Rapport annuel du COSEPAC 2020 à 2021
Lettre de motivation
Le 12 Octobre 2021
L’honorable Jonathan Wilkinson
Ministre de l’Environnement et du Changement climatique
200, boulevard Sacré-Cœur
Gatineau QC K1A 0H3
Ministre Wilkinson,
Veuillez trouver ci-joint le rapport annuel 2020-2021 du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), que je vous soumets respectueusement ainsi qu'au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP). La présentation de ce rapport répond aux obligations du COSEPAC en vertu de l’article 26 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige que le COSEPAC présente annuellement un rapport sur ses activités au ministre de l’Environnement et aux membres du CCCEP. Ce Rapport annuel sera également accessible en ligne par l’entremise du Registre public de la LEP.
Comme vous le savez, le COSEPAC a pour mission d’évaluer l’état de conservation des espèces en péril au Canada. Au point III, Évaluation des espèces sauvages, du Rapport annuel, vous trouverez des renseignements sur la façon d’obtenir une copie du statut attribué aux espèces sauvages évaluées en 2020‑2021, des critères applicables et de la justification des désignations de statut. Les rapports de situation contenant les renseignements utilisés dans les évaluations sont fournis dans le courriel joint. Ces rapports seront également fournis aux membres du CCCEP et seront disponibles dans le Registre public.
Au cours de la dernière année, le COSEPAC a évalué un total de 66 espèces sauvages, dont quatre fut attribuée le statut de non en péril. Sur ces 66 espèces sauvages, le COSEPAC a réexaminé la situation de 41 espèces; parmi eux, 80 % a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 826 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, soit 369 espèces en voie de disparition, 196 espèces menacées, 239 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 19 espèces sauvages, les données de 62 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes, et 202 espèces ont été désignées non en péril.
La présentation de ces renseignements répond aux obligations du COSEPAC en vertu de l’article 25 de la LEP, qui prévoit que le COSEPAC doit fournir au ministre de l’Environnement et au CCCEP une copie des évaluations de la situation et des motifs à l’appui de ces évaluations. Cette présentation remplit aussi nos obligations en vertu de l’article 24, qui prévoit que le COSEPAC examine la classification des espèces en péril au moins une fois tous les 10 ans.
Au nom du Comité, j’aimerais encore une fois vous remercier pour votre soutien continu à l’égard de notre travail et pour l’engagement de votre ministère en matière de conservation et de protection de la biodiversité du Canada.
Mes salutations distinguées,
John D. Reynolds, président, COSEPAC
Département des sciences biologiques
Université Simon Fraser
Burnaby BC V5A 1S6
c.c. - Aura Pantieras, directrice générale, Direction de l’évaluation et de l’information sur la faune, Service canadien de la faune
Rapport annuel du cosepac présenté au Ministre de l’Environnement et du Changement climatique et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) 2020-2021
Point I – activités du COSEPAC
1. Réunions d’évaluation des espèces sauvages
Le paragraphe 15(1) de la Loi sur les espèces en péril stipule que « le COSEPAC a pour mission a) d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard et d’établir, selon le cas :
- que l’espèce est disparue, disparue du pays, en voie de disparition, menacée ou préoccupante
- qu’il ne dispose pas de l’information voulue pour la classifier
- que l’espèce n’est pas actuellement en péril
En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ».
En raison des restrictions de déplacement liées à la COVID-19, le COSEPAC n’a pas pu tenir ses réunions régulières d’évaluation des espèces sauvages en personne et les a plutôt tenues de façon virtuelle.
Au cours de la présente année de déclaration (du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages du 28 novembre au 4 décembre 2020 et du 26 avril au 5 mai 2021. Durant cette période de déclaration, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 66 espèces sauvages.
Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de declaration 2020-2021 sont les suivants :
Disparues : 0
Disparues du pays : 0
En voie de disparition : 19
Menacées : 21
Préoccupantes : 17
Données insuffisantes : 5
Non en péril : 4
Total: 66
Sur les 66 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 41 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).
| Disparues du pays | En voie de disparition | Menacées | Préoccupantes |
|---|---|---|---|
| Sans objet | Bégula (population de la baie d’Ungava) Scinque pentaligne (population carolinienne) Noctuelle d’Edwards Sucet de lac Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie) Truite arc-en-ciel anadrome (population de la rivière Chilcotin) Truite arc-en-ciel anadrome (population de la rivière Thompson) Érioderme mou Grand requin blanc (population de l’Atlantique) |
Carmantine d’Amérique Pholade tronquée Airelle à longues étamines Couleuvre à nez plat Saule à bractées vertes Chicot févier Renard véloce Aster soyeux |
Pigeon à queue barrée Béluga (population de l’est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin) Dryoptéride côtière Salamandre de Coeur d’Alène Scinque pentaligne (population des Grands lacs et du Saint-Laurent) Lamproie du Nord (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) Lamproie argentée (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) Milandre |
Données insuffisantes, non en péril et disparues
En novembre 2020, le COSEPAC a classé cinq espèces sauvages dans la catégorie « données insuffisantes » et quatre dans la catégorie « non en péril ».
Quatre des espèces classées dans la catégorie « données insuffisantes » ont été nouvellement évaluées : saumon chinook (population de la côte sud – détroit de Georgia, type océanique, automne), saumon chinook (population de la côte sud – fjords du sud, type océanique, automne), saumon chinook (population de l’ouest de l’île de Vancouver, type océanique, automne (WVI + WQCI)) et lamproie argentée (populations du sud de la baie d’Hudson et de la baie James).
Le COSEPAC a révisé le classement d’une espèce sauvage auparavant désignée « en voie de disparition » (à l’annexe 1 de la LEP) : le COSEPAC a ainsi classé le perce‑tige d’Aweme dans la catégorie « données insuffisantes ».
Une des espèces désignées « non en péril » a été nouvellement évaluée : saumon chinook (population de l’est de l’île de Vancouver, type océanique, automne (EVI + SFj)). Le béluga (population de l’ouest de la baie d’Hudson) avait été désigné espèce « préoccupante » par le COSEPAC en 2004 (mais n’était inscrit à aucune annexe de la LEP); en novembre 2020, le COSEPAC a divisé cette unité désignable en deux populations (population de la baie James et population de l’ouest de la baie d’Hudson), chacune étant désignée « non en péril » (tableau 1b).
Le COSEPAC a révisé le classement d’une espèce sauvage auparavant désignée « préoccupante » (à l’annexe 1 de la LEP); le COSEPAC a ainsi désigné le Bécasseau maubèche de la sous-espèce islandica comme étant « non en péril ».
Remarque : Le COSEPAC classait la lamproie du Nord (population de la Saskatchewan - Nelson) dans la catégorie « données insuffisantes » (annexe 3 de la LEP). Le COSEPAC a révisé ce classement en novembre 2020 en désignant l’espèce « en voie de disparition ».
Le COSEPAC transmet au ministre de l’Environnement et du Changement climatique les évaluations (voir le tableau 1b) de 32 espèces sauvages nouvellement classées dans les catégories « disparues du pays », « en voie de disparition », « menacées » et « préoccupantes » afin qu’il puisse décider s’il recommande au gouverneur en conseil de les inscrire à l’annexe 1 de la LEP.
