Sauterelle de l’île de Vancouver (Steiroxys cf. strepens) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2022
Titre officiel : Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Sauterelle de l’île de Vancouver (Steiroxys cf. strepens) au Canada
Comité sur la situation des espèces en peril au Canada (COSEPAC)
En voie de disparition 2022
Matériel appartenant à des tierces parties
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Information sur le document
Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :
COSEPAC. 2022. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la sauterelle de l’île de Vancouver (Steiroxys cf. strepens) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, x + 48 p. (Registre public des espèces en péril).
Note de production :
Le COSEPAC tient à remercier Brenda Costanzo et Jennifer Heron d’avoir rédigé le rapport de situation sur la sauterelle de l’île de Vancouver (Steiroxys cf.strepens) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par David McCorquodale, coprésident du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :
Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3
Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : ec.cosepac-cosewic.ec@canada.ca
Site de web : cosepac.ca
Also available in English under the title “COSEWIC assessment and status report on the Vancouver Island Shieldback Steiroxys cf. strepensin Canada”.
Photo de la couverture :
Sauterelle de l’île de Vancouver — Photo : James Miskelly.
COSEPAC sommaire de l’évaluation
Sommaire de l’évaluation – Mai 2022
Nom commun : Sauterelle de l’île de Vancouver
Nom scientifique : Steiroxys cf. strepens
Statut : En voie de disparition
Justification de la désignation : La répartition de cette sauterelle incapable de voler est très limitée dans le sud de l’île de Vancouver, où elle a été observée moins de 10 fois entre 1990 et 2011. Les seules mentions récentes proviennent d’un petit parc urbain, appelé Mount Tolmie, dans la région métropolitaine de Victoria. La population se trouve dans les écosystèmes du chêne de Garry, qui ont subi de lourdes pertes par le passé. La prédation accrue par les lézards des murailles envahissants provenant d’Europe et le déclin de la qualité de l’habitat dans un parc urbain menacent l’existence de cette sauterelle au Canada.
Répartition au Canada : Colombie-Britannique
Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2022.
COSEPAC résumé
Sauterelle de l’île de Vancouver
Steiroxys cf. strepens
Description et importance de l’espèce sauvage
La sauterelle de l’île de Vancouver (Steiroxys cf. strepens Fulton, 1930) est un insecte mesurant de 25 à 30 mm (longueur du corps) qui appartient à la famille des Tettigoniidés. Les sauterelles de la sous-famille des Tettigoniinés se caractérisent par un corps court et robuste et des antennes fines qui dépassent la longueur du corps.
Répartition
L’aire de répartition mondiale de la sauterelle de l’île de Vancouver se limite au parc Mount Tolmie situé dans le district de Saanich, dans le sud-est de l’île de Vancouver.
On sait que cette sauterelle est présente au Canada grâce à cinq mentions provenant du parc Mount Tolmie et à une mention antérieure à 1985 provenant du sud de l’île de Vancouver.
Les relevés ciblant la sauterelle de l’île de Vancouver effectués au cours des 15 dernières années visaient principalement à trouver de nouvelles occurrences et à vérifier sa présence continue au parc Mount Tolmie. Entre 2010 et 2018, plus de 30 sites renfermant de l’habitat potentiel ont fait l’objet de relevés et plus de 30 heures ont été consacrées à ces relevés, effectués pendant la période d’activité des adultes (juillet à septembre). En 2019 et en 2021, 6 et 5 sites, respectivement, ont fait l’objet d’activités de recherche plus intensives totalisant 97 heures et 75 km. Aucune sauterelle de l’île de Vancouver n’a été observée en 2019 ni en 2021.
Habitat
L’habitat naturel de la sauterelle de l’île de Vancouver dans le parc Mount Tolmie est celui de la chênaie de Garry à la végétation clairsemée et de la chênaie broussailleuse qui lui est associée. Ces prés ouverts servant d’habitat sont caractérisés par une faible densité de chêne de Garry, de douglas de Menzies, d’arbousier d’Amérique et d’autres espèces. L’étage inférieur est composé de graminées indigènes et introduites et d’une grande diversité d’herbacées non graminoïdes, ainsi que d’arbustes. On peut également trouver de telles chênaies broussailleuses sur les terrains continentaux à forte pente, les falaises, et les affleurements rocheux formés par l’érosion, l’effondrement de parois rocheuses ou de rives et l’accumulation de dépôts organiques au fil du temps. Les sols qui se forment dans les fissures et crevasses du substrat rocheux des falaises et des affleurements permettent la croissance de graminées, de mousses, de lichens, et d’arbres et d’arbustes rabougris. De tels milieux sont susceptibles de servir d’habitat à la sauterelle de l’île de Vancouver.
Les sauterelles de la sous-famille des Tettigoniinés ont tendance à établir des territoires (dans le cas des mâles), à chercher un abri, à chasser, et à se camoufler des prédateurs.
Biologie
Le cycle vital de la sauterelle de l’île de Vancouver est mal compris et les renseignements présentés ci-après sont fondés en grande partie sur la sauterelle bruyante et sur d’autres espèces du genre Steiroxys. La larve est une réplique plus petite de l’adulte et elle passe par une série de mues jusqu’à ce qu’elle atteigne, au milieu de l’été, une taille à maturité de 25 à 30 mm. Les adultes ne volent pas. Le chant des mâles consiste en une série de sons grinçants très brefs; il commence par quelques notes, puis s’amplifie jusqu’à ce qu’on entende des stridulations rapides.
Taille et tendances des populations
On ne dispose d’aucun renseignement sur la taille ou les tendances de la population canadienne, mais on présume que les effectifs sont faibles.
Menaces et facteurs limitatifs
La menace ayant le plus grand impact sur la sauterelle de l’île de Vancouver est probablement la prédation exercée par les lézards des murailles non indigènes provenant d’Europe et par les chats domestiques. Les activités humaines, soit les activités récréatives et les travaux d’entretien du parc, constituent également des menaces. On infère que la qualité de l’habitat dans le parc Mount Tolmie est en déclin à cause des effets cumulatifs de la suppression des incendies et de l’empiètement subséquent des plantes indigènes et non indigènes/envahissantes. La mortalité routière représente peut-être également une menace.
Protection, statuts et classements
La sauterelle de l’île de Vancouver ne bénéficie d’aucune protection en vertu d’une loi provinciale ou fédérale. L’espèce n’a pas encore été classée à l’échelle mondiale. À l’échelle nationale et provinciale, la cote de conservation de l’espèce (considérée comme la sauterelle bruyante) est « En péril » (N1, S1) (Gelling, comm. pers., 2022).
Résumé technique
Steiroxys cf. strepens
Sauterelle de l’île de Vancouver
Vancouver Island Shieldback
Répartition au Canada : Colombie-Britannique
Données démographiques
- Durée d’une génération
- 1 an
- Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?
- Oui, déclin prévu d’après le calculateur des menaces
- Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [5 ans ou 2 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]
- Inconnu
- Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [10 dernières années ou 3 dernières générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans]
- Inconnu
- Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [10 prochaines années ou 3 prochaines générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
- Inconnu
- Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [10 ans ou 3 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans] commençant dans le passé et se terminant dans le futur
- Inconnu
- Est-ce que les causes du déclin sont a) clairement réversibles et b) comprises et c) ont effectivement cessé?
- a. Non
b. Non
c. Non - Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
- Non
Information sur la répartition
- Superficie estimée de la zone d’occurrence
- 4 km2 (superficie réelle de la zone d’occurrence = 0,185 km2, soit la superficie du parc Mount Tolmie)
- Indice de zone d’occupation (IZO) (valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km × 2 km)
- 4 km2
- La population totale est-elle gravement fragmentée, c.‑à‑d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?
- a. Non
b. Non - Nombre de localités* (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)
- 1, d’après la présence d’un prédateur non indigène et l’existence de seulement 1 site connu
- Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?
- Inconnu; un déclin jusqu’à 0 est possible
- Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation?
- Inconnu; il est inféré qu’un déclin jusqu’à 0 est possible
- Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous-populations?
- Inconnu; il est inféré qu’un déclin jusqu’à 0 est possible
- Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités*?
- Inconnu; il est inféré qu’un déclin jusqu’à 0 est possible
- Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat?
- Oui, déclin observé de la qualité de l’habitat
- Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous‑populations?
- Non
- Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?
- Non
- Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
- Non
- Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?
- Non
* Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et UICN pour obtenir des précisions sur ce terme.
Nombre d’individus matures dans chaque sous-population
Sous-population (utilisez une fourchette plausible) nombre d’individus matures : Trop peu de spécimens ont été recueillis pour estimer le nombre d’individus matures. Total inconnu
Analyse quantitative
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, selon la plus longue période, jusqu’à un maximum de 100 ans, ou 10 % sur 100 ans]. Données insuffisantes : analyse non effectuée.
Menaces (directes, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible, selon le calculateur des menaces de l’UICN)
Un calculateur des menaces a-t-il été rempli pour l’espèce? Oui, le 12 avril 2021
Impact global des menaces : Élevé
- 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants – impact très élevé
- 6.1 Activités récréatives – impact moyen
- 4.1 Routes et voies ferrées – impact moyen-faible
- 7.1 Incendies et suppression des incendies – impact moyen-faible (cote attribuée aux incendies seulement)
- 7.3 Autres modifications de l’écosystème – impact faible (suppression des incendies, espèces végétales non indigènes envahissantes)
- 9.6 Apports excessifs d’énergie – impact inconnu
- 10.2 Tremblements de terre et tsunamis – impact inconnu
- 11.2 Sécheresses – impact inconnu
- 11.3 Températures extrêmes – impact inconnu
Quels autres facteurs limitatifs sont pertinents?
- Incapacité de voler, faible capacité de dispersion et vulnérabilité aux prédateurs
- Petite taille de la population
Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
- Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada
- Sans objet
- Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
- Non
- Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
- Sans objet
- Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
- Sans objet
- Les conditions se détériorent-elles au Canada?+
- Oui
- Les conditions de la population source se détériorent‑elles?+
- Sans objet
- La population canadienne est-elle considérée comme un puits?+
- Non
- La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?
- Non
+ Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe).
Nature délicate de l’information sur l’espèce
L’information concernant l’espèce est-elle de nature délicate? Non
Historique du statut
COSEPAC : Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2022.
Statut et justification de la désignation
Statut : En voie de disparition
Codes alphanumériques : B1ab(iii,v)+2ab(iii,v)
Justification de la désignation : La répartition de cette sauterelle incapable de voler est très limitée dans le sud de l’île de Vancouver, où elle a été observée moins de 10 fois entre 1990 et 2011. Les seules mentions récentes proviennent d’un petit parc urbain, appelé Mount Tolmie, dans la région métropolitaine de Victoria. La population se trouve dans les écosystèmes du chêne de Garry, qui ont subi de lourdes pertes par le passé. La prédation accrue par les lézards des murailles envahissants provenant d’Europe et le déclin de la qualité de l’habitat dans un parc urbain menacent l’existence de cette sauterelle au Canada.
Applicabilité des critères
Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) : Ne s’applique pas en raison du manque de données.
Critère B (aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation) : Correspond aux critères de la catégorie « Espèce en voie de disparition » B1 (zone d’occurrence = 4 km2) et B2 (IZO = 4 km2). Il n’y a qu’une localité (menaces de prédation) et il y a un déclin continu inféré (iii) de la qualité de l’habitat à cause des espèces envahissantes, principalement les lézards des murailles, et (v) du nombre d’individus matures (espèce signalée dans un seul site et rarement observée, malgré les activités de recherche effectuées).
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) : Ne s’applique pas en raison du manque de données.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) : Ne s’applique pas. Correspond au critère de la catégorie « Espèce en voie de disparition » D1 si l’on suppose qu’il y a moins de 250 individus matures. Correspond au critère de la catégorie « Espèce menacée » D2, car l’IZO est inférieur à 20 km2 et il n’y a qu’une seule localité. Le nombre d’individus matures est inconnu.
