. Dans son aire d’hivernage, l’espèce préfère les forêts matures situées entre 1 000 et 2 000 m d’altitude, mais on la trouve également dans des forêts secondaires, à l’orée de forêts, dans des plantations de caféiers d’ombre et dans d’autres milieux semi-dégagés. Durant sa migration, elle fréquente le plus souvent des forêts au sous-étage dense, y compris des forêts de plaine inondable.

Biologie

La Paruline du Canada se reproduit une fois par année, pondant habituellement quatre ou cinq œufs. L’incubation dure environ 12 jours. Les oisillons demeurent dans le nid pendant 10 jours et dépendent de leurs parents pendant deux à trois semaines après avoir quitté le nid. La durée d’une génération est estimée à deux ans.

Taille et tendances des populations

On estime que la population canadienne de Parulines du Canada compte entre 2 et 10,4 millions d’individus. Les données du Relevé des oiseaux nicheurs sur l’espèce au Canada indiquent que la population a diminué de 51 % de 1970 à 2019, mais que la tendance s’améliore depuis 2003 environ, la population ayant augmenté de 46 % de 2009 à 2019, de sorte qu’elle s’est rétablie à son niveau du milieu des années 1990. Les tendances varient d’une région à l’autre au Canada, les plus fortes hausses à court terme étant observées dans la partie centrale de l’aire de répartition dans le centre et l’est de la forêt boréale, tandis que les effectifs continuent de baisser en Alberta et dans les Maritimes. Des données d’autres sources indiquent également une baisse à long terme de la population de Parulines du Canada; la plupart de ces données montrent aussi des baisses à court terme, mais, dans bien des cas, les plus récentes données remontent au moins à 5-10 ans, soit avant la récente hausse documentée par le Relevé des oiseaux nicheurs.

Menaces et facteurs limitatifs

On croit que la perte et la dégradation de l’habitat dans l’aire d’hivernage située dans les Andes en Amérique du Sud constituent les facteurs les plus probables à l’origine du déclin à long terme de la Paruline du Canada. En effet, plus de 90 % de la superficie des forêts montagnardes primaires a été rasée depuis les années 1970 dans l’aire d’hivernage de l’espèce. Ces dernières années, la forêt a repoussé dans certaines parties de l’aire d’hivernage situées en altitude, mais les pertes de forêts se poursuivent ailleurs et à plus faible altitude. Des pertes d’habitat se sont également produites dans certaines parties de l’aire de reproduction au Canada et le long de corridors de migration, particulièrement là où l’on a drainé des forêts humides pour le développement urbain ou la conversion en terres agricoles (particulièrement dans l’est) ou pour l’expansion industrielle et la construction de routes (particulièrement dans l’ouest). Des données suggèrent que, durant sa migration, l’espèce est particulièrement vulnérable aux collisions avec de hauts bâtiments ou d’autres structures élevées.

Le besoin d’un habitat d’hivernage forestier dans le nord des Andes est un important facteur limitatif pour la Paruline du Canada. L’espèce fait preuve d’une certaine souplesse quant à sa capacité d’occuper des plantations de caféiers d’ombre, mais celles-ci sont de plus en plus converties en plantations de caféiers de plein soleil, qui ne conviennent pas à la Paruline du Canada.

Protection, statuts et classements

Au Canada, les adultes, les nids et les œufs de la Paruline du Canada sont protégés par la Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs. Elle est également protégée à titre d’espèce menacée par la Loi sur les espèces en péril du Canada. Elle est inscrite comme espèce en voie de disparition à l’Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse, comme espèce menacée à la Loi sur les espèces et les écosystèmes en voie de disparition du Manitoba et à la Loi sur les espèces menacées d’extinction du Nouveau-Brunswick et comme espèce préoccupante à la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. L’espèce est considérée comme vulnérable en Colombie-Britannique et figure à la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec. Partenaires d’envol la considère comme une espèce dont la conservation est très préoccupante au Canada et aux États-Unis. NatureServe la classe comme non en péril à l’échelle mondiale, et l’UICN la range dans la catégorie « préoccupation mineure ».

Résumé technique

Cardellina canadensis

Paruline du Canada

Canada Warbler

Répartition au Canada : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Yukon, Territoires du Nord-Ouest.

Données démographiques
Sujet Information
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population) Environ deux ans
D’après l’estimation de l’UICN (Bird et al.,2020).
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures? Non
La population augmente depuis 2012.
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]. Sans objet
La population augmente depuis 2012.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]. Augmentation de 46 % sur dix ans (2009-2019)
Pourcentage inféré d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour le Canada.
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]. Inconnu
Réduction prévue d’après l’évaluation des menaces, mais les préoccupations sont peut-être surestimées compte tenu de la récente hausse de population.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] commençant dans le passé et se terminant dans le futur. Inconnu
Les tendances récentes et les prévisions sont contradictoires.
Est-ce que les causes du déclin sont a) clairement réversibles et b) comprises et c) ont effectivement cessé? a) Oui, la perte d’habitat est théoriquement réversible.
b) Oui, la perte d’habitat est la principale préoccupation.
c) Non, de l’habitat continue d’être perdu.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? Non
Données démographiques
Sujet Information
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population) Environ deux ans
D’après l’estimation de l’UICN (Bird et al.,2020).
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures? Non
La population augmente depuis 2012.
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]. Sans objet
La population augmente depuis 2012.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]. Augmentation de 46 % sur dix ans (2009-2019)
Pourcentage inféré d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour le Canada.
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]. Inconnu
Réduction prévue d’après l’évaluation des menaces, mais les préoccupations sont peut-être surestimées compte tenu de la récente hausse de population.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] commençant dans le passé et se terminant dans le futur. Inconnu
Les tendances récentes et les prévisions sont contradictoires.
Est-ce que les causes du déclin sont a) clairement réversibles et b) comprises et c) ont effectivement cessé? a) Oui, la perte d’habitat est théoriquement réversible.
b) Oui, la perte d’habitat est la principale préoccupation.
c) Non, de l’habitat continue d’être perdu.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? Non
Nombre d’individus matures dans chaque sous-population
Sous-population (utilisez une fourchette plausible) Nombre d’individus matures
Total
D’après PIF (2019) et BAM (2020).
De 2 à 10,4 millions

Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]? Inconnu (Analyse pas effectuée)

Menaces

Un calculateur des menaces a-t-il été rempli pour l’espèce? Oui; impact global des menaces élevé (voir l’annexe A).

Voici les principales menaces relevées :

  1. Élevage de bétail (UICN 2.3), principalement dans les aires d’hivernage – impact moyen.
  2. Exploitation forestière et récolte du bois (UICN 5.3), principalement dans les aires d’hivernage, mais aussi, dans une moindre mesure, dans les aires de reproduction – impact moyen.
  3. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (UICN 11), particulièrement la sécheresse dans les aires d’hivernage – impact faible à moyen.
  4. Développement résidentiel et commercial (UICN 1), notamment les collisions avec de hautes structures – faible impact.
  5. Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois (UICN 2.1), principalement dans les aires d’hivernage – faible impact.
  6. Production d’énergie et exploitation minière (UICN 3) – faible impact.
  7. Lignes de services publics (UICN 4.2), particulièrement les collisions avec des tours de communication – faible impact.
  8. Autres modifications de l’écosystème (UICN 7.3) – faible impact.

Quels autres facteurs limitatifs sont pertinents? L’espèce a besoin de la forêt dans ses aires d’hivernage montagnardes dans les Andes.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
Sujet Information
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada À la hausse
La population aux États-Unis a augmenté de 19 % depuis dix ans, surtout en raison de la croissance rapide des effectifs au Minnesota et dans l’État de New York, laquelle est compensée en partie par des baisses dans plusieurs autres États.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Oui
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? Oui
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? Oui
Les conditions se détériorent-elles au Canada? Oui, en partie (perte continue d’habitat)
Les conditions de la population source (externe) se détériorent-elles? Inconnu
La population canadienne est-elle considérée comme un puits? Non
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle? Inconnu
La population augmente actuellement au Canada et à l’étranger.

Nature délicate de l’information sur l’espèce

L’information concernant l’espèce est-elle de nature délicate? Non

Historique du statut

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « menacée » en avril 2008. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2020.

Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce préoccupante

Code alphanumérique : Sans objet

Justification de la désignation : Quatre-vingts pour cent de l’aire de reproduction de ce petit oiseau chanteur, qui hiverne dans le nord de la cordillère des Andes, se trouve au Canada. Selon les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs, le déclin à long terme de la population canadienne a commencé à ralentir en 2003, et les effectifs connaissent une hausse stable depuis 2012, le taux de croissance global de la dernière décennie s’élevant à 46 %. Toutefois, d’importantes menaces persistent, notamment le défrichage des forêts en Amérique du Sud aux fins d’élevage du bétail et d’autres activités agricoles. Le changement de statut de l’espèce reflète l’amélioration notable de la tendance de la population depuis la dernière évaluation, qui l’avait désignée espèce « menacée ». Néanmoins, l’espèce pourrait retrouver ce statut d’espèce « menacée » si les menaces ne sont pas gérées efficacement.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) : Ne s’applique pas, car la population a augmenté de 46 % depuis dix ans.

Critère B (aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation) : Ne s’applique pas, car la superficie de la zone d’occurrence de 2 200 000 km2 et l’IZO de plus de 20 000 km2 dépassent les seuils.

Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) : Ne s’applique pas, car le nombre d’individus matures de 2 à 10,4 millions dépasse les seuils.

Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) : Ne s’applique pas, car le nombre estimé d’individus matures de 2 à 10,4 millions dépasse les seuils pour D1, et la population n’est pas vulnérable à un déclin rapide et considérable.

Critère E (analyse quantitative) : Ne s’applique pas, car l’analyse n’a pas été effectuée.

Préface

Au moment de la rédaction du premier rapport de situation sur la Paruline du Canada (COSEWIC, 2008), l’espèce était considérée comme appartenant au genre Wilsonia, mais elle a depuis été reclassée dans le genre Cardellina.

De nombreuses études sur la Paruline du Canada ont été entreprises depuis la parution du rapport de situation précédent. Certaines de ces études visaient à comprendre les voies de migration, à déterminer les importantes aires d’hivernage et à établir des liens avec les aires de reproduction (p. ex. Cárdenas-Ortiz et al., 2017; González-Prieto, 2018a,b; Roberto-Charron, 2018a). D’autres études visaient à mieux comprendre les besoins de l’espèce en matière d’habitat dans les aires de reproduction (p. ex. Haché et al., 2014; Ball et al., 2016; Grinde et Niemi, 2016; Hunt et al., 2017; Westwood et al.,2019) et les aires d’hivernage (p. ex. González-Prieto et al., 2017; Céspedes et Bayly, 2018; González-Prieto, 2018a,b), ainsi que les effets des perturbations à l’échelle du paysage au cours et hors de la période de reproduction sur les tendances de population (Wilson et al., 2018). Les recherches menées depuis une décennie permettent de mieux comprendre l’écologie de la Paruline du Canada et l’importance relative des menaces potentielles. Les estimations des tendances de population ont été perfectionnées et mises à jour, et une réanalyse a montré que le taux de déclin calculé lors de l’évaluation précédente était probablement surestimé. D’autres estimations des tendances sont devenues disponibles, notamment les résultats du Réseau canadien de surveillance des migrations et de certains atlas des oiseaux nicheurs de deuxième génération.

L’élaboration de mesures de conservation panhémisphériques a été lancée en 2013 par la création de l’Initiative internationale de conservation de la Paruline du Canada (IICPC; Rosenberg et al., 2016). Un programme national de rétablissement a été préparé (Environment Canada, 2016).

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2020)

 

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique : Cardellina canadensis

Nom français : Paruline du Canada

Nom anglais : Canada Warbler

Nom espagnol : Reinita Canadiense

Classification : Classe : Aves; Ordre : Passeriformes; famille : Parulidés

L’espèce était auparavant classée dans le genre Wilsonia, mais des analyses phylogénétiques ont montré qu’elle est plus étroitement apparentée à d’autres espèces du genre Cardellina (Chesser et al.,2011).

Description morphologique

La Paruline du Canada est un petit oiseau chanteur coloré. Les mâles arborent des couleurs plus vives que les femelles et les juvéniles, leurs parties supérieures et leur queue bleu-gris contrastant avec leur gorge et leur poitrine jaunes. Les mâles ont le front et les joues noirs, celles-ci rejoignant un collier de rayures noires bien définies qui traversent la poitrine. Les deux sexes ont des « lunettes » blanc jaunâtre bien visibles autour des yeux. Chez les femelles, les parties supérieures et la queue sont gris bleuâtre terne, la gorge et la poitrine sont jaunes, et le collier est un peu plus pâle et moins marqué que chez les mâles (Reitsma et al., 2009).

Structure spatiale et variabilité de la population

Aucune sous-espèce de la Paruline du Canada n’est reconnue (Reitsma et al., 2009), mais des résultats préliminaires indiquent certaines différences génétiques entre les populations du sud des États-Unis, de l’est du Canada et de l’ouest du Canada (Haché, comm. pers., 2019; voir ci-dessous).

Unités désignables

L’espèce ne présente aucune variation géographique de sa morphologie (Reitsma et al., 2009). Ferrari et al.(2018) ont montré qu’il pourrait y avoir des sous-populations en raison d’une légère différenciation génétique, et les résultats préliminaires inédits d’une autre analyse suggèrent qu’il y a des différences génétiques entre les individus du sud des États-Unis, de l’est du Canada et de l’ouest du Canada (Bossu et Ruegg, 2019), ce qui pourrait traduire une diversité génétique qui covarie avec des variables climatiques. L’isolement par la distance semble constituer le principal mécanisme de différenciation de la Paruline du Canada dans son aire de reproduction. Il pourrait y avoir quatre écotypes distincts de l’espèce, soit ceux de la Caroline du Nord, du nord-est (Maritimes), du Québec (centre du Canada) et de la région boréale de l’ouest. Toutefois, comme il n’existe aucune différence qui justifierait la reconnaissance d’unités désignables conformes à la définition qu’en donne le COSEPAC, le présent rapport porte sur l’ensemble de l’espèce (voir aussi Déplacements et dispersion).

