Silphe térébenthine (Silphium terebinthinaceum) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2024
Titre officiel : Evaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Silphe térébenthine Silphium terebinthinaceum au Canada
Préoccupante
2024
Matériel appartenant à des tierces parties
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Information sur le document
Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. Le présent rapport peut être cité de la manière suivante :
COSEPAC. 2024. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le silphe térébenthine (Silphium terebinthinaceum) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, xv + 75 p. (Registre public des espèces en péril).
Note de production :
Le COSEPAC remercie Patrick W. Deacon d’avoir rédigé le rapport de situation sur le silphe térébenthine (Silphium terebinthinaceum) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Bruce Bennett, coprésident du Sous‑comité de spécialistes des plantes vasculaires du COSEPAC.
Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :
Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa ON K1A 0H3
Courriel : cosewic-cosepac@ec.gc.ca
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)
Also available in English under the title “COSEWIC Assessment and Status Report on the Prairie-dock Silphium terebinthinaceum in Canada.”
Illustration/photo de la couverture :
Silphe térébenthine (Windsor, Ontario, le 8 septembre 2011); Photo : Samuel Brinker.
© Sa Majesté le Roi du Chef du Canada, 2024.
No de catalogue CW69-14/842-2024F-PDF
ISBN 978-0-660-73208-4
COSEPAC sommaire de l’evaluation
Sommaire de l’évaluation – Mai 2024
Nom commun : Silphe térébenthine
Nom scientifique : Silphium terebinthinaceum
Statut : Préoccupante
Justification de la désignation : Cette plante voyante et longévive est associée à un habitat de prairie à grandes graminées, et atteint la limite nord de son aire de répartition dans le sud-ouest de l’Ontario, où elle est répartie en neuf sous-populations Bien que le nombre de plantes soit vraisemblablement supérieur à 10 000, seul un faible pourcentage se reproduirait par leurs graines. On pense que les changements de l’habitat indigène causés par la compétition avec des plantes indigènes et exotiques et aggravés par la suppression des incendies constituent la plus grande menace pour l’espèce; la construction d’habitations, de commerces et de routes, tout comme l’épandage d’herbicides, représente toutefois aussi une menace. La persistance de cette plante exigera probablement des activités soutenues de suivi et de gestion.
Répartition : Ontario
Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en mai 2024.
COSEPAC résumé
Silphe térébenthine
Silphium terebinthinaceum
Description et importance de l’espèce sauvage
Le silphe térébenthine (Silphium terebinthinaceum) est une plante herbacée non graminoïde de la famille des Astéracées associée aux prairies à herbes hautes. L’espèce possède une racine pivotante qui s’enfonce profondément dans le sol, une masse de grandes feuilles basilaires et une tige qui peut atteindre plus de 2,5 m de hauteur se terminant par des fleurs composées jaunes. Deux variétés sont reconnues, mais tous les individus présents au Canada appartiennent à la variété terebinthinaceum.
Connaissances autochtones
Toutes les espèces sont importantes, interreliées et interdépendantes. Le présent rapport ne comprend pas de connaissances traditionnelles autochtones propres à l’espèce.
Répartition
Le silphe térébenthine est présent dans l’est des États-Unis, depuis le Wisconsin jusqu’à l’Arkansas à l’ouest, et de la Virginie à la Géorgie à l’est. Son aire de répartition principale comprend le sud du Wisconsin, l’Illinois et le Missouri. La répartition canadienne de l’espèce se limite à la zone carolinienne, dans le sud-ouest de l’Ontario. Il existe neuf sous-populations indigènes existantes de silphe térébenthine au Canada, dans les comtés d’Essex et de Lambton. Une sous-population à Brantford et une autre près de Townsend n’ont pas pu être retrouvées en 2023 et sont présumées disparues. Ces deux sous-populations sont d’origine incertaine. Trois autres sous-populations sont considérées comme disparues : celles de la rivière Canard et de l’île Knapps, considérées comme indigènes, ainsi que celle de Paris, elle aussi d’origine incertaine. Dans certains sites, le silphe térébenthine a été introduit par semis et transplantation, et il est parfois inclus dans les espèces utilisées pour la remise en état ou la création de prairies, à l’extérieur de son aire d’indigénat.
Habitat
Au Canada, le silphe térébenthine a été observé dans des prairies à herbes hautes mésiques-humides à mésiques, des savanes de chênes et des marais. Plusieurs des sites existants qui se trouvent le long de voies ferrées, de corridors de transport d’électricité et de bords de route abritent des assemblages d’espèces de prairies à herbes hautes, et nombre d’entre eux sont considérés comme des vestiges de prairies. Aux États-Unis, l’espèce est également présente dans les communautés de prairies humides. Les sites où pousse le silphe térébenthine présentent généralement une couverture arborée et arbustive limitée et un sol calcaire.
Biologie
Le silphe térébenthine est une espèce longévive qui atteint la maturité en trois à cinq ans en conditions de culture, mais dont la maturation peut être beaucoup plus longue à l’état sauvage. Un individu peut vivre plus de 25 ans et produit une grosse racine pivotante supportant la haute tige florifère. La racine pivotante stocke l’énergie et permet aux individus de résister à la sécheresse, au feu, au fauchage et à la dégradation des conditions de l’habitat. En plein soleil, les feuilles du silphe térébenthine prennent une orientation nord-sud pour minimiser l’évapotranspiration. Les individus adultes de l’espèce peuvent entrer dans un état prolongé de suppression de la reproduction lorsque les conditions deviennent inadaptées en raison d’une végétation concurrente, de périodes de sécheresse ou d’une combinaison de ces facteurs.
Les fleurs composées sont pollinisées par des abeilles à longue langue, des syrphes et des colibris et sont auto-incompatibles. L’espèce se reproduit au moyen de ses graines, qui sont viables pendant un à deux ans, mais celles-ci subissent une prédation sélective de la part des petits mammifères et les roselins. Les graines ne présentent pas d’adaptations spécialisées pour la dispersion sur de longues distances.
Taille et tendances des populations
Sur les 12 803 individus recensés et estimés, seulement 133 étaient florifères en 2022, soit un peu plus d’un pour cent de la population canadienne. On ne sait pas combien des individus qui subsistent sont susceptibles de se reproduire dans l’avenir. Le reste des individus est probablement immature, ou leur reproduction est inhibée. Les individus ont une très longue durée de vie et peuvent persister pendant des années sans fleurir.
Les estimations passées ne faisaient état du nombre d’individus matures pour aucune sous-population indigène. Les relevés effectués en 2022 permettent d’inférer un déclin du nombre d’individus florifères dans trois sites qui ont déjà abrité des dizaines, voire des centaines d’individus florifères dans les dix dernières années.
Menaces
Les principales menaces qui pèsent sur l’ensemble des sous-populations indigènes de silphe térébenthine au Canada sont la suppression des incendies et la détérioration de l’habitat par des espèces exotiques envahissantes, notamment le roseau commun et l’oléastre à ombelles. Cinq des sous-populations existantes sont également menacées par l’aménagement de routes et de voies ferrées, tandis que trois sous-populations sont menacées par un développement résidentiel et commercial imminent. L’utilisation d’herbicides peut aussi menacer les individus qui poussent le long des voies ferrées, des corridors de services publics et des routes.
Protection, statut et activités de rétablissement
À l’heure actuelle, le silphe térébenthine ne bénéficie d’aucune protection juridique au Canada ni aux États-Unis. NatureServe a attribué au silphe térébenthine la cote de conservation G4 (apparemment en sécurité) à l’échelle mondiale. L’espèce est cotée N1 (gravement en péril) au Canada, S1 en Ontario, et de S1 à S3 (gravement en péril à vulnérable) dans six États du sud des États-Unis. Elle n’a pas été classée dans neuf États américains et est considérée comme SU (données insuffisantes) en Iowa. Trois des sous‑populations canadiennes existantes se trouvent dans une réserve naturelle provinciale, un parc municipal et un sentier récréatif appartenant à un office de protection de la nature. Une quatrième sous-population se trouve sur les terres de la Première Nation de Walpole Island. Les autres sous-populations existantes se trouvent sur des terres privées.
Résumé technique
Silphium terebinthinaceum
Silphe térébenthine
Prairie-dock
Répartition au Canada : Ontario
Données démographiques
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population)
Au moins 25 ans
Aucune étude permettant de déterminer la durée précise d’une génération n’a été réalisée. L’espèce est lente à s’établir et peut ne pas fleurir avant au moins sa deuxième ou sa troisième année. L’espèce a une très longue durée de vie; un âge moyen minimal de 25 ans pour les individus matures constitue donc une estimation raisonnable.
Y a-t-il un déclin continu [observé, estimé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?
Oui
Un déclin du nombre d’individus matures a été inféré pour la sous‑population du complexe de prairies Ojibway d’après les résultats du relevé de 2022, les souvenirs de l’auteur du relevé des années précédentes et les commentaires fournis par les naturalistes locaux. Aucune donnée de dénombrement n’est disponible pour l’île Walpole. Pour les autres sous-populations, les données sont seulement descriptives (par exemple « localement commune ») ou sont inconnues.
Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur 3 ans [ou une génération, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
Inconnu
On ne dispose d’aucune donnée pour calculer le pourcentage.
Pourcentage [observé, estimé ou prévu] de déclin continu du nombre total d’individus matures sur 5 ans [ou 2 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans].
Inconnu
On ne dispose d’aucune donnée pour calculer le pourcentage.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des 10 dernières années [ou 3 dernières générations, selon la période la plus longue]
Inconnu
On ne dispose d’aucune donnée pour calculer le pourcentage.
Pourcentage [prévu, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des 10 prochaines années [ou 3 prochaines générations, jusqu’à un maximum de 100 ans]
Inconnu
On ne dispose d’aucune donnée pour calculer le pourcentage. Un déclin de 3 à 70 % est prévu selon le calcul des menaces.
Pourcentage [observé, estimé, inféré, prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures sur une période de 10 ans [ou 3 générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum de 100 ans], commençant dans le passé et se terminant dans le futur (jusqu’à un maximum de 100 ans dans le futur)
Inconnu
On ne dispose d’aucune donnée pour calculer le pourcentage.
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles?
Inconnu
Les déclins attribuables aux espèces non indigènes envahissantes et à la suppression des incendies sont réversibles. Il a été démontré que les individus dont la reproduction est supprimée réagissent positivement à l’élimination des broussailles et aux brûlages dirigés. Il semble que la sous-population du complexe de prairies Ojibway pourrait aussi subir un déclin en raison des sécheresses et/ou de la fluctuation de la nappe phréatique. Ce phénomène n’est peut‑être pas réversible, mais il est peut-être temporaire.
Est-ce que les causes du déclin sont clairement comprises?
Oui
L’espèce a besoin de conditions dégagées. L’empiétement d’arbres et d’arbustes entraîne un déclin des individus matures et du recrutement. Les effets des sécheresses ou des fluctuations de la nappe phréatique sont inférés et mal compris.
Est-ce que les causes du déclin ont effectivement cessé?
Non
Les espèces envahissantes les plus répandues qui représentent une menace pour le silphe térébenthine, soit le roseau commun et, dans une moindre mesure, l’oléastre à ombelles, sont en hausse dans la plupart des sous-populations où elles sont présentes.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
Non
L’espèce est longévive et ne devrait pas subir de fluctuations de sa population.
Information sur la répartition
Superficie estimée de la zone d’occurrence
531 km2
D’après l’aire de répartition de toutes les sous-populations existantes ou présumées existantes (historiques).
Indice de zone d’occupation (IZO), établi à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté
60 km2
D’après les sous-populations existantes ou présumées existantes (historiques)
La population est-elle gravement fragmentée, c’est-à-dire que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale (comme indicateur du nombre d’individus) se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une sous‑population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?
- Non
- Oui
À l’exception de la sous-population située près du parc Victory, qui ne compte que deux individus et qui n’est peut-être pas viable, toutes les sous‑populations existantes contiennent suffisamment d’individus matures et immatures pour le maintien de sous-populations viables. La distance entre les sous-populations canadiennes connues varie de 1,2 à 190 km, et les graines sont grosses et sont probablement en général dispersées à seulement quelques mètres des individus matures.
Nombre de « localités » (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)
16 à 18
Il y a neuf sous-populations indigènes existantes de silphe térébenthine au Canada. De plus, il y a deux sous‑populations présumées disparues. Le nombre de localités est fondé sur le régime foncier, car les effets des menaces devraient varier d’un site à l’autre en fonction des pratiques de gestion des terres. Parmi les neuf sous-populations existantes, des sites distincts dans le complexe de prairies Ojibway représentent cinq localités, tandis que des sites distincts à South Cameron sont considérés comme quatre localités. Les sous‑populations manipulées intralimites, si elles étaient incluses, représenteraient des localités supplémentaires.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?
Oui
Y a-t-il un déclin observé de la zone d’occurrence? L’aire de répartition historique, qui comprend toutes les sous-populations disparues, est de 9 839 km2 (diminution de 94,6 %), ce qui représente une baisse de 8 767 km2 (93,9 %), selon les pertes depuis 1975 (<3 générations).
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occupation?
Oui
On observe un déclin de la zone d’occupation en raison de la disparition des sous-populations de l’île Knapps, de la Rivière-aux-Canards et de Paris. Les relevés réalisés dans les sous-populations de Brantford et de Townsend n’ont pas permis de trouver des individus. L’IZO historique, qui comprend toutes sous-populations disparues du pays, est de 84 km2 (déclin de 31 %). Une diminution de 80 km2 (déclin de 25 %) a été observée depuis 1975 (<3 générations).
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous‑populations?
Oui
Un déclin du nombre de sous‑populations a été observé, car les sous-populations de l’île Knapps, de la Rivière-aux-Canards et de Paris ont disparu, et les sous-populations de Brantford et de Townsend sont présumées disparues.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de « localités »?
Oui
Il y a un déclin observé du nombre de localités, car les localités de l’île Knapps, de la Rivière-aux-Canards et de Paris sont disparues, et celles de Brantford et de Townsend sont présumées disparues.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue et/ou la qualité] de l’habitat?
Oui
Il y a un déclin observé de la superficie et de la qualité de l’habitat de l’espèce. L’empiétement d’espèces exotiques envahissantes ainsi que la succession se produisant en l’absence d’incendies réduisent chaque année la superficie et la qualité de l’habitat. Un seul site dans le complexe de prairies Ojibway a fait l’objet d’une lutte périodique contre les arbustes envahissants. L’entretien régulier des lignes de transport d’électricité et des corridors ferroviaires remplace les incendies pour limiter la végétation ligneuse, mais n’entraîne généralement pas de réduction de la présence d’espèces envahissantes.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous‑populations?
Non
L’espèce a une longue durée de vie et peut persister pendant un certain temps dans un état où la reproduction est supprimée lorsque les conditions deviennent non convenables.
Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de « localités »?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
Non
Les sous-populations connues sont établies depuis longtemps, et il est peu probable que de nouvelles sous‑populations s’établissent en raison de la capacité limitée de dispersion des graines.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?
Non
Les sous-populations connues sont établies depuis longtemps, et il est peu probable que de nouvelles sous‑populations s’établissent en raison de la capacité limitée de dispersion des graines. Comme le risque de disparition de sous‑populations est largement associé à la dégradation de l’habitat convenable sur une longue période, la disparition se produirait lentement au fil du temps.
Nombre d’individus matures (dans chaque sous‑population)
Complexe de prairies Ojibway : 24 (3 674).
Cameron Sud : 29 (91)
Collège St. Clair : 9 (217)
Chemin Tecumseh Ouest : 35 (4 488)
Rue Northwood : 12 (34)
Avenue Central : 7 (47)
Près du parc Victory : 0 (2)
Boisés du cours supérieur du ruisseau Big : 17 (4 250)
Brantford : 0 (0)
Townsend : 0 (0)
Île Walpole : Inconnu
D’après les relevés sur le terrain effectués par NRSI (2022 à 2023). Le nombre d’individus florifères est suivi du nombre total d’individus entre parenthèses.
L’espèce est parfois intégrée à des plantations conservatoires, et on a examiné 12 plantations intralimites afin de déterminer si elles pouvaient être incluses comme sous‑populations. Cependant, aucune de celles-ci ne respectait les lignes directrices pour l’inclusion en tant que sous-population, pour les raisons expliquées dans le rapport.
Total : 133 –12 803+
On ne sait pas exactement combien d’individus non florifères sont matures. Le nombre d’individus matures est estimé à plus de 10 000.
Analyse quantitative
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins 20 % sur 20 ans [ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans].
Non réalisée
Analyse non effectuée.
Menaces
Un calculateur des menaces a‑t‑il été rempli pour l’espèce?
Oui, voir l’annexe 4.
Impact global des menaces estimé : élevé à moyen (2023)
Principales menacées relevées :
- Autres modifications de l’écosystème (7.3 - impact élevé-moyen)
- Incendies et suppression des incendies (7.1 - impact inconnu)
- Zones résidentielles et urbaines (1.1 - impact faible)
- Zones commerciales et industrielles (1.2 - impact élevé à moyen)
- Routes et voies ferrées (4.1 - impact faible)
- Effluents industriels et militaires (9.2 - impact faible)
Quels sont les facteurs limitatifs pertinents?
- Dans la plupart des sous-populations, seule une très faible proportion des individus fleurit au cours d’une année donnée.
- Les abeilles à longue langue sont les principaux pollinisateurs, et certaines de ces espèces sont en déclin.
- De plus, la faible dispersion des graines dans un paysage fragmenté limite la propagation de l’espèce.
- Les grosses graines de l’espèce sont prisées par certains oiseaux granivores, et les rongeurs les consomment de préférence.
Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada
Inconnue
Le silphe térébenthine n’est pas classé (SNR) au Michigan et en Ohio et est présent à l’extrémité ouest du lac Érié, depuis le nord de Détroit jusqu’à Cleveland.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Non
La dispersion naturelle des graines est localisée, de sorte que l’immigration est peu probable. Les sous-populations existantes les plus proches aux États-Unis se trouvent à proximité de la rivière Raisin, dans le comté de Monroe, au sud de Détroit, à au moins 30 km du Canada, et sont séparées par l’extrémité ouest du lac Érié et la rivière Détroit. Des individus cultivés ou introduits sont présents à Détroit et à Niagara Falls, dans l’État de New York; une immigration depuis cette source est elle aussi peu probable.
Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?
Oui
Des individus provenant d’États situés à des latitudes similaires seraient probablement adaptés au froid et pourraient survivre au Canada.
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Non
L’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants est limité.
Les conditions se détériorent‑elles au Canada?
Oui
Les conditions de l’habitat naturel convenable se détériorent au Canada en raison de la perte et de la dégradation d’habitat causées par le roseau commun, la succession d’espèces ligneuses et le déclin de l’habitat attribuable à l’aménagement. L’habitat entretenu par l’humain, y compris les corridors hydroélectriques et les voies ferrées, où la végétation fait régulièrement l’objet d’une gestion, contribue au maintien de conditions propices aux peuplements existants.
Les conditions de la population source se détériorent‑elles?
Inconnu
L’habitat de prairie à herbes hautes dans les États adjacents du Michigan et de l’Ohio fait face à des menaces similaires à celles des prairies de l’Ontario. Aux États-Unis, de nombreux organismes de conservation ont affecté des fonds aux brûlages dirigés et aux programmes de gestion des espèces envahissantes.
La population canadienne est‑elle considérée comme un puits?
Non
Il n’existe aucune preuve d’immigration en provenance des États-Unis.
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes susceptible d’entraîner un changement de statut existe‑t‑elle?
Non
Il est peu probable qu’une immigration modifierait le statut.
Espèce sauvage dont les données sur l’occurrence sont de nature délicate (mise en garde à considérer)
La publication de certaines données sur l’occurrence pourrait‑elle nuire davantage à l’espèce sauvage ou à son habitat?
Non
Historique du statut
COSEPAC
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2024.
Statut et justification de la désignation
Statut : Préoccupante
Codes alphanumériques : Sans objet.
Justification du changement de statut : Sans objet.
Justification de la désignation : Cette plante voyante et longévive est associée à un habitat de prairie à grandes graminées, et atteint la limite nord de son aire de répartition dans le sud-ouest de l’Ontario, où elle est répartie en neuf sous-populations. Bien que le nombre de plantes soit probablement supérieur à 10 000, seul un petit pourcentage se reproduit par des graines. Les changements de l’habitat indigène causés par la compétition avec des plantes indigènes et exotiques et aggravés par la suppression des incendies semblent constituer la plus grande menace pour l’espèce; la construction d’habitations, de commerces et de routes, tout comme l’épandage d’herbicides, représente toutefois aussi une menace. La persistance de cette plante exigera probablement des activités soutenues de suivi et de gestion. La persistance de cette plante exigera probablement des activités soutenues de suivi et de gestion.
Applicabilité des critères
Critère A : Déclin du nombre total d’individus matures
Sans objet.
Les données sont insuffisantes pour inférer, prévoir ou présumer de manière fiable les tendances de la population.
Critère B : Aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation
Sans objet.
La zone d’occurrence (531 km2 ) et l’IZO (60 km2) sont inférieurs aux seuils de la catégorie « espèce en voie de disparition », et il y a un déclin continu observé de la zone d’occurrence, de l’IZO, de la superficie et de la qualité de l’habitat et du nombre de sous-populations et de localités, ainsi qu’un déclin continu inféré du nombre d’individus matures. La population n’est pas très fragmentée, compte >10 localités et ne connaît pas de fluctuations extrêmes.
Critère C : Nombre d’individus matures peu élevé et en déclin
Sans objet.
Le nombre d’individus matures est probablement inférieur au seuil de 10 000 de la catégorie « espèce menacée », et on peut inférer un déclin continu. Cependant, on estime qu’il y aurait plus de 1 000 individus matures dans au moins trois sous-populations.
Critère D : Très petite population totale ou répartition restreinte
Sans objet.
Le nombre d’individus matures est inconnu, mais on pense qu’il dépasse le seuil de 1 000 individus matures, et la population n’est pas vulnérable à un déclin rapide et important.