| Disparues du pays | En voie de disparition | Menacées | Préoccupantes |
|---|---|---|---|
| Sans objet | Béluga (population de la baie Cumberland) Petite oréohélice Saumon chinook (population de l’est de l’île de Vancouver, type océanique, été) Saumon chinook (population du bas Fraser, type océanique, été) Saumon chinook (population de la Thompson inférieure, type fluvial, printemps) Saumon chinook (population de la Thompson Sud, type fluvial, été 1.3) Lyonie faux-troène Lamproie du Nord (population de la Saskatchewan – Nelson) Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans le sud-est des Étas-Unis, le golfe du Mexique et les Caraïbes) Mouette rosée |
Béluga (population de l’est de la baie d’Hudson) Saumon chinook (population du sud de la partie continentale (C.-B.) – baie Boundary, type océanique, automne) Saumon chinook (population de l’ouest de l’île de Vancouver, type océanique, automne (Nootka et Kyuquot)) Saumon chinook (population de l’ouest de l’île de Vancouver, type océanique, automne (sud)) Sauterelle de Davis Océanite cul-blanc (population de l’Atlantique) Petit chevalier Mulette verruqueuse Bécasseau maubèche de la sous-espèce roselaari Hétérodermie maritime Hibou des marais Sébaste aux yeux jaunes (population des eaux intérieures de l’océan Pacifique) Sébaste aux yeux jaunes (population des eaux extérieures de l’océan Pacifique) |
Hirondelle rustique Paruline du Canada Saumon chinook (population de l’est de l’île de Vancouver, type océanique, automne) Cicindèle des galets Buse rouilleuse Gomphe spéculaire Hyménoxys herbacé Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans le nord-est de l’Amérique du Sud) Lamproie argentée (populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson) |
Les renseignements relatifs aux espèces sauvages évaluées depuis le dernier rapport annuel se trouvent sur le site Web du Registre public de la LEP, à l’adresse suivante :
Pour obtenir un exemplaire des détails sur les évaluations de ces espèces, y compris le statut attribué à chaque espèce, la justification des désignations (et les incertitudes, le cas échéant) ainsi que les critères du COSEPAC accompagnés des codes alphanumériques, se trouvent sur le site Web du COSEPAC, à l’adresse suivante :
Évaluation des espèces sauvages du COSEPAC
Les rapports de situation contenant les renseignements sur les évaluations de la situation des espèces effectuées par le COSEPAC seront accessibles sur le site du Registre public de la LEP, à l’adresse suivante :
Au mois d’avril 2021, le COSEPAC avait évalué 826 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, dont 369 espèces en voie de disparition, 196 espèces menacées, 239 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays. De plus, le COSEPAC avait classé 19 espèces sauvages dans la catégorie des espèces disparues.
Au mois d’avril 2021, il avait également été établi que, pour un total de 62 espèces sauvages, les données étaient insuffisantes. Par ailleurs, 202 espèces avaient été désignées « non en péril ».
2. Remarques importantes concernant les évaluations de la situation des espèces sauvages
L’article 27 de la LEP stipule que « sur recommandation du ministre, le gouverneur en conseil peut, par décret, modifier la liste conformément aux paragraphes (1.1) et (1.2), soit par l’inscription d’une espèce sauvage, soit par la reclassification ou la radiation d’une espèce sauvage inscrite et le ministre peut, par arrêté, modifier la liste conformément au paragraphe (3) de la même façon. »
Le COSEPAC classait la lamproie du Nord (population de la Saskatchewan - Nelson) dans la catégorie « données insuffisantes » (annexe 3 de la LEP). Le COSEPAC a révisé ce classement en novembre 2020 en désignant l’espèce « en voie de disparition ». Le COSEPAC recommande de retirer la lamproie du Nord (population de la Saskatchewan - Nelson) de l’annexe 3 de la LEP.
Perce-tige d’Aweme : Après réévaluation, cette espèce a été classée dans la catégorie « données insuffisantes » en novembre 2020. Le COSEPAC l’avait auparavant désignée « en voie de disparition » en avril 2006, et elle est inscrite à l’annexe 1 de la LEP. Le COSEPAC recommande de retirer le perce-tige d’Aweme de l’annexe 1 de la LEP.
Bécasseau maubèche de la sous-espèce islandica : Après réévaluation, cette espèce a été désignée comme étant « non en péril » en novembre 2020. Le COSEPAC l’avait auparavant désignée espèce « préoccupante », et elle est inscrite à l’annexe 1 de la LEP. Le COSEPAC recommande de retirer le Bécasseau maubèche de la sous-espèce islandica de l’annexe 1 de la LEP.
3. Autres activités liées à l’évaluation des espèces sauvages
Évaluations d’urgence
L’article 29 de la LEP permet l’inscription d’urgence d’une espèce sauvage lorsque la survie de celle-ci est menacée de façon imminente. En vertu du paragraphe 30(1) de la LEP, le COSEPAC doit faire préparer un rapport de situation concernant l’espèce sauvage et, au plus tard un an après la prise du décret, présenter au ministre un rapport écrit comportant une des énonciations suivantes : a) la classification de l’espèce est confirmée; b) sa reclassification est recommandée au ministre; c) sa radiation de la liste est recommandée au ministre.
