Programme de rétablissement de la couleuvre à petite tête (Thamnophis butleri) au Canada - 2016 [Proposition]

Photo: © Daniel Noble et Jonathan Choquette
2016
Table des matières
- Préface
- Remerciements
- Sommaire
- Résumé du caractère réalisable du rétablissement
- 1. Évaluation de l'espèce par le COSEPAC
- 2. Information sur la situation de l'espèce
- 3. Information sur l'espèce
- 4. Menaces
- 5. Objectifs en matière de population et de répartition
- 6. Stratégies et approches générales pour l'atteinte des objectifs
- 7. Habitat essentiel
- 8. Mesure des progrès
- 9. Énoncé sur les plans d'action
- 10. Références
- Annexe A : Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées
- Annexe B : Sous-populations de couleuvres à petite tête au Canada
Liste des figures
- Figure 1. Aire de répartition mondiale de la couleuvre à petite tête (modifié d'après NatureServe [2014]).
- Figure 2. Emplacement des sous-populations de couleuvres à petite tête au Canada (modifié d'après COSEWIC [2010]).
- Figure 3. Schéma des critères de désignation de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête.
- Figure 4.Carrés du quadrillage renfermant de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête au Canada (région de Windsor Sarnia).
- Figure 5. Carrés du quadrillage renfermant de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête au Canada (région du marais Luther).
Liste des tableaux
- Tableau 1. Tableau d'évaluation des menaces
- Tableau 2. Stratégies et approches générales nécessaires au rétablissement de la couleuvre à petite tête
- Tableau 3. Carrés du quadrillage renfermant de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête au Canada.
- Tableau 4. Calendrier des études
- Tableau 5. Exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête.
Liste des annexes

Environnement Canada. 2016. Programme de rétablissement de la couleuvre à petite tête (Thamnophis butleri) au Canada [Proposition], Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, viii + 50 p.
Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d'action et d'autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.
Illustration de la couverture : © Daniel Noble et Jonathan Choquette
Also available in English under the title
Recovery Strategy for the Butler's Gartersnake (Thamnophis butleri) in Canada [Proposed]"
Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.
En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.
La ministre de l'Environnement est la ministre compétente en vertu de la LEP de la couleuvre à petite tête et a élaboré ce programme, conformément à l'article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la province de l'Ontario.
La réussite du rétablissement de l'espèce dépendra de l'engagement et de la collaboration d'un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer le programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la couleuvre à petite tête et de l'ensemble de la société canadienne.
Le présent programme de rétablissement sera suivi d'un ou de plusieurs plans d'action qui présenteront de l'information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement Canada et d'autres compétences et/ou organisations participant à la conservation de l'espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.
Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, incluant la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsqu’un programme de rétablissement désigne de l’habitat essentiel, il peut y avoir des incidences réglementaires futures, selon l’endroit où se trouve l’habitat essentiel désigné. La LEP exige que l’habitat essentiel désigné se trouvant à l’intérieur d’aires protégées fédérales soit décrit dans la Gazette du Canada, après quoi les interdictions relatives à la destruction de cet habitat seront appliquées. En ce qui concerne l’habitat essentiel situé sur le territoire domanial à l’extérieur des aires protégées fédérales, le ministre de l’Environnement doit présenter un énoncé sur la protection juridique existante ou prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées. En ce qui concerne l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si le ministre de l’Environnement estime qu’une partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée par les dispositions de la LEP, par les mesures prises aux termes de cette dernière ou par toute autre loi fédérale, et que cette partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée efficacement par les lois provinciales ou territoriales, il doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant à étendre l’interdiction de détruire à cette partie de l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.
Jennifer Brownlee a rédigé la première ébauche du programme de rétablissement de la couleuvre à petite tête, dans le cadre d'un marché conclu avec Environnement Canada, Service canadien de la faune, Région de l'Ontario (EC, SCF-ON). L'ébauche du programme de rétablissement a été mise à jour par Rebecca Carter, dans le cadre d'un marché conclu également avec EC, SCF-ON. Ken Tuininga a supervisé la préparation du présent programme de rétablissement avec l'aide de Lauren Strybos, Krista Holmes, Christina Rohe, Marie-Claude Archambault, Angela Darwin et Graham Bryan (EC, SCF-ON), et Kari Van Allen et Megan Eplett (autrefois à EC, SCF-ON). Nous remercions aussi de leur collaboration Lesley Dunn et Madeline Austen (EC, SCF-ON). Al Sandilands (Gray Owl Environmental Inc.), Daniel Noble (Université Macquarie), Frederick Schueler (Bishop Mills Natural History Centre) et Jonathan Choquette (SCC Ecological) ont formulé des commentaires et des conseils durant l'élaboration du présent document. Joe Crowley, Jay Fitzsimmons, Leanne Jennings et Aileen Wheeldon (ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario), et Mike Oldham (Centre d'information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario) ont révisé le présent document et formulé des commentaires durant son élaboration. Megan Hazell (AMEC Foster Wheeler), Wayne King (LGL Ltd.) et Barbara Macdonnell (ministère des Transports de l'Ontario) ont aussi révisé le présent document et formulé des commentaires durant son élaboration; ils ont été extrêmement utiles dans la communication de données fondées sur les travaux de suivi approfondis réalisés aux fins des exigences des permis délivrés en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition pour la construction de la promenade Right Honourable Herb-Gray (PHG).
Nous remercions sincèrement toutes les autres parties qui ont formulé des conseils et des commentaires pour orienter l'élaboration du présent programme de rétablissement, notamment diverses organisations autochtones et divers citoyens et intervenants qui ont présenté des commentaires ou participé aux séances de consultation.
La couleuvre à petite tête figure à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale, à titre d'espèce menacée. L'espèce est désignée en voie de disparition en Ontario en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (ESA, 2007). La couleuvre à petite tête (Thamnophis butleri) est une petite couleuvre qui porte trois rayures longitudinales jaunes à orange s'étendant de la tête à la queue; son corps est de couleur brune. Un motif en damier foncé longe chaque côté des rayures. Comme la plupart des autres espèces de petites couleuvres présentes au Canada, la couleuvre à petite tête n'est pas très bien étudiée. Il est facile de confondre la couleuvre à petite tête avec deux autres espèces du genre Thamnophis présentes dans son aire de répartition. Ces deux espèces semblables sont la couleuvre rayée (T. sirtalis) et la couleuvre mince (T. sauritus). La couleuvre à petite tête est moins longue (longueur totale de 38 à 51 cm) et est plus docile, et le motif et la position de ses rayures latérales sont uniques par rapport à ceux des deux autres espèces.
Au Canada, la couleuvre à petite tête n'est présente qu'en Ontario, où elle a été trouvée récemment dans les deux régions suivantes : Windsor – Sarnia (comtés d'Essex, de Chatham-Kent et de Lambton, et île Walpole) et marais Luther (comtés de Dufferin et de Wellington). Il faudra mener d'autres relevés pour déterminer si l'espèce est encore présente dans d'autres régions, notamment à Skunk's Misery (comtés de Lambton et de Middlesex), à Parkhill (comté de Middlesex) et à d'autres emplacements de la région de Windsor-Sarnia. Aux États-Unis, la couleuvre à petite tête n'est présente que dans la région des Grands Lacs, dans les quatre États suivants : Wisconsin, Ohio, Indiana et Michigan.
La couleuvre à petite tête vit dans les prairies, les vieux champs, les sites perturbés, les sites en milieu urbain et industriel et la prairie d'herbes hautes où on trouve un dense couvert de graminées ou d'herbacées et une épaisse couche de chaume. L'espèce est souvent présente à proximité de zones humides comme les petits marais (asséchés certaines saisons), les rigoles de drainage et les petits plans d'eau situés dans les terrains vacants en milieu urbain (terrains industriels), les parcs et les reliquats de prairies d'herbes hautes.
Les principales menaces contribuant au déclin de la couleuvre à petite tête sont la perte continue d'habitat ainsi que la dégradation et la fragmentation de l'habitat, qui sont causées par le développement urbain et industriel, la construction de routes et l'expansion des activités agricoles.
Le caractère réalisable du rétablissement de la couleuvre à petite tête comporte des inconnues. L'objectif en matière de population et de répartition pour la couleuvre à petite tête est de maintenir l'abondance et la répartition actuelles de toutes les sous-populations existantes. Dans la mesure où cela est possible sur le plan biologique et technique, la répartition et l'abondance des sous-populations existantes devraient être accrues, et la connectivité de l'habitat entre les sous-populations locales devrait être améliorée. Les stratégies générales à appliquer pour aborder les menaces à la survie et au rétablissement de la couleuvre à petite tête sont présentées dans la section « Orientation stratégique pour le rétablissement » (section 6.2).
Bien que plusieurs emplacements abritent peut-être encore la couleuvre à petite tête, ils n'ont pas fait l'objet de relevés récents ou adéquats et/ou de l'incertitude caractérise les données nécessaires à la désignation de l'habitat essentiel. Le présent programme de rétablissement ne renferme donc qu'une désignation partielle de l'habitat essentiel de l'espèce. L'habitat essentiel est désigné pour chacun des 27 emplacements existants en Ontario et se trouve dans les régions géographiques de Windsor-Sarnia et du marais Luther. Le calendrier des études (section 7.2) décrit les activités requises pour la désignation d'habitat essentiel additionnel nécessaire à l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition établis pour l'espèce. Un ou plusieurs plans d'action visant la couleuvre à petite tête seront achevés d'ici décembre 2023.
D'après les quatre critères suivants présentés par Environnement Canada, le caractère réalisable du rétablissement de la couleuvre à petite tête comporte des inconnues. Conformément au principe de précaution, un programme de rétablissement a été élaboré en vertu du paragraphe 41(1) de la LEP, tel qu'il convient de faire lorsque le rétablissement est déterminé comme étant réalisable.
- Des individus de l'espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.
Oui. Il y a actuellement 27 à 38 emplacements Content Footnote1 existants Content Footnote2 de la couleuvre à petite tête au Canada, qui se trouvent dans 4 régions géographiques. L'espèce est fréquemment abondante à l'échelle locale et peut constituer l'espèce de couleuvre la plus commune à certains emplacements. La plupart des sous-populations sont petites, bien que le nombre exact d'individus ne soit peut-être pas connu, et elles peuvent être exposées aux effets génétiques négatifs liés à leur faible abondance et aux effets de la stochasticité démographique ainsi qu'à de nombreuses autres menaces (COSEWIC, 2010). Cependant, il existe en Ontario plusieurs grandes sous-populations de couleuvres à petite tête qui sont capables de maintenir l'espèce dans la province (COSEWIC, 2010).
- De l'habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l'espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l'habitat.
Inconnu. En Ontario, de l'habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir la population existante. L'île Walpole compte l'une des plus grandes étendues de ce qui reste de prairies indigènes en Ontario, et 10 % de la population canadienne de couleuvres à petite tête s'y trouverait (Bowles, 2005). L'espèce se rencontre aussi dans les réserves naturelles et les aires de conservation de l'Ontario, comme les prairies Ojibway (Windsor) et le marais Luther (au nord de Guelph), et est peut-être encore présente à Skunk's Misery, à Parkhill et à d'autres emplacements de la région de Windsor – Sarnia (figure 2). Il est possible aussi que, dans certaines zones urbaines, du nouvel habitat apparaisse lorsqu'il y a naturalisation de sites industriels abandonnés (COSEWIC, 2010). Cependant, la répartition de l'espèce, en particulier dans le cas de certaines sous-populations urbaines, est limitée en raison de la fragmentation de l'habitat, et l'espèce est confinée à une zone limitée du sud de l'Ontario. Les sous-populations sont donc isolées les unes des autres, ce qui peut mener à une réduction de la diversité génétique et même à la consanguinité. Il est donc essentiel de maintenir la connectivité entre les sous-populations aux fins du rétablissement de la couleuvre à petite tête.
- Les principales menaces pesant sur l'espèce ou son habitat (y compris les menaces à l'extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.
Inconnu. Les principales menaces pesant sur l'espèce sont le développement urbain et industriel, la construction de routes ainsi que l'expansion agricole. Une partie du développement et de l'expansion agricoles actuels et futurs dans l'habitat convenable de la couleuvre à petite tête pourrait être évitée par la mise en œuvre de mesures d'intendance, par la collaboration avec les propriétaires fonciers, les gestionnaires des terres et les Premières Nations ainsi que par l'adoption de pratiques de gestion des terres, de politiques et de règlements telles que les activités récemment mises en œuvre pour la promenade Right Honourable Herb-Gray. L'installation de barrières à couleuvres, la surveillance des planches, l'inspection des principales caractéristiques de l'habitat et la réalisation des travaux durant des périodes précises ont réduit les impacts sur les couleuvres durant les travaux de construction (AMEC Environment and Infrastructure, environmental consultants on behalf of the Parkway Infrastructure Constructors and Windsor Essex Mobility Group, 2013). Cependant, bon nombre des sous-populations locales existent dans des fragments d'habitat petits ou isolés et dans des zones urbaines où les réseaux routiers sont établis et où il pourrait être difficile, voire impossible, d'atténuer les impacts.
- Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.
