Module 2 : La violence fondée sur le sexe et vous
Introduction
Il peut être difficile de parler de violence fondée sur le sexe (VFS), mais le fait d’en parler ouvertement contribue à sensibiliser le public à ce problème et à réduire la stigmatisation dont elle fait l’objet. Cela peut contribuer à briser le cycle de la violence et à promouvoir une société plus sûre et plus compatissante.
De plus, si vous avez été victime de VFS ou si vous en avez été témoin, le fait de partager votre expérience avec d’autres personnes susceptibles de vous apporter du soutien, ou d’offrir vous-même du soutien et de l’empathie à d’autres personnes, peut constituer un aspect important du processus de guérison.
Dans ce module, nous verrons comment parler de la VFS avec vos proches, une personne de confiance, etc. Nous aborderons également un concept important, l’intersectionnalité, qui peut déterminer comment une personne peut être touchée par la violence fondée sur le sexe.
Avant de commencer
S’il est important de parler de la VFS pour contribuer à la guérison et la sensibilisation, il est également essentiel de se protéger et d’avoir pleinement conscience de ses propres déclencheurs. Les déclencheurs sont tout ce qui peut amener une personne à se rappeler une expérience traumatisante qu’elle a vécue. Par exemple, des images graphiques de violence peuvent être un déclencheur pour certaines personnes. Des éléments moins évidents, comme des chansons, des odeurs ou même des couleurs peuvent également être des déclencheurs, selon l’expérience vécue par chaque personne.
Si aborder la VFS est trop difficile pour vous, il n’y a pas de mal à prendre du recul et à vous concentrer sur votre sécurité personnelle et votre bien-être. Consultez les ressources mentionnées au besoin, ou essayez des stratégies d’autosoins comme l’exercice, la méditation ou le fait de passer du temps avec des proches, qui peuvent vous aider à vous enraciner et à vous sentir en contrôle.
Besoin d’en parler?
Vous trouverez ici une liste de ressources canadiennes, dont des lignes d’assistance téléphonique, des services de conseil et des groupes de soutien pour les jeunes.
Vous hésitez quant à la signification d’un terme? Un glossaire sur la VFS est disponible.
Rappelez-vous : la VFS n’est jamais de votre faute. Des personnes et des ressources sont là pour vous soutenir.
Section 1 : Parler de la VFS
Qu’est-ce qu’une saine communication?
La communication saine ne se limite pas à la parole, c’est une voie à double sens qui consiste à écouter, dans le respect, et à discuter de sujets difficiles sans insulter ni blesser l’autre personne. Il ne s’agit pas de faire passer un message mais bien d’être là pour l’autre.
8 conseils pour une communication saine
1. Parlez au « Je ». Dites des choses comme « Je me sens mal quand tu ___ », plutôt que « Tu me contraries ». Évitez de blâmer ou d’accuser l’autre de vouloir vous faire du mal.
2. Dites les choses clairement et directement. Personne ne peut lire dans vos pensées, alors dites ce que vous pensez, ce que vous ressentez et ce dont vous avez besoin.
3. Ne mettez pas vos sentiments de côté. Parlez rapidement des choses qui vous dérangent pour ne pas qu’elles s’accumulent et deviennent des problèmes plus importants.
4. Instaurer la confiance. À moins qu’une personne ne vous ait donné des raisons de ne pas le faire, croyez qu’elle vous dit la vérité et supposez qu’elle est bien intentionnée – cela contribuera à établir la confiance.
5. Posez des questions. Si vous ne comprenez pas ce qu’on vous dit ou pourquoi on vous le dit, posez des questions. Ne faites pas de suppositions.
6. Discutez en personne. Il est très facile de mal comprendre ou de mal interpréter un message texte ou un courriel. Parler en personne (ou par appel vidéo) vous permettra d’entendre le ton de sa voix et de voir son langage corporel.
7. Ne criez pas. Durant une dispute, il est tout à fait normal de se mettre en colère ou sur la défensive. Mais si vous vous sentez mal ou en colère, faites une pause jusqu’à ce que vous soyez tous les deux calmes.