Aucune évaluation d’urgence n’a été effectuée durant la période de déclaration 2020‑2021.
4. Évaluations d’espèces sauvages renvoyées par le gouverneur en conseil au cosepac pour renseignements supplémentaires ou pour réexamen
En vertu de l’alinéa 27(1.1)c) de la LEP, le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, renvoyer l’évaluation de la situation d’une espèce au COSEPAC pour renseignements supplémentaires ou pour réexamen.
L’évaluation du bar rayé (Morone saxatilis) (population du fleuve Saint-Laurent) a été renvoyée au COSEPAC pour réexamen (Gazette du Canada, Partie II, juillet 2021). Pour en savoir plus, veuillez consulter le lien suivant :
Décret concernant la Liste des espèces en péril (renvoi au COSEPAC) : TR/2021-33.
L’évaluation de la situation de l’entosthodon rouilleux (Entosthodon rubiginosus) a fait l’objet d’un renvoi au COSEPAC à des fins d’examen plus approfondi (Gazette du Canada, Partie II, septembre 2021). Pour plus de renseignements, veuillez cliquez sur ce lien :
Décret concernant la Liste des espèces en péril (renvoi au COSEPAC) : TR/2021-58
5. Espèces sauvages choisies aux fins des rapports de situation
Selon l’alinéa 15(1)b) de la LEP, le COSEPAC a pour mission « de déterminer le moment auquel doit être effectuée l’évaluation des espèces sauvages, la priorité étant donnée à celles dont la probabilité d’extinction est la plus grande ».
Conformément aux critères d’établissement des priorités élaborés par le COSEPAC pour classer les espèces sauvages à évaluer, le Comité a demandé que soit produit un rapport de situation en 2021 pour 8 espèces sauvages choisies parmi les listes d’espèces candidates dressées par les sous-comités de spécialistes des espèces. Voici une liste des espèces candidates pour évaluation prioritaire :
| Groupe taxinomique | Nom commun/nom de la population | Nom scientifique |
|---|---|---|
1. Arthropodes |
Cercope de la verge d’or |
Philaronia canadensis |
2. Arthropodes |
Nom commun non disponible |
Schinia luscens |
3. Oiseaux |
Pétrel des Bermudes |
Pterodroma cahow |
4. Oiseaux |
Barge marbrée* |
Limosa fedoa |
5. Oiseaux |
Colibri roux |
Selaphorus rufus |
6. Amphibiens |
Crapaud pied-beche des Plains |
Spea bombifrons |
* Le Sous‑comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC est en voie d’établir les unités désignables appropriées pour cette espèce.
6. Les sous-comités du COSEPAC
Le paragraphe 18(1) de la LEP stipule que « le COSEPAC est tenu de constituer des sous‑comités de spécialistes chargés de l’assister dans l’élaboration et l’examen des rapports de situation portant sur des espèces sauvages qu’on estime être en péril — notamment des sous-comités compétents à l’égard de catégories d’espèces sauvages et un sous-comité compétent en matière de connaissances traditionnelles des peuples autochtones ».
Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones
Le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC a pour mandat d’assurer une intégration adéquate des CTA au processus d’évaluation du COSEPAC. Il est composé de membres nommés par la ministre de l’Environnement et du Changement climatique. Les coprésidents du sous-comité sont des membres du COSEPAC, et ils font profiter le comité de leur expertise en matière de CTA.
Voici un résumé des activités réalisées au cours de la dernière année :
- Des rapports sur les sources de CTA concernant l’esturgeon blanc (quatre unités désignables) et le bar rayé (trois unités désignables) ont été rédigés.
- Un rapport sur la collecte des CTA concernant la truite arc-en-ciel anadrome (toutes les unités désignables qui n’ont pas encore été évaluées par le COSEPAC) a été rédigé.
- Un rapport sur la méthodologie de collecte et d’utilisation des CTA concernant les saumons du Pacifique a été rédigé pour déterminer les saumons que les Autochtones considèrent être en péril.
- Le Sous-comité des CTA a établi un réseau de détenteurs de connaissances qui collaboreront aux travaux sur les espèces préoccupantes au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. Le sous-comité prévoit étendre ce réseau à l’ensemble du Canada.
