Petit Blongios (Botaurus exilis) : Évaluation et rapport de situation du COSEPAC

Titre officiel : Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit Blongios (Botaurus exilis) au Canada

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)

Préoccupante

2024

Matériel appartenant à des tierces parties

Suite à l’Avis pour ce site Web, certaines photos ainsi que certains dessins et éléments graphiques se trouvant dans les documents produit par le COSEPAC peuvent être assujettis à des droits d'auteur appartenant à d'autres organisations et personnes. Dans de tels cas, des restrictions concernant l’utilisation, la reproduction, la communication de telles œuvres protégées par le droit d’auteur peuvent s'appliquer, et il peut être nécessaire de demander l'autorisation aux détenteurs de ces droits, avant de reproduire, utiliser ou communiquer ces œuvres.

Un grand oiseau brun, vu de profil, perché sur un roseau. Son œil et son bec sont jaunes, sa tête et son dos portent des rayures foncées, et sa poitrine est tachetée de blanc.
Petit Blongios
information sur le document

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2024. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit Blongios (Botaurus exilis) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, xv + 57 p. (Registre public des espèces en péril).

Rapports précédents :

COSEPAC. 2009. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit Blongios (Ixobrychus exilis) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, vii + 42 p. (Registre public des espèces en péril).

COSEPAC. 2001. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit Blongios (Ixobrychus exilis) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, v + 12 p. (Registre public des espèces en péril).

James, R.D. 1999. Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit Blongios (Ixobrychus exilis) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-12.

Sandilands, A.P., et C.A. Campbell. 1988. COSEWIC status report on the Least Bittern Ixobrychus exilis in Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. 40 p.

Note de production :

Le COSEPAC remercie Nick Bartok d’avoir rédigé le rapport de situation sur le Petit Blongios (Botaurus exilis) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision du rapport a été assurée par Marcel Gahbauer et Louise Blight, coprésidents du Sous‑comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa ON K1A 0H3

Courriel : cosewic-cosepac@ec.gc.ca
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)

Also available in English under the title “COSEWIC assessment and status report on the Least Bittern Botaurus exilis in Canada.”

Photo de la couverture :
Petit Blongios femelle (2006); photo : Nick Bartok (utilisation autorisée).

© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, 2024.

No de catalogue CW69-14/409-2025F-PDF
ISBN 978-0-660-77046-8

COSEPAC sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2024

Nom commun

Petit Blongios

Nom scientifique

Botaurus exilis

Statut

Préoccupante

Justification de la désignation

Ce petit membre discret de la famille des hérons dépend de milieux humides semi-ouverts à niveaux d’eau relativement stables qui abritent des plantes émergentes. Au Canada, le centre de l’aire de répartition de l’espèce se situe dans le sud de l’Ontario et du Québec. La taille de la population est estimée à 4 300 individus matures, ce qui représente une augmentation depuis l’évaluation précédente. Ce constat reflète probablement l’amélioration de la couverture des relevés et des techniques de relevé plutôt qu’une hausse du nombre d’individus. Les relevés régionaux continus qui ont eu lieu au cours des dix dernières années donnent à penser que la population canadienne est actuellement stable. Néanmoins, compte tenu de ses besoins spécialisés en matière d’habitat et de ses faibles effectifs, l’espèce est vulnérable aux futures baisses des niveaux d’eau des Grands Lacs, à la perte d’habitat qui ne sert pas à la reproduction et à la conversion d’habitat par des plantes envahissantes. L’espèce pourrait redevenir « menacée » si les menaces ne sont pas atténuées ou gérées de manière efficace.

Répartition

Saskatchewan (nidification possible), Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard

Historique du statut

Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Réexamen et confirmation du statut en avril 1999. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « menacée » en novembre 2001 et en avril 2009. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2024.

COSEPAC résumé

Petit Blongios

Botaurus exilis

Description et importance de l’espèce sauvage

Le Petit Blongios (Botaurus exilis) est le plus petit héron de l’hémisphère occidental. Il ressemble par sa forme et ses mœurs discrètes au Butor d’Amérique, plus familier, mais il est beaucoup plus petit, et son plumage est un peu plus coloré. Sa calotte et son dos sombres contrastant avec le reste de son corps et ses sus-alaires chamois le distinguent de tous les autres oiseaux de marais. Toutefois, le Petit Blongios est très discret; la plupart du temps, il ne révèle sa présence que par son chant, une suite de « pou-pou-pou », et ses cris. L’espèce est très prisée des naturalistes en tant qu’oiseau mystérieux et attrayant représentatif des marais vierges. Elle est considérée comme un indicateur utile de l’état des milieux humides.

Connaissances autochtones

Toutes les espèces sont importantes, interreliées et interdépendantes. Le présent rapport ne comprend pas de connaissances autochtones propres à l’espèce. Le Petit Blongios est appelé zaawmooshk’osi en anishinaabemowin.

Répartition

L’espèce niche du sud du Canada jusqu’au sud de l’Amérique du Sud, et les individus de l’Amérique du Nord hiverneraient principalement le long des côtes et du golfe du Mexique vers le sud jusqu’au Panama. Au Canada, le Petit Blongios se reproduit dans le sud du Manitoba, de l’Ontario et du Québec ainsi qu’au Nouveau-Brunswick et probablement, à tout le moins occasionnellement, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse et dans l’est de la Saskatchewan. La majorité des individus se reproduisent dans le sud de l’Ontario. L’aire de répartition canadienne de l’espèce représente moins de 5 % de son aire de répartition mondiale.

Habitat

Le Petit Blongios se reproduit exclusivement dans des marais au niveau d’eau relativement stable qui abritent des espèces végétales émergentes (habituellement des quenouilles, Typha spp.) et qui sont entrecoupés de zones d’eau libre (c.-à.-d. des marais semi-émergents). La superficie de ces marais a diminué considérablement dans toute l’aire de répartition de l’espèce depuis la colonisation européenne. Le rythme de cette diminution pourrait cependant s’être ralenti récemment grâce à des programmes de protection et d’intendance des milieux humides.

Biologie

Le Petit Blongios adulte arrive sur les lieux de reproduction au Canada entre la fin mars et le début mai; dès le début mai, son chant se fait entendre et il commence sa nidification. Le Petit Blongios n’est que faiblement territorial : il niche parfois en petites colonies lâches. Par conséquent, l’étendue des territoires et des domaines vitaux est très variable. Il en va de même pour le succès de la nidification, qui fluctue considérablement, car les nids peuvent être détruits par la montée des eaux, s’effondrer ou être endommagés par différents prédateurs. Certains individus peuvent élever deux couvées par saison, mais de nombreux aspects de la démographie sont encore mal compris. La durée d’une génération est estimée à 3,1 ans. Le Petit Blongios est extrêmement discret et se nourrit principalement de petits poissons et d’insectes.

Taille et tendances des populations

La population nicheuse au Canada s’élèverait à quelque 2 150 couples (4 300 individus matures), mais la précision de cette estimation est incertaine en raison de la nature discrète de l’espèce. Cette augmentation par rapport à la taille de la population estimée dans le rapport de situation précédent (1 500 couples en 2009) reflète une augmentation des activités de recherche plutôt qu’une augmentation réelle. Les effectifs de l’espèce diminuent depuis des années au Canada tout comme dans le nord et le centre des États-Unis. Récemment, les données relatives à l’augmentation ou à la diminution de la population sont équivoques. Les données du Relevé des oiseaux nicheurs et les modèles eBird indiquent un déclin au cours de la dernière période de dix ans, mais les tendances ne sont pas significatives. Les programmes de surveillance des oiseaux des marais indiquent une augmentation des effectifs dans les régions surveillées attribuable à une hausse temporaire des niveaux d’eau, en particulier au cours des cinq dernières années, mais, à l’exception d’une région de l’Ontario, ces tendances ne sont pas significatives.

Menaces

La perte et la dégradation de l’habitat constituent de loin les plus importantes menaces qui pèsent sur l’espèce. Dans le passé, ces menaces comprenaient la destruction massive des marais, principalement au profit de l’agriculture, mais ces activités se sont ralenties. La dégradation des milieux humides se poursuit dans la majeure partie de l’aire de répartition pour différentes raisons, comme la fragmentation de l’habitat, la diminution de la qualité de l’eau et la présence de plantes de marais envahissantes. D’autres menaces se font sentir à l’échelle locale, notamment les collisions avec des tours, des clôtures et des véhicules, les activités récréatives, et peut-être les substances toxiques comme les pesticides. Les menaces se produiraient dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, pendant la migration ainsi que dans les lieux de reproduction et ceux utilisés pendant la période internuptiale.

Protection, statut et activités de rétablissement

Le Petit Blongios est protégé à l’échelle fédérale par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et, étant actuellement inscrit à la liste des espèces menacées de la Loi sur les espèces en péril, il est également protégé par cette loi. À l’échelle provinciale, il est désigné en voie de disparition au Manitoba, menacé en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick et vulnérable au Québec. NatureServe classe le Petit Blongios comme apparemment en sécurité à l’échelle nationale (N4B) et en Ontario (S4B), en péril au Manitoba (S2S3B) et au Québec (S2B) et gravement en péril au Nouveau-Brunswick (S1S2B). L’espèce est considérée comme une espèce de préoccupation mineure selon la Liste rouge de l’UICN. Le Petit Blongios n’est pas inscrit sur la liste fédérale des espèces en péril aux États-Unis, mais son statut varie de non inscrit à en voie de disparition dans les États frontaliers du Canada.

Résumé technique

Botaurus exilis

Petit Blongios

Least Bittern

Zaawmooshk’osi (anishinaabemowin)

Répartition au Canada (province/territoire/océan) : Saskatchewan (nidification possible), Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard (nidification possible)

Données démographiques

Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population)

Environ 3,1 ans

D’après Bird et al. (2020).

Y a-t-il un déclin continu [observé, estimé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?

Incertain. Les estimations ponctuelles des changements tirées du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) et d’eBird sont négatives, mais non significatives. Les estimations ponctuelles tirées des programmes de surveillance régionale sont pour la plupart positives et non significatives.

La fiabilité des tendances sur 10 ans tirées du BBS est considérée comme faible pour cette espèce. Malgré qu’il soit mené à l’échelle régionale, le Programme de surveillance des marais des Grands Lacs (PSMGL) est probablement plus approprié, et sa fiabilité est considérée comme élevée. Le PSMGL révèle en grande partie des augmentations non significatives à l’échelle régionale; dans la région de conservation des oiseaux (RCO) 13, en Ontario, les données révèlent une augmentation significative sur 10 ans.

Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur 3 ans [ou 1 génération, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].

Inconnu

Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur 5 ans [ou 2 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].

Inconnu

Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des 10 dernières années [ou 3 dernières générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].

Incertain. La réduction totale sur 10 ans (2012-2022) a été estimée à 7,24 % (intervalles de confiance [IC] à 95 % : -45,79, 54,11) et à 4,9 % (IC à 80 % : 0,9,

-17,1), mais les tendances ne sont pas significatives. Les tendances régionales sur 10 ans tirées du PSMGL, quant à elles, montrent des augmentations non significatives sur 10 ans (2012-2022), à l’exception de la RCO 13 en Ontario (augmentation considérable de 43,79 %). Les relevés de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (2021-2024) indiquent une population stable dans la province. Dans l’ensemble, la population est probablement stable.

Les réductions (2012-2022) sont tirées du Relevé des oiseaux nicheurs du Canada (BBS) et des analyses des tendances tirées d’eBird, respectivement. La fiabilité des tendances tirées du BBS est considérée comme faible, tandis que celle des tendances tirées d’eBird n’est pas classée. Le PSMGL et les atlas sont probablement plus fiables en ce qui concerne le suivi de l’espèce, mais les relevés sont effectués uniquement à l’échelle régionale (quoique dans l’aire de répartition principale de l’espèce au Canada).

Pourcentage [prévu, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des 10 prochaines années [ou 3 prochaines générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].

Inconnu

Le taux de déclin futur est incertain; la fourchette du pourcentage de déclin au cours des 3 prochaines générations, d’après l’impact calculé des menaces qui est moyen-faible, comprend 0 % (0‑30 %). Les individus sont très sensibles aux niveaux d’eau, qui ont récemment eu des effets positifs dans les Grands Lacs, mais les projections relatives aux niveaux d’eau au cours des dix prochaines années sont contradictoires.

Pourcentage [observé, estimé, inféré, prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de 10 ans [ou 3 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] commençant dans le passé et se terminant dans le futur (jusqu’à un maximum de 100 ans dans le futur).

Inconnu

Un déclin futur est possible, compte tenu de l’impact global des menaces, qui est moyen-faible, mais la tendance dans le passé est incertaine (encadré 5).

Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles?

En partie

D’après le calculateur des menaces, ce ne sont pas toutes les menaces qui sont réversibles.

Est‑ce que les causes du déclin sont clairement comprises?

Oui

La perte et la dégradation de l’habitat sont les principales causes des déclins dans le passé.

Est-ce que les causes du déclin ont effectivement cessé?

Non

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?

Non

Ne correspond pas à la définition de fluctuations extrêmes.

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d’occurrence

2 278 035 km2

Valeur calculée selon la méthode du plus petit polygone convexe autour des occurrences connues pendant la période de reproduction (2013-2024).

Indice de zone d’occupation (IZO), valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté

6 328 km2

D’après le nombre de carrés de 2 km de côté occupés dans l’aire de reproduction (2013-2024).

La population totale est-elle gravement fragmentée, c’est-à-dire que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?

  1. Non
  2. Non

Les individus au Manitoba et en Saskatchewan sont séparés de ceux de l’est du Canada, mais ne correspondent pas à la définition de gravement fragmentée.

Nombre de « localités » (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)

Au moins des dizaines, si ce n’est pas plus.

Selon les données de relevés, il existe entre 250 et 500 milieux humides utilisés pour la reproduction au Canada. Les menaces telles que la gestion et l’utilisation de l’eau et l’exploitation de barrages ainsi que les changements climatiques peuvent avoir des effets relativement uniformes sur plusieurs milieux humides, mais les effets des menaces varieront selon la région, par conséquent, le nombre de localités ne diminuera pas en dessous des seuils.

Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?

Non

D’après les données de relevés.

Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation?

Non

D’après les données de relevés.

Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous‑populations?

S.o.

Il n’y a aucune sous-population reconnue.

Y a‑t‑il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de « localités »?

Non

D’après les données de relevés.

Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue et/ou la qualité] de l’habitat?

Oui. Il y a un déclin observé et inféré.

La perte d’habitat se poursuit et la qualité de l’habitat continue de diminuer, notamment en raison de la propagation d’espèces végétales aquatiques envahissantes dans les Grands Lacs, qui transforment les milieux humides en habitats inutilisables ou moins convenables au Petit Blongios.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous‑populations?

S.o.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de « localités »?

Non

Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?

Non

Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?

Non

Nombre d’individus matures dans chaque sous-population

Tableau de nombre d’individus matures

Sous-populations

Nombre d’individus matures (utilisez une fourchette plausible)

Remarques sur chacune des estimations

Total

Environ 4 300 (entre 4 240 et 4 440)

~400 au Manitoba, ~2 800 en Ontario, ~1 100 au Québec, ~40 dans les Maritimes

Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins 20 % sur 20 ans [ou 5 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] ou 10 % sur 100 ans.

Inconnu

Aucune analyse n’a été effectuée.

Menaces

Un calculateur des menaces a‑t‑il été rempli pour l’espèce?

Oui (voir l’annexe 1)

Impact global des menaces attribué : moyen-faible (2023)

Huit menaces ayant un impact faible ont été relevées :

Développement résidentiel et commercial (UICN 1) – impact faible

Agriculture et aquaculture (UICN 2) – impact faible

Corridors de transport et de service (UICN 4) – impact faible

Intrusions et perturbations humaines (UICN 6) – impact faible

Modifications des systèmes naturels (UICN 7) – impact faible

Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (UICN 8) – impact faible

Pollution (UICN 9) – impact faible

Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (UICN 11) – impact faible

Quels sont les facteurs limitatifs pertinents?

La disponibilité et la qualité de son habitat précis de reproduction, en particulier sa faible tolérance aux variations des niveaux d’eau pendant la nidification.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada

En déclin

Les États voisins considèrent toujours le Petit Blongios comme une espèce en péril, en raison du déclin continu de sa population et de la perte de son habitat.

Une immigration a‑t‑elle été constatée ou est‑elle possible?

Oui

Une immigration est possible en raison de la vaste aire de répartition de l’espèce et peut-être des changements climatiques.

Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui

Il n’y a aucune différence apparente dans l’habitat.

Y a‑t‑il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

La perte d’habitat a ralenti, et il est peu probable que l’espèce occupe tous les habitats convenables disponibles.

Les conditions se détériorent-elles au Canada?

Oui

La perte d’habitat a quelque peu ralenti par rapport aux changements dans le passé.

Les conditions de la population source se détériorent-elles?

Oui

Probablement en raison de la perte d’habitat dans les États voisins et dans l’ensemble de l’aire de répartition aux États-Unis.

La population canadienne est‑elle considérée comme un puits?

Non

La possibilité d’une immigration depuis des populations externes susceptible d’entraîner un changement de statut existe‑t‑elle?

Non

Les populations sources potentielles sont généralement petites et en déclin.

Espèce sauvage dont les données sur l’occurrence sont de nature délicate (mise en garde à considérer)

La publication de certaines données sur l’occurrence pourrait‑elle nuire davantage à l’espèce sauvage ou à son habitat?

Non

L’accès à la plupart des habitats est difficile et l’accès aux données sur les occurrences présente un faible risque pour l’espèce.

Historique du statut

COSEPAC

Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Réexamen et confirmation du statut en avril 1999. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « menacée » en novembre 2001 et en avril 2009. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2024.

Statut et justification de la désignation

Statut

Préoccupante

Code alphanumérique

S. O.

Justification du changement de statut

1ii

Justification de la désignation

Ce petit membre discret de la famille des hérons dépend de milieux humides semi-ouverts à niveaux d’eau relativement stables qui abritent des plantes émergentes. Au Canada, le centre de l’aire de répartition de l’espèce se situe dans le sud de l’Ontario et du Québec. La taille de la population est estimée à 4 300 individus matures, ce qui représente une augmentation depuis l’évaluation précédente. Ce constat reflète probablement l’amélioration de la couverture des relevés et des techniques de relevé plutôt qu’une hausse du nombre d’individus. Les relevés régionaux continus qui ont eu lieu au cours des dix dernières années donnent à penser que la population canadienne est actuellement stable. Néanmoins, compte tenu de ses besoins spécialisés en matière d’habitat et de ses faibles effectifs, l’espèce est vulnérable aux futures baisses des niveaux d’eau des Grands Lacs, à la perte d’habitat qui ne sert pas à la reproduction et à la conversion d’habitat par des plantes envahissantes. L’espèce pourrait redevenir « menacée » si les menaces ne sont pas atténuées ou gérées de manière efficace.

Applicabilité des critères

A : Déclin du nombre total d’individus matures

Sans objet

Il n’y a pas de preuve évidente d’un déclin. Un programme de surveillance révèle une diminution du nombre d’individus matures au cours des dix dernières années, mais l’estimation ponctuelle n’est pas significative et n’atteint pas le seuil de la catégorie « espèce menacée ». La tendance présumée pour les dix prochaines années n’atteint pas non plus ce seuil. Les relevés régionaux indiquent une population stable ou à la hausse.

B : Aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation

Sans objet

N’atteint par les seuils établis pour la zone d’occurrence ou l’IZO.

C : Nombre d’individus matures peu élevé et en décline

Sans objet

Le nombre estimé d’individus matures (4 300) est inférieur au seuil de la catégorie « espèce menacée » et tous les individus appartiennent à une seule sous-population, mais les signes d’un déclin continu sont équivoques et il n’y a pas de fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures.

D : Très petite population totale ou répartition restreinte

Sans objet

L’estimation de 4 300 (entre 4 240 et 4 440) individus matures est supérieure aux seuils établis pour le critère D1, et la population ne devrait pas connaître de déclin rapide et important.

E : Analyse quantitative

Sans objet

Aucune analyse n’a été effectuée.

Le Petit Blongios répond à la définition d’une espèce sauvage préoccupante : il a un habitat très limité (il a besoin de types particuliers de milieux humides et de niveaux d’eau optimaux) pour lequel une menace a été déterminée et il n’est pas encore hors de tout danger (la population compte moins de 10 000 individus et les menaces peuvent s’aggraver).

Préface

La population canadienne de Petits Blongios a été évaluée pour la première fois par le COSEPAC en avril 1988 et l’espèce a été considérée préoccupante. Son statut a été réexaminé et confirmé en avril 1999. L’espèce a été réévaluée et désignée comme étant « menacée » en novembre 2001, puis elle a été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en juin 2003. La dernière mise à jour effectuée par le COSEPAC en avril 2009 a reconfirmé le statut d’espèce menacée. L’espèce a été évaluée précédemment sous le nom Ixobrychus exilis. En 2024, à la suite de travaux phylogénétiques moléculaires menés par Hruska et al. (2023), l’American Ornithological Society a fusionné les genres Ixobrychus et Botaurus, de sorte que l’espèce est maintenant appelée Botaurus exilis (Chesser et al., 2024; Poole et al., 2024).