Oui. Il existe des techniques normalisées de suivi et de remise en état générale de l'habitat (p. ex. création d'hibernacles, amélioration de l'habitat). Des pratiques de gestion des terres ont été élaborées afin de fournir aux propriétaires de terrains privés en milieu agricole, urbain et industriel l'information nécessaire pour coexister avec les animaux sauvages sans polluer et sans détruire l'habitat convenable (p. ex. pratiques de gestion exemplaires, comme aménagement et maintien de corridors pour les animaux sauvages, lutte contre les espèces envahissantes telles que le roseau commun [Phragmites australis australis], maintien d'un couvert ouvert et d'une densité de végétation basse, et évitement d'activités qui favorisent l'empiètement de la végétation ligneuse [Tallgrass Ontario, 2005; Savanta Inc., 2008; Ontario Ministry of Natural Resources, 2011; Mifsud, 2014; Wisconsin Department of Natural Resources, 2014]). Des travaux de recherche portant sur de nombreuses techniques de rétablissement de la couleuvre à petite tête ont été menés pour respecter les exigences des permis délivrés aux termes de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition aux fins de la construction de la promenade Right Honourable Herb-Gray, notamment des travaux nécessitant le suivi des écopassages et des ponceaux sous les routes.
Date de l'évaluation : Novembre 2010
Nom commun (population) : Couleuvre à petite tête
Nom scientifique : Thamnophis butleri
Statut selon le COSEPAC : Espèce en voie de disparition
Justification de la désignation : On trouve la plupart des populations de cette espèce dans des habitats dispersés reliques de petite superficie. La plupart des populations sont isolées, ce qui les rend vulnérables aux effets génétiques négatifs liés à leur faible effectif et aux effets de la stochasticité démographique5. Les récents relevés n'ont pas permis de trouver l'espèce à plusieurs sites où elle était présente auparavant. La mortalité sur les routes, la perte continue de l'habitat et la fragmentation constituent également des menaces pour cette petite couleuvre spécialiste.
Présence au Canada : Ontario
Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1999. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.
À l'échelle mondiale, la couleuvre à petite tête (Thamnophis butleri) est jugée « apparemment non en péril » Content Footnote3 (G4) (NatureServe, 2014). Aux États-Unis, l'espèce est cotée « apparemment non en péril » (N4) à l'échelle nationale et, à l'échelle infranationale, « gravement en péril » Content Footnote4 (S1) en Indiana, « vulnérable Content Footnote5/apparemment non en péril » (S3S4) au Wisconsin, « apparemment non en péril » (S4) au Michigan et « non classée » (SNR) en Ohio. Au Canada, la couleuvre à petite tête est classée comme « en péril » à l'échelle nationale (N2) et à l'échelle provinciale (S2) en Ontario (NatureServe, 2014).
La couleuvre à petite tête figure à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale, à titre d'espèce menacée Content Footnote6. L'espèce est désignée « en voie de disparition » Content Footnote7 en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario (ESA, 2007). Environ 16 % de l'aire de répartition mondiale de la couleuvre à petite tête se trouve au Canada (COSEWIC, 2010).
La couleuvre à petite tête est une petite couleuvre dont la longueur totale varie de 38 à 51 cm. La longueur maximale à avoir été signalée est de 73,7 cm (Minton, 1972, tel que cité dans Rossman et al., 1996). La tête est petite et légèrement plus large que le cou (Rossman et al., 1996), et la queue représente généralement 20 à 25 % de la longueur totale (Sandilands, 2001). À l'instar des autres couleuvres du genre Thamnophis, la couleuvre à petite tête se caractérise par la présence de rayures. Elle porte trois rayures longitudinales jaunes à orange, une rayure dorsale Content Footnote8 et deux rayures latérales Content Footnote9 (Conant et Collins, 1991; Rossman et al., 1996; Ernst et Ernst, 2003). La rayure dorsale peut aussi être de couleur blanche à crème. Les rayures latérales sont centrées sur la 3e rangée d'écailles 3 et, du moins dans la partie antérieure, se prolongent sur les 2e et 4e rangées (Ernst et Barbour, 1989; Ernst et Ernst, 2003; COSEWIC, 2010). Dans certaines régions, les rayures latérales sont centrées sur la 3e rangée d'écailles et se prolongent sur la moitié seulement de la 2e rangée. Chaque rayure latérale est séparée du ventre blanchâtre par une large bande de couleur marron qui longe la 1re rangée latérale d'écailles et les bords supérieurs des écailles ventrales Content Footnote10 (COSEWIC, 2010). La couleur de fond du dos va de brun olive à marron à noire.
Il est facile de confondre la couleuvre à petite tête avec deux autres espèces de Thamnophis présentes en Ontario, à savoir la couleuvre rayée (T. sirtalis) et la couleuvre mince (T. sauritus), toutes deux recensées dans le sud-ouest de l'Ontario (Sandilands, 2001; COSEWIC, 2010). Chez la couleuvre mince, les rayures latérales occupent les rangées d'écailles 3 et 4, alors que chez la couleuvre rayée elles occupent les rangées d'écailles 2 et 3. La couleuvre rayée et la couleuvre mince ont une tête plus grosse et un cou plus défini que la couleuvre à petite tête. La couleuvre mince présente aussi une tache blanche en forme de demi-lune devant l'œil, elle est plus élancée et sa queue est plus longue. De plus, la couleuvre mince est absente de la plupart des régions du sud-ouest de l'Ontario où l'on trouve la couleuvre à petite tête (Ontario Nature, 2014).
Comme bon nombre d'autres espèces de couleuvres, la couleuvre à petite tête évite le soleil de midi et devient active le matin et le soir durant le milieu de l'été (Logier, 1939; Catling et Freedman, 1980[a]; Ernst et Ernst, 2003). Elle n'est pas agressive, et se réfugie rapidement dans l'épaisse couche de chaume lorsqu'elle est dérangée (Ernst et Barbour, 1989; Ernst et Ernst, 2003; COSEWIC, 2010). La couleuvre à petite tête est capable de se déplacer rapidement dans les zones herbeuses, mais elle se déplace beaucoup plus lentement sur les surfaces dures parce qu'elle doit zigzaguer, en faisant des « glissements alternés » (Sandilands, 2001; Ontario Nature, 2011). La couleuvre à petite tête possède aussi une queue préhensile Content Footnote11, qui lui permet de s'enrouler autour de la végétation ou d'autres objets pour éviter la prédation (Environment Canada, 2014).
La couleuvre à petite tête est endémique à l'Amérique du Nord, où son aire de répartition est considérée comme l'une des plus petites aires de répartition de toutes les espèces de couleuvres (Sandilands, 2001); en effet, son aire de répartition se limite à une région située près des Grands Lacs inférieurs aux États-Unis (sud-est du Wisconsin, Indiana, Ohio et basse péninsule du Michigan) et au Canada (sud de l'Ontario) (Nature Serve, 2013) (figure 1). La superficie de l'aire de répartition mondiale de l'espèce est estimée à 20 000 à 200 000 km2 (Nature Serve, 2013). Bien que les sous-populations de couleuvres à petite tête soient quelque peu disjointes Content Footnote12 dans l'aire de répartition, il arrive souvent que l'espèce soit abondante à l'échelle locale (Conant, 1951; Conant et Collins, 1991; Rossman et al., 1996). En raison de l'association entre la couleuvre à petite tête et l'habitat de prairie ainsi que de la répartition discontinue de l'espèce, il est présumé que l'aire de répartition canadienne historique incluait des sites occupés par le passé qui se trouvent entre les emplacements connus actuellement (COSEWIC, 2010).
L'aire de répartition canadienne actuelle de la couleuvre à petite tête se limite à quatre régions isolées géographiquement dans le sud-ouest de l'Ontario. Deux des régions, à savoir Windsor-Sarnia (comtés d'Essex, de Chatham-Kent et de Lambton) et le marais Luther (comtés de Dufferin et de Wellington), sont associées à des observations d'occurrence récentes de la couleuvre à petite tête. Bien que la présence de l'espèce ait été aussi signalée par le passé à Skunk's Misery (comtés de Lambton et de Middlesex) et à Parkhill (comté de Middlesex) (COSEWIC, 2010), il faudra mener d'autres relevés pour confirmer la présence actuelle de la couleuvre à petite tête dans ces deux régions. L'espèce est considérée comme disparue d'une cinquième région, située près du parc provincial Rondeau.
Dans ces régions, 48 emplacements de la couleuvre à petite tête ont été documentés (figure 2, annexe B"). Aux fins du présent rapport, le terme « emplacement » est synonyme du terme « sous-population ». Six des emplacements sont considérés comme disparus Content Footnote13, et quatre autres, comme historiques (c.-à-d. que l'espèce n'y a pas été observée en plus de 20 ans). Le nombre de sous-populations existantes serait de 27 à 38. L'incertitude entourant le nombre de sous-populations existantes est due au fait que, à sept emplacements recensés pour la dernière fois en 2009 (y compris l'île Walpole), les observateurs n'ont trouvé aucune couleuvre à petite tête, bien que de l'habitat convenable semble y être disponible. Trois autres emplacements ont perdu des portions importantes de leur habitat (COSEWIC, 2010; annexe B" : emplacements nos 11, 14 et 40), et il faudra mener d'autres relevés pour confirmer le statut de l'espèce à ces emplacements.
Sept emplacements recensés en 2009 sont de nouveaux emplacements qui n'ont jamais été signalés auparavant dans la littérature scientifique. Ces nouveaux emplacements n'ont pas été évalués par le Centre d'information sur le patrimoine naturel. Dans le futur, la liste des sous-populations sera peut-être mieux harmonisée avec l'information sur les occurrences d'élément. Noble et al. (2013) ont récemment laissé entendre que les couleuvres à petite tête de Windsor, de Sarnia et du marais Luther formaient quatre ou cinq groupes génétiquement distincts qui sont subdivisés en trois ou quatre sous-populations, mais on ignore comment les emplacements connus sont désignés à l'intérieur de ces groupes.
Dans l'ensemble de son aire de répartition actuelle, la couleuvre à petite tête est principalement dispersée dans de petits emplacements fragmentés. Malgré plusieurs recherches ciblées, aucun individu n'a été vu à Skunk's Misery de 1989 à 2009. Un seul individu a été observé à Parkhill (en 1992), et la région n'a pas fait l'objet de recherche en 2009, année durant laquelle d'autres relevés visant la couleuvre à petite tête ont été menés en Ontario (COSEWIC, 2010). Il faudra mener d'autres relevés, en particulier au printemps, pour confirmer la présence ou l'absence de l'espèce à Skunk's Misery, à Parkhill et à l'île Walpole ainsi qu'à 12 autres emplacements dans la région géographique de Windsor-Sarnia (COSEWIC, 2010; J. Choquette, comm. pers., 2014).
Plusieurs méthodes efficaces de détection de cette espèce de couleuvre discrète ont permis d'estimer de manière fiable quelques sous-populations à Windsor durant les travaux menés dans le cadre du projet de la PHG Content Footnote14. Les méthodes suivantes ont été employées : radiotélémétrie à l'aide d'émetteurs spécialisés; marquage au moyen d'un transpondeur passif intégré; programme de marquage-recapture; installation de clôtures à proximité des hibernacles pour confirmer les emplacements des hibernacles et l'utilisation de ces derniers par les couleuvres. La modélisation des données recueillies à l'aide de ces méthodes a permis d'estimer que le nombre d'individus était de 550 environ dans les zones ayant fait l'objet d'un suivi en 2013 dans le cadre du projet de la PHG (LGL, 2010; AMEC Environment and Infrastructure, environmental consultants on behalf of the Parkway Infrastructure Constructors and Windsor Essex Mobility Group [AMEC], 2012, 2013, 2014).
Actuellement, la survie à long terme de la couleuvre à petite tête en Ontario est incertaine. En 2010, le COSEPAC a réévalué le statut de la couleuvre à petite tête, lequel est passé de « espèce menacée » à « espèce en voie de disparition » à cause de sa petite aire de répartition globale au Canada, de la perte d'habitat en cours – associée notamment à la fragmentation de l'habitat et aux projets de développement à de nombreux emplacements – et de la diminution et de la tendance à la baisse du nombre de sous-populations locales connues. La plupart des sous-populations locales existent dans des fragments d'habitat qui sont petits ou isolés et peuvent être exposées aux effets génétiques négatifs liés à leur faible abondance et aux effets de la stochasticité démographique (COSEWIC, 2010).

Description longue de la figure 1
La figure 1 illustre l'aire de répartition de l'espèce en Amérique du Nord. L'espèce se rencontre à l'extrémité sud de l'Ontario, dans le sud-ouest du Wisconsin, dans le nord-ouest de l'Indiana, dans le nord-est de l'Ohio et dans l'est du Michigan.

Description longue de la figure 2
La figure 2 illustre l'aire de répartition des sous-populations de l'espèce. On compte environ 15 sous populations existantes. Environ 9 des sous-populations sont inconnues. Il existe environ 6 populations disparues du pays et 4 populations historiques.
La couleuvre à petite tête aurait d'abord été associée aux prairies post-glaciaires de la région des Grands Lacs il y a plus de 7 000 ans (Schmidt, 1938; Smith, 1957; Bleakney, 1958; Environment Canada, 2014). L'espèce a persisté dans les reliquats de prairies dominées par les graminées, notamment le barbon de Gérard (Andropogon gerardii) et le barbon à balais (Schizachyrium scoparium) dans le sud-ouest de l'Ontario (Sandilands, 2001) et, de nos jours, de nombreuses populations survivent dans des paysages grandement modifiés par les humains (p. ex. champs, forêts-parcs). Selon le COSEPAC (COSEWIC, 2010), tous les emplacements de la couleuvre à petite tête (à l'exception du marais Luther) correspondent à des reliquats des habitats de prairies d'herbes hautes et de savanes à chêne qui sont gravement en péril en Ontario. Aujourd'hui, seulement 2,4 % des prairies d'herbes hautes du nord subsistent en Amérique du Nord (Samson et al., 2004), et il en reste moins de 1 % en Ontario (Bakowsky et Riley, 1994; Catling et Brownell, 1999; Catling, 2008).