- Le Sous-comité des CTA a établi un cadre de planification de la documentation et du signalement des menaces par les sources de CTA pour l’évaluation des espèces par le COSEPAC.
Le COSEPAC adresse des remerciements sincères aux membres du Sous-comité des CTA en reconnaissance de l’engagement de tous les instants dont ils font preuve pour assurer l’intégration des meilleures données disponibles au processus d’évaluation du COSEPAC.
Sous-comités de spécialistes des espèces
Les sous-comités de spécialistes des espèces du COSEPAC partagent leur expertise avec le Comité. Chaque sous-comité est dirigé par deux coprésidents et normalement de 10 à 12 membres qui sont des spécialistes canadiens reconnus des groupes taxinomiques en question; ils possèdent des connaissances et une expérience très vastes et ont une connaissance éprouvée des théories et pratiques liées à la conservation des espèces sauvages. Ces membres bénévoles proviennent du secteur universitaire, d’organismes provinciaux de la faune, de musées, de centres de données sur la conservation et d’autres sources d’expertise sur les espèces canadiennes. Ils aident les coprésidents à élaborer les listes d’espèces candidates à une évaluation, font préparer des rapports de situation sur les espèces prioritaires, révisent les rapports pour en assurer l’exactitude scientifique et l’intégralité et recommandent au COSEPAC un statut pour chaque espèce. À l’heure actuelle, le COSEPAC compte 10 sous-comités de spécialistes des espèces : amphibiens et reptiles, arthropodes, oiseaux, poissons d’eau douce, poissons marins, mammifères marins, mollusques, mousses et lichens, mammifères terrestres et plantes vasculaires.
De plus amples renseignements sont disponibles à l’adresse suivante :
Chaque année, les sous‑comités de spécialistes des espèces se réunissent habituellement une fois à différents endroits au Canada ou par téléconférence. Au cours des réunions en personne, des observateurs sont invités et des séances d’information publiques sont parfois organisées.
En plus de leur travail en cours pour s’assurer que des rapports de situation de grande qualité sont présentés à chaque réunion d’évaluation des espèces du COSEPAC, les sous‑comités de spécialistes des espèces entreprennent également périodiquement des projets spéciaux visant à appuyer le travail des sous-comités.
Le Sous-comité de spécialistes des plantes vasculaires a entrepris un contrat spécial d’examen de l’information sur des espèces candidates en 2020. Le travail consistait à mettre à jour l’information sur les espèces de plantes vasculaires qui n’ont pas encore été évaluées par le COSEPAC et à aider à déterminer les espèces les plus prioritaires aux fins d’évaluation par le COSEPAC.
Le Sous-comité de spécialistes des poissons marins a poursuivi ses travaux sur les rapports concernant les unités désignables des espèces de salmonidés anadromes très répandues. Ces rapports aideront le Sous-comité et le COSEPAC à déterminer d’autres priorités en matière d’évaluation. Le Sous-comité a également lancé un projet visant à mettre au point une meilleure méthode d’interprétation des déclins de population à partir des données sur les tendances à long terme. Ce travail intéresse également d’autres sous‑comités de spécialistes, comme celui des oiseaux, qui utilisent des données à long terme.
Le Sous-comité de spécialistes des mollusques a continué de tenir à jour une bibliographie annotée des documents sur les menaces pesant sur les espèces de mollusques. Ce travail aidera le Sous-comité à fournir les meilleures informations disponibles pour les processus d’évaluation des menaces.
Le COSEPAC est conscient du rôle extrêmement important joué par les membres des sous-comités de spécialistes des espèces, qui offrent bénévolement leur temps et leurs compétences.
7. Opérations et procédures du COSEPAC
L’article 19 de la LEP stipule que « le COSEPAC peut établir des règles régissant la tenue de ses réunions et la conduite de ses activités en général. »
Pour mener à bien ses activités, le COSEPAC se réfère à un manuel complet des opérations et des procédures qui est revu par le Sous-comité sur les opérations et les procédures chaque année. Le sous-comité détermine les modifications requises et les soumet au Comité pour approbation. Au cours de la période de déclaration, le sous-comité a mis à jour le Manuel des opérations et des procédures en fonction des modifications mineures apportées aux procédures du COSEPAC, dont les plus importantes sont les suivantes :
- Dans le cadre d’une initiative lancée en 2018 pour accroître la diversité de ses membres, le COSEPAC a mis à jour son appel de candidatures (des coprésidents et membres des sous-comités de spécialistes).