Depuis le dernier rapport de situation (COSEWIC, 2009), le déclin de la population canadienne de Petits Blongios semble avoir ralenti, même si la plupart des programmes de surveillance et des analyses des données de surveillance à l’échelle nationale ne montrent pas de tendances significatives (Fink et al., 2023; Smith et. al., 2023). Des relevés ciblés ont également permis d’obtenir davantage de données sur l’aire de répartition et la taille de la population (Bartok, 2011; Kirchin et al., 2020; Birds Canada, 2022). Les menaces pesant sur l’espèce sont demeurées essentiellement les mêmes, l’espèce semble avoir profité des niveaux d’eau favorables dans les Grands Lacs au cours des dernières années.

Les activités de rétablissement visant le Petit Blongios au Canada menées depuis le dernier rapport de situation comprennent la mise au point d’un protocole de relevé national (Jobin et al., 2011a), des recherches de cycles supérieurs effectuées à partir de relevés ciblés (Bartok, 2011), la publication d’un programme de rétablissement (Environment Canada, 2014) et de vastes activités visant la protection, la gestion et la remise en état des milieux humides en Ontario et au Québec, notamment par l’intermédiaire du Plan conjoint des habitats de l’Est du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine et du Fonds de durabilité des Grands Lacs. L’un des projets de gestion de l’habitat comprend la lutte contre les Phragmites australis à la pointe Long (lac Érié), en Ontario. L’équipe de rétablissement a cessé ses activités.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2024)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Description et importance de l’espèce sauvage

Nom et classification

Classification actuelle : Classe : Oiseaux

Ordre : Pélécaniformes

Famille : Ardéidés

Genre : Botaurus

Espèce : B. exilis

Sous‑espèces au Canada : Il existe cinq sous-espèces du Petit Blongios, différenciées en fonction du plumage et de la morphologie (Poole, et al., 2020). Une seule d’entre elles, Botaurus exilis exilis, se reproduit au Canada (voir la section Structure de la population).

Changements taxinomiques depuis le rapport précédent : L’espèce appartenait autrefois au genre Ixobrychus, mais des travaux phylogénétiques moléculaires ont révélé que les petits blongios du genre Ixobrychus sont apparentés aux plus grands blongios du genre Botaurus. Ces espèces, dont le Petit Blongios, ont donc été classés dans le genre Botaurus élargi (Hruska et al., 2023; Chesser et al., 2024; Poole et al., 2024). Par ailleurs, la famille des Ardéidés est passée de l’ordre des Ciconiiformes à celui des Pélécaniformes (Hackett et al., 2008).

Noms communs

Français : Petit Blongios

Anglais : Least Bittern

Anishinaabemowin : zaawmooshk’osi

Description de l’espèce sauvage

Le Petit Blongios est le plus petit membre de la famille des hérons de l’hémisphère occidental. Il est l’une des deux espèces de la sous-famille des Botaurinés (butors) présentes en Amérique du Nord, l’autre étant le Butor d’Amérique (Botaurus lentiginosus), beaucoup plus gros et plus répandu.

Le Petit Blongios est petit pour un héron. Il ne mesure que 28 à 36 cm de long et ne pèse que 80 g (Poole et al., 2020); il n’est guère plus gros qu’un Merle d’Amérique (Turdus migratorius). Comme le Butor d’Amérique, il se tient voûté au repos et s’immobilise, le bec pointé vers le haut, lorsqu’il est en état d’alerte. Son plumage est généralement brun et chamois; le dessous de son corps est blanc, rayé de larges bandes chamois; son dos et sa calotte, contrastant avec le reste de son plumage, sont d’un noir luisant chez le mâle adulte et plus pâle chez la femelle et les juvéniles. Ses sus-alaires chamois, particulièrement visibles lorsque l’oiseau s’envole, le distinguent de tous les autres oiseaux de marais.

Le plus souvent, on remarque la présence du Petit Blongios par son chant, un « pou-pou-pou » guttural, semblable à celui du Coulicou à bec noir, émis pour attirer un éventuel partenaire et marquer le territoire, et son cri, un « rik-rik-rik-rik » de râle (Conway, 2009), ou par différents cris d’alarme, de vol et de contact poussés isolément ou en suites brèves, produisant divers sons, comme « ank », « gak » et « kouk » (Sibley, 2000; Kushlan et Hancock, 2005).

Unités désignables

Seule la sous-espèce désignée est présente au Canada. Sa répartition à l’échelle nationale ne semble pas présenter de discontinuité (l’aire de répartition canadienne est disjointe, mais, tout juste au sud, l’aire de répartition de l’espèce est liée par les États du nord des États-Unis), et il n’existe actuellement pas de preuve de structure génétique ou d’autres preuves de traits héréditaires dans des parties distinctes de la population canadienne. Le présent rapport ne traite donc que d’une seule unité désignable.

Importance de l’espèce

Le Petit Blongios n’est pas visé par la chasse, mais il est très prisée des naturalistes qui le considère comme un oiseau mystérieux et attrayant représentatif des marais vierges. Il est considéré comme un indicateur utile de l’état de ces milieux.

Connaissances autochtones

Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sont fondées sur les relations. Il s’agit de renseignements sur les rapports écologiques entre les humains et leur environnement, ce qui comprend les caractéristiques de l’espèce, des habitats et des localités. Les lois et les protocoles relatifs aux rapports entre les humains et l’environnement sont transmis par des enseignements et des récits ainsi que par les langues autochtones, et peuvent être fondés sur des observations à long terme. Les noms de lieux fournissent des renseignements sur les zones de récolte, les processus écologiques, l’importance spirituelle ou les produits de la récolte. Les CTA peuvent aider à déterminer les caractéristiques du cycle vital d’une espèce ou les différences entre des espèces semblables.

Importance culturelle pour les peuples autochtones

Le présent rapport ne comprend pas de CTA propres à l’espèce. Cependant, le Petit Blongios a de l’importance pour les peuples autochtones, qui reconnaissent l’interrelation de toutes les espèces au sein de l’écosystème.

Répartition

Aire de répartition mondiale

Le Petit Blongios est confiné au Nouveau Monde et il se reproduit principalement dans l’est des États-Unis (figure 1). L’aire de reproduction s’étend depuis le sud du Manitoba, de l’Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick vers le sud jusqu’aux Caraïbes et en Amérique du Sud. Les individus qui se reproduisent dans le nord hivernent le long de la plaine côtière atlantique, aussi loin au nord que le Maryland, mais sont surtout concentrés en Floride et le long du golfe du Mexique, en particulier au Texas, dans la Basse-Californie et dans les basses terres du Mexique et de l’Amérique centrale (Poole et al., 2020).

Ailleurs dans le sud, le Petit Blongios est présent toute l’année. Sa répartition et son abondance au Mexique et en Amérique centrale sont peu connues (Howell et Webb, 1995; Stotz et al.,1996), en partie parce qu’il est difficile d’y distinguer les individus hivernants des individus résidants (Poole et al., 2020). Les évaluations précédentes du COSEPAC (COSEWIC, 1988, 1999, 2001, 2009) ont laissé entendre que les individus de l’Amérique du Nord passent l’hiver dans le sud jusque dans la partie septentrionale de l’Amérique du Sud (voir par exemple James, 1999), mais il s’agit, à de rares exceptions près, d’oiseaux appartenant à des sous-espèces plus méridionales (Restall et al., 2007). Des données sur les isotopes stables donnent à penser que les individus canadiens hivernent le long de la côte du golfe du Mexique et du sud-est des États-Unis (Bartok, en préparation). Des populations reproductrices isolées sont dispersées dans tout l’ouest des États-Unis, en Oregon, en Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique, au Wyoming et, dans le passé, en Utah. Pendant la migration, des individus sont présents dans l’ensemble de la zone située entre les aires de reproduction et d’hivernage. Les voies migratoires précises ne sont pas connues (Poole et al., 2020).

Carte de l’aire de répartition du Petit Blongios en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, ainsi qu’une carte détaillée du sud du Canada et du nord est des États Unis. La description longue suit.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Newfoundland and Labrador = Terre-Neuve-et-Labrador

North Dakota = Dakota du Nord

South Dakota = Dakota du Sud

Pennsylvania = Pennsylvanie

New-Brunswick = Nouveau-Brunswick

Nova Scotia = Nouvelle-Écosse

Least Bittern = Petit Blongios

Range = aire de répartition

Year-round = Toute l’année

Breeding season 7 Jun - 19 Jul = Saison de reproduction du 7 juin – 19 juil.

Non-breeding season 15 Nov – 1 Mar = Hors saison de reproduction 15 nov. – 1er mars

Pre-breeding migratory season 15 Mar – 31 May = Saison de migration pré-nuptiale 15 mars – 31 mai

Post-breeding migratory season 26 Jul – 8 Nov = Saison de migration post-nuptiale 26 juil. – 8 nov.

Seasons timeline = Saisons

Modeled area (0 abundance) = Zone modélisée (0 occurrence)

No prediction = Aucune prédiction

The range map depicts the boundary of the species’ range, defined as the areas where the species is estimated to occur within at least one week within each season = La carte de l’aire de répartition montre les limites de l’aire de répartition de l’espèce. Cette aire est définie comme les zones où l’on estime que l’espèce est présente durant au moins une semaine durant chaque saison.

Figure 1. Aire de répartition canadienne et mondiale du Petit Blongios. Source : Fink et al., 2023. La carte utilise des données provenant du projet Statuts et tendances eBird du Cornell Lab of Ornithology (eBird.org). Les opinions, les conclusions et les recommandations exprimées dans ce document sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les points de vue du Cornell Lab of Ornithology.

Description longue

Carte de l’aire de répartition du Petit Blongios en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, ainsi qu’une carte détaillée du sud du Canada et du nord‑est des États‑Unis. La carte comprend quatre aires de répartition saisonnières : la saison de migration pré‑nuptiale, du 15 mars au 31 mai; la saison de reproduction, du 7 juin au 19 juillet; la saison de migration post‑nuptiale, du 26 juillet au 8 novembre; la saison internuptiale, du 15 novembre au 1er mars; il y a également une cinquième aire de répartition, qui représente l’aire occupée toute l’année. L’aire de répartition correspond aux zones où l’on estime que l’espèce est présente durant au moins une semaine au cours de chaque saison. L’aire de répartition de l’espèce est concentrée dans trois régions principales : le sud‑est du Canada et le nord‑est des États‑Unis, le sud‑est des États‑Unis et les Caraïbes, et le centre de l’Amérique du Sud.

Dans le sud‑est du Canada et le nord‑est des États‑Unis, la majeure partie de l’aire de répartition est utilisée pendant la saison de reproduction, et des groupes denses d’occurrences estimées se trouvent dans cinq zones principales : 1) le centre et le sud‑est du Manitoba et l’extrémité nord‑ouest du Minnesota; 2) l’est du Dakota du Nord, l’est du Dakota du Sud et le sud du Minnesota; 3) l’est du Nebraska et le sud‑ouest de l’Iowa; 4) l’est du Wisconsin et le nord‑est de l’Illinois, le long de la rive sud‑ouest du lac Michigan; 5) le sud‑est de l’Ontario, le sud du Québec et le nord‑ouest de l’État de New York. Des groupes moins denses sont également observés depuis le Dakota du Nord, le Dakota du Sud et le Nebraska jusqu’au New Hampshire, et des occurrences estimées isolées se trouvent dans le sud‑ouest du Manitoba et l’est du Nouveau‑Brunswick. L’aire de répartition utilisée pendant la saison de migration pré‑nuptiale est relativement éparse dans cette région, et des occurrences estimées dispersées s’étendent du sud‑est du Dakota du Sud au centre‑sud du Maine ainsi que dans le sud‑est de l’Ontario, le sud du Québec et l’est du Nouveau‑Brunswick. L’aire de répartition utilisée pendant la saison de migration post‑nuptiale est la plus dense dans l’est du Dakota du Nord et du Dakota du Sud, et des occurrences estimées secondaires se trouvent dans le sud‑est du Manitoba et l’est de l’Ontario ainsi que dans le nord‑est des États‑Unis, depuis le Minnesota et l’Iowa jusqu’au Massachusetts et au Connecticut. La région ne comprend pas l’aire de répartition utilisée pendant la saison internuptiale ni celle occupée toute l’année.

Dans le sud‑est des États‑Unis et les Caraïbes, la majeure partie de l’aire de répartition correspond à celle utilisée pendant la saison de reproduction et à celle occupée toute l’année. Une grande partie de l’aire de répartition utilisée pendant la saison de reproduction s’étend de la côte sud‑est du Texas vers l’est, le long des côtes du Texas et de la Louisiane, et vers le nord, en Louisiane, en Arkansas et dans le Mississippi, le long du fleuve Mississippi. Une partie secondaire de cette aire de répartition aux États‑Unis se trouve dans le centre de la Floride, parmi les occurrences estimées dans les aires de répartition utilisées pendant les saisons de migration pré‑nuptiale et post‑nuptiale ainsi que dans une petite partie de l’aire de répartition utilisée pendant la saison internuptiale. Une partie de l’aire de répartition occupée toute l’année se trouve également dans le sud de la Floride; elle est concentrée le long de la côte. Une partie de l’aire de répartition utilisée pendant la saison de reproduction et de celle occupée toute l’année se trouve également à Cuba, en Jamaïque et aux Bahamas. Les aires de répartition utilisées pendant les saisons pré‑nuptiale et post‑nuptiale sont éparses dans la région; des occurrences estimées isolées sont présentes dans l’est du Texas, le long de la côte sud‑est du Texas, ainsi qu’en Haïti et en République dominicaine.

Au Mexique et en Amérique centrale, l’aire de répartition est éparse en général, et il est difficile de faire la distinction entre les différentes aires de répartition. Une petite partie de l’aire de répartition occupée toute l’année semble s’étendre du sud de la Californie au nord‑est de la Basse‑Californie. Une petite partie de l’aire de répartition utilisée pendant la saison de migration post‑nuptiale se trouve sur la côte centre‑ouest du Mexique, et une petite partie de l’aire de reproduction se trouve juste au sud. D’autres parties de l’aire de reproduction sont dispersées dans le centre du Mexique et le long de la côte est; de petites parties de l’aire de répartition occupée toute l’année se trouvent également sur la côte est du Mexique. Des parties isolées de l’aire de répartition utilisée pendant la saison internuptiale se trouvent au Mexique et sur la côte de la péninsule du Yucatán, et des petites zones concentrées de l’aire de reproduction et de l’aire de répartition occupée toute l’année se trouvent sur les côtes nord‑est du Honduras et du Nicaragua.

En Amérique du Sud, la majeure partie de l’aire de répartition correspond à l’aire utilisée pendant la saison internuptiale et est concentrée principalement à deux endroits : une petite zone dans le nord de la Bolivie et une grande zone couvrant le centre du Paraguay, le nord‑est de l’Argentine et une petite partie du sud‑ouest du Brésil. De petites parties de l’aire de répartition utilisée pendant la saison internuptiale se trouvent également sur les côtes de l’Équateur et du Pérou. Une autre partie de l’aire de répartition se trouve dans le centre‑ouest du Brésil, l’est de la Bolivie et juste au nord de la grande zone d’aire de répartition utilisée pendant la saison internuptiale, et contient des occurrences estimées des aires de répartition utilisées pendant les saisons de reproduction, de migration post‑nuptiale et internuptiale et de l’aire de répartition occupée toute l’année. De petites parties de l’aire de répartition utilisée pendant la saison de migration pré‑nuptiale se trouvent dans le nord‑est de l’Équateur et le nord‑ouest du Pérou ainsi que sur la côte nord du Brésil, et une petite partie de l’aire de répartition utilisée pendant la saison de migration post‑nuptiale se trouve sur la côte nord‑est du Venezuela.

Toutes ces aires de répartition se trouvent dans une zone modélisée déterminée, et les zones situées à l’extérieur de cette zone sont désignées par la mention « aucune prédiction ». Les zones portant la mention « aucune prédiction » comprennent le nord du Canada, la côte sud de l’Amérique centrale, et de vastes régions de l’Amérique du Sud, y compris des parties de la côte ouest, l’est de la Colombie, le sud du Venezuela, le sud de la Guyane, le sud du Suriname et d’une grande partie du centre‑ouest du Brésil.

Aire de répartition Canadienne

L’aire de répartition canadienne du Petit Blongios représente moins de 5 % de son aire de répartition mondiale. Comme l’espèce est difficile à repérer, les données sur sa répartition, surtout en bordure de son aire de répartition, reposent sur relativement peu d’observations comparativement à d’autres espèces plus visibles et dont l’habitat est plus accessible. Les mentions du Petit Blongios dans toutes les provinces canadiennes à l’est de l’Alberta sont des visiteurs occasionnels (Hudon et al., 2021); l’espèce n’est régulièrement présente et ne se reproduit qu’au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et peut-être en Nouvelle-Écosse. L’espèce peut aussi se reproduire occasionnellement en Saskatchewan (voir par exemple Herriott, 2018) et à l’Île-du-Prince-Édouard. L’aire de répartition principale de l’espèce correspond en grande partie à la région des milieux humides tempérés du Canada (définie dans National Wetlands Working Group, 1997; figure 2).

L’extrémité nord-ouest de l’aire de reproduction connue correspond au sud du Manitoba, où l’espèce a été observée dans 31 parcelles d’atlas sur les 2 994 parcelles recensées (Bazin, 2018). La plupart des observations ont été faites dans la région d’Interlake; la partie nord de cette région, qui est comprise dans l’écozone des Plaines boréales, est considérée comme abritant un nombre relativement élevé d’individus (Bazin, comm. pers., 2022, 2023). D’autres zones comptant un nombre élevé d’individus sont le marécage de la rivière aux Rats (au sud de Winnipeg) et le marécage Brokenhead (à l’est de Winnipeg). Les autres mentions sont principalement des observations individuelles éparses qui ont été faites dans le sud-ouest (Carberry, lac Whitewater et près de Virden) et le long du côté ouest du lac Manitoba (figure 3). Depuis la publication de l’atlas du Manitoba, des observations ont été faites dans d’autres complexes de milieux humides du sud-est du Manitoba le long de la frontière des États-Unis et à proximité de Gardenton et de Caliento (Poole, comm. pers., 2023).

Carte des occurrences du Petit Blongios au Canada et des limites de la zone d’occurrence. La description longue suit.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

W=O

Figure 2. Zone d’occurrence canadienne du Petit Blongios, d’après les occurrences observées pendant la saison de reproduction qui figurent dans la base de données NatureCounts, du 1er avril au 31 juillet, entre 2013 et 2024 (Ethier, comm. pers., 2024). Les points situés dans le Bouclier boréal, où les caractéristiques des milieux humides ont tendance à être différentes de celles d’ailleurs dans l’aire de répartition de l’espèce, peuvent être des occurrences isolées ou être attribuables aux faibles activités de relevé (Bazin, comm. pers., 2023).

Description longue

Carte des occurrences du Petit Blongios au Canada et des limites de la zone d’occurrence. Les occurrences sont les plus denses dans le sud du Manitoba, l’est de l’Ontario et le sud‑ouest du Québec, et des occurrences secondaires se trouvent dans le sud‑est de la Saskatchewan, le sud‑ouest de l’Ontario, en Gaspésie (Québec), dans l’est du Nouveau‑Brunswick et sur la côte de la Nouvelle‑Écosse.

La zone d’occurrence forme approximativement un triangle inversé dans le sud‑est du Canada. Elle s’étend du sud‑est de la Saskatchewan vers le nord‑est jusqu’au centre‑ouest du Manitoba, puis vers l’est jusqu’à la partie supérieure de Gaspésie, ensuite vers le sud‑est jusqu’à l’est de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et à la côte est de la Nouvelle‑Écosse, et vers le sud‑ouest jusqu’à la côte sud de la Nouvelle‑Écosse. Elle s’étend ensuite vers le sud‑ouest jusqu’à la pointe la plus au sud de l’Ontario, puis vers le nord‑ouest jusqu’au sud‑est de la Saskatchewan.

Carte du sud du Manitoba présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios. La description longue suit.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Least Bittern = Petit Blongios

Breeding evidence = Nidification

Possible = Possible

Probable = Probable

Confirmed = Confirmée

Not Surveyed = Parcelle non visitée

Not Observed = Espèce non observée

Figure 3. Aire de reproduction du Petit Blongios au Manitoba, selon le plus récent atlas des oiseaux nicheurs du Manitoba (Bazin, 2018).

Description longue

Carte du sud du Manitoba divisée en parcelles de 10 kilomètres de côté présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios. Les parcelles où la nidification n’a pas été observée et celles qui n’ont pas fait l’objet d’une visite sont également indiquées. Il n’y a aucune parcelle où la nidification a été confirmée, mais il y a 3 parcelles où la nidification est probable et 28 parcelles où la nidification est possible. Les parcelles où la nidification est probable se trouvent toutes entre le lac Manitoba et le sud du lac Winnipeg. Les parcelles où la nidification est possible sont concentrées dans la même zone générale, mais s’étendent plus à l’ouest, au nord et à l’est; il y a des occurrences aberrantes, notamment une au nord‑est, trois au sud‑ouest et deux au sud‑est. La nidification n’a pas été observée dans la majeure partie du centre‑ouest et du sud du Manitoba, et la majeure partie du centre‑est du Manitoba n’a pas fait l’objet d’une visite.