8. Acceptez de présenter des excuses. Tout le monde commet des erreurs. Le fait de présenter des excuses (et de le faire sincèrement) aide beaucoup à aller de l’avant après une dispute.
Entamer une conversation sur la VFS
Il est important de reconnaître que les conversations sur la VFS peuvent être délicates pour toutes les personnes impliquées. Avant d’entamer une conversation, il est important de penser à soi, à son bien-être et à sa sécurité physique et émotionnelle.
« N’hésitez pas à fixer des limites. Ne partagez que ce que vous êtes à l’aise de partager ».
Niko C
Leader jeunesse
Avant
- Respirez profondément. Cela peut vous aider à vous calmer et à vous concentrer.
- Posez-vous les questions suivantes : Est-ce que je me sens en sécurité pour avoir cette conversation? Suis-je dans un endroit sûr? Est-ce que je me sens en sécurité et à l’aise avec cette personne? Ma sécurité sera-t-elle menacée? En ai-je la capacité physique et émotionnelle? Est-ce que j’accepte d’entendre ce que l’autre personne a à dire?
Pendant
- Concentrez-vous sur votre corps. Pensez à ce que votre corps ressent et à toute sensation que vous remarquez. Cela peut vous aider à rester dans l’instant et à prendre conscience de vous-même.
- Faites des pauses. Si la conversation devient envahissante, accordez-vous une pause. Faites savoir à la personne qui vous parle que vous avez besoin d’un moment pour vous ressaisir et éloignez-vous pendant quelques minutes. Profitez-en pour respirer, vous étirer ou vous promener.
Après
- Prenez soin de vous. Prévoyez du temps pour vous adonner à des activités personnelles qui vous aideront à retrouver votre énergie et retrouver votre équilibre. Il peut s’agir de prendre un bain relaxant, de méditer ou de passer du temps dans la nature.
- Communiquez avec votre réseau de soutien. Il peut s’agir de camarades, de membres de la famille ou d’un groupe de soutien. Faites appel à votre réseau de soutien pour vous aider à gérer vos émotions et vos pensées relatives à la conversation.
N’oubliez pas qu’il est essentiel de vous ancrer dans la réalité pendant la conversation, non seulement pour votre propre bien-être mais aussi pour que la discussion demeure respectueuse et productive. En prenant soin de vous, vous pourrez aborder la conversation avec compassion et compréhension.
5 façons de décompresser après une conversation difficile
1. Atténuez le stress à l’aide de cette méthode.
- Détendez vos épaules
- Faites de petits cercles avec vos épaules, puis abaissez-les pour relâcher la tension.
- Respirez profondément
- Inspirez par le nez et expirez par la bouche.
- Concentrez-vous sur des pensées positives
- Stoppez la chaîne de pensées négatives en pensant à quelque chose de positif ou de neutre, comme compter jusqu’à 10.
2. Ressentez et évacuez vos émotions
Exprimez vos sentiments de manière positive en faisant quelque chose qui vous aide à vous détendre.
3. Prenez soin de vous sans dépenser
Offrez-vous un petit automassage, détendez-vous en prenant un bain, faites une sieste ou allez-vous promener, par exemple.
4. Prenez une minute pour prendre pleinement conscience de vous-même
- Asseyez-vous, fermez les yeux et imaginez un endroit magnifique et relaxant dans lequel vous pouvez vous évader.
5. Concentrez-vous sur les aspects positifs et sur vos points forts pour vous sentir mieux.
Activité 1 : Cartographie des forces
La connaissance de soi et de ses points forts permet de créer des relations authentiques avec les personnes qui vous entourent, et d’avoir davantage conscience de vous-même dans vos interactions avec les autres. De plus, elle peut vous permettre d’avoir des conversations pertinentes, informées et empathiques sur la violence fondée sur le sexe, contribuant ainsi à une société plus sûre et plus égalitaire pour tout le monde.
La création d’une cartographie des forces est un moyen d’identifier vos forces et vos capacités, et peut-être même d’en découvrir certaines auxquelles vous n’aviez jamais pensé! Pour commencer :
- Commencez par écrire votre nom au milieu d’une feuille blanche.