Critère E : Analyse quantitative
Sans objet.
Aucune analyse n’a été effectuée.
b) L’espèce sauvage pourrait devenir « menacée » si les facteurs dont on craint l’influence négative sur sa persistance ne sont ni renversés ni gérés avec une efficacité démontrée.
c) L’espèce sauvage rencontre presque l’un ou l’autre des critères de la catégorie « menacée ».
Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.
Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.
Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.
Définitions
(2024)
- Espèce sauvage
- Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
- Disparue (D)
- Espèce sauvage qui n’existe plus.
- Disparue du pays (DP)
- Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
- En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.) - Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
- Menacée (M)
- Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
- Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.) - Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
- Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.) - Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
- Données insuffisantes (DI)
(Remarque : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».) - Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.
Description et importance de l’espèce sauvage
Nom et classification
Classification actuelle : Silphium terebinthinaceum Jacquin
Classe : Equisetopsida
Ordre : Astérales
Famille : Astéracées
Genre : Silphium
Espèce : Silphium terebinthinaceum
Sous-espèce présente au Canada : var. terebinthinaceum
Noms communs : Brouillet et al., 2010+; NatureServe, 2024
Français : silphe térébenthine, rhubarbe de Louisiane
Anglais : Prairie-dock, Prairie Dock, Prairie Rosinweed, Rosin-plant
Synonymes et remarques :
Les synonymes suivants ont été répertoriés : Silphium rumicifolium, S. terebinthinaceum var. lucy-brauniae (Clevinger, 2006), S. terebinthinaceum var. sinuatum et S. chickamaugense (POWO, 2022). Clevinger et Panero (2000) ont conservé le Silphium terebinthinaceum dans la section Composita, selon la proposition de Small (1933).
Les individus à feuilles pennées sont considérés comme appartenant au S. t. var. pinnatifidum (Clevinger, 2006), parfois reconnu comme le S. pinnatifidum (Perry, 1937; NatureServe, 2024). Cette variété se rencontre dans l’aire de répartition principale du silphe térébenthine, qui s’étend de l’Ohio (iNaturalist, 2023) et de l’Indiana jusqu’à l’Alabama et à la Géorgie (NatureServe, 2024). Les mentions de Clevinger (2006) du S. t. var. pinnatifidum au Michigan n’ont pas été confirmées (Michigan Flora, 2011+; NatureServe, 2024). Des hybrides du silphe térébenthine et du S. laciniatum ont été signalés là où les deux espèces cohabitent (Fisher, 1959, 1966; Michigan Flora, 2011+). Il faut réaliser des études plus poussées, comprenant l’échantillonnage d’un marqueur chloroplastique, pour déterminer si l’hybridation a joué un rôle dans l’évolution du S. t. var. pinnatifidum (Clevinger et Panero, 2000).
Le nom anglais Prairie Rosinweed a également été utilisé pour désigner une espèce distincte, le silphe à feuilles entières (Silphium integrifolium). Cette espèce n’est pas présente naturellement en Ontario, mais elle a été introduite par l’entremise de mélanges de semences dans des sites où des prairies ont été aménagées, et elle a été trouvée le long d’une voie ferrée à Sarnia (Oldham, comm. pers., 2024). Elle se distingue facilement du S. terebinthinaceum par ses feuilles opposées et sessiles.
Description de l’espèce sauvage
Le silphe térébenthine (voir la photo de la page couverture) est une plante herbacée non graminoïde vivace longévive de la famille des Astéracées. Les fleurs composées mesurent 4 à 7 cm de diamètre et peuvent porter chacune jusqu’à 140 fleurs tubulées jaune vif. De nombreux capitules sont réunis en une large panicule à l’extrémité d’une haute tige qui peut atteindre plus de 2,5 m, voire et jusqu’à 3,5 m (Fernald, 1950; Clevinger, 2006; Michigan Flora, 2011+). En Ontario, un même individu peut fleurir en continu du début de juillet à la fin de septembre (iNaturalist, 2023; Deacon, obs. pers.). Les graines sont grosses, aplaties et bordées d’une aile étroite, et leur sommet porte deux dents (Britton et Brown, 1970). La tige lisse, verte à violette, peut porter plusieurs feuilles rudimentaires, mais elle est souvent aphylle. Les individus bien établis se caractérisent par une dense masse de feuilles longues de 30 à 60 cm qui émergent de la base de la plante sur de minces pétioles (Fernald, 1950). Les feuilles, en forme de cœur, coriaces et de texture grossière, persistent jusqu’au début de l’hiver. Des individus dont la surface supérieure des feuilles est glabre ont été observés dans le sud de l’Ohio (Steyermark, 1951), mais ils ne sont pas considérés comme appartenant à une variété distincte (Clevinger, 2006). Les individus qui en sont à leur première année et ceux dont la reproduction est inhibée se composent d’une ou de plusieurs petites feuilles basilaires. La plante forme une racine pivotante ligneuse qui s’enfonce profondément dans le sol et peut atteindre 8 cm de largeur au niveau du collet (Deacon, obs. pers., 2008; Woodliffe, comm. pers., 2022) et pourrait atteindre plus de 3,5 m de longueur (Hilty, 2020). Les parties endommagées de la tige exsudent une substance résineuse (USDA, 2022).
Unités désignables
La population canadienne de silphe térébenthine est considérée comme une seule unité désignable située dans l’aire écologique des plaines des Grands Lacs (COSEWIC, 2018). Les sous-populations indigènes ne sont pas distinctes en ce sens qu’elles occupent des habitats semblables, et, bien que les sous-populations indigènes du Canada soient séparées les unes des autres par une distance pouvant atteindre 190 km, rien n’indique l’existence de caractères ou de marqueurs héréditaires qui distinguent clairement une UD présumée des autres UD. On ignore s’il s’est écoulé suffisamment de temps pour que la sélection naturelle ou la dérive génétique soient susceptibles d’avoir produit des unités distinctes. Rien n’indique une importance au point de vue évolutif, car l’espèce ne possède pas de caractères adaptatifs héréditaires ni d’histoire évolutive qu’on ne trouve nulle part ailleurs au Canada.
Importance de l’espèce
Compte tenu de sa grande taille et de son feuillage unique, le silphe térébenthine est une composante bien connue des habitats de prairie à herbes hautes humides à mésiques. La population canadienne se trouve à la limite nord-est de l’aire de répartition de l’espèce et est représentative des communautés indigènes de prairie à herbes hautes de terrains bas qui ont été en grande partie perdues en raison de la conversion des terres à partir du 19e siècle (Rodger, 1994). L’épithète spécifique terebinthinaceum est dérivée du grec « comme la térébenthine », et fait référence à l’odeur de la sève résineuse produite par la plante (USDA, 2022). Le silphe térébenthine est utilisé en horticulture et pour la remise en état des prairies.
Connaissances autochtones
Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sont fondées sur les relations. Il s’agit de renseignements sur les rapports écologiques entre les humains et leur environnement, ce qui comprend les caractéristiques de l’espèce, des habitats et des localités. Les lois et les protocoles relatifs aux rapports entre les humains et l’environnement sont transmis par des enseignements et des récits ainsi que par les langues autochtones, et peuvent être fondés sur des observations à long terme. Les noms de lieux fournissent des renseignements sur les territoires de récolte, les processus écologiques, l’importance spirituelle ou les produits récoltés qui sont associés à ces lieux. Les CTA peuvent aider à déterminer les caractéristiques du cycle vital d’une espèce ou les différences entre des espèces semblables.
Importance culturelle pour les peuples autochtones
Le présent rapport ne comprend pas de connaissances traditionnelles autochtones propres à l’espèce. Cependant, le silphe térébenthine a de l’importance pour les peuples autochtones, qui reconnaissent l’interrelation de toutes les espèces au sein de l’écosystème.
Répartition
Aire de répartition mondiale
L’espèce est présente depuis le Michigan, le Wisconsin et l’Iowa jusqu’à l’Ontario et à l’Ohio, et vers le sud-ouest jusqu’à l’Arkansas et vers le sud-est jusqu’à la Géorgie (NatureServe, 2024) (figure 1); l’occurrence la plus au sud se trouve en Alabama (GBIF, 2024). Son aire de répartition principale est centrée sur l’Illinois, où elle est présente dans 91 des 102 comtés (Kartesz, 2022). À l’ouest de l’Ontario, l’espèce est présente dans de nombreux comtés de la moitié sud du Wisconsin et du Michigan (Kartesz, 2022). Deux mentions proviennent de la péninsule supérieure du Michigan, à la même latitude que l’île Manitoulin au Canada, le long de voies ferrées (Michigan Flora, 2011+); au moins une de ces mentions est considérée comme une introduction récente (Oldham, comm. pers., 2024).
La mention au Nebraska inscrite dans la Flora of North America (Clevinger, 2006) n’est pas considérée comme indigène (Helzer, comm. pers., 2022; Rolfsmeier, comm. pers., 2022). De même, l’espèce a été signalée aux chutes du Niagara, dans l’État de New York, en 1915 (Werier et al., 2022), mais elle est considérée comme introduite dans cet État et n’y est pas naturalisée (Werier, comm. pers., 2022).
Figure 1. Répartition du silphe térébenthine en Amérique du Nord. Adaptée de Kartesz (2022). Les États ou provinces où l’espèce est présente sont indiqués en vert foncé. Les comtés des États‑Unis où l’espèce n’est pas rare pour l’État sont indiqués en vert clair. Les emplacements approximatifs des sous-populations canadiennes sont indiqués par des points rouges.
Description longue
Carte des États-Unis et du sud du Canada indiquant les États ou provinces où le silphe térébenthine est présent, et les comtés où l’espèce n’est pas rare. Les États où le silphe térébenthine a été répertorié sont le Wisconsin, l’Iowa, le Missouri et l’Arkansas dans l’Ouest, le Mississippi, l’Alabama, la Géorgie et la Caroline du Sud dans le Sud et l’État de New York, la Virginie et la Caroline du Nord dans l’Est.
Ces États représentent une grande portion de la moitié est des États-Unis. Dans cette région, la carte indique la présence de l’espèce dans une zone continue relativement grande englobant le sud du Wisconsin, le sud du Michigan, une grande partie de l’Illinois et du nord-ouest de l’Indiana, le Missouri et les comtés du nord de l’Arkansas. De plus petites zones formées de quelques comtés ou même d’un seul comté sont présentes dans tous les autres États mentionnés, sauf dans l’État de New York, où il n'y a aucune zone.
En Ontario, l’emplacement approximatif des sous-populations canadiennes est indiqué dans deux secteurs près de l’est du lac Érié; deux se trouvent près de la rivière Détroit, au sud du lac Sainte-Claire, et une autre près de la rivière Sainte-Claire, au nord du lac Sainte-Claire.
Aire de répartition canadienne
Le silphe térébenthine est confiné à la zone carolinienne et n’est pas présent naturellement ailleurs au Canada (Soper, 1962). La zone carolinienne comprend une extension de la péninsule de prairie représentée par des milieux à herbes hautes à Windsor, à l’île Walpole, à Grand Bend et dans la plaine sablonneuse de Norfolk, entre autres sites (Bakowsky et Riley, 1994). Au cours de son passage dans cette région à la fin du 19e siècle, le botaniste John Macoun a décrit les prairies de Windsor comme le prolongement oriental de la flore de prairie (Macoun, 1893). Macoun (1894) a décrit l’aire de répartition du silphe térébenthine au Canada comme étant « des boisés clairsemés et des berges herbeuses. Cayuga et Malden, Ont. (Maclagan.) Le long du Great Western Railway, à l’est de Paris, en Ontario (Geo. Prescott.) ». Il y a environ 5 000 ans, durant l’Hypsithermal, les conditions sèches et chaudes ont favorisé l’expansion vers l’est de la végétation de prairie (Pratt, 1979). Ces communautés de prairie pionnières ont été maintenues dans des clairières à l’intérieur de forêts tempérées par la combinaison des incendies, du type de sol et du régime hydrologique (Whitford, 1970; Maycock, 1973). La sous‑population canadienne la plus orientale se trouve à plus de 20 km des sous‑populations des États-Unis les plus proches, et la couverture naturelle est fragmentée par l’utilisation agricole et urbaine des terres dans tout le sud de l’Ontario et du Michigan. On estime que moins de 1 % de l’aire de répartition et de la population mondiales de l’espèce se trouve au Canada.
Neuf sous-populations indigènes existantes sont actuellement connues en Ontario; huit sont situées dans le comté d’Essex, entre Windsor et Amherstburg, et une est située sur le territoire de la Première Nation de Walpole Island, dans le comté de Lambton (tableau 1, figure 2, annexe 1). De plus, deux sous-populations indigènes disparues sont connues dans le comté d’Essex, soit une à l’île Knapps et l’autre à la Rivière-aux-Canards. Ces sites combinés représentent les extrémités ouest et sud de la répartition du silphe térébenthine au Canada. Certaines sous-populations ont été découvertes au cours des 30 dernières années : parc Victoiry (2019), Brantford (1999), Cameron Sud (1994), chemin Tecumseh Ouest (1992) et rue Northwood (1992). Toutes ces sous-populations semblent établies depuis longtemps et ne résultent pas d’une dispersion récente.
| Sous‑population | Comté | Première obs. | Plus récente obs. | Situation actuelle |
|---|---|---|---|---|
| Complexe de prairies Ojibway | Essex | 1892 | 2022 | Existante |
| Boisés du cours supérieur du ruisseau Big (Amherstburg Greenway) | Essex | 1953 | 2022 | Existante |
| Île Knapps (marais du ruisseau Big) | Essex | 1954 | 1984 | Disparue |
| Collège St. Clair | Essex | 1975 | 2022 | Existante |
| Rivière-aux-Canards | Essex | 1975 | 1975 | Disparue |
| Avenue Central | Essex | 1985 | 2022 | Existante |
| Chemin Tecumseh Ouest | Essex | 1992 | 2022 | Existante |
| Rue Northwood | Essex | 1992 | 2022 | Existante |
| Cameron Sud | Essex | 1994 | 2022 | Existante |
| Près du parc Victoiry, LaSalle | Essex | 2019 | 2022 | Existante |
| Première nation de Walpole Island | Lambton | 1892 | 2015 | Existante |
| Paris | Brant | 1894 | 1894 | Disparue |
| Brantford | Brant | 1999 | 2005 | Présumée disparue |
| Townsend | Norfolk | 1987 | 1987 | Présumée disparue |
Figure 2. Répartition des sous-populations de silphe térébenthine en Ontario, au Canada (créé par R. Mulder).
Description longue
Carte satellite montrant l’aire d’indigénat du silphe térébenthine, qui forme une étroite bande d’environ 40 kilomètres (km) sur environ 260 km le long de la rive nord du lac Érié, depuis un point juste à l’est de la pointe Long jusqu’à la rivière Détroit. Cette zone englobe cinq sous-populations intralimites, et sept autres sous‑populations intralimites se trouvent immédiatement à l’extérieur de sa limite sud, plus près de la rive du lac Érié. Quatorze sous-populations extralimites sont indiquées sur la carte; elles forment deux groupes à l’extérieur de l’aire d’indigénat, au nord, le premier à l’est près de l’extrémité ouest du lac Ontario et l’autre le long de la rivière Sainte-Claire, entre le lac Sainte-Claire et le lac Huron. Le coin nord-est de l’aire d’indigénat est marqué par une sous-population disparue et le coin sud-est, par une sous‑population historique, et il y a un grand groupe de sous-populations indigènes, historiques et disparues le long de la rivière Détroit.
Deux sous-populations sont présentes dans le comté de Brant, mais on ignore si elles sont indigènes ou si elles sont issues d’individus de l’extérieur naturalisés temporairement (adventices) (voir ci-dessous). L’occurrence la plus au nord-est est la sous-population de Paris; celle-ci est disparue et était représentée par le troisième spécimen récolté au Canada, en 1894. La localité a été mentionnée et incluse dans la liste des Composées de Galt et des environs, en Ontario, de l’auteur de cette récolte (Herriot, 1910) et par Macoun (1894). Une sous-population signalée dans la municipalité de Brantford est considérée comme disparue (on croit que l’espèce est disparue du site, car elle n’a pas été retrouvée malgré des activités de recherche intensives et qu’il est pratiquement improbable qu’elle soit redécouverte) (NatureServe, 2024). Cette présomption est attribuable au fait qu’il n’y a pas d’individus à l’endroit exact où des individus ont été observés pour la dernière fois 18 ans auparavant. Le site est situé à côté d’une berme aménagée au milieu de la flore indigène des prairies, au pied d’un talus/à la lisière d’un boisé. L’habitat était très perturbé, car de nombreuses espèces non indigènes étaient présentes, et il est possible qu’elles y aient été semées ou plantées (Oldham, comm. pers., 2024). Ce site est fauché périodiquement et, bien qu’aucun individu n’ait pu être détecté en 2022 ou en 2023, il subsiste de l’habitat convenable. Une sous-population additionnelle a été découverte près de Townsend, dans le comté de Norfolk, et représente l’occurrence la plus orientale au Canada. Un relevé effectué en 2023 n’a permis d’observer aucun individu dans la sous-population de Townsend, et une partie de l’habitat où des individus avaient été observés en 1987 est devenue non convenable en raison de l’établissement d’arbres. Ces trois sous-populations se trouvent à environ 190 km à l’est de l’île Walpole et à 240 km au nord-est des sous-populations du comté d’Essex.
Les sous-populations des comtés de Brant et de Norfolk ont été incluses dans l’aire de répartition par Soper (1962), qui a indiqué : « Le silphe térébenthine est maintenant confiné à la limite ouest de la région carolinienne, mais deux spécimens ont été récoltés vers la fin du siècle dernier le long de la rivière Grand ». Ces mentions ont précédemment été écartées comme étant peut-être des sous-populations adventices et résultant d’introductions fortuites (Argus et al., 1982 à 1987; Sutherland, 1987). Lors de la préparation de l’Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario, les spécimens récoltés dans les sous-populations de l’est ont été omis. L’entrée de l’Atlas pour le silphe térébenthine indique que l’espèce est occasionnellement cultivée dans les jardins et adventice. Les spécimens récoltés dans les comtés de Brant et d’Haldimand pourraient représenter des introductions de ce type (Argus et al., 1982 à 1987). Le Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario considère que l’espèce est introduite dans tous les sites situés à l’extérieur des comtés d’Essex et de Lambton et que ceux-ci ne constituent donc pas une cible de conservation (Brinker, comm. pers., 2022). Selon une publication récente, l’espèce avait été signalée dans le passé dans les comtés de Brant et d’Haldimand comme plante non indigène, mais non cultivée (Oldham et Brinker, 2009). Même si les corridors ferroviaires peuvent abriter des espèces introduites qui sont arrivées par wagons à bestiaux ou par cargaison de foin en provenance des États-Unis, l’assemblage d’espèces de prairie à certains sites semble indiquer la présence d’une communauté naturelle établie de longue date. Dans le cas de la sous-population de Paris, la présence continue d’autres espèces de prairie, dont la frasère de Caroline (Frasera caroliniensis) et le grémil blanchâtre (Lithospermum canescens), indique que le silphe térébenthine faisait peut-être partie de la flore locale indigène lorsqu’il a été observé en 1894 (Bakowsky, comm. pers., 2022), 47 ans après la construction de la voie ferrée (Zadro et Delamere, 2009). Bien que l’emplacement de la sous-population de Townsend ne comprenne pas une composante de prairie importante, la présence des individus dans la plaine inondable d’un ruisseau, au centre de la concession, semble exclure une introduction intentionnelle (Sutherland, comm. pers., 2022); l’espèce pourrait y avoir été emportée en aval depuis une sous-population naturelle ou plantée en amont (Oldham, comm. pers., 2024). Lors d’un relevé effectué à ce site en 2023, des espèces de prairie à herbes hautes ont été observées dans le corridor ferroviaire abandonné situé à proximité, et la communauté végétale de la plaine inondable était représentative des prés riverains intacts de la région et ne comportait apparemment pas d’espèces introduites intentionnellement. Ensemble, ces trois mentions correspondent à un îlot de prairie à herbes hautes et de savane de chênes qui s’étend depuis les environs de Paris jusqu’au lac Érié. Il n’existe aucune preuve que les sous-populations de l’est représentent des introductions, et celles-ci pourraient être les vestiges d’une aire de répartition auparavant plus vaste (Tallgrass Ontario, 2024); ces sites sont donc inclus dans l’aire de répartition potentielle complète aux fins de la présente évaluation (figure 3). Il n’y a aucune mention ni aucun signe de la présence du silphe térébenthine ou de son habitat convenable dans la zone située entre Windsor-LaSalle et le bassin versant de la rivière Grand (Brinker, comm. pers., 2024; Brownell, comm. pers., 2024).
Figure 3. Aire de répartition incluant toutes les occurrences naturelles et celles d’origine incertaine, dont l’existence a récemment été confirmée (3 générations). Zone d’occurrence : 8 767 km2; IZO : 68 km2.
Description longue
Carte du sud-ouest de l’Ontario, sur laquelle est indiquée l’aire de répartition du silphe térébenthine, qui s’étend depuis Brantford et Simcoe (immédiatement à l’ouest et au sud-ouest d’Hamilton) jusqu’à l’embouchure de la rivière Détroit (au lac Érié) et au point de rencontre de la rivière Sainte-Claire et du lac Sainte‑Claire. La zone d’occurrence, fondée sur toutes les occurrences naturelles et celles récemment existantes (trois générations) dont l’origine est incertaine, est de 8 767 kilomètres carrés (km2), et l’indice de zone d’occupation (IZO), de 80 km2.
L’aire de répartition canadienne du silphe térébenthine pourrait avoir été plus vaste avant la colonisation européenne, car l’auteur des relevés a indiqué dans ses notes la présence de « plaines ouvertes propices », de « vastes prés naturels » et de « prairies » totalisant environ 400 km2 dans les comtés d’Essex, de Kent et de Lambton (McNiff, 1791; Rankin, 1847; LaJeunesse, 1960; Bakowsky et Riley, 1994; Tallgrass Ontario, 2024). Ces habitats ont été en grande partie détruits par le drainage et le dégagement de la végétation qui ont eu lieu jusqu’à la fin du 19e siècle pour faciliter l’utilisation des terres à des fins agricoles.
