Sites contaminés fédéraux : exemples de réussite

Au cours des phases I et II, les gardiens ont fait d'importants progrès en matière d'assainissement des sites contaminés. En effet, des activités ont été entreprises à 1 590 sites. Les risques ont été atténués par le traitement des eaux et du sol contaminés, ainsi que par l'enlèvement et la destruction des déchets dangereux.

Voici quelques exemples de sites contaminés fédéraux pour lesquels le financement accordé à des fins d'assainissement au cours de ces deux phases a donné des résultats remarquables :

Phase II exemples de réussite :

Phase I exemples de réussite :


Assainissement des sols au Centre opérationnel du parc national Forillon

Nom et lieu : Parc national du Canada Forillon (Québec)
Gardien : Agence Parcs Canada (PC)

Assainissement des sols au Centre opérationnel du parc national Forillon

Le parc national du Canada Forillon, créé en 1970, est une péninsule montagneuse bordée par le Golfe du Saint-Laurent et la baie de Gaspé. Le Centre opérationnel du parc national Forillon, en fonction depuis la création du parc, comporte plusieurs bâtiments voués aux activités administratives et d’entretien du parc. 

On se préoccupait du fait que d’anciennes installations de service, notamment des réservoirs de stockage de carburant et des canalisations installés dans les années 1970, n’avaient jamais été enlevées et qu’elles avaient peut-être contaminé le sol autour des bâtiments 14 et 15.

À l’automne 2009, un examen environnemental historique du centre opérationnel a révélé la présence de trois réservoirs souterrains près du bâtiment 15 ainsi que d’un poste de pompage près du bâtiment 14. La contamination des sols en hydrocarbures pétroliers a alors été confirmée par une évaluation environnementale de phase II et par une autre étude subséquente en 2010.

Ces études de caractérisation des sols ont permis d’établir la distribution des contaminants potentiels provenant des opérations et d’estimer le volume des sols affectés à environ 260 m3. D’autre part, le poste de pompage en usage soulevait certaines préoccupations quant à la présence de tuyaux souterrains et la possibilité qu’il y ait des déversements ou des fuites accidentelles d’hydrocarbures. Cela faisait craindre pour la protection de l’environnement, de la santé humaine et des eaux souterraines.

Après avoir comparé différentes techniques d’assainissement, Parcs Canada a retenu l’approche par excavation-élimination puisqu’elle s’avérait plus économique, plus rapide - et surtout - plus efficace pour l’atteinte des objectifs d’assainissement.

Les travaux d’excavation-élimination du site ont été réalisés à l’automne 2012 en ciblant le secteur au sud du bâtiment 15 et le secteur du bâtiment 20 près de l’îlot des pompes. Lorsque l’eau accumulée dans les excavations présentait des dépassements en hydrocarbures pétroliers, elle était pompée dans un camion-citerne, analysée puis éliminée à un site autorisé. Au final, ce sont 630 tonnes métriques de sols contaminés qui ont été assainis. Le projet s’est achevé en 2013 avec la remise en état des lieux.

Les travaux d’assainissement ont permis de maîtriser les enjeux environnementaux et de santé humaine tout en réduisant le passif environnemental lié à ce site contaminé. En prévenant toute contamination accidentelle par des hydrocarbures pétroliers, l’assainissement du centre opérationnel a contribué à préserver l’intégrité écologique du parc national Forillon.

Projet d’assainissement de la mine Colomac

Nom et lieu : Mine Colomac (Territoires du Nord-Ouest)
Gardien : Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC)

Projet d’assainissement de la mine Colomac

La mine Colomac est une mine d’or à ciel ouvert qui a été exploitée de façon sporadique entre 1990 et 1997. Elle est située à 220 km au nord de Yellowknife sur des terres qui sont utilisées traditionnellement par le peuple Tlicho. AANC assume la responsabilité du site depuis 1999, parce que l’exploitant de la mine a été mis sous séquestre et le site, abandonné. Le site contient une installation principale, trois puits à ciel ouvert, deux gros amas de stériles, une zone de confinement des résidus, une piste d’atterrissage et des routes d’accès. La mine Colomac comportait de nombreux risques environnementaux et matériels après la fin des activités, qui ont nécessité la mise en œuvre de mesures d’urgence en vertu de la Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest en 1999 et en 2000, afin de gérer les eaux hautement contaminées qui se trouvaient dans la zone de confinement des résidus et qui menaçaient de se déverser par-dessus un barrage.

Le projet d’assainissement de la mine Colomac comportait des risques inhérents en raison de l’éloignement et de l’accessibilité limitée du site, des conditions météorologiques extrêmes qui raccourcissaient les saisons de travail et de construction, ainsi que des nombreux risques naturels et professionnels. Dès le début, l’équipe du projet a accordé la priorité à la détermination et à la gestion de ces risques. AANC a travaillé en étroite collaboration avec le peuple Tlicho à toutes les étapes du projet, lui demandant d’être un partenaire de la gestion du site et de la sélection des méthodes d’assainissement. En outre, il a engagé autant que possible des entreprises du peuple Tlicho à l’aide des mécanismes d’approvisionnement disponibles et mis à profit le programme de suivi et d’entretien et le programme d’assainissement pour lui offrir une formation et développer ses capacités. Les connaissances traditionnelles ont été particulièrement importantes pour la réalisation du projet, surtout pendant l’évaluation, la sélection et la mise en œuvre des méthodes d’assainissement. De plus, AANC a réalisé des évaluations approfondies des risques pour la santé humaine et l’environnement en collaboration avec le peuple Tlicho. Le résultat a été l’élaboration d’un plan d’action pour l’assainissement du site en 2004.