L’Ontario abrite le plus grand nombre de Petits Blongios au Canada. Au cours du projet d’atlas des oiseaux nicheurs réalisé de 2001 à 2005, la présence du Petit Bonglios a été signalée dans 210 des 4 964 parcelles de 10 km2 recensées (Woodliffe, 2007). Mis à part quelques sites dans le nord de l’Ontario, près de Fort Frances, de Dryden et à l’est de Sault Ste. Marie, la plupart des sites de reproduction se trouvaient dans le sud de la province (figures 2 et 4).

Au Québec, en 2022, la présence du Petit Blongios a été signalée dans 224 sites, tandis qu’elle a été signalée dans 138 sites en 2007 (Jobin, comm. pers., 2022). L’espèce a été observée dans 62 parcelles d’atlas dans le cadre du Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional (2010-2014; figure 5; Robert et al., 2019). La plupart des sites occupés se trouvent dans le sud-ouest de la province, principalement dans l’écozone des Plaines à forêts mixtes et surtout le long du Saint-Laurent et des rivières Richelieu et des Outaouais (figure 5; Jobin, comm. pers., 2022).

: Série de cartes de l’Ontario présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios. La description longue suit.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Least Bittern = Petit Blongios

Breeding evidence = Nidification

Possible = Possible

Probable = Probable

Confirmed = Confirmée

Square with adequate coverage = Parcelle adéquatement couverte

Found in second atlas, but not in first = Espèce observée dans le deuxième atlas, mais pas dans le premier

Found in first atlas, but not in second = Espèce observée dans le premier atlas, mais pas dans le deuxième

Source: Atlas of Breeding Birds of Ontario (2001-2005) = Source : Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (2001-2005)

Map: Bird Studies Canada = Carte : Études d’oiseaux Canada

Figure 4. Aire de reproduction Petit Blongios dans le sud de l’Ontario, selon le deuxième atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (Bird Studies Canada et al., 2006). Il convient de noter que la répartition est discontinue par rapport à l’échelle indiquée dans la figure 2. Les points noirs représentent les carrés de 10 km2 où le Petit Blongios a été observé lors du premier atlas (1981-1985), mais pas lors du deuxième (2001-2005). Les points jaunes représentent les carrés où il a été observé lors du deuxième atlas, mais pas lors du premier.

Description longue

Série de cartes de l’Ontario présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios, tirées du deuxième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. Les cartes indiquent également les zones où des indices de nidification ont été observés dans le deuxième atlas, mais pas dans le premier, ainsi que les zones où des indices de nidification ont été observés dans le premier atlas, mais pas dans le deuxième.

Une carte plus petite montre l’ensemble de l’Ontario; elle est divisée en parcelles de 100 kilomètres de côté. Il y a 17 parcelles où la nidification a été confirmée, 7 parcelles où la nidification est probable et 6 parcelles où la nidification est possible.

Toutes les parcelles où la nidification a été confirmée se trouvent dans l’est de l’Ontario, à l’est de Sudbury.

Une parcelle où la nidification est probable se trouve dans le sud‑ouest de l’Ontario, près de Dryden, tandis que les autres se trouvent dans l’est de l’Ontario. Deux d’entre elles se trouvent près de Sudbury, légèrement au nord des parcelles où la nidification a été confirmée, deux se trouvent juste à l’ouest des parcelles où la nidification a été confirmée, et deux se trouvent juste à l’est des parcelles où la nidification a été confirmée. Aucun indice de nidification n’a été observé dans la parcelle située dans le sud‑ouest de l’Ontario ni dans l’une des parcelles situées près de Sudbury lors du premier atlas.

Une parcelle où la nidification est possible se trouve dans le coin sud‑ouest de l’Ontario, au sud‑ouest d’une parcelle où la nidification est probable, tandis que les autres se trouvent dans l’est de l’Ontario. Quatre d’entre elles se trouvent entre les lacs Supérieur, Michigan et Huron ainsi que le long de la rive nord du lac Huron; aucun indice de nidification n’a été observé dans l’une des parcelles au nord du lac Huron lors du premier atlas. Une autre parcelle où la nidification est possible se trouve au nord‑ouest d’Ottawa; aucun indice de nidification n’a été observé dans cette parcelle lors du premier atlas.

Des indices de nidification ont été observés dans quatre parcelles lors du premier atlas, mais pas lors du deuxième : deux se trouve dans le sud‑ouest de l’Ontario, une au nord de Kenora et l’autre à l’est, et deux se trouve dans le nord‑est de l’Ontario, une juste à l’ouest et l’autre juste à l’est des parcelles où la nidification a été confirmée.

Les deuxième et troisième cartes sont plus grandes et comprennent des détails sur l’ouest et l’est de l’Ontario, respectivement. Les deux cartes sont divisées en parcelles de 10 kilomètres de côté, qui sont jugées adéquatement couvertes; ces parcelles couvrent la carte de l’est de l’Ontario, mais sont moins nombreuses sur la carte de l’ouest de l’Ontario, en particulier dans le nord.

Dans l’ouest de l’Ontario, il y a une parcelle où la nidification est probable et deux parcelles où la nidification est possible; ces parcelles sont toutes situées dans le coin sud‑ouest. La parcelle où la nidification est probable et l’une des parcelles où la nidification est possible se trouvent près de Dryden, au nord‑est du lac Eagle; l’autre parcelle où la nidification est possible se trouve au sud‑ouest de Kenora, dans le lac des Bois.

Dans l’est de l’Ontario, les parcelles où des indices de nidification ont été observés se trouvent principalement entre le lac Huron et les lacs Érié et Ontario ainsi que vers le coin nord‑est de l’Ontario, une grande partie se trouvant sur la rive nord‑ouest du lac Ontario. Dans cette zone générale, il y a environ 25 à 30 parcelles où la nidification a été confirmée, environ 55 à 60 parcelles où la nidification est probable et environ 100 à 110 parcelles où la nidification est possible. Il y a également 2 parcelles où la nidification est probable à l’est de Sudbury, près du lac Nipissing, et 6 parcelles où la nidification est possible au nord de l’est du lac Huron et sur l’île Manitoulin. Aucun indice de nidification n’a été observé lors du premier atlas pour environ le tiers des parcelles où la nidification a été confirmée et pour la moitié des parcelles où la nidification est probable ou possible.

Il y a également plus de 100 parcelles où des indices de nidification ont été observés dans le premier atlas, mais pas dans le deuxième. Toutes ces parcelles sont situées dans l’est de l’Ontario et couvrent la même zone générale que les parcelles où des indices de nidification ont été observés dans le deuxième atlas, mais leur densité est plus importante plus au nord du lac Ontario.

Deux cartes du Québec présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios. La description longue suit.

Figure 5. Aire de reproduction Petit Blongios au Québec, selon le dernier atlas des oiseaux nicheurs du Québec (Robert et al., 2019).

Description longue

Deux cartes du Québec présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios. Les parcelles où la nidification n’a pas été observée et celles qui n’ont pas fait l’objet d’une visite sont également indiquées.

Une carte plus petite est divisée en parcelles d’environ 100 kilomètres de côté. (Certaines, dans le sud du Québec, sont plus petites.) Il y a 5 parcelles où la nidification a été confirmée, toutes situées à Montréal et dans les environs. Il y a 6 parcelles où la nidification est probable : 1 parcelle est située à l’ouest des parcelles où la nidification a été confirmée, 1 parcelle est située au sud‑ouest et 4 parcelles se trouvent au nord‑est et suivent le fleuve Saint‑Laurent. Il existe 2 parcelles où la nidification est possible près de Montréal, situées juste au nord des parcelles où la nidification a été confirmée, et 2 autres parcelles au nord‑est des parcelles où la nidification est probable, qui suivent aussi le fleuve Saint‑Laurent. Environ 20 parcelles n’ont pas fait l’objet d’une visite : 5 dans le nord du Québec, 2 à la frontière ouest de la province, 2 au centre du Québec et le reste dans l’est de la province. L’espèce n’a pas été observée dans la majeure partie de la province.

La deuxième carte est plus grande et divisée en parcelles de 10 kilomètres de côté, ce qui permet de fournir plus de détails. Les 50 régions de l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec sont également indiquées. La plupart des parcelles où des indices de nidification ont été observés se trouvent à Montréal et dans les environs, ainsi que le long de la frontière sud : il y a 14 parcelles où la nidification a été confirmée, 20 parcelles où la nidification est probable et 20 parcelles où la nidification est possible. Deux autres parcelles où la nidification est probable se trouvent légèrement au nord‑est de cette zone, plus loin le long du fleuve Saint‑Laurent. Six autres parcelles où la nidification est possible se trouvent également au nord‑est, 3 sont situées le long du fleuve Saint‑Laurent et 3 sont situées près de la frontière entre le Québec et le Maine. Le Petit Blongios n’a pas été observé dans les parcelles de la majeure partie de la région entourant Montréal et de la Gaspésie, tandis que, dans le reste du sud du Québec, la moitié des parcelles n’ont pas fait l’objet d’une visite et l’espèce n’a pas été observée dans l’autre moitié. Les parcelles dans la majeure partie du nord et du centre du Québec n’ont pas fait l’objet d’une visite.

Au cours du projet de l’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes de 2006-2010, le Petit Blongios a été observé dans dix parcelles : une dans l’ouest de la Nouvelle-Écosse (qui comprend un cas de nidification possible) et neuf au Nouveau-Brunswick (qui comprend un cas de nidification confirmé, le seul de cet atlas; figure 6). Au Nouveau-Brunswick, les observateurs visitent peu fréquemment de l’habitat qui semble convenable, en particulier dans les écorégions des basses terres de la vallée et des basses terres du Grand Lac, qui peuvent renfermer bon nombre de marais et de tourbières minérotrophes (fens) semblables à ceux où l’on trouve l’espèce dans le Maine, État voisin (Hayden et al., 2005; Poole et al., 2020). La seule mention de nidification confirmée en Nouvelle-Écosse provient de la pointe Amherst, où le Petit Blongios passe l’été de façon irrégulière (Erskine, 1992).

Carte du Nouveau Brunswick, de l’Île du Prince Édouard et de la Nouvelle Écosse présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios. La description longue suit.

Figure 6. Aire de reproduction Petit Blongios au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, selon le dernier projet d’atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes (Stewart et al., 2015).

Description longue

Carte du Nouveau‑Brunswick, de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et de la Nouvelle‑Écosse divisée en parcelles de 10 kilomètres de côté présentant des indices de nidification confirmée, probable et possible du Petit Blongios, tirée du deuxième atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes. La carte indique également les zones où des indices de nidification ont été observés dans le deuxième atlas, mais pas dans le premier, ainsi que les zones où des indices de nidification ont été observés dans le premier atlas, mais pas dans le deuxième. Les 27 régions de l’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes sont également indiquées.

Il y a une parcelle où la nidification a été confirmée, seulement lors du deuxième atlas, dans le coin nord‑ouest du Nouveau‑Brunswick, près d’Edmundston. Il y a 4 parcelles où la nidification est probable et 5 parcelles où la nidification est possible, toutes situées dans le sud du Nouveau‑Brunswick ou le centre‑ouest de la Nouvelle‑Écosse. Une parcelle où la nidification est probable et une parcelle où la nidification est possible se trouvent près de Fredericton. Les 3 autres parcelles où la nidification est probable et 3 des 4 parcelles où la nidification est possible se trouvent juste au nord de la baie de Fundy. L’une des parcelles où la nidification est probable se trouve sur la rive sud‑ouest, une autre, sur la rive sud‑est, et l’autre, juste au nord de la parcelle sur la rive sud‑est. Les parcelles où la nidification est possible se trouvent toutes à Saint John ou dans les environs, une au nord et une autre un peu plus loin au nord‑est. La dernière parcelle où la nidification est possible se trouve près d’Amherst, en Nouvelle‑Écosse, sur l’isthme de Chignecto, le long de la frontière entre la Nouvelle‑Écosse et le Nouveau‑Brunswick. Toutes les parcelles où la nidification est probable et 3 des parcelles où la nidification est possible ont été observées seulement dans le deuxième atlas. Les parcelles où la nidification est possible à Saint John et près d’Amherst ont été observées dans les deux atlas. Il y a également 3 parcelles où des indices de nidification ont été observés dans le premier atlas, mais pas dans le deuxième : 2 se trouvent dans le nord‑ouest du Nouveau‑Brunswick, au sud d’Edmundston, et 1 se trouve dans le sud‑ouest du Nouveau‑Brunswick, sur la rive nord de la baie de Fundy, juste à l’ouest de Saint John.

Structure de la population

Certains experts considéraient autrefois le Petit Blongios comme une super-espèce conjointement avec le Blongios nain (I. minutus) de l’Europe et de l’Afrique, le Blongios de Chine (I. sinensis), qui vit en Asie, et peut-être le Blongios à dos noir (I. novaezelandiae) de la Nouvelle-Zélande, espèce disparue, bien que tous ces oiseaux soient reconnus comme des espèces distinctes et que les espèces I. minutus et I. sinensis appartiennent encore au genre Ixobrychus (American Ornithologists’ Union, 1998; Kushlan et Hancock, 2005; Hruska et al., 2023). Il existe cinq sous-espèces du Petit Blongios, différenciées en fonction du plumage et de la morphologie (Poole, et al., 2024). Une seule sous-espèce, B. e. exilis, se reproduit au Canada et dans les États adjacents des États-Unis, ainsi qu’en Basse-Californie (Mexique), en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Les autres sous-espèces sont résidentes à l’année du centre-nord du Mexique, du sud de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud (Poole et al., 2024). Les populations de l’Amérique du Nord ont déjà été divisées en deux sous-espèces, soit celles de l’Ouest (I. e. hesperis) et de l’Est (I. e. exilis), mais un examen plus approfondi a révélé un chevauchement des caractéristiques ayant servi à les distinguer, si bien que tous les individus canadiens font maintenant partie de la sous-espèce B. e. exilis (c’est-à-dire qu’ils appartenaient tous, jusqu’à récemment, à la sous-espèce I. e. exilis; American Ornithologists’ Union, 1998; Poole et al., 2020; Poole et al., 2024). Comme l’aire de répartition de l’espèce est disjointe dans l’ouest des États-Unis, des analyses moléculaires plus poussées pourraient bien révéler une importante différenciation génétique à l’échelle continentale (Kushlan et Hancock, 2005), mais peut-être pas chez les individus vivant dans l’Est, qui sont répartis de façon plus continue et qui forment la population canadienne. Il est rare que l’on observe des individus dont le plumage d’ensemble est marron plutôt que chamois, variante qui a déjà justifié leur désignation comme une espèce distincte (I. e. neoxenus), mais qui n’est plus considérée comme valide sur le plan taxinomique (Poole et al., 2020).

Zone d’occurrence et zone d’occupation

Le COSEPAC (COSEWIC, 2009) a d’abord estimé la zone d’occurrence à environ 1 331 000 km2 au Canada. Selon l’estimation mise à jour, la zone d’occurrence est de 2 278 035 km2 (2013-2024; voir la figure 2); voir la section Fluctuations et tendances de la répartition.

Compte tenu de l’aire de répartition relativement étendue du Petit Blongios au Canada et du fait que les individus nicheurs sont dispersés et ne vivent pas en colonies, l’indice zone d’occupation (IZO) actuel est estimé à 6 328 km2, valeur qui est bien supérieure au seuil de 2 000 km2 établi pour le critère « B » de la catégorie « espèce menacée ».

Fluctuations et tendances de la répartition

La différence entre la zone d’occurrence indiquée dans le présent rapport de situation et celle indiquée dans le rapport précédent est attribuable à l’utilisation de méthodes de calcul différentes plutôt qu’à un changement réel de l’aire de répartition. Il n’y a pas de changement apparent en ce qui concerne l’IZO, puisque celui-ci n’était pas connu dans le rapport de situation précédent (COSEWIC, 2009).

Biologie et utilisation de l’habitat

Depuis la publication du rapport de situation précédent, très peu de recherches supplémentaires ont été menées sur la biologie de la reproduction du Petit Blongios, en particulier de la population canadienne. Bien que l’information de base sur la biologie de l’espèce soit beaucoup mieux étayée qu’avant, ses mœurs discrètes et le fait que son habitat soit relativement impénétrable en font une des espèces de l’Amérique du Nord les moins bien connues. La fiche descriptive publiée dans Birds of the World (Poole et al., 2020) fournit l’aperçu le plus complet de la biologie de l’espèce. Les principaux éléments pertinents aux fins de la détermination du statut de l’espèce sont présentés dans les sous-sections suivantes, l’accent étant surtout mis sur les sources primaires canadiennes.

Cycle vital et reproduction

La durée de vie (U.S. Department of Interior, 2021) et l’âge à la maturité (Poole et al., 2020) du Petit Blongios demeurent inconnus, mais son congénère de l’Europe, le Blongios nain, se reproduirait dès sa première année, quelques individus demeurant dans les lieux d’hivernage avant de se reproduire durant leur deuxième année (Pezzo et Gosler, 2005). Le record de longévité du Petit Blongios est de six ans; il faut dire cependant que ce chiffre repose sur l’analyse d’un petit nombre d’individus recapturés (Cramp, 1977). La durée d’une génération est inconnue, mais elle est estimée à environ 3,1 ans (Bird et al., 2020).

Le Petit Blongios arrive sur les lieux de reproduction au Canada entre la fin mars et le début mai (Bazin, comm. pers., 2023); la majorité des individus arrivent probablement entre la fin d’avril et la fin de mai (COSEWIC, 2009). Comme les nids reposent sur des plateformes de tiges rigides, l’espèce a besoin de peuplements denses de grandes plantes émergentes robustes (Weller, 1999; Rehm et Baldassarre, 2007a; Poole et al., 2020; voir la section Besoins en matière d’habitat). Les nids bien dissimulés, souvent construits par le mâle à moins de 10 m d’eau libre ou d’un cours d’eau (COSEWIC, 2009; Environment Canada, 2014), sont constitués de végétation morte et vivante pliée et de tiges et de brindilles courtes, généralement disposés en rayons, pour créer une plateforme dont le diamètre est d’environ 15 à 20 cm et l’épaisseur, de 5 à 12 cm (Poole et al., 2020). Les nids sont généralement construits entre 0,3 et 0,6 m au-dessus de l’eau (plage de 0,05 à 1,22 m; COSEWIC, 2009; Poole et al., 2020). Les nids sont parfois regroupés en colonies lâches (Kushlan, 1973; Arnold, 2005; Meyer et Friis, 2008), et peuvent se trouver à seulement 10 m les uns des autres (Weller, 1961).

La ponte a lieu entre la mi-mai et juin, et l’incubation dure de 17 à 20 jours (Poole et al., 2020). Les jeunes sont nourris au nid les deux premières semaines et à proximité du nid la ou les deux semaines suivantes, pendant lesquelles ils commencent à chercher eux-mêmes leur nourriture. Le succès de la nidification est très variable. La taille moyenne des couvées varie entre 4 et 5 œufs (plage de 2 à 7 œufs), et le taux de succès de l’élevage des oisillons jusqu’à la sortie du nid (le succès d’envol) est d’environ 50 % (plage de 20 à 84 %). L’âge moyen au premier envol est d’environ 29 jours (Bogner et Baldassarre, 2002). La production d’une deuxième couvée a été observée (Bogner, 2001), mais on ignore s’il s’agit d’un phénomène répandu, car nombre des nids trouvés en fin de saison de reproduction constituent vraisemblablement de nouvelles tentatives de nidification à la suite d’un échec (Sandilands et Campbell, 1988; Meyer et Friis, 2008). Il n’y a aucune preuve que les sites de nidification des années précédentes sont réutilisés (Poole et al., 2020), mais des oiseaux ont été trouvés dans le même milieu humide et à proximité des nids des années précédentes. Il est peu probable que les nids soient réutilisés au Canada, car les conditions hivernales les détruisent.

Le taux de survie des juvéniles et des adultes est peu connu (Poole et al., 2020). Toutefois, l’habitat disponible, tout comme les niveaux d’eau adéquats (Jobin et al., 2009; Hohman et al., 2021), a probablement une incidence sur la survie et la productivité.

Besoins en matière d’habitat

Habitat de reproduction

Le Petit Blongios niche dans des marais d’eau douce à végétation émergente et, occasionnellement, le long de rives marécageuses de lacs, d’étangs, de tourbières, de cours d’eau et de fossés, et dans des marais salés côtiers et saumâtres (COSEWIC, 2009; Environment Canada, 2014; Poole et al., 2020). L’espèce a besoin d’eau libre pour se nourrir, car elle chasse ses proies à l’affût en eau peu profonde près du bord des marais, souvent à partir de plateformes constituées de plantes inclinées (Poole et al., 2020). L’envasement, la turbidité ou l’eutrophisation excessive réduisent l’efficacité de la recherche de nourriture (Poole et al., 2020). L’espèce niche le plus régulièrement dans des milieux humides d’une superficie supérieure à 5 ha, mais utilise également de petits marais (Environnement Canada, 2014). Généralement, les nids sont construits au-dessus d’étendues d’eau peu profonde (jusqu’à un mètre de profondeur; COSEWIC 2009) dans des peuplements hauts et denses qui abritent des espèces végétales émergentes mortes ou vivantes, principalement des quenouilles (Typha) et des scirpes (Schoenoplectus), parfois des roseaux (Phragmites), des carex (Carex), des prêles (Equisetum) et des graminées (Poacées), ou dans des marécages arbustifs dominés par les saules (Salix) ou les cornouillers (Cornus) (COSEWIC, 2009; Jobin et al., 2011b; Environment Canada, 2014; Poole et al., 2020).