Sous-populations manipulées
Les sous-populations présentées au tableau 2 comprennent 12 sous-populations manipulées intralimites qui ont été établies à des fins de conservation de l’espèce et qui ont été examinées individuellement pour déterminer si elles respectent les Lignes directrices du COSEPAC concernant les espèces sauvages manipulées (COSEWIC, 2018a). Compte tenu de la ligne directrice 4 concernant l’inclusion des populations manipulées dans les critères d’évaluation, les réintroductions intralimites qui ont une incidence positive nette sur l’espèce doivent être incluses dans l’évaluation. Les origines de ces sous-populations vont de la multiplication ex situ d’individus provenant de sous‑populations sources naturelles identifiées à des plantations sans mention de la provenance des graines, mais qui contribuent tout de même à la conservation de l’espèce au sens large. Dans le sud de l’Ontario, le silphe térébenthine est fréquemment inclus dans les mélanges de semences destinés à la naturalisation, est vendu par les pépinières de plantes indigènes et est planté dans les jardins (Deacon, obs. pers.). Dans certains cas, des semences importées des États-Unis ou des semences cultivées au Canada d’origine américaine sont probablement utilisées. Des individus et des graines récupérées dans la prairie Spring Garden, à Windsor, sont maintenant multipliés ex situ dans une pépinière du comté de Norfolk (Gartshore, comm. pers., 2022). Les demandes de renseignements adressées à d’autres pépinières de plantes indigènes au sujet de la provenance de leurs semences de silphe térébenthine sont restées sans réponse. Il est probable que les graines utilisées par l’entreprise Ontario NativeScape, située dans le comté de Lambton, provenaient initialement de la région de Windsor ou de l’île Walpole (Lamb, comm. pers., 2023).
| Site | Comté | Source | Origine | Description et remarques concernant la composante de population manipulée |
|---|---|---|---|---|
| Paris | Brant | Herbier de l’Université de Guelph (OAC) | Incertaine, possiblement indigène | Spécimen récolté en 1894 le long de la voie ferrée du Grand Toronto, au lac Blue, à l’est de Paris, troisième spécimen de l’espèce récolté au Canada (Université de Guelph, OAC; Herriot, 1910). De nombreuses recherches menées dans ce secteur ont été vaines. Cette sous-population est maintenant considérée comme disparue et définit la limite nord-est de la zone d’occurrence. |
| Brantford | Brant | NHIC, 2022a,b; Buck, comm. pers., 2022). | Incertaine, possiblement indigène | Signalée par Oldham et Bakowksy en 1999 dans la plaine inondable perturbée de la rivière Grand, au parc Waterworks. Les espèces potentiellement « des prairies » suivantes poussaient dans la même zone générale que celle où le silphe térébenthine (environ 40 individus) a été découvert : Solidago rigida (« colonie d’environ 100 individus »), Monarda fistulosa, Symphyotrichum laeve, Sporobolus asper et Anemone cylindrica (Oldham, comm. pers., 2024). Buck a observé environ 20 individus dans le même secteur en 2005, aux côtés d’espèces associées aux prairies, soit le Monarda fistulosa, l’Euphorbia corollata, le Desmodium canadense et le Sporobolus michauxianus. Cette sous-population est présumée disparue aujourd’hui. |
| Townsend | Norfolk | Sutherland, 1987 | Incertaine, possiblement indigène | Spécimen récolté par Sutherland en 1987 dans un pré mésique de plaine inondable situé le long de la voie ferrée du CN. Aucun individu n’a été observé depuis 1987, malgré un relevé ciblé en 2023. Cette sous-population est maintenant considérée comme vraisemblablement disparue et marque la limite sud-est de la zone d’occurrence. |
| Plantation de la station Lawrence | Elgin | iNaturalist, 2023 | Intralimite | Petite plantation destinée à la naturalisation sur une propriété qui jouxte une voie ferrée. Cette sous-population se trouve à environ 90 km à l’est de l’île Walpole. On croit que les individus se reproduisent, et ils sont destinés à la conservation. |
| Pépinière Pterophylla | Norfolk | Gartshore, comm. pers., 2022 | Intralimite | Adjacent à une pépinière de plantes indigènes près de la ville d’Essex avec un grand champ naturalisé contenant des centaines de silphes térébenthines. Situé à environ 11 km à l’est des sous-populations des boisés du cours supérieur du ruisseau Big et de l’île Knapps. Les individus se reproduisent et sont destinés à la conservation. |
| Barretville | Essex | iNaturalist, 2023 | Intralimite | Des individus sont présents dans un site de rétablissement à grande échelle qui pourrait être associé à l’Office de protection de la nature de la région d’Essex. Situé à environ 19 km à l’est des sous-populations des boisés du cours supérieur du ruisseau Big et de l’île Knapps. On croit que les individus se reproduisent, et ils sont destinés à la conservation. |
| Aire de conservation Keith McLean | Chatham-Kent | Deacon, obs. pers., 2019; iNaturalist, 2023 | Intralimite | Plantation de restauration de prairie aménagée par l’Office de protection de la nature de la région de St. Clair et contenant plusieurs douzaines d’individus dans un habitat ouvert convenable. Les individus se reproduisent et sont destinés à la conservation. |
| Parc Silver Lake du Lions Club | Norfolk | iNaturalist, 2023 | Intralimite | Plantation de naturalisation dans un parc urbain adjacent à un réservoir à Port Dover. Le silphe térébenthine a été observé en 2018 et de nouveau en 2023. On croit que les individus se reproduisent, et ils sont destinés à la conservation. |
| Milieu humide Peers | Lambton | iNaturalist, 2023 | Intralimite | Plantation de restauration aménagée par l’Office de protection de la nature de la région de St. Clair. On croit que les individus se reproduisent, et ils sont destinés à la conservation. |
| St. Williams | Norfolk | iNaturalist; Giles, comm. pers., 2022 | Intralimite | Un petit nombre de silphes térébenthines ont été inclus dans une plantation de naturalisation. Les individus se reproduisent et sont destinés à la conservation. |
| Aire de conservation Thames Grove | Ville de Chatham | iNaturalist, 2023 | Intralimite | Une plantation de restauration a été installée à cet endroit par l’Office de protection de la nature de la vallée du cours inférieur de la Thames en 2012. Les individus se reproduisent et sont destinés à la conservation. |
| Florence | Lambton | iNaturalist, 2023 | Intralimite | Exclue, ne se reproduit possiblement pas |
| Pépinière Prairie Song | Norfolk | Deacon, obs. pers.). 2021 | Intralimite | Exclue, établie à des fins commerciales |
| Howling Hound Farms | Essex | iNaturalist, 2023 | Intralimite | Exclue, établie à des fins commerciales |
| Wheatley - Bluff Line | Chatham-Kent | Pratt, comm. pers., 2022; iNaturalist, 2023 Deacon, obs. pers.). | Intralimite | Exclue, ne se reproduit possiblement pas |
Aucun des sites intralimites ne répond aux critères d’inclusion en tant que sous‑population manipulée. Dans le cas de tous les sites, les données détaillées sur la reproduction sont déficitaires. Même si les sites manipulés sont effectivement intralimites, ils ne se trouvent pas dans des prairies naturelles et n’ont jamais présenté les éléments donnant lieu aux prairies, dont la composition du sol et les processus écologiques nécessaires au maintien de l’espèce. Par conséquent, en l’absence d’une gestion continue, ces sites risquent de redevenir des forêts qui ne pourraient plus accueillir l’espèce (Brinker, comm. pers., 2024; Brownell, comm. pers., 2024; Oldham, comm. pers., 2024). De plus, quatre sous-populations intralimites ne sont pas incluses conformément à la ligne directrice 2 de l’évaluation, car elles sont cultivées à des fins commerciales (tableau 2).
Bon nombre des plantations en Ontario qui comprennent le silphe térébenthine se trouvent à l’extérieur de l’aire de répartition naturelle ou potentielle de l’espèce (figure 2, annexe 1); il s’agit notamment de plantations de naturalisation à Toronto, à Kitchener et à Sarnia ainsi que de douzaines de plantations dans l’ensemble de la zone carolinienne (annexe 2). Suivant la ligne directrice 5 : le COSEPAC n’inclura généralement que les populations résultant d’introductions extralimites bénignes au sein de l’espèce sauvage évaluée s’il ne reste plus d’habitat propice dans l’aire de répartition naturelle de l’espèce au Canada. Seize sous-populations extralimites ne sont pas prises en compte dans la présente évaluation, car elles se trouvent à l’extérieur de l’aire de répartition naturelle acceptée ou potentielle du silphe térébenthine (figure 2; annexes 1 et 2). Bien que l’habitat de prairie à herbes hautes soit plus vaste que cette aire en Ontario (Tallgrass Ontario, 2024), rien n’indique que le silphe térébenthine a déjà été présent au-delà de son aire de répartition connue.
Bon nombre de ces sous-populations manipulées ont été répertoriées au moyen de la plateforme de science citoyenne iNaturalist (2023). La présence de l’espèce est souvent signalée dans les sites de restauration accessibles au public, mais il est probable qu’il y ait de nombreux autres sites privés ou non répertoriés dans le sud de l’Ontario ou au-delà. À ce jour, le silphe térébenthine n’a pas été réintroduit dans des sites où il avait déjà été présent dans le passé.
Structure de la population
Dans le présent rapport, le terme « population » désigne l’ensemble des individus du silphe térébenthine présents au Canada. Les sous-populations sont définies comme étant des groupes qui sont distincts sur le plan géographique ou autre au sein de la population et qui ont peu d’échanges démographiques ou génétiques (généralement, migration réussie d’un individu ou d’un gamète ou moins par année; COSEWIC, 2023). La sous-population correspond aux normes de délimitation des occurrences d’éléments (OE) (NatureServe, 2020) de végétaux, selon lesquelles une sous-population est définie comme un groupe d’occurrences séparées par moins de 1 km, ou séparées par 1 à 3 km, sans discontinuité de plus de 1 km de l’habitat convenable; ou séparés par 3 à 10 km s’il sont reliés par un écoulement d’eau linéaire, sans discontinuité de plus de 3 km de l’habitat convenable. Un site est un groupe d’individus au sein d’une sous-population.
La population canadienne indigène actuelle de silphe térébenthine se concentre dans le comté d’Essex, où les individus sont généralement associés aux dépôts de sable glaciaire le long de la rivière Détroit, et dans le comté de Lambton, sur les îles du delta du lac Sainte-Claire. Ce groupe de sites est généralement reconnu comme l’étendue des occurrences naturelles de l’espèce au Canada (Argus et al., 1982 à 1987). On ne connaît pas l’origine précise des sites de Paris, de Brantford et de Townsend. Situés à environ 190 à 240 km au nord-est des sous-populations indigènes généralement reconnues, ces sites pourraient représenter des sous-populations naturelles qui constituent une portion isolée de la population canadienne. À ce jour, aucune recherche ni aucune analyse spatiale n’a été effectuée pour examiner les discontinuités spatiales.
Les sous-populations sont fragmentées par l’urbanisation, et sept des neuf sous‑populations existantes se trouvent dans les villes de Windsor et de LaSalle (figure 4; annexe 1). La distance entre ces sous-populations varie de 1,2 à 4 km en zone urbaine. Les deux autres sous-populations existantes, soit celles de l’île Walpole et du boisé du cours supérieur du ruisseau Big, sont situées à 14 à 55 km du groupe de Windsor-LaSalle et sont entourées de terres occupées par une couverture naturelle ou utilisées à des fins agricoles.
Il y a peu de possibilités d’échange génétique entre les sous‑populations du Canada et des États‑Unis, car elles sont séparées par de vastes étendues de milieux non convenables pour l’espèce, notamment les grandes étendues d’eau des lacs Érié et Sainte‑Claire et des rivières Détroit et Sainte‑Claire.
Figure 4. Zone d’occurrence existante confirmée, à l’exclusion des occurrences historiques, qui s’élève à 531 km2, et IZO de 60 km2. Carte et calcul par Alain Filion, du Secrétariat du COSEPAC (mars 2024).
Description longue
Carte montrant la zone d’occurrence, qui fait 531 kilomètres carrés (km2); sa limite va des récentes observations de l’espèce à Amherstburg, au sud, jusqu’à un point situé à environ 3 kilomètres (km) à l’est de la rivière Détroit et à environ 10 km au nord du lac Érié, et suit la courbe de la rivière sur environ 20 km au nord, où on trouve un groupe dense d’observations récentes, puis va vers le nord-est jusque de l’autre côté du lac Sainte-Claire, jusqu’à un petit groupe comprenant trois observations récentes, situé à environ 12 km au nord du lac Sainte-Claire, en bordure de la rivière Sainte-Claire.
La carte en médaillon montre le groupe comprenant au moins 26 observations récentes de l’espèce entre La Salle et Windsor. L’indice de zone d’occupation(IZO), de 60 km2, est représenté par de petits carrés entourant les observations récentes.
Zone d’occurrence et zone d’occupation
La zone d’occurrence de toutes les sous-populations canadiennes existantes de silphe térébenthine actuellement connues est de 531 km2 (figure 4). L’indice de zone d’occupation (IZO), qui inclut toutes les sous-populations disparues ou présumées disparues, est de 84 km2 (figure 3). Si on exclut les sous-populations disparues ou présumées disparues, l’IZO est de 60 km2 (figure 4; GeoCAT, 2023).
La zone d’occurrence est la zone totale comprise dans le plus petit polygone convexe reliant les sites périphériques de l’espèce au Canada. L’IZO a été calculé en incluant la superficie de tous les carrés de la grille qui sont chevauchés par une mention existante ou historique. Pour la détermination de l’IZO, on suppose que les données de localisation fournies pour chaque occurrence d’élément sont exactes.
D’après les relevés de 2022 et de 2023, un total de neuf sous-populations indigènes sont considérées comme existantes et viables (figure 4). Les calculs de la zone d’occurrence et de l’IZO incluent ces sous-populations (tableau 2). Trois sous‑populations (Paris [1894], Rivière-aux-Canards [1975] et île Knapps [1984]) ont disparu. Un site situé dans la sous-population du collège St. Clair a disparu en raison de l’expansion de l’autoroute 401 et de l’élimination de la bordure du boisé où des individus de l’espèce poussaient jusqu’à récemment. Ces sous-populations ont été exclues du calcul de la zone d’occurrence et de l’IZO. La sous-population de la Rivière-aux-Canards se trouvait juste à côté d’une zone récemment déboisée au bord de la route; le site a par la suite été revisité, et il a été confirmé qu’il avait été détruit (Catling, comm. pers., 2022). La sous-population de Paris a été fouillée par divers botanistes au cours des dernières années, et, bien que des espèces indicatrices des prairies subsistent, aucun silphe térébenthine n’a été observé (Buck, comm. pers., 2022). Aucun individu n’a été observé dans le site de l’île Knapps en 2022, et les espèces envahissantes y ont grandement modifié l’habitat.
Fluctuations et tendances de la répartition
La zone d’occurrence actuelle, de 531 km2 (figure 4), et l’IZO, de 60 km2, sont fondés sur l’inclusion des sous-populations des comtés d’Essex et de Lambton et l’exclusion des sous-populations présumées disparues des comtés de Brant et de Norfolk. Cela représente une perte de 94,6 % de l’aire de répartition historique, qui s’élevait à 9 839 km2 si on inclut les sous-populations maintenant disparues ou présumées disparues (figure 3). Si on tient compte uniquement des pertes subies au cours des trois dernières générations (depuis 1975), on constate un déclin de 8 767 km2, soit une perte de 93,9 % (figure 2). L’IZO a diminué de 25 % au cours des trois dernières générations, en raison de la disparition des sous-populations de l’île Knapps, de la Rivière-aux-Canards, de Brantford et de Townsend ainsi que du site de la sous-population du collège St. Clair, et cette diminution pourrait être de 29 % puisque la date de la disparition de l’espèce à Paris est inconnue.
Biologie et utilisation de l’habitat
Cycle vital et reproduction
Le silphe térébenthine est une plante vivace longévive qui se reproduit exclusivement au moyen de ses graines. Selon une étude sur l’établissement du silphe lacinié, espèce étroitement apparentée, environ 1 % des graines produites au cours d’une année donnée germent et mènent à l’établissent de plantules (Pleasants et Jurik, 1992). Une étude sur la viabilité des graines après une exposition au feu a révélé qu’une proportion considérable (32 %) des graines de silphe térébenthine demeurent viables après une exposition à la chaleur (150 °C), mais que la viabilité diminue considérablement au-dessus de 175 °C (Hahn et Orrock, 2014). Au moment de la germination, la plante produit habituellement une seule feuille, et elle établit sa racine pivotante sur plusieurs années. Elle peut produire une tige florifère en deux à trois ans (Missouri Botanical Garden, 2022). Les individus produits en jardin à partir de graines provenant de l’Ontario ont atteint la maturité (production d’une tige florifère) en environ trois à cinq ans, selon la disponibilité de la lumière et l’humidité du sol (Deacon, obs. pers.). À l’état sauvage, l’espèce peut prendre beaucoup plus de temps pour atteindre sa maturité. Les individus cultivés peuvent survivre au moins 25 ans, et il est raisonnable de supposer que les individus sauvages présentent la même longévité, un individu ayant peut-être dépassé la cinquantaine d’années (Lamb, comm. pers., 2023). Étant donné qu’aucune étude n’a été réalisée sur la durée d’une génération et que l’espèce est très longévive, l’âge moyen minimal des individus matures est estimé à 25 ans aux fins de l’évaluation.
En Ontario, les fleurs sont produites de façon continue entre le début de juillet et la fin de septembre (NHIC, 2022b; iNaturalist, 2023). Aucune étude en bonne et due forme n’a été réalisée jusqu’à maintenant sur la relation entre le silphe térébenthine et les pollinisateurs (Speer, 1966; Clevinger, comm. pers., 2023). Toutefois, selon des observations anecdotiques, les fleurs sont visitées par des abeilles à longue langue, des syrphes et des colibris (Hilty, 2020). Chez le genre Silphium, chaque capitule contient des centaines de fleurs, mais ne produit que 15 à 27 graines, la plupart des fleurs centrales étant staminées (Pleasants et Jurik, 1992; Van Tassel et DeHaan, 2023). Les espèces du genre Silphium seraient auto-incompatibles (Reinert et al., 2020) et dépendraient d’une pollinisation croisée pour produire des graines viables. Un hybride entre le silphe térébenthine et le silphe lacinié a été signalé (Fisher, 1959; Michigan Flora, 2011+). Au Canada, les deux espèces coexistent dans au moins deux sites. Elles ont été observées poussant ensemble dans la zone de gestion de l’habitat de Marthaville (St. Clair Region Conservation Authority; Oldham, comm. pers., 2023), mais aucun hybride n’a été observé. En outre, au moins une mention en Ontario dans iNaturalist indique que les deux espèces poussent ensemble (Oldham, comm. pers., 2024). À la fin de l’automne, les hautes infrutescences se brisent, et les graines, de la taille d’une pièce de dix cents environ, tombent au sol près de la plante. Les graines qui sont recouvertes par la végétation morte et sont donc moins exposées à la dessiccation et celles qui sont consommées par les rongeurs sont probablement plus susceptibles de germer le printemps suivant.
L’imposante racine pivotante de la plante lui permet d’accéder à l’eau du sol et agit comme une réserve d’énergie, ce qui la rend tolérante aux périodes de sécheresse prolongée et aux incendies occasionnels. Par comparaison aux observations antérieures d’individus à proximité du complexe de prairies Ojibway, les relevés de 2022 suggèrent que l’espèce peut entrer dans un état de suppression de la reproduction (voir Adaptations physiologiques, comportementales et autres; Deacon, obs. pers.). Cette transition peut être une réponse à la sécheresse ou un mécanisme de survie lorsque l’empiétement des espèces ligneuses rend l’habitat non convenable. La capacité du silphe térébenthine d’entrer en sénescence et de survivre avec ses réserves d’énergie, potentiellement pendant de nombreuses années, lui confère une résilience durant les périodes de conditions défavorables.
Besoins en matière d’habitat
L’habitat du silphe térébenthine comprend des prairies mésiques à mésiques-humides, des tourbières minérotrophes, des bords de routes, des remblais de voies ferrées, des fourrés et des boisés secs (Argus et al., 1982 à 1987; Clevinger, 2006; Michigan Flora, 2011+). En Ontario, on retrouve l’espèce dans des prairies mésiques‑humides à mésiques, des marais, des fourrés clairsemés et des sites d’origine anthropique comme des corridors ferroviaires, des lignes de services publics et des corridors routiers (Bakowsky, 1988; Oldham et Brinker, 2009). Les communautés naturelles, qui correspondent aux types de la Classification écologique des terres (CET), comprennent les suivantes : prairie à herbes hautes sur sol frais à humide (TPO2-1), pré marécageux à sol minéral (MAM2) et fourré à sol minéral anciennement cultivé (CUT1) (Lee et al., 1998). Les communautés de la CET ayant un couvert forestier plus dense, y compris les boisés et les savanes, peuvent également héberger le silphe térébenthine, en particulier les éclaircies à l’intérieur de ces communautés. Les individus peuvent tolérer divers régimes d’humidité du sol, mais la prairie mésique-humide occupée par les sous-populations du complexe de prairies Ojibway et de la Première Nation de Walpole Island représente des conditions typiques (Bakowsky, comm. pers., 2024). Les espèces indigènes communément observées dans la communauté de prairie mésique à mésique‑humide durant les relevés de 2022 comprenaient la calamagrostide du Canada (Calamagrostis canadensis), le faux-sorgho penché (Sorghastrum nutans), le barbon de Gérard (Andropogon gerardi), l’aigremoine parviflore (Agrimonia parviflora), le pycnanthème de Virginie (Pycnanthemum virginianum), la verge d’or du Canada (Solidago canadensis), l’hélianthe géant (Helianthus giganteus), le coréopsis trifoliolé (Coreopsis tripteris), le chardon discolore (Cirsium discolor) et la vernonie du Missouri (Vernonia missurica) (Deacon, obs. pers.). L’aster très élevé (Symphyotrichum praealtum) et le liatris à épi (Liatris spicata) poussent tous deux dans le même habitat de prairie mésique-humide et sont des espèces en péril (MECP, 2022; Government of Canada 2023). Le site des boisés du cours supérieur du ruisseau Big comporte un sol sableux bien drainé, et l’espèce y pousse aux côtés de la verge d’or rigide (Solidago rigida), du sumac aromatique (Rhus aromatica) et d’autres espèces associées aux prairies sèches. Les individus que l’on trouve dans les communautés de marais du complexe de prairies Ojibway sont associés à des peuplements d’eutrochie maculée (Eutrochium maculatum), de calamagrostide du Canada et d’asclépiade incarnate (Asclepias incarnata).