- Autre moyen d’accroître la diversité, le COSEPAC a ajouté deux nouveaux postes de membres en début de carrière au Comité. Cet ajout a entraîné des modifications du quorum et du nombre de votes requis pour adopter une motion ou approuver l’évaluation d’une espèce.
- Le COSEPAC a également ajouté un nouveau poste de membre en début de carrière à chacun des dix sous-comités de spécialistes des espèces.
- Des précisions ont été ajoutées concernant les personnes-ressources avec lesquelles les rédacteurs de rapports de situation peuvent communiquer s’ils ont besoin de renseignements détenus par le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones, et les Lignes directrices sur la rémunération des membres et des coprésidents du Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) ont été approuvées par le COSEPAC et mises à jour.
8. Groupes de travail
L’article 18(1) de la LEP stipule aussi que le COSEPAC peut constituer des sous-comités pour le conseiller ou exécuter n’importe laquelle de ses fonctions.
Les groupes de travail jouent un rôle essentiel au sein du Comité, car ils font en sorte que les opérations et procédures du COSEPAC sont efficientes, efficaces et appliquées rigoureusement et assurent le maintien de la qualité et de l’uniformité des évaluations de la situation et des autres mécanismes du COSEPAC.
a) Communiqués de presse
Ce groupe de travail a été actif avant et pendant chacune des réunions d’évaluation des espèces sauvages et avait pour mandat de préparer les communiqués de presse.
b) Établissement des priorités pour les espèces
Le groupe de travail sur l’établissement des priorités s’est réuni en mars 2021 afin de classer les espèces candidates pour une évaluation du COSEPAC. Neuf espèces ont été désignées comme devant être évaluées par le COSEPAC en priorité, et un appel d’offres pour la rédaction de rapports de situation sera publié à l’automne 2022. Le groupe de travail s’est également réuni en juin 2021 pour discuter des exigences minimales de la LEP, de la simplification des processus de réévaluation ainsi que du classement des réévaluations. Il s’agit pour le COSEPAC de trouver des solutions au nombre sans cesse croissant de réévaluations en attente, tout en s’assurant d’évaluer les espèces prioritaires.
c) Simplification des rapports de situation
Le COSEPAC reconnaît que le style et le format de ses rapports de situation pourraient être revus et améliorés afin que les rapports soient plus concis et cohérents et qu’ils répondent mieux aux besoins des utilisateurs, y compris ceux qui participent au rétablissement. Dans le cadre d’un processus qui a débuté l’an dernier, des améliorations du format des rapports et des instructions à l’intention de leurs rédacteurs seront proposées à l’ensemble des membres du COSEPAC lors des prochaines réunions d’évaluation des espèces sauvages.
d) Regroupement des espèces
Les unités désignables sont les unités d’évaluation fondamentales du COSEPAC correspondant aux espèces sauvages. Elles sont déterminées par des preuves scientifiques de leur caractère distinct et de leur caractère important. Les membres du COSEPAC ont mis à jour la ligne directrice standard pour déterminer les unités désignables, ce qui a donné lieu à une approche plus rationalisée qui améliorera la cohérence de la détermination des unités désignables. Les membres du COSEPAC ont mis à jour la ligne directrice standard pour déterminer les unités désignables, établissant une approche simplifiée qui améliorera la cohérence de cette détermination.
e) Données
Ce groupe de travail poursuit son examen de l’annexe F8 (lignes directrices mises à jour concernant les renseignements de nature délicate) du Manuel des opérations et des procédures. Il met aussi au point des outils dans le cadre des ententes de partage de données conclues avec des tiers en vue d’améliorer les relations de partage de données du COSEPAC avec les partenaires en matière de conservation et les détenteurs de données.
f) Équité, diversité et inclusion
Ce nouveau groupe de travail a pour mandat de diversifier les membres du COSEPAC afin qu’il soit représentatif de la population qu’il sert. Un consultant en matière d’équité, de diversité et d’inclusion a été embauché pour faciliter l’atteinte de cet objectif. Le contrat comprend un sondage auprès des membres, l’analyse des documents de recrutement, la détermination des obstacles et la prestation de formation. Le consultant collaborera étroitement avec le groupe de travail tout au long du processus et présentera son rapport final et ses recommandations au COSEPAC en octobre 2022. Avant d’embaucher le consultant, le COSEPAC a apporté deux changements à sa composition afin de la diversifier davantage. Les réactions à ces changements ont été très positives.
