La Garde côtière canadienne commence à mener les opérations de déglaçage annuelles sur les Grands Lacs

Communiqué de presse

Un brise glace
Le NGCC Samuel Risley effectue des tâches de déglaçage sur la rivière Ste-Marie (Ontario) en mars 2020.

Le 6 janvier 2021  à  Sarnia (Ontario)  

La Garde côtière canadienne a amorcé sa saison annuelle de déglaçage sur les Grands Lacs, qui vise à prêter assistance à l’industrie du transport maritime. La Garde côtière canadienne, qui collabore avec le district 9 de la Garde côtière américaine, a deux navires affectés au Grands Lacs pendant toute la saison hivernale. Il s’agit du NGCC Griffon et du NGCC Samuel Risley. Au besoin, d’autres navires de la Garde côtière canadienne appuient les opérations de déglaçage menées par ces deux navires pendant la saison printanière.

La saison de déglaçage actuelle est différente des autres en raison de la pandémie de COVID-19, et la Garde côtière collabore étroitement avec des organisations et des gouvernements, des représentants de l’industrie et d’autres partenaires pour prendre des décisions fondées sur les meilleurs conseils et directives fournis par les autorités sanitaires aux échelons fédéral, provincial et municipal. La Garde côtière continue de maintenir le fonctionnement normal des opérations durant la pandémie, tout en suivant de strictes procédures opérationnelles normalisées afin de prévenir la propagation du virus. Ces mesures comprennent l’application de pratiques d’hygiène supplémentaires par tous les membres de l’équipage de la Garde côtière, comme le lavage des mains fréquent, l’utilisation de l’équipement de protection individuelle approprié et le respect de protocoles de nettoyage améliorés à bord des navires.

Les demandes de déglaçage sont coordonnées par le bureau des glaces de la Garde côtière canadienne situé à Montréal, en collaboration avec la Garde côtière américaine. Des conférences téléphoniques opérationnelles ont lieu quotidiennement entre les représentants de l’industrie et ceux de la Garde côtière canadienne, qui fournissent des mises à jour provenant du Canada et des États-Unis sur l’étendue, la concentration et l’épaisseur de la glace. Des mises à jour sur les conditions de la glace sont fournies par Environnement et Changement climatique Canada et des données connexes sont aussi recueillies lors de vols de reconnaissance des glaces effectués par des hélicoptères des deux gardes côtières.

Les Services de communications et de trafic maritimes de Sarnia et de Prescott (Ontario) sont en communication avec les navigateurs 24 heures sur 24 pour leur fournir des renseignements, gérer le trafic maritime et répondre aux appels à l’aide. Les opérations hivernales de recherche et de sauvetage maritimes sont coordonnées par le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage de Trenton (Ontario). Les brise-glaces de la Garde côtière canadienne et d’autres navires peuvent être appelés à prêter assistance. Un aéronef du ministère de la Défense nationale ou de la Garde côtière américaine peut aussi être utilisé pour des opérations de recherche et de sauvetage, au besoin.

En plus du déglaçage pour le transport maritime, les gardes côtières canadienne et américaine s’emploient à prévenir la formation d’embâcles et les inondations au sein de collectivités. Les problèmes surviennent lorsque la glace s’accumule et bloque l’écoulement d’un cours d’eau. Ce blocage, qu’on appelle un embâcle ou un embâcle glaciaire, peut causer une inondation parce qu’il fait en sorte que l’eau s’accumule et que la rivière sort de son lit. Les navires de la Garde côtière canadienne sont également prêts à intervenir en cas d’incidents environnementaux, ou encore lors de situations critiques ou d’urgences humanitaires.

Tous les utilisateurs de la surface glacée doivent planifier soigneusement leurs activités sur la glace, faire preuve de prudence sur celle-ci et éviter les voies de navigation et les opérations de déglaçage. Il se peut que les pistes de glace brisée et fragmentée que laissent derrière eux les brise-glaces ou les navires commerciaux ne gèlent pas immédiatement. Cela peut entraîner des conditions dangereuses pour les utilisateurs de la glace. De plus, la neige fraîchement tombée camouflera les pistes laissées par les navires. Des conditions de glace dangereuses peuvent persister longtemps après que les brise-glaces ont quitté la zone.

Citations

« Le déglaçage est un service essentiel offert par la Garde côtière grâce auquel les économies canadienne et américaine peuvent demeurer actives pendant les mois d’hiver. En collaborant avec la Garde côtière américaine et d’autres partenaires, la Garde côtière canadienne peut assurer la sécurité et l’efficacité du transport maritime sur les Grands Lacs, ce qui permet ultimement au Canada de jouer un rôle essentiel dans le cadre des activités économiques et du commerce maritime. Nos équipes et nos employés expérimentés veillent à ce que les cargaisons et les marchandises continuent d’être transportées, tout en maintenant des opérations sécuritaires pendant la pandémie de COVID-19. La Garde côtière canadienne est fière d’aider les navires et les collectivités pendant la saison de déglaçage des Grands Lacs, et nous sommes convaincus que les opérations annuelles seront menées avec succès. »

L’honorable Bernadette Jordan, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

Faits en bref

  • Bien que la Voie maritime du Saint-Laurent, le canal Welland et les écluses de Sault Ste. Marie soient fermés pour l’hiver, le transport maritime demeure actif sur les Grands Lacs et les voies interlacustres, y compris le lac Érié, la rivière Détroit, le lac Sainte-Claire, la rivière Sainte-Claire, le lac Huron, la rivière Ste-Marie et la baie Georgienne.

  • Lors de l’exercice 2019-2020, la Garde côtière canadienne a répondu à 80 demandes de déglaçage dans la région du Centre et sur les Grands Lacs. 

  • Lors du même exercice, les deux gardes côtières ont directement porté assistance à 58 transits de navires sur les Grands Lacs.

  • Entre le 21 décembre 2019 et le 4 avril 2020 (dernier jour de déglaçage), le NGCC Griffon et le NGCC Samuel Risley ont parcouru 2 224 milles nautiques (4 119 kilomètres) pour escorter des navires commerciaux dans les glaces, ouvrir des routes maritimes et déglacer les ports des Grands Lacs.

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Personnes-ressources


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