Critère E (analyse quantitative) : Ne s’applique pas en raison du manque de données.
Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.
Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.
Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.
Définitions (2022)
- Espèce sauvage
- Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
- Disparue (D)
- Espèce sauvage qui n’existe plus.
- Disparue du pays (DP)
- Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
- En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.) - Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
- Menacée (M)
- Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
- Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.) - Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
- Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.) - Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
- Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».) - Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.
Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.
Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.
Description et importance de l’espèce sauvage
Nom et classification
Embranchement : Arthropoda – arthropodes
Classe : Insecta – insectes
Ordre : Orthoptera – Orthoptères (criquets, grillons et sauterelles)
Sous-ordre : Ensifera – orthoptères à antennes longues
Famille : Tettigoniidae – sauterelles
Sous-famille : Tettigoniinae
Genre : Steiroxys
Espèce : Steiroxys cf. strepens Fulton, 1930
Synonymes : aucun
Nom commun français : sauterelle de l’île de Vancouver
Sauterelle bruyante (Canadian Endangered Species Conservation Council, 2016)
Noms communs anglais : Vancouver Island Shieldback
Auparavant appelée Noisy Shieldback (Singing Insects of North America, 2020), Noisy Shield-backed Katydid (NatureServe, 2020) et Oregon Grass Decticid (Fulton, 1930)
Localité type : L’holotype du S. strepens est un spécimen mâle recueilli en Amérique du Nord, aux États-Unis, en Oregon, dans le comté de Benton, 6 mi au nord de Corvallis, au sommet de la colline de Jackson. Le spécimen est conservé à la Smithsonian Institution, à Washington D.C. (Fulton, 1930).
Contexte taxinomique et similarités
La sauterelle du genre Steiroxys présente sur l’île de Vancouver a été appelée S. strepens (Miskelly, 2012; Lyons, 2019). Dans le présent rapport, elle est appelée S. cf. strepens. La sauterelle de l’île de Vancouver est très semblable au S. strepens. Toutefois, on ne sait pas exactement s’il s’agit de la même espèce. L’abréviation cf. (confer ou conferatur) signifie « faire une comparaison » et indique que la sauterelle de l’île de Vancouver est très semblable au S. strepens. Il existe une incertitude quant à savoir si cette sauterelle appartient à cette espèce ou à une autre espèce très semblable qui n’a pas encore été nommée (voir Bengston, 1988 pour obtenir du contexte).
La taxinomie et systématique du genre Steiroxys est complexe (Rentz et Birchim, 1968) et demeure non résolue (Vickery et Kevan, 1985; Miskelly, 2012; Lyons, 2019; Singing Insects of North America, 2020; iNaturalist, 2020). À l’heure actuelle, il y a quatre espèces décrites confinées à l’ouest de l’Amérique du Nord. Trois de ces espèces ont été signalées au Canada : la sauterelle de l’île de Vancouver (auparavant appelée sauterelle bruyante) (S. cf. strepens), la sauterelle à trois lignes (S. trilineata) et le S. pallidipalpus (Singing Insects of North America, 2020).
Aucune autre espèce du genre Steiroxys ne se trouve sur l’île de Vancouver (Vickery et Kevan, 1985; Miskelly, 2012). Tout indique que le Steiroxys cf. strepens, présent dans le sud-est de l’île de Vancouver, est unique au Canada et qu’il pourrait s’agir d’une sous-espèce ou espèce endémique (Miskelly, 2012).
La sauterelle de l’île de Vancouver représente une unité distincte et importante dans l’évolution du genre Steiroxys; par « importante », on entend une unité qui est significative pour l’héritage évolutif de l’espèce et dont la perte ne pourrait probablement pas être compensée par une dispersion naturelle.
Les codes à barres génétiques de spécimens du S. strepens recueillis en Oregon sont uniques dans le Barcode of Life Data System (BOLD). Un spécimen de sauterelle de l’île de Vancouver provenant du parc Mount Tolmie a fait l’objet d’un codage à barres de l’ADN, mais celui-ci s’est révélé infructueux (Miskelly, comm. pers., 2021). On ne dispose donc pas de séquences d’ADN recueilli dans le sud de l’île de Vancouver qui permettent d’effectuer une comparaison avec celles de l’Oregon et d’autres Steiroxys. Par conséquent, on ne sait pas si les sauterelles de l’Oregon et celles de l’île de Vancouver sont conspécifiques, même si elles ont toutes été désignées par le nom « S. strepens ».
Les données moléculaires disponibles laissent entendre que le genre Steiroxys compte plusieurs espèces non décrites (BOLD Systems, 2020). Au moins 10 BIN (Barcode Index Numbers) différents attribués au genre Steiroxys se trouvent dans le BOLD, soit plus du double des 4 espèces qui sont actuellement décrites (voir Ratnasingham et Hebert, 2007, 2013; BOLD Systems, 2020). Des études morphologiques et moléculaires plus poussées sont nécessaires pour confirmer le lien qui unit le taxon présent sur l’île de Vancouver aux autres taxons non encore décrits et au S. strepens de l’Oregon. Étant donné l’aire de répartition restreinte de plusieurs espèces du genre Steiroxys, il est probable que les sauterelles de l’île de Vancouver constituent une espèce distincte qui n’a pas encore été décrite. Dans le présent rapport, ces sauterelles sont appelées S. cf. strepens.
Description morphologique
Comme tous les orthoptères, les sauterelles de la sous-famille des Tettigoniinés se développent par métamorphose incomplète : œuf, puis larve qui passe par une série de stades larvaires (généralement 4 ou 5) en muant, augmente de taille à chaque mue et ressemble à l’adulte. La mue finale donne un adulte dont les organes génitaux sont matures. Aucune espèce semblable n’est présente dans l’aire de répartition de la sauterelle de l’île de Vancouver, dans le sud de l’île de Vancouver. La description morphologique de la sauterelle de l’île de Vancouver est résumée à partir de Fulton (1930) et de Lyons (2019), et comme pour les autres aspects de sa biologie, elle est fondée sur ce qu’on sait des Steiroxys, y compris le S. strepens.
Adulte
Les sauterelles adultes mesurent de 25 à 30 mm de long et possèdent un corps robuste, des pattes arrière longues et fines, et des antennes fines aussi longues que l’abdomen. La partie postérieure du pronotum comporte des lobes latéraux presque aussi profonds que longs et légèrement sinueux (sinus ou lobes ondulés ou arrondis) sur leur bord postérieur. Les carènes (lignes saillantes) médiane et latérale sur le pronotum sont distinctes. Le prosternum (plaque verticale de l’extrémité antérieure du thorax) est dépourvu d’épines. Les tegmina (ailes antérieures) des mâles sont larges, superposés et dépassent le pronotum d’environ une moitié de sa longueur. Les ailes postérieures ne sont pas assez larges pour permettre le vol. Les tegmina des femelles sont petits et réduits à des lobes latéraux arrondis qui sont presque entièrement recouverts par le pronotum. Chez les mâles, les cerques (appendices situés à l’extrémité de l’abdomen) sont cylindriques et se terminent par une pointe effilée qui est repliée vers l’intérieur et munie d’une dent pointue sur sa face interne. L’ovipositeur de la femelle est légèrement courbé vers le haut (Fulton, 1930; Vickery et Kevan, 1985).
Chez la sauterelle bruyante, les cerques se terminent par une pointe arrondie, tandis que chez les autres Steiroxys, les cerques se terminent par une pointe droite dirigée vers l’intérieur (Fulton, 1930; Lightfoot, 1985). La plaque sous-génitale des femelles est triangulaire, recouvre l’extrémité basale de l’ovipositeur, et se termine par deux projections dentiformes qui présentent des indentations triangulaires (Fulton, 1930; Lightfoot, 1986; Lyons, 2019; iNaturalist, 2020).
Les observations d’adultes de la sauterelle de l’île de Vancouver faites au parc Mount Tolmie ont permis de répertorier différentes nuances de brun (voir la photographie de la couverture), ce qui concorde avec la description faite par Lightfoot (1986) selon laquelle les adultes sont verts, bruns ou gris et présentent souvent des bandes dorsales jaunes.
Chant d’appel
Fulton (1930) fait remarquer que la présence des sauterelles bruyantes est révélée par leur chant, qui consiste en une série de sons grinçants très brefs. Le chant commence par quelques notes par seconde, puis s’accélère rapidement jusqu’à ce qu’on entende des stridulations rapides qui persistent un bon moment.
Structure spatiale et variabilité de la population
La structure spatiale et la variabilité de la population de sauterelles de l’île de Vancouver au Canada n’ont pas été étudiées. Les individus sont incapables de voler.
Unités désignables
La sauterelle de l’île de Vancouver est considérée comme une seule unité désignable aux fins de la présente évaluation puisqu’il n’en existe qu’une occurrence.
Importance de l’espèce
La sauterelle de l’île de Vancouver vit dans les écosystèmes associés au chêne de Garry (Quercus garryana), lesquels comptent parmi les écosystèmes les plus rares et les plus en péril au Canada. Il existe quatre communautés écologiques en péril à l’échelle provinciale (S1) qui renferment des chênes de Garry (British Columbia Conservation Data Centre, 2020). La sauterelle de l’île de Vancouver se trouve dans la communauté écologique à Quercus garryana/Holodiscus discolor (chêne de Garry/holodisque discolore), laquelle est cotée S1 en Colombie-Britannique (cartographiée sur le mont Tolmie par le British Columbia Conservation Data Centre). Trois autres communautés à chêne de Garry cotées S1 se trouvent dans le sud de l’île de Vancouver et ont été ciblées dans le cadre des activités de recherche. Un total de 202 espèces en péril à l’échelle provinciale sont associées à la zone biogéoclimatique côtière à douglas de Menzies, au sein de laquelle se trouvent les écosystèmes à chêne de Garry et écosystèmes associés de l’île de Vancouver et des îles Gulf, et 100 de ces espèces ont déjà été évaluées par le COSEPAC (British Columbia Conservation Data Centre, 2020).
Rien n’indique que la sauterelle de l’île de Vancouver revêt une importance culturelle ou économique pour les peuples autochtones. Toutefois, des études ont été publiées sur l’importance culturelle de plantes associées à l’habitat qui abrite cette sauterelle (Fuchs, 2001). Les sauterelles présentent un intérêt pour les entomologistes et les taxinomistes en raison de leurs stridulations et de leur capacité à se camoufler.
Répartition
Aire de répartition mondiale
La sauterelle de l’île de Vancouver est confinée à l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique (figure 1). On peut trouver la sauterelle bruyante dans trois sites dans les comtés de Benton et de Jackson, en Oregon (Lyons, 2019, comm. pers., 2020).
Description longue
Carte montrant l’aire de répartition canadienne de la sauterelle de l’île de Vancouver, qui est présente au parc Mount Tolmie à Saanich, en Colombie-Britannique.
Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Noisy shieldback katydid - Canadian range = Sauterelle bruyante – aire de répartition canadienne
United States = États-Unis
Scale: 1:1,250,000 = Échelle : 1:1 250 000
Aire de répartition canadienne
La sauterelle de l’île de Vancouver compte une occurrence existante sur le mont Tolmie, dans le district de Saanich, sur l’île de Vancouver (tableau 1, figure 1). L’espèce semble confinée aux écosystèmes à chêne de Garry et aux écosystèmes associés de basse altitude, y compris les falaises côtières et les prés maritimes (voir la section Habitat).
| Lieu de collecte et propriété du terrain | No du spécimen ou référence | Sexe | Étape du cycle vital | Jour | Mois | Année | Personne ayant effectué la collecte ou l’observation/ Méthode de collecte |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sud de l’île de Vancouver (emplacement exact inconnu) | Vickery et Kevan (1985). Point sur la carte (page 242); spécimen et renseignements connexes inconnus | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Avant 1985 | Emplacement cartographié dans Vickery et Kevan (1985); aucun autre renseignement n’est disponible. |
| Parc Mount Tolmie, district de Saanich, Victoria (C.-B.) | Spencer Entomological Collection, Beaty Biodiversity Museum de l’Université de la Colombie-Britannique; spécimen no SEM-UBC GRY-0387 | F | Adulte | 3 | Août | 1990 | S.G. Cannings; observation fortuite et collecte. |
| Parc Mount Tolmie, district de Saanich, Victoria (C.-B.) | Observation 49023880 sur iNaturalist | F | Adulte | 8 | Septembre | 2004 | J. Miskelly; observation fortuite et photographie publiée sur iNaturalist (https://inaturalist.ca/ observations/49023880). |
| Parc Mount Tolmie, district de Saanich, Victoria (C.-B.) | Royal British Columbia Museum; spécimen non catalogué | F | Adulte | 12 | Juillet | 2009 | J. Miskelly; spécimen collecté au cours d’un relevé ciblant les sauterelles; le spécimen a été « sauvé » d’un poliste européen (Polistes dominula), mais est mort par la suite (Miskelly, comm. pers., 2021). |
| Parc Mount Tolmie, district de Saanich, Victoria (C.-B.) | Royal British Columbia Museum; spécimen no RBCM ENT011-010915 | F | Adulte | 30 | Août | 2011 | J. Miskelly; spécimen collecté au cours d’un relevé ciblant les sauterelles. |
| Parc Mount Tolmie, district de Saanich, Victoria (C.-B.) | Royal British Columbia Museum; spécimen non catalogué | F | Adulte | 18 | Septembre | 2011 | J. Gambling; observation fortuite et collecte dans le cadre d’un cours de biologie/collecte d’insectes de l’Université de Victoria. |
Il y a six mentions de la sauterelle de l’île de Vancouver (tableau 1). Cinq mentions (quatre spécimens de musée adultes et une photographie) proviennent du mont Tolmie, et une, celle d’un Steiroxys non identifié mais présumé être un S. strepens, provient du sud-est de l’île de Vancouver (Vickery et Kevan, 1985). Cette mention faite avant 1985 laisse entendre que la sauterelle de l’île de Vancouver est présente dans le sud de l’île depuis de nombreuses décennies. Les insectes du genre Steiroxys ne sont pas connus pour être conservés par les gens ou souvent transportés, ce qui confirme que cette espèce est une composante régulière de la faune canadienne (voir Vickery et Kevan, 1985; Miskelly, 2012).
Zone d’occurrence et zone d’occupation
La zone d’occurrence mesurée est inférieure à 0,19 km2 (figure 1), soit la superficie du parc Mount Tolmie (Pollard, comm. pers., 2020). L’indice de zone d’occupation (IZO) est de 4 km2 (1 carré de quadrillage de 2 km x 2 km). Selon les lignes directrices du COSEPAC, l’IZO ne peut pas être plus petit que la zone d’occurrence; la zone d’occurrence doit donc être établie à 4 km2.
Activités de recherche
Un grand nombre de collections, de sources de données en ligne, de particuliers et de documents publiés ont été consultés (voir les sections Sources de données en ligne et collections examinées et Sources d’information).
Ces 15 dernières années, les relevés des sauterelles de l’île de Vancouver ont principalement visé à consigner les occurrences (tableau 2). Les relevés de sauterelles adultes de la sous-famille des Tettigoniinés sont effectués le long de transects aléatoires dans des parcelles d’habitat potentiel, en recherchant visuellement les sauterelles dans la végétation arbustive et herbacée et en s’arrêtant périodiquement pour secouer doucement la végétation et faire s’envoler les sauterelles qui s’y reposent. De plus, les personnes effectuant les relevés écoutent constamment afin de capter le chant des adultes. Les transects aléatoires permettent aux personnes effectuant les relevés de modifier leur parcours en fonction du caractère convenable de l’habitat tel qu’elles le perçoivent. Ces transects résultent d’un compromis entre les coûts et la superficie d’habitat à couvrir, et constituent donc une méthode de commodité (Longcore et al., 2010). Ils conviennent lorsqu’on dispose de peu de renseignements sur les microhabitats que l’espèce privilégie pour le repos, l’accouplement ou le chant.
| Site ayant fait l’objet d’une recherche | Ville/région | Latitude | Longitude | Date(s) approx. | Effort de recherche (X heures, X minutes) | Personne ayant effectué le relevé | Référence | Sauterelles (oui/non) | Méthode de relevé |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 24 juill. 2019 | 1 h 38 | Jennifer Heron | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial John Dean | District de Saanich | 48,612009 | -123,447395 | 25 juill. 2019 | 1 h 14 | Jennifer Heron | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 28 juill. 2019 | 1 h 10 | Jennifer Heron | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 1er août 2019 | 4 h 00 | Jennifer Heron | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 1er août 2019 | 4 h 05 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 6 août 2019 | 4 h 37 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc régional Mill Hill (parc du DRC) | Langford | 48,4589449 | -123,4771743 | 7 août 2019 | 3 h 20 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,458212 | -123,325233 | 8 août 2019 | 4 h 42 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 12 août 2019 | 4 h 36 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 13 août 2019 | 4 h 37 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 19 août 2019 | 5 h 09 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Rathtrevor Beach | Parksville | 49,32085 | -124,257948 | 22 août 2019 | Au moins 1 h | Staffan Lindgren | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45778 | -123,3233 | 19 juill. 2021 | 4 h 18 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Douglas | District de Saanich | 48,49241 | -123,3451 | 22 juill. 2021 | 3 h 40 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45778 | -123,3233 | 23 juill. 2021 | 2 h 14 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial John Dean | North Saanich | 48,61253 | -123,4437 | 24 juill. 2021 | 2 h 11 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Gowlland Tod | Highlands (région métropolitaine de Victoria) | 48,53756 | -123,5301 | 25 juill. 2021 | 4 h 05 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Douglas | District de Saanich | 48,49241 | -123,3451 | 27 juill. 2021 | 1 h 24 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45778 | -123,3233 | 28 juill. 2021 | 1 h 55 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Douglas | District de Saanich | 48,49241 | -123,3451 | 29 juill. 2021 | 2 h 54 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Goldstream | Langford (région métropolitaine de Victoria) | 48,476922 | -123,5455 | 31 juill. 2021 | 3 h 04 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Gowlland Tod | Highlands (région métropolitaine de Victoria) | 48,53756 | -123,5301 | 1er août 2021 | 3 h 58 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45778 | -123,3233 | 4 août 2021 | 2 h 08 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial John Dean | North Saanich | 48,61253 | -123,4437 | 7 août 2021 | 3 h 12 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich | 48,45826 | -123,325973 | 26 août 2019 | 4 h 30 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial John Dean | District de Saanich | 48,612009 | -123,447395 | 27 août 2019 | 3 h 13 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial John Dean | District de Saanich | 48,612009 | -123,447395 | 28 août 2019 | 1 h 52 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Goldstream | Langford | 48,465459 | -123,547721 | 29 août 2019 | 2 h 48 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Gowlland Tod | Highlands | 48,545054 | -123,519618 | 5 sept. 2019 | 1 h 50 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Goldstream | Langford | 48,465459 | -123,547721 | 10 sept. 2019 | 4 h 34 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Gowlland Tod | Highlands | 48,545054 | -123,519618 | 11 sept. 2019 | 4 h 20 | Pascale Archibald | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne/crépusculaire, visuelle, transect aléatoire |
| Réserve écologique des îles Trial (aire protégée provinciale) | Oak Bay | 48,398137 | -123,305467 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Douglas | District de Saanich | 48,493466 | -123,346805 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Uplands (parc d’Oak Bay) | Oak Bay | 48,44094 | -123,298577 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Beaver Lake, parc régional Elk/Beaver Lake (parc du DRC) | District de Saanich | 48,508023 | -123,394734 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Colline Observatory/mont Little Saanich (Observatoire fédéral d’astrophysique) | District de Saanich | 48,519991 | -123,418894 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc régional Thetis Lake (parc du DRC) | Langford | 48,46445 | -123,468161 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Mont Manuel Quimper | Sooke | 48,419882 | -123,660907 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Mont Camas (terre privée vouée à la conservation) | Metchosin | 48,395227 | -123,598842 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Colline Mary (fédéral, ministère de la Défense nationale) | Metchosin | 48,345367 | -123,547085 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Pointe Rocky (fédéral, ministère de la Défense nationale) | Metchosin | 48,326177 | -123,558074 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Réserve écologique du mont Tzouhalem (aire protégée provinciale) | North Cowichan | 48,790454 | -123,63912 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Réserve de chênes de Garry de Cowichan (terre privée vouée à la conservation) | Duncan | 48,808237 | -123,631362 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Eagle Heights (parc provincial Koksilah River) | Shawnigan Lake | 48,654429 | -123,731233 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Réserve écologique Woodley Range (aire protégée provinciale) | Ladysmith | 49,026193 | -123,824653 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Plaines Harewood | Nanaimo | 49,127552 | -123,933962 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Sentier Cable Bay (sentier Nanaimo) | Nanaimo | 49,133002 | -123,826539 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Linley Valley Cottle Lake (parc de Nanaimo) | Nanaimo | 49,219238 | -123,982983 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Neck Point (parc de Nanaimo) | Nanaimo | 49,235497 | -123,964729 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Sugarloaf Mountain (parc de Nanaimo) | Nanaimo | 49,208842 | -123,970568 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc régional Mount Benson de Nanaimo | Nanaimo | 49,152858 | -124,040345 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Lantzville, « The Foothills » | Lantzville | 49,234382 | -124,087667 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Colline Nanoose, parc Notch Hill (parc de Nanoose Bay) | Nanoose Bay | 49,27245 | -124,160106 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Colline Little Mountain | Parksville | 49,294668 | -124,324971 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Mont Cokely | Nanaimo | 49,239873 | -124,587073 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Station de ski du mont Washington | Comox-Strathcona | 49,751382 | -125,295757 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Mont Becher | Comox-Strathcona | 49,656007 | -125,225058 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Mont Albert Edward | Comox-Strathcona | 49,677825 | -125,427719 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Mount Maxwell | Salt Spring Island | 48,800732 | -123,516871 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc Mount Tolmie | District de Saanich (Victoria) | Sans objet | Sans objet | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 10 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non (mentions antérieures, voir le tableau 1) | Visuelle, transect aléatoire |
| Réserve écologique du mont Tuam (aire protégée provinciale) | Salt Spring Island | 48,723971 | -123,488506 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Helliwell | Hornby Island | 49,517515 | -124,600212 | Environ 2-5 jours à la fin juill.-début sept. en 2012-2019 | Au moins 1 h | James Miskelly | Miskelly, comm. pers., 2020 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
| Parc provincial Mount Maxwell | Salt Spring Island | 48,800732 | -123,516871 | 28 juill. 2019 | Au moins 1 h | Jennifer Heron | Heron, comm. pers., 2021 | Non | Diurne, visuelle, transect aléatoire |
Les sauterelles bruyantes chantent le jour (Fulton, 1930; Lyons, comm. pers., 2020). Au mont Tolmie, on a trouvé seulement des femelles de la sauterelle de l’île de Vancouver, et personne n’a enregistré le chant de cette espèce. Les relevés ont été effectués à différents moments de la journée pour tenir compte de l’incertitude entourant le moment où l’espèce est active. Les mâles peuvent arrêter de chanter lorsqu’ils sentent qu’un prédateur approche (p. ex. une personne qui tente de les voir à travers les arbustes); certains relevés étaient donc de type à l’affût (sit-and-wait), c.-à-d. que la personne effectuant le relevé restait immobile et prêtait attention à l’activité de chant.