Le plan décrivait en détail les méthodes d’assainissement pour chacun des 16 volets du projet. Les travaux ont été réalisés principalement dans le cadre d’un contrat de travaux de génie civil importants et d’un contrat de travaux d’assainissement et de remise en état du site. En outre, les principaux objectifs de la gestion globale du site de la mine Colomac ont été atteints grâce à des contrats d’activités de suivi et d’entretien.

Les principaux travaux de génie civil ont été réalisés pendant la saison de travail sur le terrain 2006-2007 (devancés d’une année); ils ont consisté notamment en la construction de couvertures pour les résidus exposés, d’un nouveau barrage, d’un déversoir autour de l’une des digues et d’un canal de décharge pour que l’eau traitée puisse s’écouler du lac Tailings vers l’aval.

La plupart des objectifs restants du projet ont été atteints pendant la saison de travail sur le terrain 2010-2011 dans le cadre du contrat de travaux d’assainissement et de remise en état. Ces travaux ont consisté notamment à décontaminer et à démolir l’infrastructure minière et les bâtiments auxiliaires, à réhabiliter les sédiments contaminés aux hydrocarbures pétroliers près du lac Steeves, à excaver et à traiter le sol contaminé, à éliminer les déchets dangereux et non dangereux, à remettre en état le système d’écoulement des eaux, à réaliser des travaux généraux de reprofilage, ainsi qu’à installer des dispositifs de contrôle d’accès au site pour la phase postfermeture.

Il y a eu des réalisations importantes pendant la gestion globale du projet : travaux de démolition et de terrassement à grande échelle; élimination des hydrocarbures; et assainissement sur place des principaux plans d’eau à l’aide de techniques comportant l’ajout de phosphore sous forme de phosphate de monoammonium.

Le projet d’assainissement de la mine Colomac est considéré comme une contribution à l’assainissement de l’environnement au profit du peuple Tlicho et de tous les habitants du Nord. En 2013, il a reçu le Prix d’excellence en environnement décerné par l’Association of Consulting Engineers of Alberta et en 2014, l’Association canadienne de réhabilitation des sites dégradés a souligné le rétablissement de la végétation sur le site dans sa revue scientifique.

Tous les éléments du plan d’action pour l’assainissement de 2004 avaient été traités en 2011-2012, la première année de la phase II du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux. Les travaux d’assainissement ont été en grande partie réalisés à l’aide du budget prévu et ont permis d’offrir d’importantes possibilités d’emploi et de formation aux Autochtones et à d’autres habitants du Nord. Ceux-ci ont été les bénéficiaires de plus de 75 % des heures de travail et de plus de 90 % des heures de formation. Le site de la mine Colomac fait l’objet d’une surveillance continue à long terme depuis 2012-2013.

Assainissement des sols dans une réserve des Premières Nations : Projet d’assainissement Kitasoo

Nom et lieu : Kitasoo (Colombie-Britannique)
Gardien: Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC)

Assainissement des sols dans une réserve des Premières Nations : Projet d’assainissement Kitasoo

La collectivité de Klemtu, sise dans la réserve indienne no 1 Kitasoo sur l’île Swindle de la côte de la Colombie-Britannique, est accessible par bateau-taxi, traversier hebdomadaire ou hydravion, et environ 400 résidents y ont élu domicile. Klemtu est principalement une collectivité résidentielle, et le développement commercial y est restreint; comme l’énergie hydroélectrique est limitée, la collectivité est fortement tributaire de mazout pour le chauffage des maisons.

En octobre 2008, un déversement de mazout d’un réservoir résidentiel s’est produit au bureau de poste de Kitasoo, libérant une quantité inconnue de combustible. Une évaluation environnementale de site subséquente a confirmé que le sol et l’eau souterraine avaient été contaminés, mais dans une mesure plus importante que celle qui aurait pu être attribuée au seul déversement. AANC a financé les phases I et II des évaluations environnementales de site supplémentaires dans toute la réserve, qui ont permis de déceler une importante contamination par des hydrocarbures et des métaux (notamment du plomb, du cuivre, de l’arsenic et du zinc) du sol, des eaux souterraines et des sédiments dans l’ensemble de la réserve. On a également trouvé des concentrations élevées de métaux dans les sédiments marins de la baie Trout toute proche. En outre, en 2011, la collectivité a découvert que 24 de ses bâtiments, dont 22 sont des logements résidentiels, ont été construits au moyen de pilotis créosotés, qui émettent de la vapeur de naphtalène, une substance carcinogène connue, lorsqu’ils se dégradent.