Habitat de migration

L’habitat utilisé durant la migration est peu connu, mais il est probablement comparable à l’habitat de reproduction ou d’hivernage (Poole et al., 2020). Une étude menée dans le Missouri, aux États-Unis, consistait à surveiller des oiseaux des marais discrets, dont le Petit Blongios, dans les haltes migratoires au printemps. L’étude a révélé que ces oiseaux étaient positivement associés à un couvert de végétation émergente, mais négativement associés à la quantité d’eau libre. L’occupation des sites par le Petit Blongios, en particulier, était également positivement associée à la profondeur de l’eau (Webb et al., 2022).

Habitat d’hivernage

Le comportement ou l’écologie du Petit Blongios en hiver sont peu connus, mais on suppose que l’habitat utilisé pendant la saison internuptiale est comparable à l’habitat de reproduction et de migration (Poole et al., 2020).

Déplacements, migration et dispersion

Le Petit Blongios migre vers le sud depuis les sites de reproduction du Canada de la fin d’août à la fin de septembre (Sandilands, 2005). Les principales voies et haltes migratoires sont inconnues. Dans les deux mois précédents la migration, les juvéniles se dispersent probablement sur une vaste étendue, comme le font la plupart des hérons (Kushlan et Hancock, 2005). D’après les relevés de la mortalité par suite de collision avec des lignes de transport et des clôtures de barbelés, l’espèce migre la nuit (Poole et al., 2020). Bien qu’on ne possède pas de précisions sur ses habitudes migratoires, il est probable qu’elle parcourt des distances considérables à chaque vol, compte tenu du fait que le Blongios nain peut franchir la Méditerranée et le Sahara sans faire escale (Kushlan et Hancock, 2005).

Relations interspécifiques

Alimentation

L’alimentation n’a pas fait l’objet d’études détaillées, mais le Petit Blongios se nourrirait surtout de petits vertébrés (poissons, serpents, anoures, têtards, salamandres et, à l’occasion, petits mammifères et œufs ou oisillons de passereaux), de gros insectes (en particulier des odonates et des orthoptères), de sangsues, d’écrevisses et de végétation (Poole et al., 2020).

Prédateurs et compétiteurs

Les prédateurs des adultes comprennent les tortues serpentines (Chelydra serpentina) et les rapaces. Les œufs et les oisillons sont la proie des serpents, des tortues, des Corvidés, des rapaces (dont des Strigidés), des ratons laveurs (Procyon lotor), des visons d’Amérique (Neovison vison) et d’autres hérons, y compris des congénères. Il arrive aussi que des Troglodytes des marais (Cistothorus palustris) picorent des œufs et des petits (Poole et al., 2020). De plus, il a été avancé que les établissements humains près des marais pourraient favoriser l’accès des animaux de compagnie et des ratons laveurs aux individus nicheurs locaux, qui s’en trouveraient menacés (James, 1999).

Relations interspécifiques autres que la prédation

Le Petit Blongios n’est probablement pas en forte compétition avec d’autres espèces pour exploiter les ressources alimentaires. D’autres espèces de hérons, en particulier le Butor d’Amérique, et le vison cherchent les mêmes proies que lui en bordure des marais et dans des zones de même profondeur d’eau (entre 25 et 60 cm), mais ils capturent probablement des proies plus grosses en moyenne (Poole et al., 2020). Au moins au Canada, d’autres échassiers sympatriques, tels le Râle de Virginie (Rallus limicola) et la Marouette de Caroline (Porzana carolina), se nourrissent dans des eaux moins profondes.

Dans certains marais, le rat musqué (Ondatra zibethicus) trace des couloirs dans la végétation, ce qui crée les réseaux d’eau libre dont a besoin le Petit Blongios pour nicher et s’alimenter (Weller, 1999). Dans un milieu humide en Floride, le Petit Blongios préférait nicher près de nids de Quiscales des marais (Quiscalus major), peut-être pour se protéger des prédateurs (Post et Seals, 1993). Dans un autre milieu humide, en Iowa, des Foulques d’Amérique (Fulica americana) ont pondu dans 2 nids de Petit Blongios sur 13, mais, comme leurs œufs n’éclosent pas durant la période d’incubation du Petit Blongios, ce type de parasitisme interspécifique est probablement négligeable sur le plan biologique (Peer, 2006).

Étant donné qu’ils vivent dans des milieux aquatiques, les échassiers en général sont particulièrement vulnérables à l’intoxication par les hydrocarbures et aux maladies, dont le botulisme de type C, le choléra aviaire, l’aspergillose, la sarcocystose et la salmonellose aviaire (Friend, 1987; Friend et Franson, 1999). Deux maladies sont particulièrement préoccupantes : l’influenza aviaire, que l’on trouve chez quatre autres espèces de hérons aux États-Unis et chez le Grand Héron (Ardea herodias) au Canada (National Wildlife Heath Center, 2006; Canadian Food Inspection Agency, 2023), et le virus du Nil occidental, que l’on trouve chez le Petit Blongios (Centers for Disease Control, 2005). Les parasites n’ont pas fait l’objet d’études détaillées, mais la présence de trématodes, de poux et d’acariens a été notée (Poole et al., 2020).

Adaptations physiologiques, comportementales et autres

Il existe peu d’information sur la physiologie du Petit Blongios (Poole et al., 2020). Les données sur la tolérance de l’espèce aux perturbations humaines sont équivoques. Même si l’espèce niche parfois en milieu urbain, elle semble préférer nicher dans les parties moins accessibles des marais (Weller, 1999; Poole et al., 2020). Les individus peuvent s’habituer à la circulation de bateaux là où ils cherchent leur nourriture; les échassiers en général peuvent se nourrir dans des zones où la circulation de bateaux est élevée. En Floride, le Petit Blongios a été observé en bien plus grand nombre le long des circuits d’hydroglisseurs que le long des canaux ou des prairies ouvertes (Bratton, 1990; Frederick et al., 1990)

Facteurs limitatifs

Le principal facteur limitatif pour le Petit Blongios est la disponibilité et la qualité de son habitat précis de reproduction, en particulier sa faible tolérance aux variations des niveaux d’eau pendant la nidification. De plus, l’envasement ou l’eutrophisation, même peu prononcés, peuvent réduire la qualité de l’habitat utilisé pour l’alimentation (Jobin et al., 2009; Hohman et al., 2021).

Taille et tendances des populations

Sources de données, méthodologies et incertitudes

La majorité des relevés d’oiseaux de grande envergure qui fournissent des données sur les tendances (notamment pour les évaluations de situation du COSEPAC), entre autres le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) de l’Amérique du Nord et le Recensement des oiseaux de Noël, permettent de confirmer la présence du Petit Blongios trop rarement pour servir de base au calcul des tendances (Downes et Collins, 2007), et la fiabilité des tendances tirées du BBS pour le Canada est jugée faible (tableau 1). Le BBS fournit néanmoins un vaste ensemble de données temporelles et spatiales qui a été utilisé pour estimer la taille de cette population et d’autres populations d’oiseaux aquatiques (Delany et Scott, 2006). Il mobilise des bénévoles qui notent le nombre d’individus de chaque espèce qu’ils voient ou entendent pendant des périodes de trois minutes aux 50 stations réparties à intervalles réguliers le long de leur parcours routier de 40 km. Les parcours sont stratifiés par quadrilatère dans toute l’Amérique du Nord; on compte plus de 3 500 parcours aux États-Unis et plus de 1 000 au Canada, mais relativement peu d’entre eux permettent d’échantillonner adéquatement les marais. La plupart des parcours sont effectués par le même bénévole, année après année, ce qui réduit les écarts attribuables à la compétence de l’observateur. Les parcours peuvent être effectués à tout moment entre le 28 mai et le 7 juillet; il est facile de manquer les périodes de pointe de vocalisation des individus de Petit Blongios, qui peuvent être asynchrones et ne durer qu’une dizaine de jours (Bogner et Baldassarre, 2001). La fiabilité de la tendance à long terme (1970-2022) du BBS pour le Petit Blongios est jugée moyenne (tableau 1).

Tableau 1. Tendances à court (trois générations, 2012-2022) et à long terme (1970-2022) des populations du Petit Blongios au Canada, d’après les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) (Smith et. al., 2023).

Région

Taux de variation annuel (%) (limites inférieure et supérieure de l’IC à 95 %)

Variation cumulative (%) (limites inférieure et supérieure de l’IC à 95 %)

Probabilité d’une baisse de plus de 30 %

Nbre de parcours

Fiabilité

Court terme

Canada

-0,75 (-5,94, 4,42)

-7,24 (-45,79, 54,11)

0,14

25

Faible

Ontario

-0,93 (-6,28, 4,42)

-8,89 (-47,72, 54,11)

0,17

22

Faible

Québec

-0,06 (-6,67, 6,95)

-0,60 (-49,86, 95,80)

0,15

3

Faible

Long terme

Canada

0,40 (-1,73, 2,82)

23,2 (-76,8, 240,0)

0,17

25

Moyenne

Ontario

0,49 (-1,86, 2,92)

28,7 (-80,5, 265,0)

0,17

22

Moyenne

Québec

0,15 (-3,01, 3,7)

7,8 (-96,7, 363,0)

0,33

3

Moyenne

Dans le cas du Petit Blongios, les programmes d’atlas des oiseaux nicheurs fournissent de meilleures données sur sa présence que le BBS, car ils comprennent des activités de recherche soutenues ciblant chaque espèce susceptible de se trouver dans une zone donnée. Ces programmes donnent aux participants la motivation et le temps nécessaires pour apprendre à localiser une espèce ciblée et pour la rechercher à répétition dans l’habitat qui lui est convenable. La province ou l’État visé est divisé en parcelles de 10 km de côté dans lesquelles des bénévoles cherchent à obtenir le plus d’indices de nidification pour le plus grand nombre d’espèces possible sur une période de cinq ans. L’abondance de chaque espèce peut être estimée subjectivement ou au moyen de dénombrements ponctuels. Cependant, le Petit Blongios est tellement difficile à repérer que le nombre d’individus peut être sous-estimé. Néanmoins, comme ils s’échelonnent sur cinq ans et qu’ils reposent sur une approche axée sur une seule espèce, les programmes d’atlas produisent des données fiables sur la présence de l’espèce dans chaque parcelle. De plus, comme ils sont généralement menés tous les vingt ans, ils permettent de dégager les tendances à long terme en matière de répartition et d’abondance. Depuis le dernier rapport de situation, des projets d’atlas ont été réalisés au Manitoba, au Québec et dans les Maritimes. La quatrième année du troisième atlas de l’Ontario (2021-2025) s’est achevée en 2024.

Les fluctuations annuelles de l’abondance à l’échelle locale rendent l’estimation des tendances encore plus difficile. Par exemple, l’espèce n’a été signalée que dans 31 % des parcelles d’atlas tant dans le premier que dans le deuxième projet d’atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (Woodliffe, 2007), et tous les sites où l’espèce a été détectée, sauf deux (sur les dix parcelles dans le deuxième atlas), ont changé entre le premier et le deuxième atlas des Maritimes (Stewart et al., 2015). Cette variation est caractéristique de l’espèce et du genre (Kushlan et Hancock, 2005; Poole et al., 2020) et, en fait, des oiseaux de marais en général (Remsen et Parker, 1990) qui changent souvent de sites de reproduction d’une année à l’autre, selon les conditions locales. Les niveaux d’eau et la densité de la végétation semblent expliquer la variation annuelle (Chabot et al., 2014). Au moins deux études canadiennes ont montré qu’il existait un lien avec les niveaux d’eau : il y a eu une variation de 0,3 à 1,3 individu par parcours de relevé sur six ans dans le bassin des Grands Lacs (Craigie et al., 2003) et de 18 à 38 couples sur trois ans à un site du Québec (Jobin et al., 2009).

Autrement, l’évaluation des occurrences doit se faire au moyen de relevés ciblés, qui s’appuient sur l’écoute et sur la diffusion d’enregistrements des cris, dans l’habitat convenable à l’espèce, au moment de l’année où les vocalisations des mâles sont au maximum. Le seul programme de grande échelle et réalisé à long terme qui adopte une telle approche est le Programme de surveillance des marais, qui a commencé en 1995 en Ontario, en 2004 au Québec et en 2013 dans les Maritimes (Birds Canada, 2022). Les participants, bénévoles, visitent jusqu’à huit stations largement espacées dans de vastes marais (> 1 ha) deux fois entre le 20 mai et le 5 juillet. Au cours de leur visite, ils diffusent une suite d’enregistrements de plusieurs espèces de marais, dont le Petit Blongios, pendant cinq minutes et écoutent les cinq minutes qui suivent. Ce sont les participants eux-mêmes qui choisissent les marais et l’emplacement des stations. Par conséquent, la plupart des travaux ont lieu dans les parties les plus accessibles des marais les plus accessibles, ce qui entraîne un biais d’échantillonnage. En outre, la possibilité de repérer le Petit Blongios varie en fonction du moment et de la fréquence des relevés à un point tel que des modifications du protocole ont été proposées (Meyer et al., 2006; Rehm et Baldassarre, 2 007b; Tozer et al., 2007). Environnement et Changement climatique Canada a élaboré un protocole axé expressément sur le Petit Blongios (Jobin et al., 2011a). L’application de ce protocole et de ses prototypes au Manitoba, au Québec et en Ontario depuis 2004 dans de nombreux sites qui n’avaient pas l’objet de relevés auparavant a fait progresser considérablement les connaissances de la répartition de l’espèce dans ces provinces (Jobin, 2006; Latendresse et Jobin, 2007; Jobin et al., 2007; Meyer et Friis, 2008; Bartok, 2011; Jobin et al., 2011b; Bazin, comm. pers., 2022).

La base de données eBird (2021), dans laquelle les naturalistes du monde entier consignent les mentions d’oiseaux qu’ils ont vus ou entendus, a récemment connu une croissance exponentielle et contient de meilleures données sur la répartition du Petit Blongios dans l’ensemble de son aire de répartition mondiale (figure 1). Les données soumises dans la base de données eBird sont examinées en profondeur par des modérateurs régionaux afin d’en assurer l’intégrité. Cependant, l’examen effectué par les modérateurs se limite généralement aux observations anormales (par exemple celles qui sont en dehors de l’aire de répartition d’une espèce ou dont le dénombrement est inhabituellement élevé). Des analyses des tendances récentes ont également été effectuées à partir de ces ensembles de données pour diverses espèces, dont le Petit Blongios (Fink et al., 2023). Les tendances de variation cumulative de l’abondance relative estimée sont établies à l’échelle de l’aire de répartition de l’espèce et de carrés de 27 km de côté, ce qui permet d’obtenir un échantillon représentatif de l’ensemble de la population canadienne.

Abondance

À l’aide des données du BBS, Wetlands International a estimé la population mondiale de Petit Blongios à 42 700 couples (Delany et Scott, 2006). Partenaires d’envol utilise plusieurs sources de données pour estimer les populations d’oiseaux aquatiques (mais n’utilise pas les données du BBS; Panjabi et al., 2024) et a récemment estimé la population mondiale de Petit Blongios à 310 000 individus, dont 130 000 se trouvant au Canada et aux États-Unis (Rosenberg et al., 2019; Partners in Flight, 2024).

Le nombre d’individus au Canada est encore mal estimé. Dans les deux premiers rapports de situation, la population était estimée à environ 1 000 couples (Sandilands et Campbell, 1988; James, 1999). Dans le dernier rapport (COSEWIC, 2009), cette estimation a été revue à la hausse, portant la population totale à environ 1 500 couples (plage de 1 000 à 2 800). Cette augmentation du nombre de couples était attribuable à une intensification des activités plutôt qu’à une augmentation réelle de la population. L’estimation de 555 à 2 360 couples en Ontario était dérivée des résultats du premier projet d’atlas (1981-1985) réalisé dans cette province et de l’Ontario Rare Breeding Bird Program (programme des oiseaux nicheurs rares de l’Ontario) (Austen et al., 1994); l’effectif récent (de 2017 à 2019) était plus élevé qu’entre 1995 et 2016 (Kirchin et al., 2020). Des recherches menées en 2008 et en 2009 (Bartok, 2011) ont révélé qu’il y avait environ 1 400 couples dans les milieux humides côtiers du bassin des Grands Lacs inférieurs du Canada. Bien que ce nombre soit plus élevé que celui indiqué précédemment, cette augmentation refléterait une intensification des activités de recherche plutôt qu’une croissance de la population. Ailleurs, les seules données récentes proviennent de relevés ciblés entrepris en 2004 et du Programme de surveillance des marais, qui ont permis d’estimer à 200 le nombre de couples au Manitoba (Bazin, comm. pers., 2022) et à 500 à 600 le nombre de couples au Québec (Jobin, comm. pers., 2022). Le nombre d’individus présents dans les provinces maritimes est encore en grande partie inconnu. D’après les résultats du deuxième atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes (2006-2010), la présence du Petit Blongios a été signalée dans neuf parcelles au Nouveau-Brunswick et une en Nouvelle-Écosse; Stewart et al. (2015) estiment qu’environ 20 couples s’y reproduisent. Ensemble, toutes ces données permettent d’estimer la population totale d’individus matures au Canada à environ 4 300 (plage de 4 240 à 4 440). Compte tenu de la nature discrète de l’espèce et de la couverture insuffisante des relevés, ce nombre est probablement plus élevé, mais il est peu probable qu’il dépasse 10 000 individus.

Fluctuations et tendances

Dans les régions où des données sur le Petit Blongios sont disponibles, l’espèce est généralement considérée comme en déclin (NatureServe, 2023). Les fluctuations de la population de Petits Blongios sont très difficiles à déterminer en raison de la nature discrète de l’espèce et du manque d’activités de recherche appropriées. Toutefois, grâce à des programmes comme le Programme de surveillance des marais et les travaux d’atlas provinciaux, les données sur la répartition et l’abondance sont maintenant plus facilement accessibles au Canada et semblent indiquer que le Petit Blongios est plus commun qu’on ne le pensait (Woodliffe, 2007; Bartok, 2011; Stewart et al., 2015; Bazin, 2018; Robert et al., 2019; Bazin, comm. pers., 2022; Jobin, comm. pers., 2022). En Ontario, l’analyse des données provenant du Programme de surveillance des marais des Grands Lacs (de 1995 à 2019) a révélé une augmentation du nombre de Petits Blongios entre 2017 et 2019, après une période relativement stable à long terme de 1995 à 2016 (Bird Studies Canada, 2019; Kirchin et al., 2020). Il convient de noter que l’augmentation de ce nombre a coïncidé avec une période caractérisée par une hausse des niveaux d’eau dans les Grands Lacs (Tozer et al., 2023) et que Kirchin et al. (2020) n’ont pas été en mesure d’exclure la possibilité d’une augmentation de la densité régionale due au fait que les oiseaux sont attirés par les niveaux d’eau élevés des régions voisines. De même, comme les niveaux d’eau dans les Grands Lacs sont actuellement en baisse, certains experts estiment que les effectifs de l’espèce dans la région pourraient diminuer au cours de la prochaine décennie (Fiorino, comm. pers., 2023).

Pour l’ensemble du Canada, les tendances à long terme pour le Petit Blongios sont établies à partir du BBS, dont les données sont limitées par la petite taille des échantillons dans l’habitat convenable et par la faible probabilité de détection. À long terme (1970-2022) comme à court terme (2012-2022), les indices d’abondance annuels au Canada selon le BBS ont fluctué considérablement (Smith et al., 2023), mais les tendances d’une année à l’autre montrent une population relativement stable qui est peu susceptible d’atteindre le seuil de déclin de 30 % sur 10 ans (tableau 1; figure 7; Smith et al., 2023). L’estimation ponctuelle de la tendance à court terme (10 ans) selon BBS pour le Canada est de 7,24 %, mais comme les intervalles de confiances (IC) à 95 % (-45,79, 54,11) chevauchent zéro (Smith et al., 2023), la tendance réelle est incertaine. À l’échelle provinciale, les données du BBS ne permettent de générer des estimations de tendances uniquement pour l’Ontario et le Québec. Les deux provinces affichent également des tendances sur dix ans non significatives : -8,89 % (-47,72, 54,11) en Ontario et -0,6 % (-49,86, 95,80) au Québec. Comme pour l’ensemble du Canada, la fiabilité de ces tendances est jugée faible (tableau 1). Le Programme de surveillance des marais, qui vise à déterminer les tendances et l’abondance chez les oiseaux aquatiques, permet également de dégager des tendances sur dix ans, mais seulement pour les sous-régions de ces deux provinces. Ces sous-régions sont des bassins particuliers des Grands Lacs et la région de conservation des oiseaux (RCO) 13; seule la partie de la RCO 13 située en Ontario affiche une tendance sur dix ans significative, soit une augmentation de 43,79 % (IC à 95 % : 6,80, 93,61; tableau 2; voir aussi Kirchin et al., 2020; Tozer et al., 2023). La fiabilité de ces tendances est jugée élevée.