Importance de l’espèce

Le Canada abrite près de 80 % de la population reproductrice mondiale de Parulines du Canada, ce qui confère au pays une grande responsabilité en matière de conservation de l’espèce. Aucune connaissance traditionnelle autochtone sur l’espèce n’a été trouvée. Toutefois, la Paruline du Canada fait partie d’un écosystème important pour les peuples autochtones qui reconnaissent l’interdépendance de toutes les espèces.

Répartition

Aire de répartition mondiale

La Paruline du Canada se reproduit dans l’ouest et le sud de l’écorégion boréale et dans une bonne partie du sud-est du Canada, ainsi qu’aux États-Unis, autour des Grands Lacs, dans les États du Nord-est et le long des Appalaches vers le sud, jusqu’au Tennessee et en Géorgie (Reitsma et al. 2009; figure 1).

Son aire d’hivernage comprend la majeure partie du Venezuela et le versant oriental des Andes jusqu’au Pérou, au sud (Robinson et al., 1995; American Ornithologists’ Union, 1998; figure 1). Il existe aussi des mentions de l’espèce dans les contreforts de la cordillère au Panama et au Costa Rica. L’espèce est le plus abondante l’hiver dans les Andes de l’est de la Colombie, de l’ouest du Venezuela, du nord du Pérou et du sud de l’Équateur (Reitsma et al., 2009; Roberto-Charron, 2018a).

Il y a peu de mentions de l’espèce dans les îles des Caraïbes durant ses migrations de printemps et d’automne, car elle semble plutôt survoler le continent, en passant par l’est du Mexique et l’Amérique centrale (Cárdenas-Ortiz et al., 2017; Roberto-Charron, 2018a; voir figure 1). De récentes données de géolocalisation inédites suggèrent qu’une migration de courte distance traversant une partie du golfe du Mexique (entre des zones côtières du Texas et du Mexique) est assez courante (Roberto-Charron, comm. pers., 2019).

Voir description longue ci-dessous
Figure 1. Aire de répartition mondiale de la Paruline du Canada selon la saison (carte tirée d’Environment Canada [2016] et fondée sur diverses sources).
Description longue

Carte montrant les aires de reproduction, d’hivernage et de migration de la Paruline du Canada. Pour de plus amples détails, veuillez consulter la section « Aire de répartition mondiale » du rapport. 

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

United States = États-Unis
Rocky mountains = Montagnes rocheuses
Mexico = Mexique
Gulf of Mexico = Golfe du Mexique
Caribbean Sea = Mer des Caraïbes
Breeding = Reproduction
Wintering = Hivernage
Migrating = Migration
1:47,015,971 = 1/47 015 971
Kilometres = kilomètres
Coordinate System: WGS 1984 Web Mercator Auxiliary Sphere = Système de coordonnées : WGS 1984 Web Mercator (sphère auxiliaire)
Projection: Mercator Auxiliary Sphere = Projection : sphère auxiliaire Mercator
Datum: WGS 1984 = Système de référence : WGS 1984

Aire de répartition canadienne

Au Canada, l’aire de reproduction de la Paruline du Canada s’étend de la Colombie-Britannique aux Maritimes (figure 1). L’aire de reproduction comprend l’extrême sud-est du Yukon (Sinclair et al., 2003; Bennett, comm. pers., 2019), le nord-est de la Colombie-Britannique (Phinney, 2015), l’extrême sud-ouest des Territoires du Nord-Ouest (Machtans et Latour, 2003), le nord et le centre de l’Alberta (Federation of Alberta Naturalists, 2007), le centre-nord de la Saskatchewan (Smith, 1996), le centre-sud du Manitoba (Roberto-Charron, 2018b), la majeure partie de l’Ontario sauf l’extrême sud et le Grand Nord (Cadman et al., 2007), le centre-sud et le sud du Québec (Robert et al.,2019), le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse (Stewart et al., 2015). L’espèce ne fréquente pas régulièrement le Nunavut ou Terre-Neuve-et-Labrador.

Zone d’occurrence et zone d’occupation

La superficie actuelle de la zone d’occurrence est d’environ 2,2 millions de km2, valeur calculée selon la méthode du plus petit polygone convexe englobant l’aire de reproduction connue montrée à la figure 1. La valeur n’a pas changé depuis la parution du rapport de situation précédent (COSEWIC, 2008).

L’indice de zone d’occupation (IZO) exprimé en carrés de 2 km de côté n’a pas été calculé puisqu’on ne connait pas la répartition détaillée de l’espèce. Dans le rapport de situation précédent, la zone d’occupation biologique a été estimée à 27 000 km2 à partir d’une estimation de population de 1,35 million de couples et d’un domaine vital moyen de 2 ha (Chace, 2005). Selon cette méthode, la zone d’occupation actuelle se situerait entre 20 000 et 104 000 km2.

Activités de recherche

Les récentes données sur la répartition de l’espèce au Canada proviennent principalement des projets d’atlas des oiseaux nicheurs réalisés en Colombie-Britannique (Phinney, 2015), en Alberta (Federation of Alberta Naturalists, 2007), en Saskatchewan (Smith, 1996), au Manitoba (Roberto-Charron, 2018b), en Ontario (Cadman et al., 2007), au Québec (Robert et al., 2019) et dans les Maritimes (Stewart et al., 2015). Les listes de vérification des oiseaux soumises à eBird (Fink et al., 2018) fournissent également de précieuses données sur l’abondance relative et la répartition de l’espèce, y compris hors de la saison de reproduction.

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Habitat de reproduction

La Paruline du Canada est présente dans un large éventail de types de forêts, ses préférences variant considérablement d’une région à l’autre (Crosby et al.,2019). En général, elle est le plus commune dans les forêts mixtes (feuillus et conifères) humides dont l’étage arbustif est bien développé, souvent en raison de trouées dans le couvert et de conditions convenables de drainage et d’humidité du sol (Reitsma et al., 2009; Grinde et Niemi, 2016; Churchill et al., 2017; Hunt et al., 2017). Dans son aire de répartition, l’espèce est présente de façon variable dans des peuplements humides d’érables rouges (Acer rubrum), des marécages à thuya et à épinette, des peuplements de peupliers faux-trembles, des forêts mixtes de peupliers faux-trembles, de bouleaux et de sapins, des forêts riveraines et des ravins densément boisés, ainsi que près d’étangs de castors et sur des pentes broussailleuses (Peck et James, 1987; Larue et al., 1995; Cooper et al., 1997; Drapeau et al., 2000; Chace, 2005; Semenchuk, 2007; Hallworth et al., 2008a; Reitsma et al., 2008; Chace et al., 2009; Stewart et al., 2015; Boone, 2016; Westwood, 2016; Roberto-Charron, 2018b; Toussaint, 2019; Westwood et al.,2019; Dufour-Pelletier et al.,en prép.). Le noisetier à long bec (Corylus cornuta) et l’érable à épis (Acer spicatum) sont particulièrement abondants dans la strate arbustive des sites préférés par la Paruline du Canada dans le centre et l’est du Canada (Dufour-Pelletier et al.,en préparation). Selon Hunt et al. (2017), l’attraction conspécifique influe beaucoup sur la présence de la Paruline du Canada.

L’espèce a une affinité pour les forêts matures ou vieilles (de plus de 80 ans), particulièrement dans l’ouest du Canada (Haché et al., 2014; Hunt et al., 2015; Phinney, 2015; Ball et al., 2016; Grinde et Niemi, 2016; Roberto-Charron, 2018b). En Alberta, son abondance relative est le plus élevée dans les forêts de feuillus de plus de 140 ans (ABMI et BAM, 2019), y compris des forêts de milieu sec pourvu qu’elles présentent des trouées dans le couvert qui favorisent la croissance d’une strate arbustive dense et bien développée (Schieck et al., 1995; Enns et Siddle, 1996; Cooper et al., 1997; Hobson et Bayne, 2000a; Hobson et al., 2000; Schieck et Hobson, 2000; Schieck et al., 2000; Cumming et Machtans, 2001; Machtans et Latour, 2003; Hannon et al., 2004, Krikun et al.,2018).

Dans l’ouest du Canada, la Paruline du Canada est habituellement le plus abondante dans des forêts non exploitées, mais elle peut aussi être commune dans des forêts en régénération (de 6 à 30 ans après une perturbation) à la suite d’un feu, d’une infestation d’un insecte ravageur ou d’une coupe forestière (Titterington et al., 1979; Welsh et Fillman, 1980; Christian et al., 1996; Hobson et Schieck, 1999; Drapeau et al., 2000; Hobson et Bayne, 2000 b; Schieck et Hobson, 2000; Hunt et al.,2015, 2017). Des études réalisées dans le nord de l’Alberta n’ont montré aucune baisse du succès de reproduction dans des forêts aménagées par rapport aux aires protégées, mais la densité de population était plus faible dans les forêts exploitées, et la proximité de peuplements non exploités et celle de congénères étaient des facteurs importants déterminant la probabilité d’utilisation par l’espèce de peuplements récoltés (Hunt et al., 2015, 2017).

Habitat de migration

Durant la migration, la Paruline du Canada préfère les zones où la strate arbustive est bien développée, comme les lisières de forêts, les habitats riverains et les forêts secondaires (Reitsma et al., 2009). Elle semble avoir une affinité pour les forêts de plaine inondable (Power, 1971) et se nourrit habituellement près du sol parmi les herbacées et dans la végétation ligneuse basse (Keast, 1980). Au Mexique et dans le nord de l’Amérique centrale, elle utilise la strate arbustive et les strates supérieures de forêts humides ou semi-humides ou de lisières de forêts depuis le niveau de la mer jusqu’à 2 500 m d’altitude (Binford, 1989; Howell et Webb, 1995). Au Honduras et au Panama, on la trouve dans des forêts claires, des forêts secondaires, des arbustaies et des mangroves (Monroe, 1968).

Habitat d’hivernage

En Colombie, la Paruline du Canada fréquente des zones montagneuses et leurs contreforts à des altitudes de 750 à 2 300 m; elle est le plus abondante entre 1 000 et 2 000 m d’altitude et est présente en plus fortes densités dans des forêts matures que dans des forêts secondaires, dans des plantations de caféiers d’ombre, à l’orée de forêts et dans d’autres milieux semi-dégagés (Céspedes et Bayly 2018). Dans l’habitat forestier, l’espèce s’alimente à mi-hauteur dans le couvert (de 5 à 15 m au-dessus du sol). Dans une étude menée en Colombie, l’espèce n’a pas été trouvée dans des paysages qui présentaient moins de 20 % de couvert forestier (Colorado, 2011).

Au Pérou et en Équateur, la Paruline du Canada utilise des forêts pluviales sur le versant oriental des Andes et les basses terres adjacentes (Paynter, 1995). Dans les Andes vénézuéliennes, on la trouve dans des forêts montagnardes humides et pluviales et dans de vieilles forêts secondaires (Hilty, 2003). Elle est relativement commune dans les plantations de caféiers d’ombre de la région (Bakermans et al., 2009; González-Prieto, 2018a), bien que ces plantations semblent être de moins bonne qualité que les forêts naturelles (voir Physiologie et adaptabilité).

Tendances en matière d’habitat

Aire de reproduction

Depuis un siècle ou plus, une partie de l’habitat de milieux humides forestiers dans l’aire de reproduction de la Paruline du Canada qui s’étend depuis le sud de l’Ontario jusqu’aux Maritimes a été drainée (Tiner, 1984; Reitsma et al., 2009) ou convertie en terres agricoles ou en zones urbaines (Gauthier et Aubry, 1996). Toutefois, la récente régénération de la forêt dans cette région après le déboisement de la première moitié du 20e siècle a rétabli des parcelles d’habitat pour l’espèce (Reitsma et al., 2009). La perte d’habitat dans l’aire de répartition de l’espèce dans l’écorégion boréale a été plus localisée et était liée surtout à l’expansion de l’agriculture, à la construction de routes et, particulièrement dans l’ouest de cette aire, aux forages pétroliers et gaziers, à l’exploitation des sables bitumineux et à d’autres infrastructures industrielles (SSBF, 1999; Hobson et al., 2002; Schneider et al., 2003; AESRD et ACA, 2014; Westwood et al., 2019). Dans certaines régions, le broutage excessif par les ongulés réduit la strate arbustive, ce qui peut rendre certaines forêts moins convenables pour la Paruline du Canada (Cardinal et al.,2012).

La perte nette de forêt au Canada se poursuit d’année en année, mais elle ralentit : elle est passée d’environ 64 000 ha/an en 1990 à quelque 37 000 ha/an en 2016, et durant cette période moins de 0,5 % de la superficie forestière totale du Canada a été convertie à d’autres utilisations des terres (Natural Resources Canada, 2018). La conversion de forêts anciennes et de vieilles forêts équiennes en jeunes peuplements est peut-être plus préoccupante, particulièrement dans l’ouest de l’aire de reproduction (Hobson et Bayne, 2000a). Vers la fin du 20e siècle, 60-70 % des coupes forestières dans le nord-ouest du Canada étaient pratiquées dans des peuplements anciens (SSBF, 1999).