L'habitat de la couleuvre à petite tête en Ontario est caractérisé par des zones ouvertes d'herbes denses (p. ex. prés résultant de l'activité humaine, prairies, vieux champs, communautés de prairie à herbes hautes) situées à proximité de zones humides (c.-à-d. petits marais, zones humides saisonnières, petits plans d'eau) (Logier, 1939; Planck et Planck, 1977; Conant et Collins, 1991; COSEWIC, 2010). Un dense couvert de graminées et une épaisse couche de chaume sont essentiels à l'habitat de la couleuvre à petite tête parce que la couche de chaume lui permet de se déplacer pour chercher de la nourriture sous le couvert, à l'abri des prédateurs (Planck et Planck, 1977). Dans certaines régions, l'espèce persiste dans l'habitat de début de succession où les prairies ouvertes présentent des arbustes et des arbres (Logier, 1939). La couleuvre à petite tête est présente aussi dans les lisières arborées et dans les terrains vacants, les petits parcs et les sites abandonnés des zones urbaines (Ernst et Barbour, 1989; Rossman et al., 1996; Ernst et Ernst, 2003; AMEC, 2014).
Les principales aires d'activité de la couleuvre à petite tête sont généralement associées à l'habitat de parturition ou à l'habitat d'exposition au soleil, où les femelles passent beaucoup de temps avant de donner naissance (AMEC, 2012, 2013). La couleuvre à petite tête est ovovivipare (elle donne naissance à des petits vivants plutôt que de pondre des œufs) et donne naissance à 4 à 20 petits entre le début de juillet et la mi-septembre (Vogt, 1981; Ernst et Ernst, 2003; LGL et URS, 2010). Durant les deux premières semaines de juillet, les femelles gravides Content Footnote15 peuvent soudainement changer de comportement et quitter les zones d'activités qu'elles occupaient en effectuant de rapides déplacements linéaires vers les sites de parturition (LGL, 2011; AMEC, 2012, 2013, 2014); elles parcourent parfois plus de 200 m vers l'extérieur de leurs aires d'activité (LGL, 2010). D'autres couleuvres ont été observées, encore une fois au cours de plusieurs années, alors qu'elles s'exposaient au soleil dans des habitats adjacents aux sites de parturition, et ce, juste avant de donner naissance (AMEC 2012, 2013, 2014). L'habitat de parturition de la couleuvre à petite tête consiste en des zones de terres basses ou de dépressions humides entourées de terres plus hautes et plus sèches. Les zones sèches comprennent généralement un couvert arbustif ou arboré en bordure de dépressions humides et peuvent inclure des espèces de plantes indicatrices des milieux humides qu'on trouve habituellement dans les marécages et les marais (LGL, 2011; AMEC 2012, 2013, 2014). AMEC (2012, 2013, 2014) a confirmé la fidélité aux aires de parturition de la couleuvre à petite tête durant plusieurs années successives et dans de nombreuses zones de suivi dans le cadre des travaux de suivi liés à la PHG, où une même population de couleuvres à petite tête utilisait d'année en année les mêmes aires de parturition.
La couleuvre à petite tête hiberne généralement seule durant les mois froids de l'hiver dans l'ensemble de l'aire de répartition; elle commence à hiberner à la mi-septembre et n'émerge pas avant le début d'avril (Conant, 1951; Wright et Wright, 1957; LGL, 2010). Les hibernacles Content Footnote16 signalés en Ontario sont notamment des trous d'écrevisses (Cambarus diogenes), des terriers de petits mammifères, des drains, des tas de bois et d'autres sites souterrains (LGL, 2010; AMEC, 2012, 2013, 2014). Des couleuvres à petite tête suivies par radiotélémétrie ont utilisé largement les trous d'écrevisses, et ont souvent essayé plusieurs trous à l'automne avant d'en choisir un pour y passer l'hiver (AMEC, 2012, 2013, 2014). Les hibernacles sont généralement associés à des milieux humides (zones ouvertes ou zones plus arborées) ou à des zones d'eau libre (fossés de drainage) parce que les écrevisses ont besoin d'un certain niveau d'eau dans les zones où elles creusent leurs trous (c.-à-d. qu'elles doivent être capables d'atteindre l'eau souterraine en période de sécheresse) (Bovbjerg, 1952; Hobbs, 1989). À ce jour, la couleuvre à petite tête n'a pas été observée en train d'utiliser les hibernacles artificiels qui ont été créés pour atténuer les impacts sur les individus capturés durant la construction de la PHG (AMEC, 2013); cependant, plusieurs individus retrouvés avaient découvert de nouveaux hibernacles dans les milieux vers lesquels ils avaient été déplacés, ce qui laisse croire que certains individus pourraient s'adapter à de nouveaux milieux. Le Wisconsin Department of Natural Resources (WDNR) a déterminé que plusieurs structures artificielles servaient d'hibernacles pour la couleuvre à petite tête, par exemple les fondations de vieux bâtiments, les fondrières, et les décharges et dépotoirs mal recouverts (Freedman et Catling, 1978; WDNR, 2005; WDNR, 2014).
Durant les mois où elle est active, en général d'avril à septembre, la couleuvre à petite tête passe la majeure partie du temps à chercher de la nourriture dans les prairies à herbes hautes, les fourrés et les prés résultant de l'activité humaine, et les prés marécageux (Planck et Planck, 1977; LGL, 2010; AMEC, 2012). La préférence de l'espèce à l'égard de l'habitat de prairie ouverte donnant accès à des zones humides est peut-être liée à la présence de lombrics, ses proies préférées (Catling et Freedman, 1980[a]; Lyman-Henley et Burghardt, 1995; W. King, comm. pers., 2014).
La couleuvre à petite tête régule sa température corporelle en s'exposant au soleil et en se refroidissant tout au long de la journée (Huey et Kingsolver, 1989; Grant, 1990). Pour faire augmenter sa température corporelle, elle cherche des espaces ouverts dans la végétation, en bordure des plans d'eau, sur le dessus des billes, sur des planches, dans les fourrés à graminées, les amas de broussailles et les touffes de végétation pouvant atteindre une hauteur de un mètre au-dessus du sol (LGL, 2010; AMEC, 2013). Durant des soirées fraîches, l'espèce a aussi été observée en train de s'exposer au soleil sur des routes de gravier (C. Campbell et F.W. Schueler, comm. pers., 2009); des individus ont été vus aussi sur des sentiers pédestres et des pistes cyclables (S. Gillingwater, comm. pers., 2010). Planck et Planck (1977) ont observé des individus qui s'exposaient au soleil sur des bardeaux et qui se faufilaient sous les bardeaux pour y chasser les lombrics. L'accouplement a souvent lieu dans les zones d'exposition au soleil, à proximité des sites d'hibernation; l'habitat convenable durant ce processus vital comprend donc bon nombre des types de milieux susmentionnés, allant des espaces ouverts dans la végétation aux fourrés à graminées (Harding, 1997; Holman et al., 1999). En plus des sites d'exposition au soleil, la couleuvre à petite tête occupe des sites de refroidissement pour abaisser sa température corporelle durant les chaudes journées du milieu et de la fin de l'été (LGL, 2011). Les sites de refroidissement comprennent des zones ombragées telles que le bas des fourrés matures et des cornouillers, les abris souterrains, les amas de roches, les grosses roches, les lisières de forêts et les arbustes, et diverses structures artificielles (Logier, 1939; LGL, 2010; LGL, 2011). Les emplacements le long des lisières de zones boisées et de fourrés résultant de l'activité humaine servent souvent de sites de refroidissement ou de couvert (LGL, 2010), et les tanières souterraines peuvent aussi être utilisées comme abris ou gîtes pour éviter les périodes de chaleur extrême du milieu de l'été (Logier, 1939; Carpenter, 1952; Catling et Freedman, 1980).
Les populations de couleuvres à petite tête effectuent généralement des déplacements limités et affichent une grande fidélité aux sites (Carpenter, 1952; COSEWIC, 2010; LGL, 2010; AMEC, 2013). Dans le sud du Michigan, Carpenter (1952) a constaté que la superficie de l'aire d'activité des individus était de 2 acres (0,8 ha). Dans le sud de l'Ontario, la superficie de l'aire d'activité de l'espèce est légèrement plus grande, soit de 1,6 ha (AMEC, 2013). Carpenter (1952) a constaté que les individus ne se déplaçaient pas dans l'ensemble de l'habitat disponible et qu'ils se limitaient plutôt à une petite parcelle d'habitat. Des études de marquage-recapture de la couleuvre à petite tête ont permis de recapturer fréquemment des individus à moins de 50 m de l'emplacement où ils avaient été capturés une première fois, et souvent sous la même planche (distance de recapture de 0 m) (AMEC, 2013, 2014). LGL (2010) et AMEC (2013) ont observé que la couleuvre à petite tête effectuait des déplacements limités dans son aire d'activité à certaines périodes de l'année (p. ex. déplacements rapides vers et depuis les sites de parturition et les hibernacles). Des travaux menés récemment par l'AMEC ont également montré que le rayon du domaine vital (distance maximale de déplacement au cours de la période active) d'individus non retrouvés était de 150 à 380 m (AMEC, 2012, 2013, 2014). Les déplacements sur les routes, dans des zones résidentielles/aménagées ou dans des corridors linéaires, comme les drains, étaient rares, et la plupart des individus sont demeurés à l'extérieur des limites des zones forestières ou boisées. Les individus retrouvés avaient un domaine vital plus grand, probablement en raison des déplacements exploratoires qu'ils ont effectués après avoir été relâchés (AMEC, 2013).
Bien qu'il s'agisse nettement d'un cas aberrant par rapport aux autres individus recapturés au cours de l'étude, un individu a été recapturé à 1 200 m du site de capture initiale à Point Edward (Ontario) (près de Sarnia) (J. Kamstra, comm. pers., 2009). Un tel comportement est peut-être associé à une réaction aux périodes de sécheresse en été et à un manque de nourriture. Lorsque les zones humides temporaires s'assèchent à la fin du printemps et au début de l'été, la couleuvre à petite tête se déplace vers des portions de son habitat dans lesquelles subsistent des zones humides toute l'année (W. King, comm. pers., 2014). De longs déplacements linéaires pouvant atteindre 250 m ont aussi été associés à des déplacements depuis les sites d'exposition au soleil jusqu'aux hibernacles à l'automne (AMEC, 2013; M. Hazell, comm. pers., 2014).
Bien que certaines populations soient encore relativement grandes, même dans la ville de Windsor, bon nombre des sous-populations de couleuvres à petite tête en Ontario sont petites et isolées, et la répartition discontinue de l'espèce indique que son aire de répartition historique était probablement beaucoup plus étendue qu'elle ne l'est maintenant (COSEWIC, 2010). L'aire de répartition historique aurait été associée à des conditions chaudes et sèches, ce qui donne à penser que le climat est un facteur limitatif chez cette espèce (Grand River Conservation Authority, 2004). La tendance de la couleuvre à petite tête à se déplacer généralement sur de courtes distances seulement laisse croire qu'elle ne cherche peut-être pas à franchir les distances qui séparent les habitats non convenables, ce qui la rend sensible à la fragmentation de l'habitat (COSEWIC, 2010). La couleuvre à petite tête est devenue assez dépendante des lombrics qui constituent sa source de nourriture préférée, ce qui confine grandement sa répartition aux prairies associées à des zones humides abritant des lombrics et limite peut-être sa capacité de coloniser les prairies arides (Carpenter, 1952; Lyman-Henley et Burghardt, 1995).
La faible abondance des sous-populations de couleuvres à petite tête en Ontario limite peut-être la capacité de l'espèce à s'adapter aux changements environnementaux et, par conséquent, expose peut-être les sous-populations à un risque de disparition élevé (Shaffer, 1981; Reed et al., 2003; Santos et al., 2009) en raison de facteurs stochastiques et anthropiques (Santos et al., 2009). Boulding et Hay (2001) ont indiqué que les changements environnementaux peuvent faire réduire l'abondance des populations et diminuer la variation génétique. Une diminution de la variation génétique, combinée à une dépression de consanguinité, peut limiter les réactions adaptatives (Hoffman et Willi, 2008). Aucune donnée spécifique sur la dépression de consanguinité chez la couleuvre à petite tête n'est disponible mais, selon des études ayant porté sur d'autres espèces de couleuvres (p. ex. Madsen et al. [1996]), il y a effectivement de pression de consanguinité, laquelle peut causer une réduction du nombre de petits et une augmentation de la proportion de petits non viables. Une simulation faisant appel à la population de couleuvres à petite tête au Wisconsin a révélé que les populations comptant moins de 40 à 50 femelles adultes commençaient à afficher un risque de disparition disproportionnellement plus élevé (Hyde et al., 2007). Hyde et al. (2007) ont par ailleurs indiqué qu'une réduction du taux de survie des couleuvres juvéniles associée à la dépression de consanguinité peut avoir un impact majeur sur la viabilité des populations de couleuvres à petite tête. Cela étant dit, d'autres études récentes montrent que certaines espèces de reptiles ne sont pas touchées par ces questions génétiques, confirmant ainsi que d'autres travaux doivent être menés.
