Les responsabilités accrues de la Garde côtière canadienne en matière de sécurité

Document d'information

Grâce à l’adoption de la Loi renforçant les systèmes d’immigration et les frontières du Canada, la Garde côtière canadienne s’est vu confier des responsabilités supplémentaires en matière de sécurité. Les nouvelles dispositions relatives à la sécurité permettent à la Garde côtière canadienne d’utiliser ses navires, ses hélicoptères, ses capteurs, ses centres opérationnels et son équipement terrestre pour recueillir, recevoir, transmettre et analyser des renseignements afin d’accroître la sécurité et la souveraineté.

Pour lui permettre d’assumer ce rôle de sécurité accru, le gouvernement du Canada investira 816 millions de dollars dans la Garde côtière canadienne sur une période de 7 ans. Cet investissement permettra de renforcer la présence importante que la Garde côtière canadienne maintient déjà dans les eaux canadiennes. La nouvelle infrastructure, les capteurs et la capacité de surveillance de la Garde côtière canadienne seront utilisés à des fins de sécurité et aideront à préciser ce qui se passe dans la zone maritime de 200 milles du Canada.

Cet investissement permettra d’accroître la connaissance du domaine maritime partout au Canada.

La sécurité maritime du Canada relève de la responsabilité conjointe de plusieurs ministères et organismes gouvernementaux. Comme elle assure une présence fédérale clés dans les régions isolées du pays, la Garde côtière canadienne joue un rôle essentiel dans la sécurité maritime et collabore avec des partenaires autochtones, de même que l'Agence des services frontaliers du Canada, Pêches et Océans Canada, la Défense nationale, la Gendarmerie royale du Canada et Transports Canada, afin de répondre aux menaces à l’environnement, à la sécurité et à la sûreté du Canada.

Pour relever ces défis, le gouvernement du Canada effectue des investissements afin de renforcer la sécurité de nos eaux et de contribuer de façon significative à la souveraineté du Canada, en particulier dans les régions nordiques.

Accroître la connaissance du domaine maritime

  • Les activités des centres des opérations de la sécurité maritime dans tout le pays seront étendues à une surveillance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, tout au long de l’année. Cela permettra aux partenaires d’intégrer et d’analyser les données en temps réel afin de maintenir une image complète des activités maritimes dans les eaux canadiennes.
  • Un nouveau carrefour de la connaissance du domaine maritime (CDM) sera mis sur pied à Iqaluit, au Nunavut, et servira de point central pour la collecte et l’analyse du renseignement maritime afin de fournir une image claire des eaux arctiques canadiennes. Le carrefour permettra également d’assurer une présence permanente dans l'Arctique tout au long de l'année, et soutiendra à la fois l'économie locale et les intérêts du Canada en matière de sécurité maritime dans une région caractérisée par une accessibilité limitée.

Installation de systèmes de radars maritimes à longue portée

  • Le gouvernement du Canada investira dans de nouveaux sites radars maritimes à des emplacements stratégiques partout au pays, notamment le long du passage du Nord-Ouest, du détroit d’Hudson, des Grands Lacs et du Saint-Laurent.
  • Ces nouveaux emplacements permettront de combler les lacunes en vue d’accroître la surveillance dans le but d’obtenir une meilleure connaissance de la situation pour la Garde côtière canadienne, les collaborateurs fédéraux et les communautés locales.
  • Cela s’avère particulièrement important dans l'Arctique, étant donné que les changements climatiques et l’intérêt géopolitique ont entraîné une augmentation du trafic maritime dans le Nord. En surveillant les approches du passage du Nord-Ouest, le Canada sera mieux placé pour comprendre l’activité dans le vaste environnement maritime de l’Arctique.

Mises à niveau de la reconnaissance des hélicoptères

  • De nouveaux investissements permettront d’accroître l’efficacité opérationnelle des hélicoptères de la Garde côtière canadienne. Des caméras de surveillance, des projecteurs à haute intensité et des postes d’opérateur dotés de systèmes intégrés de gestion de mission permettront la transmission de données et de vidéos en temps réel depuis les hélicoptères.
  • Ces mises à niveau appuieront les missions de la Garde côtière canadienne et la connaissance de la situation, y compris les patrouilles de reconnaissance des glaces, les activités de surveillance qui favorisent la sécurité du transport maritime, la protection de l’environnement ainsi que la sécurité et la souveraineté des eaux arctiques du Canada.

Systèmes autonomes et surveillance aérienne à longue portée

  • Les systèmes autonomes, communément appelés drones, comprennent des plateformes aériennes et sous-marines sans équipage dotées de capteurs et de caméras. Ces drones à autonomie courte à moyenne étendent la portée et les capacités de la Garde côtière canadienne depuis le sol ou un navire, afin d’offrir des programmes et des services qui appuient la sûreté et la sécurité des marins et fournissent une meilleure connaissance de la situation dans les eaux arctiques.
  • Les systèmes autonomes augmentent l’autonomie et réduisent les coûts d’exploitation ainsi que les risques pour le personnel. Le déploiement de drones permettra d’accroître considérablement la capacité de la Garde côtière canadienne à surveiller les eaux canadiennes, en particulier dans les régions éloignées et arctiques, et favorisera le partage en temps réel avec les partenaires fédéraux.
  • Le 1er avril 2026, la Garde côtière canadienne a accueilli des membres du personnel et des ressources des services aéronautiques de Transport Canada au sein de l’Équipe de la Défense, dont le premier aéronef sans équipage (UAV) canadien de classe III. À compter de cet été, la Garde côtière canadienne commencera à mettre à l’essai le drone dans l’Arctique afin de déterminer ses capacités et ses limites, y compris sa portée, les conditions météorologiques et la clarté des images. Ce drone de classe III complète les petits ou micro-drones actuellement utilisés pour des tâches localisées telles que l’observation de brise-glace ainsi que la recherche et le sauvetage. Il sera utilisé dans le cadre des missions standards de la Garde côtière canadienne dans l’Arctique et à l’appui du travail des partenaires en matière de sécurité nationale.

L’avenir de la Garde côtière

À l’avenir, ces améliorations s’inscrivent dans le cadre d’une modernisation plus vaste des capacités et d’une meilleure harmonisation des priorités du Canada en matière de sécurité nationale avec celles de ses partenaires internationaux et nationaux.

La Garde côtière canadienne demeure un organisme de service spécial civil. Bien que les modifications législatives en vertu de la Loi visant à renforcer les systèmes d’immigration et les frontières du Canada élargissent son pouvoir de recueillir, d’analyser et de partager des données maritimes à des fins de sécurité, des services essentiels tels que la recherche et le sauvetage, et les activités de brise-glace se poursuivront sans interruption.

Le succès de la Garde côtière canadienne dans le Nord repose sur le partenariat. Sa capacité de fournir des services essentiels et de maintenir la sécurité maritime dépend d’une collaboration continue avec les partenaires inuits, métis et membres des Premières Nations. La mobilisation et la consultation des partenaires autochtones sont primordiales, et la Garde côtière canadienne s’engage à respecter les droits des peuples autochtones et à respecter les obligations de la Couronne conformément à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et à la politique sur l’Inuit Nunangat.

Ces investissements, combinés à des relations renforcées, permettront à la Garde côtière canadienne de demeurer une présence fiable, moderne et résiliente pour les générations à venir.

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2026-05-22