Lors des relevés de 2022, le silphe térébenthine était généralement présent dans des zones dépourvues de couvert forestier, certains sites étant situés dans des clairières de savane de chênes ou en bordure de secteurs arborés où les individus sont partiellement ombragés. Les individus qui poussaient à la lisière de boisés et de forêts et parmi des fourrés d’arbustes denses présentaient une vigueur réduite et un nombre inférieur de tiges florifères.
Les prairies et les savanes de Windsor-LaSalle reposent sur un loam sableux (sable Granby) mal drainé, avec des zones où le sol est mieux drainé (sable Plainfield et sable Berrien) (Richards et al., 1949). Une couche de loam sableux d’environ 1 à 2,3 m a été déposée à proximité de la prairie Ojibway par le lac glaciaire Rouge (Hoffman, 1975; Guiton, 1976). Le sol sableux recouvre une lentille d’argile, qui nuit au drainage et maintient les conditions humides jusqu’au printemps (Pratt, 1979; Bakowsky, comm. pers., 2022). Dans la prairie Ojibway, le sol est saturé de façon saisonnière, et certaines parties du site peuvent être inondées en mars et avril. Pendant l’été, la nappe phréatique s’abaisse à 1 ou 2 m, jusqu’à la couche d’argile sous-jacente (Pratt, 1979). De même, la sous-population des boisés du cours supérieur du ruisseau Big se trouve sur un sol sableux recouvrant de l’argile de Perth, moins perméable (Richards et al., 1949). Dans l’île Walpole, le régime hydrologique des prairies et des savanes basses est étroitement lié au niveau de la rivière Sainte-Claire; le loam sableux Tuscola devient saturé lorsque le niveau d’eau est haut et s’assèche lorsque le niveau d’eau est bas (Bakowsky, comm. pers., 2022). La sous-population de Brantford pousse sur un sol alluvial mal drainé, tandis que celle de Norfolk pousse sur un loam Burford bien drainé contenant du gravier et du sable fluviatile (Presant et Acton, 1984; Acton, 1989). On trouve dans chacun des sites des comtés de Brant et de Norfolk des espèces indicatrices des prairies à herbes hautes, mais l’habitat est surtout composé d’espèces des prés et des fourrés de plaine inondable (Buck, comm. pers., 2022; Gartshore, comm. pers., 2022).
Dispersion
Selon les hypothèses, le silphe térébenthine serait arrivé au Canada il y a environ 5 000 ans, au cours de l’Hypsithermal qui a permis à un certain nombre d’espèces des prairies de s’étendre vers l’est à partir du centre de la péninsule de prairie (Soper, 1962; Pratt, 1979). Avant l’arrivée des Européens et la conversion des terres, cette migration était facilitée par les vastes étendues ininterrompues de prairies à herbes hautes qui s’étendaient entre l’actuel Midwest des États-Unis et l’Ontario.
Les graines du silphe térébenthine ne se dispersent pas facilement sur de grandes distances par des moyens naturels. La graine a approximativement la taille d’une pièce de dix cents et est dépourvue de pappus ou de barbe qui favoriserait son transport par le vent ou par les animaux sauvages. Des espèces d’oiseaux comme le Chardonneret jaune (Spinus tristis) se nourrissent sélectivement des graines à l’automne (Pleasants et Jurik, 1992; Hilty, 2020; Deacon, obs. pers.), mais elles consomment les graines directement sur la plante ou à proximité de celle-ci et ne les transportent pas sur de longues distances. Les graines se trouvent au sommet de tiges de 2 à 3 m de hauteur, seraient dispersées par le vent, en une génération, sur une distance de 5 m ou moins. Le silphe lacinié a une forme et des graines de dimensions semblables; dans le cadre d’une étude sur l’établissement des semis autour des individus reproducteurs, une distance de dispersion médiane de 1 m a été observée, et presque tous les semis se trouvaient à moins de 3 m d’un individu reproducteur (Pleasants et Jurik, 1992). L’observation de la dispersion de graines d’individus cultivés (Deacon, obs. pers.) indique que les semences viables peuvent flotter sur l’eau. Toutefois, au Canada, les seules sous-populations situées à proximité d’eaux libres sont celles de l’île Knapps, disparue, et la sous-population de Townsend, qui pousse dans la plaine inondable du ruisseau Catfish.
Le complexe de prairies Ojibway et l’habitat de l’île Walpole sont constitués d’une mosaïque de clairières occupées par des prairies, de fourrés, de savanes de chênes et de forêts. Les milieux boisés constituent des obstacles à la dispersion du silphe térébenthine, car la lumière y est insuffisante pour permettre le recrutement. Les individus qui poussent le long des corridors de services publics ou ferroviaires et des routes font face à des obstacles semblables, les chances d’établissement étant limitées à un habitat linéaire géré. Les sous-populations indigènes du Canada signalées dans ce type de milieux comprennent trois des sous-populations de Windsor et la sous-population des boisés du cours supérieur du ruisseau Big ainsi que le site de Paris, aujourd’hui disparu. Les sous-populations situées le long des voies ferrées à Windsor et à Amherstburg se trouvent dans une série de vestiges de prairie; on suppose donc qu’il s’agit de reliques antérieures à la colonisation européenne et qui ont persisté en raison de l’élimination périodique des arbres et arbustes le long du corridor.
Le silphe térébenthine est souvent inclus dans les mélanges de semences utilisés pour la naturalisation, et il est possible d’acheter des semences auprès de fournisseurs de semences établis au Canada et aux États-Unis, dont bon nombre ne distribuent pas de matériel dont la source est indiquée. Des semences sont parfois disponibles à l’occasion d’activités d’échange de semences organisées par des groupes horticoles. Des sous-populations bien établies sont présentes dans des aires de conservation, le long de routes et sur des terres privées. Des sous-populations manipulées ont été signalées dans au moins neuf comtés du sud de l’Ontario (Deacon, obs. pers.; NHIC, 2022a,b; iNaturalist, 2023; tableau 2; figure 2). Dans les aires de conservation et le long des corridors routiers, l’espèce peut être propagée par dispersion intentionnelle de graines ou par l’entremise de l’équipement de fauchage à la fin de l’automne. Dans le cadre du récent projet de la promenade Windsor-Essex, la prairie qui était éliminée a été récupérée partiellement par le déplacement de plaques de végétation de la prairie et la dispersion de graines recueillies sur place (Snyder, comm. pers., 2022). Ces mesures comprenaient notamment le déplacement de matériel de silphe térébenthine vers un site de restauration situé sur la rue Chappus, au nord de la réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie. Un bref relevé effectué dans le site de restauration en 2022 semble indiquer que ces individus n’ont pas survécu.
Relations interspécifiques
Prédateurs et compétiteurs
Les grosses graines du silphe térébenthine sont consommées par les oiseaux, particulièrement le Chardonneret jaune, qui se perche sur les hautes tiges à la fin de l’automne pour s’en nourrir (Pleasants et Jurik, 1992; Hilty, 2020; Deacon, obs. pers.). Rien n’indique que les graines sont dispersées par les oiseaux, qui auraient de la difficulté à transporter celles-ci sur de longues distances en raison de leur grande taille. Il est probable que les graines tombées au sol sont consommées par de petits rongeurs, notamment des souris et des campagnols. Une étude sur la consommation par les rongeurs des graines de 16 herbacées non graminoïdes des prairies semées dans des parcelles, dont le silphe à feuilles entières, a révélé que le campagnol des prés (Microtus pennsylvanicus) consommait sélectivement les graines de cette espèce et entraînait une baisse de 59 % de celles-ci pendant la période hivernale, alors qu’il ignorait les graines des autres espèces (Howe et Brown, 2000). Dans le cadre d’une étude semblable, la prédation des graines de 12 plantes herbacées non graminoïdes des prairies par de petits mammifères et des arthropodes a révélé que les graines du silphe térébenthine et du silphe perfolié (Silphium perfoliatum) étaient consommées par les petits mammifères en proportions beaucoup plus élevées que celles des autres espèces utilisées dans l’étude (Johnson et Zettlemoyer, 2022). Peut-être en raison de la substance résineuse excrétée par la plante, le broutage par le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) n’est pas répandu, et aucun signe de broutage n’a été noté pendant les relevés de 2022.
Interactions hôte-parasite-maladie
Au moins un individu atteint de la rouille (Puccinia silphii) a été observé au Canada (Campbell, comm. pers., 2022), et cette maladie a été observée chez des individus dans l’ensemble des États-Unis (iNaturalist, 2023). La maladie ne nuirait pas aux individus.
Autres relations
Les fleurs du silphe térébenthine attirent les abeilles à longue langue, notamment les bourdons, les andrènes et l’abeille domestique (Apis mellifera), espèce introduite d’Europe (Hilty, 2020). Elles sont également visitées par des halictes, des syrphes et des colibris (Hilty, 2020). Les grosses tiges creuses sont peut-être utilisées par les insectes pour la nidification ou l’hivernage. Le charançon Haplorhynchites aeneus, classé S1S2 (gravement en péril à en péril) en Ontario et N3N4 (vulnérable à apparemment non en péril) au Canada, a été observé dans les prairies de Windsor (Bright, 1993). Les adultes de cette espèce s’accouplent sur les fleurs du silphe térébenthine et celles d’autres Astéracées, et ses larves s’en nourrissent (NHIC, 2023).
Adaptations physiologiques, comportementales et autres
Le silphe térébenthine est adapté aux incendies et bénéficie des conditions dégagées qui sont maintenues par les incendies périodiques. Dans une certaine mesure, le fauchage régulier reproduit ce régime de perturbation, mais ne permet pas le recyclage des éléments nutritifs et ne dénude pas le sol minéral comme le font les incendies. Les grandes feuilles sont inflammables en mars et en avril, mais la croissance des parties aériennes se fait relativement plus tard, les feuilles préliminaires émergeant de la fin d’avril jusqu’en mai (Deacon, obs. pers.). Le collet est quelque peu isolé de la chaleur rayonnante causée par le feu grâce à la masse de pétioles durcis et au jeune feuillage. Les dommages aux premières feuilles causés par un feu printanier ne nuiraient pas de façon importante à la plante, car de nombreuses feuilles supplémentaires sont produites jusqu’à la fin du printemps (Deacon, obs. pers.). Dans le cas des grandes colonies d’individus, desquelles les graminées des prairies sont habituellement exclues, la charge de combustible fin est relativement faible, et l’intensité du feu y est donc moindre.
Le silphe térébenthine tolère les périodes de sécheresse et peut entrer dans un état de reproduction inhibée lorsque les conditions deviennent défavorables. L’été 2022 a été très sec entre juin et août, période pendant laquelle les individus produisent habituellement une tige florifère. Aucune tige ou fleur avortée n’a été observée en 2022, et la tige florifère est habituellement bien visible parmi les feuilles basilaires à la fin mai (Deacon, obs. pers.). Le complexe de prairies Ojibway étant situé au-dessus d’une nappe perchée, la sécheresse de 2022 et les années sèches qui l’ont précédée ont peut-être réduit le nombre d’individus de l’espèce qui ont fleuri malgré la tolérance offerte par la racine pivotante profonde (Woodliffe, comm. pers., 2022). Les conditions d’humidité du sol dans le complexe de prairies Ojibway ont été sèches pendant plusieurs années consécutives, et les individus florifères de l’espèce n’atteignent plus que 1 à 2 m de hauteur (Cedar, comm. pers., 2022). Cette réaction pourrait indiquer que les périodes prolongées de sécheresse et les conditions printanières sèches causées par une réduction de l’eau de fonte des neiges ou des précipitations ont sur les individus une incidence qui dépasse leur tolérance.
Les individus bien établis tolèrent les perturbations (Swink et Wilhelm, 1979), y compris le fauchage ou la scarification du sol en dehors de la saison de végétation. Il a été observé, chez les individus cultivés, que la plante peut produire de nouvelles feuilles en peu de temps même si son collet est sectionné à plusieurs centimètres sous la surface du sol (Deacon, obs. pers.). Le silphe térébenthine est rustique, et ses semis peuvent s’établir dans de vieux champs dégradés sans qu’il soit nécessaire d’éliminer la végétation concurrente (Kirt et Durnberger, 1990).
Une étude sur l’orientation des feuilles (Smith et Ullberg, 1989) a révélé que le feuillage des individus matures a une forte propension pour une orientation nord-sud, la plupart des feuilles étant dressées et à moins de 30 degrés de la verticale. L’étude a permis d’inférer que l’orientation des feuilles maximise les échanges gazeux et la photosynthèse et minimise la perte d’eau, ce qui permet à la plante de survivre au stress dû à la sécheresse, qui peut être intense dans les communautés de prairie à herbes hautes. L’orientation des feuilles s’estompe au cours de la saison de croissance, à mesure que la rosette grossit et que les vieilles feuilles sont poussées vers l’extérieur par de nouvelles feuilles (Smith et Ullberg, 1989).
Facteurs limitatifs
Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas d’origine humaine et comportent des caractéristiques intrinsèques qui rendent l’espèce moins susceptible de répondre aux activités de conservation. Les facteurs limitatifs peuvent devenir des menaces s’ils entraînent un déclin de la population. Les principaux facteurs limitatifs pour le silphe térébenthine sont :
Floraison limitée
Durant les relevés de 2022, moins de 1 % des individus portaient des tiges florifères dans chacun des quatre plus grands sites, qui comptent entre 257 et environ 4 400 individus. La capacité du silphe térébenthine d’entrer en état de dormance lorsque l’habitat devient non convenable ou lorsque les conditions météorologiques ne sont pas favorables à la floraison est bénéfique pour la survie à long terme des individus, mais réduit le potentiel de recrutement de nouveaux individus à un site.
Pollinisation
Le silphe térébenthine serait auto-incompatible, et un peuplement d’individus matures serait nécessaire pour une pollinisation fructueuse. Les sous-populations où il y a très peu d’individus matures, soit à cause de la sénescence, soit à cause d’un faible nombre total d’individus, peuvent être désavantagées pour la pollinisation. Le tube de la corolle des fleurs ligulées et des fleurs tubulaires est allongé (>1 cm), et la pollinisation secondaire pourrait dépendre d’animaux à longue langue, comme les abeilles, les syrphes et les colibris (voir Relations interspécifiques). Bon nombre des sous‑populations se trouvent dans des zones naturelles de grande taille reliées entre des parcelles d’habitat; cependant, le paysage urbain de Windsor et de LaSalle est susceptible de limiter les déplacements des pollinisateurs sur de grandes distances.
Dispersion limitée
La dispersion localisée des graines, estimée à 5 m en une génération (Deacon, obs. pers.), menace la viabilité à long terme des peuplements de silphe térébenthine. Une colonie d’individus essentiellement statique au sein d’un habitat plus vaste est vulnérable aux phénomènes stochastiques. La formation de colonies denses d’individus peut conférer à l’espèce des avantages concurrentiels par rapport aux graminées et autres herbacées non graminoïdes et facilite la pollinisation croisée, mais, en l’absence d’autres sites, tous les individus peuvent rapidement être éliminés par une menace.
Caractéristiques de la graine
Bien qu’un individu mature produise souvent plusieurs douzaines de capitules, un capitule ne contient que 15 à 20 graines, sur le pourtour (Van Tassel et DeHaan, 2023). Chez les individus cultivés, une partie des graines n’est habituellement pas viable, et on a observé une prédation des graines tant chez les individus cultivés que chez les individus sauvages (Deacon, obs. pers.). En plus de la dispersion limitée, la nature des graines entraîne des difficultés pour le recrutement.
Taille et tendances des populations
Sources de données, méthodologies et incertitudes
Les relevés sur le terrain menés à l’automne 2022 et à l’été 2023 constituent les seules données complètes sur l’abondance du silphe térébenthine au Canada. Ces données n’incluent pas les dénombrements réalisés dans les sous-populations de l’île Walpole.
Les activités de relevé de 2022 et de 2023 ont permis d’évaluer adéquatement les sites connus du silphe térébenthine dans les comtés d’Essex, de Brant et de Norfolk. Comme le silphe térébenthine se rencontre principalement dans les milieux bien étudiés de prairie à herbes hautes du sud de l’Ontario, la probabilité que de nouveaux sites soient répertoriés dans ces milieux est faible. Il est possible que de nouveaux sites indigènes soient trouvés le long de corridors ferroviaires, routiers et de services publics où l’espèce a persisté.
Les relevés ont d’abord consisté à retrouver les sites connus. L’auteur du relevé a parcouru chaque site afin de déterminer la répartition approximative des individus dans les environs. À l’aide d’un appareil GPS portatif muni d’une fonction de suivi, des transects également espacés ont été parcourus dans le peuplement et un décompte par points a été établi pour dénombrer tous les individus. Un décompte distinct des tiges florifères a été tenu à jour. Dans certains cas, une tige florifère d’une année précédente a été observée sur un individu qui n’a pas fleuri en 2022, et elle a été incluse dans le dénombrement. Dans les cas où plusieurs tiges émergeaient d’une touffe de feuilles basilaires, le collet à la surface du sol a été examiné de près pour déterminer si les tiges appartenaient à un seul individu ou à plusieurs individus très rapprochés. Des notes concernant la vigueur des individus, les menaces apparentes, les espèces associées et la structure de la communauté végétale ont également été consignées. Une fois le dénombrement terminé, le responsable du relevé a inspecté les zones adjacentes d’habitat convenable à la recherche d’éventuels individus isolés et d’autres sites.
Les relevés comportent plusieurs limites. Dans de nombreux sites, une grande proportion des individus étaient composés de feuilles basilaires seulement durant les relevés de 2022. Les observations et les photographies antérieures indiquent qu’il y a eu une augmentation du nombre de tiges florifères dans un certain nombre de sites au cours des dernières années. Il est difficile de définir ce qu’est un individu mature pour une espèce qui peut vivre des dizaines d’années, mais qui produit des tiges florifères de manière non constante. Le recrutement annuel du silphe térébenthine serait faible et, dans certains sites, il est possible qu’un nombre faible ou nul de nouveaux individus s’établissent au cours d’une année donnée. Aucune étude n’a été réalisée sur le recrutement du silphe térébenthine. On a aussi avancé que les grands individus non florifères pourraient se reproduire s’ils se trouvaient dans un habitat ouvert convenable. Ces individus, ainsi que les individus florifères, seraient considérés comme des individus matures selon la définition de l’UICN. Selon les estimations, la plupart des individus (jusqu’à 90 %) qui ne fleurissaient pas pourraient le faire dans l’avenir si les conditions s’amélioraient grâce à une diminution de la concurrence (Clevinger, comm. pers., 2023), en particulier ceux dont la reproduction était supprimée. Toutefois, étant donné qu’il est difficile d’établir une distinction entre les individus immatures et les individus dont la reproduction pourrait être supprimée en raison de conditions d’habitat non convenables, le nombre total de tiges florifères observées en 2022 est considéré comme le nombre minimal d’individus matures (tableau 3).
| Sous‑population | Nombre total d’individus | Nombre d’individus florifères (2022)b |
|---|---|---|
| Complexe de prairies Ojibway | 3674 | 24 |
| Cameron Sud | 91 | 29 |
| Collège St. Clair | 217 | 9 |
| Chemin Tecumseh Ouest | 4488 | 35 |
| Rue Northwood | 34 | 12 |
| Avenue Central | 47 | 7 |
| Près du parc Victoiry, LaSalle | 2 | 0 |
| Boisés du cours supérieur du ruisseau Big (Amherstburg Greenway) | 4250 | 17 |
| Brantford | 0 | 0 |
| Townsend | 0 | 0 |
| Île Walpole | Inconnu | Inconnu |
| Total | 12 803+ | 133+ |
b Le site de Brantford a fait l’objet de relevés en 2022 et en 2023. Un relevé a été effectué à Townsend en 2023.
Dans le comté d’Essex, les relevés ont été effectués entre le 4 et le 11 novembre, période pendant laquelle presque tous les individus ne portaient plus que des feuilles brunes enroulées et desséchées. Bien que les grandes feuilles soient restées facilement visibles, leur aspect lâche contraste avec la stature dressée des individus vivants pendant la saison de croissance. Les individus pouvaient être distingués grâce aux collets visibles parmi les feuilles tombées; il aurait toutefois été plus facile d’effectuer un dénombrement durant la saison de croissance, lorsque des fleurs voyantes étaient présentes. De plus, les conditions de sécheresse de 2022 et leur effet négatif inféré sur le nombre de tiges florifères doivent être pris en considération. Le nombre total d’individus florifères a semblé assez faible au rédacteur du rapport et à d’autres personnes qui connaissent les sites (Cedar, comm. pers., 2022; Pratt, comm. pers., 2022; Preney, comm. pers., 2022; Woodliffe, comm. pers., 2022).