| Type de menace | Menace | Niveau de préoccupation TableaFootnotea | Étendue | Occurrence | Fréquence | Gravité TablebFootnoteb | Certitude causale TablecFootnotec |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Perte, dégradation ou fragmentation de l'habitat | Développement urbain et industriel | Élevé | Généralisée | Historique/courante | Récurrente | Élevée | Élevée |
| Perte, dégradation ou fragmentation de l'habitat | Pratiques agricoles, et expansion et intensification des activités agricoles | Élevé | Généralisée | Historique/courante | Continue | Élevée | Élevée |
| Perte, dégradation ou fragmentation de l'habitat | Construction de routes et d'autoroutes | Élevé | Généralisée | Historique/courante/anticipée | Récurrente | Élevée | Élevée |
| Espèces exotiques, envahissantes ou introduites | Espèces exotiques et envahissantes | Moyen | Généralisée | Courante/anticipée | Continue | Faible | Moyenne |
| Espèces exotiques, envahissantes ou introduites | Maladie fongique du serpent | Moyen | Généralisée | Inconnue | Inconnue | Inconnue | Faible |
| Changements dans la dynamique écologique ou dans les processus naturels | Prédation favorisée par les activités humaines | Moyen/faible | Généralisée | Inconnue | Inconnue | Inconnue | Faible |
| Perturbation ou dommage | Persécution directe | Moyen/faible | Généralisée | Inconnue | Inconnue | Inconnue | Faible |
| Utilisation des ressources biologiques | Capture à des fins personnelles | Faible Table Footnoted | Localisée | Historique/courante | Récurrente | Faible | Élevée |
La présente section décrit les grandes menaces indiquées au tableau 1, met l'accent sur les principaux éléments et fournit certains renseignements supplémentaires. Bien que chaque menace soit présentée une à une, il importe aussi de tenir compte des effets cumulatifs à long terme de diverses menaces qui pèsent sur les sous-populations de couleuvres à petite tête à l'échelle locale. Il est à noter que la plupart des menaces sont généralement plus néfastes durant la période d'activité de l'espèce (généralement d'avril à septembre) parce qu'elles mènent à des taux de mortalité ou de mutilation directe plus élevés. De plus, l'exposition aux menaces augmente durant les périodes au cours desquelles les déplacements de la couleuvre à petite tête augmentent, par exemple lorsque certaines femelles parcourent de grandes distances entre les aires d'hibernation et les aires de parturition au printemps. Certaines des menaces, comme celles qui détruisent ou modifient les hibernacles, peuvent toucher aussi l'espèce en dehors de la période d'activité.
Parmi les mécanismes par lesquels des menaces peuvent toucher les populations de couleuvres à petite tête, l'isolement causé par la perte d'habitat est particulièrement préoccupant, car il peut constituer un obstacle à la dynamique Content Footnote18 des métapopulations et réduire la diversité génétique ainsi que les possibilités d'une immigration de source externe Content Footnote19. Les menaces telles que l'intensification de l'urbanisation, les pratiques agricoles, l'expansion des réseaux routiers et la propagation des espèces exotiques ou envahissantes peuvent contribuer à isoler davantage les sous-populations restantes. La plupart des menaces associées aux divers types de développement peuvent considérablement nuire à l'espèce, et ce, quel que soit le moment de l'année, car elles éliminent de l'habitat. La capture de couleuvres à des fins personnelles a également été observée en Ontario (M. Hazell, comm. pers., 2014), et il existerait des cas de persécution directe et des cas de prédation favorisée par les activités humaines. Les menaces sont présentées par ordre décroissant de niveau de préoccupation.
Dans le sud de l'Ontario, certains types d'habitat rares tels que les prairies disparaissent rapidement à cause de l'urbanisation de plus en plus importante. L'urbanisation est une menace généralisée qui a entraîné des cas documentés de disparition d'emplacements de couleuvres à petite tête au Michigan (T. Cox, comm. pers., 2009, tel que cité dans COSEWIC, 2010) et en Ontario. Des recherches menées en 2009 dans la région de Windsor-Sarnia ont permis de repérer huit anciens emplacements de l'espèce qui ont été détruits par le développement (COSEWIC, 2010).
Les autres menaces associées à l'intensification du développement urbain et industriel sont notamment la tonte et l'entretien fréquents des pelouses, et la destruction ou la modification de structures naturelles et artificielles qu'utilise la couleuvre à petite tête à des fins de thermorégulation ou comme hibernacles (COSEWIC, 2010). De plus, certains projets de développement peuvent nécessiter l'assèchement des zones humides (milieux humides saisonniers, petits marais, étangs) fréquentées par la couleuvre à petite tête (Joppa et Temple, 2005).
Un dense couvert de graminées ou d'herbacées et une épaisse couche de chaume sont des caractéristiques essentielles de l'habitat de la couleuvre à petite tête (Planck et Planck, 1977). Les pratiques agricoles intensives qui dominent dans le sud-ouest de l'Ontario limitent l'établissement de l'habitat de l'espèce. Des perturbations continues, causées par le travail du sol et le labourage, empêchent l'établissement des graminées et du chaume. L'expansion des terres agricoles peut aussi nécessiter l'assèchement de milieux humides saisonniers, de petits marais et d'étangs que fréquente souvent la couleuvre à petite tête. La conversion de l'habitat de la couleuvre à petite tête en terres arables Content Footnote20 est documentée (COSEWIC, 2010). Dans les années 1980, un emplacement situé dans le comté d'Essex, qui était réputé abriter l'une des plus grandes sous-populations de couleuvres à petite tête à l'échelle locale, a été détruit parce qu'il a été converti à des fins agricoles (Planck et Planck, 1977).
L'utilisation de pesticides et d'herbicides pourrait avoir une incidence négative sur la couleuvre à petite tête parce que les pesticides se retrouvent rapidement dans les sols et qu'ils peuvent être toxiques pour les lombrics (Pimentel, 2005), leurs principales proies. Une étude menée par Potter et al. (1990) a révélé que les pesticides pouvaient faire diminuer considérablement les populations de lombrics. Casbourn et al. (1976) ont établi l'existence d'une forte corrélation entre le nombre de lombrics et la densité des couleuvres à petite tête.
La constante expansion des réseaux routiers dans le sud de l'Ontario a créé un paysage très fragmenté, a accru l'isolement des sous-populations, a réduit la connectivité des paysages et a menacé la survie de la couleuvre à petite tête dans l'ensemble de son aire de répartition. Les réseaux routiers qui fragmentent des étendues continues d'habitat convenable ont un impact considérable sur la couleuvre à petite tête, dont le domaine vital est déjà limité (Carpenter, 1952; Oliver, 1955; DRIC, 2009; COSEWIC, 2010). L'espèce est particulièrement sensible à la mortalité routière (Sandilands, 2001) parce qu'elle se déplace lentement dans des zones dépourvues de végétation (Ruthven, 1904; Ontario Nature, 2011), qu'elle est petite et que les conducteurs ont beaucoup de difficulté à la voir sur les routes, et qu'elle peut être attirée par l'habitat ouvert des corridors routiers en raison de leurs propriétés thermiques. Bien qu'aucune étude détaillée n'ait porté sur les effets des réseaux routiers sur la couleuvre à petite tête, des cas de mortalité routière ont été observés dans l'ensemble de l'aire de répartition de l'espèce (Harding, 1997; J. Choquette, comm. pers., 2009, tel que cité dans COSEWIC, 2010; LGL, 2010). Une étude ayant permis de confirmer des cas de mortalité routière en 2010 a révélé que de nombreuses couleuvres à petite tête avaient été tuées sur les routes (Choquette, 2014) et que la dispersion des individus suivis par radiotélémétrie semblait être limitée par les routes existantes.
Les espèces exotiques ou envahissantes ont contribué à la perte d'habitat convenable de la couleuvre à petite tête (Hyde et al., 2007; Kapfer et al., 2013; Mifsud, 2014). Bien que l'espèce puisse utiliser volontiers de petits peuplements ou des parcelles contenant certaines espèces de graminées non indigènes, les grands peuplements denses de roseaux communs (Phragmites australis australis) et d'alpistes roseaux (Phalaris arundinacea) ne sont pas les préférés de l'espèce, car ils peuvent modifier la structure de l'habitat en faisant de l'ombre sur les sites d'exposition au soleil et en éliminant des aires de parturition (Kapfer et al., 2013; W. King, comm. pers., 2014).
Étant donné que la couleuvre à petite tête utilise les trous d'écrevisses comme hibernacles, l'invasion de l'écrevisse américaine (Orconectes rusticus) constitue une menace possible parce que cette dernière détrône et déplace les espèces d'écrevisses indigènes en Ontario, et qu'elle est présente dans l'aire de répartition de la couleuvre à petite tête (Hamr, 1997; Momot, 1997). Bien que les effets de l'écrevisse américaine sur le C. diogenes et le F. fodiens n'aient pas encore été déterminés, une étude menée au Wisconsin a montré que les occurrences de l'écrevisse américaine chevauchent fortement les occurrences du C. diogenes ainsi que celles de plusieurs autres espèces d'écrevisses indigènes (Olden et al., 2006). Le déplacement du C. diogenes et du F. fodiens pourrait réduire la quantité d'habitat d'hibernation convenable de la couleuvre à petite tête puisque l'écrevisse américaine ne creuse généralement pas de trous autres que de petites poches sous les roches et les débris (Gunderson, 2008).
La prédation par les chiens et les chats domestiques et féraux ainsi que par les ratons laveurs et les mouffettes peut représenter une menace importante (Loss et al., 2013). La menace est associée à la grande population humaine des portions fortement urbanisées de l'aire de répartition de la couleuvre à petite tête au Canada, et au fait que l'espèce utilise des habitats modifiés par les humains. Des études récentes montrent que les chats féraux constituent une menace importante pour les populations de reptiles aux États-Unis (Loss et al., 2013). Dans le sud de l'Ontario, les populations de ratons laveurs sont denses (environ 1,1 million d'individus), particulièrement autour des zones urbaines, où l'on trouverait de 8 à 18 ratons laveurs par km carré (OMNR, 2009).
Les attitudes négatives envers les couleuvres sont communes en Amérique du Nord, et même certaines espèces inoffensives comme la couleuvre rayée sont tuées régulièrement (Gillingwater, obs. pers.) par peur, préjudice ou ignorance (Choquette, 2011). La gravité de la menace que pose la persécution par les humains Content Footnote21 pour la couleuvre à petite tête demeure incertaine, mais le risque de persécution est généralement plus élevé pour les espèces de couleuvres qui occupent des zones fortement urbanisées où l'incidence des interactions entre les couleuvres et les humains est grande (Choquette, 2011). Les couleuvres provoquent régulièrement des réactions de peur ou d'hostilité de la part du grand public, et l'abattage ponctuel peut donc représenter une source de mortalité importante (Ashley et al., 2007).
Plusieurs cas de capture ont été observés en Ontario, sans doute à des fins personnelles (M. Hazell, comm. pers., 2014). Bien que la menace soit peu préoccupante pour l'espèce considérée dans son ensemble (COSEWIC, 2010), les couleuvres des populations en milieu urbain sont plus susceptibles d'être capturées en raison de la proximité des grandes populations humaines.
Une autre menace potentielle susceptible d’avoir un effet sur la couleuvre à petite tête est la maladie fongique du serpent (MFS) [Ophidiomyces ophiodiicola] (Sleeman, 2013). Il s’agit d’une nouvelle maladie fongique chez les serpents sauvages qui cause de graves lésions cutanées et mène à une morbidité et à une mortalité à grande échelle (Sleeman, 2013; Allender et al., 2015). La MFS est connue pour ses effets sur plusieurs espèces, dont la couleuvre d’eau (Nerodia sipedon), la couleuvre fauve de l’Est (Pantherophis gloydi), la couleuvre tachetée (Lampropeltis triangulum) et le massasauga (Sistrurus catenatus) [Sleeman, 2013]. La MFS a été confirmée en Ontario, chez une couleuvre fauve de l’Est trouvée dans le Sud-Ouest de l’Ontario en 2015 (Crowley, comm. pers., 2015). Elle a également été confirmée dans neuf États des É.-U., même si elle est considérée comme probablement encore plus répandue (Sleeman, 2013).
L'objectif en matière de population et de répartition pour la couleuvre à petite tête est de maintenir l'abondance et la répartition actuelles de toutes les populations existantes. Dans la mesure où cela est possible sur le plan biologique et technique, la répartition et l'abondance des sous-populations existantes devraient être accrues, et la connectivité de l'habitat entre les sous-populations locales devrait être améliorée.
On a fixé cet objectif en sachant qu'il est difficile de déterminer l'abondance de l'espèce en raison de son comportement. Certaines méthodes efficaces de détection de l'espèce ont néanmoins été élaborées dans le cadre du projet de la PHG, tel qu'il a été mentionné à la section 3.2.
La couleuvre à petite tête a été trouvée récemment dans les deux régions suivantes en Ontario seulement : Windsor-Sarnia et marais Luther. Il faudra mener d'autres relevés pour déterminer la présence ou l'absence de l'espèce dans deux autres régions, à savoir Skunk's Misery et Parkhill, ainsi qu'à neuf emplacements inconnus et à quatre emplacements historiques de la région de Windsor-Sarnia, notamment l'île Walpole (COSEWIC, 2010; J. Choquette, comm. pers., 2014). Bon nombre des populations de couleuvres à petite tête sont isolées les unes des autres dans l'aire de répartition de l'espèce, et il en va de même pour de nombreuses sous-populations locales trouvées dans les zones urbaines en Ontario, comme c'est le cas pour l'habitat de la région de Windsor-Sarnia. L'abondance de certaines des sous-populations urbaines en particulier pourrait se situer sous les niveaux durables. Il est donc essentiel, pour la survie de l'espèce, d'augmenter la superficie occupée par les sous-populations et d'améliorer la connectivité de l'habitat entre les divers habitats occupés. L'augmentation de la connectivité réduira aussi la probabilité d'un goulot d'étranglement génétique Content Footnote22 dans l'aire de répartition canadienne de l'espèce.