Les relevés effectués par Miskelly (comm. pers., 2019–2021) au cours de la période d’activité des adultes (c.-à-d. entre la fin juillet et le début septembre, de 2012 à 2019) totalisent au moins 30 heures réparties sur 31 sitesNote de bas de page 1 au sein de l’habitat potentiel de l’espèce et de son aire de répartition dans le sud-est de l’île de Vancouver (voir le tableau 2 pour obtenir une liste des sites ayant fait l’objet de relevés). Miskelly (comm. pers., 2019-2021) travaille depuis plus de dix ans à consigner la diversité des sauterelles dans la province.
Des activités de recherche ciblant expressément la sauterelle de l’île de Vancouver ont eu lieu en 2019 (6 sites) et en 2021 (5 sites) dans l’aire de répartition potentielle de l’espèce (figure 2), dans le sud-est de l’île de Vancouver et les îles Gulf. Un total de 97 heures et 20 minutes (2019 : 62 heures et 15 minutes réparties sur 75,2 km; 2021 : 35 heures et 5 minutes réparties sur environ 56 km) a été consacré à la recherche de l’espèce, notamment dans le parc Mount Tolmie (figure 3).
Description longue
Carte de l’île de Vancouver montrant les sites ayant fait l’objet de recherches ciblant la sauterelle de l’île de Vancouver au sein de son habitat potentiel – chênaies de Garry et écosystèmes associés – en Colombie-Britannique entre 1989 et 2021. Une carte en médaillon montre les deux sites dans le parc Mount Tolmie qui ont fait l’objet de relevés en 2019 et en 2021. La majorité des sites se trouvent en bordure de la côte est, où l’espèce n’a pas été trouvée malgré les recherches effectuées. On trouve également des sites épars en bordure de la côte nord de l’île.
Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Noisy shieldback katydid – search efforts (Canada) = Sauterelle bruyante – activités de recherche (Canada)
Noisy Shieldback Katydid = Sauterelle bruyante
Search Efforts [99] = Activités de recherche [99]
Not found [99] = Non trouvée [99]
[N/A] = [S.O.]
Known Element = Élément connu
basemaps = cartes de base
cartodb positron = CartoDB Positron
United States = États-Unis
Scale: 1:600,000 = Échelle : 1:600 000
Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Mount Tolmie Park = Parc Mount Tolmie
Le moment de la journée où les relevés étaient réalisés variait du milieu de la journée à la nuit noire en passant par le crépuscule. Les relevés ont été effectués à différents moments de la journée étant donné que le régime d’activité de l’espèce est inconnu. À deux occasions dans le parc Mount Tolmie, un faible chant possiblement émis par des sauterelles a pu être entendu, mais malgré la patience de la personne chargée du relevé et une recherche approfondie, ces insectes n’ont pas pu être repérés (Archibald, comm. pers., 2020). Aucune sauterelle de l’île de Vancouver n’a été observée au cours de ces relevés.
Les pièges à fosse constituent une méthode utile pour faire le relevé des sauterelles, mais on ne sait pas dans quelle mesure ils sont efficaces pour capturer des sauterelles de l’île de Vancouver. Dans l’Okanagan, les pièges à fosse ont permis de capturer d’autres espèces du genre Steiroxys (Miskelly, comm. pers., 2020). Un effort de recherche de plus de 35 500 pièges-fosses-nuits (plus de 156 pièges) a été déployé dans l’habitat potentiel de la sauterelle de l’île de Vancouver (tableaux 2 et 3). Aucune sauterelle de l’île de Vancouver n’a été capturée à l’aide d’un piège à fosse. Aucun piège n’a été placé dans le parc Mount Tolmie, mais certains des sites de piégeage (tableau 2) se trouvaient dans des habitats à chêne de Garry semblables à ceux du parc Mount Tolmie.
Il est prévu que lorsqu’on en saura plus sur le comportement d’accouplement et l’alimentation de l’espèce et sur l’utilisation qu’elle fait de son habitat, de meilleures méthodes de recherche pourront être mises au point.
L’aire de répartition canadienne de la sauterelle de l’île de Vancouver se trouve dans la région de Victoria sur l’île de Vancouver, où la collecte d’insectes à des fins récréatives ou scientifiques est pratiquée depuis plus de 100 ans. Des chercheurs, des naturalistes et des biologistes ont effectué des relevés non quantitatifs d’orthoptères dans le cadre de leurs propres recherches. Il n’est pas possible de quantifier exactement toutes ces activités de recherche. La sauterelle de l’île de Vancouver est une espèce de grande taille et remarquable, et son chant distinct suscite l’intérêt de plusieurs entomologistes. Il est donc raisonnable de conclure, uniquement sur la base des données de collecte historiques, que cette espèce n’est pas commune. Il existe une mention de l’espèce au Canada publiée sur le site Web iNaturalist (au 10 décembre 2020), datant de 2004 (tableau 1), et aucune mention n’apparaît sur le site BugGuide (au 10 décembre 2020). Les seuls spécimens canadiens de l’espèce sont conservés en Colombie-Britannique dans deux grandes collections, celle de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) à Vancouver (spécimen collecté en 1990) et celle du Royal British Columbia Museum (RBCM) à Victoria (spécimens collectés en 2009 et en 2011).
Habitat
Besoins en matière d’habitat
L’habitat naturel de l’espèce dans le parc Mount Tolmie est celui de la chênaie de Garry à la végétation clairsemée et des écosystèmes boisés qui lui sont associés (figure 4). Ces milieux font partie de la zone biogéoclimatique côtière à douglas de Menzies, selon un système de classification de la végétation qui est utilisé dans toute la province (British Columbia Ministry of Forests, 1991). Ces écosystèmes sont présents sur la côte est de l’île de Vancouver, depuis la région de Victoria jusqu’à la région de Comox, au nord; dans la portion sud de l’archipel des îles Gulf jusqu’à l’île Savary, au nord, dans le détroit de Géorgie; et dans deux zones isolées dans la vallée du bas Fraser (Lea, 2006).
En général, les écosystèmes à chêne de Garry et écosystèmes associés servant d’habitat sont des prés ouverts caractérisés par une faible densité de chêne de Garry, de douglas de Menzies (Pseudotsuga menziesii), d’arbousier d’Amérique (Arbutus menziesii) et d’autres espèces (Fuchs, 2001). Ces trois espèces d’arbres prennent souvent une forme rabougrie à cause du sol sec et peu profond et du substrat rocheux exposé. L’étage inférieur est composé de graminées indigènes et introduites et d’une grande diversité d’herbacées non graminoïdes, ainsi que d’arbustes divers. Voir Fuchs (2001) pour obtenir une description et une liste plus détaillées des espèces végétales associées à cet écosystème. Ce type d’écosystème est décrit plus en détail par Roemer (1992), le ministère de l’Environnement, des Terres et des Parcs de la Colombie-Britannique (British Columbia Ministry of Environment, Lands and Parks, 1993) et Erickson (1995, 1998).
Les écosystèmes à chêne de Garry sont classés en deux principales catégories (types) : la chênaie-parc et la chênaie broussailleuse (Pojar, 1980). Le parc Mount Tolmie abrite une chênaie de Garry broussailleuse sur sol peu profond sur substrat rocheux (Lea, 2006). Cette chênaie petite, broussailleuse et arbustive se forme sur les sols peu profonds recouvrant les affleurements rocheux et les replats. On retrouve ce type d’habitat sur les terrains continentaux à forte pente, les falaises, et les affleurements rocheux formés par l’érosion, l’effondrement de parois rocheuses ou de rives et l’accumulation de dépôts organiques au fil du temps (Ward et al., 1998). Les sols qui se forment sur le front des falaises et dans les fissures et crevasses du substrat rocheux permettent la croissance de graminées, de mousses, de lichens et d’arbres et d’arbustes rabougris (Ward et al., 1998). La composition des communautés végétales associées aux chênaies broussailleuses n’a pas été décrite en détail (Lea, 2011).
Les sauterelles de la famille des Tettigoniidés vivent dans des habitats broussailleux où elles établissent des territoires (dans le cas des mâles), cherchent un abri, chassent, et se camouflent des prédateurs. Il se peut que les éléments structuraux de l’habitat soient plus importants que les espèces végétales.
L’habitat de la sauterelle bruyante en Oregon diffère de celui qui est présent sur le mont Tolmie. En Oregon, sur la colline de Jackson (aujourd’hui la colline Dimple) dans le comté de Benton, l’habitat est décrit comme des petites parcelles de plantes de prairie et de fougères-aigles de l’Ouest (Pteridium aquilinum var. pubescens) (Fulton, 1930). Aux prés Woodruff (comté de Jackson) et sur la montagne Marys Peak (comté de Benton), l’habitat est décrit comme des clairières et des prés ouverts où poussent des conifères épars et où les graminées et la végétation sont abondantes. D’après les photos fournies par Lyons (comm. pers., 2020), l’habitat offert par les prés Woodruff (comté de Jackson) diffère de celui qui est présent sur le mont Tolmie. Lightfoot (1986) classe l’espèce comme étant associée aux prés.
Tendances en matière d’habitat
Les renseignements sur les tendances en matière d’habitat dans les écosystèmes à chêne de Garry et écosystèmes associés qui abritent la sauterelle de l’île de Vancouver proviennent du projet d’inventaire des écosystèmes fragiles réalisé entre 1993 et 1997 dans le sud-est de l’île de Vancouver (Ward et al., 1998) ainsi qu’en 2002 (Canadian Wildlife Service and British Columbia Ministry of Environment, 2002; Kirkby et Cake, 2004). Une analyse récente effectuée par Shackelford et al. (2017) a montré que la zone biogéoclimatique côtière à douglas de Menzies, qui renferme des écosystèmes à chêne de Garry, est l’une des trois zones de classification biogéoclimatique des écosystèmes les plus altérées en Colombie-Britannique : plus de 85 % de l’habitat à chêne de Garry ont été modifiés par l’activité humaine, et plus de 50 % ont fait l’objet d’une conversion des terres (Shackelford et al., 2017). Un changement majeur de la structure de l’habitat a été la fermeture accrue du couvert forestier, laquelle aurait rendu l’habitat moins convenable pour la sauterelle de l’île de Vancouver. La densité des routes a augmenté et la connectivité de l’habitat a diminué (Shackelford et al., 2019), ce qui a réduit la qualité globale de l’habitat.
Une grande partie de l’habitat à chêne de Garry historique a été perdue au profit du développement ou dégradée en raison des modifications cumulatives de l’écosystème attribuables à l’empiètement par des plantes indigènes et des plantes envahissantes/non indigènes, aux activités humaines, à l’important développement urbain et agricole et, plus récemment, aux changements climatiques (voir la section Menaces et facteurs limitatifs). Si les grands chênes de Garry ont souvent été conservés lors du développement (tant dans le passé que plus récemment), les communautés végétales naturelles établies sous ces arbres, notamment les chênaies arbustives dans lesquelles les sauterelles de l’île de Vancouver pourraient établir leur territoire, sont disparues (c.-à-d. qu’elles sont devenues des pelouses et des jardins de plantes non indigènes) (Lea, 2006).