Graphique des tendances mobiles sur 10 ans pour la population du Petit Blongios au Canada, avec les intervalles de confiance et les lignes qui correspondent aux seuils de déclin du COSEPAC. La description longue suit.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Least Bittern Petit Blongios rolling 10 year trends Canada = Least Bittern Petit Blongios – Tendances mobiles sur dix ans au Canada

Based on trend in 2021: 9% probability of 30% decrease and 1% probability of 50% decrease = D’après la tendance en 2021 : la probabilité de déclin de 30 % est de 9 % et la probabilité de déclin de 50 % est de 1 %.

10 year trends = Tendances sur 10 ans

Ending year of 10 trend = Dernière année de la tendance sur 10 ans

Figure 7. Tendances mobiles sur dix ans (trois générations) pour la population de Petit Blongios au Canada, d’après les données du BBS recueillies de 1970 à 2021 (Smith et. al., 2023). Les lignes horizontales orange et rouge représentent les tendances sur dix ans (trois générations) qui correspondent aux seuils de déclin de 30 % et de 50 % du COSEPAC, respectivement. Chaque point est une estimation de la tendance sur les dix ans se terminant cette année-là. Les lignes verticales représentent les intervalles de confiance à 50 % (noir) et à 95 % (gris).

Description longue

Graphique des tendances mobiles sur 10 ans pour la population du Petit Blongios au Canada, de 1980 à 2021, avec les intervalles de confiance à 50 % et à 95 % et les lignes qui correspondent aux seuils de déclin de 30 % et de 50 % du COSEPAC. Les tendances mobiles sur 10 ans pour la population sont relativement stables entre 1980 et 2003; elles commencent à 0,45 en 1980 (IC à 50 % : de ‑1,0 à 1,5; IC à 95 % : de ‑4,7 à 5,0), augmentent pour atteindre environ 0,6 en 1989 (IC à 50 % : de ‑0,6 à 1,65; IC à 95 % : de ‑3,4 à 4,8) et diminuent pour atteindre environ 0,5 en 2003 (IC à 50 % : de ‑0,7 à 1,3; IC à 95 % : de ‑2,8 à 4,4). Après 2003, les tendances sur 10 ans commencent à diminuer lentement pour atteindre 0,0 en 2011 (IC à 50 % : de ‑1,15 à 1,05; IC à 95 % : de ‑3,7 à 3,75), se stabilisent à environ ‑0,5 en 2019 (IC à 50 % : de ‑1,85 à 0,6; IC à 95 % : de ‑4,9 à 3,75), puis diminuent légèrement pour atteindre ‑0,45 en 2021 (IC à 50 % : de ‑1,9 à 0,7; IC à 95 % : de ‑5,4 à 3,9). Les lignes horizontales indiquent que la tendance pour le seuil de déclin de 30 % du COSEPAC est de ‑3,5, tandis que celle pour le seuil de 50 % du COSEPAC est de ‑6,7. Le graphique indique également que, selon la tendance de 2021, la probabilité de déclin de 30 % de la population est de 9 % et la probabilité de déclin de 50 % est de 1 %.

Tableau 2. Tendances à court terme (trois générations, 2011-2021) des populations de Petits Blongios en Ontario et au Québec, d’après les données de surveillance des marais des Grands Lacs. Les valeurs en caractères gras sont statistiquement significatives (Smith et al., 2023).

Région

Taux de variation annuel (%) (limites inférieure et supérieure de l’IC à 95 %)

Variation cumulative (%) (limites inférieure et supérieure de l’IC à 95 %)

Fiabilité

Bassin versant du lac Érié

2,27 (-1,68, 6,37)

25,10 (-15,59, 85,43)

Élevée

Bassin versant des lacs Huron et Michigan

1,74 (-4,92, 8,86)

18,79 (-39,62, 133,71)

Élevée

Bassin versant du lac Ontario

3,25 (-1,14, 7,84)

37,72 (-10,83, 112,72)

Élevée

RCO 13 (Ontario)

3,70 (0,66, 6,83)

43,79 (6,80, 93,61)

Élevée

RCO 13 (Québec)

5,54 (-4,5, 16,63)

71,44 (-36,90, 365,70)

Élevée

De nouvelles analyses des tendances effectuées à partir des données eBird sont disponibles pour la période de dix ans allant de 2012 à 2022 (données du 7 juin au 20 juillet; Fink et al., 2023). Ces tendances montrent des déclins pour environ les deux tiers des carrés de dénombrement de 27 km de côté d’eBird qui affichent des tendances significatives dans l’aire de reproduction canadienne du Petit Blongios. La tendance sur dix ans à l’échelle du Canada pour cette période est estimée à -4,9 % (IC à 80 % : 0,9, 17,1; Fink et al., 2023), mais la fiabilité de cette analyse n’a pas été évaluée.

Les meilleures données sur les tendances à long terme obtenues à partir des atlas des oiseaux nicheurs proviennent de l’Ontario, où, dans la région carolinienne, une baisse statistiquement significative de 44 % de la probabilité d’observation (après vingt heures de recherche dans une parcelle) a été enregistrée au cours de la période de vingt ans séparant les premier et deuxième projets d’atlas (périodes de 1981 à 1985 et de 2001 à 2005). Dans le cas d’autres écorégions (plus au nord), en dehors de l’aire de répartition principale de l’espèce en Ontario, la taille des échantillons dans ces deux atlas était trop petite pour dégager des changements statistiques, toutefois, les occurrences étaient également moins nombreuses dans le nord dans le cadre du deuxième atlas que dans le premier. Dans l’ensemble, le nombre de parcelles où la présence du Petit Blongios a été signalée a diminué de 6 % entre les deux atlas, passant de 223 à 210 (Woodliffe, 2007). Cette différence, une fois corrigée pour tenir compte de l’augmentation des activités de recherche pendant le deuxième projet d’atlas, révèle un déclin statistiquement significatif de 32 % (annexe 3 dans Cadman et al., 2007). Étant donné que le Petit Blongios a des besoins très précis en matière d’habitat, de telles corrections peuvent créer un biais négatif, car l’intensification des activités dans des parcelles sans marais ne permettra pas de détecter la présence de l’espèce, mais, à l’inverse, les relevés ciblant le Petit Blongios ne visent que des habitats particuliers. Récemment, toutefois, pour les quatre premières des cinq années du troisième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (de 2021 à la mi‑juillet 2024), le Petit Blongios a été détecté dans 267 parcelles, ce qui représente une augmentation d’environ 25 % par rapport à l’atlas précédent. Il convient de noter que l’atlas actuel s’appuie sur un protocole de relevé des oiseaux de marais qui entraîne une légère augmentation des détections de Petits Blongios, et les nombres sont considérés comme relativement stables entre cet atlas et le précédent (Burrell, comm. pers., 2024).

D’après les récents projets d’atlas des États frontaliers où le Petit Blongios est présent en grand nombre, les effectifs étaient légèrement en baisse ou stables, mais ces données n’ont pas été corrigées pour tenir compte de l’accroissement probable des activités de recherche ces dernières années et, par conséquent, du nombre d’individus sans doute plus élevé actuellement que par le passé. Par exemple, l’Ohio a signalé des effectifs stables de 1935 à 1965, mais des déclins importants au cours du présent siècle (Rodewald et al., 2016), le Michigan a signalé une baisse de 6 % des parcelles en vingt ans (passant de 102 à 92 parcelles; Chartier et al., 2011) et l’État de New York a signalé une baisse de 9 % du nombre de parcelles occupées (McGowan et Corwin, 2008). Dans le Maine, de nouvelles visites de 38 sites de reproduction connus effectuées entre 1989-1990 et 2005 ont montré une baisse de 37 % de l’occupation (Hayden et al., 2005). Les récentes tendances sur dix ans selon le BBS pour les États frontaliers ressemblent à celles du Canada, c’est-à-dire qu’elles indiquent des estimations ponctuelles négatives, mais les intervalles de confiance à 95 % chevauchent zéro (les tendances ne sont donc pas significatives).

Fragmentation grave

Sans objet.

Immigration de source externe

L’aire de répartition canadienne du Petit Blongios est dans la continuité de la vaste aire de reproduction aux États-Unis, et cette espèce, comme les autres espèces de hérons, présente une grande dispersion : les juvéniles se déplacent beaucoup à la fin de la saison de reproduction et les adultes changent apparemment de lieu de reproduction au fil des ans. Une grande partie de l’habitat que le Petit Blongios occupait autrefois au Canada a été convertie, mais la perte des milieux humides a ralenti et s’est même inversée dans certaines régions (Chow-Fraser, 2006), ce qui donne à penser qu’il y a suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus de source externe. Cependant, étant donné que les populations adjacentes dans le nord des États-Unis sont petites, en déclin et, dans de nombreux cas, désignées menacées (threatened) ou en voie de disparition (endangered) par les États, la possibilité d’une immigration de source externe est probablement faible.

Menaces

Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours

Il existe peu d’information sur les tendances relatives aux types particuliers de milieux humides utilisés par le Petit Blongios, mais l’information sur les milieux humides en général peut au moins servir d’indice des tendances probables quant à l’habitat de l’espèce. Dans le passé, la perte de milieux humides dans l’aire de reproduction de l’espèce au Canada a été considérable. Les pratiques d’utilisation des terres à des fins agricoles ont causé 85 % de cette perte (Wiken et al., 2003). Dans le sud de l’Ontario, l’étendue des milieux humides a diminué de plus de 60 % au cours des deux derniers siècles (Petrie, 1998), plus de 80 % de ces pertes s’étant produites près des centres urbains (Wiken et al., 2003), et les pertes dans le sud-ouest (comté d’Essex) sont estimées à 97 % (Snell, 1989; Chow-Fraser, 2006). De même, dans l’aire de répartition de l’espèce au Québec, le long du fleuve Saint-Laurent, l’étendue des milieux humides a diminué de 40 à 80 % depuis la colonisation européenne (Jean, 2002), et la destruction et la dégradation de ces milieux se poursuit encore de nos jours (Pellerin et Poulin, 2013). Les pertes estimées dans les extrémités ouest et est de l’aire de répartition canadienne de l’espèce sont également élevées : 71 % dans les Prairies (Ducks Unlimited Canada, 2023), 65 % dans les marais salés côtiers de l’Atlantique (Cox, 1993), et 85 % dans la partie supérieure de la baie de Fundy (Reed et Smith, 1972). Des tendances similaires, pour des raisons de même nature, se dégagent dans l’aire de reproduction du Petit Blongios aux États-Unis, où la moitié des milieux humides d’origine a disparu (Environmental Protection Agency, 2002).

Dans le passé, la perte de milieux humides a également été considérable dans l’Atlantique et les États du golfe du Mexique, où l’espèce passerait l’hiver. On estime que 60 000 acres (environ 24 000 hectares) de milieux humides ont disparu chaque année entre 2004 et 2009 (Dahl et Stedman, 2013), mais le déclin s’est récemment ralenti. Le déclin des milieux humides côtiers a été estimé à 52 % au Texas depuis la colonisation européenne (Mizell, 1998), et jusqu’à 35 % en Louisiane de 1932 à 1990 (Barras et al., 2003). Bon nombre des milieux humides encore existants sont fortement dégradées par l’envasement (Barras et al., 2003), qui, outre ses effets néfastes sur l’écosystème dans son ensemble, rend l’habitat moins propice à l’alimentation des espèces, comme le Petit Blongios et le Butor d’Amérique, qui cherchent leurs proies visuellement (Weller, 1999).

Au Canada, les tendances des dernières décennies sont difficiles à évaluer. De nombreux programmes d’inventaire des milieux humides ont été entrepris, mais ils n’ont pas encore été intégrés ni produit des résultats clairs (Chow-Fraser, 2002; Milton et Hélie, 2003; Ingram et al., 2007). L’étendue des milieux humides a fortement diminué des années 1950 aux années 19900, mais la baisse commence probablement à ralentir, sous l’effet des mesures de protection et d’intendance de ces milieux prises récemment. Parmi ces mesures, on compte les politiques et les programmes fédéraux et provinciaux ciblant les espèces sauvages, les programmes instaurés dans le cadre du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (le Plan conjoint des habitats de l’Est par exemple) et de nombreux programmes d’organismes non gouvernementaux, comme Habitat faunique Canada, Canards Illimités Canada et Conservation de la nature Canada, et d’innombrables groupes de conservation locaux (Lynch-Stewart et al., 1999). Pourtant, en Ontario du moins, le comblement de petits marais, la fragmentation de marais étendus et la dégradation sous diverses formes causée par la contamination, l’envasement et les perturbations entraînent encore la dégradation et la perte d’habitat à l’échelle locale (Maynard et Wilcox, 1997; Environment Canada and Environmental Protection Agency, 2007). Comme l’augmentation de l’abondance du Petit Blongios est fortement liée à la hausse des niveaux d’eau (Kirchin et al., 2020), il est probable que les tendances à l’assèchement ainsi qu’à la perte de milieux humides aient une incidence sur l’espèce.

Menaces actuelles et futures

Le Petit Blongios est vulnérable aux effets cumulatifs de diverses menaces tout au long de son cycle annuel. Ces menaces sont classées ci‑dessous et à l’annexe 1, d’après le système unifié de classification des menaces proposé par l’Union internationale pour la conservation de la nature et le Partenariat pour les mesures de conservation (UICN‑CMP; selon Salafsky et al., 2008). L’évaluation porte sur les impacts de chacune des 11 grandes catégories de menaces et de leurs sous‑catégories, en fonction de la portée (proportion de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années), de la gravité (déclin prévu de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années ou des 3 prochaines générations, selon la période la plus longue) et de l’immédiateté de chaque menace. Le calcul de l’impact global des menaces tient compte des impacts de chacune des catégories de menaces et peut être ajusté par les spécialistes des espèces qui participent à l’évaluation des menaces.

L’impact global des menaces pesant sur le Petit Blongios est considéré comme étant moyen-faible (modifié par rapport à l’impact calculé comme étant moyen, car les évaluateurs des menaces ont jugé que la plupart des impacts se situaient dans à la limite inférieure de la valeur « faible » pour chaque catégorie), ce qui correspond à un déclin supplémentaire prévu de 0 % à 30 % au cours des dix prochaines années (soit l’équivalent d’un peu plus de trois générations; voir l’annexe 1 pour plus de détails). Les menaces sont présentées dans les paragraphes suivants selon l’ordre du numéro de menace de l’UICN plutôt que selon le degré d’impact de la menace, car l’évaluation des menaces a conclu que l’impact de chaque catégorie de menaces était faible. Les menaces ayant un impact inconnu sont prises en compte.

UICN 1. Développement résidentiel et commercial (impact de la menace : faible)

UICN 1.1. Zones résidentielles et urbaines (impact de la menace : faible)
Description de la menace

L’expansion des zones résidentielles et urbaines se poursuit dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, mais la mise en valeur des milieux humides de classe supérieure, où le Petit Blongios pourrait être présent, est généralement évitée. En général, il y a moins d’habitat convenable au Petit Blongios près des zones commerciales et industrielles.

Portée

Comme de nombreux individus se trouvent loin des zones de développement, la portée est évaluée comme étant petite.

Gravité

Les zones de développement devraient entraîner un léger déclin de la population ou de l’habitat.

UICN 2. Agriculture et aquaculture (impact de la menace : faible)

UICN 2.1 cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois (impact de la menace : faible)
Description de la menace

L’expansion des zones agricoles se poursuit dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, y compris dans les aires de reproduction et d’hivernage. Le bétail ne semble pas être présent dans l’habitat du Petit Blongios, et l’aquaculture ne semble pas non plus être pratiquée dans l’habitat convenable à l’espèce.

Portée

La perte de milieux humides et la dégradation de la qualité de l’habitat ont probablement une incidence sur l’espèce; par conséquent, la portée est évaluée comme étant petite.

Gravité

L’agriculture entraîner un léger déclin de la population ou de l’habitat.

UICN 4. Corridors de transport et de service (impact de la menace : faible)

UICN 4.1. Routes et voies ferrées (impact de la menace : faible)
UICN 4.2. Lignes de services publics (impact de la menace : faible)
UICN 4.4. Corridors aériens (impact de la menace : faible)
Description de la menace

Comme cette espèce vole près du sol et migre la nuit, les collisions peuvent être une importante source de mortalité (Environnement Canada, 2014; Poole et al., 2020). Il existe des mentions anecdotiques de cas de mortalité du Petit Blongios par suite de collisions dans les aires de reproduction, de migration et d’hivernage. Seize individus sont morts après avoir été frappés par des véhicules ou être entrés en collision avec des clôtures en une seule fin de semaine dans un refuge de la Louisiane. Régulièrement des individus entrent en collision avec un pylône en Ontario; huit collisions ont été enregistrées au cours d’une seule fin de semaine.En Floride, dix-sept collisions avec des hydroglisseurs ont été signalées dans un site (3 % des 607 oiseaux qui se sont envolés; Frederick et al., 1990), et neuf collisions mortelles avec des véhicules sur un segment d’autoroute de 3,2 km ont également été signalées dans l’État (Sandilands et Campbell, 1988; Smith et Dodd, 2003; Poole et al., 2020). Les collisions avec les véhicules peuvent être particulièrement préoccupantes lorsque les routes traversent des milieux humides émergents (Bartok, obs. pers., 2019); des Petits Blongios ont également été tués le long de la chaussée à Long Point, en Ontario (Environment Canada, 2014). Des cas de mortalité due aux lignes électriques et aux haubans ont également été signalés (Longcore et al., 2013).

Portée

Une grande partie de la population canadienne de Petits Blongios est susceptible de se retrouver à proximité de routes, de lignes de services publics, de tours de communication et d’aéroports à un moment ou à un autre de son cycle vital; par conséquent, la portée est évaluée comme étant grande-généralisée.

Gravité

Le risque de mortalité lié aux routes est susceptible d’avoir un léger effet sur la population en raison du taux de mortalité potentiellement important à l’échelle locale. Les collisions mortelles avec des lignes de services publics et des tours de communication sont probablement moins fréquentes; leur effet sur la population devrait être léger.

UICN 6. Intrusions et perturbations humaines (impact de la menace : faible)

UICN 6.1. Activités récréatives (impact de la menace : faible)
Description de la menace

Les perturbations causées par les activités récréatives, en particulier la navigation de plaisance, posent un problème pour la conservation des hérons, car elles peuvent entraver leur recherche de nourriture, par exemple, et entraîner l’abandon de nids (Kushlan et Hancock, 2005). Le passage des embarcations de plaisance à moteur dans les zones littorales produit des vagues qui pourraient noyer les nids et éroder les bordures des marais, où le Petit Blongios cherche ses proies (Environment Canada, 2014).

Portée

Le Petit Blongios utilise principalement des milieux humides émergents contigus (Darrah et Krementz, 2010; Bartok, 2011; Poole et al., 2020), où les intrusions et les perturbations humaines peuvent être limitées. La portée a donc été évaluée comme étant petite.

Gravité

La fréquence et l’intensité des activités humaines sont faibles dans la plupart des sites; la gravité globale se situe dans la limite inférieure de la valeur « légère ».

UICN 7. Modifications des systèmes naturels (impact de la menace : faible)

UICN 7.2 gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages (impact de la menace : faible)
Description de la menace

Le Petit Blongios est peu tolérant aux variations des niveaux d’eau pendant la nidification (Jobin et al., 2009; Chabot et al., 2014; Hohman et al., 2021). La modification des niveaux d’eau par la création et la gestion de barrages peut pousser les individus à se déplacer ou causer l’échec de la nidification si des changements importants se produisent pendant la saison de reproduction.

Portée

Selon les estimations, seule une faible proportion de la population de Petits Blongios est exposée à la menace que posent les barrages et la gestion de l’eau. En effet, la plupart des individus vivent dans les milieux humides côtiers le long du fleuve Saint-Laurent ou dans des milieux humides isolés, qui sont peu exposés à cette menace (même s’ils peuvent être touchés par les changements des niveaux d’eau liés aux changements climatiques – voir la menace 11 de l’UICN).

Gravité

La gravité est évaluée comme étant légère, étant donné que les déplacements en raison de niveaux d’eau inadéquats peuvent en grande partie entraîner un déplacement des territoires, mais le risque de mortalité (par exemple, noyade des jeunes avant l’envol) pendant la saison de reproduction pourrait avoir un effet un peu plus important sur la population.