Les données d’observation fournies par le CIPN (NHIC, 2022 a,b) ont été examinées afin de déterminer les sites où un dénombrement ou une estimation des individus a été effectué. L’ensemble de données actuel comprend 97 mentions qui vont d’un spécimen récolté par John Macoun en 1892 à 49 observations inscrites dans la plateforme iNaturalist, la plus récente en date de 2023. Un petit nombre des observations consignées dans iNaturalist comprennent des photographies qui permettent d’estimer le nombre d’individus présents, y compris les individus florifères. La détermination de l’abondance d’individus à partir des observations d’iNaturalist est limitée, car un seul individu peut produire plusieurs tiges, et il n’est pas toujours évident que la photographie représente l’ensemble du peuplement. Environ 15 des observations fournies comprenaient un dénombrement exact des individus, fournissaient une estimation générale du nombre d’individus ou utilisaient des termes relatifs tels que « rare » ou « localement abondant ». Bien qu’un sous-ensemble de ces observations indique la présence d’individus florifères, les dénombrements ou les estimations ne font pas de distinction entre les individus florifères et les individus végétatifs.
Les étiquettes des spécimens d’herbier ont aussi été examinées, et deux d’entre elles contenaient des renseignements sur l’abondance relative. Un de ces spécimens a été inclus dans la série de données du CIPN, mais le spécimen récolté en 1894 à Paris, le spécimen récolté en 1975 à la Rivière-aux-Canards et le spécimen récolté en 1977 sur le terrain de l’hippodrome de Windsor n’ont pas été inclus. Chaque observation a été contre-vérifiée avec d’autres observations, ou des renseignements supplémentaires ont été demandés à l’observateur (Catling, comm. pers., 2022). Un spécimen récolté en 1945 à « Cayuga », dans le comté d’Haldimand, a été omis du projet de l’ARVPO et n’a pas été considéré comme une sous-population dans le présent rapport. On soupçonne que l’étiquette de la fiche d’herbier contient une erreur quant au lieu où se trouve l’espèce et que l’individu n’a peut-être pas été récolté dans le comté de Haldimand (Sutherland, comm. pers., 2022).
Dans le cadre de la préparation du présent rapport, le rédacteur s’est renseigné auprès de naturalistes locaux. Bon nombre d’entre eux ont été en mesure de décrire les conditions antérieures du site et d’estimer le nombre de tiges sur une période interannuelle et de voir comment le site a changé. Les nombres de tiges présentés à l’annexe 3 sont considérés comme des estimations grossières, certains souvenirs datant de plus de 40 ans.
Abondance
Trois des sous-populations abritent un nombre relativement élevé d’individus : celle du complexe de prairies Ojibway, celle du chemin Tecumseh Ouest et celle des boisés du cours supérieur du ruisseau Big, près d’Amherstburg. En 2022, moins de 1 % des individus étaient en fleurs dans ces sites. La taille de la sous-population de la Première Nation de Walpole Island est inconnue. Les sites de la Première Nation de Walpole Island et du complexe de prairies Ojibway se caractérisent par une prairie d’herbes hautes de grande qualité, tandis que les autres sites sont associés à des zones perturbées le long de corridors ferroviaires (tableau 3; annexe 3).
Au total, 12 803 individus ont été dénombrés dans 8 des 9 sous-populations indigènes existantes en 2022 (tableau 3). Il n’existe actuellement aucune donnée pour l’île Walpole. Seulement 133 des individus présentaient des tiges florifères; ces tiges dataient en grande partie de 2022, mais comprenaient aussi un petit nombre de tiges persistantes de 2021. Dans les diverses sous-populations, moins de 1 à 35 % du nombre total d’individus portaient des tiges florifères. Les conditions de sécheresse de 2022 et leur effet négatif inféré sur le nombre de tiges florifères doivent être pris en considération. Plusieurs naturalistes ont signalé avoir observé un nombre considérablement plus élevé d’individus florifères à certains sites au cours des dernières années, notamment des centaines d’individus florifères dans la partie nord de la réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie et des centaines au « champ de silphe térébenthine », dans l’aire naturelle Spring Garden (Cedar, comm. pers., 2022; Pratt, comm. pers., 2022; Preney, comm. pers., 2022; Woodliffe, comm. pers., 2022).
La sous-population de l’île Walpole n’a pas fait l’objet de relevés, mais pourrait comprendre un nombre considérable d’individus dans la prairie humide à herbes hautes, si l’on en croit les observations faites par les botanistes qui ont visité l’île au début des années 2000 (Oldham, obs. pers., 2004; Obbard, obs. pers., 2009; Deacon et Korol, obs. pers., 2015). Les sous-populations de Brantford et de Townsend comprenaient peu d’individus lors de leur dernière observation (annexe 3). Compte tenu du temps qui s’est écoulé depuis la dernière observation et du fait qu’aucun individu n’a été observé dans l’une ou l’autre des sous-populations en 2022 et en 2023, ces sous-populations sont présumées disparues. La sous-population de LaSalle, près du parc Victory, était composée de seulement deux individus végétatifs en 2022 et est située dans une bande étroite à la lisière d’une forêt. L’aménagement d’un champ agricole dans une subdivision adjacente à l’élément arboré est susceptible de poursuivre la tendance de dégradation de l’habitat de ces individus à mesure qu’il y a succession. En l’absence d’une superficie appréciable de prairie ou de pré à proximité, cette sous-population est peut-être en péril, notamment en raison d’un faible potentiel de pollinisation croisée et de production de graines viables. Toutes les autres sous-populations sont bien établies. On estime que la population canadienne actuelle de silphe térébenthine pourrait atteindre 20 000 individus, si l’on tient compte du nombre potentiel d’individus présents dans l’île Walpole, mais ce nombre est très incertain. Le nombre d’individus matures est incertain, le nombre d’individus connus se situant entre 133 et 12 803+.
Fluctuations et tendances
Déclin continuNote de bas de page 1 du nombre d’individus matures
Parmi les 11 sous-populations existantes ou historiques, seules celles du complexe de prairies Ojibway et de l’île Walpole ont fait l’objet de multiples observations sur de nombreuses années. La présence documentée du silphe térébenthine dans d’autres sites, sans mention d’un dénombrement de l’espèce ou de conditions de l’habitat, limite la capacité d’évaluer les fluctuations et les tendances à ces sites. Les données de relevé n’ont pas été obtenues pour l’île Walpole lors de la préparation du présent rapport, et il n’est donc pas possible de faire une comparaison détaillée dans le temps. Puisque les principales menaces, soit les espèces exotiques non indigènes envahissantes et la suppression des incendies, concernent toutes les sous-populations, les tendances inférées pour le complexe de prairies Ojibway peuvent s’appliquer aux autres sites dans une large mesure. Dans le cas de la sous-population du complexe de prairies Ojibway, on estime que le déclin des individus matures se poursuit. La perte de 93,9 % de l’aire de répartition de l’espèce depuis 1975 ne correspondrait pas à un déclin de plus de 30 % de la population, car la partie est de l’aire de répartition de l’espèce ne représenterait qu’une petite proportion de la population canadienne. Il est possible que les pertes d’habitat, y compris celles qui ont eu lieu dans la région de Windsor-LaSalle, aient entraîné une perte de plus de 30 % au cours des 75 dernières années (3 générations), étant donné que les sous-populations de la partie ouest de l’aire de répartition étaient les plus grandes.
Preuve d’un déclin continu (1 génération ou 3 ans, selon la période la plus longue, généralement jusqu’à un maximum de 100 ans)
Dans l’inventaire biologique préliminaire du complexe de prairies Ojibway (Preliminary Life Science Inventory for Ojibway Prairie Complex; Pratt, 1979), le silphe térébenthine est indiqué comme présent à plusieurs sites d’étude. Trois peuplements de prairie mésique-humide à herbacées non graminoïdes ont été étudiés dans des emplacements inconnus du complexe. Deux peuplements comprenaient le silphe térébenthine, et l’espèce y était présente dans 32 % des quadrats. De l’information sur l’un de ces peuplements, soit celui du site du Collège St. Clair, est fournie. Les données indiquent qu’en 1975, Maycock a effectué un relevé du peuplement du collège St. Clair (peuplement 17) par échantillonnage par quadrats; une parcelle d’un hectare contenant 20 quadrats avait alors été établie. D’après les données de l’inventaire, le silphe térébenthine était présent dans 90 % des quadrats (Pratt, 1979). On suppose que le peuplement 17 chevauche la prairie relique que l’on trouve aujourd’hui sur le campus, qui contient 217 individus, dont 9 florifères. Il a été impossible d’obtenir la méthodologie, la cartographie et des données quantitatives supplémentaires qui ont sous-tendu ce résumé dans l’inventaire biologique. Si la parcelle visitée en 1975 chevauche le site où des individus ont été dénombrés en 2022, il est probable que la présence du silphe térébenthine a diminué au moins modérément par rapport à sa fréquence dans 90 % des quadrats observée par Maycock. Bien qu’il y ait actuellement 217 individus présents dans ce site, leur répartition est largement limitée à la partie nord de la prairie; il n’y a que quelques individus épars dans la partie centrale, et aucun dans la partie sud.
Dans le cadre des relevés de 2022, 3 674 individus du silphe térébenthine répartis entre 12 sites ont été documentés dans la sous-population du complexe de prairies Ojibway, mais seulement 24 individus florifères ont été observés. Des naturalistes de la ville de Windsor ont indiqué avoir observé une diminution récente des individus florifères qui pourrait être attribuable à une fluctuation liée à la sécheresse, mais des commentaires ont aussi été formulés au sujet de la diminution du nombre total d’individus au cours des dernières décennies.
L’inventaire biologique du complexe de prairies Ojibway (Pratt, 1979) ne fournit pas d’information supplémentaire sur la fréquence du silphe térébenthine dans le complexe, et les suppositions quant aux tendances dans la réserve naturelle provinciale reposent sur une série de notes d’observation souvent associées à des spécimens prélevés, sur des photographies ou sur des souvenirs des conditions du site.
Réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie
Le silphe térébenthine a été signalé pour la première fois dans les environs de Sandwich (aujourd’hui Windsor) par John Macoun en 1892, et un deuxième spécimen, récolté en 1901, fait référence à « Windsor; près de l’hippodrome ». Ces spécimens constituent les premières mentions de l’espèce pour cette sous-population, mais ils ne sont associés à aucune indication sur l’abondance de l’espèce. En 1975, Allen Woodliffe a récolté un individu à « 800 verges au sud-est de l’hippodrome de Windsor », dans une prairie humide. Il est possible que cette colonie soit la même que celle observée par Macoun 74 ans auparavant. En 1985, Paul Pratt a photographié une vigoureuse colonie comprenant des centaines de tiges florifères, à l’extrémité nord-ouest de la réserve naturelle provinciale. Allen Woodliffe se souvient de nombreuses petites colonies dans la réserve naturelle provinciale, le long du côté est du chemin Matchette, dans une zone connue sous le nom de « old fields » (Woodliffe, comm. pers., 2022). Aucun individu n’y a été observé en 2022, et le roseau commun (Phragmites australis australis) y pousse maintenant densément. En 2008, E. Sanders a dénombré 19 individus dans une localité géoréférencée qui semble située au nord du site de 1975, mais il ne fait aucune mention de tiges florifères. Le rédacteur du présent rapport a visité la même colonie l’année suivante, en 2009, et y a observé environ 10 individus. En 2022, cette colonie a été revisitée, et 21 individus végétatifs y étaient présents. Selon les naturalistes du parc, le silphe térébenthine était autrefois beaucoup plus répandu (dizaines ou centaines de tiges florifères) dans l’extrême nord-ouest de la réserve naturelle provinciale (Pratt, comm. pers., 2022; Woodliffe, comm. pers., 2022). En 2022, peu d’individus ont été observés dans ce secteur, et le roseau commun avait envahi les deux côtés du chemin Titcombe, là où des individus avaient été observés dans le passé. Pratt se souvient que plus de 2 000 individus étaient présents dans le nord-ouest, près du chemin Matchette, dans les années 1980, et mentionne que cette zone était auparavant brûlée régulièrement, mais qu’elle est devenue envahie par le roseau commun (Pratt, comm. pers., 2022). Il ajoute qu’en octobre 2022, lors d’une promenade dans un site de cette région, il n’a remarqué aucun individu de l’espèce, mais certains pourraient persister et être cachés parmi les denses roseaux communs.
Prairie Spring Garden
Plusieurs spécimens font référence à la « prairie Spring Garden », et on ne sait pas s’il s’agit d’une zone de prairie située juste à côté du chemin Spring Garden, près d’une église, ou d’une zone naturelle plus vaste, à l’intérieur de laquelle se trouvent plusieurs sites du silphe térébenthine. En 1982, Botham et Oldham ont signalé la présence d’individus dans la « prairie Spring Garden », et Oldham est retourné au site en 1984 avec Gary Allen. Aucun dénombrement ni aucun détail concernant la floraison ou l’habitat ne sont consignés sur l’étiquette du spécimen. En 2006, Oldham a photographié une colonie comprenant environ 20 tiges florifères près de l’église. Oldham est retourné au site en 2007 avec Jane Bowles et Samuel Brinker et a observé environ 80 à 100 individus, dont de nombreux individus florifères, dans des boisés clairsemés. Brinker y est retourné en 2011 et a photographié un peuplement comptant environ 25 tiges florifères (voir la photographie de la couverture), mais au moins 100 tiges florifères pourraient avoir été présentes au site (Brinker, comm. pers., 2022). En 2022, le rédacteur du présent rapport a effectué des relevés dans cette zone et a dénombré 75 individus, dont deux tiges florifères. D’après ces estimations grossières effectuées entre 2006 et 2022, il semble que le nombre de tiges florifères ait fluctué au cours des 16 dernières années. Le nombre d’individus végétatifs est probablement demeuré le même durant cette période, et les photographies indiquent que l’habitat est resté stable, malgré un faible empiétement du cornouiller à grappes (Cornus racemosa) observé en 2022.
Le « champ de silphe térébenthine »
Un site au sud de l’aire naturelle Spring Garden a été photographié par Russ Jones et Tom Preney en 2017. La grande clairière abritait environ 100 tiges florifères et des milliers d’individus végétatifs. En 2022, Preney a de nouveau visité le site avec le rédacteur du rapport, et ils ont observé environ 3 300 individus, dont 17 florifères. L’oléastre à ombelles (Elaeagnus umbellata) est en train de supplanter les autres espèces dans cette clairière et y compte maintenant des milliers d’individus, dont des individus fructifères et des plantules. Les mesures de lutte contre cette espèce ont donné des résultats mitigés, et celle-ci continue de menacer la colonie de silphe térébenthine (Preney, comm. pers., 2022).
Fluctuations de la population, y compris les fluctuations extrêmes
On croit que la population d’individus matures est relativement stable d’une année à l’autre, que le recrutement annuel est faible et que les individus matures existants vivent très longtemps. Le nombre de sous-populations est demeuré relativement stable pendant de nombreuses années, et la zone d’occurrence et l’IZO ont peu changé (voir Fluctuations et tendances de la répartition).
Fragmentation grave
La population de silphe térébenthine n’est pas considérée comme gravement fragmentée. La plupart des neuf sous-populations indigènes existantes de silphe térébenthine se trouvent dans des parcelles d’habitat qui seraient suffisamment grandes pour soutenir une sous-population viable. Bien que les sites d’Amherstburg et de l’île Walpole soient isolés du groupe principal de sites de Windsor et de LaSalle, les colonies sont viables et autonomes, sans échange génétique entre les sous-populations. La sous‑population de LaSalle, située dans une étroite bande à la lisière d’une forêt près du parc Victory, ne comptait que deux individus végétatifs en 2022, et n’est probablement pas viable à long terme. L’aménagement d’un champ agricole dans une subdivision adjacente à l’élément arboré est susceptible de poursuivre la tendance de dégradation de l’habitat de ces individus au fil de la succession. En l’absence d’une prairie ou d’un pré d’une superficie appréciable à proximité, cette sous-population est peut-être en péril, notamment en raison d’un faible potentiel de pollinisation croisée et de production de graines viables.
Immigration de source externe
Il est peu probable qu’une immigration naturelle se produise depuis les sous‑populations adjacentes de silphe térébenthine du Michigan ou de l’Ohio vers des habitats convenables au Canada. Malgré la forte urbanisation du paysage, de nombreuses sous-populations sont présentes dans les aires protégées et le long de routes et de corridors ferroviaires dans toute la région adjacente.
Bien que les oiseaux consomment les grosses graines de l’espèce, ils le font généralement directement sur la plante ou à proximité de celle-ci (Deacon, obs. pers., 2022). Les sous-populations américaines les plus proches se trouvent à au moins 15 km du Canada et en sont séparées par la ville de Détroit et le lac Érié, de sorte que la migration naturelle par l’entremise des oiseaux n’entraînera pas d’immigration de source externe significative. Les graines ne sont pas propices à leur dispersion par le vent ou par l’eau, et la détérioration des conditions dans les prairies voisines et canadiennes limite probablement davantage les taux de dispersion et la capacité d’établissement autonome.
Menaces
Tendances en matière d’habitat passées, à long terme et en cours
L’étendue et la qualité de l’habitat de prairie à herbes hautes au Canada ont considérablement diminué depuis le début de la colonisation européenne et la conversion des prairies en terres arables. D’après les notes des auteurs des premiers relevés pour le sud de l’Ontario, les prairies, les savanes de chênes et les forêts occupaient une superficie estimée à au moins 530 km2 du paysage au moment où les relevés ont été effectués jusqu’au 19e siècle (Bakowsky et Riley, 1994). Bon nombre de ces milieux ont été défrichés, labourés ou drainés au cours des 200 dernières années. On estime que l’étendue actuelle de ces habitats en Ontario est inférieure à 0,5 % de l’étendue initiale, incluant les vestiges de l’île Walpole et de la prairie Ojibway (Bakowsky et Riley, 1994).
À l’île Walpole et à la prairie Ojibway, le silphe térébenthine se trouve à l’intérieur de la communauté végétale de type prairie à herbes hautes à sol humide-frais (TPO2-1), qui est classée G2 (en péril à l’échelle mondiale) et S1 (gravement en péril en Ontario) (NHIC, 2023). Peu de vestiges de cette communauté végétale faisant plus de deux hectares subsistent aujourd’hui en Ontario, environ 6 à 20 occurrences d’élément étant connues (Rodger, 1998). Les notes des auteurs des premiers relevés décrivent une vaste zone de prairie qui bordait presque toute la portion est du lac Sainte-Claire et s’étendait sur une certaine distance vers l’intérieur des terres (McNiff, 1791).
La cartographie des sols des environs de Windsor et de LaSalle (Richards et al., 1949) indique qu’environ 60 km2 de l’ancien canton de Sandwich West sont situés sur un loam sableux qui abritait probablement autrefois une mosaïque de prairies à herbes hautes, de marais et de savanes de chênes, semblable aux habitats qui subsistent aujourd’hui dans la prairie Ojibway. Pratt (1979) note que McNiff, en 1790 à 1791, décrivait la région s’étendant depuis le sud de l’actuel complexe de prairies Ojibway jusqu’à la rivière Canard comme une « plaine sableuse peu fertile » (McNiff, 1791). Bien que la prairie Ojibway ait été épargnée par les plans d’aménagement à la suite de l’achat de terrains par la U.S. Steel Corporation en 1908 (Pratt, 1979), une grande partie du couvert naturel a été progressivement remplacée au fil de l’expansion des zones urbaines de Windsor et de LaSalle. Au sud de LaSalle se trouve une combinaison de lots résidentiels et de cultures spéciales, et peu de boisés et de zones riveraines subsistent.
Des naturalistes de la ville de Windsor ont remarqué que plusieurs années consécutives de conditions sèches semblaient avoir eu une incidence sur le silphe térébenthine dans le complexe de prairies Ojibway (Cedar, Pratt, Preney, comm. pers., 2022). Les individus qui ne sont pas directement touchés par d’autres menaces comme les espèces envahissantes ou la succession d’espèces ligneuse, et qui se trouvent dans des prairies à herbes hautes de grande qualité, semblent produire moins de tiges florifères qu’auparavant et ne pas devenir aussi grandes qu’elles le feraient normalement. On soupçonne que la fluctuation de la nappe phréatique, peu profonde, est à l’origine de ce changement récent. Une étude hydrologique de la prairie Ojibway (Guiton, 1976) a révélé que le mouvement vertical de l’eau à travers l’argile sous-jacente était négligeable et que, par conséquent, le régime hydrologique de la prairie est régulé par les précipitations et l’évapotranspiration (Pratt, 1979). De même, l’habitat de la sous‑population de l’île Walpole est soumis aux effets d’une nappe phréatique élevée. La modification du niveau des eaux souterraines et des conditions de fonte printanière constitue une menace pour ces sous-populations, dont les individus sont adaptés aux conditions des prairies mésiques-humides.
Menaces actuelles et futures
L’évaluation des menaces n’a porté que sur les sous-populations indigènes et n’a pas tenu compte des menaces pesant sur les sous-populations manipulées. Le silphe térébenthine est vulnérable aux effets cumulatifs de diverses menaces, particulièrement les modifications de l’écosystème causées par les espèces non indigènes envahissantes et la suppression des incendies. La nature, la portée et la gravité de ces menaces sont décrites à l’annexe 3, selon le système unifié de classification des menaces de l’UICN‑CMP (Union internationale pour la conservation de la nature – Partenariat pour les mesures de conservation; voir Salafsky et al. [2008] pour les définitions et Master et al. [2012] pour les lignes directrices). Le processus d’évaluation des menaces consiste à évaluer les impacts pour chacune des 11 grandes catégories de menaces et de leurs sous‑catégories, en termes de portée (proportion de la population exposée à la menace au cours des 10 prochaines années), de gravité (déclin prévu de la population au sein de la portée au cours des 10 prochaines années ou des 3 prochaines générations, selon la période la plus longue, jusqu’à un maximum d’environ 100 ans) et d’immédiateté de chaque menace. Le calcul de l’impact global des menaces tient compte des impacts de chacune des catégories de menaces et peut être ajusté par les spécialistes des espèces qui participent à l’évaluation des menaces.
L’impact global de la menace pour le silphe térébenthine est considéré comme élevé à moyen, ce qui correspond à un déclin supplémentaire prévu de 3 à 70 % au cours des 75 prochaines années (3 prochaines générations). Ces valeurs doivent toutefois être interprétées avec prudence, puisqu’elles peuvent être fondées sur des renseignements subjectifs, comme l’opinion d’experts, même si des efforts ont été déployés pour corroborer les cotes par des études et des données quantitatives.