- Créez des catégories en répondant aux questions.
- Après avoir créé vos catégories, faites un remue-méninge sur certaines des qualités personnelles qui sont associées à ces aspects de votre vie. Par exemple, si vous avez écrit « m’adonner à l’art » sous la catégorie « Ce que je fais », vous pourriez dire que vous êtes une personne créative.
Être une personne alliée pour quelqu’un dans le besoin
Il peut être difficile de savoir ou de penser qu’une personne qui vous est chère vit une relation malsaine ou abusive. Vous pouvez vous inquiéter pour sa sécurité et vouloir l’aider à sortir de la situation. Mais il est important de se rappeler que chaque personne a le droit de prendre ses propres décisions, y compris celles qui peuvent être mauvaises pour elle.
Voici ce que vous pouvez faire pour aider une personne de votre entourage qui est touchée par la violence fondée sur le sexe :
- Trouvez un bon moment pour lui parler
- Assurez-vous d’avoir un peu d’intimité et que rien ne puisse venir vous interrompre. Essayez de lui parler en personne si vous le pouvez.
- Dites-lui que vous vous inquiétez pour sa sécurité
- Soyez honnête avec la personne en lui parlant des moments où vous vous en êtes fait pour elle. Faites-lui comprendre que la violence n’est pas acceptable. Il se peut qu’elle ne réagisse pas tout de suite ou qu’elle ne veuille pas en parler. Ce n’est pas grave – faites-lui simplement savoir que vous vous souciez d’elle et que vous êtes là pour la soutenir.
- Soyez à l’écoute
- Il peut être difficile de parler de violence, alors contentez-vous d’écouter et de dire que vous êtes là pour la personne. Si elle a besoin d’aide, demandez-lui ce que vous pouvez faire.
- Offrez une aide spécifique
- Vous pouvez proposer d’écouter et de trouver des ressources.
- Ne mettez pas le blâme sur la personne et ne lui faites pas ressentir de la honte
- Ne lui dites pas quoi faire, mais dites-lui que vous avez peur pour elle et que vous comprenez à quel point sa situation est difficile.
- Aidez la personne à élaborer un plan de sécurité
- Vous pouvez travailler avec elle pour déterminer comment rester en sécurité. Il peut s’agir d’emballer des articles de première nécessité, de trouver un mot de code en cas de danger et de trouver un endroit sûr où se retrouver si elle doit partir rapidement.
- Encouragez-la à parler à une autre personne qui peut l’aider
- Vous pouvez l’aider à trouver une agence locale de lutte contre la violence domestique ou une ligne téléphonique d’urgence. De nombreuses ressources accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 peuvent offrir du soutien et de l’aide pour trouver des services locaux. Par exemple, vous pouvez accéder aux services d'aide aux jeunes dans votre province, votre territoire ou à l'échelle nationale en consultant cette base de données.
- Soutenez-la, quelle que soit sa décision
- Il peut être difficile de comprendre pourquoi certaines personnes choisissent de rester dans une relation violente, mais chacune a ses propres raisons. Faites-lui savoir que vous êtes là pour elle et que vous la soutenez, quoi qu’il arrive.
- Encouragez la personne à faire des activités en dehors de sa relation
- Il est important pour elle de passer du temps avec ses camarades et sa famille.
- Si la personne décide de partir, continuez à offrir votre aide
- Une personne dans cette situation pourrait avoir besoin d’aide pour obtenir des services auprès de groupes ou d’organismes communautaires.
- Faites-lui savoir que vous serez toujours là pour elle
- Il peut être difficile de savoir qu’un être cher est dans une relation abusive, mais ne l’abandonnez pas. Si vous mettez fin à votre relation avec la personne, il se peut qu’elle n’ait personne d’autre vers qui se tourner. Faites-lui comprendre que vous vous souciez d’elle et que vous l’aiderez, quelle que soit sa décision.
N’oubliez pas : pensez toujours à votre propre sécurité lorsque vous aidez une personne victime de VFS. Si vous croyez qu’une situation peut être dangereuse, demandez de l’aide.