Les sources historiques (antérieures à 1998) de la contamination de l’ensemble de la réserve sont probablement diverses : des fuites des réservoirs hors terre qui alimentaient les chaudières à mazout; un réseau de distribution de combustible desservant diverses installations de la collectivité qui fuyait; des pratiques inappropriées de traitement des déchets dangereux et solides, notamment le brûlage des déchets; des procédures de manipulation et de transfert de combustible négligentes et des activités inappropriées de réparation et d’entretien de navires à terre.

Les zones de contamination couvrent la plus grande partie du village, et les résidents risquent d’être exposés à des métaux par inhalation de poussière, ingestion de sols et d’aliments traditionnels et contact avec la peau et aux hydrocarbures pétroliers, y compris le créosote, par contact cutané et inhalation.

Le chef et le conseil de la nation Kitasoo/Xai’xais, le centre de santé de la nation Kitasoo/Xai’xais, Santé Canada et AANC ont collaboré à l’enquête environnementale et à l’assainissement qui en est résulté. Ils ont également tenu des séances d’information avec les membres de la collectivité.

En 2012, la Première Nation Kitasoo/Xai’xais et le bureau régional de la Colombie-Britannique d’AANC ont mis en œuvre l’assainissement d’urgence de 12 des maisons et propriétés touchées par le créosote, de plusieurs zones de forte contamination aux hydrocarbures et d’une zone qui présentait un risque de contamination du poisson. En 2013, ils ont commencé à assainir les zones contaminées à risque élevé restantes et ont mis en œuvre des mesures correctives pour éliminer les sources de contaminants. Ces dernières comprenaient la fermeture de la décharge; la mise en œuvre d’un plan communautaire de gestion des déchets solides; la construction d'une station de transfert des déchets; le remplacement des réservoirs de combustible hors terre défectueux; et des améliorations du matériel, de la formation et des pratiques de manutention du combustible.

Lorsque cette restauration sera terminée, AANC effectuera une évaluation des risques pour la santé humaine de toute contamination résiduelle; une évaluation du risque écotoxicologique de la baie Trout, que les résidents utilisent pour pêcher des mollusques; et élaborera un plan à long terme pour la surveillance et la gestion communautaire. La priorité du Ministère, lors de la mise en œuvre de ces mesures, consiste à protéger la santé et la sécurité des membres de la Première Nation Kitasoo/Xai’xais.

Le projet de restauration a permis d’apporter plusieurs autres améliorations à la collectivité, y compris l’emploi local, le bien-être social, l’autosuffisance, la prospérité économique et les acquisitions ou mises à niveau de biens communautaires, notamment la nouvelle station de transfert de déchets. La collectivité proprement dite est à présent plus forte, car la Première Nation Kitasoo/Xai’xais a ajusté son modèle de gouvernance, adopté une nouvelle stratégie de logement communautaire et un nouveau plan communautaire, accru sa capacité de gestion environnementale et mis en place un programme de recyclage soutenu par la collectivité. Enfin, la restauration a présenté l’occasion d’améliorer la relation entre AANC et cette Première Nation.

Projet d’assainissement de Rock Bay

Nom et lieu : Rock Bay, Colombie-Britannique
Gardien: Transports Canada

Vue aérienne du projet d'assainissement de Rock Bay

Le projet d’assainissement de Rock Bay (le projet) a été réalisé dans le port de Victoria, qui se situe près du centre de la ville de Victoria, en Colombie-Britannique, et dans les limites des territoires traditionnels des Premières Nations Esquimalt et Songhees. Le projet comportait l’assainissement d’environ 1,73 hectare de sols contaminés de milieu sec et 2,02 hectares de sédiments contaminés du port. Ces sédiments sont parmi les plus contaminés de tout le port de Victoria.

Le site de Rock Bay, et les terrains adjacents appartenant à BC Hydro and Power Authority (BC Hydro), abritait autrefois une installation de gazéification du charbon, qui a été en activité à partir des années 1860 jusqu’au début des années 1950. La production de gaz pendant de longues années a entraîné d’importantes répercussions sur les sols, les eaux souterraines et les sédiments du port. Le principal produit résiduaire de la gazéification du charbon est le goudron de houille, qui contient des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), très toxiques et reconnus comme étant cancérogènes. Le goudron de houille semble avoir été déversé directement dans la baie et utilisé comme remblai sur les terrains. Des analyses ont également révélé la présence de métaux et d’autres types d’hydrocarbures, comme du carburant. Les résultats d’analyse des eaux souterraines ont montré des effets de la présence d’hydrocarbures et de métaux. Selon le Système national de classification des lieux contaminés du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME), Rock Bay a été classé site contaminé de classe 1 (intervention requise).

De 1996 à 2003, Transports Canada et BC Hydro ont adopté une approche de collaboration pour évaluer le site et élaborer une stratégie d’assainissement. Entre 2004 et 2006, au cours de la phase I du Plan d’action des sites contaminés fédéraux, Transports Canada et BC Hydro ont réalisé ensemble les deux premières étapes du projet qui en comporte trois au total. Ils ont assaini 50 300 tonnes de sols contaminés dangereux, 74 100 tonnes de sols contaminés non dangereux et 78 500 tonnes de sols contaminés dont la concentration dépassait les niveaux admissibles pour l’utilisation commerciale du site.