La plupart des écosystèmes de forêts clairsemées et de prés de basse altitude situés dans le sud de l’île de Vancouver ont subi de profondes modifications au cours des 100 dernières années. Lea (2006) a cartographié les écosystèmes historiques à chêne de Garry dans le Grand Victoria, dans les vallées de la Cowichan et du Comox, à Nanaimo, à Nanoose et dans les îles Salt Spring et Horby. Des cartes ont été établies pour les deux types de chênaies de Garry, soit la chênaie-parc et la chênaie broussailleuse (voir la section Habitat), d’après les premiers relevés d’arpentage réalisés au cours des années 1850 et 1860 et des observations sur le terrain récentes liées à l’historique des peuplements forestiers. Ces écosystèmes ont été réduits à moins de 10 % de leur superficie d’origine en Colombie-Britannique (Lea, 2006), et ce pourcentage a encore diminué depuis au profit du développement résidentiel. Avant l’arrivée des colons européens, les chênaies broussailleuses couvraient environ 13579 ha dans les régions étudiées alors qu’en 2006, il n’en restait plus que 1187 ha (Lea, 2006).
On a estimé que les écosystèmes à chêne de Garry (chênaies broussailleuses) sur sol peu profond représentent 44 % de leur superficie d’origine (Lea, 2006). Ces zones au sol peu profond ont probablement été épargnées parce qu’elles se trouvent sur des falaises rocheuses ou à d’autres endroits se prêtant difficilement au développement agricole ou à d’autres formes de développement (Lea, 2006). Depuis 2005, la demande de logements résidentiels se traduit par une pression pour la conversion d’un plus grand nombre d’écosystèmes à chêne de Garry sur sol peu profond.
Biologie
L’évolution et la biologie de la sauterelle de l’île de Vancouver n’ont pas été étudiées. Les renseignements ci-dessous sont résumés à partir de la description de la sauterelle bruyante, S. strepens (Fulton, 1930), et de renseignements généraux sur les sauterelles de la famille des Tettigoniidés (Vickery et Kevan, 1985; Bailey et Rentz, 1990; Gwynne, 2001; Lyons, 2019).
Cycle vital et reproduction
La sauterelle de l’île de Vancouver a un cycle vital annuel et produit une génération par année. Cette espèce à métamorphose incomplète hiverne (probablement sous le sol) au stade d’œuf, duquel émerge une larve au printemps. L’adulte atteint la maturité entre la fin juillet et le début août et peut vivre plusieurs semaines. D’après des observations d’adultes en Colombie-Britannique, de 60 à 90 jours peuvent s’écouler entre l’éclosion et l’atteinte de la maturité.
Lorsqu’ils atteignent la maturité, les mâles établissent probablement un territoire approximatif dans la végétation arbustive et commencent à chanter (c.-à-d. à émettre des stridulations ou des brr) pour attirer les femelles réceptives. Les sauterelles femelles répondent à l’appel des mâles. Le mâle produit un spermatophore, soit une masse gélatineuse qui est composée de deux parties : le spermatophylax, et l’ampoule contenant le sperme, laquelle est transférée à la femelle au moment de l’accouplement (Alexander et Otte, 1967). Le spermatophylax est une offrande nuptiale qui s’apparente au nourrissage de parade qu’on observe chez les oiseaux et chez d’autres insectes (Lack, 1940; Thornhill, 1976). La femelle mange le spermatophylax riche en nutriments après la copulation (Gwynne, 1983).
Physiologie et adaptabilité
On ne dispose d’aucun renseignement sur la physiologie de l’espèce. La spécificité de l’habitat n’est pas bien comprise.
Les mâles du genre Steiroxys chantent dans une gamme de fréquences précise, ce qui constitue chez plusieurs espèces une adaptation qui permet de détecter les sons émis par des individus de la même espèce dans les environnements bruyants, et d’y répondre. Lorsque le bruit d’origine humaine affecte l’émission et la détection des signaux sonores, certaines espèces peuvent, pendant les périodes bruyantes, chanter à des fréquences plus élevées ou chanter moins souvent (voir par exemple Gallego-Abenza et al., 2020). On ne sait pas si la sauterelle de l’île de Vancouver modifie son activité de chant en réaction au bruit d’origine humaine (voir la section Menaces).
Déplacements et dispersion
La capacité de dispersion de la sauterelle de l’île de Vancouver (et des autres Steiroxys) est inconnue, mais on présume que la dispersion ne se fait que sur de courtes distances. L’espèce est incapable de voler (les mâles comme les femelles) et peu susceptible de se disperser à plus de quelques centaines de mètres (en marchant). Chez une espèce semblable, la sauterelle à pattes courtes (Atlanticus testaceous), la distance maximale de déplacement des adultes est de 170 m (Gangwere, 1966). La sauterelle de l’île de Vancouver ne migre pas.
Relations interspécifiques
On sait peu de choses sur les relations interspécifiques de la sauterelle de l’île de Vancouver et des sauterelles du genre Steiroxys en général. Plusieurs sauterelles de la sous-famille des Tettigoniinés sont des prédateurs d’insectes, alors que d’autres se nourrissent de matériel végétal et/ou d’insectes morts (Vickery et Kevan, 1985; Capinera et al., 2004). La sauterelle de l’île de Vancouver est probablement omnivore. Les sauterelles sont généralement la proie des grenouilles, des serpents, des oiseaux et des petits mammifères. Les larves sont également la proie des araignées, des grands coléoptères prédateurs et d’autres insectes prédateurs. Un individu de l’espèce a été observé sur le mont Tolmie en train de se faire tuer par un poliste non indigène (Polistes dominula) (Miskelly, comm. pers., 2021). Les lézards non indigènes et les chats domestiques sont considérés comme des prédateurs importants de la sauterelle de l’île de Vancouver sur le mont Tolmie (voir la section Menaces).
Taille et tendances des populations
Activités et méthodes d’échantillonnage
Depuis 2010, plus de 30 sites potentiellement occupés par l’espèce ont été échantillonnés dans le sud de l’île de Vancouver, et des activités intensives ont été menées en 2019 et en 2021. Les méthodes de relevé sont présentées en détail dans la section Activités de recherche. Le nombre de transects aléatoires et de pièges à fosse et l’effort de recherche déployé sont présentés dans les tableaux 2 et 3 et dans la section Activités de recherche.
| Site avec piège(s) à fosse | Ville/région | Latitude | Longitude | Date(s) approx. | Effort de recherche (nombre de pièges-fosses-nuits) | Personne ayant effectué le relevé | Sauterelles (oui/non) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Colline Mary (site fédéral, ministère de la Défense nationale) | Metchosin | 48,345367 | -123,547085 | Inconnues | 600 pièges-fosses-nuits | John McLean | Non |
| Pointe Rocky (site fédéral, ministère de la Défense nationale) | Metchosin | 48,326177 | -123,558074 | Inconnues | 600 pièges-fosses-nuits | John McLean | Non |
| Parc Cattle Point (parc d’Oak Bay) | Oak Bay | 48,43821 | -123,29443 | Du 28 mai 2010 au 2 sept. 2010 | 1 piège, 97 pièges-fosses-nuits | Andy Teucher | Non |
| Parc Uplands (parc d’Oak Bay) | Oak Bay | 48,44094 | -123,298577 | Du 10 juin 2010 au 2 oct. 2010 | 1 piège, 114 pièges-fosses-nuits | Andy Teucher | Non |
| Parc Mount Douglas (parc du district de Saanich) | District de Saanich | 48,493466 | -123,346805 | Du 5 juin 2010 au 2 sept. 2010 | 1 piège, 89 pièges-fosses-nuits | Andy Teucher | Non |
| Parc Playfair (parc du district de Saanich) | District de Saanich | 48,462041 | -123,357664 | Du 10 juin 2010 au 10 août 2010 | 1 piège, 61 pièges-fosses-nuits | Andy Teucher | Non |
| Parc Holland Point (parc de Victoria) | Victoria | 48,409582 | -123,374809 | Du 5 juin 2010 au 9 sept. 2010 | 1 piège, 96 pièges-fosses-nuits | Andy Teucher | Non |
| Parc Beacon Hill (parc de Victoria) | Victoria | 48,40985 | -123,364068 | Du 26 mai 2010 au 9 sept. 2010 | 4 pièges, 407 pièges-fosses-nuits au total | Andy Teucher | Non |
| Refuge naturel Swan Lake Christmas Hill | Victoria | 48,465104 | -123,373391 | Du 2 août 2012 au 27 sept. 2012 | 16 pièges, 896 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Parc Mount Douglas (parc du district de Saanich) | District de Saanich | 48,489709 | -123,353595 | Du 18 mai 2012 au 21 sept. 2012 | 11 pièges, 1386 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Parc Beacon Hill (parc de Victoria) | Victoria | 48,40985 | -123,364068 | Du 8 mai 2012 au 24 sept. 2012 | 4 pièges, 433 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Quai du bateau-taxi de l’île James | Île James | 48,594823 | -123,354346 | Du 18 mai 2012 au 7 sept. 2012 | 5 pièges, 560 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Quai Powder, île James | Île James | 48,605364 | -123,34343 | Du 18 mai 2012 au 7 sept. 2012 | 5 pièges, 560 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Flèche littorale Nord, île James | Île James | 48,615911 | -123,373812 | Du 18 mai 2012 au 7 sept. 2012 | 10 pièges, 1120 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Parc provincial Helliwell | Hornby Island | 49,517515 | -124,600212 | Du 15 mai 2012 au 25 sept. 2012 | 9 pièges, 1188 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Parc provincial Fillongley | Denman Island | 49,542855 | -124,758301 | Du 16 mai 2012 au 25 sept. 2012 | 10 pièges, 1320 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Parc Neck Point (parc de Nanaimo) | Nanaimo | 49,235497 | -123,964729 | Du 14 août 2012 au 25 sept. 2012 | 1 piège, 42 pièges-fosses-nuits | Inconnue | Non |
| Bassin versant de Victoria | 48,562387 | -123,648108 | Du 20 mai 1992 au 17 juin 1992 | 1 piège, 28 pièges-fosses-nuits | Kathy Craig | Non | |
| Koksilah | 48,656947 | -123,769439 | Du 26 mai 1992 au 23 juin 1992 | 1 piège, 28 pièges-fosses-nuits | Kathy Craig | Non | |
| Mont Warburton Pike, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Saturna | 48,773628 | -123,171961 | Du 10 mai 2004 au 29 nov. 2004 | 8 pièges, 1624 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Ruisseau Lyall, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Saturna | 48,793865 | -123,167391 | Du 10 mai 2004 au 29 nov. 2004 | 5 pièges, 1015 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Baie Narvez, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Saturna | 48,773848 | -123,098525 | Du 10 mai 2004 au 29 nov. 2004 | 5 pièges, 1015 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Île Tumbo, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Tumbo | 48,794878 | -123,06868 | Du 10 mai 2004 au 7 oct. 2004 | 10 pièges, 1500 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Île Cabbage, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Cabbage | 48,798536 | -123,086877 | Du 10 mai 2004 au 7 oct. 2004 | 4 pièges, 236 pièges-fosses-nuits au total | Inconnue | Non |
| Hunterston Farm | Île Galiano | 48,946015 | -123,512227 | Du 12 mai 2010 au 23 mai 2010 | 6 pièges, 66 pièges-fosses-nuits au total | Laura Parkinson et Jennifer Heron | Non |
| Île Brackman, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Brackman | 48,719017 | -123,386361 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdha | Non |
| Île Acland sud | Île Acland sud | 48,81023 | -123,373704 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Acland nord | Île Acland nord | 48,813698 | -123,381203 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Big D’Arcy, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Big D’Arcy | 48,567092 | -123,279772 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Tiny D’Arcy | Île Tiny D’Arcy | 48,569911 | -123,266856 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Forrest, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Forrest | 48,663075 | -123,336038 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Hawkins sud, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Hawkins sud | 48,838594 | -123,369209 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Hawkins est, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Hawkins est | 48,84037 | -123,370707 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Hawkins nord, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Hawkins nord | 48,841162 | -123,373548 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Big Red, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Îlots Red | 48,816163 | -123,356026 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Bright, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Bright | 48,820299 | -123,352736 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Glenthorne | Île Glenthorne | 48,819978 | -123,385846 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Big Sallas, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Sans objet | 48,584911 | -123,29026 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Little Sallas, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Sans objet | 48,583133 | -123,281374 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Sidney | Île Sidney | 48,603177 | -123,289941 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Dock sud-ouest, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Dock sud-ouest | 48,671054 | -123,358037 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Big Channel, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Îles Channel | 48,799507 | -123,384282 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Little Channel, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Îles Channel | 48,801463 | -123,382123 | 1989 | 1 piège, 60 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Plage Island View | District de Saanich | 48,57246 | -123,366942 | 2003-2004 | 15 pièges, 10950 pièges-fosses-nuits au total | Maxence Solomon | Non |
| Île Cabbage, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Cabbage | 48,798536 | -123,086877 | 1989 | 1 piège, 4000 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Tumbo, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Tumbo | 48,794878 | -123,06868 | 1989 | 1 piège, 3000 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
| Île Portland, partie sud de la réserve de parc national des Îles-Gulf | Île Portland | 48,725005 | -123,37663 | 1989 | 1 piège, 1400 pièges-fosses-nuits | James Bergdhal | Non |
Abondance
Il existe peu de données permettant d’estimer l’abondance de la sauterelle de l’île de Vancouver au parc Mount Tolmie, et donc au Canada.