Modifications des systèmes naturels (UICN 7.0; impact global de la menace « élevé-moyen »)
Autres modifications de l’écosystème (espèces envahissantes – UICN 7.3; impact global de la menace « élevé-moyen »)
Le roseau commun est présent dans un certain nombre de sites du silphe térébenthine, où il forme souvent des peuplements très denses atteignant 3 à 4 m de hauteur. L’espèce était présente durant les relevés réalisés dans le cadre de l’inventaire biologique (Pratt, 1979), mais elle est devenue beaucoup plus répandue et, avec la suppression des incendies, elle constitue la principale menace pour le silphe térébenthine (Pratt, comm. pers., 2022). Cette espèce est répandue le long des corridors de services publics et en bordure des routes dans l’ensemble du complexe de prairies Ojibway. On trouve également des peuplements clairsemés dans les zones principales de prairie à herbes hautes de la réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie. Pendant les relevés de 2022, les individus du silphe térébenthine situés parmi le roseau commun se limitaient systématiquement à des touffes clairsemées de feuilles basilaires peu développées. Les individus matures semblaient être limités aux bords des sentiers d’entretien et des sentiers pédestres qui traversent les peuplements de roseau commun, où la concurrence est réduite.
Des milliers d’oléastres à ombelles sont présents au « champ de silphe térébenthine », qui fait partie de la sous-population de la prairie Ojibway, et ils y supplantent le silphe térébenthine. La Ville de Windsor a tenté de lutter contre cet arbuste envahissant en appliquant des herbicides sur les souches et sur les feuilles, mais les résultats sont mitigés (Preney, comm. pers., 2022).
La sous-population des boisés du cours supérieur du ruisseau Big est en déclin à cause de la présence d’arbustes envahissants, dont le nerprun bourdaine (Frangula alnus), un troène (Ligustrum sp.) et, dans une moindre mesure, l’oléastre à ombelles. Le sol bien drainé de ce site semble limiter la vigueur des arbustes, mais un fourré irrégulier réduit la qualité de l’habitat de prairie le long de la voie ferrée.
Parmi les autres espèces exotiques envahissantes qui sont présentes en petits nombres dans certaines sous-populations, mais qui pourraient augmenter, on compte l’ailante glanduleux (Ailanthus altissima), le pin sylvestre (Pinus sylvestris), le mûrier blanc (Morus alba), le rosier multiflore (Rosa multiflora), le chèvrefeuille de Maack (Lonicera maackii), le brome inerme (Bromus inermis), l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea), le chèvrefeuille du Japon (Lonicera japonica) et le panais sauvage (Pastinaca sativa).
Incendies et suppression des incendies (UICN 7.1; impact global de la menace « moyen »)
La suppression des incendies favorise la succession d’arbres et d’arbustes, ce qui entraîne des changements rapides de la structure et de la composition de l’habitat du silphe térébenthine. Les feux de forêt sont maintenant pratiquement inexistants dans le sud de l’Ontario, et les conditions autrefois crées par le feu sont maintenant largement le résultat d’autres facteurs, comme l’élimination de la végétation ligneuse dans les corridors de services publics. Nowicki et Abrams (2008) utilisent l’expression « mésophication » pour décrire le cycle de rétroaction positive selon lequel les conditions fraîches, humides et ombragées causées par l’empiétement d’espèces ligneuses nuisent à l’inflammabilité d’un site tout en favorisant la croissance d’espèces intolérantes au feu. Cette menace s’applique à toutes les sous-populations où des espèces intolérantes au feu empiètent sur les prairies et les prés occupés par le silphe térébenthine. Les espèces problématiques comprennent le peuplier deltoïde (Populus deltoides), le peuplier faux‑tremble (P. tremuloides), le chêne des marais (Quercus palustris), le noyer noir (Juglans nigra), les frênes (Fraxinus spp.), l’orme d’Amérique (Ulmus americana), le pin blanc (Pinus strobus), le sassafras officinal (Sassafras albidum), le genévrier de Virginie (Juniperus virginiana), le sumac vinaigrier (Rhus typhina), le cornouiller à grappes et le clavalier d’Amérique (Zanthoxylum americanum). Des feux à intervalle régulier sont essentiels pour réduire l’empiétement des espèces ligneuses et permettre aux graminées et aux herbacées non graminoïdes de prospérer. Le brûlage dirigé semble être un outil nécessaire à toute forme moderne de gestion des prairies (Pratt, 1979).
Dans la région de Windsor, les brûlages dirigés des sites de prairie à herbes hautes sont généralement réalisés en mars ou au début d’avril, les brûlages de fin de printemps et d’automne étant moins fréquents en raison de la fumée accrue causée par le verdissement de la végétation et de la présence d’espèces de serpents en péril, qui sont généralement en dormance au début du printemps. Le moment où le brûlage est effectué constitue une menace potentielle pour le silphe térébenthine, car ceux réalisés tôt dans la saison favorisent les herbacées non graminoïdes alors que ceux réalisés plus tard dans la saison favorisent les graminées hautes (Woodliffe, comm. pers., 2022). Un brûlage en fin de printemps peut être bénéfique pour l’habitat car il réduit le nombre d’espèces non indigènes, mais il favorise également la croissance de graminées de prairie de saison chaude, qui peuvent entrer en concurrence avec les jeunes silphes térébenthines.
Développement résidentiel et commercial (UICN 1.0; impact global de la menace « faible »)
Zones résidentielles et urbaines (UICN 1.1; impact global de la menace « faible »)
Plusieurs peuplements de silphe térébenthine situés dans le boisé de South Cameron sont menacés de façon immédiate par le développement résidentiel. Trois des quatre sites de South Cameron sont situés sur des terrains privés qui comprennent des infrastructures récemment construites pour les bordures et caniveaux et des tracés de routes déblayés, ce qui laisse croire à l’élimination imminente de la végétation. Le projet d’aménagement de cette zone fait l’objet de controverses depuis de nombreuses années, et les récentes révisions apportées à la protection des milieux humides en Ontario ont réduit la protection accordée au boisé.
Il y a un petit nombre d’individus de l’espèce à l’ancien hippodrome de Windsor, où des projets de développement résidentiel et commercial ont été proposés. Le développement de cette parcelle menacerait la petite colonie d’individus et augmenterait les contraintes liées à la réalisation de brûlages dirigés dans la réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie, qui se trouve immédiatement à l’est de cette zone. De plus, un lot privé destiné à la construction résidentielle se trouve au sud de la sous-population du complexe de prairies Ojibway; bien que les individus soient situés sur la berge d’un cours d’eau, ce développement pourrait menacer leur survie à long terme.
Zones commerciales et industrielles (UICN 1.2; impact global de la menace « faible »)
La sous-population du Collège St. Clair se trouve dans l’un des derniers secteurs non aménagés du campus de Windsor. Le stationnement adjacent a récemment été converti en résidence pour étudiants, ce qui vient accentuer la séparation avec ce qui reste de la prairie de la zone d’importance sur le plan environnemental de la prairie Saint Clair, située à proximité. De plus, la structure crée de l’ombre sur les individus en fin de journée. L’expansion future de l’infrastructure du campus pourrait menacer directement l’ensemble de la sous-population.
Corridors de transport et de service (UICN 4.0; impact global de la menace « faible »)
Routes et voies ferrées (UICN 4.1; impact global de la menace « faible »)
L’entretien des voies ferrées et des emprises routières représente une menace pour quatre sous-populations, soit celles du complexe de prairies Ojibway, du chemin Tecumseh Ouest, de la rue Northwood et de l’avenue Central. Les individus de ces sites bénéficient du débroussaillage périodique, mais peuvent être touchés par des travaux localisés qui perturbent le sol. La fréquence de la gestion de la végétation dans ces corridors peut aussi menacer les individus, car les tiges florifères pourraient être coupées, et des périodes prolongées de croissance non contrôlée de la végétation ligneuse pourraient entraîner un déclin des individus matures et de la santé générale des peuplements. La construction d’embranchements, de dépendances, de nouvelles tours et de sous-stations de gaz naturel et le remplacement de ponceaux associés à ces corridors pourraient entraîner la perte d’individus de l’espèce et d’habitat convenable.
Pollution (UICN 9.0; impact global de la menace « faible »)
Effluents industriels et militaires (UICN 9.2; impact global de la menace « faible »)
Les individus qui poussent le long des voies ferrées, des lignes de services publics et des routes peuvent être exposés aux herbicides dans le cadre de la gestion de la végétation le long de ces corridors. L’application d’herbicides pourrait avoir des effets sur les individus de la sous-population de la prairie Ojibway ainsi que sur les sous‑populations du chemin Tecumseh Ouest, de la rue Northwood et de l’avenue Central. Les effets dépendraient du moment de la pulvérisation par rapport à l’apparition des feuilles et de l’exposition des individus de l’espèce.
Nombre de localités fondées sur les menaces
Il y aurait de 16 à 18 localités de silphe térébenthine en fonction du régime foncier, qui reflète la possibilité de gestion des menaces (tableau 4). Chacune des neuf sous‑populations existantes et des deux sous-populations historiques présente des différences au niveau de l’habitat, de même que des menaces qui pourraient rapidement toucher tous les individus d’une sous-population donnée. Parmi les neuf sous-populations viables existantes, cinq localités sont distinguées dans le complexe de prairies Ojibway, tandis que les sites distincts à South Cameron sont considérés comme quatre localités.
| Sous‑population | Emplacement | Justification |
|---|---|---|
| Complexe de prairies Ojibway | 5 | Les espèces exotiques envahissantes constituent une menace pour une grande proportion des individus de cette sous-population. Si l’on tient compte des obstacles et des séparations existants, la sous-population compterait jusqu’à huit localités. Quatre types d’intervenants se partagent la propriété de ces localités : Hydro One (1 localité), la ville de Windsor (1 localité), Parcs Ontario (1 localité) et des propriétaires fonciers privés (2 localités). |
| Cameron Sud | 4 | Le développement résidentiel et urbain menace cette sous-population, et les quatre propriétés représentent des localités indépendantes. |
| Collège St. Clair | 1 | Le développement commercial dans cette sous-population représente une localité fondée sur les menaces. |
| Chemin Tecumseh Ouest | 1 | Les voies ferrées sont une menace pour cette sous-population, qui constitue une localité indépendante des autres sous-populations exposées à la même menace. |
| Rue Northwood | 1 | Les routes et les voies ferrées constituent une menace pour cette sous-population, qui représente une localité vulnérable indépendante des autres sous-populations exposées à la même menace. |
| Avenue Central | 1 | Les routes et les voies ferrées constituent une menace pour cette sous-population, qui représente une localité vulnérable indépendante des autres sous-populations exposées à la même menace. |
| Près du parc Victoiry, LaSalle | 1 | La suppression des incendies menace cette sous-population, qui représente une localité fondée sur les menaces. |
| Boisés du cours supérieur du ruisseau Big (Amherstburg Greenway) | 1 | Les espèces exotiques envahissantes représentent une menace pour une grande proportion des individus de cette sous-population, et une localité est donc reconnue en fonction de cette menace. |
| Brantford | 0 à 1 | Les activités récréatives, plus précisément le fauchage de la berme adjacente à un sentier, représentent une menace dans le parc Waterworks, mais l’espèce y est présumée disparue; il y aurait donc zéro ou une localité. |
| Townsend | 0 à 1 | L’habitat ouvert a été modifié en raison de l’empiétement d’arbres indigènes, et n’est plus convenable; il y aurait donc zéro ou une localité. |
| Île Walpole | 1 | On suppose que la menace la plus plausible pour cette sous-population est la conversion de l’habitat en cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois, ce qui représente une localité fondée sur les menaces. |
Protection, statuts et activités de rétablissement
Statuts et protection juridiques
Le silphe térébenthine ne figure pas sur la liste de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario ni sur celle de la Loi sur les espèces en péril du Canada. Elle ne figure pas sur la liste des espèces en voie de disparition (Endangered) aux États‑Unis ni à l’échelle fédérale ni dans aucun des États où elle est présente.
Statuts et classements non juridiques
Le silphe térébenthine est considéré comme non en péril ou apparemment non en péril à l’échelle mondiale (G4; dernier examen en 2024) et comme gravement en péril au Canada (N1) et en Ontario (S1). L’espèce est classée S1 en Virginie et en Caroline du Sud, S2 (en péril) au Tennessee et en Caroline du Nord, et S3 (vulnérable) en Géorgie. Au Mississippi, le silphe térébenthine est considéré comme vulnérable à apparemment non en péril (S3S4) et, en Iowa, il est classé dans la catégorie « données insuffisantes » (SU). Aucune cote de conservation n’a été attribuée à l’espèce (SNR) dans les États du Midwest et du Sud où celle-ci est présente (Alabama, Arkansas, Illinois, Indiana, Kentucky, Missouri et Wisconsin), de même que dans les États adjacents du Michigan et de l’Ohio (NatureServe, 2024). Le silphe térébenthine n’a pas fait l’objet d’une évaluation par l’UICN (IUCN, 2023).
Protection et propriété de l’habitat
Sur les neuf sous-populations dont l’existence a été vérifiée en 2022, trois se trouvent entièrement sur des terres publiques, deux dans une combinaison de terres publiques et privées, trois sur des terres privées et une dans une réserve des Premières Nations. Les individus qui se trouvent dans la réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie sont les seuls à bénéficier d’une protection officielle. Des individus sont aussi présents sur des terres appartenant à la ville de Windsor et à l’Office de protection de la nature de la région d’Essex; toutefois, ces propriétés sont de nature récréative, et l’espèce n’y bénéficie d’aucune protection officielle. Les autres sites publics sont situés dans les emprises routières de la ville de Windsor. Les sites sur des terres privées comprennent des emprises ferroviaires, des corridors hydroélectriques, des lots privés et des terrains appartenant au collège St. Clair. On ne sait pas si la sous-population de l’île Walpole, qui est un territoire traditionnel de la Première Nation Bkejwanong de Walpole Island, se trouve sur des terres relevant de la Première Nation de Walpole Island ou sur d’autres terres privées.
Les sous-populations qui se trouvent sur des terres publiques de conservation doivent faire l’objet d’une gestion continue afin de lutter contre les espèces envahissantes et d’assurer la survie à long terme du silphe térébenthine en Ontario. Environ le tiers de la population se trouve le long de corridors ferroviaires et hydroélectriques, où l’espèce persiste en grande partie en raison de l’élimination périodique des végétaux ligneux, et l’espèce n’est pas protégée de manière adéquate dans bon nombre de ces sous-populations. Peu de sous-populations situées sur des terres privées, voire aucune, sont susceptibles d’être protégées à des fins de conservation.
Sources d’information
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Collections examinées
Dans le cadre de la préparation du présent rapport de situation, neuf spécimens numérisés de la collection du Musée canadien de la nature (CAN), à Ottawa, en Ontario, ont été examinés. Six spécimens de l’herbier de l’Université de Guelph (OAC), à Guelph, en Ontario, ont été examinés.
Experts contactés
| Nom | Titre | Appartenance |
|---|---|---|
| Bakowsky, Wasyl | Écologiste des communautés | Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario |
| Samuel Brinker | Botaniste provincial | Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario |
| Rob Buchanan | Directeur des opérations | Ontario NativeScape |
| Buck, Graham | Écologiste - planification | Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario |
| Shane Butnari | Écologiste | Ville de London |
| Xander Campbell | Naturaliste local | Windsor (Ontario). |
| Paul Catling | Chercheur scientifique (retraité) | Agriculture et Agroalimentaire Canada |
| Karen Cedar | Naturaliste et coordonnatrice de la sensibilisation | Ville de Windsor |
| Jennifer Clevinger | Professor of Biology | Université Walsh |
| Doubt, Jennifer | Conservatrice de la collection botanique | Musée canadien de la nature |
| Leah de Forest | Spécialiste de la conservation des espèces | Parcs Canada |
| Mary Gartshore | Écologiste | Pépinière de plantes indigènes Pterophylla |
| Graham Howell | Agent des aires protégées | Service canadien de la faune |
| Clint Jacobs | Natural Heritage Coordinator | Walpole Island Heritage Centre |
| Russ Jones | Technicien - aires de conservation | Office de protection de la nature de la région d’Essex |
| Larry Lamb | Chargé de cours auxiliaire (retraité) | Université de Waterloo |
| Brad McLeod | Expert-conseil en environnement | Dillon Consulting Limited |
| Michael Oldham | Botaniste provincial (retraité) | Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario |
| Paul Pratt | Naturaliste (retraité) | Ville de Windsor |
| Tom Preney | Coordonnateur - biodiversité | Ville de Windsor |
| John Semple | Professeur émérite et professeur auxiliaire | Université de Waterloo |
| Season Snyder | Écologiste principal des plantes et spécialiste de la restauration | WSP |
| Allen Woodliffe | Écologiste (retraité) | Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario |
Remerciements
Le présent rapport a été financé par Environnement et Changement climatique Canada. Les experts énumérés ci‑dessus ont fourni des données ou des conseils précieux. Randi Mulder a effectué la cartographie et les calculs de l’IZO et de la zone d’occurrence. Bruce Bennett, coprésident du Sous‑comité de spécialistes des plantes vasculaires, a fourni des conseils techniques et des commentaires rédactionnels très précieux tout au long de la rédaction du rapport. Le rédacteur remercie toutes les personnes qui ont fait part de leur expertise (voir la section « Experts contactés ») et de leurs observations personnelles, en particulier Wasyl Bakowsky, Graham Buck, Xander Campbell, Brad McLeod, Michael Oldham, Paul Pratt, Don Sutherland et Allen Woodliffe, qui ont fourni des renseignements sur les occurrences. Samuel Brinker et Tom Preney ont apporté leur aide pour la réalisation des relevés sur le terrain et ont partagé leurs connaissances sur les tendances des sites, les menaces et les mesures de gestion mises en œuvre. Jennifer Doubt et Lyndsey Sharp, du Musée canadien de la nature (CAN), ont fourni des images numériques des spécimens de la collection du CAN. Del Meidinger, Vivian Brownell, Samuel Brinker, Anna Hargreaves, Mannfred Masahiro Asada Boehm, Danna Leaman, Sean Blaney (SCSPV), Barbara Frazer (CTA, SCSPV), Gina Schalk, Holly Bickerton, Marie Archambault et Karolyne Pickett (SCF de la région de l’Ontario, ECCC) ont formulé des commentaires sur les versions antérieures du rapport.
Sommaire biographique du rédacteur du rapport
Patrick W. Deacon est un biologiste‑conseil qui possède plus de 15 ans d’expérience dans la réalisation d’inventaires botaniques dans tout l’Ontario et l’Ouest canadien. Il détient un baccalauréat en études environnementales du programme Études de l’environnement et des ressources de l’Université de Waterloo. Patrick a été directeur de Tallgrass Ontario, du Waterloo Stewardship Council et de Field Botanists of Ontario. Il consacre une bonne partie de son temps libre à explorer les communautés de prairie à herbes hautes qui subsistent dans le sud de l’Ontario et participe aux activités d’intendance en cours. Patrick a récemment rédigé la mise à jour du rapport de situation du COSEPAC sur le chicot févier (Gymnocladus dioicus) (2021) et le rapport de situation sur l’onagre de Cleland (Oenothera clelandii) (2023).