En 2009, Transports Canada a achevé l’assainissement de deux points chauds de contamination de sédiments, à la pointe Barclay, dans le fond de Rock Bay. Quelque 250 tonnes de déchets dangereux ont été enlevées au moyen d’une technique de dragage à caissons.

La troisième et dernière étape du projet, menée par Transports Canada, comprenait l’enlèvement et l’élimination de 78 000 tonnes de sols et de sédiments contaminés et de 15 000 tonnes de sols et de sédiments non contaminés provenant de la baie et de son estran. Il a fallu :

  • Installer les ouvrages d’étaiement le long des limites de propriété pour enlever les sols contaminés à une profondeur pouvant atteindre 8 mètres à certains endroits.
  • Installer un batardeau provisoire.
  • Drainer la baie pour enlever à sec les sédiments contaminés.
  • Détourner provisoirement hors du chantier deux importants exutoires d’égout pluvial.
  • Enlever les sols et sédiments contaminés et les transporter hors site pour qu’ils soient traités et éliminés dans des installations approuvées.
  • Restaurer la baie et le rivage conformément au plan de remise en état de l’habitat approuvé par le ministère des Pêches et des Océans.

Les travaux de l’étape 3 ont commencé au printemps de 2014 et ont été achevés au début de 2016. Les derniers éléments de suivi et de rapport après assainissement devraient être terminés d’ici janvier 2017. Le plan de remise en état de l’habitat approuvé exige un suivi de cinq ans après les travaux pour garantir que l’habitat marin restauré fonctionne comme prévu.

Une fois le suivi et la présentation des rapports après assainissement achevés, la partie en milieu sec du site sera vendue à la Nation Songhees et à la Nation Esquimalt. La dépollution de Rock Bay rendra utilisable par la collectivité un site qui est demeuré vacant pendant de nombreuses années.

Assainissement des installations du port public de Bushell

Nom et lieu: Restauration des installations du port public de Bushell (Saskatchewan)
Gardien: Transports Canada (TC)

Vue sur le littoral une fois les travaux d'assainissement complétés.  Photo prisele 7 juille 2007.

Le port public de Bushell a été construit en 1951 sur la rive sud-est de la baie Black sur le lac Athabasca en Saskatchewan. Le site comprend deux lots ayant une superficie totale de 3,1 hectares et comprend une zone sèche et un plan d'eau. Les installations ont servi, jusqu'à la moitié des années 1980, à acheminer des biens et des services vers les mines de la région ainsi que des produits pétroliers aux collectivités de Bushell et d'Uranium City. À la fermeture des mines, les villes de Bushell et d'Uranium City ont diminué d'importance, et les activités maritimes de Bushell ont été réduites significativement.

Au fil des ans, de petits déversements répétitifs lors de l'entreposage, le chargement et le déchargement du mazout brut dans les installations portuaires, ainsi qu'un important déversement dans les années 1980, ont causé la contamination des sols, de la roche concassée et du substrat rocheux ainsi que la contamination des sédiments dans une section de la baie Black s'étendant au-delà des limites du lot aquatique.

En 2005, à la suite de nombreuses évaluations environnementales et évaluations de risques, les services environnementaux de la région du Pacifique de Transports Canada ont élaboré un plan de d'assainissement pour remédier à la contamination. Le plan prévoyait l'enlèvement de la roche concassée imbibée de pétrole et des sols contaminés.

Aux endroits où le pétrole s'était infiltré dans le substrat rocheux, il fallait d'abord le faire exploser puis en retirer les morceaux. Le sol, la roche concassée et le substrat rocheux contaminés excavés devaient ensuite être écrasés afin de pouvoir subir un traitement par désorption thermique à basse température, une technologie permettant de bruler les résidus de pétrole sur la matière contaminée. Étant donné que le site était situé dans le Nord et loin des grands centres, cette méthode était la plus avantageuse puisqu'elle permettait d'atteindre les objectifs d'assainissement, et ce, à moindre coût.

Au moment de débuter le processus d'octroi du contrat d'assainissement, un volet sur le développement durable a été ajouté. Cette initiative a permis de révéler une autre option d'assainissement pendant le processus de soumission. Un entrepreneur local ayant eu vent de l'intention de Saskatchewan Highways de refaire la surface de la piste d'atterrissage de l'aéroport d'Uranium City a proposé de recycler la roche et le sol contaminés par le pétrole du port de Bushell pour les travaux de l'aéroport. Étant donné que Saskatchewan Highways devait extraire et écraser de nouveaux matériaux et les enduire ensuite de pétrole pour le colmatage de la piste, il s'agissait d'une solution gagnante pour tous.