Activité 2 : Réflexion sur vos relations
Lisez les pages précédentes de ce module et reportez-vous au glossaire si certains termes ne vous sont pas familiers. Après avoir lu les définitions, réfléchissez à vos relations et à la façon dont les gens en parlent. Posez-vous les questions suivantes :
- Comment les personnes de votre entourage (famille, camarades, membres de votre communauté) parlent-elles des relations?
- De quelle manière, le cas échéant, votre communauté, votre famille et vos camarades ont-ils influencé votre compréhension ou votre point de vue sur la violence fondée sur le sexe? Quelle incidence ces opinions ont-elles sur vous?
- Qui sont des modèles relationnels dans votre vie? Pourquoi?
- Qui, dans votre vie, démontre des valeurs d’équité et d’inclusion?
Section 2 : Identité, pouvoir et privilège
Qu’est-ce que l’intersectionnalité?
Vidéo sur l’intersectionalité 101 (en anglais seulement)
L’identité de chaque personne se compose de plusieurs éléments différents : certains sont innés, comme notre date de naissance ou notre ethnicité, et d’autres se développent au fil du temps, comme notre langue, nos habiletés et nos aptitudes. Certaines parties de notre identité sont visibles, comme notre apparence physique, tandis que d’autres, comme nos valeurs et nos croyances, sont invisibles.
Lorsque nous parlons d’intersectionnalité, nous examinons la manière dont toutes ces différentes parties de notre identité se chevauchent ou s’entrecroisent, et comment cela modifie la manière dont nous percevons le monde.
Par exemple, imaginez que vous avez deux camarades, Abdul et Caroline. Caroline est une jeune fille blanche de 15 ans qui vit dans une grande ville, tandis qu’Abdul, également âgé de 15 ans, est un jeune homme noir et vit dans une petite ville. Parce qu’ils ont tous les deux 15 ans, Abdul et Caroline ont beaucoup de choses en commun, mais aussi beaucoup de choses qui les différencient. En tant que fille, Caroline a été confrontée toute sa vie aux stéréotypes de genre, ce qui n’est pas le cas d’Abdul. Et en tant que personne racisée, Abdul a subi de la discrimination fondée sur la couleur de sa peau, ce que Caroline n’a pas vécu. De plus, comme il habite dans une petite ville, Abdul a dû également faire face à des défis différents, comme un accès limité aux ressources, ce qui n’est pas le cas de Caroline.
Imaginez maintenant que Caroline et Abdul aient d’autres différences. Peut-être qu’Abdul souffre d’un handicap physique et que Caroline est homosexuelle. Ces éléments supplémentaires de leur identité rendent leurs expériences uniques l’une par rapport à l’autre, même si tous les deux ont des loisirs et des centres d’intérêt similaires.
L’intersectionnalité nous aide à comprendre que la vie et les expériences des gens sont façonnées par chaque partie de leur identité. Elle nous rappelle que chaque personne a plusieurs facettes et que nous devons prendre en compte tous les éléments qui la composent lorsque nous réfléchissons à ses sentiments, à ses expériences et à ses besoins.
Comment l’intersectionnalité est-elle liée à la VFS?
La violence fondée sur le sexe touche tout le monde, mais pas tout le monde de la même manière. Les femmes, les filles et les personnes de genre différent courent un plus grand risque d’être touchées par la violence fondée sur le sexe. Et si elles font également partie de l’un des groupes ci-dessous, elles peuvent être confrontées à la violence fondée sur le sexe plus souvent ou de manière différente que certains de leurs pairs.
- Les personnes avec un handicap
- Les personnes issues des communautés autochtones
- Les personnes noires et racisées
- Les personnes vivant en milieu rural
- Les membres de la communauté 2ELGBTQI+
- Les personnes nouvellement arrivées au Canada
- Les femmes de moins de 25 ans et les jeunes filles
En ce qui concerne la VFS, l’intersectionnalité nous rappelle que les expériences ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certaines personnes peuvent être confrontées à des difficultés supplémentaires en raison de la façon dont les différentes parties de leur identité se chevauchent. Il est essentiel de prendre en compte toutes les composantes possibles de l’identité d’une personne lorsque nous abordons des questions telles que la violence et de traiter tout le monde avec équité et respect.