La perte à long terme (permanente) de couvert forestier attribuable à l’exploitation forestière est largement compensée par la régénération naturelle, la plantation d’arbres et d’autres activités d’aménagement forestier (CCFM, 2019), mais les pratiques d’aménagement avant et après la récolte qui réduisent la strate arbustive peuvent réduire la qualité de l’habitat de la Paruline du Canada (Gauthier et Aubry, 1996). D’autres études doivent être menées pour évaluer l’effet des pratiques sylvicoles sur le caractère convenable des forêts aménagées pour la Paruline du Canada.

Aire d’hivernage

Selon Davis et al.(1997), les forêts du nord des Andes (principalement en Colombie) situées entre 500 et 2 000 m d’altitude comptent parmi les plus menacées du monde. Au début des années 1990, environ 90 % de la forêt primaire, dont 95 % de la forêt de nuage, avaient été déboisés pour l’agriculture, la coupe de bois de chauffage, la culture de drogues illégales et la pulvérisation d’herbicides visant à détruire ces cultures (Henderson et al., 1991; Davis et al., 1997). En Colombie seulement, environ 2 000 km2 de forêt étaient déboisés chaque année au début des années 2000 (Butler, 2006); ne restaient intacts que 9,6 % des 2 763 523 ha que la forêt d’origine entre 1 500 et 2 000 m d’altitude couvrait dans les Andes colombiennes (Rodriguez et al.,2004). L’expansion des pâturages de bovins depuis le milieu du 19e siècle est un important facteur de modification de l’habitat dans les Andes (Dillon, 1994; Etter et al., 2008).

Les récentes tendances en matière d’habitat sont plus mitigées. Il y a eu une certaine expansion du couvert forestier en Colombie de 2001 à 2010 (Sánchez-Cuervo et al., 2012). Aide et al.(2019) ont observé que la perte de forêt dans les Andes de 2001 à 2014 était le plus grande entre 1 000 et 1 499 m d’altitude, tandis qu’un gain de forêt a été observé au-dessus de 1 500 m. Comme la Paruline du Canada hiverne à des altitudes de 750 à 2 300 m et qu’elle est le plus abondante entre 1 000 et 2 000 m (Céspedes et Bayly, 2018), les conséquences générales de ces changements sont incertaines. De récentes observations de surveillance par satellite faites par le World Resources Institute montrent que plus de 421 000 ha de couvert forestier ont été perdus en Colombie en 2017, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016 (Clynes, 2018). On croit que les baisses récentes du couvert forestier sont liées en partie à la hausse du défrichage à la suite de la signature en 2016 de l’accord de paix entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) (Salazar et al., 2018; Prem et al., 2020). Avant la signature de l’accord, les risques pour la sécurité limitaient l’activité économique dans de nombreuses régions de la Colombie, y compris les régions andines qui offrent de l’habitat d’hivernage à la Paruline du Canada. Depuis la mise en œuvre de l’accord, la sécurité accrue a stimulé l’activité économique, particulièrement les grandes exploitations industrielles (Prem et al., 2020), ce qui a entrainé la perte de couvert forestier; on prévoit que ces tendances augmenteront (Salazar et al., 2018). Les régions andines de la Colombie comptent parmi les principales régions de l’Amérique latine où l’on s’attend à ce que de l’habitat d’oiseaux chanteurs migrateurs néotropicaux (p. ex. forêt mature et secondaire, mosaïque de forêts et de terres cultivées) soit perdu par conversion à l’agriculture en milieu ouvert d’ici 2050 (Wilson et al, 2019). Une des causes de cette perte d’habitat est que les plantations traditionnelles de caféiers d’ombre, que la Paruline du Canada utilise fréquemment, sont de plus en plus remplacées par des cultures de caféiers en plein soleil, qui n’offrent pas d’habitat à l’espèce (Perfecto et al., 1996; Escobar, 2013; González-Prieto, 2018a,b; Wilson et al.,2019).

Habitat de migration

Dans le sud des États-Unis et au Mexique, il y a des pertes de forêts de la côte du golfe du Mexique en raison du développement urbain et commercial, de l’agriculture, du pâturage de bétail, de l’exploitation forestière et de la propagation d’espèces exotiques (voir Barrow et al.,2005).

Biologie

Cycle vital et reproduction

BirdLife International (Bird et al.,2020) estime que la Paruline du Canada a une durée de génération de deux ans, en tenant compte de son âge à la première reproduction (un an; Reitsma et al., 2009), de sa durée de vie maximale d’environ huit ans; Klimkiewicz et al., 1983) et de son taux moyen annuel de survie des adultes de 0,51, ce qui est considéré comme faible pour un petit oiseau terrestre (Albert et al., 2016). Cette estimation du taux de survie des adultes cadre bien avec le taux de 0,47 (écart-type = 0,027; CV = 5,7 %; plage = 0,44 à 0,54) estimé à partir des données du programme Monitoring Avian Productivity and Survivorship (MAPS; DeSante et al., 2015). Wilson et al.(2018) ont constaté que la probabilité de survie apparente était plus élevée dans la partie centrale de l’aire de reproduction que dans les parties occidentale et orientale.

L’espèce fait son nid sur le sol ou près du sol et ne l’utilise qu’une fois. Les nids de l’espèce sont bien cachés dans la végétation basse et dense (p. ex. buttons de mousse, racines exposées d’arbres renversés, petits monticules à épaisse litière de feuilles et denses peuplements de gaules) et sont donc difficiles à trouver (Reitsma et al., 2008, 2009; Goodnow et Reitsma, 2011).

Dans l’habitat de reproduction de haute qualité, les territoires de reproduction de la Paruline du Canada sont souvent groupés les uns près des autres (Reitsma et al., 2009; Hunt et al., 2017). Diverses études ont montré que la superficie moyenne de ces territoires variait de 0,2 ha à environ 1 ha (Chace, 2005; Machtans, 2006; Hallworth et al., 2008a; Reitsma et al., 2009; Flockhart et al, 2016). La superficie moyenne du domaine vital varie de 1 à 2 ha (Chace, 2005; Hunt et al., 2015).

Au Canada, les stades de l’œuf et de l’oisillon peuvent durer de la fin de mai à la fin de juillet (Rousseu et Drolet 2017). La couvée compte habituellement quatre ou cinq œufs, et l’espèce ne produit qu’une couvée par année (Peck et James, 1987; Reitsma et al., 2009). L’incubation dure environ 12 jours; les oisillons demeurent dans le nid pendant 7 à 9 jours et dépendent de leurs parents durant deux à trois semaines après avoir quitté le nid (Reitsma et al., 2009). En moyenne, environ 3,8 jeunes d’une couvée prennent leur envol (Reitsma et al., 2009).

Physiologie et adaptabilité

La Paruline du Canada a besoin d’une strate arbustive bien développée dans son habitat de reproduction. Elle présente donc un certain degré d’adaptabilité aux perturbations anthropiques comme l’exploitation forestière, ainsi qu’aux perturbations naturelles (p. ex, feu, vent, défoliation par des insectes).

 L’intensité des coupes forestières (p. ex. coupe de jardinage par arbre ou coupe à blanc) est importante. La Paruline du Canada occupe volontiers des forêts en régénération après une coupe, particulièrement entre 6 et 20 ans après la coupe dans l’est (Lambert et Faccio, 2005) et entre 20 et 30 ans après la coupe dans l’ouest (Hobson et Schieck, 1999; Schieck et Hobson, 2000; Hunt et al., 2015). Cela s’explique par le fait que la strate arbustive est le plus développée durant les premiers stades de régénération (Sodhi et Paszkowski, 1995; Norton et Hannon, 1997; Tittler et al., 2001). L’espèce occupe également des peuplements qui se rétablissent après un feu (Hobson et Schieck, 1999; Schieck et Hobson, 2000), mais elle a tendance à y être moins abondante que dans les peuplements en régénération après une coupe (Hobson et Schieck, 1999).

La Paruline du Canada semble tolérer relativement bien la fragmentation de l’habitat causée par l’exploitation forestière (Schmiegelow et al., 1997; Ball et al., 2016). Cette tolérance pourrait s’expliquer par le fait qu’une strate arbustive bien développée se régénère à côté des fragments après une coupe (Schmiegelow et al. 1997), mais la présence de l’espèce dépend de la présence d’habitat convenable avoisinant (Sólymos et al.,2015). L’espèce tolère moins bien la fragmentation des forêts associée à l’agriculture, dont l’impact est plus permanent (Robbins et al., 1989; Hobson et Bayne, 2000c).

Dans ses aires d’hivernage, la Paruline du Canada utilise beaucoup les plantations de caféiers d’ombre (Finch et Stangel, 1993; Bakermans et al., 2009; González-Prieto, 2018a,b). Ces plantations semblent offrir moins de nourriture à l’espèce que les forêts naturelles (González-Prieto, 2018a), mais aucune différence de survie annuelle apparente n’a été observée entre des individus qui passaient l’hiver dans des plantations de caféiers d’ombre et ceux qui hivernaient dans des forêts naturelles (González-Prieto et al., 2020).

La Paruline du Canada se nourrit principalement d’insectes volants (p. ex. diptères et lépidoptères) et d’araignées dans la strate arbustive, d’où son ancien nom commun anglais de Canadian Flycatcher (Reitsma et al. 2009). Elle a diverses techniques de chasse : elle attrape ses proies en vol, en s’élançant d’un perchoir, en vol stationnaire pour les cueillir sur le feuillage ou en les cueillant au sol (Reitsma et al. 2009). Bien qu’elle ne soit pas considérée comme un prédateur spécialiste de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana), Crawford et Jennings (1989) et Sleep et al.(2009) ont observé que la Paruline du Canada réagissait aux infestations de tordeuses. Il s’agit d’études de corrélation qui ont par la suite été réfutées par Venier et Holmes (2010) et Venier et al. (2012). Une étude plus récente a conclu que les infestations de tordeuses peuvent avoir des effets locaux ou régionaux sur les populations de Parulines du Canada, mais que ces effets pourraient être attribuables à des modifications à court terme de la structure de la forêt, comme la prolifération des arbustes après la défoliation des arbres (Drever et al., 2018). Walker et Taylor (2020) ont également trouvé une corrélation positive entre les indices de population de tordeuses et les tendances de printemps et d’automne de la Paruline du Canada.

Déplacements et dispersion

La fidélité au territoire de l’espèce est jugée élevée par Reitsma et al. (2009). Dans une étude de quatre ans menée au New Hampshire, Hallworth et al. (2008a) ont estimé la fidélité au site moyenne des mâles adultes revenant du sud à 52 %. Comme l’étude n’a porté que sur un endroit, ces données de fidélité ne contredisent pas nécessairement les pourcentages inférieurs de survie susmentionnés (47 %) qui portaient sur une beaucoup plus grande étendue géographique et sur une plus longue période (voir Cycle vital et reproduction).

La Paruline du Canada migre à longue distance (migrateur néotropical) en volant de nuit (Reitsma et al., 2009). Elle arrive dans ses aires de reproduction plus tard au printemps que bien d’autres espèces de parulines et entame sa migration vers le sud au début de l’automne (Flockhart, 2007; McLaren, 2007). Dans la majeure partie du Canada, elle arrive au printemps de la mi-mai au début de juin, tandis que sa migration d’automne peut commencer dès la mi-juillet, mais atteint son sommet à la fin d’août et au début de septembre (NatureCounts, 2020; Bégin-Marchand, soumis).

L’espèce présente peut-être une connectivité migratoire entre ses aires de reproduction et ses aires d’hivernage, mais la tendance n’est pas claire. D’après des analyses isotopiques des plumes, les Parulines du Canada de l’est de l’aire de reproduction ont tendance à hiverner dans les Andes orientales, tandis que celles qui hivernent dans les Andes occidentales ont tendance à nicher dans l’ouest de l’Amérique du Nord (González-Prieto et al., 2017; González-Prieto, 2018a). Cette ségrégation géographique et les différents taux de perte ou de dégradation de l’habitat d’hivernage dans les Andes orientales et occidentales pourraient expliquer les plus fortes baisses de population observées dans l’est de l’Amérique du Nord que dans l’ouest (Wilson et al., 2018; voir Fluctuations et tendances). Toutefois, une étude de pistage au moyen de géolocalisateurs photosensibles a montré que les individus des parties ouest, centrale et est de l’aire de reproduction sont tous passés par une étroite région le long de la côte ouest du golfe du Mexique, et 72 % (N = 25) d’entre eux ont passé l’hiver en Colombie, et rien n’indiquait qu’il y avait des voies migratoires propres aux populations (Roberto-Charron, 2018a, 2020). Comme les deux technologies ont des limites et sont imprécises, il faut plus de recherches pour mieux déterminer la connectivité migratoire de l’espèce.

Relations interspécifiques

Aucune donnée particulière n’est disponible sur les relations entre l’espèce et ses prédateurs (Reitsma et al. 2009), mais on croit que l’écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus) est un important prédateur de ses nids en Alberta (AESRD et ACA, 2014; Flockhart et al., 2016).

Peck et James (1987) ont observé un taux de 20 % (N = 25) de parasitisme des nids de la paruline du Canada par le Vacher à tête brune (Molothrus ater). Toutefois, on ne croit pas que le parasitisme du Vacher soit un facteur important qui nuit au succès de nidification des oiseaux chanteurs boréaux (AESRD et ACA, 2014), et le chevauchement des zones d’abondance maximale des deux espèces est relativement faible (Cadman et al.,2007). Bien que les nids de la Paruline du Canada soient régulièrement parasités dans les régions méridionales (voir Reitsma et al., 2009), il s’agit probablement d’un facteur peu important.