Annexe 1. Sommaire des sites inclus dans la figure 2
| No sur la fig. 2 | Nom | Lat (DD) | Long (DD) | Situation | Catégorie |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Viaduc et voie ferrée de l’avenue Central | 42.291269 | 82.973400 | Existante, indigène | Indigène |
| 7 | Boisé et voie ferrée au nord de E.C. Row Parkway et à l’est du chemin Walker | 42.286514 | 82.980760 | Historique, indigène | Historique |
| 8 | Collège St. Clair – nord des Prairies | 42.250502 | 83.023428 | Existante, indigène | Indigène |
| 19 | Collège St. Clair - le long de l’autoroute 401 | 42.244570 | 83.020705 | Disparue, indigène | Disparue |
| 20 | Île Knapps | 42.063896 | 83.080602 | Disparue, indigène | Disparue |
| 21 | Boisés du cours supérieur du ruisseau Big (Amherstburg Greenway) | 42.124065 | 83.080563 | Existante, indigène | Indigène |
| 27 | Prairie près du chemin Spring Garden | 42.267017 | 83.051891 | Existante, indigène | Indigène |
| 29 | Spring Garden - rue Elgin | 42.260173 | 83.053888 | Existante, indigène | Indigène |
| 30 | Spring Garden - au nord de la rue Lansing | 42.258471 | 83.053869 | Historique, indigène | Historique |
| 31 | Prairie Ojibway, propriété Partyka, au nord du chemin Titcombe | 42.264017 | 83.070502 | Existante, indigène | Indigène |
| 32 | Réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie | 42.259455 | 83.073783 | Existante, indigène | Indigène |
| 36 | Chemin Matchette à la RNP Ojibway Prairie | 42.257898 | 83.075211 | Existante, indigène | Indigène |
| 37 | Chemin Matchette à l’hippodrome de Windsor | 42.258398 | 83.075434 | Existante, indigène | Indigène |
| 38 | Prairie restaurée de la rue Chappus | 42.271768 | 83.071156 | Historique, indigène | Historique |
| 39 | Intersection de la rue Northwood et du boulevard South Cameron | 42.279743 | 83.019379 | Existante, indigène | Indigène |
| 40 | Virage en S de la rue Northwood, à l’est de l’avenue Virginia Park | 42.279798 | 83.023892 | Existante, indigène | Indigène |
| 44 | Rue South Pacific à côté de la voie ferrée | 42.294411 | 83.032742 | Existante, indigène | Indigène |
| 46 | Chemin Tecumseh Ouest au coin d’un virage – champ triangulaire entre les voies ferrées | 42.292279 | 83.035645 | Existante, indigène | Indigène |
| 48 | Gare de triage de l’avenue Wellington | 42.300297 | 83.045111 | Existante, indigène | Indigène |
| 49 | Chemin Tecumseh Ouest au virage - embranchement nord de la route | 42.295574 | 83.036224 | Existante, indigène | Indigène |
| 50 | Boisé South Cameron – rue Ojibway | 42.278426 | 83.044925 | Existante, indigène | Indigène |
| 58 | Boisé South Cameron – avenue Mark | 42.279720 | 83.038466 | Existante, indigène | Indigène |
| 61 | South Cameron - rue Cleary | 42.277183 | 83.039343 | Existante, indigène | Indigène |
| 63 | South Cameron - rue Northwood | 42.274920 | 83.038481 | Existante, indigène | Indigène |
| 67 | Fossé de l’avenue Elmdale (nord-ouest de l’école publique Sandwich West) | 42.249866 | 83.056669 | Existante, indigène | Indigène |
| 68 | Corridor de services publics à l’est de l’école publique Sandwich West | 42.249007 | 83.052289 | Existante, indigène | Indigène |
| 75 | Spring Garden - « champ de silphe térébenthine » | 42.253988 | 83.050257 | Existante, indigène | Indigène |
| 77 | Allée Martin, LaSalle | 42.212663 | 83.091041 | Existante, indigène | Indigène |
| 78 | Parc Brunet | 42.243212 | 83.044514 | Existante, indigène | Indigène |
| 80 | Île Walpole - Sablières | 42.628371 | 82.497593 | Existante, indigène | Indigène |
| 81 | Rivière-aux-Canards | 42.177603 | 83.086119 | Disparue, indigène | Disparue |
| 82 | Brantford | 43.134813 | 80.294922 | Historique, indigène | Historique |
| 83 | Townsend | 42.873127 | 80.180327 | Historique, indigène | Historique |
| 84 | Paris | 43.233292 | 80.334527 | Disparue, indigène | Disparue |
| 85 | Howling Hound Farms | 42.086949 | 82.951565 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 86 | Région de Waterloo - MTO site 1 | 43.404462 | 80.599601 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 87 | Région de Waterloo - MTO site 2 | 43.346364 | 80.418994 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 88 | Office de protection de la nature de la région de St. Clair - Zone de gestion de l’habitat de Marthaville | 42.914927 | 82.174732 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 89 | Office de protection de la nature de la région de Sainte-Claire - milieu humide Peers | 42.608038 | 82.358534 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 90 | Forêt régionale York – parcelles Bendor et Graves | 44.099261 | 79.340194 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 91 | Chênaies de Bickford | 42.766330 | 82.419787 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 92 | Wheatley - Bluff Line | 42.110280 | 82.412550 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 93 | Plantation de la station Lawrence | 42.758768 | 81.385498 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 94 | Office de protection de la nature de la rivière Upper Thames – OPN du lac Fanshawe | 43.045731 | 81.186082 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 95 | Innerkip | 43.186147 | 80.658487 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 96 | Plantation de la ligne Wilmot | 43.468856 | 80.621937 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 97 | Plantation de Vista Hills | 43.452317 | 80.586159 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 98 | Parc Lions Silver Lake, plantation de Port Dover | 42.793048 | 80.206215 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 99 | St. Williams | 42.670960 | 80.403518 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 100 | Conservation Hamilton - OPN du lac Christie | 43.282069 | 80.012791 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 101 | Jardins botaniques royaux - Plantation McQuesten du boulevard York | 43.284656 | 79.892118 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 102 | Jardins botaniques royaux - pointe Princess | 43.274791 | 79.897202 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 103 | Première nation Aamjiwnaang | 42.934576 | 82.379735 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 104 | Barretville | 42.077224 | 82.854872 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 105 | Aire de conservation Keith McLean | 42.340816 | 81.849340 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 106 | Pointe Baby’s | 42.645558 | 82.494180 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 107 | Duthill - Autoroute 40 site 2 | 42.695888 | 82.428680 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 108 | Duthill - Autoroute 40 site 1 | 42.707669 | 82.428498 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 109 | Sarnia | 42.949549 | 82.345097 | Existante, manipulée | Extralimite |
| 110 | Aire de conservation Thames Grove | 42.414975 | 82.175176 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 111 | Pépinière Pterophylla | 42.640023 | 80.574385 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 112 | Florence | 42.653702 | 82.003307 | Existante, manipulée | Intralimite |
| 113 | Waterloo Ouest | 43.466956 | 80.613740 | Existante, manipulée | Extralimite |
Annexe 2. Sites exclus
| Site | Comté | Source | Origine | Description et remarques concernant la composante de population manipulée |
|---|---|---|---|---|
| Jardins botaniques royaux - pointe Princess | Ville de Hamilton | Deacon, obs. pers., 2018; iNaturalist, 2023 | Extralimite | Prairie à herbes hautes comprenant moins de cinq individus, observés en 2018. Le recrutement peut être limité dans ce site. |
| Jardins botaniques royaux - boulevard York | Ville de Hamilton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Prairie à herbes hautes avec des individus épars de silphe térébenthine; plus de 25 individus potentiellement présents selon les photographies. Les observations inscrites dans iNaturalist couvrent la période de 2019 à 2021. |
| Conservation Hamilton - OPN du lac Christie | Ville de Hamilton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Plantation de prairie à herbes hautes au nord-ouest de Hamilton, observée en 2021. |
| Première nation Aamjiwnaang | Lambton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Introduction présumée du silphe térébenthine sur le site d’une résidence abandonnée. Les plantes pourraient être issues d’une plantation naturalisée liée à un lot résidentiel à proximité. |
| Pointe Baby’s | Lambton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Des individus ont été observés en 2023 le long d’un canal de drainage, à environ deux kilomètres au nord de l’île Walpole. Les individus semblent pousser dans un champ naturalisé adjacent à des lagunes, et rien n’indique la présence d’autres espèces de prairie. |
| Sarnia | Lambton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Des plantes poussent le long du corridor de l’autoroute 40, un secteur où une entreprise de remise en état locale implante des plantations de prairies, qui comprennent régulièrement le silphe térébenthine. |
| Duthill - Autoroute 40 site 1 | Lambton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Des plantes poussent le long du corridor de l’autoroute 40, un secteur où une entreprise de remise en état locale implante des plantations de prairies, qui comprennent régulièrement le silphe térébenthine. |
| Duthill - Autoroute 40 site 2 | Lambton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Des plantes poussent le long du corridor de l’autoroute 40, un secteur où une entreprise de remise en état locale implante des plantations de prairies, qui comprennent régulièrement le silphe térébenthine. |
| Chênaies de Bickford | Lambton | Woodliffe, comm. pers., 2022; iNaturalist, 2023 | Extralimite | Plantation de prairie à herbes hautes installée vers 2006, comprenant des silphes térébenthines dispersés. Les plus récentes observations consignées dans iNaturalist datent de 2022. |
| Office de protection de la nature de la région de St. Clair - Zone de gestion de l’habitat de Marthaville | Lambton | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Plantation de prairie à herbes hautes près de Petrolia, comprenant des individus florifères observés en 2020. Observée trois fois en 2011 (Oldham, comm. pers., 2024) et les notes de terrain suivantes sont indiquées : « champ humide envahi par la végétation près d’un étang; florifère; rare et localisée; plusieurs touffes observées dans un peuplement d’Andropogon gerardii - Sorghastrum nutans; probablement introduite dans le site par le semis d’espèces des prairies » (7 sept. 2011); « rare » (11 juin 2012); « Florifère; 2 touffes, floraison hâtive » (13 août 2012). |
| Office de protection de la nature de la rivière Upper Thames – OPN du lac Fanshawe | Middlesex | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Plantation de prairie ou de pré à herbes hautes avec silphe térébenthine observé en 2019. |
| Innerkip | Middlesex | iNaturalist, 2023 | Extralimite | Plantation de prairie ou de pré à herbes hautes avec silphe térébenthine observé en 2022. |
| Région de Waterloo - MTO site 1 | Waterloo | Deacon, obs. pers. | Extralimite | Un site situé près de l’autoroute 401 a été aménagé par le ministère des Transports de l’Ontario et comprend environ 100 individus qui se reproduisent apparemment. |
| Région de Waterloo - MTO site 2 | Waterloo | Deacon, obs. pers. | Extralimite | Un site au bord de la route 8 qui a été aménagé par le ministère des Transports de l’Ontario et comprend environ 2 500 individus qui se reproduisent apparemment et dont une proportion élevée fleurit presque tous les ans. |
| Waterloo Ouest | Waterloo | iNaturalist, 2023; Deacon, obs. pers. | Extralimite | Une série de champs aménagés en prairie ou en pré à herbes hautes abritent le silphe térébenthine ainsi que des bassins d’eaux pluviales à proximité, à l’extrémité ouest de la ville de Waterloo. Des individus sont présents dans les champs depuis au moins 2010, et des observations récentes consignées dans iNaturalist ont confirmé l’existence de l’espèce en 2021. |
| Forêt régionale York – parcelles Bendor et Graves | York | NHIC, 2022b | Extralimite | Plantation de prairie à herbes hautes au nord de la région du Grand Toronto, dans une aire naturelle appartenant à la région de York. Le silphe térébenthine serait « rare » au site, et l’origine des graines est inconnue (Canada ou États-Unis). |
Annexe 3. Sommaire des sous-populations de silphe térébenthine au Canada
| Comté | Sous‑population | Situation | Plus récente observation | Description et remarquesc | Régime foncier/gestion |
|---|---|---|---|---|---|
| Essex | Complexe de prairies Ojibway (CIPN nos d’OE 1879, 1881, 64479 et 64949) |
Existante | 2022 | (1892) J. Macoun a recueilli le deuxième spécimen d’un silphe térébenthine au Canada, à « Sandwich », où il pousse « dans des fourrés » (CAN 106478). Sandwich est au nord de l’actuel complexe de prairies Ojibway. (1901) J. Macoun a récolté un spécimen à « Windsor; près de l’hippodrome ». (1975) A. Woodliffe a récolté un spécimen à « Windsor; 800 verges au sud-est de l’hippodrome de Windsor; prairie humide de Windsor » poussant aux côtés d’un Solidago sp. et du Daucus carota. (1982) W. Botham et M. Oldham ont visité la prairie du chemin Spring Garden, où ils ont observé des individus de l’espèce dans la « prairie ». (1983) M. Oldham, P. Pratt, W. Botham et J. Jellicoe ont observé des individus florifères « le long et au nord du chemin Titcombe » ainsi qu’au « sud du chemin Titcombe », avec la mention « prairie ». (1984) M. Oldham et G. Allen ont observé l’espèce dans la prairie du chemin Spring Garden. (1985) P. Pratt a photographié une colonie comptant des centaines d’individus florifères à l’intérieur de la réserve naturelle provinciale, près de l’intersection des chemins Matchette et Titcombe. (1986) W.D. Bakowsky a mentionné la présence d’individus à « Ojibway Pin Oak, Windsor ». M. Oldham a observé l’espèce dans la « prairie Ojibway, propriété Partyka, au nord du chemin Titcombe », dans une « prairie ». (1989) M. Oldham a récolté un spécimen dans la prairie du chemin Spring Garden, dans une « prairie sablonneuse ouverte » et a noté que l’espèce était peu commune. M. Oldham, P. Prevett, A. Woodliffe ont observé l’espèce dans la « propriété Partyka, au nord du chemin Titcombe », dans la « prairie sous les lignes électriques ». (1990) M. Oldham a observé l’espèce dans une « prairie », à la prairie du chemin Spring Garden. (1994) M. Oldham a indiqué que les individus sont « rares » dans la prairie du chemin Spring Garden, « au nord de la rue Lansing ». Deux autres observations faites dans la prairie du chemin Spring Garden, avec les mentions « prairie » et « champ perturbé dégagé ». Quatrième observation, avec la mention « boisés du côté sud du ruisseau Turkey ». (2003) M. Gartshore et M. Natvik ont récolté des graines dans une « très grande population à Spring Garden » (Gartshore, comm. pers., 2022) qui a été détruite lors de l’aménagement d’un fossé. La position exacte de la localité est inconnue. Les graines récoltées ont été cultivées à la pépinière Pterophylla, à Walsingham, en Ontario, où leur descendance est encore présente aujourd’hui. (2006) M. Oldham a photographié environ 20 tiges florifères à la prairie du chemin Spring Garden. (2007) M.J. Oldham, S.R. Brinker et J.M. Bowles ont visité la prairie près du chemin Spring Garden. L’habitat est décrit comme étant un « boisé ouvert », des photographies ont été prises et la présence d’individus florifères a été mentionnée; « environ 80 à 100 individus observés, dont de nombreux en fleurs ». (2008) E. Sanders a dénombré 19 individus dans la partie ouest de la réserve naturelle provinciale. S. Daniel a photographié 1 individu florifère dans la réserve naturelle provinciale. (2009) P. Deacon a photographié environ 10 individus végétatifs dans un fossé de prairie mésique-humide, dans la réserve naturelle provinciale, à environ 200 m à l’est du chemin Matchette. (2011) S. Brinker a observé des individus florifères dans la prairie du chemin Spring Garden, dans un « vestige de prairie riche et humide avec des Populus deltoides épars ». La photographie a été utilisée pour la couverture du présent rapport. (2012) P. Catling a photographié un individu florifère et plusieurs individus végétatifs provenant de la réserve naturelle provinciale. (2016) M. Nenadov a photographié un individu végétatif à proximité du ruisseau Turkey. (2017) T. Preney et L. Foy ont observé l’espèce à la « rue Chappus ». Ce site a fait l’objet d’activités de restauration dans le cadre du projet de la promenade Windsor-Essex, et des individus y ont été introduits (Butnari, comm. pers., 2022; Snyder, comm. pers., 2022). T. Preney et R. Jones ont photographié environ 100 tiges florifères et un grand nombre d’individus végétatifs au « champ de silphe térébenthine » et ont observé que « des milliers d’individus dominent une petite zone ». (2018) P. Deacon a photographié un individu florifère sous la portion sud des lignes de transport d’électricité dans le parc Brunet. (2020) R. Martin a photographié un individu florifère dans un milieu marécageux le long de l’emprise de la rue Elgin. (2021) J. Kamstra a observé l’espèce dans « une clairière le long d’un corridor hydroélectrique » et « quelques individus épars dans un corridor hydroélectrique » près de l’école publique Sandwich West. Photographie montrant un individu florifère. (2022) P. Deacon a effectué un relevé dans 11 sites (1 305 minutes, 3 674 individus observés), en compagnie de T. Preney dans plusieurs des sites. L’habitat de l’espèce comprend des marais, des prairies mésiques-humides et des sites perturbés. Individus présents dans des sites protégés de grande qualité et le long de corridors de services publics. Les principales menaces sont les espèces exotiques envahissantes et la suppression des incendies, ainsi que le développement potentiel touchant une petite colonie sur les terrains de l’hippodrome de Windsor. Les espèces associées et les menaces propres à chaque site sont détaillées dans le tableau sommaire des travaux de terrain. |
Province de l’Ontario, ville de Windsor, privé |
| Essex | Cameron Sud | Existante | 2022 | (1994) G.E. Waldron a mentionné la présence de l’espèce dans un rapport d’inventaire pour le site candidat au statut d’aire de patrimoine naturel no 30. On ne connaît pas l’emplacement exact des individus. (2014) R. Brunatti a observé l’espèce à proximité du boisé de South Cameron. (2015) T. Preney a photographié un individu florifère à proximité du boisé de South Cameron. (2016) D. Barcza a observé 5 individus poussant dans une communauté TPO2-2. 2 rue Cleary, 2 253 rue Roxborough; un « projet de défrichage » est indiqué comme une menace pour les individus de l’espèce. Entre septembre 2016 et août 2009, une partie de l’élément naturel a été défrichée pour l’aménagement du boulevard Roxborough et des lots résidentiels connexes, comme on peut le voir sur les photographies aériennes. (2018) T. Preney a photographié 3 tiges florifères le long de la rue Ojibway. (2021) J. Consiglio a photographié 1 individu florifère du côté nord de la rue Ojibway. (2022) P. Deacon a effectué des relevés dans cinq sites (90 minutes, 91 individus). L’habitat de l’espèce comprend la lisière des boisés et les zones fauchées. Le développement imminent constitue une menace dans certains sites, et la suppression des incendies menace également les individus. |
Privé, ville de Windsor |
| Essex | Collège St. Clair | Existante | 2022 | (1975) Individus répertoriés dans la ZIPE de la prairie Sainte-Claire par P. Maycock et P. Pratt ainsi que par B. Crins à une autre occasion. On ne sait pas exactement si ces observations et toutes celles qui ont suivi portaient à la fois sur le peuplement situé le long de la route et celui au nord-est du boisé sur la propriété du collège. Une fiche d’information sur les zones d’importance sur le plan environnemental envoyée au rédacteur indique les personnes qui ont observé le silphe térébenthine à ce site de 1975 à 1991 (Oldham, comm. pers., 2022). (1981) M. Oldham a observé des individus à la sous-population. (1991) D. Lebedyk et G. Waldron ont observé des individus à la sous-population, de même que P. Pratt à une autre occasion. (2022) P. Deacon a réalisé un relevé dans la prairie relique au campus (60 minutes, 217 individus). Un deuxième site le long de l’autoroute a été détruit il y a plusieurs années. Le site du campus est menacé par d’éventuels projets de développement. La suppression des incendies est également un problème, car des conifères et des Juglans nigra ont été plantés parmi les individus. Les espèces non indigènes envahissantes, notamment l’Elaeagnus umbellata et le Phragmites australis, constituent également une menace. |
Collège St. Clair, ministère des Transports |
| Essex | Chemin Tecumseh Ouest (CIPN no d’OE 33835) |
Existante | 2022 | (2007) M.J. Oldham et S.R. Brinker ont visité deux propriétés ferroviaires, l’une décrite comme un « vieux champ adjacent à une voie ferrée » abritant une « petite colonie », l’autre comme une « zone perturbée près de la voie ferrée ». (2022) P. Deacon a effectué un relevé dans deux sites (60 minutes, environ 4 488 individus trouvés). Des observations fortuites ont été faites dans deux autres sites à proximité, par un autre consultant en 2022 qui était au courant de l’évaluation à venir du silphe térébenthine et qui a été contacté par P. Deacon. Les sites varient d’une prairie modérément intacte à une prairie dégradée, en passant par un pré dominé par des graminées non indigènes de saison fraîche. La principale menace concerne le développement futur potentiel lié à l’entretien de la voie ferrée. Les espèces envahissantes (roseau commun) représentent également une menace dans certains sites, de même que la succession végétale en raison de la suppression des incendies. |
Chemins de fer nationaux du Canada, chemin de fer du Canadien Pacifique, privé |
| Essex | Rue Northwood | Existante | 2022 | (1992) M. Oldham a observé un individu florifère dans la « gare de triage de Windsor ». (début des années 2010) Individus observés au « virage en S » par S. Butnari. (2016) Individus observés à l’intersection par S. Butnari. (2022) P. Deacon et T. Preney ont visité deux sites (30 minutes, 34 individus). Les sites comprennent un fossé en bordure de route et une lisière de boisé. L’élargissement des routes et la succession de l’habitat constituent des menaces pour les deux sites. |
Ville de Windsor, privé |
| Essex | Avenue Central (CIPN no d’OE 33836) |
Existante | 2022 | (1985) M. Oldham a récolté un spécimen « dans la région de Walkerville, juste au nord-ouest de l’aéroport de Windsor, près des voies ferrées du CFCP, S ». (1993) M. Oldham a observé « quelques individus dans un terrain perturbé le long d’une voie ferrée » dans « un boisé au nord de l’autoroute EC Row et à l’est du chemin Walker, également le long de la route RR à proximité ». (2021) J. Consiglio a observé des individus et noté « Photo prise d’une route en surplomb/d’un viaduc, de nombreux individus poussant en contrebas. » Deux individus florifères sont visibles sur la photographie. (2022) P. Deacon a réalisé un relevé (220 minutes, 47 individus observés dont 7 matures). L’habitat est formé d’une prairie sèche sur un talus de viaduc où poussent le Poa pratensis, le Solidago canadensis, le Symphyotrichum ericoides et le Solidago rigida. Un fourré de Cornus racemosa se trouve au pied de la pente. Les menaces comprennent l’empiétement du fourré de Cornus racemosa sur certains individus, et un peuplement dense de Phragmites australis au bas du talus. Il y a aussi des effets potentiels des embruns de sels de voirie provenant de l’avenue Central. La présence d’individus sur un talus nivelé peut indiquer que l’espèce est adventice à ce site ou qu’elle fait partie d’une zone de restauration. |
Ville de Windsor/privé |
| Essex | Près du parc Victoiry, LaSalle | Existante | 2022 | (2008) G. Waldron et P. Hurst ont observé l’espèce dans le site de patrimoine naturel candidat de LaSalle CH3/M11. (2019) B. McLeod a signalé la présence de deux tiges florifères en bordure d’un boisé adjacent à un futur site d’aménagement. (2022) P. Deacon a observé le site à partir d’un point d’observation en limite de propriété (30 minutes, incapable de trouver les individus). B. McLeod a confirmé auprès de P. Deacon que les individus ont été protégés par une zone tampon et par une clôture d’exclusion sur un chantier de construction en activité. P. Deacon a observé la clôture à distance, mais n’a pas pu accéder au site. |
Privé |