UICN 8. Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact de la menace : faible)

UICN 8.1. Végétaux et animaux exotiques (non indigènes) envahissants (impact de la menace : faible)
UICN 8.5. Maladies d’origine virale ou maladies à prions (impact de la menace : inconnu)
Description de la menace

À différents sites en Amérique du Nord, y compris en Ontario et au Québec, plusieurs espèces végétales envahissantes supplantent les peuplements de quenouilles où se reproduisent la plupart des Petits Blongios. Ces espèces comprennent la salicaire pourpre (Lythrum salicaria), l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea), le roseau commun (Phragmites australis), les quenouilles hybrides (Typha x glauca) et, surtout au Québec, le butome à ombelle (Butomus umbellatus; Lavoie et al., 2003; Hudon, 2004; Jobin et Robillard, 2005; Jobin, 2006; Tozer et Mackenzie, 2019). Le Petit Blongios peut nicher dans un habitat dominé par les Phragmites si la structure est convenable (Jobin et al., 2011b); cependant, l’espèce affiche une réaction positive à la lutte contre les Phragmites dans les milieux humides (Tozer et Mackenzie, 2019). Toutes ces espèces végétales, ainsi que d’autres espèces qui ne sont pas en compétition directe avec les quenouilles, telle l’hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae), favorisent la succession des marais vers des milieux plus secs (Blossey et al., 2001). La quenouille hybride est une espèce particulièrement agressive qui entraîne la formation d’une monoculture et ne laisse que peu d’eau libre, voire aucune, dans les milieux humides où elle pousse (Jones, comm. pers., 2023). Les espèces animales envahissantes suscitent de plus en plus de préoccupations dans la région des Grands Lacs et du Manitoba à cause de leurs effets perturbateurs sur les fonctions de l’écosystème. Par exemple, la carpe (Cyprinus carpio), qui se reproduit désormais régulièrement dans les extrémités sud des grands lacs du Manitoba, dont le lac Manitoba et le lac Winnipeg (Poole, comm. pers., 2023), détruit une partie de la végétation et envase l’eau, ce qui empêche les Petits Blongios de voir leurs proies. Des effets directs entre de telles espèces et le Petit Blongios n’ont pas été établis dans cette région, mais il en existe probablement.

De plus, le Petit Blongios pourrait être vulnérable à des épidémies et parasitoses dévastatrices. Selon toute probabilité, une maladie inconnue a causé la disparition complète des individus qui nichaient dans un marais, en Iowa (Kent, 1951). Les épidémies dont les effets ont été observés chez d’autres échassiers mettaient en cause le nématode Eustrongylides, associé aux nutriments et au limon dans les eaux de ruissellement, et la salmonelle aviaire, qui peut être associée aux effluents d’eaux usées (P. Frederick, comm. pers., dans Gibbs et Melvin, 1992; Soulliere et al., 2018). Certaines données en Europe (Verhagen et al., 2021; Soda et al., 2022) au Canada (National Wildlife Heath Center, 2006; Canadian Food Inspection Agency, 2023) indiquent que des hérons ont contracté l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) et que les membres de la famille des Ardéidés sont sensibles à la maladie, cependant, aucun cas n’a été signalé chez le Petit Blongios au Canada (Canadian Food Inspection Agency, 2023). Il est possible qu’en raison de la nature discrète du Petit Blongios, il soit plus difficile de déterminer les cas de mortalité liés à une épidémie (ou que leur nature non coloniale les rende moins sensibles que les espèces de hérons plus coloniales; Poole, comm. pers., 2023).

Portée

La présence d’espèces envahissantes et de maladies est généralisée dans la partie centrale de l’aire de reproduction au Canada. La portée de la menace posée par l’IAHP est actuellement inconnue.

Gravité

Même s’il est possible que la présence d’espèces envahissantes pousse le Petit Blongios à se déplacer, la gravité de la menace devrait être légère, compte tenu de la disponibilité générale de l’habitat et de la capacité de dispersion de l’espèce. La gravité de la menace posée par l’IAHP est actuellement inconnue.

UICN 9. Pollution (impact de la menace : faible)

UICN 9.2. Effluents industriels et militaires (impact de la menace : faible)
UICN 9.3 effluents agricoles et sylvicoles (impact de la menace : faible)
UICN 9.6. Apports excessifs d’énergie (impact de la menace : inconnu)
Description de la menace

Le Petit Blongios est directement et indirectement exposé à la pollution, en particulier aux eaux usées, aux déversements d’hydrocarbures et aux ruissellements agricoles qui ont des effets sur la qualité de l’eau dans l’habitat convenable. Les effets des apports excessifs d’énergie (pollution lumineuse et sonore) sur l’espèce sont inconnus, mais ils pourraient constituer une menace. Gjerdrum et al. (2021) ont signalé que six espèces de hérons (autres que le Petit Blongios) étaient attirées par la lumière et s’étaient échouées dans des sites industriels du Canada atlantique.

Portée

Une quantité limitée d’habitat et d’individus sont touchés par la pollution. Les habitats situés dans le sud de l’Ontario et du Québec sont plus vulnérables en raison de leur proximité aux activités humaines. La portée des apports excessifs d’énergie est inconnue.

Gravité

Même si le Petit Blongios est indirectement exposé à la pollution et que de nombreux individus sont observés loin des sources de pollution, la gravité est évaluée comme étant légère. La gravité des apports excessifs d’énergie est inconnue.

UICN 11. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact de la menace : faible)

UICN 11.1. Déplacement et altération de l’habitat (impact de la menace : inconnu)
UICN 11.2. Sécheresses (impact de la menace : inconnu)
UICN 11.3. Températures extrêmes (impact de la menace : faible)
UICN 11.4. Tempêtes et inondations (impact de la menace : faible)
Description de la menace

L’abondance de Petits Blongios nicheurs le long des Grands Lacs et ailleurs est étroitement lié aux variations des niveaux d’eau (Craigie et al., 2003; Jobin et al., 2009; Chabot et al., 2014; Hohman et al., 2021). Cependant, les effets des changements climatiques sur les niveaux d’eau au cours des dix prochaines années sont incertains, quelques modèles prévoyant des niveaux d’eau plus bas (c’est-à-dire déplacement et altération de l’habitat; Mortsch et al., 2006; Soulliere et al., 2018; Environmental Protection Agency, 2021), certains, des niveaux variables (ECCC, 2022a; Lam et al., 2022; Seglenieks et Temgoua, 2022), et d’autres, des niveaux élevés (ECCC, 2022b). Des sécheresses prolongées et généralisées dans les prairies peuvent avoir une incidence sur les populations de Petit Blongios dans l’ouest puisqu’elles réduisent l’étendue des milieux humides. Les effets à court terme des sécheresses sont toutefois inconnus, car celles-ci peuvent également créer des habitats émergents. La fréquence et la gravité accrues des tempêtes peuvent augmenter le risque de mortalité et d’échec de nidification pendant la saison de reproduction, et les températures extrêmes peuvent avoir une incidence sur la survie des juvéniles.

Portée

Les effets des changements climatiques sur le Petit Blongios sont probablement généralisés. Les changements climatiques auraient des effets à grande échelle sur l’aire de répartition de l’espèce, notamment en raison des températures et des conditions météorologiques extrêmes qui ont une incidence sur la survie et la productivité, ainsi que des modifications de l’habitat qui le rendent moins convenable à la nidification de l’espèce. Selon une récente évaluation de la vulnérabilité aux changements climatiques, le Petit Blongios est considéré comme moins vulnérable dans le bassin des Grands Lacs en Ontario, c’est-à-dire que son aire de répartition ne devrait pas augmenter ou diminuer de manière considérable d’ici 2050, bien que les limites de l’aire de répartition puissent changer (Brinker et al., 2018).

Gravité

Même si le Petit Blongios est vulnérable aux effets des changements climatiques, en particulier aux variations des niveaux d’eau (Jobin et al., 2009; Chabot et al., 2014; Hohman et al., 2021), la gravité globale devrait être légère, compte tenu de la capacité de dispersion de l’espèce. La gravité des températures extrêmes et celle des tempêtes et des inondations devraient être légères au cours des dix prochaines années, tandis que la gravité du déplacement et de l’altération de l’habitat et celle des sécheresses sont inconnues.

Nombre de localités fondées sur les menaces

Les menaces susceptibles d’entraîner une baisse de la population de Petits Blongios sont principalement liées aux changements qui touchent les milieux humides individuels ou régionaux utilisés pour la reproduction. Selon les données de relevés, il existe entre 250 et 500 milieux humides utilisés pour la reproduction au Canada; Les principales menaces généralisées, telles la gestion et l’utilisation de l’eau et l’exploitation de barrages ainsi que les changements climatiques peuvent avoir des effets relativement uniformes sur plusieurs milieux humides, mais les effets des menaces varieront selon la région, par conséquent, le nombre de localités ne diminuera pas en dessous des seuils.

Protection, statuts et activités de rétablissement

Statuts et protection juridiques

Depuis juin 2003, le Petit Blongios est inscrit comme espèce menacée à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2002). Le Petits Blongios et ses nids sont également protégés par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Au Manitoba, l’espèce est désignée comme espèce en voie de disparition; en Ontario, elle est désignée comme espèce menacée; au Québec, elle est inscrite comme espèce vulnérable à Loi sur les espèces menacées ou vulnérables et elle est protégée par la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune; en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, elle est désignée comme espèce menacée. Le Petit Blongios n’est pas inscrit sur la liste fédérale des espèces en péril aux États-Unis (Endangered Species Act, 1973), mais il est considéré comme une espèce en péril dans six États voisins du Canada : le Wisconsin, le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie, l’État de New York et le Maine.

De nombreux sites de reproduction sont protégés à l’échelle fédérale par la Loi sur les parcs nationaux du Canada et de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, ou en Ontario par la Loi de 2006 sur les parcs provinciaux et les réserves de conservation. La Déclaration de principes provinciale de l’Ontario assure une certaine protection aux milieux humides considérés d’importance provinciale, mais uniquement lorsque des demandes d’aménagement sont présentées ou que des règlements relatifs à la modification de sites s’appliquent. De même, la Stratégie manitobaine de gestion de l’eau de 2022 préconise la gestion durable de tous les milieux humides, et cette province s’est engagée à ne perdre aucun avantage net lié aux milieux humides de classe supérieure, conformément à la Loi sur les bassins hydrographiques durables, toute perte de ces milieux humides nécessitant la prise de mesures d’atténuation. Au Québec, la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques et la Stratégie québécoise de l’eau prévoient une certaine protection des écosystèmes aquatiques, y compris les milieux humides. La Politique de conservation des terres humides du Nouveau-Brunswick vise à éviter toute perte de milieux humides d’importance provinciale ainsi que toute perte nette de la fonction des milieux humides (Rubec et Hanson, 2008). Les milieux humides qui se trouvent sur des terres publiques au Canada sont généralement protégés par des politiques fédérales et provinciales interdisant les activités qui entraînent une perte nette de leurs fonctions, et par la Loi sur les pêches, qui interdit la destruction de l’habitat du poisson. Les milieux humides en général peuvent être protégés par divers autres règlements provinciaux et municipaux relatifs à l’aménagement du territoire (voir l’analyse par Rubec et Hanson, 2008).

Statuts et classements non juridiques

NatureServe (2023) classe le Petit Blongios comme apparemment en sécurité à l’échelle nationale (N4B) et en Ontario (S4B), en péril au Manitoba (S2S3B) et au Québec (S2B) et gravement en péril au Nouveau-Brunswick (S1S2B). L’espèce est considérée comme une espèce de préoccupation mineure selon la Liste rouge de l’UICN (tableau 3). Elle est considérée comme étant en péril (imperilled) ou vulnérable (vulnerable) dans les États voisins de la population canadienne. L’aire de répartition canadienne de l’espèce englobe un certain nombre de zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) et de zones clés pour la biodiversité (ZCB).

Tableau 3. Cotes de conservation attribuées au Petit Blongios au Canada et dans les États limitrophes du Canada où l’espèce est régulièrement présente, d’après le rapport « Espèces sauvages 2015 : la situation générale des espèces au Canada » (2015) et NatureServe (2023).

Autorités compétentes

Cote1

Statut juridique2

Commentaires

Échelle mondiale

G4

S.o.

Sans objet

Canada

N4B

Menacée

Sans objet

Colombie-Britannique

SNA

Non inscrite

Individu errant

Saskatchewan

SNA

Non inscrite

Nicheur possible

Manitoba

S2S3B

En péril

Sans objet

Ontario

S4B

Menacée

Sans objet

Québec

S2B

Menacée

Sans objet

Nouveau-Brunswick

S1S2B

Menacée

Sans objet

Île-du-Prince-Édouard

SNA

Non inscrite

Nicheur possible

Nouvelle-Écosse

SUB

Menacée

Sans objet

États‑Unis

N5B, N5N

Non inscrite

Sans objet

Maine

S2B

En péril

Sans objet

Michigan

S3

Menacée

Sans objet

Minnesota

SNRB

Non inscrite

Sans objet

New Hampshire

S1B

Non inscrite

Sans objet

État de New York

S3B, S1N

Menacée

Sans objet

Dakota du Nord

SNRB

Non inscrite

Sans objet

Ohio

S2

En péril

Sans objet

Pennsylvanie

S2B, S2M

En péril

Sans objet

Vermont

S2B

Non inscrite

Sans objet

Wisconsin

S2S3B

Préoccupante

Sans objet

1 G = cote mondiale; N (au début de la cote) = cote nationale; S = cote infranationale; B = population reproductrice; N (à la fin de la cote) = population non reproductrice; 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = vulnérable; 4 = apparemment en sécurité; 5 = en sécurité; NA = non applicable; NR = non classé; U = non classable (en raison d’un manque de données ou de données contradictoires). ? = cote numérique imprécise.

2 Désignation en tant qu’espèce en voie de disparition, menacée ou préoccupante (ou statuts équivalents) à l’échelle de la province, du territoire ou de l’État.

Protection et propriété de l’habitat

L’aire de répartition canadienne du Petit Blongios est assez vaste et s’étend donc dans de nombreux parcs et aires protégées.

Activités de rétablissement

Les activités de rétablissement visant le Petit Blongios au Canada menées depuis le dernier rapport de situation comprennent la mise au point d’un protocole de relevé national (Jobin et al., 2011a), des recherches de cycles supérieurs effectuées à partir de relevés ciblés (Bartok, 2011), la publication du programme de rétablissement (Environment Canada, 2014) et la désignation de l’habitat essentiel dans les parcs nationaux, les refuges d’oiseaux migrateurs et les réserves nationales de faune. D’importantes initiatives ont été déployées pour protéger, gérer et remettre en état des milieux humides en Ontario et au Québec, notamment par l’intermédiaire du Plan conjoint des habitats de l’Est du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine, et du Fonds de durabilité des Grands Lacs. L’un des projets de gestion de l’habitat comprend la lutte contre les phragmites à la pointe Long (lac Érié), en Ontario. L’équipe de rétablissement a cessé ses activités.

Remerciements

Des remerciements sont adressés à tous les experts qui ont fourni des renseignements et des données contextuelles aux fins de la préparation du présent rapport de situation, en particulier Ron Bazin (Manitoba), Benoît Jobin (Québec) et Doug Tozer (Ontario), qui sont des spécialistes du Petit Blongios dans leurs régions respectives (et ailleurs). Le rapport a aussi été enrichi par les précieux commentaires et les modifications fournis par : Marcel Gahbauer et Louise Blight, les coprésidents du SCS des oiseaux, qui ont supervisé le rapport, et Andy Horn, Tara Imlay et Jean-Pierre Savard, membres du SCS qui ont revu le rapport. Les autres personnes qui ont révisé le rapport et qui y ont contribué de manière importante sont Ron Bazin, John Brett, Syd Cannings, Benoît Jobin, Colin Jones, Dave Moore, Tim Poole et Kathy St. Laurent. Le rédacteur du rapport tient à remercier les coordonnateurs des atlas, Oiseaux Canada, NatureServe, les personnes collaborant à eBird et les gestionnaires de la base de données sur la conservation pour les précieuses données d’observation qu’ils ont fournies. Amit Saini, du Secrétariat du COSEPAC, a aidé à calculer la zone d’occurrence et l’indice de zone d’occupation. Le rédacteur du rapport tient également à remercier tout particulièrement les rédacteurs des versions précédentes du rapport de situation sur le Petit Blongios, notamment C.A. Campbell, A.G. Horn, R.D. James et A. Sandilands, qui ont jeté les bases du présent rapport, ainsi que Danielle Ethier, qui a créé la figure 2.

Environnement et Changement climatique Canada a financé la préparation du présent rapport. Les experts énumérés ci‑dessous ont fourni des données et des conseils précieux.

Experts contactés

Bazin, R. Coordonnateur de la conservation. Environnement et Changement climatique Canada. Winnipeg (Manitoba).

Cadman, M. Biologiste des oiseaux chanteurs/coordonnateur de l’Atlas de l’Ontario. Environnement et Changement climatique Canada. Ottawa (Ontario).

Dale, C. Coordonnatrice de l’Atlas de Terre-Neuve. Oiseaux Canada. St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador).

Gahbauer, M. Biologiste de la faune. Environnement et Changement climatique Canada. Ottawa (Ontario).

Gauthier, I. Biologiste et coordonnatrice provinciale des espèces fauniques menacées et vulnérables. Direction générale de la gestion de la faune et des habitats, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Québec (Québec).

Henry, P. Directeur général. NatureServe. Ottawa (Ontario).

Hoar, T. Private Biological Consultant. Whitby (Ontario).

Jobin, B. Biologiste spécialiste des oiseaux. Environnement et Changement climatique Canada. Québec (Québec).

Latremouille, L. Coordonnatrice de l’Atlas de la Saskatchewan. Oiseaux Canada. Regina (Saskatchewan).

Poussart, C. Service de la conservation de la biodiversité et des milieux humides. Direction de l’expertise sur la faune terrestre, l’herpétofaune et l’avifaune, ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Québec (Québec).

Smith, A. Biostatisticien principal. Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada. Ottawa (Ontario).

Tozer, D. Directeur. Oiseaux aquatiques et milieux humides, Oiseaux Canada. Port Rowan (Ontario).

Sources d’information

American Ornithologists’ Union. 1998. Check-list of North American birds, seventh edition. American Ornithologists’ Union, Washington, DC.

Arnold, K.E. 2005. The Breeding Ecology of Least Bitterns (Ixobrychus exilis) at Agassiz and Mingo National Wildlife Refuges. Mémoire de maîtrise ès sciences, South Dakota State University, Brookings (Dakota du Sud).

Austen, M.J.W., M.D. Cadman et R.D. James. 1994. Ontario Birds at Risk: Status and Conservation Needs. Federation of Ontario Naturalists and Long Point Bird Observatory, Toronto and Port Rowan, Ontario.

Barras, J., S. Beville, D. Britsch, S. Hartley, S. Hawes, J. Johnston, P. Kemp, Q. Kinler, A. Martucci, J. Porthouse, D. Reed, K. Roy, S. Sapkota et J. Suhayda. 2003. Historical and projected coastal Louisiana land changes: 1978-2050. USGS Open File Report 03-334.

Bartok, N. 2011. Relative Abundance and Habitat Associations of Least Bitterns (Ixobrychus exilis) at Long Point, Lake Erie, Ontario. Mémoire de maîtrise ès sciences, Western University, London (Ontario).

Bartok, N., comm. pers. 2019. Rédacteur du rapport de situation. Bénévole. Annual Amherst Island Waterbird Count. Bath (Ontario).

Bartok, N. En préparation. Stable isotope analysis of Ontario Least Bittern.

Bazin, R., comm. pers. 2022. Correspondance par courriel adressée à N. Bartok. Janvier 2022. Biologiste de la faune, Service canadien de la faune, Environnement et changement climatique Canada – Région des Prairies, Winnipeg (Manitoba).

Bazin, R., comm. pers. 2023. Correspondance par courriel adressée à L.K. Blight. Janvier 2023. Biologiste de la faune, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada – Région des Prairies, Winnipeg (Manitoba).

Bazin, R. 2018. Least Bittern in Artuso, C., A. R. Couturier, K. D. De Smet, R. F. Koes, D. Lepage, J. McCracken, R. D. Mooi et P. Taylor (eds.). The Atlas of the Breeding Birds of Manitoba, 2010-2014. Bird Studies Canada. Winnipeg, Manitoba. [Également disponible en français : Bazin, R. 2018. Petit Blongios dans Artuso, C., A. R. Couturier, K. D. De Smet, R. F. Koes, D. Lepage, J. McCracken, R. D. Mooi, et P. Taylor (eds.). Atlas des oiseaux nicheurs du Manitoba, 2010-2014. Études d’Oiseaux Canada. Winnipeg, Manitoba.]

Bird, J.P., R. Martin, H.R. Akçakaya, J. Gilroy, I.J. Burfield, S. Garnett, A. Symes, J. Taylor, Ç.H. Şekercioğlu et S.H.M. Butchart. 2020. Generation lengths of the world’s birds and their implications for extinction risk. Conservation Biology: Volume 34:1252-1261.

Bird Studies Canada. 2019. The Marsh Monitor 25:1-11. https://www.birdscanada.org/wp-content/uploads/2020/02/2019-Marsh-Monitor.pdf Études d’Oiseaux Canada. 2019. Bulletin du Programme de surveillance des marais 25:1-11.

Birds Canada. 2022. Marsh Monitoring Program. https://www.birdscanada.org/bird-science/marsh-monitoring-program/ [consulté en février 2022]. [Également disponible en français : Oiseaux Canada. 2022. Le Programme de surveillance des marais. https://www.oiseauxcanada.org/etudier-les-oiseaux/le-programme-de-surveillance-des-marais.]

Blossey, B., L.C. Skinner, J. Taylor. 2001. Impact and management of purple loosestrife (Lythrum salicaria) in North America. Biodiversity and Conservation 10:1787-1807.

Bogner, H.E. 2001. Breeding biology of Least Bittern (Ixobrychus exilis) in western New York. Mémoire de maîtrise ès sciences, State University of New York, Syracuse (État de New York).

Bogner, H.E. et G.A. Baldassarre. 2001. The effectiveness of call-response surveys for detecting least bitterns. Journal of Wildlife Management 66:967-984.