Fluctuations et tendances
En ce qui concerne les tendances et fluctuations de la population, aucun renseignement n’est disponible sur la sauterelle de l’île de Vancouver ni sur aucune autre espèce du genre Steiroxys présente dans l’ouest de l’Amérique du Nord. D’après le faible nombre de spécimens ou d’observations de l’espèce et de ses congénères, elle ne connaît probablement pas de fluctuations extrêmes au Canada, ni ailleurs dans son aire de répartition mondiale.
Immigration de source externe
La sauterelle de l’île de Vancouver est incapable de voler et confinée au sud de l’île de Vancouver; aucune immigration de source externe n’est donc possible.
Menaces et facteurs limitatifs
Menaces
L’évaluation des menaces pesant sur la sauterelle de l’île de Vancouver au Canada est fondée sur le système unifié de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature – Partenariat pour les mesures de conservation; 2016) (voir Salafsky et al., 2008; Master et al., 2012). Une conférence téléphonique sur l’évaluation des menaces s’est tenue en avril 2021. Les menaces sont présentées en détail ci-après selon les rubriques et la numérotation du système de l’UICN-CMP (également utilisées dans le tableau 4).
| Impact des menaces | Impact des menaces (descriptions) | Comptes des menaces de niveau 1selon l’intensité de leur impact : Maximum de la plage d’intensité | Comptes des menaces de niveau 1selon l’intensité de leur impact : Minimum de la plage d’intensité |
|---|---|---|---|
| A | Très élevé | 1 | 1 |
| B | Élevé | 0 | 0 |
| C | Moyen | 3 | 1 |
| D | Faible | 0 | 2 |
| Not applicable | Impact global des menaces calculé : | Élevé | Élevé |
- Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème :
- Sauterelle de l’île de Vancouver (Steiroxys cf.strepens)
- Date :
- 12 avril 2021
- Évaluateur(s) :
- David Fraser (animateur, membre du COSEPAC), Brenda Costanzo (rédactrice du rapport), Jennifer Heron (rédactrice du rapport), David McCorquodale (coprésident du Sous-comité de spécialistes [SCS] des arthropodes), Syd Cannings (Service canadien de la faune), James Miskelly (Royal British Columbia Museum), Claudia Copley (Royal British Columbia Museum), Darren Copley (Saanich Parks), Eva Riccius (Saanich Parks), Leah Ramsay (SCS), Jayme Lewthwaite (SCS), Jeff Ogden (SCS), Robert Buchkowski (SCS), Greg Wilson (représentant de la C.-B. au sein du COSEPAC), Isabelle Ceillier (ECCC), Ron Lyons (Oregon), Eric Gross (ECCC)
| Numéro | Menace | Impacta (calculé) |
Portéeb (10 prochaines années) |
Gravitéc (10 années ou 3 générations) |
Immédiatetéd | Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Développement résidentiel et commercial | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 1.1 | Zones résidentielles et urbaines | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 1.2 | Zones commerciales et industrielles | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 1.3 | Zones touristiques et récréatives | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2 | Agriculture et aquaculture | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.1 | Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.2 | Plantations pour la production de bois et de pâte | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.3 | Élevage de bétail | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.4 | Aquaculture en mer et en eau douce | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3 | Production d’énergie et exploitation minière | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3.1 | Forage pétrolier et gazier | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3.2 | Exploitation de mines et de carrières | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3.3 | Énergie renouvelable | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 4 | Corridors de transport et de service | Moyen-faible | Généralisée (71‑100 %) | Modérée-légère (1‑30 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 4.1 | Routes et voies ferrées | Moyen-faible | Généralisée (71‑100 %) | Modérée-légère (1‑30 %) | Élevée (menace toujours présente) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 4.2 | Lignes de services publics | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 4.3 | Voies de transport par eau | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 4.4 | Corridors aériens | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5 | Utilisation de ressources biologiques | Sans objet | Généralisée (71‑100 %) | Légère (1‑10 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 5.1 | Chasse et capture d’animaux terrestres | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | La collecte d’insectes n’est pas considérée comme une menace. |
| 5.2 | Cueillette de plantes terrestres | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Cotée sous la rubrique 6.1. |
| 5.3 | Exploitation forestière et récolte du bois | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5.4 | Pêche et récolte de ressources aquatiques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 6 | Intrusions et perturbations humaines (en anglais seulement) | Moyen | Généralisée (71‑100 %) | Modérée (11‑30 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 6.1 | Activités récréatives | Moyen | Généralisée (71‑100 %) | Modérée (11‑30 %) | Élevée (menace toujours présente) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 6.2 | Guerre, troubles civils et exercices militaires | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 6.3 | Travaux et autres activités | Moyen | Généralisée-grande (31‑100 %) | Modérée (11‑30 %) | Élevée (menace toujours présente) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 7 | Modification du système naturel (en anglais seulement) | Moyen-faible | Généralisée (71‑100 %) | Légère (1‑10 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 7.1 | Incendies et suppression des incendies | Moyen-faible | Restreinte-petite (1‑30 %) | Extrême-élevée (31‑100 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 7.2 | Barrages, gestion et utilisation de l’eau | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Cotée sous la rubrique 10.2. |
| 7.3 | Autres modifications de l’écosystème | Faible | Généralisée (71‑100 %) | Légère (1‑10 %) | Élevée (menace toujours présente) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 8 | Espèces et gènes envahissants ou problématiques (en anglais seulement) | Très élevé | Généralisée (71‑100 %) | Extrême (71‑100 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 8.1 | Espèces exotiques/non indigènes envahissantes | Très élevé | Généralisée (71‑100 %) | Extrême (71‑100 %) | Élevée (menace toujours présente) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 8.2 | Espèces indigènes problématiques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | La propagation des plantes non indigènes et l’augmentation de leur abondance sont cotées sous la rubrique 7.3 – Autres modifications de l’écosystème. Les cerfs indigènes peuvent avaler une sauterelle de façon involontaire lorsqu’ils broutent, mais ceci n’est pas considéré comme une menace. |
| 8.3 | Introduction de matériel génétique | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.4 | Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.5 | Maladies d’origine virale ou maladies à prions | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.6 | Maladies de cause inconnue | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9 | Pollution (en anglais seulement) | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 9.1 | Eaux usées domestiques et urbaines | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.2 | Effluents industriels et militaires | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.3 | Effluents agricoles et forestiers | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.4 | Détritus et déchets solides | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.5 | Polluants atmosphériques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.6 | Énergie excessive | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Élevée (menace toujours présente) | Cette menace concerne la pollution par le bruit. Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 10 | Phénomènes géologiques (en anglais seulement) | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Inconnue | Sans objet |
| 10.1 | Volcans | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10.2 | Tremblements de terre et tsunamis | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Inconnue | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 10.3 | Avalanches et glissements de terrain | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 11 | Changement climatique et phénomènes météorologiques violents (en anglais seulement) | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 gén.) | Sans objet |
| 11.1 | Déplacement et altération de l’habitat | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 11.2 | Sécheresses | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 gén.) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 11.3 | Températures extrêmes | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnue | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 gén.) | Voir le texte de la rubrique correspondante du présent rapport. |
| 11.4 | Tempêtes et inondations | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 11.5 | Autres impacts | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
a Impact – Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. Le calcul de l’impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L’impact d’une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l’espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d’un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d’impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l’impact ne peut être déterminé (p. ex. lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues).
b Portée – Proportion de l’espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d’ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l’espèce dans la zone d’intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %).
c Gravité – Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l’ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l’espèce d’ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %).
d Immédiateté – Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.
Les menaces les plus graves qui pèsent sur la sauterelle de l’île de Vancouver sont, en ordre décroissant, la prédation exercée par les lézards non indigènes et les chats (8.1 – Espèces ou agents pathogènes exotiques [non indigènes]), la mort accidentelle et les perturbations attribuables aux activités récréatives et au travail (6.1 – Activités récréatives et 6.3 – Travail), le risque de mortalité routière (4.1 – Routes et voies ferrées) et le déclin de la qualité de l’habitat causé par les modifications du système naturel (7.1 et 7.3). D’autres menaces s’appliquent à l’habitat potentiel (voir le tableau d’évaluation des menaces [tableau 4]), mais elles ne sont pas cotées ni abordées ci-dessous. Les menaces potentielles dont l’impact est « inconnu » sont abordées ci-dessous.
Menace 8 de l’UICN-CMP) – Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact très élevé)
8.1 – Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants (impact très élevé)
En 1967 et en 1970, des lézards des murailles (Podarcis muralis) provenant d’Europe ont été relâchés délibérément par un zoo privé situé dans le district de Saanich, et depuis, l’espèce s’est propagée sur la majeure partie du sud-est de l’île de Vancouver (Engelstoft et al., 2000). La première mention du lézard des murailles au mont Tolmie a été faite en 2015 (Engelstoft, comm. pers., 2020). Depuis, l’espèce s’est répandue et est devenue très abondante sur le mont Tolmie (D. Copley, comm. pers., 2020; iNaturalist, consulté en avril 2021). On croit que le lézard des murailles effectue deux pontes par année (Engelstoft et al., 2020) ou plus (Allan et al., 2006), et les lézards étaient présents et abondants lors des relevés de 2019 ciblant la sauterelle de l’île de Vancouver (Archibald, comm. pers., 2019). Ce lézard introduit constitue une menace de prédation pour la sauterelle de l’île de Vancouver. Les lézards des murailles mangent des arthropodes tant épigés (rampant à la surface du sol) que volants, et qui vivent tant dans les arbres que dans les arbustes, et ils vivent dans des milieux ensoleillés et rocheux et en bordure de routes. Ces lézards sont surtout actifs entre avril et octobre, mais des lézards des murailles actifs ont été observés tous les mois de l’année lors de journées ensoleillées (Engelstoft et al., 2020). Ces lézards sont donc présents durant toute la période d’activité de la sauterelle de l’île de Vancouver, et ils recherchent des proies au cours de la période où les sauterelles atteignent la maturité, s’accouplent et pondent leurs œufs. Le lézard des murailles est plus rapide et plus agile que le lézard alligator du Nord (Elgaria coerulea) (Engelstof et al., 2020), une espèce indigène, et on le retrouve à des densités beaucoup plus élevées que celles de tout autre reptile indigène (Fraser, comm. pers., 2020).
