Navire hauturier de science océanographique de la Garde côtière canadienne

Document d'information

Aperçu

Étape majeure dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, le navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Naalak Nappaaluk, navire hauturier de science océanographique, s’inscrit dans la prochaine génération de capacités en science océanique du Canada. Construit par le chantier naval de Seaspan à Vancouver, ce navire de pointe remplacera le NGCC Hudson, mis hors service, et constituera la principale plateforme de science océanique sur la côte est du Canada pour les trente prochaines années et plus.

Le navire a été baptisé en l’honneur de Naalak Nappaaluk (1928–2010), un aîné, enseignant et gardien du savoir respecté de Kangiqsujuaq, au Nunavik. M. Nappaaluk a consacré sa vie à la préservation et à la promotion de la langue, de la culture et du savoir traditionnel inuits. Le nom a été choisi en collaboration avec l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), témoignant de l’engagement permanent du gouvernement du Canada à l’égard de la réconciliation et du partenariat avec les peuples autochtones.

Résumé du projet

Le NGCC Naalak Nappaaluk a été construit dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, un plan à long terme visant à renouveler la flotte fédérale, à revitaliser l’industrie maritime du Canada et à maintenir des emplois hautement qualifiés à l’échelle du pays.

À son apogée, le projet employait plus de 1 000 travailleurs au chantier naval de Vancouver et soutenait des centaines de fournisseurs d’un bout à l’autre du Canada. De 2012 à 2025, on estime que les contrats découlant de la Stratégie nationale de construction navale ont contribué près de 38,7 milliards de dollars (2,8 milliards par an) au produit intérieur brut du Canada et ont permis de créer ou de maintenir plus de 21 400 emplois chaque année durant cette période.

Caractéristiques générales du navire

Plus grand navire scientifique jamais construit pour la Garde côtière canadienne, le NGCC Naalak Nappaaluk combine installations de recherche marine de pointe et robuste polyvalence opérationnelle. Parmi ses principales caractéristiques figurent :

  • un pont de travail flexible permettant d’interchanger des modules scientifiques selon la mission;
  • une salle d’échantillonnage océanique et plusieurs laboratoires spécialisés (pour la recherche générale, la chimie, l’acoustique, la salinité, l’informatique et l’analyse de l’eau de mer);
  • des outils de mesure de la conductivité, de la température et de la profondeur et un système de lancement et de récupération d’hydrofils;
  • des grues, des estacades et des compresseurs sismiques pour les déploiements en eau profonde;
  • une quille de sécurité et des réseaux de sonars et capteurs de pointe pour la collecte de données détaillées sur l’océan.

Capable d’accueillir 34 membres d’équipage et 26 scientifiques et de mener des missions de plusieurs semaines, le navire peut aussi collaborer aux activités de recherche et sauvetage et d’intervention environnementale, au besoin.

Mission et rôle

Le NGCC Naalak Nappaaluk fournit une plateforme dédiée pour faire progresser les programmes de recherche océanographique. Il recueillera des données et des échantillons cruciaux à l’appui :

  • de la recherche sur les changements associés au climat dans l’océan Atlantique;
  • de la surveillance des écosystèmes marins et des études sur la biodiversité;
  • de l’observation de l’environnement à long terme pour éclairer la gestion durable des océans du Canada;
  • Cartographie de la géologie du fond marin afin d’éclairer la planification des océans, les évaluations environnementales ainsi que les projets d’exploration des ressources et de développement des énergies renouvelables.

Les données recueillies à bord contribueront aussi au respect des engagements nationaux et internationaux du Canada, dont la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).

Faits en bref

  • Coût du projet : 1,47 milliard de dollars (taxes comprises)
  • Capacité : 34 membres d’équipage + 26 scientifiques
  • Port d’attache : Institut océanographique de Bedford (Dartmouth, en Nouvelle-Écosse)
  • Constructeur : Chantier naval de Seaspan à Vancouver (dans le cadre de la SNCN)
  • Rôle : Principal navire de recherche océanographique de la côte est et plateforme polyvalente
  • Longueur : Environ 88 mètres
  • Portée et autonomie : Plus de 13 000 milles marins / jusqu’à dix semaines en mer Mise en service : 2026
  • Nom : En l’honneur de Naalak Nappaaluk (1928–2010), aîné inuit de Kangiqsujuaq, au Nunavik

Détails de la page

2026-05-12