Bogner, H.E. et G.A. Baldassarre. 2002. Home range, movement, and nesting of Least Bitterns in western New York. Wilson Bulletin 114:297-308.

Bratton, S.P., 1990. Boat disturbance of Ciconiiformes in Georgia estuaries. Colonial Waterbirds 13:124-128.

Brinker, S.R., M. Garvey et C.D. Jones. 2018. Climate change vulnerability assessment of species in the Ontario Great Lakes Basin. Ontario Ministry of Natural Resources and Forestry, Science and Research Branch, Peterborough, ON. Climate Change Research Report CCRR-48. 85 p. + appendices.

Burrell, M., comm. pers. 2024. Correspondance par courriel adressée à L.K. Blight. Août. Coordonnateur, troisième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. Unité d’évaluation terrestre, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Peterborough (Ontario).

Cadman, M.D., D.A. Sutherland, G.G. Beck, D. Lepage et A.R. Couturier (eds.). 2007. The Atlas of the Breeding Birds of Ontario. Bird Studies Canada, Environment Canada, Ontario Field Ornithologists, Ontario Ministry of Natural Resources, and Ontario Nature, Toronto, Ontario. [Également disponible en français : Cadman, M.D., D.A. Sutherland, G.G. Beck, D. Lepage, et A.R. Couturier (eds.). 2010. Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. Études d’Oiseaux Canada, Environnement Canada, Ontario Field Ornithologists, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, et Ontario Nature, Toronto, Ontario.]

Canadian Food Inspection Agency. 2023. Highly Pathogenic Avian Influenza – Wildlife Dashboard. https://cfia-ncr.maps.arcgis.com/apps/dashboards/89c779e98cdf492c899df23e1c38fdbc [consulté le 29 septembre 2023]. [Également disponible en français : Agence canadienne d’inspection des aliments. 2023. Influenza aviaire de haute pathogénicité chez les animaux de la faune – Tableau de bord de la faune. https://cfia-ncr.maps.arcgis.com/apps/dashboards/aadd05f701b34e01b70ae24f33be5912.]

Centers for Disease Control. 2005. Division of Vector-Borne Infectious Diseases: West Nile Virus. http://www.cdc.gov/ncidod/dvbid/westnile/birdspecies.htm [consulté en février 2022].

Chabot, D, V. Carignan et D. Bird. 2014. Measuring habitat quality for Least Bitterns in a created wetland with use of a small unmanned aircraft. Wetlands 34:527-533.

Chartier, A.T., J.J. Baldy et J.M. Brenneman. 2011. The Second Michigan Breeding Bird Atlas, 2002-2008. Kalamazoo Nature Center, Kalamazoo, MI.

Chesser, R.T., S.M. Billerman, K.J. Burns, C. Cicero, J.L. Dunn, B.E. Hernández‑Baños, R.A. Jiménez, O. Johnson, A.W Kratter, N.A Mason, P.C Rasmussen et J.V. Remsen Jr. 2024. Sixty-fifth Supplement to the American Ornithological Society’s Check-list of North American Birds. Ornithology 141, ukae019, https://doi.org/10.1093/ornithology/ukae019.

Chow-Fraser, P. 2002. Binational GIS database of coastal wetlands for Lake Ontario and the St. Lawrence: a demonstration project. Great Lakes Fisheries Commission, Ann Arbor, Michigan.

Chow-Fraser, P. 2006. Development of the Wetland Water Quality Index (WQI) to assess effects of basin-wide land-use alteration on coastal marshes of the Laurentian Great Lakes. In Coastal wetlands of the Laurentian Great Lakes: health, habitat and indicators. Edited by Simon, T.P. et Stewart, P.M. Indiana Biological Survey. Bloomington, IN. Chapter 5. Pp. 137-166.

COSEWIC. 2009. COSEWIC assessment and update status report on the Least Bittern Ixobrychus exilis in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada, Ottawa. V + 42 pp. [Également disponible en français : COSEPAC. 2009. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit Blongios (Ixobrychus exilis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. vii + 42 p.]

Conway, C. J. 2009. Standardized North American Marsh Bird Monitoring Protocols, version 2009-2. Wildlife Research Report #2009-02. U.S. Geological Survey, Arizona Cooperative Fish and Wildlife Research Unit, Tucson, AZ.

Cox, K.W. 1993. Wetlands, a celebration of life: Final report of the Canadian Wetlands Conservation Task Force. North American Wetlands Conservation Council (Canada), Ottawa. [Également disponible en français : Cox, K.W. 1993. Les milieux humides, un hymne à la vie. Rapport final du Groupe de travail canadien sur la conservation des milieux humides. Conseil nord-américain de conservation des terres humides (Canada), Ottawa.]

Craigie, E., S.T.A. Timermans et J.W. Ingram. 2003. Interactions between marsh bird population indices and Great Lakes water levels: A case study of Lake Ontario hydrology. International Joint Commission Environmental Technical Working Group, Bird Studies Canada, Port Rowan, Ontario.

Cramp, S. (editor). 1977. Handbook of the Birds of Europe, the Middle East, and North Africa; the Birds of the Western Paleartic.. 1: Ostrich to Ducks. Oxford University Press, Oxford, England.

Darrah, A.J. et D.G. Krementz. 2010. Occupancy and Habitat Use of the Least Bittern and Pied-billed Grebe in the Illinois and Upper Mississippi River Valleys. Waterbirds 33(3): 367‑375.

Delany, S. et D. Scott. 2006. Waterbird Population Estimates, 4th Edition. Wetlands International, Wageningen, The Netherlands.

DesGranges, J.-L., J. Ingram, B. Drolet, J. Morin, C. Savage et D. Borcard. 2006. Modelling wetland bird response to water level changes in the Lake Ontario-St. Lawrence River hydrosystem. Environmental Monitoring and Assessment 113: 329‑365.

Dahl T.E. et S.M. Stedman. 2013. Status and trends of wetlands in the coastal watersheds of the Conterminous United States 2004 to 2009. U.S. Department of the Interior, Fish and Wildlife Service and National Oceanic and Atmospheric Administration, National Marine Fisheries Service. (46 p.).

Downes, C.M. et B.T. Collins. 2007. Canadian Bird Trends Web Site Version 2.2. Canadian Wildlife Service, Environment Canada, Gatineau, Quebec. [Également disponible en français : Downes, C.M., et B.T. Collins. 2007. Site Web de la Base de données sur les tendances notées chez les oiseaux du Canada version 2.2. Service canadien de la faune, Environnement Canada, Gatineau, Québec.]

Ducks Unlimited Canada. 2023. World Wetland Day. https://www.ducks.ca/about/media-centre/world-wetlands-day/ [consulté le 4 octobre 2023]. [Également disponible en français : Canards illimités Canada. 2023. Journée mondiale des zones humides. https://www.canards.ca/a-propos-de-nous/centre-de-medias/journee-mondiale-terres-humides/.]

eBird. 2021. eBird: An online database of bird distribution and abundance [application Web]. eBird, Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, New York. http://www.ebird.org [consulté en février 2022].

Environment Canada and Environmental Protection Agency. 2007. State of the Great Lakes 2007. [Également disponible en français : Environnement Canada et la Environmental Protection Agency. 2007. État des Grands Lacs 2007.]

Environment Canada. 2014. Recovery Strategy for the Least Bittern (Ixobrychus exilis) in Canada. Species at Risk Act Recovery Strategy Series. Environment Canada. Ottawa. Vi + 41 pp. [Également disponible en français : Environnement Canada. 2014. Programme de rétablissement du Petit Blongios (Ixobrychus sexilis) au Canada. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Environnement Canada. Ottawa. V + 42 p.]

Environment and Climate Change Canada. 2022a. Future Hydroclimate Variables And Lake Levels For The Great Lakes using data from the Coupled Model Intercomparison Project Phase 5. Gatineau, Quebec. [Également disponible en français : Environnement et Changement climatique Canada. 2022a. Projections futures des variables hydroclimatiques et des niveaux d’eau pour le bassin des Grands Lacs à l’aide des données de la cinquième phase du projet d’intercomparaison de modèles couplés. Gatineau, Québec.]

Environment and Climate Change Canada. 2022b. Assessing the Sensitivity of Great Lakes Coastal Wetlands to Climate Change. Gatineau, Quebec. [Également disponible en français : Environnement et Changement climatique Canada. 2022b. Évaluation de la sensibilité aux changements climatiques des milieux humides côtiers des Grands Lacs. Gatineau, Québec.]

Environmental Protection Agency. 2002. America’s Wetlands: Our Vital Link Between Land and Water. United States Environmental Protection Agency, Washington, D.C.

Environmental Protection Agency. 2021. Climate Change Indicators: Great Lakes Water Levels and Temperatures. https://www.epa.gov/climate-indicators/ [consulté en février 2022].

Erskine, A.J. 1992. Atlas of Breeding Birds of the Maritime Provinces. Nimbus and the Nova Scotia Museum, Halifax, Nova Scotia.

Ethier, D., comm. pers. 2023. Correspondance par courriel adressée à L.K. Blight. Août. Scientifique spécialiste des populations d’oiseaux, Oiseaux Canada, Port Rowan (Ontario).

Fink, D., T. Auer, A. Johnston, M. Strimas-Mackey, S. Ligocki, O. Robinson, W. Hochachka, L. Jaromczyk, C. Crowley, K. Dunham, A. Stillman, I. Davies, A. Rodewald, V. Ruiz-Gutierrez, C. Wood. 2023. eBird Status and Trends, Data Version: 2022; Released: 2023. Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, New York. https://science.ebird.org/en/status-and-trends [consulté en novembre 2024]. https://doi.org/10.2173/ebirdst.2022.

Fiorino, G., comm. pers. 2023. Renseignements fournis lors de la téléconférence sur les menaces pesant sur le Petit Blongios. Mars 2023. Écologiste de l’habitat, Environnement et Changement climatique Canada, Toronto (Ontario).

Frederick, P.C., N. Dwyer, S. Fitzgerald et R.E. Bennetts. 1990. Relative abundance and habitat preferences of least bitterns (Ixobrychus exilis) in the Everglades. Florida Field Naturalist 18:1-20.

Friend, M. 1987. Field guide to wildlife diseases.. 1: General field procedures and diseases of migratory birds. Fish and Wildlife Service Resource Publication 167.

Friend, M. et J. C. Franson, eds. 1999. Field Manual of Wildlife Diseases: General field procedures and diseases of birds, U.S. Geological Survey, Biological Resource Division, National Wildlife Health Center, Madison, Wisconsin.

Gibbs, J.P., F.A. Reid et S.M. Melvin. 1992. Least Bittern (Ixobrychus exilis). In A. Poole, P. Stettenheim et F. Gill, editors, The Birds of North America, No. 17. Academy of Natural Sciences, Philadelphia, and American Ornithologists’ Union, Washington, DC.

Gjerdrum, C., R.A. Ronconi, K.L. Turner et T.E. Hamer. 2021. Bird strandings and bright lights at coastal and offshore industrial sites in Atlantic Canada. Avian Conservation et Ecology 16:22.

Hackett, S.J., R.T. Kimball, S. Reddy, R.C. Bowie, E.L. Braun, M.J. Braun, J.L. Chojnowski, W.A. Cox, K.L. Han, J. Harshman, C.J. et Huddleston. 2008. A phylogenomic study of birds reveals their evolutionary history. Science 320(5884): 1763-1768.

Hayden, J., F. Servello, C. Loftin et T.P. Hodgman. 2005. Population trends of marshbirds of conservation concern in Maine. Proceedings of the 29th Annual Meeting of the Waterbird Society.

Herriott, T. 2018. eBird Checklist: https://ebird.org/Canada/checklist/S46800704. eBird: An online database of bird distribution and abundance [application Web]. eBird, Ithaca, New York. http://www.ebird.org [consulté le 4 octobre 2023].

Hohman, Tara R., Robert W. Howe, Douglas C. Tozer, Erin E. Gnass Giese, Amy T. Wolf, Gerald J. Niemi,Thomas M. Gehring, Greg P. Grabas, Christopher J. Norment. 2021. Influence of lake levels on water extent, interspersion, and marsh birds in Great Lakes coastal wetlands. Journal of Great Lakes Research: Volume 47, Issue 2, April, Pages 534-545.

Howell, S.N.G. et S. Webb 1995. A guide to the birds of Mexico and northern Central America. Oxford University Press, Oxford.

Hruska, J.P., J. Holmes, C. Oliveros, S. Shakya, P. Lavretsky, K.G. McCracken, F.H. Sheldon et R.G. Moyle. 2023. Ultraconserved elements resolve the phylogeny and corroborate patterns of molecular rate variation in herons (Aves: Ardeidae). Ornithology 140(2): p.ukad005.

Hudon, C. 2004. Shift in wetland plant composition and biomass following low-level episodes in the St. Lawrence River: Looking into the future. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Science 61:603-617.

Hudon, J., R. Klauke, M.R. Lein, J. Riddell, B. Ritchie, G. Romanchuk et R. Wershler. 2021. Thirteenth Report of the Alberta Bird Record Committee.

Ingram, J., L. Dunn, K. Holmes et D. Albert. 2007. Coastal wetlands by type. Pp. 198-201, in EC and USEPA. 2007. State of the Great Lakes 2007. [Également disponible en français : Ingram, J., L. Dunn, K. Holmes, et D. Albert. 2007. Terres humides côtières par type. P. 213-216, dans EC et USEPA. 2007. État des Grands Lacs 2007.]

James, R.D. 1999. Update status report on the Least Bittern Ixobrychus exilis in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada, Ottawa. 1‑12 pp. [Également disponible en français : James, R.D. 1999. Rapport de situation du COSEPAC sur le Petit Blongios (Ixobrychus exilis) au Canada — Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. 1-12 p.]

Jean, M. 2002. The changing nature of a river: aspects of the biological integrity of the St. Lawrence. Proceedings of SOLEC 2002.

Jobin, B. 2006. Inventaire du Petit Blongios dans le Parc national de Plaisance, été 2005. Série de rapports techniques No. 457, Environnement Canada, Service canadien de la faune, Région du Québec, Sainte-Foy, Québec.

Jobin, B., comm. pers. 2022. Correspondance par courriel adressée à N. Bartok. Janvier. Biologiste, espèces en péril, Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada – Région du Québec, Sainte-Foy (Québec).

Jobin, B., R. Bazin, L. Maynard, A. McConnell et J. Stewart. 2011a. National Least Bittern Survey Protocol. Technical Report Series No. 519, Environment Canada, Canadian Wildlife Service, Quebec Region, Quebec, 26 p. [Également disponible en français : Jobin, B., R. Bazin, L. Maynard, A. McConnell et J. Stewart. 2011a. Protocole national d’inventaire du Petit Blongios. Série de rapports techniques numéro 519, Environnement Canada, Service canadien de la faune, région du Québec, Québec, 27 p.]

Jobin, B., P. Fradette et S. Labrecque. 2011b. Habitat use by Least Bitterns (Ixobrychus exilis) in Québec. Waterbirds 34: 143-150.

Jobin B., C. Latendresse et L. Robillard. 2007. Habitats et inventaires du Petit Blongios sur les terres du ministère de la Défense nationale à Nicolet, Québec, étés 2004, 2005 et 2006. Série de rapports techniques no. 482, Service canadien de la faune, région du Québec, Environnement Canada, Sainte-Foy, Québec.

Jobin, B. et L. Robillard. 2005. Habitats potentiels et effectifs du Petit Blongios sur le territoire du Centre d’essais et d’expérimentation en munitions du ministère de la Défense nationale à Nicolet, Québec, été 2004. Environnement Canada, Service canadien de la faune, Région du Québec, Sainte-Foy, Québec.

Jobin, B., L. Robillard et C. Latendresse. 2009. Response of a Least Bittern (Ixobrychus exilis) population to interannual water level fluctuations. Waterbirds 32:74-80.

Jones, C., comm. pers. 2023. Correspondance par courriel adressée à N. Bartok et L.K. Blight. Novembre. Zoologiste provincial spécialiste des arthropodes, Centre d’information sur le patrimoine naturel, Direction des sciences et de la recherche, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Peterborough (Ontario).

Kent, T. 1951. The Least Bitterns of Swan Lake. Iowa Bird Life 21:59-61.

Kirchin, M.J., G.E. Fiorino, G.P. Grabas et D.C. Tozer. 2020. Changes in abundance of Least Bitterns in Ontario, 1995-2019. Ontario Birds. December. 16 pp.

Kushlan, J.A. 1973. Least bittern nesting colonially. Auk 90:685-686.

Kushlan, J.A. et J.A. Hancock. 2005. Herons. Oxford University Press, Oxford.

Lam, S. et Dokoska, K. 2022. Climate Change in the Great Lakes Basin: Summary of Trends and Impacts. Toronto, Ontario: Toronto and Region Conservation Authority.

Latendresse C. et B. Jobin. 2007. Inventaire du Petit Blongios à la baie McLaurin et au marais aux Massettes, région de l’Outaouais, été 2006. Environnement Canada, Service canadien de la faune, région du Québec, Sainte-Foy.

Lavoie, C., M. Jean, F. Delisle et G. Létourneau. 2003. Exotic plant species of the St.Lawrence River wetlands: a spatial and historical analysis. Journal of Biogeography 30:537-549.

Longcore, T., C. Rich, P. Mineau, B. Macdonald, D. Bert, L. Sullivan, E. Mutrie, S. Gauthreaux Jr., M. Avery, R. Crawford, A. Manville II, E. Travis et D. Drake. 2013. Avian Mortality at communication towers in the United States and Canada: which species, how many, and where? Biological Conservation 158 (2013) 410-419.

Lynch-Stewart, P., I. Kessel-Taylor et C. Rubec. 1999. Wetlands and Government: Policy and Legislation for Wetland Conservation in Canada. Issues Paper No. 1999‑1. North American Wetlands Council. Ottawa, Ontario, Canada. [Également disponible en français : Lynch-Stewart, P., I. Kessel-Taylor, et C. Rubec. 1999. Terres humides et le gouvernement : politique et législation concernant la conservation des terres humides au Canada. Communication no 1999-1. Conseil nord-américain de conservation des terres humides. Ottawa, Ontario, Canada.]

Maynard, L. et D. Wilcox. 1997. Coastal wetlands. State of the Lakes Ecosystem Conference 1996 Background Paper. EPA 905-R-97-015b.

McGowan, K.J. et K. Corwin. 2008. The Second Atlas of Breeding Birds in New York State. Cornell University Press, Ithaca, New York.

Meyer, S.W. et C.A. Friis. 2008. Occurrence and habitat of breeding Least Bitterns at St. Clair National Wildlife Area. Ontario Birds 26:146-164.

Meyer, S.W., J.W. Ingram et G.P. Grabas. 2006. The Marsh Monitoring Program: Evaluating marsh bird survey protocol modifications to assess Lake Ontario coastal wetlands at a site-level. Technical Report Series 465. Canadian Wildlife Service, Ontario region, Ontario.

Milton, G.R. et R. Hélie. 2003. Wetland inventory and monitoring: partnering to provide a national coverage. Pp. 21-30 in C.D.A. Rubec (ed.) Wetland Stewardship in Canada: Contributed Papers from the Conference on Canadian Wetlands Stewardship. Report No. 03-2, North American Wetlands Conservation Council.

Mizell, K.L. 1998. Effects of fire and grazing on yellow rail habitat in a Texas coastal marsh. Thèse de doctorat, Texas A et M University, College Station (Texas).

Mortsch, L., J. Ingram, A. Hebb et S. Doka (eds). 2006. Great Lakes Coastal Wetland Communities: Vulnerability to Climate Change and Response to Adaptation Strategies. Final Report. University of Waterloo, Waterloo, Ontario, Canada.

National Wetlands Working Group. 1997. The Canadian Wetland Classification System, Second Edition. Sustainable Development Branch, Environment Canada, Ottawa. [Également disponible en français : Groupe de travail national sur les terres humides. 1997. Système de classification des terres humides du Canada, deuxième édition. Direction générale du développement durable, Environnement Canada, Ottawa.]

National Wildlife Health Center. 2006. List of species affected by H5N1 (Avian Influenza). https://www.usgs.gov/media/files/list-species-affected-h5n1-avian-influenza [consulté en février 2022].

NatureServe. 2023. NatureServe Explorer [application Web]. NatureServe, Arlington, Virginia. https://explorer.natureserve.org/ [consulté en novembre 2023].

Panjabi, A.O., A.E. Shaw, P.J. Blancher, K.V. Rosenberg, M.A. Gahbauer, B. Bateman, A. Smith, D.W. Demarest, W.E. Easton, R. Dettmers et T. Will. 2024. Avian Conservation Assessment Database Handbook, Version 2024. Partners in Flight Technical Series No. 8.3.

Partners in Flight. 2024. Avian Conservation Assessment Database, version 2024. https://pif.birdconservancy.org/avian-conservation-assessment-database/. (consulté le 7 juillet 2024).

Peer, B.D. 2006. Coot parasitism on Least Bitterns. Wilson Journal of Ornithology 118:415-418.