Les chats domestiques ou féraux (Felis catus) (Read et Bowen, 2001), et possiblement les rats (p. ex. Rattus rattus et R. norvegicus), peuvent être des prédateurs d’orthoptères. On a signalé que la fréquence de prédation des criquets par les chats est plus élevée au cours des mois d’été (Molsher et al., 1999), et il est raisonnable de s’attendre à ce que ces derniers pourchassent également les sauterelles de l’île de Vancouver. Les chats peuvent repérer les orthoptères d’après leur chant (Walker, 1964). Des chats domestiques fréquentent le parc Mount Tolmie parce qu’il est entouré de maisons où vivent des chats.
La façon dont certaines plantes non indigènes changent la composition de la végétation est évaluée et abordée dans les sections 6.1 et 7.3.
Menace 6 de l’UICN-CMP) – Intrusions et perturbations humaines (impact moyen)
6.1 Activités récréatives
Les larves de sauterelles émergent au début de l’été et parviennent à maturité au milieu de l’été. Cela coïncide avec la haute saison des activités récréatives humaines au parc Mount Tolmie. Bien que les sauterelles aient persisté dans ce parc pendant plusieurs générations, la dernière décennie a connu une augmentation des activités récréatives (p. ex. randonnée pédestre, promenade de chien, course à vélo, visites touristiques en autocar et observation de la faune). La circulation de piétons est très intense dans l’ensemble du parc et hors sentiers, ce qui cause de l’érosion, endommage la végétation et, de manière générale, dégrade l’habitat; cette circulation peut également causer la mort directe de sauterelles de l’île de Vancouver (Miskelly, comm. pers., 2021). Le parc Mount Tolmie est aussi un endroit populaire pour prendre des photos destinées aux médias sociaux (p. ex. Instagram), et les gens sortent des sentiers pour chercher des endroits où se faire photographier. La promenade de chiens sans laisse est souvent pratiquée, même si elle n’est pas permise. Les chiens peuvent creuser et piétiner le sol, se rouler par terre, déféquer, uriner et poursuivre les sauterelles.
Le parc Mount Tolmie renferme de grandes talles de ronce discolore (Rubus armeniacus), une espèce non indigène qui pousse le long des sentiers et des routes partout dans le parc. Les mûres de ronce discolore parviennent à maturité entre la mi-juillet et le début août, ce qui coïncide avec l’émergence des sauterelles de l’île de Vancouver. Les gens aiment cueillir des mûres et peuvent piétiner des sauterelles errantes sur les sentiers ou lorsqu’ils sortent des sentiers à la recherche de talles de ronce discolore. On ne sait pas si la sauterelle de l’île de Vancouver établit des territoires dans la végétation arbustive composée de ronces discolores, mais cette plante non indigène pourrait fournir un habitat à l’espèce (voir les menaces 8.1 et 5.2).
6.3 Travail et autres activités (impact moyen)
Le parc récréatif Mount Tolmie est très fréquenté. Des projets de recherche et des activités de restauration sont en cours. Les permis délivrés par le district de Saanich contiennent des dispositions relatives aux espèces en péril et aux impacts sur les autres espèces (Burger, comm. pers., 2019; D. Copley, comm. pers., 2020). Des protocoles environnementaux sont en place, mais la sauterelle de l’île de Vancouver ne constitue pas une espèce d’intérêt dans ces protocoles (D. Copley, comm. pers., 2021). Tout projet ou travail d’entretien effectué entre mai et septembre se déroulerait pendant la période d’activité de la sauterelle de l’île de Vancouver.
Menace 4 de l’UICN-CMP) – Corridors de transport et de service (impact moyen-faible)
4.1 Routes et voies ferrées (impact moyen-faible)
Les sauterelles de l’île de Vancouver sont vulnérables à la mortalité routière. Elles sont cryptiques et discrètes, et peu susceptibles de se trouver dans des zones ouvertes. Cependant, les femelles peuvent errer d’une route ou d’un sentier à l’autre en réponse à l’appel des mâles. Avant de pondre, les femelles se déplacent lentement et ont tendance à faire des pauses; durant ces pauses, elles sont susceptibles d’être écrasées par un véhicule.
Le parc Mount Tolmie comprend un belvédère populaire et un stationnement au sommet du parc. Ce sommet offre une vue panoramique du Grand Victoria et des environs, et il est reconnu comme « le meilleur endroit pour admirer la ville » (District of Saanich, 2020). Le parc est traversé par une route; la photographie de la couverture du présent rapport montre d’ailleurs une sauterelle de l’île de Vancouver se trouvant sur cette route. Le parc est accessible 24 heures sur 24 et la circulation routière est plus dense durant les mois d’été, particulièrement de la fin de l’après-midi au crépuscule. L’élargissement de la route est peu probable, car la majeure partie de cette infrastructure est en place depuis des dizaines d’années.
Menace 7 de l’UICN-CMP) – Modifications des systèmes naturels (impact moyen-faible)
Menace 7.1 Incendies et suppression des incendies (impact moyen-faible)
Dans le passé, les incendies fréquents de faible intensité jouaient un rôle important dans le maintien des écosystèmes à chêne de Garry et des écosystèmes associés (Daubenmire, 1968; Agee, 1993; McPherson, 1997, cité dans Fuchs et al., 2000). Avant l’arrivée des colons européens dans la région, les incendies étaient allumés par la foudre ou par des Autochtones pratiquant le brûlage traditionnel (voir Fuchs, 2001 pour une revue de la littérature). Comme les écosystèmes à chêne de Garry et écosystèmes associés sont extrêmement secs durant les mois d’été, à cette époque, les incendies étaient probablement l’un des principaux facteurs de perturbation assurant le maintien d’un habitat ouvert. Compte tenu des sols secs et peu profonds, il est peu probable que la suppression des incendies favorise la croissance des plantes ligneuses; en revanche, cette suppression pourrait contribuer à l’accumulation de combustibles.
Au mont Tolmie, le plus grand incendie a eu lieu dans la partie ouest du parc, d’où proviennent la plupart des mentions de la sauterelle de l’île de Vancouver (Miskelly, comm. pers., 2021). Aujourd’hui, des incendies accidentels peuvent se produire dans le parc Mount Tolmie (p. ex., un mégot de cigarette a causé un petit feu d’herbe en 2016), mais la proximité des maisons fait qu’ils sont éteints rapidement. Les œufs de la sauterelle de l’île de Vancouver sont possiblement protégés du feu puisqu’ils se trouvent dans le sol, déposés par le long ovipositeur de la femelle; les larves et adultes se trouvant dans la végétation, par contre, ne seraient pas protégés du feu (Miskelly, comm. pers., 2021).
7.3 Autres modifications de l’écosystème (impact faible)
Des plantes non indigènes sont présentes dans la majeure partie du parc Mount Tolmie. Depuis 1994, le genêt à balais (Cytisus scoparius), la daphné lauréole (Daphne laureola), le lierre commun (Hedera helix) et la ronce discolore font l’objet d’une gestion en vue de leur élimination du parc (District of Saanich, 2020). Le genêt à balais est associé à une richesse en espèces indigènes limitée (Rook et al., 2011), pousse rapidement, et peut accroître l’azote dans les sols sableux peu fertiles (Parker, 2002; Haubensak et Parker, 2004). Cela altère la capacité des plantes indigènes de pousser et de prospérer dans ces sols. De nombreuses graminées introduites sont présentes partout dans le parc (p. ex., flouve odorante [Anthoxanthum odoratum], crételle hérissée [Cynosurus echinatus], dactyle pelotonné [Dactylis glomerata] et houlque laineuse [Holcus lanatus]).
Les programmes de suppression des incendies qui sont en cours ont pour effet d’accroître le taux de succession naturelle dans l’habitat convenable (McCoy, 2006). Cependant, le parc Mount Tolmie renferme de vastes parcelles de substrat rocheux et la croissance de conifères comme le douglas de Menzies et les pins (Pinus spp.) n’y est ni étendue ni rapide, en partie en raison des sols peu profonds et des conditions de sécheresse. La suppression des incendies dans ce secteur est donc peu susceptible de favoriser une croissance des plantes aussi rapide que dans d’autres secteurs aux sols plus profonds et plus humides. La suppression des incendies contribuera à l’accumulation de débris secs de végétation et à la charge de combustible, ce qui pourrait entraîner des incendies plus intenses (voir la menace 7.1).
Menace 9 de l’UICN-CMP) – Pollution (impact inconnu)
9.6 Apports excessifs d’énergie (impact inconnu)
La pollution par le bruit (menace 9.6.3) est classée dans la présente catégorie. Le parc Mount Tolmie est entouré d’habitations urbaines et de routes achalandées (voir l’image de Google Earth® à la figure 3). La circulation y est constante. Le parc Mount Tolmie se trouve à une altitude plus haute que les maisons environnantes et que la circulation routière, et constitue un habitat ouvert. On peut donc entendre les tondeuses à gazon, les souffleuses à feuilles, les radios et les télévisions dans tout le parc.
L’impact du bruit d’origine humaine sur les guildes d’espèces qui exploitent une même niche acoustique est complexe. Les sauterelles utilisent une gamme de fréquences précise pour communiquer avec les individus de leur espèce. Les sons qui se situent à l’extérieur de cette gamme de fréquences ne sont généralement pas détectés. Il s’agit d’une adaptation qui permet aux sauterelles de détecter les sons émis par des individus de la même espèce dans les environnements bruyants, et d’y répondre. La gamme de fréquences dans laquelle se situe le chant de la sauterelle de l’île de Vancouver est inconnue, et sans cette donnée, il n’est pas possible de déterminer si le bruit d’origine humaine constitue une menace. On ne sait pas si la sauterelle de l’île de Vancouver peut modifier son activité de chant en réaction à la pollution par le bruit.
Menace 10 de l’UICN-CMP) – Phénomènes géologiques (impact inconnu)
10.1 Tremblements de terre et tsunamis (impact inconnu)
Il y a deux réservoirs sur le mont Tolmie; le premier est entretenu par le district de Saanich et l’autre, situé dans la partie sud-est du parc, est entretenu par le District régional de la capitale. Pendant un tremblement de terre, le réservoir Tolmie (entretenu par le district de Saanich) pourrait éclater et se déverser dans l’habitat de la sauterelle de l’île de Vancouver. En 1998–1999, le réservoir Tolmie a fait l’objet d’une mise à niveau sismique (c.-à-d. de travaux visant à rendre la structure du réservoir plus résistante à l’activité sismique) par le district de Saanich (Riccius, comm. pers., 2020).
Menace 11 de l’UICN-CMP) – Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact inconnu)
11.2 Sécheresses (impact inconnu)
On s’attend à ce que les sécheresses estivales augmentent dans le sud de l’île de Vancouver (Mote et Salathe, 2010). Inversement, on prévoit une augmentation des précipitations hivernales dans les zones côtières telles que l’est de l’île de Vancouver. Une analyse récente des observations enregistrées à l’échelle mondiale entre 1925 et 1999 a révélé que les précipitations ont augmenté de 6,2 mm par décennie dans la zone de latitude de 50 à 70° N, qui comprend la presque totalité de la Colombie-Britannique (Zhang et al., 2007). On ne sait pas exactement quel effet aura cette augmentation des précipitations hivernales et des sécheresses estivales sur les proies et sur la structure de l’habitat.
11.3 Températures extrêmes (impact inconnu)
Il est possible que l’augmentation de la température due aux changements climatiques entraîne des réactions comportementales chez les sauterelles. Les résultats d’une étude portant sur quatre espèces de sauterelles (dont une de la sous-famille des Tettigoniinés) montrent que chez toutes ces espèces, une température accrue a un effet statistiquement significatif sur la durée de l’intervalle entre les grésillements, le rythme de l’appel et la durée des grésillements (Cusano et al., 2016). On ne sait pas quels effets auront ces changements de température sur le comportement d’accouplement et la reproduction de l’espèce. Les températures extrêmes peuvent également avoir un impact sur le régime d’activité des adultes et/ou sur la mortalité directe.