Que sont les privilèges?
Le module 1 nous a appris que le pouvoir n’est pas toujours également distribué. Les systèmes et les préjugés au sein de notre société peuvent permettre à certaines personnes d’avoir des privilèges que d’autres n’ont pas. Les personnes privilégiées peuvent avoir plus de facilité à trouver un emploi ou un logement, ou être moins susceptibles d’être confrontées à la violence fondée sur le sexe.
Les privilèges peuvent être difficiles à reconnaître lorsqu’on en bénéficie. Lorsque vous avez habitude de bénéficier de certains avantages, ceux-ci peuvent ne pas vous sembler évidents parce qu’ils font partie de votre expérience quotidienne. Apprendre à reconnaître les privilèges nécessite une réflexion personnelle, de l’empathie et une volonté d’écouter les expériences d’autrui.
Lorsque nous réfléchissons à l’intersectionnalité, nous devons également penser aux avantages que nous pouvons avoir et à l’injustice qui existe dans le monde. Il est essentiel d’utiliser nos avantages pour aider les autres et pour s’opposer aux systèmes injustes qui permettent à la violence fondée sur le sexe de se produire.
Activité 3: Votre roue de l’identité
Avant de commencer cette activité, lisez les 2 sections précédentes et visionnez cette vidéo (en anglais seulement) pour en savoir plus sur l’intersectionnalité et comment elle est liée à la violence fondée sur le sexe. E. Ensuite, faites un remue-méninge concernant certaines de vos identités visibles et invisibles.
Complétez la roue de l’identité en utilisant vos propres identités. N’oubliez pas : vous ne devez partager que ce qui vous met à l’aise! N’oubliez pas : vous ne devez partager que ce qui vous met à l’aise. Si vous avez des doutes sur l'un des termes de la roue, consultez les informations ci-dessous pour plus d'explications.
Votre roue de l’identité
Vous trouverez ci-dessous plusieurs exemples des termes qu’on retrouve dans la roue de l’identité. Cette liste n’est pas exhaustive et vous pouvez choisir plus d’une identité pour chaque facteur. N’hésitez pas à utiliser vos propres termes lors de la création de votre roue de l’identité!
Facteurs externes
Type d’habitation
Dans quel type de logement vivez-vous?
- Maison
- Appartement
- Refuge
- Logement de transition
- Déménagements fréquents
- Sans domicile
Citoyenneté et statut d’immigration
La citoyenneté fait référence au pays dont la personne est citoyenne. Une personne peut avoir plus d’une citoyenneté. Le statut d’immigration indique si la personne est non-immigrante, immigrante ou résidente non permanente.
- Citoyenneté canadienne
- Demande d’asile
- Résidence permanente
- Résidence non permanente
- Visa étudiant
- Autre
Situation géographique
Dans quel type d’endroit vivez-vous?
- Milieu rural
- Milieu urbain
- Petite ville
- Grande ville
- Communauté éloignée ou nordique
Niveau d’éducation
Quelle est votre année de scolarité? Avez-vous sauté ou redoublé une année? À quel endroit accédez-vous à l’éducation?
- École à la maison
- École privée
- École publique
- École à distance
- 9e à 12e année
- Secondaire 5
- Cégep
- Université
- Certificat d’équivalence de l’enseignement secondaire (par exemple, programme GED)
- Pas à l’école
Statut relationnel
Êtes-vous actuellement en relation amoureuse?
- Célibataire
- En couple
- Fréquente une personne
- Fréquente plusieurs personnes
- Personne séparée
- Personne mariée
Environnement familial
Qui vit avec vous? Qui est votre système de soutien?
- Personne seule
- Avec une personne chargée de ma tutelle
- Avec mes parents
- Avec un parent
- Avec un autre membre de ma famille proche
- Avec un ou une partenaire ou un ou une conjointe
- Avec un membre de ma communauté
- Autre
Apparence physique
- Ici, vous pouvez vous décrire physiquement.