- Deux nouveaux postes de membres en début de carrière ont été ajoutés au Comité.
- Un nouveau poste de membre en début de carrière a été ajouté à chacun des dix sous-comités de spécialistes des espèces.
g) Processus des conseils de gestion des ressources fauniques
Des travaux sont en cours pour améliorer la communication avec les conseils de gestion des ressources fauniques. Les réunions en personne prévues avec ces conseils au cours du dernier exercice ont été suspendues en raison des restrictions de déplacement liées à la COVID-19.
h) Critères
Au printemps 2021, ce groupe de travail a proposé des modifications mineures aux critères quantitatifs du COSEPAC pour l’évaluation de la situation des espèces, afin d’harmoniser ces critères avec ceux de l’UICN qui ont récemment été mis à jour. Passées au vote, les propositions ont été acceptées par le COSEPAC. Une formation sur les critères a été donnée aux nouveaux membres du COSEPAC et des sous‑comités de spécialistes des espèces au printemps 2021.
i) Évaluation des menaces
Un nouveau groupe de travail a été établi pour améliorer la cohérence avec laquelle le COSEPAC évalue les menaces pesant sur les espèces. En plus d’améliorer les évaluations de la situation des espèces, ce travail devrait être bénéfique pour la planification de leur rétablissement.
9. Communications du COSEPAC
Dans la mesure où les ressources le permettaient, le COSEPAC et ses présidents ont fait tout ce qui était en leur pouvoir au fil des ans pour informer les gestionnaires et le grand public des travaux du Comité. Les restrictions de déplacement liées à la COVID-19 ont empêché le président du COSEPAC d’assister à certaines réunions en personne au cours du dernier exercice.
Durant la présente période de déclaration, le COSEPAC a publié deux communiqués de presse exposant les conclusions des réunions d’évaluation des espèces sauvages de l’automne 2020 et du printemps 2021. Les communiqués de presse du COSEPAC sont accessibles sur le site Web du COSEPAC à l’adresse suivante :
Nouvelles du COSEPAC et événements à venir
En septembre 2018, le COSEPAC s’est créé un compte Twitter afin de tenir les Canadiens au courant des nouvelles sur les espèces en péril au Canada. Le compte se trouve à l’adresse COSEPAC twitter et possède déjà plus de 1 800 abonnés.
Le président du COSEPAC a rencontré les entités suivantes (en personne ou par téléphone) et/ou leur a présenté des exposés sur les travaux du COSEPAC :
- Société canadienne des biologistes de l’environnement (webinaire);
- Freshwater Fisheries Society of BC;
- BC Chapter of the Wildlife Society (webinaire);
- Université de la Colombie-Britannique (deux cours);
- Université Simon Fraser (série de séminaires en écologie);
- Université de Toronto (cours sur la conservation);
- Directeurs canadiens de la faune (présentation).
De plus, le président du COSEPAC a rédigé les pièces de correspondance suivantes au sujet des travaux du COSEPAC :
- rapport de situation non sollicité en préparation concernant les étoiles de mer;
- rapport de situation non sollicité en préparation concernant le saumon chinook de la rivière Skeena;
- lettre commune d’organisations non gouvernementales du Québec concernant le butor;
- correspondance avec des scientifiques concernant la situation du rorqual commun;
- demande fédérale d’accès à l’information et de protection des renseignements personnels concernant la truite arc-en-ciel anadrome;
- réunions avec divers fonctionnaires fédéraux concernant le bar rayé;
- réunions avec des fonctionnaires d’ECCC concernant la modernisation de la LEP;
- réunion avec des responsables du rétablissement des espèces concernant la politique de la LEP sur le rétablissement et la survie, ce qui a donné lieu à trois présentations aux membres du COSEPAC ainsi qu’à des présentations à chacun des dix sous-comités de spécialistes des espèces.