Saskatchewan Highways a été contacté et une entente a été conclue. Transports Canada s'est chargé d'écraser et de mélanger le sol et la roche contaminés, tel que requis pour le resurfaçage d'une piste d'atterrissage, et de transporter le mélange obtenu à l'aéroport, où Saskatchewan Highways a pris le relais des opérations. Cette option a permis à Transport Canada d'économiser 1 750 000 $ par rapport au plan d'incinération original. Saskatchewan Highways a de son côté réalisé des économies de l'ordre de 1 000 000 $. De plus, l'économie de carburant, découlant principalement du processus d'incinération qui aurait nécessité environ 1 000 000 de litres de carburant diesel, a permis de diminuer les émissions de gaz à effet de serre d'environ 2600 tonnes.

En 2006, Transports Canada a saisi une autre occasion d'utiliser ce type de mélange. Cette entente, signée avec le Saskatchewan Research Council, portait sur la remise en état de sites où se trouvaient une mine et une usine de transformation d'uranium héritées de la guerre froide.

La restauration de la zone sèche a été complétée entre 2005 et 2007. Par la suite, l'évaluation de risques pour la santé humaine et l'environnement posés par les sédiments contaminés du plan d'eau a été révisée. La mise à jour comportait plusieurs campagnes de suivi des sédiments, de la qualité de l'eau et des tissus de poisson entre 2007 et 2009. Les résultats de l’évaluation de risques des sédiments peuvent être utilisés pour orienter des exigences futures sur le site.

La zone sèche a été rétrocédée à la province de la Saskatchewan et le plan d'eau lui sera également rendu une fois que le plan de gestion du risque sera achevé. Un suivi à long terme est prévu en 2018.

Assainissement du lieu historique national Cartier-Brébeuf

Nom et lieu: Lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf, Québec (Québec)
Gardien: Agence Parcs Canada (PC)

Plusieurs visiteurs circulent à vélo sur la magnifique piste et passent sur le pont qui traverse la rivière Lairet, au parc national Cartier-Brébeuf.

Après des années de dur labeur, Parcs Canada a redonné vie à un site historique au cœur de la ville de Québec et revitalisé un écosystème aquatique.

Créé en 1972, le lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf commémore le premier hivernage de Jacques Cartier en Amérique du Nord et l'établissement, par le père Jean de Brébeuf, de la première résidence des Jésuites à Québec. Utilisés comme aire de chargement et dépotoir pendant des années, le sol autour du parc Cartier-Brébeuf et les rives de la rivière Lairet, qui le croise, étaient contaminés, et l'endroit était dangereux tant pour les visiteurs que pour la faune. L'endroit avait désespérément besoin d'être secouru.

Dans le cadre du projet d'assainissement, l'équipe de Parcs Canada a brièvement reculé dans le temps pour redonner à l'endroit la configuration qu'il avait à l'époque de Jacques Cartier et a procédé à des analyses de sol. Une fois achevées l'analyse des risques écologiques et toxicologiques et l'évaluation environnementale, le nettoyage a débuté par l'excavation et l'enlèvement de près de 3000 mètres cubes de sol contaminé pour le transporter dans des sites autorisés. Ensuite, le site du parc et les berges de la rivière ont été rendus à la nature en plantant des arbres, des arbustes et des plantes aquatiques afin de réaménager l'écosystème endommagé.

L'ensemble des sentiers pédestres panoramiques, des pistes cyclables et du nouveau pavillon d'interprétation du parc a remporté un prix d'excellence de l'Association des architectes paysagistes du Canada. L'architecture est certes magnifique, mais en plus, le lieu est aujourd'hui un endroit où des résidants, des familles et des groupes culturels peuvent profiter du plein air et de la nature en toute sécurité. Et ce ne sont pas seulement les gens qui ont profité de la revitalisation du parc! L'enlèvement du sol contaminé et la renaissance de l'écosystème aquatique ont favorisé le retour d'espèces, comme la carpe, le grand héron, le canard noir, le canard colvert et le cormoran à aigrettes. Leur présence confirme la réussite environnementale de ce projet.

Assainissement du phare Swallowtail

Nom et lieu: Restauration du phare Swallowtail, Île Grand Manan (Nouveau Brunswick)
Gardien: Pêches et Océans Canada (MPO)

Photo montrant l'installation des équipements pour le lavage in-situ des sols  au Phare de Swallowtail.

La plupart des sites contaminés sous la responsabilité du ministère des Pêches et des Océans (MPO) sont des phares côtiers contaminés par des métaux contenus dans la peinture au plomb qui était utilisée dans le passé pour leur entretien. L'assainissement de ces phares peut poser certains défis car plusieurs se trouvent dans des régions éloignées, ce qui rend les options traditionnelles d'assainissement, comme l'excavation et l'élimination hors site des sols, difficilement réalisables des points de vue logistique et financier. En 2008, afin d'évaluer le potentiel d'utilisation de technologies d'assainissement innovatrices permettant le traitement sur place des sols contaminés, le MPO a réalisé un projet-pilote mettant à l'essai une technologie de lavage des sols au phare Swallowtail, situé sur l'île Grand Manan, au Nouveau-Brunswick. Ce projet a été financé par le Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF).