Comme d’autres oiseaux chanteurs forestiers, la Paruline du Canada est territoriale durant les saisons de reproduction et d’hivernage. Elle a des relations antagonistes avec d’autres Parulines durant la saison de reproduction et au sein de groupes composés de plusieurs espèces durant la dispersion et la migration ainsi que dans les aires d’hivernage (Ridgely et Gwynne, 1989; Hobson et Van Wilgenburg, 2006; Reitsma et al., 2009), mais on n’a pas observé d’impact de ces relations sur les populations de Parulines du Canada.

Taille et tendances des populations

Activités et méthodes d’échantillonnage

Des données sur l’abondance et/ou la répartition de la Paruline du Canada sont recueillies dans le cadre de plusieurs programmes de surveillance des oiseaux et peuvent servir à estimer les tendances en matière de population. En plus de sources énumérées ci-dessous, on prévoit qu’eBird constituera bientôt un outil utile pour ces analyses (p. ex. Walker et Taylor, 2017; Horns et al.,2018), mais les résultats concernant la Paruline du Canada ne sont pas encore disponibles.

Relevé des oiseaux nicheurs (BBS : Breeding Bird Survey)

Le Relevé des oiseaux nicheurs est un vaste programme qui recense les populations d’oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord (Hudson et al., 2017). Les données d’abondance des oiseaux nicheurs sont recueillies par des bénévoles dans 50 sites d’un rayon de 400 m situés à 0,8 km de distance les uns des autres le long de parcours permanents de 39,2 km. Au Canada, les relevés ont généralement lieu en juin, soit pendant la période de reproduction de la majorité des oiseaux forestiers, et sont réalisés entre 0,5 heure avant et 4,5 heures après le lever du soleil. Le Relevé des oiseaux nicheurs offre une fiabilité moyenne en matière de couverture géographique de la Paruline du Canada au Canada (Smith, comm. pers., 2018), et le biais lié à la détection de l’espèce au bord des routes est problématique (Haché et al., 2014). Le Relevé des oiseaux nicheurs est néanmoins la meilleure source de données sur les tendances en matière de population.

Projets d’atlas des oiseaux nicheurs

Les projets d’atlas des oiseaux nicheurs des provinces et des États américains sont normalement réalisés sur une période d’environ cinq ans et sont conçus pour être répétés à intervalles de 20 ans. Ils offrent des aperçus aux 20 ans de l’aire de reproduction et de l’abondance des espèces. Lorsqu’ils sont répétés, ils renseignent également sur les changements dans la zone d’occurrence et la zone d’occupation. Au Canada, les projets d’atlas ont été achevés (ou ont débuté) dans toutes les provinces sauf Terre-Neuve-et-Labrador. Pour estimer les changements dans la situation des espèces, les projets d’atlas doivent être répétés, ce qui n’a été fait qu’en Alberta, dans les Maritimes, au Québec et en Ontario, ainsi que dans plusieurs États des États-Unis.

Le deuxième atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario a permis de comparer la répartition des oiseaux nicheurs dans la province en 1981-1985 et en 2001-2005 (Cadman et al., 2007). Les données ont été recueillies par des bénévoles dans des parcelles de 10 × 10 km durant la saison de reproduction. On a ensuite calculé le pourcentage de variation du taux d’occurrence en Ontario sur 20 ans en comparant le pourcentage de parcelles de 10 × 10 km où des indices de nidification ont été relevés pendant la période du premier atlas et le pourcentage de parcelles où des indices de nidification ont été relevés pendant la période du deuxième atlas et en tenant compte de l’effort d’observation (Cadman et al., 2007). Ce programme couvrait toute l’aire de reproduction de l’espèce en Ontario.

Les deuxièmes atlas des oiseaux nicheurs qui ont été réalisés dans les Maritimes (2006-2010; Stewart et al., 2015) et au Québec (2010-2014; Robert et al.,2019) utilisent des méthodes semblables à celles mises au point en Ontario. Comme les projets d’atlas donnent des aperçus sur de longues périodes (habituellement à intervalles de 20 ans), ils ne permettent pas de mesurer les changements à court terme.

Programme de surveillance des oiseaux forestiers de l’Ontario

Le Programme de surveillance des oiseaux forestiers de l’Ontario a débuté en 1987 et est coordonné par le Service canadien de la faune, région de l’Ontario. Son objectif est de documenter les tendances démographiques des oiseaux forestiers et les relations entre les oiseaux et leur habitat pendant la période de reproduction dans des forêts relativement peu fragmentées (Service canadien de la faune, 2008). Des bénévoles effectuent des dénombrements des oiseaux par points d’écoute dans de grandes zones forestières ainsi que dans des fragments de forêt. Le fait que la Paruline du Canada est présente dans relativement peu de sites constitue une des limites de ce programme quant à la surveillance de l’espèce. En outre, le relevé est biaisé en faveur des forêts matures non aménagées et intactes. Les plus récentes estimations des tendances qui sont actuellement disponibles remontent à 2011 (Cadman, comm. pers., 2019).

Réseau canadien de surveillance des migrations

Ce programme surveille les populations de passereaux migrateurs dans plus de 20 stations de surveillance au Canada. La migration de l’automne renseigne sur la productivité et l’abondance annuelles des oiseaux qui nichent dans la forêt boréale lorsqu’ils migrent de leurs aires de reproduction septentrionales vers leurs aires d’hivernage méridionales (Crewe et al., 2008). Les principales activités réalisées dans ces stations sont le baguage et le dénombrement visuel quotidiens des oiseaux durant les migrations du printemps et/ou de l’automne. Le programme repose sur l’hypothèse selon laquelle le nombre d’oiseaux détectés à chaque station est proportionnel au nombre réel d’oiseaux en migration durant les jours de surveillance. Une importante limite du programme est que l’origine géographique des oiseaux n’est pas bien comprise, particulièrement dans le cas des espèces nordiques comme la Paruline du Canada. Seules les stations et les saisons pour lesquelles il y avait suffisamment de données pour surveiller les migrations de l’espèce ont été prises en compte, c.-à-d. celles pour lesquelles les données couvraient au moins 75 % de la période de migration et présentaient une hausse évidente de l’abondance des oiseaux durant cette période (trois ou quatre fois le nombre d’oiseaux locaux avant ou après la migration).

Projet de modélisation de l’avifaune boréale (PMAB)

Le Projet de modélisation de l’avifaune boréale (PMAB) a été élaboré afin de mieux comprendre l’écologie et les habitats des oiseaux boréaux et de prédire les impacts des changements climatiques et du développement industriel sur les populations d’oiseaux et leur répartition (Boreal Avian Modelling Project, 2019). Le projet s’appuie sur un vaste ensemble de données colligées de dizaines de milliers de dénombrements ponctuels d’oiseaux effectués par de nombreux partenaires : gouvernements, organismes environnementaux, industries, consultants et universités, y compris les responsables du BBS et des atlas des oiseaux nicheurs. Le PMAB est particulièrement utile pour étudier les variations de l’abondance relative des oiseaux dans la forêt boréale et leur relation avec l’habitat, mais convient moins à l’analyse des tendances de population parce que les données ne sont pas aussi normalisées que celles du BBS et qu’elles couvrent pour la plupart une période plus courte. Comme pour le BBS, les données pourraient être biaisées par le fait que la plupart des dénombrements ponctuels sont réalisés en bord de route, quoique les analyses du PMAB permettent aux modèles de tenir compte de ce facteur.

Abondance

Selon les dernières estimations de l’abondance de la Paruline du Canada, faites surtout à partir des données du BBS, ses populations nord-américaines compteraient au total 2,6 millions d’individus, dont quelque 2 millions au Canada, soit à peu près 77 % de sa population mondiale (PIF, 2019). D’après la plus récente estimation du PMAB, la population se situerait entre 9,2 et 10,4 millions d’individus au Canada (BAM, 2020). Cette différence pourrait s’expliquer par le plus fort biais de détection en bord de route du BBS et par les différences dans la façon d’estimer les distances de détection (Haché et al., 2014). Peu importe quelle estimation est la plus exacte, les nombres dépassent de loin les seuils quantitatifs de population qu’utilise le COSEPAC pour déterminer le statut de l’espèce. Il est important de remarquer que les sources de biais qui expliquent les différences ont un plus grand effet sur les estimations de l’abondance absolue que sur les tendances, de sorte que les écarts des tailles des populations ne compromettent pas la fiabilité des tendances de population calculées à partir des données du BBS.

Les dernières estimations de l’abondance de l’espèce faites par Partenaires d’envol montrent que les populations reproductrices sont les plus grandes en Ontario, au Québec et au Manitoba, qui ensemble abritent 79 % des effectifs totaux de l’espèce au Canada (voir le tableau 1; PIF, 2019).

Tableau 1. Tailles estimées des populations régionales de Parulines du Canada au Canada. Remarque : l’estimation nationale diffère de la somme des estimations régionales (données tirées de PIF, 2019)
Région Estimation de population Limite inférieure de confiance à 95 % Limite supérieure de confiance à 95 %
Territoires du Nord-Ouest 20 000 0 67 000
Colombie-Britannique 26 000 0 83 000
Alberta 170 000 29 000 370 000
Saskatchewan 110 000 34 000 200 000
Manitoba 330 000 100 000 640 000
Ontario 820 000 510 000 1 200 000
Quebec 460 000 260 000 740 000
Nouveau-Brunswick 90 000 39 000 160 000
Nouvelle-Écosse 20 000 9 300 35 000
Île-du-Prince-Édouard 280 0 1 200
Canada 2 000 000 1 500 000 2 700 000

Fluctuations et tendances

Relevé des oiseaux nicheurs (BBS)

Bien que le BBS comporte un biais de détection en bord de route, il est considéré comme le relevé donnant la meilleure estimation des tendances de population de la Paruline du Canada puisqu’il s’agit de celui qui présente la plus grande couverture spatiale et temporelle et qu’on peut présumer que les biais qu’il pourrait avoir sont restés relativement constants au fil du temps. Les données du BBS à long terme pour le Canada présentent une tendance annuelle moyenne estimée à -1,46 %/an (intervalle de confiance [IC] à 95 % de -2,29 à -0,61 %) entre 1970 et 2019, ce qui équivaut à un changement cumulatif à long terme estimé à -51,4 % (IC à 95 % de -67,8 à -26,1 %; tableau 2). À l’échelle provinciale, les baisses à long terme sont le plus marquées dans les Maritimes (tableau 2).

Tableau 2. Tendances à court terme (2009-2019) et à long terme (1970-2019) des populations de Parulines du Canada au Canada, d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs; les valeurs en gras indiquent les tendances dont l’intervalle de confiance à 95 % ne comprend pas zéro et représentent très probablement un taux de changement substantiel (A. Smith, données inédites). La faible fiabilité de la plupart des tendances à court terme est attribuable au fait que la précision est limitée par la taille de l’échantillon sur un petit nombre d’années
Terme Région % de variation annuel
(limites inférieure et supérieure de l’IC à 95 %)
% de variation cumulatif
(limites inférieure et supérieure de l’IC à 95 %)
Probabilité d’une baisse > 30 % Nbre de parcours Fiabilité
Court terme Canada 3,85 (1,14, 7,17) 45,9 (12,0, 99,8) 0 333 Moyenne
Court terme Alberta -1,62 (-7,47, 4,57) -15,1 (-54,0, 56,3) 0,27 14 Faible
Court terme Saskatchewan 3,27 (-7,36, 15,19) 38,0 (-53,4, 311,1) 0,11 6 Faible
Court terme Manitoba 2,45 (-2,72, 8,10) 27,3 (-24,1, 117,9) 0,01 21 Faible
Court terme Ontario 1,85 (-1,85, 5,95) 20,1 (-17,0, 78,2) 0 115 Faible
Court terme Québec 7,39 (2,81, 12,91) 104,0 (32,0, 237,0) 0 113 Faible
Court terme Nouveau-Brunswick -8,02 (-12,34, -3,32) -56,6 (-73,2, -28,7) 0,97 31 Faible
Court terme Nouvelle-Écosse et
Île-du-Prince-Édouard
-2,74 (-8,26, 2,70) -24,3 (-57,8, 30,5) 0,39 32 Faible
Long terme Canada -1,46 (-2,29, -0,61) -51,4 (-67,8, -26,1) 0,96 415 Élevée
Long terme Alberta -2,95 (-6,00, 0,07) -76,9 (-95,2, 3,5) 0,92 19 Moyenne
Long terme Saskatchewan 0,44 (-3,30, 4,35) 24,0 (-80,7, 707,4) 0,27 11 Faible
Long terme Manitoba -0,70 (-2,84, 1,56) -29,1 (-75,6, 113,1) 0,49 22 Moyenne
Long terme Ontario -1,20 (-2,26, -0,15) -44,5 (-67,3, -7,2) 0,80 141 Élevée
Long terme Québec -1,40 (-2,80, -0,01) -49,9 (-75,1, -0,4) 0,83 143 Élevée
Long terme Nouveau-Brunswick -5,66 (-6,71, -4,59) -94,2 (-96,7, -90,0) 1,00 40 Élevée
Long terme Nouvelle-Écosse et
Île-du-Prince-Édouard
-3,09 (-4,48, -1,81) -78,5 (-89,4, -59,1) 1,00 36 Élevée

Les données du BBS indiquent qu’au cours de la dernière décennie (2009-2019), les baisses se sont inversées dans certaines parties du Canada, notamment au Québec, dans le nord et le sud de l’Ontario, dans le nord et l’est du Manitoba et en Saskatchewan, mais que les baisses se poursuivent en Alberta, dans le centre de l’Ontario et dans les Maritimes (figure 2). Selon les données du BBS pour la période 2009-2019, la hausse annuelle moyenne pour tout le Canada est estimée à 3,85 %/an (IC à 95 % de 1,14 à 7,17 %; tableau 2), ce qui correspond à une hausse de 45,9 % (IC à 95 % de 12,0 à 99,8 %) sur 10 ans, la probabilité d’une baisse de plus de 30 % étant nulle. Le taux d’augmentation annuel était le plus élevé au Québec, se chiffrant à 7,39 % (IC à 95 % de 2,81 à 12,91 %), ce qui correspond à une hausse cumulative de 104 % (IC à 95 % de 32 à 237 %). La population du Nouveau-Brunswick était la seule qui a continué de baisser substantiellement (-8,02 %/an, IC à 95 % de -12,34 à -3,32 %) durant cette période, ce qui correspond à une probabilité d’une baisse de plus de 30 % de 0,97. À l’échelle nationale, le graphique des indices d’abondance annuels indique que la taille de la population en 2019 était comparable à ce qu’elle était au milieu des années 1990 (figure 3).