Pellerin, S. et M. Poulin. 2013. Analyse de la situation des milieux humides au Québec et recommandations à des fins de conservation et de gestion durable. Rapport produit pour le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, 104 pp. http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/rives/Analyse-situation-milieux-humides-recommandations.pdf

Petrie, S. 1998. Waterfowl and Wetlands of Long Point Bay and Old Norfolk County. Long Point World Biosphere Reserve, Long Point Waterfowl and Wetlands Research Fund for the Norfolk Land Stewardship Council. http://my.kwic.com/~pagodavista/4.2.3.html [consulté en février 2022].

Pezzo, F. et A.G. Gosler. 2005. Evidence of prenuptial moult in the Little Bittern Ixobrychus minutus. Ringing and Migration 22:129-132.

Poole, A.F., P.E. Lowther, J.P. Gibbs, F.A. Reid et S.M. Melvin. 2020. Least Bittern (Ixobrychus exilis), version 1.0. In Birds of the World (A.F. Poole, Editor). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA.

Poole, A.F., P.E. Lowther, J. P. Gibbs, F. A. Reid et S. M. Melvin. 2024. Least Bittern (Botaurus exilis), version 1.1. In Birds of the World (A.F. Poole, M.G. Smith et S.M. Billerman, Editors). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA.

Poole, T. comm. pers. 2023. Correspondance par courriel adressée à N. Bartok et L.K. Blight. Novembre 2023. Biologiste des espèces en péril, Wildlife Branch, Ministry of Natural Resources and Northern Development, Winnipeg (Manitoba).

Post, W. et C.A. Seals. 1993. Nesting associations of Least Bitterns and Boat-tailed Grackles. Condor 95:139-144.

Reed, A. et sA.D. Smith. 1972. Man and Waterfowl in Tidal Shorelines of Eastern Canada. Pages 151-155 in Coastal Zone, Dartmouth, Nova Scotia, Canada.

Rehm, E.M. et G.A. Baldassarre. 2007a. Influence of interspersion on marsh bird abundance in New York. Wilson Journal of Ornithology 119:648-654.

Rehm, E.M. et G.A. Baldassarre. 2007b. Temporal variation in detection of marsh birds during broadcast of conspecific calls. Journal of Field Ornithology 78:56-63.

Remsen Jr., J.V. et T.A. Parker, III. 1990. Seasonal distribution of the Azure Gallinule (Porphyrula flavirostris), with comments on vagrancy in rails and gallinules. Wilson Bull. 102:380-399.

Restall, R., C. Rodner et M. Lentino. 2007. Birds of Northern South America: An Identification Guide, Volume I: Species Accounts. Yale University Press, New Haven, Connecticut.

Robert, M., M.-H. Hachey, D. Lepage et A. R. Couturier, editors. 2019. Second atlas of the breeding birds of southern Québec. Regroupement Québec Oiseaux, Canadian Wildlife Service (Environment and Climate Change Canada), and Bird Studies Canada, Montréal, Québec, Canada. [Également disponible en français : Robert, M., M.-H. Hachey, D. Lepage, et A. R. Couturier (dir). 2019. Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional. Regroupement Québec Oiseaux, Service canadien de la faune (Environnement et Changement climatique Canada), et Études d’Oiseaux Canada, Montréal, Québec, Canada.]

Rodewald, Paul G., Shumar, Matthew B., Boone, Aaron T., Slager, David L., McCormac, Jim. 2016. The Second Atlas of Breeding Birds in Ohio. Penn State University Press. 600 pp.

Rubec, C.D.A. et A.R. Hanson. 2008. Wetland mitigation and compensation: Canadian experience. Wetland Ecology and Management 17:3-14. Published online, DOI: 10.1007/s11273-008-9078-6.

Salafsky, N., Salzer, D., Stattersfield, A.J., Hilton-Taylor, C., Neugarten, R. et Butchart, S.H.M. 2008. A standard lexicon for biodiversity conservation: unified classifications of threats and actions. Conservation Biology 22:897-911.

Sandilands, A.P. 2005. Birds of Ontario: Habitat requirements, Limiting factors, and Status, Non-passerines: Waterfowl through Cranes. UBC Press, Vancouver, British Columbia.

Sandilands, A.P. et C.A. Campbell. 1988. Status report on the Least Bittern Ixobrychus exilis. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada.

Seglenieks, F. et A. Temgoua. 2022. Future water levels of the Great Lakes under 1.5 °C to 3 °C warmer climates. Journal of Great Lakes Research. https://www.sciencedirect.com/journal/journal-of-great-lakes-research/vol/48/issue/4, August 2022, Pages 865-875.

Sibley, D.A. 2000. The Sibley Guide to Birds. Knopf, New York, New York, USA.

Smith, A.C., Hudson, M-A.R. Aponte, V.I. et Francis, C.M. 2023. North American Breeding Bird Survey - Canadian Trends Website, Data-version 2022. Environment and Climate Change Canada, Gatineau, Quebec, K1A 0H3. [Également disponible en français : Smith, A.C., Hudson, M-A.R. Aponte, V.I., et Francis, C.M. 2023. Site Web du Relevé des oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord — Tendances démographiques au Canada, version des données de 2022. Environnement et Changement climatique Canada, Gatineau, Québec, K1A 0H3.]

Smith, L.L. et C.K. Dodd, Jr. 2003. Wildlife mortality on U.S. Highway 441 across Paynes Prairie, Alachua County, Florida. Florida Scientist 66:128-140.

Snell, E.A. 1989. Recent wetland loss trends in southern Ontario. Pp. 183-197, in M. J. Bardecki et N. Patterson (eds.). Proceedings of the Conference on Wetlands: Inertia or Momentum. Federation of Ontario Naturalists and Ryerson Polytechnical Institute, Toronto, Ontario.

Soulliere, G. J., M. A. Al-Saffar, R. L. Pierce, M. J. Monfils, L. R. Wires, B. W. Loges, B. T. Shirkey, N. S. Miller, R. D. Schultheis, F. A. Nelson, A. M. Sidie, Slettedahl, C. M. Tonra et D. J. Holm. 2018. Upper Mississippi River and Great Lakes Region Joint Venture Waterbird Habitat Conservation Strategy – 2018 Revision. U.S. Fish and Wildlife Service, Bloomington, Minnesota, USA.

Soda, K., Y. Tomioka, T. Usui, Y. Uno, Y. Nagai, H. Ito, T. Hiono, T. Tamura, M. Okamatsu, M. Kajihara et N. Nao. 2022. Susceptibility of herons (family: Ardeidae) to clade 2.3. 2.1 H5N1 subtype high pathogenicity avian influenza virus. Avian Pathology, 51:146-153.

Stewart, R.L.M., K.A. Bredin, A.R. Couturier, A.G. Horn, D. Lepage, S. Makepeace, P.D. Taylor, M.-A. Villard et R.M. Whittam (eds). 2015. Second Atlas of Breeding Birds of the Maritime Provinces. Bird Studies Canada, Environment Canada, Natural History Society of Prince Edward Island, Nature New Brunswick, New Brunswick Department of Natural Resources, Nova Scotia Bird Society, Nova Scotia Department of Natural Resources, and Prince Edward Island Department of Agriculture and Forestry, Sackville, 528+  28 pp. [Également disponible en français : Stewart, R.L.M., K.A. Bredin, A.R. Couturier, A.G. Horn, D. Lepage, S. Makepeace, P.D. Taylor, M.-A. Villard et R.M. Whittam (dir.). 2015. Deuxième atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes. Études d’Oiseaux Canada, Environnement Canada, Natural History Society of Prince Edward Island, Nature New Brunswick, ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, Nova Scotia Bird Society, Nova Scotia Department of Natural Resources, and Prince Edward Island Department of Agriculture and Forestry, Sackville, 528+  28 p.]

Stotz, D.F., J.W. Fitzpatrick, T.A. Parker III et D.K. Moskovits. 1996. Neotropical Birds: Ecology and Conservation. University of Chicago Press, Chicago, Illinois.

Tozer, D.C., K.F. Abraham et E. Nol. 2007. Short call-broadcasts fail to detect nesting Least Bitterns (Ixobrychus exilis). Northeastern Naturalist 14:637-642.

Tozer, D.C., A.M. Bracey, G.E. Fiorino, T. M. Gehring, E.E. Gnass Giese, G.P. Grabas, R.W. Howe, G.J. Lawrence, G.J Niemi, B.A. Wheelock, D.M. Ethier. Increasing marsh bird abundance in coastal wetlands of the Great Lakes, 2011 à 2021, likely caused by increasing water levels, Ornithological Applications 126: duad062.

Tozer, D.C. et S.A. Mackenzie. 2019. Control of invasive Phragmites increases marsh birds but not frogs. Canadian Wildlife Biology et Management. Volume 8, Number 2. 17 pp.

U.S. Department of Interior. 2021. Longevity Records of North American Birds. Version 2021.1.

Verhagen, J.H., R.A. Fouchier et N. Lewis. 2021. Highly pathogenic avian influenza viruses at the wild–domestic bird interface in Europe: Future directions for research and surveillance. Viruses 13:212.

Webb, E. B., E. B. Hill, K. M. Malone et D. C. Mengel. 2022. Secretive marsh bird habitat relationships at mid-continent spring migration stopover sites. Journal of Wildlife Management 86:e22205.

Weller, M.W. 1961. Breeding biology of the Least Bittern. Wilson Bulletin. 73:11-35.

Weller, M.W. 1999. Wetland Birds: Habitat Resources and Conservation Implications. Cambridge University Press, Cambridge, United Kingdom.

Wiken, E., J. Cinq-Mars, M. Padilla, H. Moore et C. Latsch. 2003 The state of Canada’s wetlands. Conference on Canadian Wetland Stewardship: Setting a Course Together, Ottawa, Ontario.

Woodliffe, P.A. 2007. Least Bittern. Pp. 156-157, in M.D. Cadman, D.A. Sutherland, G.G. Beck, D. Lepage et A.R. Couturier (eds.). The Atlas of the Breeding Birds of Ontario. Bird Studies Canada, Environment Canada, Ontario Field Ornithologists, Ontario Ministry of Natural Resources, and Ontario Nature, Toronto, Ontario. [Également disponible en français : Woodliffe, P.A. 2007. Petit blongios. P. 156-157, dans M.D. Cadman, D.A. Sutherland, G.G. Beck, D. Lepage, et A.R. Couturier (eds.). Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. Études d’Oiseaux Canada, Environnement Canada, Ontario Field Ornithologists, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, et Ontario Nature, Toronto, Ontario.]

Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Nick Bartok a grandi dans le centre de l’Ontario, près du parc provincial Algonquin, et observe les oiseaux depuis son enfance. Après avoir obtenu un baccalauréat en études environnementales de l’Université de Waterloo et rédigé une thèse sur les Cygnes trompettes en Ontario, il s’est installé à Yuma, en Arizona, pour mener des recherches sur les oiseaux des marais discrets le long du fleuve Colorado et sur les Chevêches des terriers au lac Salton Sea. Après avoir passé trois printemps et étés sur le terrain dans la chaleur du désert et deux étés et automnes à baguer des oiseaux dans le sud de l’Oregon, il s’est installé à Victoria (Colombie‑Britannique) pour aider à diriger les activités de baguage des oiseaux à l’observatoire d’oiseaux de Rocky Point. Il a travaillé pour des organisations du milieu universitaire et sans but lucratif ainsi que pour les gouvernements fédéral et provinciaux, et a obtenu une maîtrise ès sciences de l’Université Western Ontario où il a étudié les effectifs et les associations d’habitat du Petit Blongios à la pointe Long, en Ontario. Après avoir obtenu son diplôme, il a déménagé à Calgary avec sa femme pour entreprendre une carrière professionnelle en tant que biologiste des espèces sauvages au sein d’un grand cabinet d’experts-conseils. Il a vécu neuf ans à Calgary, puis est retourné en Ontario (Bath) avec sa famille à l’automne 2019. En plus d’être un mari, un père et un fervent observateur d’oiseaux, il est également un formateur certifié en baguage d’oiseaux par le North American Banding Council et anime chaque année des ateliers de baguage d’oiseaux au Belize.

Collections examinées

Aucune collection n’a été examinée pour la préparation du présent rapport.

Annexe 1. Résultats du calculateur des menaces pour le Petit Blongios

Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème

Petit Blongios

Date

27-3-2023

Évaluateurs

Nick Bartok, Jenny Heron, Louise Blight, Tara Imlay, Ann McKellar, Richard Elliot, Colin Jones, Paul Knaga, Ron Bazin, Benoit Jobin, John Brett, Tyler Hoar, Dave Moore, Giuseppe Fiorino

Guide pour le calcul de l’impact global des menaces

Impact des menaces

Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - maximum de la plage d’intensité

Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - minimum de la plage d’intensité

A (Très élevé)

0

0

B (Élevé)

0

0

C (Moyen)

0

0

D (Faible)

8

8

Impact global des menaces calculé

Moyen

Moyen

Impact global des menaces attribué :

CD = Moyen‑faible

Impact global des menaces – commentaires :

Les menaces qui se chevauchent et la plupart des menaces ont obtenu une cote dans la partie inférieure de la fourchette (par exemple, vers la valeur 1 % du menu déroulant), ce qui peut avoir entraîné une cote cumulative trop élevée.

Calcul de l’impact global des menaces

Nombre

Menace

Impact (calculé)

Impact

Portée (10 prochaines années)

Gravité (10 ans)

Immédiateté

Commentaires

1

Développement résidentiel et commercial

D

Faible

Restreinte (11-30 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

1.1

Zones résidentielles et urbaines

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

L’empreinte des zones résidentielles est faible. De nombreuses observations ont été faites loin des établissements humains et dans des milieux humides généralement protégés (par exemple, des milieux humides de classe supérieure).

1.2

Zones commerciales et industrielles

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Tout comme pour la menace 1.1 (zones résidentielles), il y a peu d’habitat convenable à proximité des zones commerciales ou industrielles.

1.3

Zones touristiques et récréatives

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Exposition limitée; voir la menace 6.1 – Activités récréatives.

2

Agriculture et aquaculture

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

2.1

Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Il y a une perte de milieux humides attribuable à l’agriculture dans les lieux de reproduction et d’hivernage.

2.2

Plantations pour la production de bois et de pâte

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

2.3

Élevage de bétail

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Il n’y a pas de bétail présent dans l’habitat convenable du Petit Blongios.

2.4

Aquaculture en mer et en eau douce

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Il y a de l’eau douce et de l’eau de mer dans les lieux d’hivernage. L’aquaculture ne semble pas être pratiquée dans l’habitat convenable du Petit Blongios.

3

Production d’énergie et exploitation minière

Sans objet

Négligeable

Négligeable (< 1 %)

Négligeable (< 1 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

3.1

Forage pétrolier et gazier

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

3.2

Exploitation de mines et de carrières

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

3.3

Énergie renouvelable

Sans objet

Négligeable

Négligeable (< 1 %)

Négligeable (< 1 %)

Élevée (toujours présente)

Le nombre de parcs éoliens a augmenté dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, mais aucun cas de mortalité n’a été signalé.

4

Corridors de transport et de service

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

4.1

Routes et voies ferrées

D

Faible

Grande (31-70 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Des collisions avec des véhicules dans les lieux de reproduction, de migration et d’hivernage ont été signalées.

4.2

Lignes de services publics

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Il y a des preuves de mortalité causées par les lignes de transport d’électricité et les haubans (Longcore et al., 2013).

4.3

Voies de transport par eau

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Les grandes embarcations et leur sillage n’ont aucun effet (région des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent). Le dragage est également pratiqué dans la région (au milieu du chenal, loin de l’habitat du Petit Blongios).

4.4

Corridors aériens

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Une collision avec un oiseau signalée le 6 septembre 2016 à Montréal (CYUL)

5

Utilisation des ressources biologiques

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

5.1

Chasse et capture d’animaux terrestres

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

5.2

Cueillette de plantes terrestres

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

5.3

Exploitation forestière et récolte du bois

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

5.4

Pêche et récolte de ressources aquatiques

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

6

Intrusions et perturbations humaines

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

6.1

Activités récréatives

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Effets des embarcations (vagues, bruit, etc.); collisions avec des bateaux.

6.2

Guerres, troubles civils et exercices militaires

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Aucune terre du ministère de la Défense nationale (MDN) n’est occupée au Manitoba, en Ontario. Au Québec, il y a trois sites sur les terres du MDN et les trois sont désignés comme habitat essentiel (un à Nicolet et deux à Farnham). Cependant, comme ces sites ne sont pas visés par les exercices militaires, ils ne constituent pas une menace directe et n’ont donc pas été évalués au titre de la menace.

6.3

Travail et autres activités

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Des recherches sont menées à l’occasion, mais sur une proportion négligeable de la population, et aucune préoccupation n’a été signalée.

7

Modifications des systèmes naturels

D

Faible

Restreinte (11-30 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

7.1

Incendies et suppression des incendies

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Les milieux humides convenables ne sont généralement pas exposés aux risques d’incendie de forêt. L’eau des milieux convenables n’est pas utilisée pour lutter contre les incendies.

7.2

Gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages

D

Faible

Restreinte (11-30 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Les changements des niveaux d’eau ont une incidence considérable sur cette espèce, tant négative que positive.

7.3

Autres modifications de l’écosystème

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Il y a une dégradation possible de la qualité de l’eau (par exemple effluent, algues, carpe). Il peut y avoir des perturbations sur les lieux d’hivernage (par exemple déversements d’hydrocarbures, effluents, etc.); voir les menaces 8 et 9.

8

Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

8.1

Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Les espèces végétales envahissantes favorisent la succession des marais vers des milieux plus secs. Des phragmites ont été utilisés pour la nidification, en particulier dans les peuplements plus petits. Les carpes augmentent la turbidité de l’eau, ce qui empêche le Petit Blongios d’accéder à ses proies. La prédation par les chats domestiques ou féraux n’est pas considérée comme un problème. Le Petit Blongios semble éviter les quenouilles hybrides.

8.2

Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Ces menaces ne devraient pas avoir d’incidence.

8.3

Matériel génétique introduit

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Aucune hybridation. Cette menace n’a pas été évaluée.

8.4

Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Le nématode Eustrongylides est mentionné dans d’anciens rapports de situation comme une menace possible, mais aucune référence n’est fournie. Cette menace n’a pas été évaluée.

8.5

Maladies d’origine virale ou maladies à prions

Sans objet

Inconnu

Inconnue

Inconnue

Inconnue

Des signes de grippe aviaire ont été observés chez les hérons en Europe et au Canada. Aucun cas de grippe aviaire n’a été signalé chez le Petit Blongios au Canada (Canadian Food Inspection Agency, 2023)

8.6

Maladies de cause inconnue

Sans objet

Non calculé (en dehors de la période d’évaluation)

Sans objet Sans objet

Non significative/négligeable (menace passée ou sans effet direct)

La menace pourrait avoir existé dans le passé (d’après un ancien rapport de situation).

9

Pollution

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

9.1

Eaux usées domestiques et urbaines

Sans objet

Négligeable

Petite (1-10 %)

Négligeable (< 1 %)

Élevée (toujours présente)

Des individus se reproduisent dans des étangs d’eaux usées où poussent des quenouilles émergentes, ce qui appuie la cote « négligeable ».

9.2

Effluents industriels et militaires

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Les déversements d’hydrocarbures sont pris en compte dans les rejets chroniques d’hydrocarbures causés par le trafic maritime.

9.3

Effluents agricoles et sylvicoles

D

Faible

Petite (1-10 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Il y a des signes de ruissellement agricole dans les milieux humides, ce qui entraîne une dégradation de la qualité; l’impact sur Petit Blongios est faible.

9.4

Déchets solides et ordures

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

9.5

Polluants atmosphériques

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

9.6

Apports excessifs d’énergie

Sans objet

Inconnu

Inconnue

Inconnue

Inconnue

La pollution lumineuse pourrait avoir des effets, comme il a été observé chez d’autres espèces, mais son impact sur le Petit Blongios est inconnu. Il en va de même pour la pollution sonore.

10

Phénomènes géologiques

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

10.1

Volcans

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

10.2

Tremblements de terre et tsunamis

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

10.3

Avalanches et glissements de terrain

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

11

Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Sans objet

11.1

Déplacement et altération de l’habitat

Sans objet

Inconnu

Généralisée (71-100 %)

Inconnue

Élevée (toujours présente)

Le niveau d’eau a une incidence considérable sur la nidification et la recherche de nourriture du Petit Blongios; l’espèce est toutefois susceptible de s’éloigner des habitats qui ne lui conviennent pas. Voir la menace 7.2. Toutefois, la gravité est inconnue.

11.2

Sécheresses

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Les sécheresses peuvent avoir des effets sur les niveaux d’eau, mais elles pourraient aussi créer davantage d’habitats émergents (et les précipitations devraient augmenter en Ontario).

11.3

Températures extrêmes

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

Les températures élevées ou basses peuvent avoir une incidence sur la survie des juvéniles.

11.4

Tempêtes et inondations

D

Faible

Généralisée (71-100 %)

Légère (1-10 %)

Élevée (toujours présente)

La fréquence et la gravité accrues des tempêtes peuvent augmenter le risque de mortalité et d’échec de nidification pendant la saison de reproduction. Des tempêtes sont prévues pendant la migration et/ou dans l’aire d’hivernage.

11.5

Autres impacts

Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet Sans objet

Classification des menaces d’après l’IUCN-CMP, Salafsky et al. (2008).

Détails de la page

2026-03-24