Déclaration de la ministre Monsef à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et du début des 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe

Déclaration

Le 25 novembre 2020

Ottawa – L’honorable Maryam Monsef, ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et du Développement économique rural, a fait la déclaration qui suit à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes :  

« La violence fondée sur le sexe (VFS) continue d’avoir des répercussions dévastatrices sur des personnes, des familles et des communautés aux quatre coins du pays et du monde. C’est une violation des droits de la personne et un obstacle inacceptable à l’égalité des sexes. Depuis des décennies, les femmes et les personnes alliées revendiquent des mesures concrètes et voient trop peu de progrès.

La COVID-19 a mis ce problème encore plus en évidence et a fait ressortir l’urgence de contrer la violence fondée sur le sexe. La pandémie touche tout le monde, et pour les personnes qui sont aux prises avec la violence, les répercussions sont encore plus graves. Tandis qu’on met en place des mesures de santé publique importantes afin de prévenir la propagation du virus, on dit aux Canadiennes et aux Canadiens de rester à la maison et de s’auto-isoler, mais le foyer n’est pas un lieu sûr pour les personnes qui subissent de la violence conjugale ou familiale. C’est pour cette raison que la pandémie de COVID-19 a engendré des situations encore plus dangereuses pour les personnes qui sont confinées à la maison avec les gens qui les agressent.

Afin de ne laisser personne sans un endroit où se tourner, nous avons octroyé un financement d’urgence de 100 millions de dollars pour les maisons d’hébergement destinées aux femmes, les centres d’aide aux victimes d’agressions sexuelles et les autres organismes qui offrent des services aux personnes qui subissent de la violence. Plus de 1 000 organismes d’un bout à l’autre du pays ont reçu du financement jusqu’à présent.   

Au Canada, même avant la pandémie, une femme était tuée par sa ou son partenaire tous les six jours. La moitié des Canadiennes âgées de plus de 16 ans ont vécu au moins un incident de violence physique ou sexuelle. Chaque soir, 5 000 femmes et enfants, en moyenne, dorment dans des maisons d’hébergement en raison de la violence au sein de leur foyer. Les femmes autochtones, les nouvelles arrivantes, les femmes en situation de handicap, les personnes LGBTQ2 et les femmes qui habitent dans des régions éloignées et rurales sont plus susceptibles d’être victimes de violence.   

Ces tragédies ont assez duré. À bout de patience, la population canadienne s’attend avec raison à ce que ses têtes dirigeantes passent à l’action. Nous avons tendu l’oreille et nous prenons des mesures concrètes. Afin que toute personne qui subit de la violence ait accès au soutien et aux services dont elle a besoin, nous travaillons en partenariat avec les provinces et les territoires à un plan national coordonné dans le but de prévenir et de contrer la violence fondée sur le sexe. L’endroit où une personne habite ne peut pas dicter et ne dictera pas son accès à des services essentiels et nécessaires à sa survie.

Pour réellement nous attaquer à ce problème profondément enraciné, nous devons mieux comprendre ses effets ainsi que comment et pourquoi il se produit. C’est la raison pour laquelle nous avons créé un centre d’expertise fédéral et avons investi dans la collecte de données plus nombreuses et de meilleure qualité afin de nous assurer que nos mesures aient des retombées là où les besoins sont les plus criants. Afin que les personnes touchées par la VFS soient mieux servies par notre système judiciaire, nous avons présenté des réformes qui visent à renforcer les lois portant sur la VFS et à faire en sorte que les personnes qui veulent que justice soit rendue soient traitées avec dignité et avec respect.

Cette année, nous allons souligner les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe d’une manière différente, mais pas moins importante. Nous n’allons pas nous réunir pour tenir des vigiles et nous ne pourrons pas faire de grands rassemblements pour discuter des prochaines mesures à prendre. Mais cela ne veut pas dire que nous garderons le silence. Au contraire, il est maintenant temps de dénoncer la violence plus haut et plus fort que jamais.

Prendre des mesures contre la violence fondée sur le sexe fait partie intégrante des efforts déployés pour que le Canada se remette des répercussions de la COVID-19. La sécurité des femmes doit être le fondement sur lequel tous les progrès s’appuient. Il ne peut pas y avoir de relance sans que les femmes soient en sécurité et au travail et sans que leurs proches soient entre bonnes mains. Ensemble, nous pouvons mettre fin à la violence fondée sur le sexe sous toutes ses formes. Nous méritons toutes et tous de vivre dans un Canada où chaque personne est à l’abri de la violence, du harcèlement et de l’intimidation. »

Personnes-ressources

Marie-Pier Baril
Attachée de presse
Cabinet de la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et du Développement économique rural
613-295-8123

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