L'une des mesures de rétablissement décrites dans l'ébauche du programme de rétablissement de l'écosystème de l'île Walpole (Bowles, 2005) consistait à sensibiliser la collectivité de la Première Nation de l'île Walpole aux espèces en péril, notamment la couleuvre à petite tête. Des brochures, des calendriers, des articles publiés dans des bulletins d'information, des affiches et d'autres outils promotionnels ont été utilisés pour sensibiliser aux espèces en péril les membres de la Première Nation.
L'habitat général de la couleuvre à petite tête est protégé en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition depuis 2010, année où l'espèce a été désignée « en voie de disparition », soit une catégorie de risque plus élevée.
Dans la région de Windsor, la construction de 2011 à 2015 de la PHG, route à chaussées séparées multiples, a eu des impacts sur au moins une sous-population de couleuvres à petite tête. Durant les relevés menés en 2010 et 2011, soit avant la construction de la route, des portions des sous-populations de couleuvres à petite tête de la région ont été trouvées dans le corridor destiné à être aménagé pour la PHG. Après l'installation de clôtures d'exclusion le long du corridor, toutes les couleuvres trouvées dans la zone de construction clôturée ont été déplacées vers un habitat adjacent, situé à l'extérieur des clôtures, conformément aux exigences d'un permis délivré aux termes de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario.
L'une des mesures d'atténuation visant la couleuvre à petite tête consistait à élaborer un plan de remise en état et de gestion de l'habitat. Une étude de marquage-recapture par radiotélémétrie, toujours en cours, a été lancé pour examiner les effets des mesures d'atténuation et déterminer les principales zones d'habitat de la couleuvre à petite tête, notamment les hibernacles, l'habitat de parturition et les corridors de déplacement (LGL, 2010; AMEC, 2012, 2013, 2014). Un programme de suivi étendu, qui a débuté en 2009, cherche à préciser les impacts sur les sous-populations, tel que l'exige le permis. Il comprend des activités de suivi comme la pose d'un radio-émetteur sur les couleuvres, l'évaluation des comportements de déplacement des couleuvres qui ont été transférées, le suivi de l'efficacité des caractéristiques de l'habitat aménagé (p. ex. hibernacles, corridors, zones d'exposition au soleil et zones de refroidissement) et l'amélioration des connaissances de base sur l'abondance, la répartition et le comportement des sous-populations. Les activités de suivi se poursuivront cinq ans après la fin de la construction de la route; le permis expire en 2021.
Plusieurs activités d'intendance et de sensibilisation sont aussi en cours dans la région de la PHG, notamment l'élaboration de pratiques exemplaires de gestion de la végétation et la sensibilisation visant à mieux faire connaître au public la couleuvre à petite tête et à protéger l'espèce.
De grandes zones d'habitat ont aussi été aménagées ou améliorées pour satisfaire à l'une des exigences du permis. Des corridors d'habitat ouvert ont été aménagés afin de relier les champs, faciliter les déplacements des couleuvres et favoriser les échanges génétiques, simplifier l'élimination des espèces herbacées envahissantes non indigènes et des espèces ligneuses, et créer d'autres sites d'exposition au soleil, de l'habitat d'alimentation ouvert, des corridors servant de liens entre les habitats et des éléments servant d'abris pour échapper aux prédateurs (LGL, 2010). Un dessus de tunnel spécialement conçu a aussi été construit; il sert d'écopassage aux couleuvres et a permis de rétablir des liens entre deux populations de couleuvres à petite tête (Spring Garden ANSI et Oakwood Bush) qui étaient séparées depuis la construction de la route Huron Church, il y a 60 ans.
Une étude, menée de 2010 à 2014, visait à évaluer les effets de la mortalité routière sur l'ensemble des reptiles, notamment la couleuvre à petite tête, dans les reliquats des prairies Ojibway à Windsor et à LaSalle. L'étude a nécessité la réalisation d'un relevé systématique de la mortalité routière pour identifier les espèces de reptiles et déterminer le nombre d'individus qui ont été trouvés morts sur les routes traversant les éléments du patrimoine naturel du complexe de prairies Ojibway et des zones naturelles environnantes. Sur les six espèces en péril visées par le relevé, la couleuvre à petite tête arrive deuxième pour ce qui est du nombre d'individus morts sur les routes, et elle est menacée par la mortalité routière sur de multiples segments de routes (Choquette, 2014).
Depuis de nombreuses années, l'Ojibway Nature Centre mène de nombreuses activités bénéfiques pour les populations de couleuvres à l'échelle locale, notamment la couleuvre à petite tête. Ces activités consistent entre autres à sensibiliser le public pour éduquer la collectivité au sujet des menaces pesant sur l'espèce, tenir des activités éducatives, remettre en état l'habitat, réaliser des études de marquage-recapture, mener des études radiotélémétriques et acquérir des terres. De plus, l'Ojibway Nature Centre tient à jour une base de données des mentions d'observation et des populations connues de couleuvres à petite tête.
Une étude visant à mieux comprendre la structure génétique de la couleuvre à petite tête en Ontario et à examiner la génétique et la morphologie uniques de la sous-population du marais Luther a pris fin en 2013 (Noble et al., 2013). Elle a révélé l'existence de quatre ou cinq groupes génétiquement distincts de couleuvres à petite tête en Ontario : Sarnia (1), marais Luther (1) et Windsor (2-3). Ces groupes sont subdivisés en 3 ou 4 sous-populations (Noble et al., 2013).
Un projet de recherche entrepris par AMEC Foster Wheeler, l'Université Queen's et l'Université de Waterloo met l'accent sur les populations de couleuvres à petite tête et sur l'habitat de l'espèce dans le sud-ouest de l'Ontario. Les chercheurs utilisent des mentions d'occurrences et des échantillons de matériel génétique pour élaborer des modèles du caractère convenable de l'habitat pour l'espèce et ses sous-populations dans la région de Windsor. En plus de préciser les préférences de l'espèce en matière d'habitat, le projet fournira de l'information sur la connectivité de l'habitat et la dispersion des individus entre les sous-populations, de même que sur l'abondance réelle des sous-populations.
| Menace ou élément limitatif | Priorité TableeFootnotee | Stratégie générale pour le rétablissement | Description générale des approches de recherche et de gestion |
|---|---|---|---|
| Développement urbain et industriel; pratiques agricoles, et expansion et intensification des activités agricoles | Élevée | Protection et remise en état de l'habitat |
|
| Toutes les menaces | Élevée | Atténuation des menaces |
|
| Toutes les menaces | Élevée | Relevés et suivi |
|
| Toutes les menaces | Élevée | Communication et sensibilisation |
|
| Génétique et stochasticité démographique; lacunes dans les connaissances | Moyenne | Recherche |
|
Les approches présentées plus haut visent à conserver et, si possible, à augmenter la répartition et l’abondance des sous-populations existantes et des milieux naturels restants, en particulier ceux qui se trouvent entre des sous-populations locales, de la couleuvre à petite tête au Canada. Elles visent aussi à mettre au point des pratiques exemplaires de gestion concernant l’habitat de l’espèce, qui pourront être mises en œuvre par divers intervenants (p. ex. propriétaires de terrains privés et publics, utilisateurs et planificateurs des terres, groupes autochtones, organisations non gouvernementales, gouvernements). La protection, la gestion et la remise en état de l’habitat sont d’une importance capitale pour le rétablissement de la couleuvre à petite tête puisque la perte d’habitat et la fragmentation de l’habitat constituent les principales menaces pesant sur l’espèce. Les mesures de protection et de remise en état de l’habitat doivent d’abord viser à créer et à maintenir les corridors entre les principaux habitats, la fragmentation de l’habitat étant très préoccupante, en particulier pour les sous-populations locales des zones urbaines. L’atténuation des menaces, au moyen de pratiques exemplaires de gestion visant à réduire la mortalité routière et de pratiques stratégiques de remise en état de l’habitat visant à lutter contre les espèces envahissantes, sera également essentielle. En raison de l’incertitude entourant les caractéristiques propres aux sites de certaines composantes de l’habitat de la couleuvre à petite tête (p. ex. hibernacles et sites de parturition), il sera nécessaire de déterminer les besoins en matière d’habitat pour l’accomplissement de ces processus vitaux afin que l’habitat convenable existant et historique soit remis en état en priorité. L’étendue des impacts des réseaux routiers devra aussi être examinée. La portée de la maladie fongique du serpent sur la couleuvre à petite tête n’est pas connue en ce moment; cependant, il y a des préoccupations en matière de conservation à l’égard des petites populations si l’infection par la maladie fongique du serpent devait entraîner des mortalités. Il faudra poursuivre les travaux de recherche sur la structure génétique de la population canadienne de couleuvres à petite tête pour déterminer s’il y a dépression de consanguinité et/ou hybridation dans l’une ou l’autre des sous-populations existantes en Ontario.
En vertu de l'alinéa 41 (1)c) de la LEP, les programmes de rétablissement doivent inclure une désignation de l'habitat essentiel de l'espèce, dans la mesure du possible, et des exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de cet habitat. Aux termes de la LEP, l'habitat essentiel est « l'habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d'une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d'action élaboré à l'égard de l'espèce » [paragraphe 2(1)].
La désignation de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête doit décrire l'habitat nécessaire au maintien des sous-populations et des aires de répartition actuelles, en plus de promouvoir la connectivité entre les sous-populations locales lorsque cela est possible (section 5). Le présent programme de rétablissement fédéral désigne l'habitat essentiel pour 27 emplacements existants de la couleuvre à petite tête au Canada, au sein des régions géographiques de Windsor-Sarnia et du marais Luther (figure 4, figure 5, et tableau 3), selon la meilleure information accessible en date de juin 2014. De l'habitat essentiel additionnel pourrait être ajouté dans l'avenir si de la nouvelle information soutient l'inclusion de zones au-delà de celles qui sont désignées actuellement. Dans certaines zones désignées comme habitat essentiel, la qualité de l'habitat devra être améliorée pour que le rétablissement soit réalisé.
Il est reconnu que l'habitat essentiel désigné plus bas ne permet pas d'atteindre les objectifs en matière de population et de répartition pour cette espèce parce que certains emplacements soutenant peut-être encore la couleuvre à petite tête n'ont pas fait l'objet de relevés adéquats ou récents, ou encore parce que d'autres emplacements contribuant à la viabilité des sous-populations locales mais où l'habitat essentiel n'a pu être désigné à cause de l'incertitude caractérisant les données. Un calendrier des études (section 7.2 et tableau 4) a été élaboré et décrit les activités requises pour achever la désignation de l'habitat essentiel nécessaire à l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition établis pour l'espèce. La désignation de l'habitat essentiel sera mise à jour, au besoin, soit dans un programme de rétablissement révisé, soit dans un plan d'action, lorsque les études seront terminées.
La désignation de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête repose sur les trois critères suivants, qui sont examinés en détail ci-dessous : l'occupation de l'habitat, le caractère convenable de l'habitat et la connectivité de l'habitat entre les sous-populations locales.
Le critère de l'occupation de l'habitat fait référence aux zones pour lesquelles on peut affirmer avec une certaine certitude qu'elles sont actuellement utilisées par l'espèce (indicateur du caractère convenable de l'habitat).
L'habitat est considéré comme occupé quand :
- au moins une couleuvre à petite tête a été observée au cours d'une année depuis 1994.
L'occupation de l'habitat est déterminée d'après les emplacements de parturition ou les hibernacles documentés, les relevés et les données radiotélémétriques, et les observations fortuites de couleuvres à petite tête (vivantes ou mortes) aux emplacements près desquels sont présentes des caractéristiques biophysiques clés. Afin de servir adéquatement à la désignation de l'habitat essentiel, ces données d'observation doivent être spatialement précises (≤ 1 km) ou suffisamment détaillées pour être associées à une ou plusieurs caractéristiques spécifiques de l'habitat convenable.
La plupart des données accessibles concernent les 10 dernières années et proviennent soit du rapport de situation du COSEPAC de 2010, soit des relevés et des travaux de suivi réalisés au PIRD, à la PHG et à proximité (AMEC, 2013). Cependant, l'espèce est difficile à suivre et à surveiller, et on ne la trouve pas facilement dans son habitat de prédilection hors de la période d'accouplement (COSEWIC, 2010). Comme l'espèce est assez cryptique et que sa longévité dans la nature est inconnue (l'âge maximal enregistré en captivité est de 14 ans; COSEWIC, 2010), une durée de 20 ans est jugée appropriée pour permettre l'inclusion de plusieurs sous-populations locales qui persistent vraisemblablement, mais qui n'ont pas été ciblées par les récents relevés ou qui pourraient ne pas avoir été décelées. Les emplacements faisant l'objet de mentions datant de plus de 20 ans doivent être recensés de nouveau pour confirmer l'occupation par l'espèce et la persistance de l'habitat essentiel (section 7.2).
L'habitat essentiel n'est pas désigné pour les emplacements où de récents relevés ou d'autres renseignements (p. ex. photos aériennes) ont permis de conclure qu'ils ne renfermaient plus d'habitat (p. ex. développement résidentiel) pour soutenir la couleuvre à petite tête (c.-à-d. que l'espèce y est disparue ) ou que des portions importantes de l'habitat y ont été détruites (c.-à-d. statut inconnu) (annexe B"). Le statut des emplacements qui ont récemment été recensés sans que des couleuvres à petite tête n'aient été observées, mais où l'habitat semble demeurer convenable, est considéré comme « inconnu », et des relevés additionnels s'imposent pour confirmer l'utilisation qu'en fait actuellement la couleuvre à petite tête (annexe B" et section 7.2).