Facteurs limitatifs
Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas d’origine humaine et comportent des caractéristiques qui accentuent la vulnérabilité de l’espèce aux menaces actuelles. La sauterelle de l’île de Vancouver est probablement limitée par une combinaison des facteurs limitatifs ci-dessous.
Petite taille de la population
Au Canada, la sauterelle de l’île de Vancouver est présente dans un seul site : une parcelle d’habitat de petite taille, isolée et limitée, entourée d’une zone urbaine.
Vulnérabilité aux conditions météorologiques
L’humidité et les températures hivernales extrêmes nuisent à la survie des œufs. La croissance et le développement des sauterelles dépendent de la température ambiante ainsi que de la façon dont la température interagit avec les précipitations.
Incapacité de voler
Les mâles et les femelles ont des tegmina (ailes antérieures) courts et ne volent pas. Cette incapacité de voler limite leur capacité d’échapper aux prédateurs et de se disperser. La sauterelle de l’île de Vancouver est une espèce cryptique.
Nombre de localités
Il y a une localité pour la sauterelle de l’île de Vancouver d’après la menace de prédation exercée par les lézards des murailles non indigènes provenant d’Europe et les chats domestiques. Un seul phénomène menaçant pourrait affecter tous les individus de la sauterelle de l’île de Vancouver au Canada (voir la section Menaces).
Protection, statuts et classements
Statuts et protection juridique
La sauterelle de l’île de Vancouver n’a pas été inscrite ou protégée en vertu d’une loi provinciale ou fédérale. L’espèce n’a pas été observée dans des parcs provinciaux ou fédéraux ou dans des aires protégées, bien que de nombreux parcs renferment de l’habitat qui pourrait peut-être abriter une sous-population de l’espèce.
Protection municipale
Le parc Mount Tolmie est désigné « parc naturel » (P-4N) par le district de Saanich. Cette désignation sert à préserver et à améliorer les caractéristiques naturelles, historiques ou paysagères du parc, et celui-ci doit être principalement utilisé à des fins de loisirs informels ou passifs (District of Saanich, 2003). Les espèces en péril ne bénéficient actuellement d’aucune protection directe dans ce parc (voir cependant la section Protection et propriété de l’habitat).
Statuts et classements non juridiques
- Cote mondiale : GNR (non classée) (NatureServe, 2020). Cote nationale – Canada : N1 (12 juin 2017) (NatureServe, 2020) (espèce considérée comme la sauterelle bruyante).
- Cote infranationale – Colombie-Britannique : S1 (British Columbia Conservation Data Centre, 2020; Gelling, comm. pers., 2022) (espèce considérée comme la sauterelle bruyante).
- Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) : Espèce non évaluée.
Protection et propriété de l’habitat
La seule occurrence connue de la sauterelle de l’île de Vancouver se trouve dans le parc Mount Tolmie, un parc municipal détenu et géré par le district de Saanich. Les exploitants et les gestionnaires du parc sont au fait des besoins de l’espèce en matière d’habitat, des menaces pesant sur elle, et de la situation de l’espèce quant à sa conservation, et l’espèce est incluse dans leurs initiatives de planification du parc (Burger, comm. pers., 2020; D. Copley, comm. pers., 2020); Pollard, comm. pers., 2020).
Remerciements
Le ministère de l’Environnement et de la Stratégie sur les changements climatiques de la Colombie-Britannique (ENV) a octroyé du temps et des ressources aux rédactrices du rapport. Les relevés ciblant la sauterelle de l’île de Vancouver ont été financés par BC Parks (grâce à la vente de plaques d’immatriculation de BC Parks), le ministère de l’Environnement et de la Stratégie sur les changements climatiques de la Colombie-Britannique, et le COSEPAC (Environnement et Changement climatique Canada).
Les personnes suivantes ont fourni un soutien sur le terrain et des conseils : Pascale Archibald, Dawn Marks, Katie Calon, Darren Copley, Claudia Copley, Lea Gelling, Paul Grant, Erica McClaren, Derek Moore, Bonnie Zand, Andrew Fyson, James Miskelly, Manjit Kerr-Upal, Purnima Govindarajulu, Dave Holden, Cory Sheffield, Leah Ramsay, Dave Fraser, Jeremy Gatten, Jasmine Carlin, Nick Page, Staffan Lindgren et Syd Cannings. La délivrance des permis pour le parc Mount Tolmie a été facilitée par Andrew Burger, Tara Judge et Darren Copley (Saanich Parks). Paul Grant a fourni du texte concernant la pollution par le bruit ainsi que des conseils sur le régime d’activité des sauterelles. Ron Lyons a fourni des renseignements sur la sauterelle bruyante en Oregon. Le rapport a été examiné par le SCS des arthropodes (John Klymko, Jessica Linton, Al Harris, Jeff Ogden, David McCorquodale, James Miskelly, Sarah Semmler, Robert Buchkowski, Jayme Lewthwaite, Leah Ramsay, John Richardson, Dawn Marks, Syd Cannings, Colin Jones et Michel Saint-Germain), Ron Lyons, Eric Gross et Greg Rickbeil. Greg Amos (ENV) a achevé les cartes.
La photographie de la couverture montrant une sauterelle de l’île de Vancouver a été prise dans le parc Mount Tolmie (district de Saanich) le 8 septembre 2004 par James Miskelly (photographie publiée sur iNaturalist et figurant dans le tableau 1).
Experts contactés
Archibald, Pascale. Entomologiste, BC Conservation Foundation, Victoria (Colombie-Britannique).
Cannings, Syd. Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, Whitehorse (Yukon).
Catling, Paul. Chercheur scientifique (retraité), Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ottawa (Ontario).
Copley, Claudia. Gestionnaire des collections entomologiques et chercheuse, Royal British Columbia Museum, Victoria (Colombie-Britannique).
Copley, Darren. Agent d’éducation environnementale, Saanich Parks, Victoria (Colombie-Britannique).
Fraser, David. Head, Species Conservation Unit (retraité), Conservation Science Section, Ecosystems Branch, BC Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Victoria (Colombie-Britannique) et naturaliste, Victoria (Colombie-Britannique).
Gatten, Jeremy. Entomologiste, Victoria (Colombie-Britannique).
Gelling, Lea. Zoologiste de programme, BC Conservation Data Centre, BC Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Victoria (Colombie-Britannique).
Govindarajulu, Purnima. Représentante provinciale au sein du COSEPAC et Head, Species Conservation Unit, Conservation Science Section, Ecosystems Branch, BC Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Victoria (Colombie-Britannique).
Grant, Paul. Biologiste des espèces en péril, Victoria (Colombie-Britannique).
Hanke, Gavin. Conservateur des vertébrés, Royal British Columbia Museum, Victoria (Colombie-Britannique).
Lyons, Ron. Entomologiste, Corvallis, Oregon (États-Unis).
Marks, Dawn. Biologiste responsable de l’intendance de la conservation des invertébrés, Conservation Science Section, Ecosystems Branch, BC Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Penticton (Colombie-Britannique).
McClaren, Erica. Spécialiste de la conservation – île de Vancouver et Haida Gwaii, BC Parks et Protected Areas, BC Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Black Creek (Colombie-Britannique).
Miskelly, James. Entomologiste, Victoria (Colombie-Britannique).
Page, Nick, Biologiste, Raincoast Applied Ecology, Vancouver (Colombie-Britannique).
Potter, Ann. Biologiste de la conservation des insectes, Washington Department of Fish and Wildlife, United States Fish and Wildlife Service, Olympia, Washington (États-Unis).
Riccius, Eva. Gestionnaire principale, Parks Department, District of Saanich, Victoria (Colombie-Britannique).
Wilson, Greg. Représentant provincial au sein du COSEPAC et spécialiste des espèces aquatiques en péril, Conservation Science Section, Ecosystems Branch, BC Ministry of Environment and Climate Change Strategy, Victoria (Colombie-Britannique).
Zack, Richard Stanley. Professeur aux études supérieures, entomologiste associé et spécialiste en vulgarisation, directeur de la M. T. James Entomological Collection, Department of Entomology, Washington State University, Pullman, Washington (États-Unis). (en anglais seulement)
Sources d’information
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Sommaire biographique des rédactrices du rapport
Brenda Costanzo est spécialiste principale de la végétation au ministère de l’Environnement et de la Stratégie sur les changements climatiques de la Colombie-Britannique. Son travail est axé sur la conservation des plantes en péril et comprend l’élaboration de programmes de rétablissement, la surveillance de plantes rares, l’identification de plantes vasculaires, et l’examen de rapports de situation du COSEPAC sur des plantes vasculaires et non vasculaires. Brenda a corédigé deux rapports de situation du COSEPAC sur des plantes vasculaires.
Jennifer M. Heron est spécialiste de la conservation des invertébrés au ministère de l’Environnement et de la Stratégie sur les changements climatiques de la Colombie-Britannique. Elle est responsable de l’orientation et de la gestion de l’approche provinciale à l’égard de la conservation des invertébrés – y compris l’élaboration et la mise en œuvre d’une législation, de politiques, de procédures et de normes du gouvernement provincial pour la conservation et le rétablissement d’espèces d’invertébrés en péril, de leurs habitats et de leurs écosystèmes – et de veiller à ce que les espèces d’invertébrés ne deviennent pas en péril. Elle a rédigé ou corédigé treize rapports de situation du COSEPAC et est membre du Sous-comité de spécialistes des arthropodes depuis neuf ans. Elle s’intéresse notamment aux abeilles indigènes de l’Ouest canadien et aux invertébrés des sources thermales.
Sources de données en ligne et collections examinées
- University of Calgary, Insects and Invertebrate Zoology Museum, Department of Biological Sciences, Calgary (Alberta) (aucun spécimen; John Swann, 2020)
- Centre de foresterie du Nord, Ressources naturelles Canada, Edmonton (Alberta) (aucun spécimen; Greg Pohl, 2020)
- Strickland Entomological Museum, Department of Biology, University of Alberta, Edmonton (Alberta) (aucun spécimen; Danny Shpeley, 2020)
- Invertebrate Zoology, Royal Alberta Museum, Edmonton (Alberta) (aucun spécimen; Matthias Buck, 2019)
- Centre de foresterie du Pacifique, Ressources naturelles Canada, Victoria (Colombie-Britannique) (aucun spécimen; Meghan Noseworthy, 2020)
- Royal BC Museum, Victoria (Colombie-Britannique) (voir le tableau 1; Claudia Copley, 2020)
- Spencer Entomological Collection, Beaty Biodiversity Museum, University of British Columbia, Vancouver (Colombie-Britannique) (voir le tableau 1; Karen Needham, 2020)
- Musée manitobain de l’homme et de la nature, Winnipeg (Manitoba) (aucun spécimen; Randall Mooi, 2020)
- Wallis-Roughley Museum of Entomology, Département d’entomologie, Université du Manitoba, Winnipeg (Manitoba) (aucun spécimen; Jason Gibbs, 2020)
- Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ottawa (Ontario) (aucun spécimen; base de données en ligne, 2020)
- Département de biologie environnementale, Université de Guelph, Guelph (Ontario) (aucun spécimen; Steve Marshall, 2020)
- Musée canadien de la nature, Campus du patrimoine naturel, Gatineau (Québec) (aucun spécimen; Robert Anderson, 2020)
- Musée royal de l’Ontario, Toronto (Ontario) (aucun spécimen; Doug Currie, 2020)
- Royal Saskatchewan Museum, Regina (Saskatchewan) (aucun spécimen; Cory S. Sheffield, 2020)
- iNaturalist® (voir le tableau 1)
- BugGuide® (aucune observation)