Voir description longue ci-dessous
Figure 2. Taux annuels de variation des populations de Paruline du Canada à court terme (2009-2019) estimés à partir des données du Relevé des oiseaux nicheurs pour les régions de conservation des oiseaux dans les provinces et États où les données sont suffisantes pour estimer les tendances (A. Smith, données inédites).
Description longue

Carte montrant les taux annuels de variation des populations de Parulines du Canada à court terme (2009‑2019) dans les provinces canadiennes et les États américains. Les taux sont estimés à partir des données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) pour les régions de conservation des oiseaux où les données sont suffisantes pour estimer les tendances.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Trend 2009-2019 = Tendance de 2009 à 2019
NA = S.O.
> 7 % = > 7 %
4:7 % = de 4 à 7 %
2:4 % = de 2 à 4 %
1:2 % = de 1 à 2 %
0.5:1 % = de 0,5 à 1 %
-0.5:0.5 % = de -0,5 à 0,5 %
-1:-0.5 % = de -1 à -0,5 %
-2:-1 % = de -2 à -1 %
-4:-2 % = de -4 à -2 %
-7:-4 % = de -7 à -4 %
< -7 % = < -7 %

Voir description longue ci-dessous
Figure 3. Indice annuel d’abondance de la Paruline du Canada au Canada, d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs de 1970 à 2019 (N = 415 parcours). Indiquée en orange, la tendance du modèle additif généralisé (MAG) représente le meilleur ajustement curvilinéaire aux données, tandis que la tendance de la pente indiquée en bleu représente une comparaison en ligne droite entre les points de début et de fin. L’ombrage orange (qui apparaît en gris là où il chevauche l’autre ombrage) et l’ombrage bleu indiquent les intervalles de confiance à 95 % pour les tendances du MAG et de la pente, respectivement; les barres vertes indiquent le nombre de parcours du Relevé au Canada sur lesquels l’espèce a été détectée.
Description longue

Graphique montrant l’indice annuel d’abondance de la population de Parulines du Canada au Canada, d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) de 1970 à 2019. Le graphique montre également la tendance du modèle additif généralisé et la tendance de la pente.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Trend -1.5 %/yr since 1970  -2.3 : -0.6 = Tendance de -1,5 %/an (IC à 95 % de -2,3 à -0,6 %) depuis 1970
Annual index of abundance (mean count) = Indice annuel d’abondance (nombre moyen)
Observed means = Moyennes observées
210 routes in 2019 415 total = 210 parcours en 2019, 415 au total
Year = Année

Les tendances mobiles sur 10 ans de la population de Parulines du Canada au Canada estimées d’après les données du BBS de 1995 à 2019 se sont améliorées chaque année depuis 15 ans et sont constamment positives depuis 2012 (figure 4). Au moment de la rédaction du rapport de situation précédent, la tendance à court terme se chiffrait à -43 % sur 10 ans (1997-2007; COSEWIC, 2008). Toutefois, l’analyse des données du BBS par une nouvelle méthode de modèle additif généralisé, qui donne des estimations plus exactes des tendances à court terme que l’ancienne méthode, indique que cette tendance se chiffrait en fait à -23 % (figure 4).

Voir description longue ci-dessous
Figure 4. Tendances mobiles sur 10 ans de la population de Parulines du Canada au Canada d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs de 1995 à 2019 (A. Smith, comm. pers., 2020). Les lignes horizontales orange et rouge indiquent les seuils de déclin sur 10 ans de 30 % et de 50 %, respectivement. Chaque point est une estimation de la tendance sur les 10 ans se terminant une année donnée. Les barres verticales représentent les intervalles de confiance à 50 % (bleu foncé) et à 95 % (bleu pâle).
Description longue

Graphique montrant les tendances mobiles sur 10 ans de la population de Parulines du Canada au Canada, d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs de 1995 à 2019.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

46 % Change over 10 years = Variation de 46 % sur 10 ans
95 % CI = IC à 95 %
50 % CI = IC à 50 %
10 year trends = Tendance sur 10 ans
-30% over 10 years = -30 % sur 10 ans
-50% over 10 years = -50 % sur 10 ans

Projets d’atlas des oiseaux nicheurs

Les projets d’atlas des oiseaux nicheurs répétés réalisés dans l’est de l’Amérique du Nord montrent généralement une baisse des taux d’occupation de la Paruline du Canada sur des périodes d’environ 20 ans (voir le tableau 3). Lorsqu’elles sont converties en valeurs sur 10 ans, les valeurs pour les régions canadiennes au tableau 3 indiquent des pertes allant de 5 à 11 %. Ces chiffres indiquent des réductions régionales des mesures de la zone d’occupation et de l’abondance. Toutefois, les résultats pour les Maritimes et l’Ontario précèdent largement ou entièrement la période d’évaluation à court terme de 2009 à 2019 et correspondent à une période où les données du BBS indiquaient également des baisses. Le deuxième projet d’atlas au Québec, qui est plus récent, montre une baisse de la probabilité d’observation par rapport au premier, baisse qui contraste avec la hausse observée dans le BBS. La comparaison directe est cependant compliquée par le fait que la tendance des données du BBS semble dominée par les nombres particulièrement élevés d’individus dénombrés dans les cinq ans après la fin de la période du deuxième atlas.

Tableau 3. Variations de l’occurrence de la Paruline du Canada entre deux périodes des projets d’atlas des oiseaux nicheurs dans l’est de l’Amérique du Nord
Région Période % de variation de l’occurrence Référence
Ontario De 1981-1985 à 2001-2005 -15 % Cadman et al. (2007)
Québec De 1984-1989 à 2010-2014 -25 % Toussaint (2019); M. Robert, comm. pers. (2019)
Maritimes De 1986-1990 à 2006-2010 -9 %a Stewart et al. (2015)
Alberta De 1987-1992 à 2000-2005 « répartition inchangée » Semenchuk et al. (2007)
Ohio De 1982-1987 à 2006-2011 « stable » Boone (2016)
New York De 1980-1985 à 2000-2005 -23 % McGowan et Corwin (2008)
Vermont De 1977-1981 à 2003-2007 -31 % Lambert et Reitsma (2013)

a Le résultat pour les Maritimes est la variation brute du nombre de parcelles occupées, et non la variation de la probabilité d’occurrence.

Programme de surveillance des oiseaux forestiers de l’Ontario

Les tendances de population calculées dans le cadre de ce programme montrent une baisse statistiquement significative de 6,3 %/an (IC de -9,4 à -3,0; n = 545) durant la période de 25 ans allant de 1987 à 2011 pour l’Ontario (Cadman, comm. pers., 2019). Cette valeur correspond à une baisse d’environ 79 % sur toute la série chronologique. Toutefois, comme les tendances de population n’ont pas été calculées depuis 2011 dans le cadre de ce programme, il n’est pas possible de déterminer s’il indiquerait le changement vers les tendances à la hausse observées dans les données du BBS après 2011 (voir plus haut).

Réseau canadien de surveillance des migrations

Les tendances observées aux stations de surveillance des migrations sont variables. Des données à long terme ne sont disponibles que pour l’Observatoire d’oiseaux de Long Point, où des tendances non statistiquement significatives de -0,7 %/an à l’automne et de 0,1 %/an au printemps ont été enregistrées sur la période allant de 1968 à 2016. Pour la période de 10 ans de 2006 à 2016, des données de tendance sont disponibles pour huit stations de surveillance des migrations. Les tendances sont négatives aux stations situées en Saskatchewan et en Ontario, stations fréquentées principalement par des individus du centre et de l’ouest de l’aire de reproduction canadienne de l’espèce; la seule tendance positive a été observée à l’Observatoire d’oiseaux de McGill situé à Montréal, lequel est fréquenté principalement par des individus qui se reproduisent au Québec (Crysler, comm. pers., 2019; tableau 4).

Tableau 4. Tendances sur 10 ans des populations de Parulines du Canada et leurs intervalles de confiance (IC) à 95 % d’après les données obtenues aux stations du Réseau canadien de surveillance des migrations durant les migrations du printemps et/ou de l’automne de 2006 à 2016 (Z. Crysler, comm. pers., 2019). Les tendances statistiquement significatives (probabilité à posteriori > 0,95) sont indiquées en gras
Nom de la station Province Période Tendance annuelle moyenne Limite inférieure de l’IC à 95 % Limite supérieure de l’IC à 95 % Probabilité à posteriori
Observatoire d’oiseaux de la Dernière-Montagne Sask. Automne -5,29 -20,77 12,19 0,77
Observatoire d’oiseaux du cap Thunder Ont. Printemps -3,24 -8,61 2,54 0,89
Observatoire d’oiseaux de la péninsule Bruce Ont. Printemps -11,22 -22,24 0,80 0,97
Observatoire d’oiseaux de Haldimand Ont. Printemps -1,42 -24,19 29,10 0,56
Observatoire d’oiseaux de Long Point Ont. Automne Printemps -0,33
-2,86
-9,74
-10,75
11,33
6,71
0,55
0,79
Observatoire d’oiseaux de l’île Pelée Ont. Automne Printemps -6,86
-9,38
-11,17
-14,72
-2,39
-3,82
1,00
1,00
Observatoire d’oiseaux de la pointe Prince Edward Ont. Automne -5,88 -11,12 -0,43 0,98
Observatoire d’oiseaux de McGill Qc Automne 3,47 -1,29 8,26 0,92

Résumé des tendances

En résumé, le BBS, qui fournit les meilleures données sur les tendances des populations de Parulines du Canada au Canada, montre d’importantes baisses à long terme généralisées. Au moment de la rédaction du rapport de situation précédent, les données du BBS indiquaient une baisse à court terme de -43 % sur 10 ans, mais une réanalyse des données indique que le taux était plutôt de -23 % (figure 4). La plus récente tendance à court terme (2009-2019) indique une hausse considérable de 46 %, mais la tendance varie selon la région : elle est à hausse en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec (provinces qui constituent le centre de l’aire de répartition canadienne et qui abritent quelque 85 % de la population), mais légèrement à la baisse en Alberta, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard, tandis que la baisse s’accélère au Nouveau-Brunswick. Les données du Réseau canadien de surveillance des migrations diffèrent de celles du BBS parce qu’elles montrent des baisses légères à graves dans le centre et l’ouest de l’aire de reproduction et une hausse seulement au Québec. La croissance particulièrement forte de la population au Québec est corrélée avec une grande infestation de tordeuse des bourgeons de l’épinette depuis une dizaine d’années (National Forestry Database, 2018; voir la figure 5), bien qu’on ignore dans quelle mesure la Paruline du Canada profite de ces infestations. La hausse observée de la population nationale de l’espèce pourrait aussi être liée aux repousses récentes de forêts d’altitude dans l’aire d’hivernage de l’espèce en Amérique du Sud (Aide et al., 2019).

Voir description longue ci-dessous
Figure 5. Superficies des forêts défoliées annuellement par la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Canada de 1990 à 2016, montrant la tendance à la hausse au cours des dernières années (d’après la Base de données nationale sur les forêts en date de 2018).
Description longue

Graphique montrant la tendance de la superficie des forêts défoliées chaque année par la tordeuse des bourgeons de l’épinette au Canada de 1990 à 2016.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Hectares of Defoliation = Nombre d’hectares défoliés

Immigration de source externe

Si la population canadienne venait à disparaître, l’immigration d’individus à partir de certains États américains serait possible. Aux États-Unis, les effectifs de la Paruline du Canada ont augmenté de 1,73 %/an (IC à 95 % de -0,20 à 3,87 %; N = 351 routes) au cours de la plus récente période de dix ans de 2009 à 2019, mais la hausse n’a été forte qu’au Minnesota et dans l’État de New York, les effectifs étant stable ou à la baisse ailleurs (Environment and Climate Change Canada, données inédites). L’immigration serait possible, et les individus immigrants seraient adaptés pour survivre au Canada. Comme la population est actuellement à la hausse au Canada et aux États-Unis, il est difficile de prédire la probabilité d’une immigration en cas de grave déclin de la population canadienne puisque ce déclin toucherait également la population de l’extérieur.

Menaces et facteurs limitatifs

La Paruline du Canada est vulnérable aux effets cumulatifs de diverses menaces tout au long de son cycle annuel. Ces menaces sont classées ci-après et à l’annexe 1 selon le système unifié de classification des menaces de l’IUCN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature – Partenariat pour les mesures de conservation) (d’après Salafsky et al., 2008). Les impacts sont évalués pour chacune des 11 catégories principales de menaces et de leurs sous-catégories en fonction de la portée (proportion de la population exposée à la menace au cours de la prochaine période de dix ans), de la gravité (déclin démographique prévu chez la population exposée à la menace) et de l’immédiateté de chaque menace. Les spécialistes de l’espèce participant à l’évaluation calculent l’impact global des menaces en tenant compte des impacts distincts de chacune des catégories de menaces et peuvent le rajuster.