Par souci de clarté, les couleuvres à petite tête présentes dans les sites de la future esplanade du PIRD et de la PHG ont été relocalisées vers un habitat convenable existant ou un habitat remis en état (la majorité des sites remis en état se trouvent dans le complexe de prairies Ojibway et dans les régions avoisinantes de Windsor, en Ontario). Les sites de relocalisation des couleuvres de la PHG sont inclus dans la désignation de l'habitat essentiel puisque nombre d'entre eux abritent déjà des couleuvres à petite tête. Le site de relocalisation des couleuvres de l'esplanade du PIRD (parc patrimonial Black Oak), quant à lui, pourrait éventuellement être inclus, à mesure que de nouvelles données seront accessibles (c.-à-d. si la relocalisation est fructueuse étant donné qu'il n'y avait aucune sous-population existante à cet emplacement). Tous les points d'observation dans les sites de la future esplanade du PIRD et de la PHG, où des travaux de construction et d'expansion de routes ont lieu et où des mesures d'atténuation/de relocalisation des individus ont été menées, ne sont pas désignés comme habitat essentiel pour le moment. Aux termes des exigences du permis provincial délivré en vertu de la LEVD, une grande superficie du terrain (> 35 ha) où sera construite la PHG doit être remise en état pour que l'habitat convienne à la couleuvre, et l'on s'attend à ce que l'espèce recolonise ces sites autrefois occupés une fois que les activités de remise en état seront terminées et que de l'habitat sera disponible. On procédera à une révision de l'habitat essentiel à mesure que de l'information supplémentaire sur la réussite du projet de remise en état sera disponible.
Le caractère convenable de l'habitat s'applique aux zones présentant un ensemble particulier de caractéristiques biophysiques permettant aux individus de l'espèce de mener à bien les aspects essentiels de leur cycle vital (c.-à-d. parturition, thermorégulation, accouplement, alimentation et hibernation) ainsi que de se déplacer. L'habitat convenable à la couleuvre à petite tête peut ainsi être décrit comme un conglomérat à l'intérieur de prairies ou d'autres mosaïques ouvertes/semi-ouvertes dans lesquelles les caractéristiques biophysiques particulières peuvent être associées aux stades du cycle vital et aux besoins essentiels. Dans la zone d'habitat convenable, les caractéristiques biophysiques nécessaires à la couleuvre à petite tête varient selon l'espace et le temps en raison de la nature dynamique des écosystèmes. De plus, certaines caractéristiques données ont une grande importance pour la couleuvre selon différentes périodes (p. ex. durant différents processus vitaux, saisons ou périodes de l'année).
Les caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel sont décrites ci-dessous.
Pour la parturition, la thermorégulation, l'accouplement, l'alimentation et l'hibernation :
- zones ouvertes à zones aux premiers stades de succession, où la densité des graminées va de faible à élevée (p. ex. prairies à herbes hautes, prairies, prés résultant de l'activité humaine, fourrés, vieux champs ou marécages de feuillus avec accès à des zones humides [p. ex. zones de suintement, dépressions humides entourées de terres plus hautes et plus sèches]);
- lisières des types de milieux décrits ci-dessus (p. ex. lisières de dépressions humides, de zones arborées et de fourrés résultant de l'activité humaine);
- pour l'hibernation : zones qui contiennent des trous d'écrevisses, des terriers ou des tanières de petits mammifères, des piles de bois, des drains, des cornouillers ou des affleurements rocheux.
Pour les déplacements :
- habitat et/ou types de couvertures terrestres sans obstacles dans lesquels la couleuvre à petite tête peut se déplacer (c.-à-d. grandes routes pavées, milieux infranchissables comme des falaises, des forêts denses en hautes terres, des zones densément urbanisées et de vastes plans d'eau libre).
L'habitat convenable à la couleuvre à petite tête peut être partiellement décrit à l'aide de la Classification des terres écologiques (CTE) de l'Ontario (Lee et al., 1998) Content Footnote23. La CTE fournit un cadre uniforme pour la détermination et l'interprétation des limites dynamiques des écosystèmes et catégorise les habitats non seulement en fonction des communautés végétales, mais aussi en fonction des propriétés hydrologiques et de la topographie. Elle permet donc de couvrir les caractéristiques biophysiques de l'habitat de la couleuvre à petite tête. De plus, de nombreux gestionnaires des terres et spécialistes de la conservation connaissent bien la terminologie et les méthodes employées dans la CTE et ont adopté cet outil de classification des communautés végétales comme approche uniforme en Ontario.
Les caractéristiques biophysiques de l'habitat convenable de la couleuvre à petite tête pour la parturition, la thermorégulation, l'accouplement, l'alimentation et l'hibernation se trouvent généralement dans les désignations suivantes de la série de communautés de la CTE : prairie à herbes hautes (TPO), savane à herbes hautes (TPS), pré résultant de l'activité humaine (CUM), fourré résultant de l'activité humaine (CUT), savane résultant de l'activité humaine (CUS), marais arboré (SWD), pré marécageux (MAM) et marais peu profond (MAS). En raison de leur rareté, les hibernacles confirmés seront également désignés habitat essentiel, et ce, quel que soit leur emplacement (ils n'ont pas besoin de faire partie des polygones tirés de la CTE; voir ci-dessous). L'habitat de déplacement (transit ou dispersion) n'est pas non plus décrit selon la CTE. On fait plutôt référence à tout habitat Content Footnote24 (sans obstacles aux déplacements de l'espèce) qui joint des parcelles adjacentes d'habitat convenable de la CTE pour la parturition, la thermorégulation, l'accouplement, l'alimentation, l'hibernation et/ou les hibernacles.
Étant donné le manque d’information sur la superficie minimale d’habitat nécessaire à l’accomplissement des activités du cycle vital au sein du domaine vital, l’approche suivante a été utilisée pour déterminer les habitats fonctionnels de la couleuvre à petite tête. La description de l’habitat convenable reflète le fait que certaines caractéristiques biophysiques n’ont pas besoin d’être immédiatement adjacentes les unes aux autres, tant qu’elles demeurent connectées de sorte que les individus se déplacent facilement entre elles pour satisfaire tous leurs besoins biologiques et réagir aux perturbations, ou les éviter, quand cela est nécessaire. Les distances qui déterminent l’étendue de l’habitat convenable sont propres à la couleuvre à petite tête et fondées sur les exigences biologiques et comportementales de l’espèce (section 3.3).
L'habitat convenable de la couleuvre à petite tête consiste en les habitats de parturition, de thermorégulation, d'accouplement et d'alimentation ainsi que des hibernacles (dans l'ensemble du domaine vital d'au moins un individu) et de l'habitat de déplacement (transit ou dispersion) se trouvant entre ceux-ci (figure 3), comme on le décrit ici :
- l'ensemble de la ou des parcelles d'habitat de parturition, de thermorégulation, d'accouplement, d'alimentation ou d'hibernation (c.-à-d. le polygone entier de la série de communautés de la CTE) ou des hibernacles connus se trouvant dans un rayon de 200 m d'un point d'observation de la couleuvre à petite tête (c.-à-d. critère de l'occupation de l'habitat respecté); ET
- l'habitat de déplacement (transit ou dispersion) contigu entre les habitats susmentionnés dans lequel la couleuvre à petite tête peut se déplacer (aucun obstacle) et qui se trouve dans un rayon de 200 m d'un point d'observation de la couleuvre à petite tête.
On tient compte de l'habitat de déplacement seulement lorsqu'il crée un lien continu entre deux parcelles ou plus d'habitat de parturition, de thermorégulation, d'accouplement, d'alimentation et d'hibernation et/ou des hibernacles (figure 3). Au nombre des obstacles possibles aux déplacements de la couleuvre à petite tête, on compte les grandes routes pavées ou les routes comportant des obstacles, que les couleuvres à petite tête réussissent rarement à traverser; les éléments topographiques infranchissables (p. ex. falaises); les zones densément urbanisées dépourvues d'habitat convenable; les vastes plans d'eau libre (Carpenter, 1952; COSEWIC, 2010; LGL, 2011; Noble et al., 2013).
L'habitat convenable pour hibernacle se définit comme suit :
- la zone, tant naturelle que résultant de l'activité humaine, dans un rayon de 150 m de l'entrée et/ou de la sortie de l'hibernacle d'une couleuvre à petite tête qui répond au critère de l'occupation de l'habitat.
La recherche de sites de parturition, d'hibernacles, d'abris contre la chaleur et le froid et de nourriture est à l'origine de la majorité des déplacements des couleuvres (Carpenter, 1952). Le rayon de 200 m est fondé sur la longueur moyenne du domaine vital observée chez des individus radiopistés dans le cadre d'une étude de 4 ans en Ontario (moyenne de 218 m) (AMEC, 2012, 2013, 2014, 2015). Selon ces déplacements, l'habitat essentiel (p. ex. habitats d'alimentation, de thermorégulation) est disponible dans plusieurs parties du domaine vital. Une approche fondée sur l'habitat (habitat fonctionnel) est importante pour conserver les vestiges d'habitat qui demeurent occupés et disponibles pour la couleuvre à petite tête parce que l'habitat convenable occupé par cette espèce est très fragmenté au sein du paysage et que les pressions exercées par le développement résidentiel et la construction de routes sont élevées.
Les hibernacles sont l'une des caractéristiques les plus importantes de l'habitat de la couleuvre à petite tête et nécessitent une attention particulière. Ils sont également essentiels à la survie hivernale (Shoemaker et al., 2009; LGL, 2010). De plus, il est difficile de localiser les hibernacles à cause de la petite taille des entrées et de la nature cryptique des couleuvres qui entrent dans les hibernacles et qui en sortent. On ne connaît actuellement pas l'étendue des caractéristiques souterraines des hibernacles à partir de l'entrée ou de la sortie. Un rayon de 150 m est considéré comme nécessaire pour maintenir la composition, la structure et la fonction biologiques de l'environnement souterrain (Rossman et al., 1996; M. Hazell, comm. pers., 2014) et pour protéger les aires de rassemblement à proximité des hibernacles. En Ontario, des couleuvres à petite tête ont été observées sous terre à 30 m de leur hibernacle d'origine (AMEC, 2013); il se peut que la zone additionnelle autour de l'hibernacle présente des caractéristiques du sol/substrat et certains régimes d'humidité convenables. Des données ontariennes récentes indiquent que, chez la couleuvre à petite tête, les hibernacles se situent généralement à plus de 150 m d'autres aires principales utilisées durant la saison active, et l'espèce peut situer son hibernacle à une distance maximale de 100 m de l'emplacement de l'hibernacle de l'année précédente (AMEC, 2013, 2014). Ce critère pourra être précisé à mesure que d'autres hibernacles de l'espèce seront découverts et qu'on obtiendra plus d'information sur leur structure et l'utilisation qu'en fait l'espèce.
Les couleuvres à petite tête sont facilement observées seules ou en petits groupes sous divers types de matières, y compris des roches, du béton, des panneaux de contreplaqué, des bardeaux de couverture, des boîtes de conserve, du vieux tapis, du caoutchouc, du carton et des nappes de fibre de verre (COSEWIC, 2010). Étant donné que de nombreuses populations de couleuvres à petite tête persistent actuellement dans des milieux très dégradés (p. ex. parcs urbains, emprises de voies ferrées) et dépendent d'abris résultant de l'activité humaine, ces éléments constituent d'importantes composantes de l'habitat de l'espèce (COSEWIC, 2010). Dans la mesure du possible, les éléments résultant de l'activité humaine trouvés dans l'habitat essentiel ou à proximité devraient être laissés en place pour fournir des sites d'alimentation, des abris et des sites de thermorégulation.
Les terres agricoles exploitées (cultures en rang ou rotation des cultures) sont considérées comme un habitat non convenable et sont donc exclues de l'habitat essentiel (y compris les hibernacles) puisqu'elles n'offrent qu'un milieu de piètre qualité où les abris sont rares. L'utilisation de ces milieux peut entraîner une hausse des taux de mortalité, en plus de devenir des pièges écologiques Content Footnote25 potentiels. Les terres marginales (terres improductives de plus de 10 ans) et les pâturages non améliorés sont considérés comme de l'habitat convenable (prés résultant de l'activité humaine).
La connectivité de l'habitat entre les sous-populations locales est importante pour l'immigration et l'émigration (déplacements vers et depuis des sous-populations locales, respectivement), lesquelles augmentent le flux génique (ce qui aide à maintenir la diversité génétique) et permettent à l'espèce de réagir aux facteurs de stress environnementaux (p. ex. pollution, sécheresses, altérations de l'habitat) en se déplaçant vers un autre emplacement. Au Canada, la perte et la fragmentation de l'habitat sont la menace la plus grave qui pèse sur la couleuvre à petite tête; de nombreuses sous-populations locales sont réparties dans de petites parcelles généralement isolées dans un paysage urbain (p. ex. pressions élevées attribuables au développement résidentiel et routier). Elles peuvent entraîner la perte de corridors de dispersion et isoler des sous-populations locales, ce qui réduit la diversité génétique. La connectivité de l'habitat est nécessaire à l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.
Pour permettre les déplacements sur de courtes distances nécessaires à l'accomplissement du cycle vital (transit) de la couleuvre à petite tête, la connectivité est assurée par les habitats fonctionnels définis (déplacements saisonniers entre les habitats, par exemple entre les hibernacles et les sites de parturition, nécessaires à l'accomplissement du cycle vital annuel) (section 7.1.2). Pour permettre les déplacements sur de longues distances – immigration ou émigration – qui favorisent la stabilité génétique au sein des populations locales (dispersion), le critère de la connectivité de l'habitat relie les sous-populations locales selon les tendances documentées des couleuvres à petite tête de se déplacer dans les milieux terrestres pour se disperser Content Footnote26.