Facteurs internes
Groupe ethnoculturel
À quel(s) groupe(s) ethnoculturel(s) vous identifiez-vous?
- Arabe
- Personne noire
- Personne hispanique ou latino-américaine
- Asie centrale
- Moyen-Orient
- Autochtone (p. ex. Premières Nations, Métis, Inuits)
- Îles du Pacifique
- Asie du Sud
- Asie du Sud-Est
- Personne blanche
- Multiethnique
- Autre
Ethnicité, patrimoine et culture
Quelles sont vos origines ethniques, patrimoniales et culturelles?
Classe et situation économiques
Quelle est la situation économique de votre famille?
- Ma famille (ou moi) a assez d’argent ou plus d’argent qu’il n’en faut pour subvenir à nos besoins.
- Ma famille (ou moi) a tout juste assez de ressources financières pour subvenir à nos besoins.
- Ma famille (ou moi) n’a pas l’argent qu’il faut pour subvenir à nos besoins.
- Ma famille (ou moi) reçoit du soutien financier et matériel de la part d’organisations et de banques alimentaires.
- Autre
Identité de genre
Comment vous identifiez-vous? Ne vous inquiétez pas si vous hésitez quant à la manière dont vous vous identifiez; votre identité peut également changer au fil du temps.
- Cisgenre : une personne qui s’identifie au genre qui lui a été assigné à la naissance (garçon ou fille).
- Genre fluide : une personne dont l’identité de genre varie au fil du temps et qui peut inclure des identités de genre masculines, féminines ou non binaires.
- Genre intersexe : une personne présentant des variations dans ses caractéristiques sexuelles, telles que les chromosomes sexuels, les organes reproducteurs, les organes génitaux ou les caractéristiques sexuelles secondaires (masse musculaire, seins) qui ne relèvent pas de ce qui est typiquement catégorisé comme masculin ou féminin.
- Genre non-binaire : une personne qui ne s’identifie pas exclusivement comme un garçon ou une fille, ce qui peut inclure le garçon et la fille, l’androgynie, la fluidité, l’absence de genre, ou un genre différent en dehors du spectre fille-garçon.
- Genre queer : historiquement une insulte contre les personnes 2ELGBTQI+, ce terme a été repris par plusieurs comme une façon positive de se décrire et d’inclure les nombreuses identités diverses non comprises dans l’acronyme 2ELGBTQI+.
- En questionnement : une personne qui n’est pas certaine de son orientation sexuelle ou de son identité de genre; il peut s’agir d’une identité transitoire ou durable.
- Transgenre ou trans : une personne qui ne s’identifie pas au genre qui lui a été assigné à la naissance.
- Personne bispirituelle, 2E ou autochtone queer : terme utilisé pour englober largement des concepts traditionnels dans de nombreuses cultures autochtones, utilisé par certains peuples autochtones pour indiquer une personne dont l’identité de genre, l’identité spirituelle ou l’orientation sexuelle comprend à la fois des esprits masculins et féminins.
- Autre
Orientation romantique et sexuelle
Qui vous attire et avec qui voulez-vous avoir des relations?
- Aromantisme : une personne dépourvue d’attirance romantique ou d’intérêt pour l’expression romantique, qui peut éprouver une attirance sexuelle et avoir des partenaires sexuels ou romantiques.
- Asexualité : une personne dépourvue d’attirance sexuelle ou d’intérêt pour l’expression sexuelle, qui peut éprouver une attirance romantique et qui peut avoir des partenaires sexuels ou romantiques.
- Bisexualité ou biromantisme : une personne qui est sexuellement ou romantiquement attirée par deux genres ou plus.
- Homosexualité : une personne qui est sexuellement ou romantiquement attirée par des personnes de son propre sexe ou de son identité de genre.
- Hétérosexualité/hétéoromantisme : une personne qui est sexuellement ou romantiquement attirée par des personnes d’un sexe ou d’une identité de genre différente de la sienne.
- Lesbianisme : typiquement, une femme qui est sexuellement ou romantiquement attirée par d’autres femmes.