| Essex | Boisés du cours supérieur du ruisseau Big (Amherstburg Greenway) | Existante | 2022 | (1982) M. Oldham, « Localement commun; zone de prairie le long d’une voie ferrée abandonnée, à l’ouest du ruisseau; aux côtés du Coreopsis tripteris, du Veronicastrum virginicum, de Desmodium, d’Helianthus, du Solidago rigida et du S. riddellii »; spécimen 3027 déposé au TRT. (1984) M. Oldham, G. Allen, W. Botham et A. Reznicek ont observé l’espèce dans un « vestige de prairie ». (2018) L. Foy a photographié 7 tiges florifères et des douzaines d’individus végétatifs dans une clairière. R. Jones a photographié une tige florifère parmi environ 10 individus végétatifs. (2020) R. Jones a photographié une clairière où l’on trouve des douzaines d’individus végétatifs. H. Priebe a photographié des individus le long du sentier de la voie verte. (2022) P. Deacon et S. Brinker ont effectué un relevé du site (180 minutes, environ 4 250 individus observés). Les espèces envahissantes modifient la structure dégagée de la prairie à herbes hautes et font concurrence au silphe térébenthine. Le Frangula alnus est l’arbuste le plus abondant et le plus répandu, mais un Ligustrum sp. et l’Elaeagnus umbellata sont également présents. Les arbres indigènes (Juglans nigra et Populus deltoides) sont également susceptibles de coloniser la clairière et de dégrader l’habitat. Une bande de 1 m en bordure de sentier est fauchée, mais ne constitue pas une menace importante pour la sous-population. |
Office de protection de la nature de la région d’Essex |
| Essex | Île Knapps (marais du ruisseau Big) (CIPN nos d’OE 1876 et 33834) | Disparue | 1984 | (1954) Montgomery et Shumovich ont récolté un individu « à 4 milles au sud-est d’Amherstburg » dans un habitat décrit comme un « champ sablonneux bordant une route ». Cette mention se trouverait à proximité de l’île Knapps. (1981) Oldham a signalé l’espèce dans les environs généraux du marais Big Creek. (1983) Oldham a observé une « colonie de 100+ individus » le long du « bord du marais » situé « du côté nord de la route 18 [aujourd’hui la route 20], à 4 km à l’ouest de Malden Centre, île Knapps » (1984) M. Oldham et D. Brunton ont observé des individus florifères dans le « marais Big Creek, au nord du pont E de la route 18 [aujourd’hui l’autoroute 20] ». (2022) P. Deacon a effectué un relevé au site (240 minutes, aucun individu trouvé). Le relevé comprenait une observation en bordure de route, suivie d’un parcours des propriétés du côté nord de la route avec le propriétaire des terrains, qui possède ceux-ci depuis 25+ ans. L’habitat ne semble plus convenir à l’espèce. Les bords des routes et des marais sont densément peuplés de Phragmites australis, qui a dégradé l’habitat et entraîné la disparition de la population. |
Privé |
| Essex | Rivière-aux-Canards (Aucun no d’OE) |
Disparue | 1975 | (1975) Catling et McKay-Kuja ont observé des individus « dans une petite zone semblable à une prairie en bordure d’une route, adjacente à des terres cultivées abandonnées où un certain nombre d’espèces de prairie ont réussi à se propager et à s’établir. » Il a été noté : « Je suis allé dans cette région à plusieurs reprises depuis et l’habitat a définitivement été détruit. » | Privé ou comté |
| Lambton | Première nation de Walpole Island (CIPN no d’OE 5192) |
Présumée existante | 2015 | (1892) J. Dearness a récolté le premier spécimen de silphe térébenthine au Canada le 28 juillet 1892. Les notes sur l’emplacement indiquent « Île Walpole, rivière Sainte-Claire, Ontario », sans autres détails. (1944) Groh et Fox ont récolté un spécimen dans une « prairie ouverte » (1945) Gaiser a récolté un spécimen « le long d’un sentier dans un pré ». (1985) Allen a signalé la présence d’individus à Highbanks West (sablières) et note qu’ils sont localement abondants dans une prairie mésique et épars dans la prairie mésique-humide adjacente, et qu’il y a une autre petite population, également dans une prairie mésique-humide et que « à l’extrémité nord-ouest de cette prairie se trouve un îlot de prairie mésique-humide, de composition unique dans la réserve. Le Silfium terebinthinaceum … y est l’une des espèces dominantes ». L’étiquette de l’herbier se lit comme suit : « Prairie mésique ouverte avec une transition graduelle entre la prairie mésique-humide et la prairie humide ». Maycock, Bakowsky, Zoladeski et Williams ont visité la prairie du chemin Dan Shab et noté la présence d’individus. Allen (1987) a observé l’espèce dans la forêt de l’école et noté : « Ce site est une localité du silphe térébenthine connue depuis plusieurs années. Une population vigoureuse d’environ 100 individus a été observée en 1987. De grands peuplements sont observés dans les prairies de Highbanks, mais l’espèce voyante n’a pas été signalée ailleurs à Walpole » et « La seule importance de cette petite aire naturelle très perturbée au nord est la présence de deux plantes extrêmement rares. ..., et du Silphium terebinthinaceum, les autres populations canadiennes se trouvant uniquement à Highbanks et dans les prairies de Windsor. La protection de l’habitat de ces espèces est recommandée. Elles sont fortement menacées par l’agriculture et les usages associés à l’école voisine. » L’habitat et la végétation associée sont décrits comme étant une « prairie mésique – de petites étendues de prairie mésique se trouvent le long des côtés ouest et sud du site. L’Andropogon gerardii, le Panicum virgatum et le Sorghastrum nutans y dominent. Les autres herbacées couramment associées sont le Solidago altissima, le Pycnanthemum virginianum, l’Aster ericoides, l’Aster novae-angliae, le Zizia aurea, le Fragaria virginiana, le Prenanthes racemosa, l’Helianthus giganteus et le Vernonia gigantea. (2004) M. Oldham et un groupe du CDSEPO ont observé des individus dans des « sablières, près de l’extrémité nord de l’île Walpole ». (2009) M. Obbard a photographié 1 touffe d’individus végétatifs. (2015) Jacobs, Woodliffe, Deacon, Korol et d’autres membres de l’association Field Botanists of Ontario sont montrés à au moins deux sites à proximité, avec des individus florifères. |
Première nation de Walpole Island |
| Brant | Paris | Disparue | 1894 | (1894) William Herriot a récolté un spécimen « le long de la voie ferrée GTR, à Blue Lake, à l’est de Paris, en Ontario ». (Herriot, 1910). (2000 à 2020) Buck et Deacon ont effectué de nombreuses recherches dans les vestiges de prairie à herbes hautes et n’ont trouvé aucun individu de l’espèce. |
Privé |
| Brant | Brantford | Historique | 2005 | (1999) Oldham et Bakowsky ont récolté un spécimen dans un « terrain perturbé près de la rivière Grand », l’habitat décrit comme étant « un vieux champ à sol sec adjacent à une grande berme, où poussent d’autres espèces des prairies, dont le Lespedeza capitata et... » (2005) Buck a signalé 20 individus poussant à la base et sur le côté d’une berme, ainsi que le Monarda fistulosa, l’Euphorbia corollata, le Desmodium canadense et le Spartina pectinata. (2022) P. Deacon a effectué un relevé (240 minutes, aucun individu trouvé). La digue/berme le long de la rivière Grand est fauchée au moins une fois par année et est composée de graminées non indigènes de saison fraîche. La seule espèce notable des prairies observée dans les environs immédiats des endroits où poussaient des individus de l’espèce est le Cirsium discolor, qui se trouvait en bordure d’une forêt dominée par les noyers, en pied de pente. Malgré la faible diversité botanique du site, les conditions dégagées permettraient de maintenir l’habitat du silphe térébenthine. Le système racinaire persistant et de très petites feuilles peuvent persister dans l’herbe tondue, mais sont difficiles à repérer. Un fauchage excessif pourrait épuiser la réserve d’énergie des racines et empêcher la production de graines. (2023) P. Deacon a effectué un relevé détaillé (60 minutes, aucun individu trouvé). Aucun fauchage n’avait été réalisé en 2023, et la végétation herbacée sur la berme mesurait de 25 à 50 cm de hauteur, ce qui aurait facilité la localisation du silphe térébenthine s’il avait été présent à côté de la berme. |
Ville de Brantford (Parc Waterworks) |
| Norfolk | Townsend | Historique | 1987 | (1987) D. Sutherland, M. Gartshore et P. Carson ont récolté un spécimen dans la plaine inondable du ruisseau Catfish (côté ouest), juste au sud du chevalet du CN. En 1986, « quelques individus avaient fleuri », et les tiges persistantes étaient présentes en mars 1987. L’habitat est décrit comme une « prairie mésique/à sol frais de plaine inondable sur un loam argileux », où l’on trouve peu d’espèces de prairie, mais quelques graminées sur le remblai de la voie ferrée situé à proximité. L’occurrence a été désignée comme adventice dans l’inventaire des zones naturelles de 1987 (Gartshore et al., 1987). Sutherland a indiqué qu’il est peu probable que l’espèce ait été plantée au milieu de la concession, et qu’il est possible qu’elle y soit arrivée par l’entremise de graines dispersées par un train, mais on ne peut en être certain (Sutherland, comm. pers., 2022). (2023) P. Deacon a effectué un relevé (120 minutes, aucun individu trouvé). Le site exact où des individus avaient été observés en 1987 est aujourd’hui occupé par une forêt riveraine composée d’Acer negundo. Des prés humides convenables demeurent présents au sud de la zone arborée, dans la plaine inondable, mais aucun individu de l’espèce n’y a été observé. |
Privé |
c Sauf indication contraire, aucun dénombrement ou estimation du nombre d’individus ou de tiges florifères n’a été consigné.
Annexe 4. Calculateur de menaces pour le silphe térébenthine
Nom scientifique de l’espèce : Silphium terebinthinaceum – silphe térébenthine
Identification de l’élément : 168708
Code de l’élément : PDAST8L0G0
Date : 125/2023/
Évaluateurs : Patrick Deacon (rédacteur du rapport), Bruce Bennett (coprésident du SCSPV, animateur), Del Meidinger (coprésident du SCSPV), Vivian Brownell, Sam Brinker, Anna Hargreaves (SCSPV), Barbara Frazer (CTA, SCSPV), Holly Bickerton, Lingfei Li (ECCC)
Références : Ébauche du rapport de situation du COSEPAC sur le silphe térébenthine (2022) par Patrick Deacon
| Impact des menaces | Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - maximum de la plage d’intensité | Comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact - minimum de la plage d’intensité |
|---|---|---|
| A (Très élevé) | 0 | 0 |
| B (Élevé) | 1 | 0 |
| C (Moyen) | 0 | 1 |
| D (Faible) | 3 | 3 |
| Impact global des menaces calculé | Élevé | Élevé |
Impact global des menaces attribué : BC = Élevé-moyen
Ajustement de la valeur de l’impact – justifications : Pour deux des menaces de faible impact (zones résidentielles, routes), la portée se situe dans la fourchette inférieure, et l’impact global a donc été réduit à élevé-moyen.
Impact global des menaces – commentaires : Divers experts de l’Ontario contactés ont souligné que 1) les espèces envahissantes, 2) la suppression des incendies et 3) le développement résidentiel constituaient les principales menaces pour l’espèce. Sous les commentaires, les numéros entre parenthèses, par exemple (1) indiquent les caractéristiques propres à une sous-population donnée. Les chiffres ne sont pas associés uniformément à la même sous-population et servent simplement de séparateurs pour une menace donnée. La durée d’une génération à été estimée à de 25 ans, 3 générations totalisant 75 ans.
| Nombre | Menace | Impact (calculé) | Impact | Portée (10 prochaines années) | Gravité (10 ans) | Immédiateté | Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Développement résidentiel et commercial | D | Faible | Petite (1-10 %) | Extrême (71-100 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 1.1 | Zones résidentielles et urbaines | D | Faible | Petite (1-10 %) | Extrême (71-100 %) | Élevée (menace toujours présente) |
La portée globale se situe à l’extrémité inférieure de la fourchette de valeurs de la catégorie « faible ». |
| 1.2 | Zones commerciales et industrielles | D | Faible | Petite (1-10 %) | Extrême (71-100 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) | Le terrain du Collège St. Clair (CSC) contient à son extrémité nord un vestige de prairie qui est l’une des dernières parties non aménagées de la propriété. Il y a une menace imminente que cette zone, qui abrite des espèces en péril, et d’autres zones du CSC soient utilisées pour la construction d’un nouveau bâtiment, d’un dortoir ou d’un stationnement. |
| 1.3 | Zones touristiques et récréatives | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet. Les sites, dont la forêt-parc et la réserve naturelle Ojibway Prairie, le parc Amherstburg Greenway et le parc Waterworks de Brantford sont abordés sous la menace 6.1 Activités récréatives. |
| 2 | Agriculture et aquaculture | Sans objet | Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) | Inconnu | Extrême (71-100 %) | Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 gén.) | Sans objet |
| 2.1 | Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois | Sans objet | Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) | Inconnu | Extrême (71-100 %) | Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 gén.) | La prairie du chemin Dan Shab, sur l’île Walpole, pourrait être menacée par sa conversion en terres cultivées. Il n’est pas clair si cette sous-population bénéficie d’une protection officielle ou d’un lien avec la fiducie foncière récemment créée. Cette menace a également été identifiée par Pratt (1979). Les images Google Earth ne montrent aucun changement récent entre l’imagerie aérienne historique et l’imagerie aérienne actuelle. |
| 2.2 | Plantations pour la production de bois et de pâte | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.3 | Élevage de bétail | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 2.4 | Aquaculture en mer et en eau douce | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3 | Production d’énergie et exploitation minière | Sans objet | Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) | Restreinte (11‑30 %) | Inconnu | Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 gén.) | Sans objet |
| 3.1 | Forage pétrolier et gazier | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 3.2 | Exploitation de mines et de carrières | Sans objet | Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) | Restreinte (11‑30 %) | Inconnu | Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 gén.) |
|
| 3.3 | Énergie renouvelable | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 4 | Corridors de transport et de service | D | Faible | Petite (1-10 %) | Extrême (71-100 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) | Sans objet |
| 4.1 | Routes et voies ferrées | D | Faible | Petite (1-10 %) | Extrême (71-100 %) | Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans ou 3 générations) |
|
| 4.2 | Lignes de services publics | Sans objet | Négligeable | Négligeable (< 1 %) | Extrême (71-100 %) | Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 gén.) | En général, l’entretien des lignes de transport d’électricité et de gaz par l’élimination des espèces ligneuses contribue probablement au maintien de l’habitat de l’espèce.
|
| 4.3 | Voies de transport par eau | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 4.4 | Corridors aériens | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5 | Utilisation des ressources biologiques | Sans objet | Négligeable | Négligeable (< 1 %) | Négligeable (< 1 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 5.1 | Chasse et capture d’animaux terrestres | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5.2 | Cueillette de plantes terrestres | Sans objet | Négligeable | Négligeable (< 1 %) | Négligeable (< 1 %) | Élevée (menace toujours présente) | Les semences du silphe térébenthine peuvent être récoltées en petites quantités pour être utilisées dans des mélanges de semences ou pour la multiplication. Les individus ne sont pas faciles à déterrer, et la collecte périodique de graines poserait une menace négligeable. La résine de l’espèce peut être mâchée, mais il est peu probable que cela se produise de nos jours, et les plantes n’en seraient pas menacées si cela se produisait. La récolte de spécimens est peu probable et ne risque pas de constituer une menace; la racine serait probablement laissée sur place et pousserait de nouveau. |
| 5.3 | Exploitation forestière et récolte du bois | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 5.4 | Pêche et récolte de ressources aquatiques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 6 | Intrusions et perturbations humaines | Sans objet | Négligeable | Petite (1-10 %) | Négligeable (< 1 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 6.1 | Activités récréatives | Sans objet | Négligeable | Petite (1-10 %) | Négligeable (< 1 %) | Élevée (menace toujours présente) |
Les vélos et les VTT ne sont pas considérés comme une menace pour ces sous‑populations. |
| 6.2 | Guerre, troubles civils et exercices militaires | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 6.3 | Travail et autres activités | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 7 | Modifications des systèmes naturels | BC | Élevé – moyen | Généralisée (71-100 %) | Élevée-modérée (11-70 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 7.1 | Incendies et suppression des incendies | C | Moyen | Généralisée (71-100 %) | Modérée (11-30 %) | Élevée (menace toujours présente) | La suppression des incendies dans les quatre sous‑populations a probablement réduit la superficie de l’habitat ouvert convenable de l’espèce. L’espèce est associée à la prairie à herbes hautes dans toute son aire de répartition, et le feu sert à réduire l’empiétement des espèces ligneuses et l’accumulation de chaume. L’espèce est bien adaptée aux incendies grâce à sa racine pivotante, qui est souvent isolée de la chaleur rayonnante par la litière de feuilles. Lorsque les plantes ligneuses empiètent sur l’habitat et créent de l’ombre, les individus de l’espèce commencent leur sénescence et peuvent mourir avec le temps. Une augmentation rapide de la végétation ligneuse, par exemple l’Elaeagnus umbellata, peut entraîner un déclin important sur trois générations. À l’exception des brûlages dirigés localisés, les feux de forêt sont pratiquement inexistants aujourd’hui. Il y a une incertitude considérable quant à l’effet de la suppression des incendies au cours des 10 prochaines années sur la population dans les 75 prochaines années. |
| 7.2 | Gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages | Sans objet | Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) | Grande (31‑70 %) | Légère (1‑10 %) | Faible (possiblement à long terme, > 10 ans ou 3 gén.) |
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| 7.3 | Autres modifications de l’écosystème | BC | Élevé – moyen | Généralisée (71‑100 %) | Élevée-modérée (11-70 %) | Élevée (menace toujours présente) | Les modifications décrites ici sont pour la plupart établies de longue date et sont liées à l’apparition de conditions plus sèches, qui peuvent avoir une incidence sur les individus. Ces sites peuvent avoir atteint un équilibre dans les conditions actuelles.
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| 8 | Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques | Sans objet | Négligeable | Négligeable (< 1 %) | Négligeable (< 1 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 8.1 | Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Voir la catégorie de menace 7.3. |
| 8.2 | Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | L’empiétement d’espèces ligneuses indigènes ou l’accumulation de chaume de plantes herbacées non graminoïdes ou graminoïdes qui pourrait limiter la germination des graines concernent la menace 7.1 Suppression des incendies. Le Juglans nigra est présent en petit nombre au Collège St. Clair. Le Juglans nigra et le Populus deltoides sont présents à la voie verte d’Amhersburg. Le Populus deltoides est généralement épars dans le complexe de prairies Ojibway, et de grands arbres sont présents dans certains peuplements de silphe térébenthine. D’une manière générale, cette espèce, et même les chênes, les caryers et les sassafras, pourraient entraîner des modifications structurelles qui réduiraient le caractère convenable de l’habitat pour le silphe térébenthine, mais toutes ces conséquences devraient être prises en compte dans le contexte de la menace de la suppression des incendies. Le broutage par le cerf de Virginie n’est habituellement pas observé et ne constitue pas une menace. La rouille causée par le Puccinia silphii a été observée chez un individu en 2022, mais elle n’est généralement pas considérée comme une menace pour la survie. |
| 8.3 | Matériel génétique introduit | Sans objet | Négligeable | Négligeable (< 1 %) | Négligeable (< 1 %) | Élevée (menace toujours présente) | Le silphe térébenthine est utilisé à l’occasion dans le cadre de la restauration écologique. Une entreprise ontarienne (Ontario NativeScape) utilise peut-être du matériel génétique provenant de Walpole/Windsor (inconnu), mais il est très probable que des semences des États-Unis soient utilisées dans le cadre d’autres activités de restauration en Ontario et peut-être aussi au Manitoba. Étant donné la dispersion limitée et la séparation entre les sites, la propagation des gènes introduits et leur mélange avec le matériel génétique canadien sont peu probables. |
| 8.4 | Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.5 | Maladies d’origine virale ou maladies à prions | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 8.6 | Maladies de cause inconnue | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9 | Pollution | D | Faible | Grande (31‑70 %) | Légère (1‑10 %) | Élevée (menace toujours présente) | Sans objet |
| 9.1 | Eaux usées domestiques et urbaines | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.2 | Effluents industriels et militaires | D | Faible | Grande (31‑70 %) | Légère (1‑10 %) | Élevée (menace toujours présente) | L’utilisation d’herbicides pour gérer la végétation en bordure des voies ferrées, des lignes de services publics et des routes pourrait avoir une incidence sur les individus de la sous-population de la prairie Ojibway ainsi que sur les sous-populations du chemin Tecumseh Ouest, de la rue Northwood et de l’avenue Central. Les effets dépendraient du moment de la pulvérisation par rapport à l’apparition des feuilles et de l’exposition des individus de l’espèce. |
| 9.3 | Effluents agricoles et sylvicoles | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.4 | Déchets solides et ordures | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 9.5 | Polluants atmosphériques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Le silphe térébenthine est probablement tolérant aux polluants atmosphériques, notamment les vapeurs de diesel des locomotives qui fonctionnent au ralenti dans la sous-population du chemin Tecumseh Ouest. Les embruns salés provenant des routes pourraient affecter un petit nombre d’individus des sous-populations du complexe de prairies Ojibway, de la rue Northwood et de l’avenue Central. |
| 9.6 | Apports excessifs d’énergie | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10 | Phénomènes géologiques | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10.1 | Volcans | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10.2 | Tremblements de terre et tsunamis | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 10.3 | Avalanches et glissements de terrain | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 11 | Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents | Sans objet | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnu | Élevée (menace toujours présente) | Selon les prévisions climatiques, les conditions deviendront plus sèches dans cette région (évapotranspiration accrue), mais il est impossible de déterminer les effets sur l’espèce sans une étude plus approfondie. |
| 11.1 | Déplacement et altération de l’habitat | Sans objet | Inconnu | Généralisée (71‑100 %) | Inconnu | Élevée (menace toujours présente) |
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| 11.2 | Sécheresses | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Le silphe térébenthine est une espèce tolérante à la sécheresse en raison de sa racine pivotante profonde, qui emmagasine l’énergie et maintient l’accès à l’humidité du sol, et de l’orientation de ses feuilles, qui maximise la photosynthèse et les échanges gazeux. Les boisés du cours supérieur du ruisseau Big sont un exemple de conditions sèches que l’espèce peut tolérer. Les sécheresses peuvent influer sur la production de tiges florifères et, par conséquent, sur le recrutement, mais la longévité de l’espèce fait en sorte qu’une ou plusieurs années de sécheresse ont dans l’ensemble un effet négligeable. |
| 11.3 | Températures extrêmes | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 11.4 | Tempêtes et inondations | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
| 11.5 | Autres impacts | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Classification des menaces d’après l’IUCN-CMP, Salafsky et al. (2008).