Le critère de la connectivité permet de désigner comme habitat essentiel de l'habitat convenable inoccupé Content Footnote27 lorsque celui-ci se trouve à l'intérieur de la distance de dispersion séparant les domaines vitaux de deux individus, et se définit comme suit :
- l'habitat de déplacement (transit ou dispersion) qui crée un lien continu entre au moins deux habitats fonctionnels séparés par une distance maximale de 600 m.
Cette distance de 600 m est fondée sur la longueur maximale du domaine vital de couleuvres radiopistées observées sur une période de 4 ans en Ontario (maximum de 662 m en 2012) (AMEC, 2012, 2013, 2014, 2015). Cette valeur correspond à trois fois la longueur linéaire moyenne du domaine vital (200 m), laquelle constitue la distance de séparation minimale entre les populations locales que NatureServe (2014) recommande d'utiliser pour maintenir la connectivité et réduire la probabilité d'isolement génétique. Il s’agit d’une distance appropriée étant donné les menaces imminentes qui pèsent sur l’espèce ainsi que son déclin continu au Canada (COSEWIC, 2010). Les estimations de la dispersion de la couleuvre à petite tête varient; la plupart des études sur les déplacements montrent des déplacements localisés (LGL, 2010). Cependant, l'espèce peut parcourir de grandes distances à certains moments de son cycle vital (p. ex. des femelles qui effectuent des déplacements de 395 m vers des sites de parturition au printemps et à l'été; des couleuvres qui cherchent des hibernacles à la fin de l'été ou à l'automne [LGL, 2010]; des jeunes de l'année qui parcourent plus de 400 m à partir de leurs aires d'activité, probablement pour établir de nouveaux territoires [LGL, 2011]).
Puisque la présence d'une grande route (p. ex. route pavée de plusieurs voies) ou d'une autre grande surface pavée (p. ex. stationnement) entre les habitats fonctionnels occupés entraîne généralement la mortalité de couleuvres à petite tête, cette route ou cette surface n'est pas désignée en tant que corridor de déplacement (le cas échéant), à moins qu'un ponceau ou un tunnel ne se trouve au-dessous. Dans ces cas, on peut considérer que le corridor de déplacement a la largeur de ce ponceau ou tunnel, sous réserve d'une vérification sur le terrain.

Description longue de la figure 3
La figure 3 montre les quatre observations de l'espèce. Le schéma illustre les méthodes de désignation de l'habitat essentiel décrites dans le titre de la figure.
L'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête comprend l'habitat convenable (c.-à-d. habitat fonctionnel ou hibernacle) (section 7.1.2) qui satisfait au critère de l'occupation de l'habitat (section 7.1.1), ci-après appelé « unité d'habitat essentiel ». L'unité d'habitat essentiel délimite un complexe d'habitats fonctionnels pour la couleuvre à petite tête et consiste en des aires principales d'habitat fondées sur la CTE et/ou l'habitat convenable pour hibernacle et les zones dans lesquelles l'espèce peut se déplacer. Lorsque le critère de la connectivité est appliqué (dans les cas où au moins deux habitats fonctionnels ou habitats convenables pour hibernacle sont séparés par une distance de dispersion maximale de 600 m; voir la section 7.1.3), l'unité d'habitat essentiel est élargie (au moyen d'un polygone englobant minimal) de manière à désigner un complexe d'habitat plus vaste pour la couleuvre à petite tête (figure 3). Ainsi, l'unité d'habitat essentiel représente l'étendue maximale de l'habitat essentiel dans un emplacement donné.
L'application des critères d'habitat essentiel selon la meilleure information accessible en date de juin 2014 a permis de désigner l'habitat essentiel pour 27 emplacements existants de la couleuvre à petite tête au Canada, dans les régions ontariennes de Windsor-Sarnia et du marais Luther, pour un total de 1 460 ha. On considère la désignation de l'habitat essentiel comme partielle et insuffisante pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition. Les données sur le statut de l'espèce et des sous-populations à plusieurs emplacements sont inconnues, désuètes ou inaccessibles à Environnement Canada, ou encore elles ne présentent pas de références spatiales détaillées. Plus précisément, l'habitat essentiel n'a pas pu être désigné aux emplacements de Skunk's Misery et de Parkhill, à neuf emplacements de la région de Windsor-Sarnia (y compris l'île Walpole) dont on ne connaît pas le statut des sous-populations ainsi qu'à quatre emplacements historiques (section 3.2 et annexe B"). On a établi un calendrier des études (section 7.2) pour obtenir l'information nécessaire pour achever la désignation de l'habitat essentiel en vue de l'atteinte des objectifs fixés en matière de population et de répartition. À mesure que des données supplémentaires deviendront accessibles, il sera possible de mieux préciser les limites de l'habitat essentiel ou d'ajouter des unités d'habitat satisfaisant aux critères établis.
Les portions de l'habitat essentiel qui se sont étendues jusque sur les sites prévus de la future esplanade du PIRD et de la PHG ne sont pas désignées comme habitat essentiel. Toutes les couleuvres à petite tête qui se trouvaient auparavant dans ces sites ont été relocalisées dans un habitat existant ou remis en état.
L’habitat essentiel de la couleuvre à petite tête est présenté à l’aide de carrés du quadrillage UTM de 1 km × 1 km. Les carrés des figures 4 et 5 du quadrillage UTM de référence, le système de quadrillage de référence utilisé au Canada, mettent en évidence l'emplacement géographique général de l'habitat essentiel, à des fins de planification de l'aménagement du territoire et/ou d'évaluation environnementale. En plus d'offrir ces avantages, le quadrillage UTM de 1 km × 1 km est conforme aux ententes de partage des données avec la province de l'Ontario. L'habitat essentiel dans chaque carré du quadrillage est défini par les critères énoncés aux sections 7.1.1 à 7.1.3. De plus amples informations sur l'emplacement des unités d'habitat essentiel peuvent être obtenues, à des fins de protection de l'espèce et de son habitat et sur justification, auprès d'Environnement Canada – Service canadien de la faune, à ec.planificationduretablissement-recoveryplanning.ec@canada.ca.

Description longue de la figure 4
La figure 4 illustre les carrés du quadrillage UTM renfermant de l'habitat essentiel de l'espèce. Il existe 9 carrés près de Sarnia, en Ontario, 18 entre Sarnia et l'île Walpole, et environ 50 dans la grande région de Windsor.

Description longue de la figure 5
La figure 5 illustre les huit carrés du quadrillage UTM renfermant de l'habitat essentiel de l'espèce, près d'Orangeville, en Ontario.
Tableau 3. Carrés du quadrillage renfermant de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête au Canada. L'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête se trouve dans les carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km, là où les critères énoncés à la section 7 sont respectés.
| Sous-population/emplacement (d'après les données de COSEWIC, 2010) | Nombre d'unités d'habitat essentiel désignées | Code d'identification du carré du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km Table Footnotef | Comté | Coordonnées UTM du carré Table Footnoteg UTM Est |
Coordonnées UTM du carré Table Footnoteg UTM Nord |
Régime foncier TablehFootnoteh |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 17TLG2567 17TLG2578 17TLG2579 |
Essex | 326000 327000 327000 |
4657000 4658000 4659000 |
Territoire non domanial |
| 2 | 1 | 17TLG2674 17TLG2675 17TLG2684 17TLG2685 |
Essex | 327000 327000 328000 328000 |
4664000 4665000 4664000 4665000 |
Territoire non domanial |
| 3 | 1 | 17TLG2644 17TLG2645 17TLG2646 |
Essex | 324000 324000 324000 |
4664000 4665000 4666000 |
Autre territoire domanial et territoire non domanial |
| 4 | 1 | 17TLG4819 17TLG4910 |
Essex | 341000 341000 |
4689000 4690000 |
Autre territoire domanial et territoire non domanial |
| 5 | 1 | 17TLG2746 17TLG2747 17TLG2748 17TLG2749 17TLG2755 17TLG2756 17TLG2757 17TLG2758 17TLG2759 |
Essex | 324000 324000 324000 324000 325000 325000 325000 325000 325000 |
4676000 4677000 4678000 4679000 4675000 4676000 4677000 4678000 4679000 |
Territoire non domanial |
| 6 | 1 | 17TLG3801 | Essex | 330000 | 4681000 | Territoire non domanial |
| 10 | 1 | 17TLG4855 17TLG4865 17TLG4875 |
Essex | 345000 346000 347000 |
4685000 4685000 4685000 |
Territoire non domanial |
| 13 | 1 | 17TLG2798 17TLG2799 |
Essex | 329000 329000 |
4678000 4679000 |
Territoire non domanial |
| 15 | 1 | 17TLG3708 17TLG3718 |
Essex | 330000 331000 |
4678000 4678000 |
Autre territoire domanial et territoire non domanial |
| 16 | 1 | 17TLG2885 | Essex | 328000 | 4685000 | Autre territoire domanial et territoire non domanial |
| 19 | 1 | 17TLG4818 | Essex | 341000 | 4688000 | Territoire non domanial |
| 20 | 1 | 17TLG4813 17TLG4823 |
Essex | 341000 342000 |
4683000 4683000 |
Territoire non domanial |
| 21 | 5 | 17TLG2789 17TLG2799 17TLG2880 17TLG2881 17TLG2890 17TLG2891 17TLG3709 17TLG3719 17TLG3800 17TLG3801 17TLG3810 17TLG3811 |
Essex | 328000 329000 328000 328000 329000 329000 330000 331000 330000 330000 331000 331000 |
4679000 4679000 4680000 4681000 4680000 4681000 4679000 4679000 4680000 4681000 4680000 4681000 |
Territoire non domanial |
| 22 | 2 | 17TLG2891 17TLG2892 17TLG3801 |
Essex | 329000 329000 330000 |
4681000 4682000 4681000 |
Territoire non domanial |
| 23 | 1 | 17TLG3729 17TLG3810 17TLG3820 |
Essex | 332000 331000 332000 |
4679000 4680000 4680000 |
Territoire non domanial |
| 24 | 1 | 17TLG3729 17TLG3739 |
Essex | 332000 333000 |
4679000 4679000 |
Territoire non domanial |
| 25 | 1 | 17TLG3805 17TLG3806 17TLG3815 17TLG3816 |
Essex | 330000 330000 331000 331000 |
4685000 4686000 4685000 4686000 |
Territoire non domanial |
| 26 | 1 | 17TLG3816 17TLG3817 |
Essex | 331000 331000 |
4686000 4687000 |
Territoire non domanial |
| 27 | 1 | 17TLG3857 17TLG3867 |
Essex | 335000 336000 |
4687000 4687000 |
Territoire non domanial |
| 28 | 3 | 17TLG3802 17TLG3812 17TLG3813 17TLG3822 17TLG3823 17TLG3833 |
Essex | 330000 331000 331000 332000 332000 333000 |
4682000 4682000 4683000 4682000 4683000 4683000 |
Territoire non domanial |
| 30 | 1 | 17TLH9674 17TLH9684 |
Lambton | 397000 398000 |
4764000 4764000 |
Territoire non domanial |
| 31 | 1 | 17TMH0615 17TMH0625 |
Lambton | 401000 402000 |
4765000 4765000 |
Territoire non domanial |
| 32 | 4 | 17TLH8307 17TLH8316 17TLH8317 17TLH8318 17TLH8326 17TLH8327 17TLH8329 17TLH8336 17TLH8337 17TLH8338 17TLH8339 17TLH8347 17TLH8348 17TLH8420 17TLH8421 17TLH8430 17TLH8431 |
Lambton | 380000 381000 381000 381000 382000 382000 382000 383000 383000 383000 383000 384000 384000 382000 382000 383000 383000 |
4737000 4736000 4737000 4738000 4736000 4737000 4739000 4736000 4737000 4738000 4739000 4737000 4738000 4740000 4741000 4740000 4741000 |
Territoire non domanial |
| 34 | 1 | 17TLH8247 17TLH8257 |
Lambton | 384000 385000 |
4727000 4727000 |
Territoire non domanial |
| 35 | 1 | 17TLH8651 17TLH8652 17TLH8661 |
Lambton | 385000 385000 386000 |
4761000 4762000 4761000 |
Territoire non domanial |
| 41 | 2 | 17TLH8640 17TLH8641 |
Lambton | 384000 384000 |
4760000 4761000 |
Autre territoire domanial et territoire non domanial |
| 46 | 3 | 17TNJ4674 17TNJ4675 17TNJ4677 17TNJ4684 17TNJ4685 17TNJ4686 17TNJ4651 17TNJ4652 |
Wellington/ Dufferin | 547000 547000 547000 548000 548000 548000 545000 545000 |
4864000 4865000 4867000 4864000 4865000 4866000 4871000 4872000 |
Territoire non domanial |
Le présent programme de rétablissement ne désigne que partiellement l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête, ce qui est considéré comme insuffisant pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition (section 5) pour l'espèce. Certains emplacements abritant peut-être encore la couleuvre à petite tête i) n'ont pas fait l'objet de relevés récents ou adéquats, ou ii) contribuent peut-être à la viabilité globale des sous-populations, mais l'habitat essentiel s'y trouvant n'a pas pu être désigné à cause de l'incertitude caractérisant les données. Dans les aires où la présence de la couleuvre à petite tête n'a pas été confirmée en 2009 (Skunk's Misery, Parkhill, neuf emplacements dans la région de Windsor-Sarnia [y compris l'île Walpole] dont le statut des sous-populations est inconnu, et quatre emplacements dont le statut des sous-populations est historique) (COSEWIC, 2010), des relevés exhaustifs au moyen des méthodes appropriées s'imposent pour déterminer la probabilité de détection de l'espèce.
| Description de l'activité | Justification | Échéancier |
|---|---|---|
| Réaliser des relevés, notamment au printemps, là où la présence/l'absence de l'espèce n'a pas été confirmée en 2009 (Skunk's Misery, Parkhill et 13 autres emplacements de la région de Windsor-Sarnia, y compris l'île Walpole) et déterminer la probabilité de détection de l'espèce. | Confirmer la présence/l'absence de la couleuvre à petite tête à Skunk's Misery, Parkhill et aux autres emplacements dont le statut est inconnu ou historique le long de la rive du lac Sainte-Claire entre Windsor et Sarnia. (Inconnu 7, 9, 11, 14, 17, 38, 40, 43, 44, 45, 47; historique 18, 29, 33, 42) |
2016-2019 |
La compréhension de ce qui constitue la destruction de l'habitat essentiel est nécessaire à la protection et à la gestion de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu'il y a dégradation de l'habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l'habitat essentiel n'est plus en mesure d'assurer ses fonctions lorsque exigé par l'espèce. La destruction peut découler d'une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d'une ou de plusieurs activités au fil du temps. Le tableau 5 donne des exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel de l'espèce selon l'endroit où a lieu l'activité et selon la ou les composantes de l'habitat essentiel qui sont touchées; il peut toutefois exister d'autres activités destructrices.