Les évaluations du site effectuées au phare Swallowtail ont permis de repérer environ 2000 m3 de sol présentant des concentrations de métaux excédant les Recommandations canadiennes pour la qualité des sols. Les concentrations maximales de plomb et de baryum dans ces sols s'élevaient à 67 400 mg/kg et à 8730 mg/kg, respectivement. En outre, les concentrations de lixiviat étaient supérieures aux niveaux qui permettraient au sol d'être éliminé dans un site autorisé. Finalement, une évaluation des risques pour la santé humaine a permis de déterminer que la concentration de plomb sous laquelle le site serait considéré comme étant sécuritaire pour l'utilisation actuelle et potentielle du site, soit à des fins d'activités touristiques saisonnières, était de 870 mg/kg.

Dans le but d'atteindre les objectifs d'assainissement, une technologie brevetée de lavage des sols a été mise à l'essai sur le site. Les sols ainsi traités ont révélé des concentrations de plomb variant de non détectables à 400 mg/kg, avec une concentration moyenne de plomb de 119 mg/kg. Par des techniques de séparation physique, cette technologie a permis de séparer les fines particules contaminées des grosses particules non contaminées. L'équipement utilisé sur le site était un modèle réduit d'une unité mobile de lavage des sols qui pouvait être transporté jusqu'au site par un hélicoptère Bell 212 de la Garde côtière canadienne.

Au total, 1700 tonnes de sol ont pu être traitées à l'aide de l'unité mobile de lavage des sols. Environ 1615 tonnes de sol traité ont été jugées comme ayant des concentrations suffisamment faibles pour être retournées dans les zones excavées sur le site. Environ 85 tonnes de sol ont été placées dans de grands sacs d'une tonne et transportées à l'extérieur de l'île pour subir un traitement supplémentaire.

Les résultats du projet d'assainissement par le lavage des sols au phare Swallowtail démontrent que cette technologie peut être utilisée avec succès pour traiter des sols contaminés par des métaux dans des régions éloignées. Ce projet a permis d'identifier des pratiques exemplaires pour faire face aux difficultés encourues par l'éloignement d'un site, les conditions météorologiques et le transport de l'équipement jusqu'au site.

Assainissement du marais Wilmer

Nom et lieu: Marais Wilmer, Réserve nationale de faune de Columbia (Colombie-Britannique)
Gardien: Environnement et changement climatique Canada (ECCC)

Des conteneurs remplis de sol provenant du marais sont transportés par hélicoptère. Le maraisest couvert de glace et de neige.

Le marais Wilmer est situé sur l'ancien lit d'une rivière à 5 km de Radium (C.-B.) dans la Réserve nationale de faune de Columbia (RNF). Le site comprend des hautes terres, une pente, une berge et le marais. Le marais Wilmer est géré par le Service canadien de la faune de façon à assurer un écosystème en santé pour les poissons, les oiseaux et les espèces sauvages. Il sert de halte migratoire pour la sauvagine et offre un habitat à d'autres animaux sauvages, poissons et espèces de plantes qui dépendent des milieux humides, dont certains sont rares, menacés ou en voie de disparition. Pendant des décennies, le site a servi de dépotoir, ce qui a causé une accumulation de carrosseries et de pièces d'automobiles, de réservoirs d'huile de chauffage, de pneus, de pots de peinture, de débris de construction et de déchets domestiques.

Des évaluations environnementales ont révélé que le dépôt de déchets avait causé la contamination du sol et des sédiments par des métaux lourds, des hydrocarbures pétroliers et des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les évaluations de risques pour la santé humaine et l'environnement ont déterminé que l'enlèvement des débris était nécessaire pour réduire les risques. L'enlèvement du sol et des sédiments contaminés dans le marais et ses environs était également nécessaire. L'assainissement présentait plusieurs défis étant donné la nature sensible du site et la présence de débris à enlever sur des pentes abruptes et un accès limité à la rive.

De 2009 à 2011, un programme élaboré d'assainissement qui comportait l'enlèvement des débris ainsi que du sol et des sédiments contaminés a été mis en œuvre. Dans un premier temps, des travailleurs ont dû faire de la descente en rappel jusqu'à la berge et enlever à la main environ 111 m3 de débris. Ensuite, près de 300 m3 de débris et de sol contaminés ont été excavés sur une bande de 50 m le long du marais. En outre, environ 35 m3 de sédiments contaminés adjacents à la rive ont été enlevés ainsi qu'environ 20 m3 de débris et de sédiments contaminés dans quatre zones précédemment circonscrites dans le marais. Des excavatrices spécialisées à faible impact, appelées « Spyder Hoes », ont été installées dans le marais en utilisant une piste existante et sont demeurées dans le marais jusqu'à l'achèvement des travaux d'assainissement. Un hélicoptère a été utilisé pour transporter du matériel en direction et en provenance de la zone d'assainissement située sur la rive. Une fois l'enlèvement du sol et des sédiments contaminés complété, les zones ont été restaurées à l'aide d'une couche de sol superficiel provenant d'une aire d'approvisionnement des environs (à l'extérieur de la réserve nationale de faune) pour assurer qu'aucune espèce non indigène ne soit introduite.