De plus, le président du COSEPAC a participé aux entrevues suivantes avec les médias concernant les travaux du COSEPAC :
- revue Up Here;
- nombreuses entrevues avec la presse écrite concernant le bar rayé;
- nombreuses entrevues avec la presse écrite concernant le saumon du Pacifique.
Point II – Composition du COSEPAC
L’article 16 de la LEP stipule que (1) le COSEPAC se compose de membres nommés par le ministre après consultation du Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril et des experts et organismes d’experts — telle la Société royale du Canada — qui, de l’avis du ministre, possèdent l’expertise appropriée. (2) Chaque membre du COSEPAC possède une expertise liée soit à une discipline telle que la biologie de la conservation, la dynamique des populations, la taxinomie, la systématique ou la génétique, soit aux connaissances des collectivités ou aux connaissances traditionnelles des peuples autochtones en matière de conservation des espèces sauvages. (3) Les membres sont nommés pour des mandats renouvelables d’au plus quatre ans.
1. Changements dans la composition du cosepac
Une liste à jour des membres du COSEPAC est accessible sur le site Web du Comité, à l’adresse suivante :
Les membres des gouvernements fédéral, provinciaux ou territoriaux sont recommandés à la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique par les compétences respectives.
Les coprésidents du Sous-comité sur les CTA sont élus par les membres du Sous‑comité et recommandés à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique aux fins de nomination au COSEPAC. Les coprésidents et tous les membres du Sous-comité sur les CTA sont nommés par des organisations autochtones nationales à l’exception de deux membres qui peuvent être nommés par le Sous-comité. Les membres du Sous‑comité sont nommés par la ministre de l’Environnement et du Changement climatique.
Les coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et les membres scientifiques non gouvernementaux sont recommandés par le COSEPAC à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique au terme d’un examen approfondi des candidatures.
Des appels de candidatures pour cinq postes de coprésidents de sous-comités de spécialistes d’espèces ont été affichés sur le site Web du COSEPAC du 20 janvier au 17 février 2020. Des comités de sélection formés de membres du COSEPAC et de membres de sous-comités de spécialistes d’espèces ont examiné les candidatures conformément aux procédures de sélection des membres établies dans le Manuel des opérations et des procédures du COSEPAC. Les présidents de chaque comité de sélection ont rédigé un rapport sur les forces et faiblesses des candidats et les rapports ont fait l’objet d’une discussion avec le COSEPAC durant la réunion virtuelle d’évaluation des espèces sauvages du 4 mai 2021. Le COSEPAC a confirmé le choix des candidats et a transmis en juin 2021 leurs noms et leurs curriculum vitæ au ministre de l’Environnement et du Changement climatique en vue de leur nomination. Les membres du Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril ont reçu une copie de cette correspondance.
Point III – Évaluations des espèces sauvages
En vertu du paragraphe 25(1) de la LEP, le COSEPAC doit, dès qu’il termine l’évaluation de la situation d’une espèce sauvage, en fournir une copie, motifs à l’appui, au ministre et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril. Une copie doit également en être mise dans le Registre public.
Les renseignements relatifs aux espèces sauvages évaluées depuis le dernier rapport annuel se trouvent sur le site Web du Registre public de la LEP, à l’adresse suivante :
Les rapports de situation seront accessibles dans les deux langues officielles sur le site Web du Registre public de la LEP, à l’adresse suivante :
Point IV – Espèces évaluées par le cosepac depuis sa création
Conformément au paragraphe 25(2) de la LEP, le COSEPAC doit établir annuellement une liste complète des espèces sauvages dont la situation a été évaluée depuis l’entrée en vigueur du présent article et veiller à ce qu’une copie en soit mise dans le Registre.
La publication intitulée Espèces sauvages canadiennes en péril est accessible sur le site Web du Registre public des espèces en péril, à l’adresse :
Résultats de la recherche de documents
Elle comprend la liste de toutes les espèces sauvages évaluées par le COSEPAC depuis sa création jusqu’au mois d’octobre 2020 inclusivement.