- Queer : historiquement une insulte contre les personnes 2ELGBTQI+, ce terme a été repris par plusieurs comme une façon positive de se décrire et d’inclure les nombreuses identités diverses non comprises dans l’acronyme 2ELGBTQI+.
- En questionnement : une personne qui n’est pas certaine de son orientation sexuelle et/ou de son identité de genre; il peut s’agir d’une identité transitoire ou durable.
- Bispiritualité, 2E ou autochtone queer : terme utilisé pour englober largement des concepts traditionnels dans de nombreuses cultures autochtones, utilisé par certains peuples autochtones pour indiquer une personne dont l’identité de genre, l’identité spirituelle et/ou l’orientation sexuelle comprend à la fois des esprits masculins et féminins.
- Autre
Âge
Veuillez indiquer votre âge.
Foi, croyances, valeurs et idéologies
De quelle confession êtes-vous ou quelle religion pratiquez-vous? Quelles sont les valeurs les plus importantes pour vous?
Capacités (ou incapacités) physiques ou de développement
Les troubles du développement sont des affections attribuables à une déficience physique, d’apprentissage, de langage ou de comportement.
Un handicap physique est une limitation de la fonction physique, de la mobilité, de l’agilité ou de l’endurance d’une personne.
- Handicap
- Handicap temporaire
- Pleine capacité physique
Il existe quatre grands types de troubles du développement :
- les déficiences du système nerveux
- les déficiences sensorielles
- les déficiences métaboliques
- les affections
Capacités (ou incapacités) mentales ou émotionnelles
Les troubles mentaux ou émotionnels affectent la capacité d’une personne à reconnaître, interpréter, contrôler et exprimer efficacement ses émotions fondamentales, par exemple :
- Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
- Trouble de stress post-traumatique (TSPT)
- Dépression
- Anxiété
- Trouble obsessionnel compulsif (TOC)
- Phobies
- Autisme
- Troubles de l’apprentissage
Utilisation langagière et première langue
Quelle langue utilisez-vous le plus souvent, en général? Quelle est votre première langue? Quelle est la langue que vous parlez le plus avec votre communauté?
Nationalité et lieu de naissance
Quelle est votre nationalité? Quel est votre lieu de naissance?
Activité 4 : Réflexion sur l’identité
Après avoir créé votre propre roue de l’identité, prenez le temps d’y réfléchir en répondant aux questions suivantes. Il s’agit d’un exercice individuel dans le cadre duquel vous pouvez réfléchir à des aspects personnels de vous-même et de votre vie. Vous êtes libre de partager ou non les réponses de cet exercice avec d’autres personnes.
- De quelles identités avez-vous le plus conscience ou auxquelles pensez-vous le plus souvent?
- De quelles identités avez-vous le moins conscience ou auxquelles pensez-vous le moins souvent?
- Sur laquelle ou lesquelles de vos propres identités aimeriez-vous en savoir plus?
- Quelles sont les identités qui ont le plus d’impact sur la façon dont vous vous percevez?
- Quelles sont les identités qui ont le plus d’impact sur la façon dont les autres vous perçoivent?
- Pourquoi est-ce important de réfléchir à nos identités?
- Comment nos identités nous donnent-elles ou nous enlèvent-elles du pouvoir et des privilèges dans la société?
- Comment vos identités influencent-elles votre sentiment d’appartenance au travail, à la maison, à l’école ou dans les communautés dont vous faites partie?
- Comment les différentes identités peuvent-elles être utilisées pour être une personne alliée?
Où puis-je trouver de l’aide?
Si vous êtes victime de violence fondée sur le sexe, vous n’avez pas à vivre cela dans la solitude. Que vous vouliez seulement parler à quelqu’un ou avez besoin d’aide pour vous sortir d’une situation dangereuse, de l’aide est à votre disposition.
Autres ressources
- Droits. Signalements. Soutien. Guide éclair sur la violence sexuelle liée à des images intimes (YWCA Canada)
- Conseils de sécurité pour les 14-17 ans (HabiloMédias)
- Queering Gender-Based Violence Prevention & Response in Canada (Wisdom2Action) (en anglais seulement)
- Project Shift (en anglais seulement)