L’impact global des menaces qui pèsent sur la Paruline du Canada est considéré comme élevé, ce qui correspond à un déclin prévu de 10 à 70 % au cours des 10 prochaines années (voir les détails à l’annexe 1). Toutefois, on s’attend à ce que le taux réel de variation se situe près de la limite inférieure de cette plage, car la population augmente constamment malgré les menaces reconnues qui sont pour la plupart continues. Les menaces sont abordées ci-dessous par ordre décroissant de gravité de leur impact.

Menaces

UICN 2 – Agriculture et aquaculture (impact moyen) et UICN 5, Utilisation des ressources biologiques (impact moyen)

UICN 2.1 – Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois (faible impact)
UICN 2.3 – Élevage de bétail (impact moyen)
UICN 5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois (impact moyen)

Description des menaces  

Ces menaces sont traitées ensemble, car la Paruline du Canada hiverne dans des régions d’intense déforestation, mais il peut être difficile de déterminer si la déforestation vise à étendre les cultures agricoles, à accroître l’élevage de bétail ou simplement à pratiquer l’exploitation forestière (Reitsma et al., 2009; Clynes, 2018). Les forêts du nord des Andes (principalement en Colombie), qui constituent les principales aires d’hivernage de la Paruline du Canada, comptent parmi les plus menacées au monde (Davis et al., 1997; Rodriguez et al., 2004), et la perte d’habitat dans cette région est considérée comme la plus grande menace pesant sur l’espèce (Lambert et Faccio, 2005; Wilson et al, 2018). Par exemple, Wilson et al. (2018) ont calculé que, de 1993 à 2009, un indice de l’« empreinte humaine » a augmenté de 14 % dans les aires d’hivernage et seulement de 0,1 % dans les aires de reproduction, bien que leur analyse excluait les effets de la foresterie. Plus de 90 % du couvert forestier a été perdu dans le nord des Andes (voir Tendances en matière d’habitat), et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a estimé que la perte de couvert forestier dans les Andes se chiffrait entre 50 000 et 500 000 ha par année (Food and Agriculture Organization, 2010). Des forêts naturelles offrent le meilleur habitat d’hivernage pour la Paruline du Canada. Des plantations de caféiers d’ombre constituent un habitat d’hivernage secondaire, mais leur superficie est réduite par leur conversion en pâturages ou en cultures de caféiers de plein soleil (Perfecto et al., 1996; Escobar, 2013; González-Prieto, 2018a,b), qui conviennent beaucoup moins à la Paruline du Canada.

Dans son aire de reproduction, la Paruline du Canada présente un certain degré d’adaptabilité aux perturbations anthropiques. Les effets cumulatifs de l’exploitation forestière, des incendies et du développement du secteur de l’énergie sont négatifs, mais ils peuvent être contrebalancés par la réaction positive de l’espèce à la succession arbustive après les coupes forestières sélectives et les perturbations naturelles (p. ex. Hallworth et al., 2008a,b; Reitsma et al., 2009; Leston et al.,2020). Les pratiques sylvicoles qui nuisent au développement de la strate arbustive dans les forêts aménagées peuvent réduire l’habitat de l’espèce, mais surtout à court terme (Askins et Philbrick, 1987; Cooper et al., 1997; Norton et Hannon, 1997; Schieck et al., 2000; Tittler et al., 2001; Hunt et al., 2015, 2017). Bien que les effets de l’aménagement forestier ne soient pas toujours les mêmes dans les études (Reitsma et al., 2009; Haché et al., 2014), l’espèce semble généralement réagir favorablement aux coupes sélectives (Hallworth et al., 2008 b; Becker et al., 2012). L’abondance de l’espèce peut diminuer de nouveau lorsque le sous-étage arbustif en régénération dépasse une certaine hauteur (p. ex. Hagan et Meehan, 2002; Grinde et Niemi, 2016).

On croit que le drainage de forêts marécageuses à des fins agricoles (ainsi qu’à des fins d’urbanisation dans une certaine mesure), particulièrement entre 1950 et 1980, a contribué au déclin historique des populations de Parulines du Canada dans l’est de l’Amérique du Nord, surtout au sud de la région boréale (Tiner, 1984; Miller, 1999; Reitsma et al., 2009). Le drainage de forêts marécageuses se poursuit, mais son rythme a diminué. La perte constante de forêts matures (particulièrement dans des zones riveraines) reste préoccupante, surtout dans l’ouest de la région boréale (Ball et al., 2016). Dans l’Ouest canadien, la forêt boréale mixte a été défrichée pour faire place à l’agriculture (SSBF, 1999; Hobson et al., 2002), ainsi qu’au développement industriel (p. ex. construction de routes et de pipelines, sites de forage, exploitation des sables bitumineux) du secteur pétrolier et gazier (Cooper et al., 1997; SSBF, 1999; Hobson et al., 2002; AESRD et ACA, 2014; Ball et al., 2016; voir Tendances en matière d’habitat).

Les données sont mitigées quant aux effets de la fragmentation de l’habitat forestier sur la Paruline du Canada. Selon certaines études, l’espèce serait sensible à la fragmentation (Askins et Philbrick, 1987; Robbins et al., 1989; Litwin et Smith, 1992; Hobson et Bayne, 2000c; Westwood, 2016), tandis que d’autres indiquent qu’elle tolère la fragmentation de l’habitat causée par l’exploitation forestière (Schmiegelow et al., 1997; Schmiegelow et Monkkonen, 2002), peut-être en raison du taux élevé de régénération temporaire des arbres et des arbustes dans les peuplements en régénération.

Portée

Au cours des dix prochaines années, la proportion de l’aire d’hivernage susceptible d’être touchée par une certaine forme de perte de forêt devrait être de 11 à 30 %. Seulement 24 % de l’aire de reproduction de l’espèce dans la forêt boréale se trouve dans des zones exposées aux perturbations anthropiques (Wells, 2011), ce qui laisse croire que la portée de l’exposition pendant la saison de reproduction est sans doute également limitée.

Gravité

La perte de couvert forestier dans l’aire d’hivernage, quelle qu’en soit la raison, est susceptible d’avoir un grave effet, car il y a peu d’habitat de rechange. Des données recueillies dans l’aire de reproduction indiquent que la perte de forêt peut entraîner des effets positifs et négatifs à court terme, de sorte qu’il est peu probable que la gravité y soit plus que légère.

UICN 11 – Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact faible à moyen)

Description de la menace

Price et al. (2013) ont prédit que les forêts seront grandement modifiées par les changements climatiques. À long terme, les changements dans la composition des forêts causés par les changements climatiques pourraient déplacer l’aire de reproduction de la Paruline du Canada vers le nord (p. ex. Matthews et al., 2004; Stralberg et al., 2015). Les tempêtes hivernales de plus en plus violentes causant du chablis ou des dommages dus à la glace peuvent créer des ouvertures dans le couvert qui facilitent la croissance d’arbustes dans les forêts (Faccio, 2003). On ne sait pas si ces changements entraineront une baisse nette de population parce qu’il pourrait y avoir une croissance compensatoire de la population à l’extrême nord de l’aire de reproduction de l’espèce.

L’impact des changements climatiques pourrait varier selon l’étendue des activités forestières. Cadieux et al.(2020) prévoient que, dans le pire des scénarios de changements climatiques et en cas de forte exploitation forestière, l’abondance de la Paruline du Canada dans le nord-est de l’Alberta diminuerait de 17 %, alors qu’elle augmenterait d’environ 39 % dans les mêmes conditions, mais sans exploitation forestière. Des simulations pour l’est du Canada indiquent que le choix des stratégies d’exploitation forestière influerait probablement davantage sur les tendances démographiques de l’espèce que les changements climatiques (Bognounou et al.,en préparation).

Dans une étude sur les effets des changements climatiques dans le bassin des Grands Lacs, Marra et al. (2005) ont montré que l’espèce arrivait un peu plus tôt, mais pas de façon significative, dans son aire de reproduction au printemps. Une étude plus récente a montré que les populations de Parulines du Canada dans la même région générale des Grands Lacs étaient modérément vulnérables aux changements climatiques (Marra et al. 2014).

Selon González-Prieto (2018a) et Gonzalez-Prieto et al. (2020), dans l’aire d’hivernage, les sécheresses plus fréquentes attribuables aux changements climatiques pourraient aggraver les conséquences de la sécheresse causée par la déforestation (Bagley et al.,2014), notamment la réduction de la qualité de l’habitat d’hivernage, de l’état corporel et peut-être de la survie annuelle de la Paruline du Canada.

Portée

Presque toute la population de Parulines du Canada sera exposée au déplacement et à l’altération de l’habitat ainsi qu’à un risque accru de sécheresse.

Gravité

Il faut mener plus de recherche pour comprendre les effets du déplacement et de l’altération de l’habitat, des températures extrêmes, des tempêtes et des inondations sur la Paruline du Canada. Les effets de la sécheresse ne sont que partiellement compris, mais leur gravité est probablement légère ou modérée.

UICN 1 – Développement résidentiel et commercial (impact faible)

Description de la menace

Le développement urbain a causé des pertes historiques d’habitat de reproduction et d’habitat de halte migratoire de la Paruline du Canada, et les pertes se poursuivent dans une moindre mesure. Toutefois, pour l’espèce, un plus grand risque lié aux bâtiments est le risque de collisions durant les migrations nocturnes, particulièrement avec de hauts bâtiments illuminés comme les tours de bureaux. Bien que l’espèce ne soit pas particulièrement abondante, elle se rangeait parmi les dix espèces d’oiseaux qui présentaient le plus de cas de mortalité par collision dans une vaste étude menée dans l’ensemble des États-Unis (Loss et al., 2014), et on a estimé que les tours de communication tuaient chaque année 1,5 % de la population nord-américaine (Longcore et al.,2013). D’après les données sur les mortalités quotidiennes d’oiseaux entrant en collision avec un phare qui ont été recueillies à l’Observatoire d’oiseaux de Long Point (Ontario) le printemps et l’automne de 1960 à 2001, la Paruline du Canada se rangeait parmi les 15 espèces les plus tuées à cet endroit (J.D. McCracken, données inédites). Étant donné la prolifération des hauts bâtiments et des tours de communication, la portée de cette menace continue d’augmenter (voir le survol des menaces anthropiques de Calvert et al., 2013). Les collisions avec les fenêtres de bâtiments résidentiels durant la migration constituent également une menace.

Portée

On croit que la proportion de Parulines du Canada qui est touchée par cette menace est petite, mais il est difficile de la quantifier.  

Gravité

La plupart des individus qui risquent d’entrer en collision avec des bâtiments ne sont probablement pas touchés, mais, compte tenu des mentions de mortalité relativement fréquentes, la gravité globale de la menace est probablement suffisante pour être considérée comme légère plutôt que négligeable. 

UICN 3 Production d’énergie et exploitation minière (impact faible)

Description de la menace

Les forages pétroliers et gaziers et l’exploitation minière peuvent nuire à la Paruline du Canada en éliminant de l’habitat et en poussant des individus à se déplacer en raison des perturbations sensorielles. La mortalité par collision avec des éoliennes est possible, mais rien n’indique qu’elle soit particulièrement préoccupante.

Portée

Il y a des forages pétroliers et gaziers (menace 3.1 de l’UICN) dans certaines parties de l’ouest de l’aire de reproduction de la Paruline du Canada, mais la densité de population y est moindre que dans l’est du Canada, et sans doute beaucoup moins que 10 % des individus sont exposés à cette menace. L’exposition de l’espèce à l’exploitation de mines et de carrières (menace 3.2 de l’UICN) est encore plus limitée et donc jugée négligeable. Une petite partie de la population migre probablement en traversant des zones de projets d’énergie renouvelable (menace 3.3 de l’UICN).

Gravité

Le déplacement de l’espèce par les forages pétroliers et gaziers, les mines et les carrières aurait probablement un effet modéré a l’échelle locale, bien que la modélisation des effets sur le recrutement de Van Wilgenburg et al.(2013) indiquait un impact faible. La probabilité de collision avec des éoliennes est encore plus faible et est donc cotée légère, même si elle pourrait être négligeable.

UICN 4 – Corridors de transport et de service (impact faible)

Description de la menace

Plusieurs études ont montré que la densité de nidification de la Paruline du Canada est plus faible près des routes (Miller, 1999; Schneider et al., 2003; Haché et al., 2014; Westwood, 2016; Westwood et al., 2019). Par contre, Becker et al. (2012) ont observé une relation positive de l’espèce avec des routes en Virginie, mais un biais de détection et/ou une corrélation entre les routes et les perturbations du couvert forestier favorisant l’espèce ont peut-être influé sur leurs résultats (Roberto-Charron, comm. pers., 2019). La repousse sur les chemins forestiers abandonnés peut offrir un habitat convenable à la Paruline du Canada, particulièrement dans les forêts boréales méridionales. Globalement, la gravité de la menace que présentent les routes semble négligeable.

Les collisions avec les tours de communication et leurs haubans sont sans doute un peu plus préoccupantes (voir la menace 1 de l’UICN), particulièrement là où des lumières attirent les oiseaux vers ces structures. Étant donné la demande croissante d’amélioration des réseaux de communication, le nombre de tours continuera d’augmenter, et la menace augmentera à moins que de meilleures mesures d’atténuation soient mises au point.  

Portée

Une partie restreinte de la population est probablement exposée à des lignes de services publics. Compte tenu de la tendance de l’espèce à éviter les perturbations linéaires, les routes et les voies ferrées ne nuiraient qu’à une petite partie de la population.