La destruction de l'habitat essentiel de la couleuvre à petite tête peut découler d'activités entreprises à diverses échelles. La destruction peut résulter d'une ou de plusieurs activités menées à l'intérieur ou à l'extérieur de l'unité d'habitat essentiel, et ce, quelle que soit la période de l'année. Les activités interdites ou permises susceptibles d'avoir lieu à l'intérieur de l'unité d'habitat essentiel sont évaluées en fonction des exigences fonctionnelles de l'espèce (composantes de l'habitat fonctionnel, de l'habitat convenable des hibernacles et/ou de l'habitat connectif) dans la portion de la zone touchée. Par exemple, certaines activités pourraient être permises dans l'habitat de déplacement (transit ou dispersion) se trouvant à l'intérieur d'une unité d'habitat essentiel (habitat fonctionnel et/ou habitat connectif), mais faire l'objet de restrictions dans les composantes de l'habitat fonctionnel réservées à la parturition, à la thermorégulation, à la reproduction, à l'alimentation et aux déplacements, car ces composantes sont largement utilisées par la couleuvre à petite tête et sont de la plus grande importance en ce qui concerne les besoins de l'espèce en matière d'habitat. Dans ce cas, certaines activités ne seraient pas considérées comme susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat de déplacement (transit ou dispersion), tant et aussi longtemps qu'une perméabilité de l'habitat suffisante (absence d'obstacles) est maintenue, conformément aux besoins fonctionnels de l'espèce en matière d'habitat. Cette information doit être intégrée à l'analyse au cas par cas lorsqu'il s'agit d'évaluer si une activité donnée est permise ou restreinte. Certaines activités peuvent entraîner la destruction de l'habitat essentiel même si elles se déroulent à l'extérieur de l'unité d'habitat essentiel. De tels cas doivent être évalués au cas par cas pour déterminer les restrictions et les mesures d'atténuation qui doivent être mises en œuvre pour empêcher la destruction de l'habitat essentiel (p. ex. développement résidentiel et industriel, création ou expansion de routes, assèchement de milieux humides).
Vu les habitudes saisonnières de la couleuvre à petite tête en matière d'utilisation de l'habitat, il est sans doute possible d'atténuer certains effets sur son habitat essentiel en planifiant les activités dans le temps. Il faudra discuter du moment où les activités se dérouleront et déterminer au cas par cas, avec les instances concernées (généralement la Province de l'Ontario [ministère des Richesses naturelles et des Forêts] sur le territoire non domanial, et Environnement Canada sur le territoire domanial), si celles-ci sont susceptibles d'entraîner ou non la destruction de l'habitat essentiel.
| Description de l'activité | Description de l'effet (sur les caractéristiques biophysiques, par exemple) | Emplacement visé par l'activité susceptible de détruire l'habitat essentiel : À l'intérieur de l'unité d'habitat essentiel Habitat fonctionnel (parturition, thermorégulation et alimentation) |
Emplacement visé par l'activité susceptible de détruire l'habitat essentiel : À l'intérieur de l'unité d'habitat essentiel Habitat fonctionnel (transit, déplacements) |
Emplacement visé par l'activité susceptible de détruire l'habitat essentiel : À l'intérieur de l'unité d'habitat essentiel Habitat connectif (dispersion) |
Emplacement visé par l'activité susceptible de détruire l'habitat essentiel : À l'intérieur de l'unité d'habitat essentiel Hibernacle |
Emplacement visé par l'activité susceptible de détruire l'habitat essentiel À l'extérieur de l'unité d'habitat essentiel (où l'activité est toujours susceptible d'entraîner la destruction) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Activités telles que : développement résidentiel et/ou industriel, conversion de zones d'habitat en terres agricoles, construction de routes, et activités favorisant la succession en terrains boisés | Le développement urbain et industriel et la construction de routes pourraient entraîner une destruction permanente de l'habitat, alors que l'agriculture et la succession pourraient modifier de façon importante les habitats de parturition, de thermorégulation, d'accouplement, d'hibernation et de déplacement. Les développements majeurs peuvent entraîner la fragmentation permanente de l'habitat convenable, et empêcher les couleuvres à petite tête d'accéder à ce dernier. |
X | X | X | X | - |
| Enlèvement d'arbres ou d'autres végétaux ou structures (ce qui exclut les zones de succession où des mesures de remise en état sont nécessaires) | L'enlèvement de végétaux ou de structures pourrait modifier l'habitat essentiel de telle manière que ce dernier ne serait plus en mesure d'offrir les caractéristiques favorables à l'espèce (p. ex. couvert végétal, chaleur, ombre, etc.) et nécessaires à la parturition, à la thermorégulation, à l'accouplement, à l'alimentation, à l'hibernation et aux déplacements. | X | - | - | X | X |
| Destruction ou modification de structures naturelles et/ou artificielles servant d'hibernacles | La destruction ou la modification de structures naturelles et/ou artificielles servant d'hibernacles peuvent faire en sorte que des sites deviennent non propices à l'hibernation de façon permanente. | X | - | - | X | - |
| Activités modifiant la composition des communautés végétales décrites dans la CTE où l'on trouve la couleuvre à petite tête, notamment l'assèchement de zones de suintement et/ou humides | La modification complète ou partielle de communautés décrites dans la CTE abritant des couleuvres à petite tête pourrait entraîner la perte permanente d'habitats de parturition, de thermorégulation, d'accouplement, d'alimentation, d'hibernation et de déplacement. Même l'assèchement de zones de suintement ou de zones humides à l'extérieur de l'unité d'habitat essentiel pourrait assécher indirectement des zones utilisées par la couleuvre à petite tête (p. ex. zones d'alimentation). |
X | - | X | X | X |
| Activités qui accroissent la densité de la végétation envahissante (p. ex. alpiste roseau, salicaire commune, roseau commun) | Le remplacement d'espèces végétales indigènes par des espèces envahissantes pourrait mener à la perte permanente ou à la dégradation d'habitats de parturition, de thermorégulation, d'accouplement, d'alimentation, d'hibernation et de déplacement, de même que d'habitat connectif. | X | X | X | X | X |
Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.
Tous les cinq ans, le succès de la mise en œuvre du programme de rétablissement sera évalué au moyen des indicateurs de rendement suivants :
- La répartition et l'abondance actuelle des sous-populations existantes de couleuvres à petite tête sont maintenues et, dans la mesure où cela est possible sur le plan biologique et technique, augmentent à l'intérieur de l'aire de répartition historique au Canada.
- La connectivité de l'habitat entre les sous-populations locales est améliorée.
Un ou plusieurs plans d'action visant la couleuvre à petite tête seront achevés d'ici décembre 2023.
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AMEC. Environment and Infrastructure, environmental consultants on behalf of the Parkway Infrastructure Constructors and Windsor Essex Mobility Group. 2013. Butler's Gartersnake (Thamnophis butleri) 2012 Annual Monitoring Report Rt. Hon. Herb Gray Parkway created to meet conditions of permit No. AY-D-001-11 Issued under authority of clause 17(2)(d) of the Endangered Species Act, 2007, 278 p.
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Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L'objet de l'EES est d'incorporer les considérations environnementales à l'élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l'environnement et d'évaluer si les résultats d'un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l'environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).
La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l'EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.
Le présent programme de rétablissement aura assurément un effet bénéfique sur l'environnement en favorisant le rétablissement de la couleuvre à petite tête. La possibilité que la mise en œuvre du programme ait des conséquences néfastes imprévues sur d'autres espèces a été envisagée. De nombreuses espèces en péril et espèces rares sont présentes dans les prairies à herbes hautes. Par conséquent, on s'attend à ce que les activités de rétablissement visant la couleuvre à petite tête soient bénéfiques pour de nombreuses autres espèces présentes dans ces milieux, comme l'alétris farineux (Aletris farinosa), le liatris à épi (Liatris spicata), l'aster très élevé (Symphyotrichum praealtum) et la couleuvre fauve de l'Est (Pantherophis gloydi). Les mesures de protection de l'habitat, les politiques et les approches d'intendance ne modifient pas l'habitat et ne devraient donc pas avoir d'effets négatifs sur d'autres espèces. L'EES a permis de déterminer que le programme aura certainement un effet bénéfique sur l'environnement et qu'il n'entraînera pas de conséquences néfastes notables. Le lecteur trouvera des précisions à cet égard en consultant les sections du présent document intitulées : « Objectifs en matière de population et de répartition » et « Orientation stratégique pour le rétablissement ».
Aux fins du présent programme de rétablissement, les sous-populations sont identifiées en s'appuyant sur la description des emplacements de la couleuvre à petite tête dans le rapport de situation du COSEPAC de 2010, et sont énumérées ci-dessous.
La plupart des emplacements ont été visités pour recueillir de l'information aux fins du rapport de situation du COSEPAC de 2010 (COSEWIC, 2010), sauf s'ils étaient considérés comme disparus (p. ex. perdus à cause d'activités de développement). Certains emplacements n'ont pas été recensés, car d'importantes portions de l'habitat de la couleuvre à petite tête semblaient détruites. Ces emplacements se sont vu attribuer la cote « inconnu » jusqu'à ce que leur disparition soit confirmée. Les emplacements où la date de la dernière observation remonte à plus de 20 ans sont cotés comme « historiques ». Les emplacements visités récemment, mais où aucune couleuvre à petite tête n'a été observée et où de l'habitat convenable est toujours disponible pour l'espèce (déterminé au moyen de visites sur le terrain ou de photos aériennes) sont également cotés « inconnu ». Des relevés additionnels sont nécessaires pour confirmer le statut des sous-populations dans ces emplacements. Un calendrier des études décrit les relevés additionnels à réaliser dans les emplacements historiques et inconnus pour confirmer la situation de la couleuvre à petite tête. De nouveaux emplacements fréquentés par la couleuvre à petite tête n'ayant jamais été mentionnés dans la littérature ont été découverts. Les nouveaux renseignements n'ont pas encore été officiellement étudiés par le Centre de données sur la conservation de l'Ontario (Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario). Dans le futur, l'énumération des emplacements de la couleuvre à petite tête sera peut-être mieux harmonisée avec l'information sur les occurrences d'élément.
| Emplacement | Emplacement/sous-population (d'après COSEWIC, 2010) |
Comté | Dernière mention d'observation vérifiée | Statut |
|---|---|---|---|---|
| Windsor-Sarnia | Emplacement 1 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 2 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 3 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 4 | ESSEX | 2008 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 5 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 6 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 7 | ESSEX | 1976 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 8 | ESSEX | 1986 | Disparu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 9 | ESSEX | 1984 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 10 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 11 | ESSEX | 1996 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 12 | ESSEX | 1986 | Disparu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 13 | ESSEX | 1996 | Existant Table Footnotei |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 14 | ESSEX | 1996 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 15 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 16 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 17 | ESSEX | 1977 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 18 | ESSEX | 1977 | Historique |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 19 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 20 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 21 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 22 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 23 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 24 | ESSEX | 2007 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 25 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 26 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 27 | ESSEX | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 28 | ESSEX | 2008 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 29 | CHATHAM-KENT | 1881 | Historique |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 30 | LAMBTON | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 31 | LAMBTON | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 32 | LAMBTON | 2008 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 33 | LAMBTON | 1986 | Historique |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 34 | LAMBTON | 2008 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 35 | LAMBTON | 2009 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 36 | LAMBTON | 1977 | Disparu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 37 | LAMBTON | 1977 | Disparu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 38 | LAMBTON | 1982 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 39 | LAMBTON | 1982 | Disparu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 40 | LAMBTON | 2001 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 41 | LAMBTON | 2008 | Existant |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 42 | LAMBTON | 1982 | Historique |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 43 | LAMBTON | 1986 | Inconnu |
| Windsor-Sarnia | Emplacement 44 | LAMBTON | 1990 | Inconnu |
| Skunk's Misery | Emplacement 45 | MIDDLESEX/LAMBTON | 1989 | Inconnu |
| Luther Marsh | Emplacement 46 | WELLINGTON/DUFFERIN | 2009 | Existant |
| Parkhill | Emplacement 47 | MIDDLESEX/LAMBTON | 1992 | Inconnu |
| Rondeau | Emplacement 48 | CHATHAM-KENT | 1940 | Disparu |