Plusieurs défis logistiques, techniques et de santé et sécurité ont dû être relevés durant la mise en œuvre du programme d'assainissement. Toutefois, les avantages pour le milieu naturel dépassent de loin les difficultés rencontrées. Plusieurs leçons sont à retenir par toutes les parties impliquées. Le projet a été une réussite grâce à la collaboration de plusieurs ministères gouvernementaux (Environnement Canada, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, Pêches et Océans Canada et Santé Canada), d'experts-conseils en environnement, d'entrepreneurs et de groupes de bénévoles.

D'autres débris seront enlevés et une campagne d'échantillonnage des sédiments sera réalisée en 2011-2012. Il est prévu que le site soit restauré de façon à ce que les gens qui aiment profiter de cet endroit de même que les espèces sauvages qui dépendent du marais puissent en profiter.

Assainissement du site FOX-C du fjord Ekalugad

Nom et lieu: Site FOX-C (fjord Ekalugad), île de Baffin (Nunavut)
Gardien: Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC)

Des travailleurs discutent des travaux sur le site.

Le site contaminé FOX-C (fjord Ekalugad) est situé au Nunavut, sur la côte est de l'île de Baffin. Le site FOX-C est une ancienne station du réseau avancé de préalerte qui fut construite en 1957 et abandonnée en 1963. Des risques pour la santé humaine et l'environnement ont été identifiés sur ce site. Ceux-ci provenaient des piles, de l'amiante, des hydrocarbures liquides, ainsi que des munitions non explosées, comme des détonateurs et de la dynamite. Le site était aussi jonché de débris non dangereux (tonneaux vides, bois, ferraille, ordures ménagères, etc.).

Le plan d'assainissement préparé pour le site visait à atténuer et/ou à contrôler la migration des contaminants dans le milieu environnant. Le sol fortement contaminé, ou situé dans des zones à risque environnemental élevé, a donc été extrait et traité sur des terres agricoles. Cette méthode consiste à épandre une mince couche de sol contaminé pour stimuler leur biodégradation. Le sol moins contaminé a, quant à lui, été assaini sur place. Les débris non dangereux ont été éliminés dans un site autorisé et tous les débris dangereux ont été expédiés vers le sud, pour leur élimination.

Un plan de santé et sécurité détaillé a été établi avant de débuter les activités d'assainissement. Les pratiques de travail sécuritaires comprenaient la présence d'un agent en santé et sécurité pouvant fournir une assistance médicale sur place durant toute la saison de travail sur le terrain, des conseils à tout le personnel au sujet du site, et l'obligation pour les travailleurs de porter un équipement de protection.

En plus de régler le problème de contamination, ce projet d'assainissement, financé par le Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), a eu pour effet d'augmenter le taux d'emploi des Inuits dans la région. L'assainissement du site FOX-C (fjord Ekalugad) a été complété en 2008 et le site fait maintenant l'objet d'une surveillance à long terme.

Assainissement du Bunker de transmission de Penhold

Nom et lieu: Bunker de transmission de Penhold (Alberta)
Gardien: Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC)

Les travaux de démolition du bunker se déroulent à l’aide de machinerie lourde. Le sol est couvert de débris.

Il s'agit d'un ancien bunker de communications datant de l'époque de la guerre froide, situé sur une terre agricole dans le sud de l'Alberta.

Pendant le démantèlement du bunker en 2001, des sols imprégnés d'hydrocarbures pétroliers (HCP) ont été découverts sous le bâtiment et le long de la structure. Étant donné l'absence de documentation sur la gestion du carburant sur le site militaire, il était difficile de déterminer quand le carburant avait été déversé dans l'environnement et en quelle quantité.

Plusieurs évaluations ont été effectuées afin de délimiter la contamination et de déterminer la meilleure méthode d'assainissement des sols. En raison de la grande quantité de déblais de couverture qui n'était pas contaminée, le coût de l'enlèvement du sol propre pour accéder à la contamination était exorbitant. Un système d'extraction multi-phases a été retenu comme meilleure méthode d'extraction des HCP de la matrice des eaux souterraines. Le système a été installé sur le site en 2004. Le contrat comprenait la fracturation hydraulique, l'installation de puits et de réseaux de récupération ainsi que l'installation et l'opération d'un système d'assainissement multi-phases pour le traitement des eaux souterraines.

Le système compte six puits de récupération installés entre six à neuf mètres sous la surface et connectés à deux réseaux de récupération. Les puits de récupération sont constitués de tuyaux perforés en PVC de 50 mm de diamètre et munis de poches de sable dans la zone active. La galerie de captage pour le retour des eaux souterraines traitées se trouve environ à 20 m en amont du panache et comporte une tranchée de 20 m de longueur et de 4 m de profondeur, creusée et remblayée avec du gravier fin. Deux réseaux d'été ont été ajoutés en avril 2006 pour améliorer le système, et ces réseaux supplémentaires ont beaucoup accéléré l'enlèvement des HCP dans la matrice souterraine.