Gravité

Les mortalités causées par les tours de communication sont suffisamment fréquentes pour attribuer une cote de gravité modérée à cette menace. Les routes et les voies ferrées ont sans doute des effets négligeables.

UICN 7 – Modifications des systèmes naturels (impact faible)

Description de la menace

Les effets sur la Paruline du Canada qui relève de cette catégorie se limitent vraisemblablement aux autres modifications de l’écosystème (menace 7.3 de l’UICN), car la gravité des incendies et de la suppression des incendies (menace 7.1 de l’UICN) est inconnue, et la portée de la gestion et de l’utilisation de l’eau et de l’exploitation de barrages (menace 7.2 de l’UICN) est négligeable. L’application d’herbicides et les modifications du drainage causées par l’exploitation forestière, les chemins forestiers et d’autres modifications du paysage peuvent entrainer des changements dans la structure de la végétation qui rendent l’habitat moins convenable pour la Paruline du Canada. Dans le sud de son aire de répartition canadienne, la Paruline du Canada peut être touchée par le broutage excessif des arbustes par le cerf de Virginie (DeGraaf et al.,1991). La mortalité de pruches du Canada (Tsuga canadensis) causée par le puceron lanigère de la pruche (Adelges tsugae) constitue une menace de perte d’habitat pour la Paruline du Canada en Ohio (Boone, 2016). Le puceron lanigère de la pruche, qui a atteint certaines parties du sud de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse depuis 2013, pourrait devenir de plus en plus préoccupant au Canada (Government of Canada, 2019a).

Portée

Les autres modifications de l’écosystème ne touchent probablement que 11 à 30 % de la population canadienne de l’espèce.

Gravité

Les autres modifications de l’écosystème devraient avoir un effet modéré, principalement en réduisant la productivité.

Facteurs limitatifs

Le principal facteur limitatif semble être la concentration de l’aire d’hivernage de la Paruline du Canada dans le nord des Andes et la superficie restreinte d’habitat forestier qui reste dans cette région.

Nombre de localités

Le nombre de localités de la Paruline du Canada est inconnu, mais, comme les plus grandes menaces sont liées à la perte de forêts sur des terres privées, il y en a sans doute beaucoup plus que 10.

Protection, statuts et classements

Statuts et protection juridiques

Au Canada, les individus, les nids et les œufs de la Paruline du Canada sont protégés par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (Government of Canada, 2017). La Paruline du Canada est également protégée à titre d’espèce menacée par la Loi sur les espèces en péril du Canada (Government of Canada, 2019b). L’espèce est inscrite comme espèce en voie de disparition à l’Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse, comme espèce menacée à la Loi sur les espèces et les écosystèmes en voie de disparition du Manitoba et à la >Loi sur les espèces menacées d’extinction du Nouveau-Brunswick et comme espèce préoccupante à la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Au Québec, la Paruline du Canada est inscrite à la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables (Gouvernement du Québec, 2018).

Statuts et classements non juridiques

La Paruline du Canada est considérée comme une espèce sensible en Alberta (AESRD et ACA, 2014). En Colombie-Britannique, elle est considérée comme vulnérable (liste bleue; BC Conservation Data Centre, 2019) en raison de l’incertitude concernant les effets de l’exploitation forestière sur la qualité de son habitat (Cooper et al., 1997).

NatureServe (2020) classe la Paruline du Canada dans la catégorie « non en péril » à l’échelle mondiale (G5, tableau 5), tandis que l’UICN la range dans la catégorie « préoccupation mineure » (BirdLife International, 2019). Au Canada, NatureServe (2020) considère l’espèce comme étant apparemment non en péril (N4B) dans l’ensemble; à l’échelle provinciale ou territoriale, elle est en péril ou gravement en péril seulement au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et à l’Île-du-Prince-Édouard, qui se trouvent tous à la marge de l’aire de répartition de l’espèce et qui n’abritent que de très petites populations, mais elle est considérée comme vulnérable ou vulnérable à apparemment non en péril dans six autres provinces (tableau 5). Il s’agit de l’une des 10 espèces dont la conservation est très préoccupante pour les aménagistes des forêts commerciales de l’Alberta (Hannon et al., 2004).

Tableau 5. Cotes attribuées à la Paruline du Canada, d’après NatureServe (2018)
Région Cotea Définition
Global G5 Non en péril
États-Unis N5B Non en péril
Canada N4B Apparemment non en péril
Colombie-Britannique S3S4B Vulnérable à apparemment non en péril
Alberta S3S4B Vulnérable à apparemment non en péril
Saskatchewan S5B Non en péril
Manitoba S3B Vulnérable
Ontario S4B Apparemment non en péril
Quebec S3S4B Vulnérable à apparemment non en péril
Nouveau-Brunswick S3B Vulnérable
Nouvelle-Écosse S3B Vulnérable
Île-du-Prince-Édouard S2B En péril
Yukon S1B Gravement en péril
Territoires du Nord-Ouest S2S3B En péril à vulnérable

a G = mondial; N = national; S = infranational; B = reproduction; 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = vulnérable; 4 = apparemment non en péril; 5 = non en péril; U = non classable (en raison du manque de données ou de données contradictoires).

Aux États-Unis, la Paruline du Canada est considérée comme une espèce préoccupante (Species of Management Concern; U.S. Fish and Wildlife Service, 2011). NatureServe (2020) la considère comme étant non en péril dans l’ensemble des États-Unis (tableau 5) et en péril ou gravement en péril dans quatre États (Illinois, Indiana, Ohio et Oklahoma).

L’organisme Partenaires d’envol considère la Paruline du Canada comme une espèce d’importance continentale au Canada et aux États-Unis et comme une espèce dont la conservation est très préoccupante dans la région de la forêt du nord (Rosenberg et al., 2016). Lancée en 2013, l’Initiative internationale de conservation de la Paruline du Canada (IICPC) est un partenariat public-privé visant à améliorer la situation des populations de Parulines du Canada dans ses aires de reproduction et d’hivernage (Rosenberg et al., 2016). L’IICPC réunit des représentants de l’industrie forestière, de Premières Nations, du milieu universitaire et d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux des Amériques afin de réaliser de la recherche appliquée prioritaire et de concevoir des plans internationaux de rétablissement de l’espèce.

Finch et Stangel (1993) ont considéré la Paruline du Canada comme une espèce vulnérable dans ses aires d’hivernage des Andes en raison de l’importante déforestation de cette région.

Protection et propriété de l’habitat

La Paruline du Canada est présente dans au moins 25 des parcs nationaux du Canada (Pruss, comm. pers., 2019) et dans de nombreuses autres aires protégées de compétence provinciale et territoriale. La superficie totale de ces aires protégées représente une petite proportion de l’aire de reproduction de l’espèce. Les grandes aires protégées abritant la Paruline du Canada comprennent la réserve de parc national Nahanni dans les Territoires du Nord-Ouest, le parc national Wood Buffalo en Alberta, le parc national de Prince Albert et le parc provincial du Lac La Ronge en Saskatchewan, le parc national du Mont-Riding au Manitoba, les parcs provinciaux Wabakimi, Woodland Caribou et Algonquin et les parcs nationaux Pukaswka et des Îles-de-la-Baie-Georgienne en Ontario, le parc national de la Mauricie au Québec, le parc national Fundy au Nouveau-Brunswick, le parc national Kejimkujik en Nouvelle-Écosse et le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard à l’Île-du-Prince-Édouard.

Remerciements et experts contactés

Remerciements

Le présent rapport a été financé par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC); Annie Émard, Andrea Clouston, Karen Timm, Sydney Allen et particulièrement Marie-France Noël ont assuré la supervision administrative. Rosana Nobre Soares (ECCC) nous a aidés à obtenir certains ensembles de données. Nous remercions particulièrement Adam Smith, qui a fourni des données inédites sur les tendances de la Paruline du Canada, Ana Maria Gonzalez-Prieto, qui a fourni des données inédites sur l’écologie de l’espèce dans ses aires d’hivernage en Colombie, et Scott Wilson, qui a fourni une aide précieuse pour résumer les récentes tendances en matière d’habitat d’hivernage. Robin Gutsell et Jocelyn Grégoire ont aidé à trouver quelques documents de référence sur l’espèce dans l’Ouest canadien. Michel Robert et Alaine Camfield ont fourni d’importantes données, tout comme des membres de l’Initiative internationale de conservation de la Paruline du Canada.

Le présent document s’est appuyé sur le rapport de situation précédent rédigé par Carl Savignac. Les personnes suivantes ont fourni des commentaires très appréciés sur le document : Christian Artuso, Bruce Bennett, Louise Blight, Ruben Boles, John Brett, Mike Burrell, Bruno Drolet, Richard Elliot, Marcel Gahbauer, Krista de Groot, Sam Haché, Carolyn Hann, Inge-Jean Hansen, Colin Jones, Dana Kinsman, Dan Kraus, Del Meidinger, Andrea Norris, Amélie Roberto-Charron, Mary Sabine, Jean-Pierre Savard, Jim Saunders, Junior Tremblay, Dave Toews, Lauren Trute, Steven Van Wilgenburg, Russell Weeber et Liana Zanette. Nous remercions Glenn Bartley de nous avoir donné la permission de mettre sa photo sur la couverture.

Experts contactés

Bayly, N.J. Director of Migratory Species Research, SELVA: Investigación para la Conservación en el Neotropico, Bogotá, Colombie.

Blaney, S. Directeur général et scientifique principal, Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique, Sackville (Nouveau-Brunswick).

Bennett, B. Coordonnateur, Centre de données sur la conservation du Yukon, Whitehorse (Yukon).

Cadman, M. Biologiste des oiseaux chanteurs, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Burlington (Ontario).

Camfield, A. Biologiste de la conservation des oiseaux, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa (Ontario).

Carrière, S. Biologiste de la faune, Centre de données sur la conservation des Territoires du Nord-Ouest, Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest).

Churchill, J. Gestionnaire des données et biologiste des relevés d’oiseaux, Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique, Sackville (Nouveau-Brunswick).

Crysler, Z. Biologiste des populations d’oiseaux, Études d’Oiseaux Canada, Port Rowan (Ontario).

DeSmet, K. Biologiste de la faune, Conservation Manitoba, gouvernement du Manitoba, Winnipeg (Manitoba).

Furrer, M. Biologiste de l’information sur la biodiversité, Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Peterborough (Ontario).

Gauthier, I. Biologiste et coordonnatrice provinciale des espèces fauniques menacées et vulnérables, Direction générale de la gestion de la faune et des habitats,
ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Québec (Québec).

Gregoire, J. University of Alberta, Department of Biological Sciences, Edmonton (Alberta).

Gutsell, R. Wildlife Status Biologist, Fish and Wildlife Policy Branch, Policy and Planning Division, Alberta Environment and Parks, Edmonton (Alberta).

Gonzalez, A.M. Étudiant au doctorat, University of Saskatchewan, Saskatoon (Saskatchewan).

Laurendeau, C. Zoologiste adjointe, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, Direction du développement de la faune, Québec (Québec).

Pruss, S. Spécialiste de la conservation des espèces, parc national Elk Island, Parcs Canada, Fort Saskatchewan (Alberta).

Rand, G. Gestionnaire adjoint des collections, Musée canadien de la nature, Ottawa (Ontario).

Robert, M. Biologiste des oiseaux migrateurs, Environnement et Changement climatique Canada, Québec (Québec).

Sabine, M. Biologiste, Programme des espèces en péril, Direction du poisson et de la faune, ministère des Ressources naturelles, Fredericton (Nouveau-Brunswick).

Smith, A. Biostatisticien principal, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa (Ontario).

Soares, R. Agent de projet scientifique, Secrétariat du COSEPAC, Environnement et Changement climatique Canada, Gatineau (Québec).

Stipec, K. Species & Ecosystems at Risk Information Specialist, BC Conservation Data Centre, Victoria (Colombie-Britannique).

Toms, J. Biologiste de la faune, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Edmonton (Alberta).

Vallender, R. Biologiste de la conservation des oiseaux, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa (Ontario).

Van Wilgenburg, S.L. Écologiste du milieu boréal, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Saskatoon (Saskatchewan).

Vujnovic, D. Parks Zoologist, Alberta Parks, Edmonton (Alberta).

Sources d’information

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Aide, T.M., H. Ricardo Grau, J. Graesser, M.J. Andrade‐Nuñez, E. Aráoz, A.P. Barros, M. Campos‐Cerqueira, E. Chacon‐Moreno, F. Cuesta, R. Espinoza, M. Peralvo, M.H. Polk, X. Rueda, A. Sanchez, K.R. Young, L. Zarbá et K.S. Zimmerer. 2019. Woody vegetation dynamics in the tropical and subtropical Andes from 2001 to 2014: Satellite image interpretation and expert validation. Global Change Biology 25:2112-2126.

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Jon McCracken a travaillé durant plus de 30 ans comme gestionnaire principal à Études d’Oiseaux Canada, un organisme sans but lucratif qui se consacre à la recherche, la surveillance et la conservation des oiseaux du Canada. Il a obtenu un baccalauréat ès sciences en zoologie de l’University of Western Ontario en 1977. Il a ensuite travaillé comme biologiste contractuel et expert-conseil en environnement pour des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux. Il a par la suite collaboré à une grande variété de projets, particulièrement des évaluations régionales ou ponctuelles des oiseaux nicheurs. Après s’être joint à Études d’Oiseaux Canada en 1989, il a participé très activement à l’élaboration, la mise en œuvre et la supervision de divers programmes de surveillance des oiseaux par des bénévoles, notamment le Réseau canadien de surveillance des migrations, le Programme de surveillance des marais et l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. Il a également participé à bon nombre d’évaluations et de programmes de rétablissement d’espèces en péril. Il a notamment rédigé plusieurs rapports de situation du COSEPAC et a coprésidé le Sous-comité des spécialistes des oiseaux du COSEPAC durant huit ans.

Collections examinées

Aucun spécimen de musée n’a été examiné pour préparer le présent rapport de situation.

Annexe 1. Tableau d’évaluation des menaces

Tableau d’évaluation des menaces

Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème :
Paruline du Canada
Identification de l’élément :
Sans objet
Code de l’élément :
Sans objet
Date :
05/06/2019
Évaluateur(s) :
Jon McCracken (rédacteur du rapport), Marcel Gahbauer (coprésident), Dwayne Lepitzki (animateur), Sydney Allen, Mike Burrell, Alaine Camfield, Ana Maria Gonzalez, Robin Gutsell, Thomas Jung, Piia Kukka, Marie-France Noel, Leah Ramsay, Rich Russell, Mary Sabine, Donald Sam, Cindy Staicer, David Toews, Greg Wilson, Marc-Andre Villard
Références :
Sans objet
Calcul de l’impact global des menaces
Impact des menaces Impact des menaces (descriptions) Comptes des menaces de niveau 1
selon l’intensité de leur impact :
Maximum de la plage d’intensité
Comptes des menaces de niveau 1
selon l’intensité de leur impact :
Minimum de la plage d’intensité
A Très élevé 0 0
B Élevé 0 0
C Moyen 3 2
D Faible 4 5
- Impact global des menaces calculé : Élevé Élevé
Impact global des menaces attribué :
B = Élevé
Justification de l’ajustement de l’impact :
Sans objet
Impact global des menaces – commentaires :
Globalement, les menaces dans l’aire d’hivernage peuvent toucher une grande proportion de la population et tendent à avoir un impact plus grave que celles dans l’aire de reproduction en raison de la rareté d’habitat de rechange. Les zones touchées (portée) par l’agriculture et l’exploitation forestière dans l’aire d’hivernage se chevauchent en partie, mais même si l’on ne cotait qu’une de ces menaces, l’impact global resterait élevé en raison du nombre d’autres menaces d’impact faible ou moyen. Toutefois, étant donné ce chevauchement et la récente hausse de population malgré ces menaces continues, l’impact global des menaces pour les 10 prochaines années devrait se situer dans le bas de la plage d’impact élevé 10-70 %.
Tableau d’évaluation des menaces.
# Menace Impact
(calculé)
Portée
(10 prochaines
années)
Gravité
(10 années
ou
3 générations)
Immédiateté Commentaires
1 Développement résidentiel et commercial (en anglais seulement) D Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue) Sans objet
1.1 Habitations et zones urbaines D Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue) Préoccupation surtout en ce qui concerne les collisions avec des fenêtres : les maisons sont moins préoccupantes que les bâtiments élevés.
1.2 Zones commerciales et industrielles D Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue) Préoccupation durant la migration, étant donné la représentation disproportionnée de l’espèce dans les mortalités causées par les tours de communication (voir 4.2), laquelle s’applique sans doute aussi à d’autres structures.
1.3 Tourisme et espaces récréatifs Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Aucun projet connu dans l’habitat de l’espèce.  
2 Agriculture et aquaculture (en anglais seulement) C Moyen Restreinte (11-30 %) Élevée (31-70 %) Élevée (continue) Sans objet
2.1 Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le bois D Faible Petite (1-10 %) Élevée (31-70 %) Élevée (continue) La perte de la strate arbustive rend l’habitat moins convenable à l’espèce. Il ne reste que 10 % de la forêt montagnarde d’origine dans l’aire d’hivernage. La culture de caféiers d’ombre est pratiquement la seule façon de supplémenter cet habitat, mais on craint qu’elle ne soit pas assez profitable. La conversion de forêts à l’agriculture est actuellement négligeable dans l’aire de reproduction. La gravité est sans doute la même pour la conversion en culture ou en pâturage.
2.2 Plantations pour la production de bois et de pâte Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Menace limitée à des plantations d’arbres de Noël dispersés sur le territoire; de portée trop petite pour être cotée.
2.3 Élevage et élevage à grande échelle C Moyen Restreinte (11-30 %) Élevée (31-70 %) Élevée (continue) Préoccupation principalement dans l’aire d’hivernage : conversion de plantations de caféiers d’ombre (ou d’autres milieux forestiers) à l’élevage.
2.4 Aquaculture en mer et en eau douce Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
3 Production d’énergie et exploitation minière (en anglais seulement) D Faible Petite (1-10 %) Modérée (11-30 %) Élevée (continue) Sans objet
3.1 Forage pétrolier et gazier D Faible Petite (1-10 %) Modérée (11-30 %) Élevée (continue) Cette menace peut toucher l’espèce au Yukon, en Colombie-Britannique et surtout en Alberta, ce qui représente <10 % de l’aire de répartition au Canada. Les forages éloignent l’espèce ou nuisent à sa productivité.
3.2 Exploitation de mines et de carrières Négligeable Négligeable (<1 %) Modérée (11-30 %) Élevée (continue) L’exploitation minière est sans doute restreinte à une part négligeable de l’aire de répartition.
3.3 Énergie renouvelable D Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue) L’espèce pourrait entrer en collision avec des éoliennes et être attirée par leurs lumières (bien que la plupart des éoliennes ont maintenant des lumières rouges, qui sont moins problématiques).
4 Corridors de transport et de service (en anglais seulement) D Faible Restreinte (11-30 %) Modérée (11-30 %) Élevée (continue) Sans objet
4.1 Routes et voies ferrées Négligeable Petite (1-10 %) Négligeable (<1 %) Élevée (continue) Comme l’espèce évite généralement les routes, le risque de mortalité par collision est faible, mais l’évitement dû à la fragmentation pourrait être préoccupant. Le réseau routier (surtout des chemins forestiers) s’étend dans certaines régions, mais la repousse sur les chemins forestiers abandonnés peut fournir de l’habitat arbustif convenable, bien que la productivité de l’espèce y soit inconnue.
4.2 Lignes de services publics D Faible Restreinte (11-30 %) Modérée (11-30 %) Élevée (continue) Cette menace s’applique probablement surtout durant la migration; les dénombrements des mortalités indiquent que la Paruline du Canada est particulièrement vulnérable aux collisions avec des tours de communication (et leurs haubans). La menace s’étend géographiquement (elle n’est pas restreinte aux zones urbaines) à mesure que la demande d’amélioration du réseau de communication augmente.
4.3 Transport par eau Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
4.4 Trajectoires de vol Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
5 Utilisation des ressources biologiques (en anglais seulement) C Moyen Restreinte (11-30 %) Élevée (31-70 %) Élevée (continue) Sans objet
5.1 Chasse et prélèvement d’animaux terrestres Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
5.2 Cueillette de plantes terrestres Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
5.3 Exploitation forestière et récolte du bois C Moyen Restreinte (11-30 %) Élevée (31-70 %) Élevée (continue) La perte continue de forêts dans l’aire d’hivernage est la principale préoccupation, et des données indiquent qu’elle s’accélère de nouveau. Il y a de l’exploitation forestière dans l’aire de reproduction, mais elle touche une plus petite proportion de la population. La gravité de la menace y est probablement légère dans l’ensemble, compte tenu des réactions positives et négatives de l’espèce à la récolte de bois; la réaction peut varier un peu selon la région.
5.4 Pêche et récolte des ressources aquatiques Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
6 Intrusions et perturbations humaines (en anglais seulement) Négligeable Négligeable (<1 %) Négligeable (<1 %) Élevée (continue) Sans objet
6.1 Activités récréatives Inconnue Négligeable (<1 %) Inconnue Élevée (continue) Des activités récréatives (p. ex. VTT, randonnée pédestre, promenade de chien) peuvent nuire à la Paruline du Canada en reproduction, elles se limitent vraisemblablement aux parties les plus méridionales de l’aire de reproduction. La gravité de la menace est inconnue, mais probablement minime.
6.2 Guerre, troubles civils et exercices militaires Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
6.3 Travaux et autres activités Négligeable Négligeable (<1 %) Négligeable (<1 %) Élevée (continue) La recherche scientifique (y compris l’utilisation de géolocalisateurs et d’étiquettes radioémettrices, et l’échantillonnage biologique) a sans doute un impact négligeable, mais elle devrait continuer d’être surveillée.  
7 Modification du système naturel (en anglais seulement) D Faible Restreinte (11-30 %) Modérée (11-30 %) Élevée (continue) Sans objet
7.1 Incendies et suppression des incendies Inconnue Restreinte (11-30 %) Inconnue Élevée (continue) Les incendies peuvent réduire la disponibilité à court terme de l’habitat de nidification, mais ils peuvent créer des conditions convenables là où la succession est trop avancée. Une partie restreinte de l’aire de reproduction est vulnérable aux grands incendies de forêt intenses; les modèles indiquent une hausse de la fréquence des incendies (davantage dans l’ouest que dans le nord-est de l’Ontario et au Québec). La gravité de la menace est difficile à prévoir puisqu’elle dépend de la disponibilité nette des conditions convenables à l’échelle du paysage.
7.2 Barrages, gestion et utilisation de l’eau Inconnue Négligeable (<1 %) Inconnue Élevée (continue) L’espèce pourrait être touchée par la construction du site C en Colombie-Britannique et par d’éventuels projets au Québec, mais la portée de la menace est presque certainement négligeable, et sa gravité à l’échelle de la population est inconnue.
7.3 Autres modifications de l’écosystème D Faible Restreinte (11-30 %) Modérée (11-30 %) Élevée (continue) L’utilisation d’herbicides peut modifier la structure de la végétation, tout comme le broutage excessif par le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), principalement dans le centre-sud de l’Ontario et au Québec. La mortalité de pruches du Canada (Tsuga canadensis) causée par le puceron lanigère de la pruche (Adelges tsugae) est préoccupante en Ohio. Ensemble, ces préoccupations ne s’appliquent qu’à une partie restreinte de la population à la bordure méridionale de l’aire de reproduction; les impacts ne sont pas bien documentés, mais ils pourraient inclure des effets sur la productivité, plutôt que le déplacement de l’espèce.
8 Espèces et gènes envahissants ou problématiques (en anglais seulement) Négligeable Négligeable (<1 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue) Sans objet
8.1 Espèces exotiques/non indigènes envahissantes Négligeable Négligeable (<1 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue) L’espèce est exposée à la prédation par les chats, mais une proportion négligeable de la population est probablement vulnérable à cette menace.
8.2 Espèces indigènes problématiques Négligeable Négligeable (<1 %) Négligeable (<1 %) Élevée (continue) Le parasitisme par le Vacher à tête brune pourrait augmenter si le chevauchement de son aire de répartition avec celle de la Paruline du Canada augmente, bien que les effectifs du Vacher soient actuellement à la baisse. L’abondance croissante des prédateurs spécialistes des lisières forestières pourrait accroître la mortalité de la Paruline du Canada, mais cette menace se s’applique probablement que dans une partie négligeable de l’aire de reproduction.
8.3 Introduction de matériel génétique Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
9 Pollution (en anglais seulement) Inconnue Généralisée (71-100 %) Inconnue Élevée (continue) Sans objet
9.1 Eaux usées domestiques et urbaines Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
9.2 Effluents industriels et militaires Négligeable Négligeable (<1 %) Élevée – légère (1-70 %) Élevée (continue) Cette menace pourrait être problématique dans la région des sables bitumineux, mais elle est généralement localisée. De la mortalité est possible, mais d’autres études sont nécessaires.
9.3 Effluents agricoles et forestiers Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
9.4 Détritus et déchets solides Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
9.5 Polluants atmosphériques Inconnue Généralisée (71-100 %) Inconnue Élevée (continue) Presque tous les individus sont exposés à au moins une forme de pollution atmosphérique (p. ex. mercure, précipitations acides). Rien n’indique une mortalité directe ou un impact sur la productivité, mais des effets directs ou indirects (p. ex. réduction de la quantité de proies) sont possibles. D’autres études sont nécessaires.
9.6 Énergie excessive Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet La lumière peut être problématique, mais principalement parce qu’elle attire des individus vers des structures avec lesquelles ils peuvent entrer en collision (menace abordée plus haut).
10 Phénomènes géologiques (en anglais seulement) Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
10.1 Volcans Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
10.2 Tremblements de terre et tsunamis Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
10.3 Avalanches et glissements de terrain Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet
11 Changement climatique et phénomènes météorologiques violents (en anglais seulement) CD Moyen – Faible Généralisée (71-100 %) Modérée – légère (1-30 %) Élevée (continue) Sans objet
11.1 Déplacement et altération de l’habitat Inconnue Généralisée (71-100 %) Inconnue Élevée (continue) Cette menace peut entrainer une asynchronie entre la saison de reproduction et l’émergence des insectes ainsi que des changements dans la répartition altitudinale de l’espèce dans son aire d’hivernage. Des recherches sont nécessaires.
11.2 Sécheresses CD Moyen – Faible Généralisée (71-100 %) Modérée – légère (1-30 %) Élevée (continue) On s’attend à ce que les sécheresses dégradent l’habitat de reproduction puisque l’espèce préfère les milieux humides. Les individus de l’est de l’aire de répartition présentent des effets des sécheresses l’hiver (ce qui explique plus de 50 % de la variation dans la survie).
11.3 Températures extrêmes Inconnue Inconnue Inconnue Élevée (continue) Cette menace pourrait nuire à la nidification de l’espèce, mais notre compréhension de sa portée et de sa gravité à court terme est limitée.
11.4 Tempêtes et inondations Inconnue Inconnue Inconnue Élevée (continue) Cette menace pourrait nuire à la nidification de l’espèce, mais notre compréhension de sa portée et de sa gravité à court terme est limitée.

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