Le système d'extraction multi-phases comporte un conteneur en acier divisé par un coupe-feu entre une petite salle de commande et une plus grande salle de traitement. La salle de commande abrite l'alimentation électrique et les commandes ainsi que le compresseur d'air. La salle de traitement renferme, quant à elle, les éléments de traitement, notamment la pompe à anneau liquide, le séparateur liquide vapeur, le filtre en ligne, les séparateurs eau-pétrole et les cuves à charbon activé pour le traitement de l'eau. Le matériel électrique de la salle de traitement est doté de dispositifs de protection contre les explosions.

Les fluides, la vapeur et l'air provenant des puits de récupération sont expulsés vers les tuyaux du réseau de récupération et vers le système d'extraction par la pompe à anneau liquide, puis acheminés dans le séparateur liquide-vapeur. La phase gazeuse est évacuée dans l'atmosphère. La phase liquide, constituée en grande partie par l'eau souterraine mélangée à du diesel, est pompée vers un séparateur eau pétrole. Les matières flottantes sont enlevées de la surface par écumage et transférées dans deux cuves d'entreposage qui se trouvent dans une aire étanche, adjacente à l'unité. L'eau souterraine subit ensuite un polissage dans deux cuves de charbon activé, puis est retournée dans le sol par la tranchée d'infiltration.

Entre juin 2004 et décembre 2008, plus de 4700 litres de diesel ont été récupérés des eaux souterraines grâce à ce système. En surveillant le site sur une base continue, on a constaté une migration des contaminants hors site, ce qui a eu des répercussions sur la propriété voisine. En raison de ce déplacement, les sols où la concentration dépasse les niveaux acceptables, établis au moyen d'une évaluation de risques, devront être excavés et éliminés hors site. La dernière phase du projet fera l'objet de soumissions et devrait être réalisée vers la fin de 2011.

Assainissement du port d'Oshawa

Nom et lieu: Port d'Oshawa, Oshawa (Ontario)
Gardien: Transports Canada (TC)

Installation d'une membrane géotextile permettant d'isoler les sols contaminés avant la mise ne place du recouvrement.

Le port d'Oshawa est situé sur la rive nord du lac Ontario, directement à l'est de la région du Grand Toronto. Il offre des services de chargement, de déchargement et de stockage aux navires de charge qui empruntent le réseau Grands Lacs-Voie maritime du Saint-Laurent.

L'historique des activités industrielles et commerciales, incluant l'élimination des déblais de dragage du port, les pratiques d'élimination des déchets, les opérations de mazoutage et le remplissage des rives, explique comment certains terrains du port d'Oshawa ont pu être contaminés.

Les contaminants identifiés incluent :

  • des métaux lourds de source naturelle ou anthropique;
  • des substances inorganiques synthétiques (arsenic, plomb, mercure), qui ne sont pas d'origine naturelle et qui sont considérées comme des déchets dangereux;
  • des hydrocarbures pétroliers qui sont des composés chimiques provenant du pétrole brut et des produits pétroliers;
  • des composés organiques volatils qui proviennent de la peinture et autres substances utilisée comme revêtement, des produits de nettoyage et des matériaux de construction;
  • et des hydrocarbures aromatiques polycycliques formés durant la combustion de combustible (combustible fossile ou biomasse).

Le plan de Transports Canada de remédier à la contamination par des évaluations environnementales, des évaluations de risques et des mesures de gestion du risque, a pris encore plus d'importance lorsque le Plan d'action économique de 2009 du gouvernement fédéral a annoncé le financement de ce projet dans le cadre du Plan d'action pour les sites contaminés. Le projet a contribué à stimuler l'économie locale et à créer de l'emploi dans l'industrie environnementale et les entreprises locales.

Après avoir évalué l'utilisation industrielle historique et ininterrompue de la propriété et après avoir effectué des évaluations de risques afin de déterminer les risques posés par les contaminants pour la santé humaine et l'environnement, il a été déterminé que des mesures de gestion du risque sélectionnées avec soin constitueraient le moyen le plus rentable et le plus efficace pour gérer les risques associés à la contamination terrestre.

Les mesures de gestion du risque comprenaient :

  • l'installation d'une membrane étanche et d'une couche de recouvrement constituée de terre propre, de gravier ou d'asphalte selon l'utilisation du site;
  • Installation d’une barrière phytohydraulique (peupliers hybrides à racines profondes)
  • l'installation de clôtures pour contrôler l'accès au site;
  • la mise en place de mesures de lutte contre l'érosion et les eaux de ruissellement.

La décontamination complète des sites contaminés n'est pas toujours la meilleure méthode pour lutter contre la contamination. Une approche de gestion du risque est non seulement une stratégie efficace pour régler les risques posés par la contamination, mais aussi une option d‘assainissement techniquement et financièrement avantageuse.

En s'attaquant à la contamination par des mesures de gestion du risque, Transports Canada a éliminé les risques pour la santé humaine et l'environnement à un coût raisonnable tout en transformant les sites contaminés en zones agréables sur le plan esthétique et convenant à une utilisation durable.

 

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :